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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc
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Sur le banc perdu
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Invité, Ven 22 Juil 2016 - 22:21


RP avec Riri Vacuitas



Sur un banc perdu, dans un coin de verdure, voilà une tige verte.
D’une couleur et d’une forme différente, la voici qui s’approche.

L’air sent l’Eté, le temps est doux.
Les cours se terminent, certains sont sortis.

D’autres encore, ceux que l’on appelle les studieux, préfèrent s’enfermer pendant les heures de récréation, afin de travailler leurs examens.

Lui… N’a plus spécialement envie de travailler.
Non pas qu’il rechigne à la tâche,
Non.
Longtemps – encore maintenant – il s’est cru sans talents aucun. Alors, pour compenser, il travaillait. Ça a porté ses fruits : le voici dans l’élite.
Même si…

Même si sa participation à la Coupe de Duels à du peser dans la balance, concernant son admission.
C’était indéniable.

Avisant un banc non loin, il y posa son séant.
Voilà.

Il était là, présence, sur un banc,
Nez en racine de tilleul.

Il n’attendait, rien, personne,
Mais attendait pourtant,
Godot.

Non loin, un arbre.
Vaste feuillage, lourd branchage, tronc confortable et îlot salutaire.

Salutaire, tranquille, observateur…
Auprès, mais loin.

Il imaginait assez aisément qui pourrait venir y demander asile, le temps de quelques instants.
Ou un seul.

Peut-être ses soupçons se confirmeront-ils ?

En attendant, il observe,
Et attend, en observant.
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Harmony Lin
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Harmony Lin, Ven 26 Aoû 2016 - 20:22


(Autorisation de Asclépius pour prendre le sujet)
RP privé avec Léo Keats

Ce midi, j'ai remarqué une affiche dans la Grande Salle. Une affiche que mon meilleur ami a accroché. Il compte ouvrir un Club de Bavboules. Je ne sais pas vraiment ce que c'est... Mais ça me fait mal de voir ça. Parce qu'il ne m'en a même pas parlé. Il m'ignore depuis maintenant ce qui me semble être une éternité. Je ne sais pas ce que je lui ais fait mais je ne comprends pas son comportement. Je ne comprends pas qu'il puisse me fuir comme ça. Mais je suis curieuse. Même si je lui en veux de ne plus me parler sans m'expliquer pourquoi, il reste mon meilleur ami. Et son club m'intrigue. Je regarde alors le lieu et l'heure de rendez-vous et je décide d'y aller. Ou au moins regarder de loin. Pour voir comment il va. Et ce que c'est.

A l'heure dite, je sors du château. Puis à mi-chemin, je songe à ce que je vais faire. Vais-je vraiment espionner mon meilleur ami ? Suis-je tombée si bas ? Ne suis-je pas assez forte pour l'affronter en face ? Lui demander ce qu'il ne va pas ? Ou tout simplement pour aller à sa réunion pour comprendre l'intérêt de son jeu ? Non. Il serait mal à l'aise. Je le serais aussi. Et je ne pourrais que perdre mon temps. Et gâcher l'ambiance de son club. Je ne suis pas exactement la personne la plus joyeuse de l'école en ce moment il faut dire.

Alors je m'arrête sur un banc. Je m'assois et je laisse mes pensées vagabonder. Je pense à Lïnwe. A la façon dont il se comporte avec moi depuis quelques mis. Ce comportement qui m'échappe. J'aimerais tellement lui poser la question. Juste Pourquoi ? Je fais une moue. Peut être ne le saurais-je jamais. Si je ne fais pas le premier pas à un moment ou à un autre, il se peut que je ne comprenne jamais pourquoi. Mais je n'ai pas envie de faire le premier pas. Il m'a blessé. C'est à lui de s'excuser. Et mon esprit est bloqué sur cette simple idée.

Le temps passe et moi je reste sur ce banc. La réunion doit avoir commencé. Je me demande s'il pense à moi. Ne serais-ce qu'un peu. Et mon esprit continu de vagabonder...


Dernière édition par Harmony Lin le Mar 25 Oct 2016 - 0:57, édité 1 fois
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Shae L. Keats
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Shae L. Keats, Jeu 20 Oct 2016 - 3:31


Pv Panda-Belle,
Désolée pour le retard ma belle.

Musique.

