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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Les toilettes des garçons
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Shae L. Keats
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Re: Les toilettes des garçons

Message par : Shae L. Keats, Mar 14 Mar 2017 - 1:17




you were so afraid
of my voice
that i decided to be
afraid of it too


Il y a des nuit gris-souris. Où les pieds comme des craies courent le long des carrés de pierre qui esquissent les contours du paysage ainsi crée. Il y a des nuits rêvées. Cauchemardées, aux spectres à peine effleurés, que déjà le coeur-chagrin bat la chamade sous les plumes tissées des couettes
-protégé des rires et des couleuvres.
Et puis. Les nuits crevées, hurlées, explosées à la gueule de la vie. Les nuits déambulées malgré les plaies, les joies les peines. Les nuits embrassées, survivantes et libérées. Celles qu'on était pas sûr.e de pouvoir encore trouver. Celle qu'on a maintenant trop peur de laisser filer.
Il y a des nuits comme ça, ou toi tu ne dors pas.


Tu restes alors des heures, perché.e à la branche du champ des possibilités que t'offre ton appartement de fonction. Les yeux caressant le parc dans une litanie étrange. Toujours aussi mort, mais avec le cœur qui convulse, comme dans une envie que tu le laisses bouger. Que tu le propulses.

T'as passé la nuit ainsi. À osciller intérieurement entre grave et aigu sans jamais que le bip monocorde ne se découvre. Tu aimerais parfois, ce serait plus facile. Fini l'acidité des souvenirs conservés, trop corrosifs pour le bois dont tu es fait.e. Trop
-Consumé.  

Il y a cette nuit
qui unit toutes les autres
En une teinte de survie.

Et le soleil se lève. 9488ème jour, mais toujours aussi surpris de pouvoir encore ouvrir tes yeux. Il fait toujours aussi froid. Le soleil est toujours aussi pâle. Le chant des hirondelles toujours aussi glacés, comme une ancienne ritournelle que tu ne veux retrouver. Que tu ne peux entrevoir. Et toujours les mêmes gestes, comme une boite à musique entre des doigts pâles et fins. Ça va mieux il parait. tu ne touches plus à ton démon sanguin, mais le teint est toujours pâle, les nouvelles cicatrices trouvent leurs places parmi les autres, le poids est toujours un problème, mais ça reviendra. T'en doutes pas. Tu t'en iras
-Loin du froid de décembre.


Tu attendu patiemment de pouvoir commencer ta journée, de pouvoir t'évader. Tu as attendu patiemment, pour avoir le droit de déambuler dans les couloirs masqués du château mal hanté. Les ombres ici sont trop silencieuses, et ton corbeau n'a pas pu entrer,  c'est peut-être au fond ce qui t'inquiète le plus. Alors silencieusement tu as tourné, viré, loin du dirlo cinglé que tu as été. Mais les choses ont changé.

Et à l'angle tu as tourné, pour pousser la porte, cesser de te sociabiliser. Masculin.e, car assigné à cette particularité. Tu doutes que ta présence parmi l'autre côté du spectre saurait être appréciée ici, laisser ol de côté, pour un instant de répit. T'as poussé la porte d'un des cabinet, fermé le loquet. Le temps d'oublier quelques secondes. Le temps d'un pas de côté. Une porte qui claque, un, deux, trois verres de cognac. Les mots claquent, langue patraque. Tu ne sais plus jouer comme avant, il faudra t'y faire.

Soupir expire
Espoir d'une minute
Sans mourir.

Tu repousses le battant, reprenant le masque du gardien.ne un peu con.ne, mais bienveillant.e, reprenant tout ce que tu ne sais pas être. Pour donner l'illusion du grotesque
-Tout va bien
Qui ne veut dire plus rien.

Alors on y va ?
Allons-y
-Ils ne bougent pas.

Pas tout de suite en tout cas, parce qu'ol a  vu l'enfant. Comme l'esprit endormi. Comme l'âme-ostensoir. Et qu'ol sait ce que ça fait, de se laisser oublier. Le manque de la poudre dorée, la langue sèche qui râpe les lèvres. Le vide éternel. Le corps se meut vers le second, s'arrête à quelques mètres. Le corps se meut, l'esprit girouette.

Déca
............-danse.

Dix.
Dis.
Dis-moi. Parce que je ne sais pas.
Dis.
Dis-moi pourquoi.
Tu touches un peu, là au fond. Pourquoi te voir ici,
Ça réveille quelque chose que je croyais trop vieux.

Bouge pas.

Y a de l'air autour de toi.
On suffoque moins quand t'es là.
Dis-moi pourquoi.
 
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Nash Weezer
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Re: Les toilettes des garçons

Message par : Nash Weezer, Ven 17 Mar 2017 - 17:08


La tête tourne, tout remue. Les vagues de l'océan pacifique, les montagnes russes des parcs moldus. Corps en panique. Le carrelage contre lequel je suis est froid. Glacial. Frigorifique. Poils hérissés, tout frissonne. Chair de poule. Horrible sensation. Je ferme les yeux. Y'a personne. Solitude tu me tiens. Me lâche. J'entends comme un air de jazz. Partition de mon cerveau. Imaginable. Irréelle. Et ça m'apaise. C'st doux. C'est bien. Et le tout se rompt. Quand j'entends des bruits de pas. Ils résonnent. Résonnent fort dans ma tête et tambourine sur mes tempes. C'pas comme le jazz. La partition est plus dure, moins rythmé plus désordonné, chaotique. Et rien. Une porte qui claque. Boum. Violent. Et des gouttes. Dans l'eau encore ça résonne. Mais c'est différent. Pour doux. Mais plus irritant, pénible à l'écoute. Peuvent pas utiliser les toilettes de la salle commune ? Doivent obligatoirement descendre si bas ? Je me sens pris au piège. J'ai peur qu'on me remarque. Qu'on me parle. Qu'on soupçonne. Qu'on dénonce. Et que boum. J'me fasse serré. Pris entre quatre yeux. Et jeté. Attendez mes dix-sept ans. Bye la trace. Que j'puisse exercer sans contrainte. Sur moldu, ou par intérêt.

