AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Forêt Interdite
Page 10 sur 12
Besoin d'aide
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 9, 10, 11, 12  Suivant
Josephine Campbell
Gryffondor
Gryffondor

Re: Besoin d'aide

Message par : Josephine Campbell, Mar 28 Mar 2017, 21:51


Ellana caressa la joue de la Gryffondor, qui en toute confiance ne fit pas de mouvement de recul. Et elle aurait pu. Le souvenir de la gifle était toujours gravé dans son esprit. On oublie rarement une première fois.

*Qu’est ce qu’il y a, j’ai bavé tout à l’heure à la soirée ?*

Pourtant, cela aurait été difficile, elle n’avait mangé que les citrons qui servaient de décoration aux différents plats. Et puis, sans prévenir, et sans que Jo ne la voit venir, Ellana posa ses lèvres sur les siennes. Cela ne dura pas longtemps, juste quelque secondes. Lorsque la Serpentard se recula et se mit à rire, Jo elle resta complètement immobile les yeux grands ouverts. Sans le savoir Ellana venait de lui offrir une deuxième première fois. Après la gifle, le baiser.

- Désolée mais c'était plus fort que moi, je crois que j'ai assez eu de conversation sérieuse pour ce soir… Attends, ce n'étais quand même pas ton premier baiser ?

Aucun son ne sortit de la bouche de Jo, de toute façon, même si elle aurait voulu répondre, elle en aurait été complètement incapable, elle était bien trop ébranlée pour ça. Ellana venait de trouver LE moyen de faire taire Josephine Campbell, et ça c’était un sacré exploit, personne n’y était parvenu jusque là. Par contre, il ne fallait pas qu’elle donne la recette…

Jo venait de vivre son premier baiser… et elle n’avait pas imaginé un seul instant qu’il ressemblerait à ce qu’elle venait de vivre. Comme toute fille qui se respecte, elle avait pensé à ce moment plusieurs fois. Elle ne l’avait pas fantasmé au point de se persuader que le premier baiser se ferait avec l’homme de sa vie, elle ne faisait pas partie de ces gourdes. Mais à aucun moment elle aurait pensé qu’elle partagerait cette expérience avec une fille. Jamais !

- En vérité, il est vrai que dans la plus part des cas mes émotions sont vraiment forte et intenable, comme si ma tête allait exploser. Pour toi, et laisse moi te rassurer je n'ai aucun sentiments amoureux envers toi, j'ai l'impression de réellement te considérer comme une petite sœur, comme si t'as présence n'était pas réellement souhaitée au début mais que je finissais pas m'attacher jusqu'à ce que tu deviennes essentielle. Enfin, je t’interdis de prendre la grosse tête… Tite sœur.

Le baiser, cette déclaration, s’en était trop. Ce trop plein d’émotions qui lui étaient peu familières eu raison de son stoïcisme. Elle se mit à pleurer et Merlin sait que ça n’arrive pratiquement jamais. Elle lâcha la main d’Ellana, la serra contre elle et essaya tant bien que mal d’étouffer quelques sanglots dans son épaule. Quelque minute passèrent avant qu’elle ne puisse se reprendre, puis elle se redressa et sécha ses larmes. Elle tenta de prendre un ton plus léger.

- Je te promets que je ne prendrais pas la grosse tête… Enfin… J’ai quand même le droit de dire que tu m’as donné mon premier baiser ou pas ? Peut être que comme ça, ça donnerait l’envie à quelqu’un de recommencer ?

Revenir en haut Aller en bas
Ellana Lyan
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Besoin d'aide

Message par : Ellana Lyan, Mer 29 Mar 2017, 20:38


Un instant pour sourire aux étoiles,
juste avant que les malheurs ne rattrapent
plus un mot, pas un geste
comme si le temps c'était soudain figé
pourtant je peux toujours bouger
es-tu donc devenu une statue
petite sœur, réponds moi, réagit,
c'est à moi de m'effacer
toi je te veux joyeuse, souriante,
simplement heureuse, insouciante
n'inversons pas les rôles
je t'en prie.

Quelques temps de silence durant lesquels je regrette, mon geste mais aussi mes paroles, il faut toujours que je me retrouve dans un extrême, délivrer le trop plein d'émotion n'est jamais bon, mais je l'avais pourtant prévenue que je ressentait au centuple les émotions d'un être humain normal. Malgré l'offrande de cette précision, je ne peux m’empêcher de me sentir quelque peu mal à l'aise face à cette situation pour le moins délicate. Soupirant doucement je jette un énièmes regards aux étoiles, tentant de leur demander si j'ai bien agit par mes paroles, au loin je vois la lune qui me souris alors je me dis que le choix d'avouer les ressentis qui me pèsent sur la gorge n'est pas réellement si mauvais.

Soudain je la voix qui me lâche la main pour se retrouver dans mes bras, sans trop comprendre ce qu'il se passe dans sa tête je décide de laisser tomber un quelconque raisonnement à son attitude et l'écoute verser des larmes sur mon épaule en lui caressant doucement les cheveux. Pourquoi donc pleures-tu ? Est-ce pour toi également du à un trop plein d'émotion ? Alors peut être vois-tu, comprends-tu, le combat de chaque instant qui fait rage dans ma tête tendis que j'essaye de démêler les sentiments pour reconnaître le vrai du faux. Je ferme les yeux avant de la serrer plus fort dans mes bras, je ne comprends pas tout dans la trame de cette relation et peut-être est-ce mieux ainsi, ce n'est sans doute de toute façon pas avec elle que j'ai le plus de difficulté et puis les fils choisis pour réaliser la relation on l'air plutôt de couleur vive, ce qui sans signifier que tout est positif, laisse quand même penser à une grande partie de bonheur.

Fermant la porte à mes pensées je décide de me laisser guider simplement par le contact de l'enfant contre moi, qui aurait cru que nous en arriverions là, elle enfouis dans les larmes, moi la comparant à une sœur. Je n'aurais jamais pu même imaginer qu'elle devienne si importante pour moi alors que tout avait d'abord commencer par une sombre douleur donatrice de gifle à l'enfant en pleine partie de cache-cache. Je l'ai tant haïe à ce moment, juste avant que la petite lionne ne se décide à m'aider à marcher jusque l'infirmerie et à me promettre de rester avec moi le temps que le parfait préfet d'un amour inexistant ne se décide à venir prendre des nouvelles du petit fantôme. D'une certaine manière je l'admire, car je sais qu'à sa place, je n'aurais jamais eu le courage de passer outre une gifle ainsi que de conduire mon bourreaux entre les mains d'une personne capable de le soigner. Ce raisonnement me dépasse totalement et je sais que jamais je ne pourrais réagir comme elle. Tu es exceptionnelle. Et personne ne le pourra jamais, car son raisonnement stupide à première vue est le départ de cette relation.

Finalement je la vois qui se détache et prend la parole, c'était bien son premier baiser et je dois avouer ne pas m'en vouloir qu'un petit peu. Même si elle raisonne différemment de moi et qu'elle doit avoir d'autre sens de préoccupation que les garçons, il est impensable qu'elle n'ait jamais envisagé cette probabilité du premier baiser et c'est malheureusement ce moment que je viens en une poignée de seconde de lui voler contre, je serais plus que prête à le parier, son gré. Ton premier baiser ?! Je souris doucement, alors c'est vrai, tu n'as vraiment jamais eu même la moindre relation amoureuse avec quiconque ? Tu m'avais dit avoir aimé pour la première fois au bal, mais je suis bien placée pour savoir qu'il est possible de faire ce genre de chose sans réel sentiments. Je suis désolée, je ne voulais pas te voler ce moment… Mais au fond qui sait sur quel salaud tu pourrais tomber, peut-être que c'est mieux qu'il te soit donné par quelqu'un qui t'aime vraiment, bien que pas amoureusement. Excuse stupide mais le résonnement tient plutôt la route alors je ne me formalise de rien. Et bien ce moment est à toi également, fais en ce que tu en veux, je ne peux de toute façon pas t'en empêcher. Sourire pour la petite lionne. Ce quelqu'un est il une personne en particulier ? Même si je doute que cela puisse donner l'envie à quelqu'un de t'embrasser… Je rattrape sa main.


Je crois que la chose qui pourrait,
donner l'envie à quelqu'un de t'aimer
est sans conteste caché là.

Main qui touche la tête puis le cœur.
Tu es unique et merveilleuse.
Pensant chaque moi que je prononce.
Un peu folle aussi
et parfois très agaçante.
Mais tu es toi et c'est ce qui fait
que les gens qui t'aiment le font vraiment.

Car il n'y a pas de masque sur ton visage.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Josephine Campbell
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Besoin d'aide

Message par : Josephine Campbell, Dim 09 Avr 2017, 23:15


- Ton premier baiser ?! Je suis désolée, je ne voulais pas te voler ce moment… Mais au fond qui sait sur quel salaud tu pourrais tomber, peut-être que c'est mieux qu'il te soit donné par quelqu'un qui t'aime vraiment, bien que pas amoureusement. Et bien ce moment est à toi également, fais en ce que tu en veux, je ne peux de toute façon pas t'en empêcher. Ce quelqu'un est il une personne en particulier ? Même si je doute que cela puisse donner l'envie à quelqu'un de t'embrasser…

Elle baissa la tête. Une personne en particulier ? Jo fouilla dans son esprit. Éprouvait-elle des sentiments pour quelqu’un ? Se poser la question déjà était un peu étrange. Cela ne devait pas être le cas… Elle n’y connaissait rien en amour mais elle s’était toujours imaginé que si on tombait amoureux d’une personne, on ne pouvait pas passer à côté, ce sentiment nous écorchait le cœur et l’âme chaque seconde de notre existence.

Avait-elle déjà eu le béguin pour un garçon ? Non ! Elle avait des amis garçons, mais cela s’arrêtait là. Les autres, elle les trouvait soit immatures, « gentils », ou totalement crétins. Elle désespérait même qu ‘un jour cela puisse arriver. Peut être était elle trop exigeante, ou peut être que personne n’était fait pour elle sur cette terre ?! Toutes les filles de son entourage étaient déjà sorti avec un garçon ou alors n’avait pas caché leur attirance pour l’un d’eux, mais elle non toujours pas. Ou peut être était elle handicapée des sentiments tout simplement. Elle commençait à se poser cette question sérieusement.