Jour.
Nuit.
C'est un peu du pareil au même maintenant tu ne crois pas ?
Bientôt en tout cas, parce que tu te doutes bien que tu ne feras pas vieillir tes os à ton post de directeur.
C'est pas pour toi d'aider les adolescents en mal de vivre et en quête de maturité,
Tu n'as d'ailleurs toujours pas trouvé la tienne.
Tu vas retourner t'offrir à ta langueur inspportable'
Celle qui te plonge dans ces ailes de papillons,
T'aveugle de cette poudre colorée qui n'aura sans doute jamais plus la même saveur sucrée.
Le manque de cette affection dont parle ta comparse éternelle,
Ta petite voix,
Seule à te rappeler qu'il y a encore une vie en dehors de ta cage thoracique.
Une vie que
-Petit à petit
Tu oublies.
Qui s'estompe, comme ces après-midis d'été emplis de rires et d'allégrese que tu vois ternir sur le rivage,
S'estomper dans ce feuillage en poudre de papillon qui obscurcit ta vue,
T'enfonce peu à peu dans ton cocon,
À la recherche d'une raison pour croire,
Et continuer,
-D'avancer.
Malgré ce qu'ils disent, eux,
Comme quoi il y a du bien partout,
Qu' il faut parfois juste être patient.
Mais t'y arrives plus toi hein ?
À attendre.
Tu les vois, ces bancs publics qui peu à peu prennent la poussière
-Au rythme des hivers.
Les vieux qui vont s'y installer pour regoûter un instant à leurs amours passés,
Un dernier relan sucré avant d'enfin s'aveugler à coup de lumière au fond du couloir ou de quelque chose comme ça.
T'aimerais bien des fois toi,
Qu'elle t'aveugle aussi un peu,
Pour arrêter de voir combien ce monde est lai-t.
Doux et affreux en même temps,
Un besoin terrible de stopper ces contradictions qui te brûlent tzarriblement la tête,
À coup de pourquoi et de comment.
De mots-masses doucement violents.
Qui arrachent les cheveux et les tempes quand tu essaies d'y penser très très fort.
Parce que tu sens bien que celui qui tire les ficelles ne fait qu'effleurer la chose,
Que ton cerveau ne veut pas creuser,
Remuer la Mer** pour essayer d'en tirer du bon,
Alors qu'il sait parfaitement qu'il ne tirera que du mauvais de tes petits secrets.
Refoulement angoissant ou juste oubli momentané ?
Un jour il te faudra y songer.
Mais on ne choisit pas quand, on souleve une pierre doucement, et voici que dévale la montagne tout entière.
Alors t'avance, tout doucement,
-P'tit bonhomme qui sait bien que son chemin ne mène pas à Rome,
Mais qui continuera à faire tomber les voleurs de pommes.
Puis tu t'afales sur un banc un peu perdu,
Mais surtout très public.
Celui de ses amoureux sur lesquels fredonnait l'autre peut-être.
Ou peut-être pas.
C'est toi qui voit.
Dans tous les cas il est fréquenté,
Par un minois bien familier.
T'es plus à une angoisse près,
Tu sauras la gérer, on est censé y arriver à force.
C'est triste mais c'est la vie petit,
Tant pis.

- Tu crois que les papillons meurent si ils perdent leur poudre ?  
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Harmony Lin
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Harmony Lin, Mar 25 Oct 2016 - 1:27


Même musique que toi <3


Je divague. Un peu. Beaucoup. Passionnément. A la folie. Je ne sais même plus pourquoi je me suis posée ici à la base. Pour rejoindre mon ami ? Foutaises. Il n'est pas la. Et je n'ai pas eu le cran d'aller le voir. Finalement, en plus d'être une trouillarde, je suis une lâche. Pffff. Mais pourquoi je fais ça ? Tourner en rond ? Chercher quelque chose dans un coin qui n'existe pas. Un coin d'une pièce ronde. Je suis tombée. Plus bas que terre. Sous l'eau. Et je ne suis pas encore remontée. Voilà des jours, des semaines, des mois presque que je retiens ma respiration. Que je ne vis plus. Je souffre juste. Malgré l'aide des autres. Miss Blanchet a essayé. Elle m'avait fourni la bouteille d'air pour remonter. Mais quand j'ai réussi à atteindre la surface, un évènement m'a fait replonger. Comme une main qui t'empêche de reprendre ta respiration. Qui se rit de toi. Cette force m'a maintenue sous l'eau. Me faisant repartir à travers des jours et des nuits de malheurs. De peurs. Presque de paranoïa.