- Bouge pas.
- Peut pas bouger d'manière.

Et. Meerde. Je suis serré. J'ouvre les yeux. Doucement. Devant moi un autre gars. Pas un élève lui. Un supérieur. Si on peut parler de hiérarchie. Garde-chasse. Concierge. Ou gardien. J'sais pas. Mon cœur balance. Dans les trois cas je suis mort. Des teigneux. Ou pas. Parce qu'ils ont aussi eu un passé ici. Une vie entre ces murs. Des conneries dans ces pièces. Et un passé à cacher pour montrer l'exemple. J'pense. Et alors. Comprennent peut-être l'adolescent. L'aident peut-être. Ou rien. Saignent de colle pour s'amuser. Ou dégoûter de la vie et faire payer. Soirées à ramasser. Ou pas. A voir avec le grand qui me fait face. Je lui souris. Un beau sourire. Allez vieux. Me dis pas que tu t'es jamais pris une bonne cuite.  
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Shae L. Keats
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Re: Les toilettes des garçons

Message par : Shae L. Keats, Lun 20 Mar 2017 - 3:02




Say it.
Set me free.
Let me breathe.
For a second.
Just once.
I'd like to feel the air on my burned skin.
On my scrapped body.
I'd like
to feel alive.


Y a des fois comme ça, où il y a tout qui tourne. Où plus rien ne fait sens. Où les bruits des pas dans les couloirs du château envahissent la tête comme un gong qui ne cesserait jamais de résonner. Comme si pendant un instant on ne pouvait plus entendre que ça. comme si tout ce qui nous entourait alors ne pouvait que s'effondrer, pierre par pierre, os par os. Comme si tout était voué à s'émietter encore.
Cette impression d'avoir eut tant de vies. Mais de n'être suivi que par les mauvaises ritournelles. Celles qui font mal, celles qui lacèrent. Ces mains la nuit dans le noir. Sur les murs des couloirs. Qui enserrent la poitrine de leurs longs doigts. Noircissent le sternum à grands coup de pourquoi. De nuit et de froid. Qui s'étonnent ensuite de voir les êtres se braquer, sombrer. Dans une démence. Dans la.. les addicitons. Sévères ou non. qui deviennent tellement vitale qu'on ne pourrait s'en passer.

Ces mains.
Qui prennent la gorge.
Comme une odeur d’ammoniac qui ne partira pas.

Those hands will burn your
thighs - soul forever.
There is no cure for that.
You only can learn to
deal with it.

Peut pas bouger d'manière.

Je sais. Je connais. Je crois. Je ne sais plus, je ne reconnais pas grand chose. Y a juste l'air qui tremble dans tous les sens. Y a juste ma tête qui arrive plus à se taire. Y a juste mon âme qui arrive plus à se plaire. Et y a trop d'air quand les gens s'arrêtent. Quand les gens remarquent. Quand les gens voient. Je sais plus comment ça fait moi. J'en ai marre d'être transparent.e. J'en ai marre de devoir attendre que les gens me bousculent pour se rendre compte que j'existe. Des fois j'ai envie d'exploser. J'ai envie que toutes mes plaies deviennent visibles. Pour les exposer. Pour qu'ils voient ce qu'ils ont fait.
Puis après je m'aperçois.
Que c'est encore tout ramener à moi.
Alors qu'aujourd'hui.
C'est toi.
Qui compte.
Dans ta torpeur.
Dans ton malheur.
Dans ton bonheur.
Aujourd'hui c'est forcément toi.
Sinon -

Pourquoi t'es là ?

Avec quels bagage tu peux bien danser ?
Comment tu fais pour composer ?
Je ne sais pas.
Je ne te connais pas.
Mais ne bouge pas.
Je crois que mon esprit est malade.
Qu'il l'est toujours.
Qu'il s'imagine des choses
Dès qu'il rencontre quelqu'un.
Y a le corbeau qui rit sur le rebord de la fenêtre.
Aux éclats.
Mais j'ai fini par comprendre que tu ne le voyais pas. Qu'il n'était plus qu'à moi.
Je ne sais pas d'où il vient. Qui il est. Mais quand je le vois.
ça fait comme un gouffre. Là en bas. Ça fait comme un vide si grand que le corps lui même ne peut pas le porter. Le manifester.
Son rire, c'est comme une main sur l'épaule. Je le sais .
Qu'il me trouve stupide.
De me blâmer.
De ne pas y arriver.
Je le sais.
Mais j'aimerais juste qu'il arrête de rire parfois.
Qu'il m'oublie parfois.
Parce que y a rien qui me fait plus mal de l'avoir à porter de bras.
Alors je crois que mon cerveau malade aime cueillir les hirondelles,
Au hasard,
Au détour des couloirs.
Pour me faire croire au fond, qu'il n'est pas si seul.
Que y en a d'autres.
J'invente la vie des gens
Au lieu de voir la mienne.
La question brûle.
Suis devenu définitivement fou ?
Dis moi petit

Qu'est-ce que tu fuis ?
 