Et puis, le plus important, elle n’avait jamais reçu de déclaration de qui que ce soit. Elle n’avait jamais plu à qui que ce soit jusque là, enfin pas à sa connaissance en tout cas ou n’avait jamais été sujet à des attentions particulières. Était-elle trop bizarre ? Certainement. Quelque chose ne devait pas tourner rond…

- Je crois que la chose qui pourrait, donner l'envie à quelqu'un de t'aimer est sans conteste caché là. Tu es unique et merveilleuse. Un peu folle aussi et parfois très agaçante. Mais tu es toi et c'est ce qui fait que les gens qui t'aiment le font vraiment.

Jo releva le visage pour regarder Ellana. Lorsque cette dernière toucha son cœur, était elle consciente qu’elle était sur le point de le faire exploser ? « Unique » et « merveilleuse » ? Personne n’avait jamais employé ces mots pour  parler d’elle. En revanche « folle » et « agaçante » ça oui… Ce n’était pas de sa faute, si elle ne rentrait pas dans le rang. Elle n’aimait pas l’idée qu’on lui dicte ce qu’elle devait faire ou penser. Alors oui, elle passait peut être pour une folle des fois, à ne pas faire comme les autres. Et bien tant pis. C’était comme ça et pas autrement.

* Et en plus de ça tu es têtue… tu m’étonnes que tu n’aies personne*

Jo embrassa Ellana sur la joue et posa sa tête sur son épaule, les joues rosies par ces déclarations. Elle n’ouvrit la bouche que quelques secondes plus tard.

- Non, il n’y a personne en particulier. Pas que je sache en tout cas… Et puis comment voudrais tu que ça arrive, ces derniers temps, je tombe toujours sur…

Elle s’arrêta un moment. Peut être qu’elle ne devrait pas… mais trop tard, les mots étaient sortit de sa bouche.

- Qu’est ce qu’il s’est passé entre toi et Préfet Parfait au juste ?
Revenir en haut Aller en bas
Ellana Lyan
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Besoin d'aide

Message par : Ellana Lyan, Mar 11 Avr 2017, 16:20


Finalement bien mieux que cette escapade interdite,
le flot des paroles déliant les langues
ce n'est pas mon fort et pourtant
cela ne semble pas me poser de problèmes
parler avec elle est si naturel
j'ai l'impression que je suis la première à lui dire
ces petites choses qui rendent de la confiance
rougissent les joue et donne du bonheur
parce qu'elle les mérite vraiment
bien plus que je n'en ais jamais mérité un seul
on me dit que je suis forte, cruel mensonge
je ne suis que mascarade, elle est vrai
réelle et c'est sans doute pour ça que j'en ai besoin
elle est cette partie de moi cachée
l'enfant que j'aurais sans doute été
sans les marques de mes parents.

Je la vois, heureuse, les joues en feux des compliments pourtant on ne peux plus sincère que je viens de lui adresser. Cette petite sœur après un léger baiser sur ma joue vient poser la tête contre mon épaule et je laisse doucement mes doigts venir caresser ses cheveux. Me rendant de plus en plus compte à quel point elle devient de plus en plus essentielle pour moi. Jamais je ne te laisserais tomber, petite sœur, je tient à toi autant qu'aux étoiles qui me permettre de vivre chaque jour jusqu'au matin et il n'est pas question que je t'abandonne. Je ne suis pas vraiment douée pour les relations mais je veux pouvoir construire quelque chose avec toi, un petit bout de vie, un simple souffle hors des cauchemars, bulle d'oxygène que je partagerais avec toi. Car tu brilles toi aussi, comme les jolies dorées, d'un éclat frais et joyeux qui n'a rien avoir avec ses astres de feux à des années lumières de nous. Tu es une lumière que j'aimerais garder jalousement pour moi et à jamais.

L'enfant décide alors de s'exprimer, elle n'a donc vraiment personne ? Je me permet de trouver cela étrange étant donné que la petite n'est pas désagréable à regarder mais peut-être qu'au finale elle ne se rend pas vraiment compte de quelconque effet qu'elle pourrait produire. Il fut une autre époque où j'avais pour ma part bien conscience des jeux entre filles et garçons, à partir de ce moment là tu commences à te ranger dans les rangs simplement par besoin de plaire. Si la jeune lionne ne respecte aucune règle de ce genre car elle les trouve stupide, et je ne pourrais n'être que d'accord avec elle, cela signifie qu'elle n'est pas encore entré dans ce cercle infernal ce qui tout en lui assurant une certaine liberté lui empêche sûrement de gagner une confiance en elle due au plaisirs de voir les hommes se retourner sur votre passage. Bien sur tout cela est bien subjectif étant donné que ce regard de société peut également vous détruire de la même manière.

Perdue dans mes pensées je ne réagit pas tout de suite à l'inévitable question de la lionne. Peter… En d'autre occasion j'aurais peut-être essayer de détourner la, conversation, me serait énervée ou bien aurait inventé un quelconque mensonge mais dans ce cas si je me vois très mal utiliser l'un de ces subterfuges pour évité le sujet. Je ne suis pas sûre d'en avoir déjà clairement parler à quelqu'un, ce préfet qui en me laissant tomber à signer ma perte avant que je ne m'en rende compte. Lui à cause de qui j'ai à plusieurs reprise faillit perdre la vie, l'envie de vie. Je soupire. Lorsque je l'ai rencontrée j'étais désespérée, sur le fil de vie traîtresse. Il était si gentil, un des premiers à m'avoir vu pleurer à cette époque où je ne voulais rien montrer. Je ne suis pas sûre que je l'aimais mais j'avais vraiment besoin de lui, comme un dernier point d'attache avant de tomber dans le gouffre. Mon regard se perd au loin. Il m'a offert un peu d'espoir et j'ai passé de merveilleux moment en sa compagnie malheureusement… Oui car aucune histoire de ce genre ne peux réellement se terminer bien.

Malheureusement, j'avais à cette époque comme parfois encore aujourd'hui une douleur insupportable en moi causée par mes parents, un poison que j'avais absolument besoin de déverser pour survivre à cette souffrance. J'ai fait du mal à une rouge et or dans les cachots alors qu'elle était sans défenses, simplement pour évacuer. Il n'y a rien que je ne regrette plus à ce jour… Cela me hante toute les nuits mais je ne peux changer mon passé. Un préfet m'a surpris et Peter à fini par l'apprendre. Ce préfet pas parfait comme tu dis, m'a quittée pour garder sa belle image de préfet sans tache. Je devais être trop… Trop dangereuse pour ça petite réputation. Larme qui coule, roule et s'écrase dans un silence fracassant. Gorge nouée, yeux qui retrouve les siens. C'est à ce moment que le cauchemar à commencer pour moi…

Je respire un grand coup,
ne pas ce laissez abattre par les démons
je vaux plus que ça, du moins je l'espère
je ne veux pas rester sans cesse à terre
j'ai besoin de vivre, encore un peu
Je ne l'avais pas encore raconter
merci, petite sœur, merci d'être là.
Paroles sincères même si au fond j'ai peur
qu'elle aussi finisse par me voir comme un monstre
mais je ne peux qu'être d'accord
je ne me vois pas différement.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Josephine Campbell
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Besoin d'aide

Message par : Josephine Campbell, Lun 17 Avr 2017, 19:17


Jo but les paroles d’Ellana comme si c’était de l’eau claire. Alors oui, ils avaient bien eu une aventure tous les deux. Préfet Parfait lui avait montré de l’attention dans un moment où elle en avait besoin. Ils avaient commencé un quelque chose qu’il tua dans l’œuf assez rapidement car elle avait fait quelque chose qui aurait pu entacher sa réputation ? Elle n’aurait pas su dire ce qui la perturbait le plus. Le fait de savoir qu’Ellena avait fait du mal à une personne sans défense ou bien le comportement de Peter qui de toute évidence attache plus d’importance à son image qu’à n’importe quoi d’autre.

Pour ce qui était de la jeune fille, oui Jo savait qu’elle n’avait pas été un ange jusque là. Elle avait entendu parler vaguement de cette histoire. Une jeune fille de sa maison mise à mal par une Serpentard. Elle n’y avait pas porté plus d’attention que ça, des histoires comme ça on ne sait jamais si c’est vrai ou non et puis Jo n’était pas friande de ragots, et surtout pas de ceux portant sur des personnes qu’elle ne connaissait pas. Ellana… Même elle avait fait les frais de n’animosité de la jeune fille mais elle n’avait pas pensé qu’elle pouvait aller plus loin que ça. Après tout, elle savait très peu de choses sur elle. Elle n’avait jamais rien évoqué de son passé jusque là. Là, elle parlait de ses parents, de « la douleur insupportable » qu’elle ressentait à cause d’eux. Que voulait-elle dire par là ? Avaient-ils eu des gestes déplacés envers elle ? Elle n’avait pas développé.  Jo n’avait pas pensé une seconde à cette possibilité là. Dans son univers à elle, ses parents aimants en étaient le centre. Elle avait une grande complicité avec eux, elle n’avait jamais manqué de rien, l’amour qu’ils lui prodiguaient sans réserve l’avait protégé des agressions et des malheurs de l’autre monde.

Naïve, ingénue ?

*Oui c’est bien ce que tu es*

Et ça ne pouvait pas continuer ainsi. Ellana n’avait personne pour penser ses blessures ? Qui était donc au centre de son univers à elle ? Qui lui tenait la main pour l’aider à surmonter les obstacles qui lui barraient la route ?

- Le cauchemar a commencé, peut être, mais c’est terminé. Je suis persuadée que ce que tu as fait, ça n’arrivera plus, parce que tu n’es plus toute seule. Moi je serais toujours là avec toi maintenant.

Jo resserra la cape d’Ellena pour éviter que le vent glacial ne s’engouffre dedans.