Mais j'en ai marre de souffrir. Je veux juste que les voix se taisent. Que les images cessent de tourner. Stop. On arrête le film. Il ne m'intéresse plus. Je veux sortir de la salle. Si seulement je pouvais... J'aimerais tout recommencer. Qu'il ne vienne jamais. Mais ça n'est pas mon choix. Je dois juste vivre avec la douleur. Faire comme si elle n'existait pas. Comme si je ne ressentais rien. Seulement, c'est impossible. Elle monte crescendo. Redescend doucement. Pianissimo. Je suis tranquille. Puis Forte et les cauchemars recommencent. Les douleurs aiguës. Puis graves. Mais des douleurs quand même. Malgré le changement de note. Tout reste bloqué. Rien ne sort de la partition.

STOP !

On arrête de penser ! De souffrir. Je me rend compte que quelqu'un est assis à mes côtés. Mais je suis lasse. Fatiguée de me battre avec mon propre cerveau. Avec mon propre corps. Avec mon propre cœur. Mes émotions. Je relâche tout. Pour une fois, je ne fais pas attention à qui est là. Je cesse d'être paranoïaque. De voir le mal partout. Je n'en peux plus de ça. Mes pensées divaguent. Et je les laissent faire. Je n'ai pas envie de leur rappeler la dure réalité. Celle de la peur constante. Je peux les laisser tranquille. Au moins pour aujourd'hui.

- Tu crois que les papillons meurent si ils perdent leur poudre ?  

Mon cerveau n'est plus là. Parti. Envolé. Avec les oiseaux. Il est libre. Il ne se torture plus. Mais du coup, ma logique m'a quittée. Si elle avait été là, elle m'aurait remit dans le droit chemin. Elle m'aurait dit de m'éloigner de cet homme qui dit une phrase sans queue ni tête. Mais à la place, une force mystérieuse m'incite à répondre. Je ne sens même pas les mots sortir de ma bouche. Mais les voilà. Déjà. Ils arrivent.

- Je crois que perdre leur poudre est très dangereux pour eux. Mais qu'ils peuvent survivre. Et en retrouver. Et repartir. Pas comme avant, non. Mais avec de nouvelles ailes. Qui pourront perdre leur poudre moins facilement.

Pourrais-je trouver un sens à ce que je viens de dire ? Certainement pas. Mais pour l'instant, ce n'est pas ce qui m'importe. Cet homme a posé une question. Je lui ai répondu. Voilà tout. Pas un regard. Juste des paroles. Qui s'échappent. Atterrissent. Puis repartent. Elles flottent dans l'air ces paroles. On les prend si on veut. Sinon on les laisse se déplacer dans les air. Elles sont libres. D'être prises. D'être laissée. D'être gardée. D'être utilisée.

Je regarde l'horizon. Mon esprit s'est un peu tût. Les voix dans ma tête se sont libérés pour diriger ma bouche. Tant que le cerveau n'est pas disponible. Et ça n'est pas plus mal comme ça pour l'instant.
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Shae L. Keats
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Shae L. Keats, Dim 30 Oct 2016 - 14:33


La toile légère qui se déchire, se froisse à mesure que tu forces ton entrée dans sa bulle.
T'aime bien voir le ciel dans les yeux des gens normalement
-Leurs envolées.
Mais les nuages que tu as vu dans les siens ne t'ont pas plu,
Des yeux bleus recouverts d'un film étrange,
Comme une bobine invisible,
Une autre réalité au quatrième mur bien ancré.
Reviens jeune fille.
Viens parler papillons,
Viens constater comme le monde peut-être innocent
-Parfois.
Quand on arrive à rêver très fort
Et à se persuader que le monde est ainsi
-En poudre de papillon devant les yeux.
Et paillettes dans le regard.
Comme un enfant devant une gourmandise longtemps arrachée.
Des fils barbapapa accroché aux cils,
Qui reviennent petit à petit.
Mais que la tempête a tendance à balayer
D'un coup-cou du sort.
Une main qui s'agite au rythme de la marée, de l'écume des jours qui ensable le sol
-Le corps.
C'est une lumière-solaire qui dévisse les entrailles,
Laisse les sensations s'échapper.
Et le pantin-vide revenir à la vie
La montgolfière se gonfler doucement, et s'élever.
-Par un battement d'aile de papillon.
Toi aussi tu voudrais qu'elles arrêtent de tourner les pensées,
De t'assassiner à chaque fois que tu commences à aller mieux
De te rappeler que tu peux encore replonger.
Parce ça tu le sais, t'es jamais à l'abri de sombrer encore une fois,
Plus rapidement,
Et plus bas.