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Nash Weezer
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Re: Les toilettes des garçons

Message par : Nash Weezer, Mer 22 Mar 2017 - 14:46


Je sais pas pourquoi je suis là.
Qu'est-ce que je fous là ?
Dites le moi.

Non. Personne pour me le dire. Personne pour me soutenir. Personne pour m'écouter. D’intéressé. Parce que j'ai toujours été le grand solitaire. Mais au début ça fait son petit effet. Eh ouais que c'est sexy un gars mystérieux. Mais je suis pas ça, et c'est vite casse tête. De se faire catégoriser. J'aime pas poudlard. Non. J'aime pas les élèves de poudlard et leurs commentaires. Toujours à parler sur tout. J'aime pas les je sais tout qui pullulent dans ma maison. J'aime pas ceux qui se croient tout permis. Ceux qui magouillent. Ou qui s’embrouillent. Et y'en a trop, partout, qui me conviennent pas, donc je vis seul, en autarcie, comme l’Antarctique, et c'est triste, et je suis triste.

Puis j'aime que ceux qui sortent des rangs, des lignes, ceux qui se marginalisent, qui vivent entre-eux. Les bons. Et j'aime bien cleui qui me fait fasse, il a pas l'air vilain; pas comme les autres. Il m'a pas coincé direct, nan, il s'ouvre au dialogue. Rareté. Et je sais pas s'il veut me comprendre, mais il me pose es questions comme le ferait ma psychologue. Vieille invention moldu, mais je crache pas dessus. Pas cette fois. Puis je me demande s'il revoit pas sa jeunesse à travers mon corps déréglé. Je me demande s'il s'y retrouve pas un peu. Peut-être finalement. Et ce que je fuis, mmh bonne question, mais je suis pas du genre à être lâche, sauf que y'a des trucs que tu peux pas combattre, ou que t'as pas envie.

Les autres.
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Shae L. Keats
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Re: Les toilettes des garçons

Message par : Shae L. Keats, Lun 3 Avr 2017 - 3:30


Je le sais.
Je le vois.
Tu cours forcément pour échapper à quelque chose pour te retrouver ici. Au milieu de la journée. J'crois qu'on est forcément perdu. Pour pouvoir aimer être seul. Pour courir sans s'arrêter. Y a un corbeau qui rit sur le mur.
Mais c'est mon mal.
Pas le tien.
C'est quoi le tien ?
Y en a forcément un.
Donne moi la pièce. Pour que mon cerveau malade trouve la clef. Parce que je ne comprends pas. Je le vois à des kilomètres que tu n'es pas comme moi.
À ton âge je riais.
À ton âge je savais mimer le fait d'exister.
J'étais enfant.
Mais toi tes yeux ont l'air adultes.
Et je veux savoir pourquoi à ton âge,
tu as déjà l'air d'avoir tant vécu.
Éclaire moi gamin.
Qu'est-ce que tu fuis ?

Les autres.

Mon visage se renferme.
Je t'écoute toujours. Je suis d'accord, mais je ne peux pas te le témoigner. Parce que ce serait trop bizarre, les confessions sont à sens unique. Toujours. Y a pas à espérer qu'on puisse un jour communiquer. S'échanger. on écoute ou on prend. Et j'en ai marre de prendre. y a trop de mains tendues, et ça m'effraie cet intérêt soudain. À croire que les mecs torturés sont à la mode. Mais je veux pas. Je n'veux plus être cet ami en détresse qu'on a pour se donner bonne conscience.
Je ne veux plus être une utilité,
Un mouchoir qu'on jette ou qui se désagrège juste à temps.
Je ne veux plus
Qu'on m'utilise.
Faire semblant.

J'veux plus non plus jouer à Peter Pan. J'en ai marre. De cacher la folie. Les réflexions en amont. Je veux remettre mon chapeau de toqué.e. J'veux gueuler au monde que je suis cinglé.e. Qu'il faut pas avoir pitié mais peur. Ou alors s'en foutre.
Ça se serait parfait.
Mais j'ai toujours du mal à croire
Que les gens puissent s'en foutre.
Le regard change toujours.

Tu fuies les autres.
je les fuis aussi
eux et leurs fausses manies.
Alors tu sais gamin

Je comprends. Ils sont plus toqués que nous.
Ou alors c'est nous les cinglé.e.s.
Mais ça revient au même.
Ils font peur.
Faut pas avoir peur.


Tu laisses couler le long des lèvres.
comme du miel sur une cuillère.
Comme une pâte qui voulait s'échapper.
Confessions cachées et emploi du nous
Pour se dédouaner.
Malaise et reprise en beauté.

T'as un nom ?
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Nash Weezer
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Re: Les toilettes des garçons

Message par : Nash Weezer, Dim 9 Avr 2017 - 18:58


Je comprends. Ils sont plus toqués que nous.
Ou alors c'est nous les cinglé.e.s.
Mais ça revient au même.
Ils font peur.
Faut pas avoir peur.