- Et en ce qui concerne Peter…

Oui en ce qui concernait Peter… le Préfet Parfait arrogant et égocentrique… l’insupportable garçon qui l’exaspérait dès qu’elle le voyait et qui en même temps l’intriguait de plus en plus. Oui ce garçon là… venait il de la décevoir ou avait il agit comme elle aurait pu s’y attendre. Elle pensait que pour une raison qu’elle ignorait, son vrai lui se cachait derrière son comportement d’élève model. Mais peut être qu’elle s’était trompée sur son compte… Au fond d’elle, elle espérait que non.

- Je suis persuadée qu’un jour une fille lui fera mordre la poussière. Peut être… que ça lui ouvrirait les yeux… En tout cas…

Jo se leva d’un bon et se planta devant Ellana.

- S’il n’avait pas été là, on n’en serait pas là toute les deux. On ne se serait peut être jamais parlé.
Revenir en haut Aller en bas
Ellana Lyan
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Besoin d'aide

Message par : Ellana Lyan, Sam 22 Avr 2017, 10:54


Je me confie à elle comme si,
comme si cette attitude était naturelle
d'une facilité presque déconcertante
alors que j'ai tant de mal d'habitude
peut-être que c'est elle, grâce à elle
que j'arrive à me confier si facilement
cette petite sœur qui prend de plus en plus
d'importance dans cette vie
existence que je pensais pourtant éteinte
mais comme une douce brise
qui vient délicatement raviver les flammes
enfant qui prend simplement ma main
et me remet sur le chemin
je ne sais pas si je le mérite
si je devrais réellement continuer
pourtant j'ai cette impression
qu'elle veut me voir avancer.

Je ne suis pas capable, pas assez douée, pour remplir ce rôle de grande sœur, elle est pour moi la plus petite et pourtant j'ai l'impression que non positions sont inversées, comme si elle devenait l’aînée, la protectrice, de cette fratrie créée un peu involontairement, un peu au hasard entre baisers et paires de claques, des sentiments forts qui tournent sans cesse dans ma tête, sans que je ne parvienne vraiment à trouver si cela est positif ou négatif, j'aurais plutôt tendance à pencher pour le première même si après tout je ne suis plus sûre de rien encore moins des relations que je vis. Toutes mes pensées me rapportent encore une fois à Kalsi et je soupire doucement, pourquoi est il ainsi constamment dans mes pensées ? Je ne veux pas à nouveau revivre ce cauchemar de dépendance envers quelqu'un bien que je sais pertinemment que quand ce genre de sentiments me tombent dessus je ne peux pas lutter dans le sens contraire alors autant accepter directement cette douce et dure réalité.

Encore une fois c'est elle qui devient responsable de moi, m'offrant des mots rassurant, des mots que je n'ai jamais entendu, je cherche ses yeux, les trouve, m'y perd tendis qu'elle resserre ma cape contre moi pour que je n'attrape pas froid, cette fois c'est moi qui ait peur du noir, non pas de la nuit mais de cette noirceur qui se cache en moi et que je ne veux pas voir ressortir, surtout pas ce soir, pas avec elle. J'aimerais lui montrer un autre visage, une Ellana différente, une simple fille qui vas bien et non pas ce fantôme aux yeux cernés, aux trais tirés par la fatigue, aux membres trop maigre, j'aimerais être forte, lui monter la voie de cette vie que je peine à comprendre, être là pour elle, mais c'est moi qui me trouve affaiblie… Je déteste être dépendant et surtout savoir que jamais je ne pourrais la protéger, passer un bras autour de ses épaules sans qu'elle ne se rappelle de mon état si proche de la mort ce jour où allongée dans un lit blanc, c'est encore elle qui veillait sur moi. Et je m'en veux…

Ce rôle n'est pas pour moi, je le sais, le comprend, elle trouverais bien mieux ailleurs et pourtant, pourtant elle reste m'offrant des nouveaux mots qui m'arrache un pâle sourire… Peter, sauveur, garçon aimé, lâche, traître, je suis passée par temps de jugement sur lui, je suis certaine de le détester pourtant je ne peux nier avoir éprouvé une certaine jalousie à l'égard de sa cavalière ce soir, que se passe t-il donc dans ma tête ? Suis-je donc aussi contradictoire que cela ? Au fond je ne me permet même plus d'en douter. La voilà maintenant qui se lève pour venir se camper devant moi, je la regarde faire les yeux brillant tendis qu'elle me donne ses derniers mots, cette fille est beaucoup trop gentille et attentionnée, je n'arriverais sans doute jamais à lui rendre ne serais ce que la moitié de ce qu'elle ne cesse de m'offrir parfois inconsciemment. Elle ne se rend sans doute pas compte que dans ma situation de solitude, le moindre geste, la moindre parole aimable possède un effet multiplié par dix au moins.

À mon tour, je me lève la regardant avec une affection débordante que je ne parviens pas à cacher. Merci, petite sœur… Tu as vraiment un cœur en or… C'est après avoir prononcé ces dernières paroles que je me rend compte qu'elle ne connais même pas toute la vérité, je lui doit au moins ça, elle doit savoir ce que je cache, elle au moins, rien qu'elle… Alors doucement j'allume ma baguette d'un simple sort (#) avant de la pointé sur mes bras un peu trop maigre lacéré des coups de ceintures que m'ont fait subir mes professeur particulier ainsi que mon père. Les coups ressorte comme de fines lignes transparentes que je cache d'habitude par un sortilège mais celui-ci étant limité dans le temps elles ont réapparaître il y a au moins une heure. Une fois que j'ai fini, je remonte ma longue robe pour dévoiler mes jambes encore plus cruellement blessée que mes bras et fini par lui tendre mon poignet sur lequel, gravé dans ma chaire, ressort le mot « traîtresse ». Tu vois où ma conduite, mon premier amour ?

Je détourne le regard,
fermant les yeux et laissant
une simple larme couler sur ma joue
voilà c'est fini, je n'ai plus rien d'autre
à cacher enfin excepter les détailles
de ces différentes histoires qui m'ont
depuis bien trop longtemps marquée
au fer rouge de l’existence cruelle
non je ne suis vraiment pas
une bonne grande sœur pour toi
pardonne moi je n'ai pas su
pas été assez forte pour me battre.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Josephine Campbell
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Besoin d'aide

Message par : Josephine Campbell, Mar 25 Avr 2017, 21:58


C’est étonnant de se rendre compte que son visage est de plus en plus familier. Jo s’était habitué à Ellena. Elle n’avait plus peur d’elle, du coté imprévisible et fougueux de sa personnalité, ce coté dont elle avait été victime quelque semaines plus tôt. Elle avait juste peur, en employant un mauvais mot ou en ne se faisant pas comprendre d’elle, de la perdre ou de la briser en mille morceaux. Elle avait peur de lui faire du mal sans le faire exprès, elle qui n’avait pas pour habitude de garder sa langue dans sa poche et de faire preuve de grande maladresse.

Elle ne savait pas exactement ce qui l’avait plus touché chez elle. Ellana était complexe et rendait les sentiments qu’on éprouvait pour elle de même. Jo n’avait jamais ressentit à ce point ce besoin de prendre soin de quelqu’un. Elle n’avait jamais eu de frère ni de sœur, elle n’avait jamais eu cette chance, mais peut être que c’était cela ? La Serpentard la surnommait affectueusement « Petite sœur », mais qui était la plus petite des deux ? Qui avait le plus besoin d’être protégée ?

Les quelque mots bourrés d’affection et de gentillesse qu’Ellana ajouta  après s’être levée à son tour, Jo sentit encore une fois le rouge lui monter aux joues. Que pouvait-elle répondre à cela ? Rien, parce qu’elle n’avait jamais reçu autant de compliments en une soirée et elle ne pensait spécialement avoir quelque chose de plus que les autres et donc les mériter. Elle n’avait jamais été au centre de l’attention de qui que ce soit et se sentait complètement banale. Ce qu’Ellana savait faire, c’était faire sentir aux gens qu’ils étaient exceptionnels, même si ce n’était pas le cas.

Jo ne compris pas au début ce que son amie souhaitait faire. La lumière au début l’éblouie, il lui fallu quelques secondes pour distinguer quelque chose. Elle lui montra ses bras… ses jambes… et pour finir son poignet. Tout aurait du être aussi parfait qu’une prairie qui venait juste être recouverte d’un manteau de neige sur lequel aucune trace n’aurait encore été laissée. Sa peau aurait dû être parfaitement blanche et lisse. A la place de cela, Jo ne vit que le mal dont l’Homme pouvait faire preuve.

Pourquoi ?

- Tu vois où ma conduite, mon premier amour ?

Non Ellana. Non. Cela n’aurait jamais dû arriver. Non. Ton corps et ton esprit n’aurait jamais dû être lacéré. Non tout cela n’est pas normal ! Le sourire de la Gryffondor s’est effacé. Il s’est envolé loin et n’est pas près de revenir. Ellana détourna son regard. Avait-elle honte ?

La tristesse. La colère. La rage. La souffrance. Tous ces sentiments se mélangeaient.

Jo prit doucement le visage de sa sœur dans ses mains et l’obligea délicatement à lui faire face.

- Mon dieu, qui t’a fait ça…

*Cela n'arrivera plus jamais*
Revenir en haut Aller en bas
Ellana Lyan
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Besoin d'aide

Message par : Ellana Lyan, Sam 29 Avr 2017, 09:48


Je lui confie un secret, une douleur
comptant sur elle pour que jamais
elle ne le divulgue à quelqu'un
j'ai peur que le monde soit au courant
même si il doit s'en moquer
je ne sais même pas si c'est illégale
si mon père n'avait pas le droit
si les marques peuvent être punie
mais je préfère tout garder pour moi
juste vivre avec ça et puis tant pis
si les trais de feux ne s'en vont plus
puisque la véritable douleur
ce n'est pas si mon corps qu'elle se trouve
mais bien en moi, dans ma tête
mon esprit, à moi et je cache.