J'en peux plus de brûler intérieurement, de n'être rien d'autre qu'une immense fournaise qui se doit de supporter.
D'écouter.
De sourire.
Parce qu'il faut être là vous voyez,
Se laisser mourir pour les autres,
Sinon on culpabilise.
Et peut-être aussi que
-Si l'on commence à s'intéresser à soi -
La réalité sera beaucoup trop dure à supporter.
Qu'il nous faudra encore passer nos vies entre cachetons et insomnies,
Prendre des choses pour dormir,
En prendre d'autre pour tenir.
Une vie réglée comme du papier à médocs
-Ordonnance.
On joue au couteau, on entaille les gens,
Plus ou moins volontairement.
On tâche le tapis à grands-coups de jets rougeâtres.
Et ça ouvre le ventre de l'intérieur, ça met du métal en fusion dans mes veines,
Et ça bouille.
J'ai l'impression d'être un volcan
-Au bord de l'explosion.
À parler à une gamine dont j'ai piétiner la vie.
Comprendrait-elle ?
Je ne pense pas, qui pourrait porter ça ?
Pardonner un comportement de la sorte ?
Peut-être songerai-je à lui dire un jour.
Mais pour l'instant
-Parlons papillon.  


-Je crois que perdre leur poudre est très dangereux pour eux. Mais qu'ils peuvent survivre. Et en retrouver. Et repartir. Pas comme avant, non. Mais avec de nouvelles ailes. Qui pourront perdre leur poudre moins facilement.

- Tu crois que c'est nouvelles ailes marchent mieux que celles d'avant ? Qu'elles peuvent les surélever assez haut pour qu'ils arrivent encore à passer par dessus les nuages ? Parce que moi ça m'a l'air impossible des fois. J'ai l'impression que jamais le vent ne chassera ces put*in de nuages. C'est bizarre. Mais il parait que le battement d'aile d'un papillon ça peut déclancher une tempête et ramener le beau temps. Tu veux pas essayer de voler ?  
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Harmony Lin
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Harmony Lin, Mer 23 Nov 2016 - 12:46


Sensation bizarre. Celle d'habiter autre chose que son propre corps. Que son propre esprit. S'entendre répondre à une question sans queue ni tête quelque chose de tout aussi insensé. Mais qu'est-ce que je fais ? Est-ce la lassitude ? Suis-je si fatiguée de me battre contre moi-même pour, ici, n'est plus en contrôle ?

Mais au fait, pourquoi je me triture l'esprit comme ça ? Enfin, pourquoi tu m'embêtes, le Panda ? N'ai-je pas le droit d'être insouciante ? N'ai-je pas le droit, pour une fois, de me laisser aller ? D'être tranquille ? Juste de parler papillons ? Poudre ? D'être en paix ? Si. J'en ai le droit. Alors au lieu de rattraper ma logique qui flotte dans les airs, je la laisse s'amuser encore un peu. Le temps d'une discussion, que quelques heures peut être. Quelques heures sans peur, quelques heures sans appréhensions. Sans manque. Quelques heures vides. Ou j'existe juste. Et je peux me reposer.

- Tu crois que c'est nouvelles ailes marchent mieux que celles d'avant ? Qu'elles peuvent les surélever assez haut pour qu'ils arrivent encore à passer par dessus les nuages ? Parce que moi ça m'a l'air impossible des fois. J'ai l'impression que jamais le vent ne chassera ces put*in de nuages. C'est bizarre. Mais il parait que le battement d'aile d'un papillon ça peut déclancher une tempête et ramener le beau temps. Tu veux pas essayer de voler ?