La même ligne, le même horizon, même longueur d'onde. Il comprend je le comprends. Et ça fait du bien de pas se sentir si différent. Mais j'étais peut-être pas le plus bizarre. Ceux qui suivent comme des moutons sont bizarres. Ceux qui suivent la société sont tarés, cinglés, fous. Et il a raison, y'a tout qui fait peur, mais faut pas avoir peur. Mais j'ai des raisons d'avoir peur, plein même, mais j'ai pas peur. Et d'ailleurs, faudrait que je mette face à un épouvantard, parce que je sais pas de quoi j'ai peur. Pas d'animaux. Pas de personnes. Je ne sais pas ce qui me fait peur. La mort ?

J'essaie de bouger, de tenir debout. Ça marche moyen, mais je me force. Faudrait que j'arrête ces meerdes, ces bêtises. Ma vie serait peut-être meilleure sans tout ça. Je vais au robinet, je me jette de l'eau sur la tronche. Ça rafraîchie, ça remet les pieds sur terre. Puis on me demande mon nom, je sais aps si c'est pour rapporter ou juste pour faire connaissance. Après tout c'est un des employés du boss, il est là pour punir. Mais je crois que y'a une confiance qui s'est établie, alors j'essaye d'embrayer sur d'autres trucs.

Moi c'est.. c'est Nash. Respire. Soupire. Alors, il vous plait vôtre métier ?
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Theophania Fitzgerald
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Re: Les toilettes des garçons

Message par : Theophania Fitzgerald, Jeu 20 Juil 2017 - 23:20


J'ai contacté Leo pour le sujet, normalement c'est bon. Si toutefois cela vous dérange n'hésitez pas à MP.
PV
Azaël Peverell (LA accordé)


Une longue journée s’achevait enfin. Les cours avaient été interminables, sans plus d’intérêt que cela. Une journée comme bien d’autres. Banale dans une vie banale. Si on exceptait la magie, les balais volants etc.. Plutôt fantastiques pour tout lecteur moldu digne de ce nom, la vie d’une sorcière n’avait pas grand-chose d’excitant. C’était juste une succession d’explosions brillantes de toutes sortes. Explosions de chaudron en potions ou bien d’étincelles en sortilèges. Explosion d’ennui en divination.
Pourquoi aurait-il fallu être extraordinaire ? L’Homme n’est éternel que parce que c’est une multitude. Rien de bien folichon avec l’individu. Et puis c’eut été fatigant d’être formidable. Passer les lignes prenait bien trop d’énergie. Se contenter d’être banale était une économie de temps et de moyens. Faire des excès de temps en temps tout de même pour ne pas se noyer dans l’ennui, mais en ressortir aussi vite, comme si cela avait été un coup de vent, de peur d’y goûter trop longtemps et de s’y perdre.
Alors elle allait sans doute se rendre machinalement à la grande salle, sans vraiment faire attention au paysage. De toute manière elle avait déjà vu les couloirs du château. Quand les journées se répètent inlassablement on ne fait plus attention aux détails. Si elle était sortie de la torpeur qui l’avait embrassée depuis quelques mois déjà, elle aurait vu les tableaux variés, les recoins secrets, les petites traces de vie. Mais ce n’était pas le cas. A la place elle s’assiérait à la table de sa maison, grignoterait un bon de quelque chose, sans doute un fruit, ferait semblant de discuter avec ses camarades des cours de la journée ou d’un sujet sans intérêt aucun. Ensuite elle retournait au dortoir, ferait ses devoirs et se coucherait. Avant de répéter la même chose le jour suivant. Et ainsi, sans discontinuer, jusqu’à sortir de ce château dont elle avait fini par se lasser. Elle n’entretenait pas vraiment de rapport humain avec les autres alors elle n’avait pas vraiment de raisons de rester en dehors du sacro-saint diplôme de fin d’études qu’il fallait obtenir pour les géniteurs. C’était ennuyant à mourir. La jeune fille en avait bien conscience, pourtant elle ne faisait rien pour changer ça. Toute sa scolarité n’avait été qu’une quête vers quelque chose de nouveau, vers un état meilleur, pour aller mieux, pour aller. A la fin elle avait baissé les bras. Quelle utilité après tout ? Elle avait très bien survécu jusque là sans vraiment être heureuse.

La grande salle donc. Faire comme d’habitude, se mettre en marche, de toute façon les pieds connaissaient le chemin.

Shebam. Tous les airs se démodent. Pas le chant des oiseaux.
Un cri, soudain, tire le monde de sa banalité. Un cri qui pousse et qui fait sauter à pieds joints dans l’aventure. Un cri qui veut dire « je suis perdu.e ». Un croissement d’ailleurs. De loin. Un son guttural qui exprime le désarroi de se trouver piégé.e dans un monde, dans un paysage qui n’est pas sien.ne. Le bruit de celui qui cherche son chemin. Qui a fait un long voyage et qui veut rentrer à la maison avec les siens.