Je ne peux pas soutenir son regard, juste imaginer ses yeux écarquillés de frayeur et ce mélange atroce entre pitié et horreur que je déteste voir apparaître sur les visages du nombres restreint de personne qui savent. Un cercle que je viens d'agrandir pour y ajouter ma petite sœur. Puis délicatement, ses mains m'obligèrent à la regarder en face tendis que la simple larme qui était d'abord tombée se transformait en un torrent impossible à refouler, les une après les autres, perles brûlante sur les joues de l'enfant. Oui ils ont bien négocier leurs coups, pas de marque sur le visage ce serait bien trop visible même si sa bague m'a tout de même plusieurs fois entaillée la joue à coups de gifles. Je trouve ses yeux, les quitte à nouveau, cherche le sol, puis le ciel et la retrouve. Je n'ai pas envie de fuir, plus envie, j'ai besoin d'elle et je lui doit la vérité aussi dure pour moi soit elle à prononcer.

Enfin arrive le moment de la question fatidique juste avant le « pourquoi », le « qui ». J'ai un instant envie de ne pas répondre, de m'enfuir et d'aller me cacher loin dans les cachots, un endroit pou elle ne pourra pas me suivre, simple lieu à l’abri des regards sans personne pour venir me blesser ou me poser des question, mais je balaye bien vite cette idée de ma tête pour la remplacer par des paroles sur ma langue, certes difficile à prononcer mais nécessaire à avouer. C'est mon père, puis mes professeurs particuliers et pour terminer les lettres sur mon poignet proviennent de ma mère… Ma voix se brise à la fin de ma tirade et je me retrouve obligée à me rasseoir sentant mes jambes trembler sous mon poids.

Je lui attrape une main, simplement le contacte de ses doigts dans les miens comme un point d'attache, une sorte d'ancrage sur cette rive de la raison, pour ne pas basculer, non ne pas sombrer dans une folie démente et cruelle parce que les démons sont partout, qu'il guettent prêt à bondir sur le genre de proie facile que je suis devenue au fil des années de torture, corps et esprit brisé par ceux qui auraient du m'aimer, me chérir et me choyer. Que se passe t-il donc dans les autres famille ? Qu'est-ce donc que l'amour familiale ? Je suis difficilement capable de m'imaginer qu'il est possible que des adultes aiment vraiment leur enfant tant qu'ils doivent me paraître hypocrite. Petite sœur… Ils sont comment tes parents ? Voix cassée, ton brisé, sentant mauvais tristesse et douleur mélangée dans une sombre alchimie qui me prend au dépourvu.

Moi aussi j'aurais aimé, moi aussi j'aurais voulu, une famille différente, des mots doux, des mots vrais, du bonheur et des rires. Comment cela se passe t-il dans un monde normal ? Quand la personne qu'on ne crains par dessus tout n'est pas son propre père ? Pourquoi n'ai-je donc pas eu cette chance, cette bénédiction de moi aussi tomber dans une famille aimante qui m'adorerait et me protégerait de tout, le monde est il ainsi injuste ? Qu'ai-je donc fait pour souffrir autant sans rien avoir demandé ! C'est n'est pas juste, non, ça me ronge de l'intérieur comme une rage qui me pousse à me battre et à aller leur demander des comptes sur cette enfances brisée que j'ai reçue.

Et toi ? Que s'est il passé ?
As-tu connu rires et sourires ?
Berceuse chantée le soir
histoire racontée pour s'endormir
câlin et tendresse, fête et joie
un peu de bonheur pour les jour de pluie
baisés et mots doux
parole rassurante quand l'orage arrive
main qui te tienne pour tes premiers pas
souvenirs lumineux et album photo
avais-tu jouet et doudous pour jouer
poupée et dînette pour t'amuser ?
Quelle était ton enfance ?
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Josephine Campbell
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Besoin d'aide

Message par : Josephine Campbell, Mar 02 Mai 2017, 22:08


Les larmes tombaient les unes derrières les autres sans que Jo ne sache quoi faire. Ellana n’osait pas la regarder dans les yeux. Pourquoi ? Avait-elle peur ? Mais peur de quoi au juste ? De se mettre à nu comme elle venait de le faire ? Avait-elle déjà dit cela à quelqu’un au moins ? Son regard fuyant alla se poser à plusieurs endroits, cherchant toujours à fuir son regard interrogateur. Puis finalement après quelque instant s d’hésitation elle finit par lui répondre. Elle parlait lentement. Chaque mot lacéraient le cœur de Jo.

- C'est mon père, puis mes professeurs particuliers et pour terminer les lettres sur mon poignet proviennent de ma mère…


Cet aveu sembla aspirer toute l’énergie de la Serpentard qui s’assit face à la Gryffondor. Alors c’étaient donc eux… Les personnes qui étaient sensé choyer leur fille. C’étaient donc eux les tortionnaires, les responsables de ses blessures que ça soit physiques que psychologiques. Tout était très clair, tout s’expliquait à présent. Ces saut d’humeur, cette violence, cette souffrance. Comment peut on tourner rond lorsque les êtres qui sont sensés nous montrer la voie, nous maltraite et nous abime ?

Sans le savoir, Ellana venait de briser la petite bulle de naïveté dans laquelle Jo avait vécu jusque là. Elle savait bien que tout n’était pas rose dans ce monde mais elle n’avait encore jamais eu à se frotter à la dure réalité de la vie. Hormis des crêpages de chignons prépubères, elle n’avait jamais été témoin de violence, elle avait une vie banale et sans accroc. Tout le monde et beau ? Tout le monde est gentil ? ça c’était fini.

Petite sœur… Ils sont comment tes parents ?

Jo cligna des yeux plusieurs fois. Ses parents ? Elle ouvrit la bouche sans pouvoir sortit un mot.  Elle baissa le regard.

*Non Ellana ne détourne pas la conversation, je n’ai pas eu de réponse à toutes mes questions !*

La jeune fille sentit une colère monter en elle. Les géniteurs d’Ellana n’avaient pas le droit d’être appelés des parents. Ils ne méritaient pas ce titre. Ils n’étaient rien. Rien que des criminels qui ne devaient être punis pour tout ce qu’ils avaient pu lui faire endurer.
Ses yeux virent trouver les siens. Sa respiration qui avait commencé à accélérer ralentit petit à petit. Son amie venait de lui poser une question.

- Mes parents ?

Jo soupira et s’assit aux cotés de sa soeur. Qu’est ce qu’elle devait lui dire ? La vérité ?

- Mes parents sont…

Oui, la vérité. Elle le savait déjà que ses parents étaient des monstres, non?

- Mon père adore se plaindre qu’il n’a jamais le dernier mot à la maison. En fait, ce n’est pas vrai. On va dire qu’il aime laisser ma mère gérer. Ils se chamaillent souvent mais ils s’adorent. On est très proche tous les trois. Ils n'on eu que moi alors... ils veulent que je leur raconte tout ce qu'il se passe dans ma vie. Ils sont supers, ce sont des gens… Ellana, tu ne dois pas retourner chez toi.

Elle n’avait pas réussi à se retenir plus longtemps.

- Tu ne peux pas y retourner, ils n’ont pas le droit de faire ça. Cet été, n’y vas pas…


Jo prit la main de la Serpentard entre les siennes.

- Tu peux venir chez moi maintenant.
Revenir en haut Aller en bas
Ellana Lyan
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Besoin d'aide

Message par : Ellana Lyan, Dim 07 Mai 2017, 09:50


Mes parents, si je peux les appelés ainsi,
tortionnaires, bourreaux de mes heures
ils ont inséré leur venin en moi
m’ont prit et détruit en même temps
nuls caresses, nuls mots doux
seulement de la haine contre moi
ensemble liés des mêmes objectifs
une simple gamine perdue
noyée dans une trop grande douleur
et je vois les grand yeux horrifiés
ceux de ma petite sœur
j'espère tant qu'elle ne voit pas
leurs touts à travers moi
j'ai peur de les voir se refléter en moi.

Deux mots puis elle s'assied à mes côtés soupirant, je m'en veux de lui avoir confier tout ça, n'est-ce pas trop pour elle ? Triste retour à la réalité devant les atrocités que peut commettre l'homme sur une enfant innocente, il n'avait pas de raison de le faire, aucune valable en tout cas si ce n'est l'immense cruauté de son caractère que je découvrais alors chaque jour un peu plus, je ne sais pas à quel point le mal est ancré en lui, j'espère ne jamais le découvrir même si je pense qu'il n'y a pas vraiment de fond. Ce n'est pas lui qui ordonne, il ne fais qu’obéir bien que ça ne semble jamais lui déplaire mais je suis presque sûre que c'est son épouse, autrement dit ma mère qui lui glisse quelques idées devenues ordres en tête. Cette femme que je pourrais presque croire luette puisqu'elle ne m'a jamais adressé la parole, se contentant de me regarder d'un air supérieur, nul amour ou tendresse dans ses yeux à mon égard comme pour le monde, juste de la haine et du dégoût. Qu'a t-elle donc vécu pour en arriver là ?

Mais je n'ai pas envie de lui chercher d'excuse, elle m'a fait du mal, lui a demander de me faire du mal même si les coups physique que j'ai reçu, certes douloureux, n'ont rien été en comparaison à la froideur du regard d'une mère, ce sentiment de ne pas exister, de ne jamais rendre quiconque fière de moi, sans cesse colère et écœurement pour mes actes, mon visage, mon attitude. Quoique je fasse, je finissait toujours par être punie, quelque soit la parole, le geste, le comportement. Pour un mot, pour un silence, je la voyais silencieusement se lever devant moi tel un serpent et aller poser une main sur l'épaule de son mari qui s'empressait de dénouer sa ceinture en ne me lâchant pas du regard. Les scènes étaient silencieuses pour moi, mère lâchait père comme un cerbère sur moi pour me punir. La ceinture sifflait et mes cris résonnait dans la nuit sous le regard impassible de mes deux géniteurs.