Je réfléchis. Ça dépend. Mais oui, je l'espère. Voler au dessus des nuages c'est beau. Tous les animaux avec des ailes devraient pouvoir faire ça. Car voler mais ne pas pouvoir atteindre les étoiles, ça doit être dur... Moi je ne vole pas. Alors c'est plus simple. Parfois je rêve de voler, d'atteindre les nuages, mais chaque fois je redescend vite sur terre. Mais les nuages peuvent disparaitre. Je le sais. Je le sens. C'est forcé. Je ne peux pas vivre dans la peur toute ma vie.

Mais je ne suis pas un papillon. Contrairement à ce qu'il peut croire, je ne peux pas chasser les nuages. Je n'ai pas assez de force. Mes ailes sont cassées. Elles n'ont plus de poudre. Plus un grain. Pas assez pour s'élever de terre. Je suis un oiseau condamné à rester à terre. Mon esprit n'est plus assez libre pour s'envoler vers un monde nouveau. Il est enfermé dans une petite cage. Alors même si aujourd'hui il en a trouvé la clé, bientôt il sera de nouveau prisonnier de mon corps. De mon cœur. De mon cerveau. Un murmure s'échappe.

- Ça dépend qui te procure tes nouvelles ailes... Mais je suis sûre que si on parvient à voler, on peut s'élever au dessus des nuages. Le plus dur reste de décoller. Mais moi, je ne peux pas voler pour l'instant. Je suis bloquée à terre. Et les nuages s'en iront à un moment, pour toi comme pour moi. Tu n'as qu'à trouver ton papillon et moi le mien. Je ne suis qu'un pauvre aigle avec les aigles cassés pour le moment. Je ne peux malheureusement pas t'aider.

Je soupire. J'aimerais tellement pouvoir voler. Si seulement je n'étais pas coincée dans mon malheur. Si seulement... Non mais. STOP ! Arrête de te morfondre. Tu remonteras. Tu trouveras le tueur. Tu arriveras à le vaincre. Un jour. Confiance. On a dit qu'on laissait la logique et la peur en dehors de notre corps pour aujourd'hui. Donc ne commence pas à te triturer l'esprit. Il est en vacances on a dit.

Je ne sais pas pourquoi, mais dans les précédentes paroles de mon compagnon de banc, je ressens soudain la détresse. Ou l'appel. Alors doucement, ma main se pose sur la sienne. Réconfort. On y arrivera, à chasser ces nuages. Ne t'inquiètes pas. J'en suis sûre. On ne peut pas rester comme ça trop longtemps. Ça serait trop douloureux. Corps, cœur et âme ne tiendraient plus. Un des trois lâcherait. Et alors, ça serait la fin. Vivre sans l'un de ces trois élément vital. Et dans un souffle, une phrase de réconfort parvient à mes lèvres.

- On chassera ces nuages. Tu verras...
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Shae L. Keats
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Shae L. Keats, Lun 26 Déc 2016 - 4:09


Des fois j'me demande,
Si en volant, on pourrait pas passer outre tout cet amas de Mer** gris-poussière qui colle les pores,
Les yeux,
Bouche les bronches,
Et la respiration.
Si on pourrait pas partir ailleurs
-Comme des papillons,
Emportés par le vent,
J'en sais rien.
C'est flippant.

Et toi. Sur le banc.
Tu me vois comment ?
Tu te méfies ou pas ? Si tu savais...
Enfin non tu sais pas.
Je vois dans tes yeux que tu es dans cet ailleurs où il n'y a plus de réalité,
Dieu,
Que j'aimerais te rejoindre.
Enfin,
Que nous aimerions te rejoindre.
Elle aussi.
Flotter.
Planer.
Je ne dois pas l'oublier.
Tu sais c'est fini tout ça,
Les assassinats sur un coup de tête.
J'aimerais te le dire.
Te l'écrire.
Te le crier.
Que maintenant je ferais genre tout
Pour te protéger.
J'ai compris tu sais,
Que j'avais démolli une partie de ta vie.
Mais j'veux tout rattraper maintenant.
Tout réparer,
Avec mes petites mains.
J'en ai marre d'être invisible,
Enfin,
Qu'on le soit.
T'sais
On me voit tout ça,
Ok assez fidèlement,
Adicte et depressif,
Dépendant à la dépression peut-être.
Mais on voit pas le reste.
On ne la voit pas
-Elle.
Qui guide tous mes pas.
Autant que il.
Tu sais ce truc là,
Que personne ne devine
Parce qu'en parler
C'est dur
Que moi même.
Je ne suis pas clair
-Avec moi même.
Mais y a ce truc
Ce Ol
Qui m'échappe
Prend de la place
Je ne comprends pas
Je ne sais même pas
Si j'aime ça.
Enfin
Je crois.