Ce chant désespéré il provenait d’au dessus de la tête. Sans cette manifestation sonore on n’y aurait d’ailleurs pas fait attention. Tellement de choses qui trainent dans ce château. Un corbeau entré on ne sait comment et qui ne trouvait pas la sortie, assommé à force de se heurter aux lourds murs de pierre peu accueillant. L’animal était proprement fascinant. Son plumage d’ébène était de toute beauté. Le regard de Theophania se perdit un instant dans les reflets brillants et sombres des longues plumes de l’oiseau imposant. Ses yeux perçants étaient emplis d’une détresse immense quand son regard croisa celui de la jeune fille. Son cœur manqua un battement. Elle détestait ce genre de situation. Elle était désarçonnée. Elle tenta de l’attirer d’un petit bruit de la bouche pour lui montrer le chemin de la sortie. Les corbeaux étaient intelligents. Mais celui-ci tout particulièrement. Il y avait un petit quelque chose dans son regard. Un charme, du charisme, une étincelle. Le volatile déploya ses ailes avec puissance et pris son envol dans le couloir. Pour miss Jais c’était une invitation. Un prétexte. Qui ne mènerait sans doute à rien, n’allons rien imaginer, mais tout de même une échappatoire, une oasis au milieu du désert de l’ennui.
L’oiseau s’engouffrait avec force dans les couloirs déserts. Il était perdu mais semblait savoir où aller. A mesure qu’il prenait son envol, Theophania devait presser le pas pour le suivre. Elle finit par courir à petite foulée dans les couloirs pour ne pas perdre la trace. Il dégageait une aura fascinante. Elle avait envie de le suivre partout. Et c’était perturbant. D’habitude elle aimait beaucoup le contact avec les animaux, qui l’apaisait. Mais là c’était différent. La connexion était plus profonde. Fascinant.

L’oiseau se précipita dans une porte ouverte et se retrouva dans une pièce fermée à tournicoter sans savoir que faire. Pourtant, il semblait avoir trouvé son but. La jeune fille ne fit pas attention où elle était et pénétra dans la pièce. Si elle avait regardé un peu autour d’elle comme une personne sensée, elle se serait rendue compte qu’elle était dans les toilettes des garçons. Et que ces commodités n’étaient pas tout à fait désertes. Mais pour le moment elle fixait cet oiseau de bon augure. Elle le regarda dans les yeux et se dit que pour avoir une telle expressivité il devait avoir été envoyé par un Dieu. Par Le Dieu même, Le beau gosse. Aka Apollon. Un de ses préférés. Pour une fois qu’elle était un peu superficielle.
Cet oiseau était son emblème. Alors quand elle en voyait un, elle se posait toujours la question. Peut-être que c’était un signe de Lui. Peut-être qu’il était réincarné dans le coin.

Un bruit. Effectivement elle n’était pas seule. Miss Jais n’avait toujours pas capté qu’elle était dans un endroit un peu inconvenant pour elle. En revanche elle avait vu ce garçon qui lui tournait le dos. Elle n’avait pas la moindre idée de qui c’était. Mais lui aussi il dégageait un truc. Quelque chose de très puissant. En plus le corbeau le regardait. Elle n’aurait pas su dire ce que c’était. Il y avait comme une aura autour de ce garçon. Elle était instinctivement attirée par lui. Pas dans le sens romantique, sexuel ou autre. Non vraiment, elle avait envie de se rapprocher. C’est d’ailleurs ce qu’elle faisait sans vraiment s’en rendre compte. En fait, elle se retrouva bientôt quasiment à sa hauteur. Elle était désarçonnée. Il était envoutant. Elle devait savoir pourquoi. Alors elle s’approcha vite de son oreille et lui murmura :
- Dis t’es humain ?
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Azaël Peverell
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Re: Les toilettes des garçons

Message par : Azaël Peverell, Dim 23 Juil 2017 - 12:13


Il y a des moments où t'as réellement besoin de tranquillité. De sérénité. Pour te retrouver avec toi-même. Faire le point en étant sûr de ne pas te faire déranger par l'un ou l'autre de ces élèves braillards qui forment tes camarades. Et il y a d'autres moments, où tu préfères être seul, sans même que ce soit pour réfléchir sur le sens de ta vie. Mais tout simplement pour te libérer de toute une pression dans le bas ventre. Lorsque ta vessie est pleine et ne demande qu'une chose : que tu prennes la peine de la vider. C'est souvent un moment de calme. Il te suffit de trouver les bonnes toilettes, celles qui sont propres, pour mec, et de préférence vides. Parce qu'aller pisser avec un pote, à la limite, ça ne te dérange pas, ça peut même être hyper convivial comme moment. Mais pisser avec un inconnu, ou pire, quelqu'un que tu ne peux pas saquer, ça craint. C'est vrai, quoi ? Aller pisser, c'est quand même hyper bien. Ça soulage, on se sent mieux, plus léger, prêt à repartir affronter n'importe quel cours ennuyant. Enfin en l'occurrence, là, les cours sont finis pour aujourd'hui.

T'as donc profité du fait que la plupart des élèves se soient dirigés vers leurs salles communes comme de bons moutons pour t'octroyer cette petite pause. Et t'as bien fait, parce que les lieux sont vides, et tu peux donc vaquer à ton occupation avec un soupir de soulagement. Quelle sensation merveilleuse que de se libérer enfin de tout ce liquide qui ne demandait qu'à sortir. Yeux fermés, tête légèrement penchée en arrière pour mieux profiter de cet instant, tu ne te rends absolument pas compte qu'une intruse est entrée dans ton sanctuaire de l'instant. Deux intrus en fait. Mais il y en a un qui te dérange clairement moins, puisqu'il se trouve qu'il n'est pas humain, et qu'en plus de cela il t'appartient. Donc clairement, ce n'est pas ton corbeau qui te dérange le plus dans l'histoire. Quoi qu'en fait, pour le moment, étant donné que tu n'a toujours pas capté la présence dans ton dos, tu ne risques pas d'être énormément gêné.