Un regard tourné vers ma petite sœur lorsqu'elle se met à parler. Mes sombres pensées passées qui constituent pourtant toujours un présent qui se rapproche beaucoup trop à mon goût et oui dans quelques semaines, lorsque les examens seront terminés, je devrais quitter l'école et les retrouver en Belgique, reculent de quelque peu lorsqu'elle commence sa tirade. D'un coup je change de monde, d'univers, je me perd dans ce qu'elle raconte, retrouve des couleur, entends des rires, je vois son visage plus illuminer que d'habitude tendis que parallèlement à ce sentiment de bonheur, un poignard s'enfonce en moi, comme un regret, une douleur de ne pas avoir eu la chance de connaître une enfance comme la sienne. Je ne suis pas la petite fille naïve à qui ont fait découvrir la vie mais bien l'enfant des ombres qui portent dans le cœur, l'âme et sur le corps les vices de l'attitude humaine. C'est moi qui casse le voile que porte les enfants devant leurs yeux innocents.

Brusquement, alors que ses mots coulait comme une cascade vive de couleur mêlée de souffrance, tout s'arrête. Elle s'interrompt en me disant que je ne dois pas rentrer chez moi. Je fronce les sourcils déboussolée par le virage qu'a pris notre discussion sans que j'ai ai tout à fait compris pourquoi. Où veut elle en venir, je ne peux tout simplement pas ne pas rentrer chez moi, ne serais)ce que parce que je n'ai personne d'autre chez si aller. Je ne connais pas de famille pour moi et je doute trouver une famille qui accepterais de m’accueillir, moi, simple sorcière clandestine. À nouveau elle prend la parole et je laisse dévier mon regard vers le sol. Je sais petite sœur, j'aimerais mais… Ce n'est pas possible rends-toi donc compte de ce que tu me demandes, de la sanction qui pourrait m'être infligée si on finissait par me rendre à eux. Prenant ma main, elle fini par me proposer l'impossible : venir chez elle. Je soupire et secoue doucement la tête.

Je suis désolée, je ne peux pas… Non que ça me plaise d'y retourner, tu dois bien te douter que j’appréhende grandement ce moment mais… Je ne suis pas majeure, petite sœur : Ne pas rentrer chez moi serait considérer comme une fugue et ceux qui m'aideront à éviter mes parents pendant l'été seront juger comme s'ils avaient commis un crime même si au fond la véritable sanction devrait être affligée à ceux qui ferme les yeux. Je tourne mon regard vers elle et me redresse. Je t'écrirais pendant les vacances et si quelqu'un me refait vraiment du tort peut-être qu'alors je déciderais qu'elle est l'heure pour moi de faire mes adieux aux tortionnaires qui me servent de parents.

Tirade terminée pour moi, je garde sa main dans la mienne, me dirigeant vers le grand château à ses côtés arrivée dans le hall je sais que nos chemin vont devoir se séparer. Bonne nuit petite sœur, prend soin de toi, on se reverra bientôt… Souriant tristement je recule de quelques pas. Je t'aime très fort… Puis je m'enfuis en directions des cachots en me fessant la promesse de d'abord retourner chez mes parents avant de décider quoi que ce soit.

Non pas que je veuille
leur laisser une chance
peut-être simplement que j'ai peur
mais je le ferais, me le promet
je ne peux pas encore laisser passé un coup
assez d'être leur jouet
je veux me battre comme on me l'a demandé
les vaincre, je peux y arriver
et s'ils tentent de me faire mal
je tirerai ma révérence…

[Fin du RP pour moi ♥]
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Josephine Campbell
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Besoin d'aide

Message par : Josephine Campbell, Dim 07 Mai 2017, 14:24


La réponse d’Ellana ne lui convenait pas du tout. Elle l’avait laissé parler sans rien dire mais elle n’en pensait pas moins. Pourquoi tenait-elle tant à y retourner ? Oui si elle n’allait pas chez eux, cela serait considéré comme une fugue et alors ? La fugue était elle plus grave que la maltraitance dans ce monde ? N’y avait-il donc personne qui pouvait faire quelque chose ? Ellana l’avait elle déjà dit à quelqu’un d’autre qu’elle auparavant ?

Josephine se laissa entrainer jusque dans le hall sans protestation, pourtant elle bouillonnait de l’intérieur. Elle lui avait dit qu’elle lui écrirait pendant les vacances ?! Super, ça lui faisait une belle jambe. Cela était il censé la rassurer franchement ? La Gryffondor n’avait aucune envie que son amie retourne voir ses bourreaux et donc leur laisser une occasion de plus encore d’accomplir leurs méfaits.

Elle ne pouvait pas laisser passer ça. C’était hors de question. Elle avait encore quelque mois pour dissuader la Serpentard d’y retourner. Ce soir, elle n’ajouterait pas un mot et ne dirait pas le fond de sa pensée. Il était tard et Ellana avait l’air de vouloir se coucher, ce qui n’était pas du tout son cas. La fatigue qui avait commencé à s’inviter dans son corps un peu plus tôt dans la soirée avait depuis ces révélations complètement disparue.

Elle se laissa embrasser, et évita son regard lorsqu’elle lui souffla un « prend soin de toi ». Prendre soin d’elle, et c’est qui disait cela. Jo était en colère. En colère contre les parents d’Ellana pour ce qu’ils lui avaient fait, en colère contre son amie qui tentait le diable en voulant y retourner et en colère contre elle-même. Elle n’aimait pas être à ce point impuissante. Devait-elle trahir sa confiance et prévenir quelqu’un. Jo tourna son visage sur le coté tout en faisant non de la tête, évitant ainsi le regard de la blonde. Non elle ne pouvait pas lui faire ça. Et puis pour le moment elle ne risquait rien entre ces murs, ça lui laissait un peu le temps de trouver une solution. Elle aussi elle l’aimait très fort, mais elle n’avait pas eu le temps de le lui dire qu’Ellana avait déjà filé.

Ce soir là, lorsque Jo eu fini de retirer le millier de pinces à chignon de ses cheveux et qu’elle pu enfin s’allonger, elle ne trouva pas le sommeil. Elle n'arrêtait de se retourner toutes les cinq minutes ne pouvant arrêter de s'imaginer toutes les atrocités que son amie avait vécu.


Fin du RP
Revenir en haut Aller en bas
Elhiya Ellis
avatar
Responsable RPGSerpentard
Responsable RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Furet)


déplacement

Message par : Elhiya Ellis, Ven 09 Juin 2017, 11:19



Sous une trainée d'encre
Pv  Seth McSoul• LA Mutuel sur tout le rp



Le bruissement d’un crayon frottant une feuille  épaisse, le crépitement du feu de cheminé, de le ronronnement d’un chat tranquillement pelotonné sur des genoux, la salle commune de Serpentard était très calme cette nuit. Les reflets verts des lampes rondes dansaient doucement sur les trais de fusain de la jeune fille, donnant l’impression que son dessin respirait lentement, prenant vie à chaque coup de crayon. Comme chaque fois où le sommeil ne venait pas lui rendre visite, Elhiya s’était réfugiée dans son bloc de dessin. Avec les années, elle commençait à avoir un beau tas de gribouillis, chacun représentant une créature qu’elle avait rencontrée avec Luna. Le dernier en date était le Moremplis que son amie avait enfermé dans un bocal de cerises confites. La bestiole était confinée dans sa prison de verre depuis plusieurs jours, scrutant les élèves endormis, impuissant. Elhiya l’avait représenté se faufilant hors de son bocal, étirant ses longs doigts fins. Un frisson parcourut brièvement la jeune fille : même en dessin, elle n’aimait absolument pas cette créature. La jeune fille referma le bloc de feuille et fixa son regard sur les vitres de la salle, elle aimerait bien dessiner quelque chose de plus lumineux. Et ce n’était pas sous la douce lumière verdâtre du lac de Poudlard qu’elle pourrait le faire. Autant sortir.

Les rayons de la lune blafarde suivaient ses pas silencieux alors que la blonde s’extirpait de l’enceinte de l’école. Bloc de dessin sous le bras, capuche de sa robe de sorcier visée sur la tête pour limiter la gifle glacée de la brise de nuit, Elhiya fonçait telle une ombre vers les grands arbres de la forêt interdite. Poudlard semblait endormi, personne n’était sur ses traces pour le moment, et hormis le hululement de quelques chouettes en pleines chasse, aucun bruit ne venait trouver la tranquillité du moment.

En quelques pas, Elhiya se trouva devant l’entrée de la forêt, les premiers arbres qui l’accueillaient était clairs et fins, l’invitant à entrer. Là-dedans, se trouvait pas mal de créatures qu’elle n’avait pas encore recensées sur son bloc : des licornes, des cynospectres, des centaures, des hippogriffes, des Botrucs sauvages, pas ceux qu’on trouvait en commande à la boutique d’animaux Magiques au chemin de traverse… idéalement, Elhiya aimerait réussir à observer un poulain licorne, mais le caractère craintif de ces animaux compliquait grandement le but fixé. Mais ce genre de petit soucis ne suffisait pas à décourager la blonde qui pénétra dans la foret baguette à la main pour éviter de tomber.

Marquant à pas feutrés pour éveiller le moins de soupçon chez la faune et la flore locale, Elhiya progressait doucement. Attentive au moindre bruit, à la moindre feuille qui tombait et à la moindre brindille qui craquait, elle cherchait assidument le moindre indice d’un animal en train de grignoter paisiblement l’herbe luxuriante que proposait la forêt. Même si elle savait parfaitement qu’il n’y avait pas que des herbivores qui peuplait ces lieux. Trolls, gobelin buveur de sang –bien qu’Elhiya estimait qu’ils n’étaient mentionnés que pour faire peur aux enfants. Elle doutait de leur existence-, progéniture de loup-garou, et surtout Acromentules…. Ces dernières donnaient froid dans le dos, déjà que la blonde ne portait pas les simples araignées dans son cœur, alors elle ne voulait pas imaginer tomber devant une colonie d’arachnides géantes. Elle déglutit avec difficulté à cette idée.