Tu vois, je ne sais même plus comment on fait pour être un papillon et battre des ailes sans arrêt. Comment on fait pour avoir un fard qui fonctionne. Enfin je sais plus faire. Mais j'ai tellement envie de me rattraper. Si tu savais. Même si ça doit m'prendre tout un vie, je le ferai. J'peux pas réparer c'que j'ai causé. Mais je veillerai à votre bonheur. À tous, autant que vous êtes. Et si un jour quelqu'un s'avise de retoucher à te petite bulle Harmony. Je l'éloignerai. Aussi fort qu'il me sera permis.   

Quant à moi,
Donne moi la force
De continuer
à me rattraper.
Empêche moi de couler encore, de partir
Je veux consacrer ma vie
A tout rattraper.

Parce que j'ai pas l'impression d'en avoir le droit. De respirer, de vivre après tout ça. De tenter de me racheter, même si c'est trop tard. En vain. J'ai pas la sensation d'être quelqu'un sur qui on puisse compter, alors que je rêve de l'être. D'être quelqu'un qui peut aider, même si je dois mourir pour ça. J'ai pas l'impression d'être capable de faire parti du monde à nouveau. D'appartenir aux gens. Qu'on tienne à moi.

Try to convince me
I'm allowed to take up space
It's like write withe my left hand
When i was born to use my right.

Alors oui, j'aimerais partir, Oublier tout ce que j'ai fait. Ce que j'ai pu faire. PArtir dans un ailleurs où je pourrais être moi même. Mais ce serait de la lacheté. D'effacer de ma mémoire tout ce que j'ai fais. Fuir. Encore. Toujours. J'veux être un papillon et couvrir le monde avec mes ailes. C'est un peu prétentieux, je sais bien. MAis je veux essayer. Sauf que pour l'instant. je sais plus déployer. j'm'm'en fabrique des chimiques qui brûlent les vraies.

- Ça dépend qui te procure tes nouvelles ailes... Mais je suis sûre que si on parvient à voler, on peut s'élever au dessus des nuages. Le plus dur reste de décoller. Mais moi, je ne peux pas voler pour l'instant. Je suis bloquée à terre. Et les nuages s'en iront à un moment, pour toi comme pour moi. Tu n'as qu'à trouver ton papillon et moi le mien. Je ne suis qu'un pauvre aigle avec les aigles cassés pour le moment. Je ne peux malheureusement pas t'aider.

Ca fait mal
C'que tu dis.
Bien sûr que tu peux voler,
Regarde toi.
T'es belle.
T'es née comme il fallait.
Bien dans ta peau.
Dans ton genre.
Dans tes os.
Crac.
Regarde moi.

Sursaut
Violent
Spasme,
Regard
Assassin
Et puis détente.
Contact.
Pourquoi ça pique ?
Aiguilles dans les doigts
-Qui chauffent.
Je ne te repousse pas.
Je ne sais pas pourquoi.
Pourquoi l'enfant doit consoler le grand ?
-Méchant loup.
Tu veux éloigner mes nuages
Mais tu peux pas.
Tu peux rien faire.
Ca doit venir de
-Ol.

- Tu peux pas les écarter.
Tu sais pas d'où ils viennent,
Et crois-moi
tu veux pas savoir.
Au mieux ça t'empêchera de dormir.
Sinon tu m'cracheras au visage.
J'veux que toi
Tu déclenches des tempêtes
D'un battement d'aile
Un vrai.
Aussi puissant
Que tu le pourras.
Et dieu sait que tu le pourras.
Tu es forte Harmony
J'en suis sûr.
Regarde toi.
La vie
C'est des hauts
Et des bas.
Ceux qui te traînent dans la boue,
C'ne sont que des des enfoirés,
Perdus,
A jamais.
On peut plus rien pour eux
Je crois.
Enfin
J'en sais rien.
Mais
Te saigne pas pour eux
Vis pour toi
Fais tout ce que tu devras faire
Pour voler de nouveau
Le monde est plus beau vu d'en haut
La vie est faite pour les vivants.  
 