Jusqu'à entendre la voix qui s'élève. Toute proche. Juste derrière toi. Tu sursautes légèrement. Et t'arrête aussitôt ce que t'es en train de faire. Tu ranges tout ton attirail bien comme il faut avant de te retourner pour toiser celle qui a osé troubler ce moment qui, jusqu'à présent, était réellement parfait. Tu la connais vaguement. Grâce à elle, Maugrey Fauteuil a pu boire un peu de whisky. Et toi aussi par la même occasion. Alors peut être que tu ne vas pas être trop désagréable avec elle. C'est juste qu'il faut bien avouer que sa question est bizarre. Et que, clairement, elle n'est pas posée au bon moment. Elle aurait peut être pu attendre que t'aies fini et que tu sortes des toilettes comme quelqu'un de bien élevé, non ? Là, elle t'as juste coupé l'envie avant même que tu termines. C'est franchement pas très poli. Et pas très sympa. Tu hausses légèrement les épaules avant de lui répondre.

- Non, j'suis un Dieu, ça s'voit pas ?

Question débile, réponse débile. Non mais, c'est vrai quoi, ça se voit que t'es humain, non ? T'as pas franchement une tronche de gobelin ou de troll non plus. Tu pousses un léger soupir et t'éloignes de la demoiselle pour aller te laver les mains. Paraît que ça se fait après avoir pissé. T'as jamais bien compris pourquoi. C'est pas comme si t'étais crade ou que tu te pissais sur les mains non plus. Mais voilà, vu qu'apparemment t'as un public, tu peux bien faire un effort. Tu vois du coin de l'oeil Seth qui sautille sur le carrelage avant de se hisser sur un lavabo proche en quelques coups d'ailes. Il était probablement à ta recherche. Après tout, tu lui as bien dit de venir à toi chaque fois qu'il revenait après avoir donné une lettre. Pour être bien sûr qu'elle soit arrivée à destination. T'as un peu galéré à le dresser. C'est que l'oiseau est indépendant, et il a son caractère. Mais finalement, tu peux être fier du résultat. Il t'obéit au doigt et à l'oeil, et en plus il est classe.

D'un simple geste de tête, tu lui indiques de venir sur ton épaule, ce qu'il fait sans se faire prier. Tu t'essuies rapidement les mains avant de fouiller tes poches à la recherche de quelques graines que tu donnes à Seth. Et tu te rends compte que l'autre est toujours là. En fait, c'est limite flippant de se dire qu'elle est venue jusque dans les toilettes pour te poser cette simple question. Ou alors elle a suivi Seth. C'est possible aussi. Quoi qu'il en soit, dans ton esprit, rien de tout cela n'a du sens. Tu la fixes un instant, et tu finis par lui demander :

- Tu voulais un truc ?
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Theophania Fitzgerald
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Re: Les toilettes des garçons

Message par : Theophania Fitzgerald, Dim 8 Oct 2017 - 23:12


Cet objet de fascination se retourna quelques instants après que Theophania avait laissé échapper les quelques mots de sa bouche. Elle l’avait déjà vu bien sûr. Ce visage appartenait à sa maison, elle se souvenait vaguement d’une soirée, d’un fauteuil, de quelques gouttes d’alcool. Mais cette fois, cela allait plus loin. Bien plus loin. Quelque chose avait changé par rapport au souvenir de la jeune fille. Physiquement il n’avait pas l’air d’avoir été modifié, cet individu ; mais non, il dégageait plus cette fois. Elle s’en serait aperçu la première fois sinon. Il irradiait d’une force et d’une beauté invisible. Cela ôtait presque les mots de la bouche de Miss Jais qui n’en demandait pas tant mais qui était hypnotisée. Elle se sentait gamine. Fragile. Comme ces enfants qui ne savent pas quoi dire face à un adulte qui a clairement l’ascendant sur eux. Comme ceux qui se font gronder et qui n’ont pas la répartie suffisante pour répondre et se dresser face aux autres. Un peu comme celles qui restent sans voix quand elles sentent quand elles prennent la mesure du poids du patriarcat qui pèse sur elles. Un peu comme l’effet d’un café du lundi matin. Un peu comme la pizza de la nuit. Elle était déstabilisée et ne savait pas quoi faire. Ses pensées s’emmêlaient en pelote. Elle ne savait pas si elle devait compter ses cheveux, compter comme il pleut, demander aveux.

Et ce regard. Elle aurait aimé compter les galaxies de ce regard. Miss Jais avait l’impression que ces yeux avaient vu toute l’Histoire à reculons. Elle était transcendée par ce personnage. Pas d’amour, juste une fascination sans bornes.

- Non, j'suis un Dieu, ça s'voit pas ?