Bon, il ne fallait pas penser de suite à ce genre de chose, en faisant attention où elle marchait et en se concentrant sur chaque signe de vie qu’emmenait des recoins de cette forêt, tout irait bien. Ses doigts se resserrèrent machinalement sur sa baguette alors qu’elle éclairait rapidement chaque centimètre carré du sentier que la blonde suivait. Une feuille bougea dans son angle de vision, faisant sursauter la jeune fille qui s’immobilisa. Elle dirigea son faisceau lumineux vers le mouvement mais au premier regard ne distingua rien de spécial. Il lui fallut quelques minutes d’attention pour apercevoir une brindille de bois, parée de petites feuilles, grimper jusqu’à une branche de l’arbre qu’elle occupait.

Elhiya soupira de soulagement, ce n’était qu’un Botruc, il avait dû vouloir se percher sur un observatoire plus haut, afin de vérifier que la jeune Serpentard ne vienne pas menacer son arbre. Elle sourit, elle n’avait pas apporté de cloportes et ne pouvait offrir à la créature de quoi grignoter, du coup, elle se contenterait de le griffonner à la va vite et à distance. A le regarder à la lumière, Elhiya ne voyait pas de différence avec les Botruc que la boutique d’animaux vendait, celui-ci semblait juste plus grand, bien 20cm de long, et ne semblait pas bien intéressé par sa présence. Il se contentait de la regarder timidement, debout sur sa branche, se collant au tronc de son arbre. Il devait juste attendre de voir si Elhiya comptait prendre du bois de l’arbre pour la fabrication de baguettes magiques. C’était mignon à voir.

Restant debout, callant sa baguette entre ses dents, Elhiya ouvrit son bloc, récupéra son fusain, et commença à crayonner une esquisse de la petite créature qui se tenait face à elle. Elle s’appliquait à représenter chaque petite feuille qui l’ornait quand un craquement de branche l’interrompit, lui arrachant un cri de surprise –étouffé par sa baguette quelle avait dans la bouche- et un sursaut de peur. Quelqu’un ou quelque chose venait dans sa direction. Instinctivement, la blonde dirigea le faisceau lumineux de sa baguette vers le bruit, découpant avec la lumière une forme humanoïde. Un prof ? un autre élève ? Un préfet ? Un fabriquant de baguette venu chercher du bois ? Autre chose ? Dur à dire à cette distance. La blonde resta immobile, bloc et fusain collées contre son cœur qui battait à tout va.


« Qu’est-ce que vous voulez ? Que faites-vous ici ? »

Il aurait très certainement été beaucoup plus judicieux de se taire et d’attendre que la forme avance dans le faisceau de lumière pour se montrer, mais ça, Elhiya y pensa qu’après avoir ouvert la bouche.


Dernière édition par Elhiya Ellis le Lun 07 Aoû 2017, 09:12, édité 3 fois (Raison : retrait du message hors jeu/ajout LA/entete)
Revenir en haut Aller en bas
Seth McSoul
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Besoin d'aide

Message par : Seth McSoul, Dim 09 Juil 2017, 21:47


Allez, Griffin, c'est bon, j'ai compris, fais-moi mal. Dis-moi mes quatre vérités, dis-moi que je n'ai aucun talent, que je n'y connais rien, que personne n'apprécie mon travail, que je ne mérite rien ni personne et surtout pas Meredith. Dis-moi que c'est fini. Je t'ai montré ces quelques dessins, ils n'ont plu à personne, personne ne veut les exposer, ce n'est pas grave, je rentrerai chez moi et je continuerai à griffonner dans ma chambre comme tout bon à rien qui se respecte. Je suis si nul, si incompétent, si...

- Ils ont aimé.

Hein ?

- Ça a marché, Seth. J'ai montré tes dessins à mes collègues, on estime tous que... C'est bon. Tu as du talent, tu es apprécié. Tu vas te faire exposer. D'ailleurs, j'espère que ça ne te dérange pas qu'on se tutoie ?

Tu me tutoyais déjà la dernière fois qu'on s'est vus, mec.

- Et ben... Euh...

Je ne sais pas quoi dire. Attendez, est-ce que ça veut dire que...

- Je vais gagner du fric ?

- Très peu, ce n'est que le début, dit Griffin. Mais tu vas commencer à te faire un nom. Et on va collaborer ensemble pour pouvoir le tailler, forger ton image. Tu étais un artiste de chambre, tu vas devenir un artiste de nom.

Je ne comprends pas tout. Enfin, ce n'est pas que je ne comprends pas, c'est surtout que je ne sais pas quoi dire.

- Eh bien... Merci beaucoup, Griffin, c'est... c'est super cool, balbutié-je. Et ils ont tous... Ils vont tous être exposés ?

- Ceux de ta famille, oui. Celui de Meredith, je te l'ai prévenu qu'il n'allait pas plaire, ils n'ont pas vraiment apprécié...

Mytho. Tu l'as gardé chez toi, je le sais, pour pouvoir mater le visage de Meredith tous les soirs sans même posséder les droits d'auteur.

- Mais les meilleurs restent les deux portraits de créatures bizarres, là, continue-t-il. Ils ont fait l'unanimité. Si tu as assez d'imagination et de motivation pour poursuivre dans cet univers, ça pourrait faire un carton. Tu commenceras dans des expositions mais tu pourrais continuer dans de l'illustration de fantasy, dans l'animation, dans... Enfin, tu pourrais varier les domaines, te faire connaître partout. Tu saurais en faire d'autres comme ça ?

Il me faudrait d'autres modèles, bien sûr. Je ne saurais pas dessiner des créatures magiques comme ça, au pif. À la limite, je pourrais essayer de me souvenir de celles que j'avais capturées avec Face et Lizzie la fourbe à l'époque, faire un tour au Zoo magique, tout ça, mais je n'y ai jamais mis les pieds et j'ai peur de me sentir mal à l'aise, à dessiner des animaux au milieu d'une foule, comme ça...

J'ai besoin de dessiner dans un endroit calme, là où personne ne viendra me les casser. Mais des animaux du monde sorcier, on n'en croise pas tous les jours. Si ce n'est pas au Zoo magique, à la limite, je pourrais faire un tour à la...

- Oui, je devrais pouvoir trouver ça, affirmé-je.

- Super ! Tu mêles ton imagination à un réalisme assez impressionnant, avec en plus un style de dessin très particulier, c'est vraiment fou !

Ah la la, les moldus, toujours à essayer de comprendre l'origine du talent des gens. Si cet abruti apprenait que je n'ai rien inventé et que mon imagination est aussi creuse qu'une coquille de cacahuète...


***


Et me voilà, une semaine plus tard, à transplaner à Pré-au-lard dans l'espoir de trouver un accès facile et peu visible vers la Forêt Interdite. Un lieu calme, isolé de tout, peuplé de toutes sortes de créatures. C'est bon, je suis grand, je pourrai bien me défendre tout seul en cas de problème là-bas. Elle est loin, l'époque où cette vieille forêt me faisait flipper.

Ce mec que j'ai croisé à l'Allée des Embrumes m'a dit d'attendre dix-neuf heures, l'heure où tout le monde a déjà quitté le travail et où les gens n'ont pas encore commencé à sortir se balader en pleine nuit. En somme, les rues sont quasi-vides et je me balade sans risque de me faire repérer. Elle est bien loin, l'époque où l'état d'urgence était partout et où il était impossible de faire un pas sans se faire remarquer par un appareil magique quelconque. Et si un mage noir apparaissait sous mes yeux, qui viendrait me secourir, hein, je vous le demande ?

J'ai pété mon téléphone l'autre jour - la technologie aujourd'hui a beau être bien plus évoluée qu'au 21ème siècle, les appareils sont beaucoup plus fragiles qu'avant, c'est navrant. J'ai demandé à mon beau-père de me prêter le sien, un vieux bigot sans autre fonction que de prendre des photographies connectées, ça me suffit pour ce que je compte en faire. Si je n'arrive pas à croiser des créatures magiques à l'arrêt et si je viens à les faire fuir trop rapidement, je les prendrai en photo avec un petit coup de flash et les dessinerai chez moi, dans le calme.

Je quitte Pré-au-lard pour rejoindre la Forêt, et voilà que je me demande si c'est toujours une bonne idée. Oui, bien sûr, ça m'aurait étonner de faire tout ce trajet sans me poser de questions. Si je me fais choper, je risque gros. Mais bon, si mon avenir et le succès de ma vie sont en jeu... Bon, allez, on fonce.

Les premiers arbres commencent à apparaître, je me demande si je n'aurais pas dû utiliser un sortilège d'Invisibilité mais me souviens que de toute façon, j'aurais sûrement été bloqué par tous les sortilèges qui protègent le lieu. Et puis si quelqu'un est alerté de ma présence et vient à ma poursuite, il me semble que mes excuses ne sont pas mauvaises, et je pourrais toujours me défendre en cas de problème... En espérant que je n'ai rien perdu de mon coup de baguette après toutes ces années sans pratiquer activement la magie.

Quand la lune commence à se dresser dans le ciel étoilé et que les arbres se font de plus en plus denses et touffus, je sens l'ambiance obscure de la forêt peser sur moi alors que je m'enfonce au sein de l'antre hantée par mille et quelques esprits. Une fois bien avancé, je regarde autour de moi : c'est bon, aucun soucis, personne ne semble à ma poursuite. Je suis seul, dans le calme, aucun bruit. Je sors mon carnet, regarde autour de moi. Pour l'instant, je n'entends aucune créature, mais rien que les arbres et l'ambiance méritent d'apparaître sur mes croquis. D'un coup subtil de crayon, j'esquisse quelques traits vifs, réfléchissant peu à peu à la composition du dessin. Je vais laisser une petite place aux deux tiers pour une créature, ça fera joli, et si j'arrive à caler une petite symbolique du...

CRACK !

- M*rde !

Des cris d'oiseaux qui s'envolent ; des bruits de pas, de sabots, tous les animaux qui bougent, effrayés. Je me suis fait flipper moi-même. P*tain de branche. Je regarde à mes pieds, je vire le bout de bois qui vient de craquer. Lorsque je relève la tête, je sursaute et je trébuche : en face de moi, une silhouette dans l'ombre, beaucoup trop flippante pour me convaincre de rester ici. Elle est encore un peu loin, j'ai le temps de me tirer avant qu'elle se rapproche. Mais voilà qu'elle me parle :

- Qu’est-ce que vous voulez ? Que faites-vous ici ?

Sa voix est humaine, pas de doute là-dessus, mais elle est également douce et féminine, et me rassure légèrement. Si cette femme est un Mangemort, là, en revanche...

- Euh...

Non. Ne parle pas. Si elle veut ma mort et qu'elle a assez d'expérience, je n'aurai sûrement pas le niveau de la défier. Je fais une roulade sur le côté et fais en sorte d'être assez camouflé et éloigné pour avoir le temps de fuir après lui avoir répondu.

- Je ne suis pas dangereux, je suis seulement venu ici pour dessiner quelques petits animaux ! J'en trouve un ou deux, et je repars, promis !

Et si cette fille était la garde-chasse de Poudlard ? Ça fait tellement longtemps que je n'y suis pas retourné, je ne connais absolument pas le nouveau personnel...

Je jette un œil. Plus personne. Oh, m*rde, elle est partie en chasse. Si elle me trouve, c'est la mort. Je commence à courir sans me retourner. Je préfère m'éloigner le plus loin possible, trouver quelques animaux, les prendre en photo et me barrer chez moi, me recroqueviller dans mon lit douillet.

Et si c'était un terroriste moldu qui avait découvert le secret magique ? Il faudrait peut-être avertir les gens !
Ouais, non, Seth, là tu deviens parano.
Revenir en haut Aller en bas
Elhiya Ellis
avatar
Responsable RPGSerpentard
Responsable RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Furet)


Re: Besoin d'aide

Message par : Elhiya Ellis, Mar 11 Juil 2017, 19:27


La foret interdite, de nuit, armée d’un simple fusain et d’une baguette magique. En soit, il ne faudrait rien d’autre à un bon duelliste pour se sortir de n’importe quelle situation. Sauf qu’avec un simple bagage de sortilège scolaire, valait mieux que l’intrus soit un simple élève et rien de plus. Le cœur tambourinant, les doigts serrés sur sa baguette qui lui semblait étrangement frêle, elle fixait la forme qui avait roulée dans un buisson. Si c’était agressif, ça n’attaquerait pas directement. Si c’était une créature qui peuplait les bois, son instinct de survie lui avait conseillé de se cacher. Si ce n’était ni l’un ni l’autre, la méfiance était de mise.

Dans un léger bruissement de feuille, des paroles retentirent derrière la végétation.  Une voix masculine, expliquant la raison de sa présence en ces lieux : des dessins. Un soupir de soulagement s’échappa de la blonde qui se décrispa temporairement. Pas besoin de paniquer, ce ne devait être qu’un élève –bien que le timbre de voix ne ressemblait pas trop à celui d’un adolescent- ou un membre du personnel, artiste à ses heures.  A moins que ce ne soit une ruse ? Avec les tracs flippants que l’ordre du Phoenix avait envoyés dans l’école il fallait peut-être se méfier.  Les bouts de papiers, étaient limite plus stigmatisant que le contenu, à suivre chaque lecteur jusqu’à ce qu’ils soient lu. Les tracts revenaient sur les dernières actions des mages noirs, évènements que la blonde avait toujours négligés, car elle se sentait absolument pas concerné par la situation. Pourtant, cette nuit, l’idée venait de lui frôler l’esprit, lui offrant le luxe d’un frisson glacé lui remontant l’échine de son corps. Impossible de bouger pour le moment.

Elle ne pouvait pas rester là, elle était une cible facile, un coup d’œil au petit Botruc qui s’était caché dans une cavité du tronc de son arbre, une grande inspiration pour retrouver un minimum de courage, et la blonde se décida à agir. Ses pieds fermement visé sur le sol ne tremblaient pas, ils  finirent par bien vouloir lui obéir, et, sans bruit, elle se rapprocha du buisson parlant.  Voyons, soyons un peu réaliste, un serviteur des ténèbres ne se dissimulerait pas face à une étudiante, un professeur ou le garde-chasse non plus, ce ne pouvait être qu’un simple étudiant qui se payait une bonne tranche de frayeur.

Mais pas le temps de se pencher au-dessus du fourré, l’individu –car oui, de plus près la silhouette était bien humaine- prit ses jambes à son cou, sans même vérifier à qui il avait affaire.  Etrange sensation mêlée d’amusement et d’incompréhension, c’était bien la première fois qu’elle faisait peur à quelqu’un sans le vouloir.  Sourire en coin sur les lèvres, baguette abaissée le long de sa jambe, la blonde prit la parole, tachant de contenir un rire nerveux.


« Je ne vous ferai rien, ne vous inquiétez pas. Croyez-le ou non, j’étais venue pour les même raison. »

Elle avait dû hausser un peu la voix pour qu’il l’entende. Pas très judicieux quand on savait ce qui restait tapis dans l’ombre des arbres de cette forêt. Mais dans l’euphorie d’être confronté à un être humain, Elhiya en avait oublié la sécurité. D’un geste souple, elle éclaira son bloc à dessin qu’elle serait toujours contre elle, preuve de sa bonne foi. Sans éclairer le fuyard, impossible de savoir s’il avait stoppé sa course folle, ou s’il avait fini par trébucher dans des racines. D’un pas timide, la blonde avança un peu plus, pour voir ce qu’il en était advenu, éclairant faiblement la zone qui lui semblait la bonne.

Mais rien, pas même un craquement de branchage, ni une respiration haletante. L’inconnu avait soit pris la fuite en transplantant, soit il avait fini par tourner de l’œil. Connaissant sa chance habituelle, la blonde opta pour la seconde option, il devait gésir au sol, ou la tête enfoncé dans un arbre, voir même en proie à une bestiole peu sympathique. C’était vraiment son jour de chance…. Un soupire de désarroi accompagna une moue désabusée alors qu’elle scannait la forêt de son faisceau lumineux. Où l’énergumène avait bien pu filer ?


« Hum, vous êtes encore dans le coin ? Vous devriez pas courir dans le noir comme ça, c’est un coup à se tordre la cheville ou pire… »

Non pas que le sort du fuyard l’intéressait, mais si elle pouvait éviter de tomber sur un corps inanimé sur son trajet du retour ça l’arrangeait. Elle tendait l’oreille dans l’expectative d’une réponse, ou d’un semblant de mouvement, mais les battements de son cœur se répercutant dans ses tympans recouvraient tout autre sorte de bruit. Si bien qu’elle sursauta et poussa un cri quand une chose non identifiée bleue se mit à tirer sur sa baguette, éclairant le ciel aléatoirement.

« Ahh mais saleté, lâche cette baguette, lâche moi ca !! »

Un lutin, ça ressemblait à un de ces fichus lutin de Cornouailles, petites pestes bleues qui s’amusaient à embêter tout le monde. Il fichait quoi ici celui-là ? Et en plus, il avait vachement de force le bougre, si elle le laissait faire, il finirait par réussir à la porter. C’était ridicule, elle avait beau essayer de secouer sa baguette, il s’accrochait plus, et la blonde jurerait que ça le faisait rire d’autant plus. Quelle plaie ! Restait plus qu’a essayer de lui jeter un stupéfix entre les deux yeux à cette bestiole, et dire qu’elle les trouvait mignon en gravure de grimoire… Celui-ci était très loin d’être mignon en tout cas !

« Rhaaa, mais tu vas me lâcher oui ? Stupé.. Hiiiii »

Même pas le temps de finir son incantation que le malicieux petit lutin la soulevant d’un battement d’aile plus vif. Ses pieds ne touchaient plus le sol, ce qui lui avait arraché un cri de surprise. La sensation était très étrange et pas vraiment agréable. Or de questions de rester en l’air ! D’un froncement de sourcil, la blonde décida de réitérer son essai, priant pour que le lutin n’en profite pas pour la hisser encore plus haut. Il aurait quand même pu s’en prendre à celui qui était parti du buisson, elle, elle n’avait rien demandé

« Stupéfix ! »

Bien tenté mais loupé, le lutin était vif et rapide, et surtout, il était bien agrippé à la baguette, empêchant un mouvement correct pour l’incantation. Le sort alla frapper une branche d’arbre plus haut. Enervant comme situation…. Et l’autre gugusse qui avait détalé comme un lapin, il était où ? Trop loin pour profiter du spectacle et sortir sa baguette ?
Revenir en haut Aller en bas
Seth McSoul
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Besoin d'aide

Message par : Seth McSoul, Dim 30 Juil 2017, 00:42


Désolé du retard ! LA accordé par Elhiya

Camouflé derrière un arbuste à quelques dizaines de mètres loin de l'inquiétante inconnue, j'essaye de me fondre dans le décor : je suis un buisson, un tas de feuilles parmi tant d'autres, je ne suis ni un être intelligent, ni un animal à pattes.

- Je ne vous ferai rien, ne vous inquiétez pas. Croyez-le ou non, j’étais venue pour les mêmes raisons.

Cours toujours, vile mytho, tu aurais pu trouver meilleure excuse. Ben tiens donc, deux inconnus qui se promènent dans la Forêt Interdite de nuit pour dessiner illicitement des créatures sur un carnet, et puis quoi encore, mon père est le Roi d'Angleterre ? Remarque, ça serait crédible...

Rien ne sert de courir, elle se rapproche et risquerait de m'entendre. Je regarde autour de moi, la cherche en essayant de me guider au son de sa voix, mais elle a simplement disparu de mon champ de vision. Alors alors alors, où te caches-tu et que me veux-tu ? Parole de Seth, tu ne m'auras pas vivant !

- Hum, vous êtes encore dans le coin ? demande-t-elle. Vous devriez pas courir dans le noir comme ça, c’est un coup à se tordre la cheville ou pire…

Je distingue dans sa voix un soupçon de malice. Tu veux me tendre un piège et tu penses avoir une technique sans faille, mais je ne suis pas dupe et je ne répondrai pas à tes avances. Quelle incompétente ! Les Mangemorts ne savent plus qui enrôler, de nos jours...

Je la sens à quelques mètres de moi, je change de cachette en effectuant une roulette discrète et millimétrée. De nouveau planqué derrière un arbre, j'attends sa nouvelle approche.