Impossible de décrire ces mots à l’oreille de Theophania. Ils résonnaient comme une mélodie parfaite. Comme si chaque son était pile poil à la bonne hauteur. Comme une chanson qu’on voudrait écouter pour toujours. Les mots lui étaient tombés dessus comme une guillotine sur un monarque. Elle mit un long moment avant d’enregistrer le sens des paroles de cet objet de fascination. Quand, au bout d’une bonne grosse minute, elle comprit enfin ce que voulait dire le phénomène, elle manqua de s’effondrer. Incroyable. C’était un Dieu, un vrai. Tout prenait tout son sens. C’était une vraie révolution. La jeune fille avait prié si longtemps ces dieux dont on lui niait l’existence qu’elle était toute chamboulée par cette découverte. Bien évidemment, ce garçon n’était autre qu’une incarnation d’Apollon, le doute n’était même pas permis. Les yeux de miss Jais étincelaient d’excitation et de fascination. Elle fixait le garçon sans trouver les mots qui se mélangeaient dans sa bouche qui lui paraissait trop impure pour s’adresser à lui. Cela expliquait le corbeau aussi. Ce dernier avait d’ailleurs grimpé sur un lavabo mais la jeune fille n’osait plus l’approchait à présent. Mais quand le garçon fit un geste et l’animal vint se poser sur son épaule, elle manqua de défaillir pour de bon. C’était la preuve ultime que c’était bien un dieu. A cet instant, la jeune fille se penchant profondément dans ce qui ressemblait vaguement à une révérence. Heureusement qu’elle était gracieuse car sinon elle serait sans doute passée pour une grosse cruche percée.

Le divin garçon lui adressa à nouveau la parole. Incroyable. Il s’intéressait à elle. En même temps elle était un peu venue le déranger au début. Mais il ne fallait pas qu’elle pense à ça sinon elle se sentirait obligée de s’autoflageller ce qui serait, reconnaissons-le, plutôt ennuyeux. La panique d’un coup. Il fallait parler. Mais que dire ? Ses yeux parcoururent la salle rapidement, comme le ferait un petit animal affolé qui va mourir et qui le sait. Et tout à coup les mots jaillirent de la bouche de la jeune fille sans ni queue ni tête. C’était un flot ininterrompu. Elle en oublia même de respirer. Ou même de donner un sens à ses propos.

- Étant donné l’existence telle qu’elle jaillit des récents travaux publics de Poinçon et Wattmann d’un Dieu personnel quaquaquaqua à barbe blanche quaqua hors du temps de l’étendue qui du haut de sa divine apathie sa divine athambie sa divine aphasie nous aime bien à quelques exceptions près on ne sait pourquoi mais ça viendra et souffre à l’instar de la divine Miranda avec ceux qui sont on ne sait pourquoi mais on a le temps dans le tourment dans les feux dont les feux les flammes pour peu que ça dure encore un peu et qui peut en douter mettront à la fin le feu aux poutres assavoir porteront l’enfer aux nues si bleues par moments encore aujourd’hui et calmes si calmes d’un calme qui pour être intermittent n’en est pas moins le bienvenu mais n’anticipons pas et attendu d’autre part qu’à la suite des recherches inachevées n’anticipons pas des recherches inachevées mais néanmoins couronnées par l’Acacacacadémie d’Anthropopopométrie de Berne-en-Bresse de Testu et Conard il est établi sans autre possibilité d’erreur que celle afférente aux calculs humains qu’à la suite des recherches inachevées inachevées de Testu et Conard il est établi tabli tabli ce qui suit qui suit qui suit assavoir mais n’anticipons pas on ne sait pourquoi à la suite des travaux de Poinçon et Wattmann il apparaît aussi clairement si clairement qu’en vue des labeurs de Fartov et Belcher inachevés inachevés on ne sait pourquoi de Testu et Conard inachevés inachevés il apparaît que l’homme contrairement à l’opinion contraire que l’homme en Bresse de Testu et Conard que l’homme enfin bref que l’homme en bref enfin malgré les progrès de l’alimentation et de l’élimination des déchets est en train de maigrir et en même temps parallèlement on ne sait pourquoi malgré l’essor de la culture physique de la pratique des sports tels tels tels le tennis le football la course et à pied et à bicyclette la natation l’équitation l’aviation la conation le tennis le camogie le patinage et sur glace et sur asphalte le tennis l’aviation les sports les sports d’hiver d’été d’automne d’automne le tennis sur gazon sur sapin et sur terre battue l’aviation le tennis le hockey sur terre sur mer et dans les airs la pénicilline et succédanés bref je reprends en même temps parallèlement de rapetisser on ne sait pourquoi malgré le tennis je reprends l’aviation le golf tant à neuf qu’à dix-huit trous le tennis sur glace bref on ne sait pourquoi en Seine Seine-et-Oise Seine-et-Marne Marne-et-Oise assavoir en même temps parallèlement on ne sait pourquoi de maigrir rétrécir je reprends Oise Marne bref la perte sèche par tête de pipe depuis la mort de Voltaire étant de l’ordre de deux doigts cent grammes par tête de pipe environ en moyenne à peu près chiffres ronds bon poids déshabillé en Normandie on ne sait pourquoi bref enfin peu importe les faits sont là et considérant d’autre part ce qui est encore plus grave qu’il ressort ce qui est encore plus grave qu’à la lumière la lumière des expériences en cours de Steinweg et Petermann il ressort ce qui est encore plus grave qu’il ressort ce qui est encore plus grave à la lumière la lumière des expériences abandonnées de Steinweg et Petermann qu’à la campagne à la montagne et au bord de la mer et des cours et d’eau et de feu l’air est le même et la terre assavoir l’air et la terre par les grands froids l’air et la terre faits pour les pierres et les grands froids hélas au septième de leur ère l’éther la terre la mer pour les pierres par les grands fonds les grands froids sur mer sur terre et dans les airs peuchère je reprends on ne sait pourquoi malgré le tennis les faits sont là on ne sait pourquoi je reprends au suivant bref enfin hélas au suivant pour les pierres qui peut en douter je reprends mais n’anticipons pas je reprends la tête en même temps parallèlement on ne sait pourquoi malgré le tennis au suivant la barbe les flammes les pleurs les pierres si bleues si calmes hélas la tête la tête la tête la tête en Normandie malgré le tennis les labeurs abandonnés inachevés plus grave les pierres bref je reprends hélas hélas abandonnés inachevés la tête la tête en Normandie malgré le tennis la tête hélas les pierres Conard Conard… (©Beckett)

La jeune fille s’étouffa littéralement avec ses mots. A la fin de ce discours ridicule il ne restait pas une once d’air dans ses poumons. Aussi la réaction naturelle de son corps fut de tousser très fort. Sur le divin camarade. Oups. Elle passa du rouge tomate au livide oignon. Salade tomate oignon. Elle regarda par terre, puis au plafond. Non personne ne pouvait l’aider. Mais il fallait qu’elle se rattrape, sinon c’était sur sa vie allait être ruinée. Mais comment faire… Devait-elle avouer au Dieu qu’elle l’avait reconnu ? Peut-être qu’il était là sous couverture. Dans ce cas elle allait jouer son jeu. Mais il fallait tout de même qu’elle ait l’air gentille. Note to self : toujours être gentil avec Apollon.

- Euh, est-ce que je peux te rendre service ?

Oui c’était nul. Si avec tout ça il ne la prenait pour une folle aboutie c’était bien le diable. Mais avec un peu de chance il lui laisserait porter son sac ou faire un truc pour lui et elle pourrait faire pénitence de son comportement ridicule.

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Azaël Peverell
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Re: Les toilettes des garçons

Message par : Azaël Peverell, Jeu 9 Nov 2017 - 18:27


Alors on va replacer les choses dans leur contexte. T'étais tranquillement en train de pisser, elle a débarqué, elle a posé une question qui n'a strictement aucun sens pour n'importe quelle personne dotée de la vue, t'as répondu n'importe quoi. Et là, elle te fait une révérence avant de parler. Mais genre parler beaucoup. Beaucoup trop. Et de choses que tu ne comprends absolument pas. Y'a quand même le mot "con*ard" qui revient. Alors tu te demandes vaguement si elle est en train de t'insulter. Mais vu qu'elle énonce plein de mots à la suite, parfois les mêmes, parfois des listes de sports ou de... De quoi déjà ? T'as absolument rien suivi. Rien compris. Tu t'es contenté de la regarder, un sourcil de plus en plus haussé au fur et à mesure que les mots sortaient.

Cette fille est cinglée. Elle a un truc qui a claqué, là-haut, dans la tête. C'est pas possible autrement. En plus, tu la vois qui devient toute rouge parce qu'elle ne prend même pas la peine de respirer en déblatérant ses conneries. Même Seth la regarde bizarrement, tête légèrement penchée sur le côté, lorsqu'il n'est pas occupé à picorer quelques graines dans ta main. T'oses pas te barrer, la laisser comme ça, en plan. Parce que si ça se trouve, c'est son dernier délire avant sa mort. Après, elle va tomber, comme ça, et ne plus jamais se relever parce que ce qui lui sert de cerveau aura été privé d'oxygène pendant trop longtemps. Quoi qu'il a sûrement déjà dû éprouvé un grand manque vu le non-sens total de ses paroles.

Et enfin, elle finit par s'arrêter. En te toussant dessus, crachant à moitié ses poumons. Tu recules d'un pas avec une mine plutôt dégoûtée. T'as aucune envie de recevoir ses postillons. Surtout que si ça se trouve, son truc est contagieux. Tu ne voudrais pas te mettre à parler autant. Pour rien au monde. Et la voilà toute blanche. Heureusement qu'elle a recommencé à respirer, c'est un peu rassurant. Quoi qu'au final, ça aurait peut être été une délivrance pour elle que d'y rester là, maintenant, tout de suite. Parce que le ridicule ne tue pas, c'est vrai. N'empêche que montrer comme ça, directement qu'on est complètement tarée, c'est un peu bizarre.

Et voilà qu'elle demande si elle peut te rendre un service. Alors que c'est elle qui est venue te trouver ici. Parce que c'est les toilettes des garçons, il faut le rappeler. Le truc c'est que t'es trop sur le cul pour être énervé contre elle. Tu n'as pas la moindre idée de comment tu es sensé réagir dans une telle situation. Peut être qu'il faudrait l'amener à l'infirmerie... Elle a peut être bu une potion pas nette ou pris un sort de confusion. Après tout... Oui, ça se tiendrait. Histoire d'être sûr, tu sors ta baguette pour lui lancer un #Finite Incantatem. Comme ça, tu seras fixé si jamais elle redevient à peu près normale. Ou pas. Et tu lâches quelques mots, sans trop savoir vraiment quoi lui répondre.

- Tu peux sans doute commencer par essayer de respirer normalement et de dire des trucs compréhensibles par la majorité des gens... Mais t'es au courant que c'est bizarre de venir dans les chiottes des mecs pour me sortir ça et me demander si tu peux me rendre un service ? Enfin y'a des meilleurs moments... Et puis, pourquoi t'es rentrée ici d'abord ?

Elle est limite en train de te faire buguer. Habituellement, les autres, tu t'en tapes royalement. Mais là, t'as besoin de comprendre. Parce que rien de tout ce la n'a de sens à tes yeux, et même si t'es pas toujours le mec le plus rationnel du monde, y'a des limites.
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