- Ahh mais saleté, lâche cette baguette, lâche moi ça !!

Le coup de la jeune fille en danger. Classique, mais je ne mange pas de ce pain là. J'entends des mouvements agités, la voilà qui doit faire semblant de se débattre avec des branches, la maligne. Elle commence à souffler, à marmonner, elle joue bien son jeu.

- Rhaaa, mais tu vas me lâcher oui ? Stupé.. Hiiiii !!

Quelle bonne actrice, prête à simuler un sortilège pour m'avoir ! Inutile de crier, je vois clair dans ta mascarade. À peine sortirais-je de ma cachette secrète que tu me jetterais un sort et me conduirais chez tes maîtres.

- Stupéfix !

Je sursaute, un bruit lourd s'abat sur l'arbre juste à côté du mien.
Qu'est-ce que...
Attendez, elle a vraiment jeté un sort ? Je ne mérite pas tant d'attention !
Je sors discrètement ma tête de l'arbre, centimètre par centimètre, en faisant bien attention à ce qu'elle ne me remarque pas. Elle a loupé son coup, mais peut-être m'a-t-elle quand même repéré ?

Mais que vois-je ? Une silhouette sombre, la même que tout à l'heure, en train de se débattre avec une chose étrange qui... qui bouge ? Une créature magique ?
Je dégaine mon carnet, voilà que l'inconnue qui cherchait à me tromper m'apporte directement ce que je souhaitais. Je la dessine vite fait, et je n'aurai plus qu'à détaler. Mais bon sang de bois, arrête de bouger !

Peut-être la fourbe femme m'a-t-elle déjà repéré et fait semblant de se battre avec cette créature dans le seul but de me faire sortir de ma cachette. Mais encore une fois, ça ne marchera pas ; seulement, il faudrait que la bestiole arrête de gigoter dans tous les sens...
Et si je leur jetais un sort rapidos, en tout discrétion ? Une fois figés, j'aurais simplement à photographier le monstre et je m'enfuirais en courant. Je dessinerais la chose dans ma chambre, je donnerais le dessin à Griffin, et voilà qui serait fait.
Seulement, si la femme a prévu mon coup et intercepte mon sort...
Bon, il faut quand même le tenter.

Je le tente ?
C'est parti.

Je range mon carnet dans mon sac et dégaine cette fois-ci ma baguette. Je soulève lentement mon bras, me fonds parmi les arbres sombres et tends mon arme en direction des deux énergumènes. Ne vous éloignez surtout pas...

- Stupéfix !

Le sortilège se dirige tout droit en direction des deux silhouettes, sans savoir avec certitude laquelle des deux je suis en train de viser.
Soudain, toutes deux s'écroulent sur le sol comme un poids lourd. Est-ce que ça a marché ?

Je m'approche discrètement, d'un pas aussi vif et silencieux que le passage du vent entre les arbres. À quelques mètres près d'eux, il me semble constater que le plus petit, celui de la créature, semble comme figé, inerte : YES, j'ai réussi mon coup ! J'effectue deux bonds légers pour les rejoindre. Un lutin de Cornouailles ! Je n'avais plus entendu parler de ces bestioles depuis Poudlard.

Alors que je m'apprête à saisir le corps de la créature et détaler à toute vitesse, je sens l'inconnue remuer légèrement à côté de la bête. Mon sort n'a réussi qu'à moitié, elle ne semble pas avoir été touchée... Intrigué, je penche légèrement la tête pour examiner son faciès.

Oh, m*rde ! Elle m'a tout de même l'air vachement jeune pour une mage noire. Si je ne m'abuse, il ne s'agit là que d'une simple élève de Poudlard... Et plutôt jolie, qui est plus est ; enfin bon, j'ai déjà eu des histoires avec deux jeunes étudiantes, je ne vais sûrement pas m'aventurer sur une troisième.

En espérant qu'il ne s'agisse pas d'une sorcière maléfique sous Polynectar, je tente le tout pour le tout en lui posant une question ; de toute façon, je suis en position de force et j'aurai largement le temps de prendre la fuite si ses intentions se révélaient mauvaises.

- Excusez-moi, mademoiselle... Vous allez bien ? J'essayais de vous débarrasser de cette bestiole encombrante, je ne voulais absolument pas vous blesser...

Je dédie ce mensonge à mes années Poudlard et à la fougue adolescente qui m'a jadis enseigné les bienfaits de la malhonnêteté.
Revenir en haut Aller en bas
Elhiya Ellis
avatar
Responsable RPGSerpentard
Responsable RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Furet)


Re: Besoin d'aide

Message par : Elhiya Ellis, Lun 07 Aoû 2017, 09:06


Bah, être pendue par le bout de la baguette c’était assez ridicule comme ça, il aurait suffi de lacher le bout de bois, de dire qu elle avait perdue et en récupérer un autre pour être tranquille. Sauf que se balader dans la forêt interdit avec pour unique arme défensive un bloc de dessin et des crayons, ce n’était franchement pas une idée lumineuse. Surtout quand on voyait que les seules personnes qui venaient dans le coin étaient des pleutres inutiles… Non, franchement, il foutait quoi l’autre type ? Il s’était cassé la cheville à avoir couru comme ça dans ses buissons ? dans la pénombre, en plus, lorsqu’elle tentait un regard vers le sentier, elle n’arrivait à rien distinguer que les formes tordues des arbres environnant.

*Génial… Bon j’ai pas vraiment le choix*

A deux doigts d’offrir sa précieuse baguette en sacrifice, un éclat de voix retentit de derrière les buisson, l’autre couard était en vie finalement, et jetait un sort en sa direction ! Non mais il n’allait pas bien ? Elle était qu’à quelques 10aine de centimètre en dessous de la créature espiègle qui continuait à l’élever dans les airs ! L’éclair lumineux zébra les ténèbres de la foret, s’abattant avec perte et fracas juste au-dessus de sa tête, laissant à la gravité terrestre effectuer violement son office. Pas le temps de régir qu’elle se sentait lourdement attirée par le sol, s’écroulant subitement au sol. L’atterrissage n’avait rien de doux, de la douleur da son dos frappant la terre aplanie par de multiple passage ou de sa tête qui avait cogné une branche de plus, la blondinette était légèrement sonnée et contrit par la douleur. Le lutin lui, avait rebondit sur son ventre, lui coupant brièvement le souffle, pour arrêter, inerte et froid un peu plus loin d’elle. Bien fait !

Enfin, bien fait si elle arrivait à se relever pour empailler cette petite peste bleutée. Le temps de reprendre son souffle, la blonde resta au sol quelques seconde, tout son être la faisait souffrir, lui rappelant que si elle n’aimait pas voler sur un balai ce n’était pas pour rien... Au prix d’un grand effort, la tête qui lui tournait, la jeune fille la blonde tâtonne le sol pour essayer de prendre appui et se relever. Elle voyait 36 chandelles, et sa vision dans cette obscurité refusait de s’acclimater rapidement. Et puis, y’avait une forme d’ombre qui venait de se pencher au-dessus d’elle, c’était un peu tard pour s’enquérir de savoir si elle était encore en vie, et puis surtout, qu’il ne l’aide pas alors qu’il était responsable de cette chute ! Quelques vociférations silencieuses animèrent l’étudiante qui s’asseyait péniblement en se frottant la tête tout en cherchant sa baguette.

Mal partout…. Et l’autre abruti qui lui demandait comment elle allait sur un ton complètement faux, trop doucereux, trop sucré… attrapant finalement sa baguette du bout des doigts, la blondinette leva des yeux de mi-clos sur son interlocuteur, et le fixa aussi froidement qu’elle pouvait


« Z’etes pas bien doué dans ce cas…. Si c’était pour me jeter contre le sol, j’aurai pu le faire seule. C’est vous qui détaliez comme une souris juste avant ? »

Si ça se trouvait ce n’était pas le cas et elle était déjà médisante car passablement agacé par cette chute et les répercussions douloureuses qui en découlait. Elle lui laissait le bénéfice du toute du temps que le sortilège de soin fasse effet. D’un geste lent, et ne sachant pas vraiment ce qu’elle devait viser avec sa baguette, Elhiya murmura un petit « Curo As Velnus », espérant qu’elle n’avait pas à gigoter sa baguette devant elle comme une désœuvrée, et surtout que ça agirait vite, car elle n’avait pas beaucoup plus de connaissance en magie médicale.

Avec soulagement une vague de chaleur traversa son corps, soulageant son mal de tête, son mal de dos, avec légèreté. Ce n’était pas parfait, car le bourdonnement dans ses oreilles ne s’étaient pas tut, mais c’était déjà suffisant pour voir à qui elle avait à faire. Ses yeux clairs se posèrent sur un jeune homme, plus âgé qu’elle, brun, ébouriffé, le regard d’un noir profond quasi envoutant, d’un charme certain qui ne faisait pas oublier sa maladroitesse quant à jeter un stupéfix. Pas un prof, ni un membre du personnel en tout cas, pas un élève non plus, qu’est-ce qu’il faisait là ? Le foret interdit offrait des portes ouvertes aux personnes extérieures ? C’était nouveau ? d’un regard rapide au petit lutin pétrifiée, la blonde soupira.


« Quoi qu’il en soit, merci quand même, j’allais finir par y laisser ma baguette, ça a de la poigne ces trucs-là. J’aurai pas cru. »

Nouveau regard au jeune homme, tout en se massant une tempe pour faire partir le reste de couleur récalcitrante. Ça ne passait pas, elle grimaça faiblement avant de se relever avec difficulté, rester au sol serait à rien, et puis elle voulait bien voir la petite créature qui l’avait fait décoller de plus près.

« Du coup, le dessin c’était une excuses ? Vous êtes venu faire quoi par ici ? A part faire tomber des 7eme année par terre ? »

Fallait dire que la blonde ne s’était pas vraiment attendu à voir quelqu’un dans le coin et encore moins une personne qui s’était perdu dans le coin pour les même raisons qu’elle.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: Besoin d'aide

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 10 sur 12

 Besoin d'aide

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 9, 10, 11, 12  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Forêt Interdite-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.