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Harmony Lin, Dim 22 Jan 2017 - 16:33


Musique (Einaudi - Run)

Révolte. Impression qu'il n'a plus foi en rien. Alors je tends la main vers la sienne.

Il sursaute. Me regarde méchamment. Puis se calme. Je fronce les sourcils. Pendant un instant, je me demande si je devrais retirer ma main. Mais je ne le fais pas.  

- Tu peux pas les écarter.
Tu sais pas d'où ils viennent,
Et crois-moi
tu veux pas savoir.
Au mieux ça t'empêchera de dormir.
Sinon tu m'cracheras au visage.


Mes sourcils se froncent à nouveau. Mes yeux d'un bleu clair d'habitude deviennent foncés. J'essaye de comprendre. Ma logique et ma raison se battent pour revenir. Mais y-a-t'il seulement un sens à tout cela ?

Il a tord. Je veux savoir d'où ils viennent. Même si je sais pertinemment qu'à la fin, ça ne me fera pas de bien.

Dans tous les cas, je vais souffrir.
Je le sais.
Comme je sais que je n'aurais pas la paix.
Tant que je ne le retrouverais pas.
Ce créateur de nuages.  


- J'veux que toi
Tu déclenches des tempêtes
D'un battement d'aile
Un vrai.
Aussi puissant
Que tu le pourras.
Et dieu sait que tu le pourras.


En suis-je seulement capable ? Je sens que je pourrais l'être, oui. Mais avec mes nouvelles ailes. Celles renforcées. Quand j'irai mieux. Quand tout cela sera derrière moi. Quand je l'aurais retrouvé LUI. Peut être pourrais-je déclencher un vent assez fort.

Pour bouger des montagnes.
Pour ébranler toutes mes convictions.
Et celles des autres avec.


- Tu es forte Harmony
J'en suis sûr.
Regarde toi.


Et la, ça me transperce la tête.

Harmony...
Lui ais-je dis mon nom ?
Comment le connait-il ?


Ma raison, ma logique. Elles me supplient de revenir. Elle tentent par tous les moyens de se faire une place dans mon cerveau. Alors qu'aujourd'hui, j'ai dis. Que je me laissait aller. Que j'arrêtais d'avoir peur.

Et pourtant, ce simple mot.
Mon prénom.
M'a attaqué.


Mais la logique n'a pas sa place ici. J'ai dis. Je ne veux pas encore avoir peur. Alors je mets de côté cette constatation. Je la range. Dans un coin de mon cerveau. Je la ressortirai plus tard. Mais pas tout de suite.

- La vie
C'est des hauts
Et des bas.
Ceux qui te traînent dans la boue,
C'ne sont que des des enfoirés,
Perdus,
A jamais.
On peut plus rien pour eux
Je crois.
Enfin
J'en sais rien.


Je ne sais pas. J'aurais tendance à penser la même chose.

Maintenant que CA m'est arrivé.

Mais. Pourtant. Maman... Elle me disait. Que rien n'est jamais perdu. Qu'il faut se battre. Qu'il faut garder espoir. Que personne n'est foncièrement mauvais. Elle me disait. De ne jamais haïr. De toujours aimer. De pardonner.

Mais
Je ne sais pas
Si je le pourrais.


- Mais
Te saigne pas pour eux
Vis pour toi
Fais tout ce que tu devras faire
Pour voler de nouveau
Le monde est plus beau vu d'en haut
La vie est faite pour les vivants.  


Une lueur sombre passe dans mon regard tandis que mon corps entier est traversé d'un frisson.
C'est ce que je fais. Je me saigne pour LUI. Je passe ma vie à le chercher. Mais que ferais-je une fois en face de LUI ? Aurais-je la force de le détruire comme il m'a détruit ? Les paroles de Maman me reviendront-elles en tête ?

Mais dans un sens, je suis d'accord.
Je dois vivre. C'est le principal. Et je dois voler de nouveau. Rester au sol n'est pas une bonne idée.

Ma main s'est détachée de la sienne depuis un moment déjà. Je réfléchis. Mais pas trop quand même. Car tu te rappelles ?! Aujourd'hui, le cerveau est en vacances ! Je sens que je dois lui répondre. Je pense tellement de choses de tout ça. Mais par où commencer ?! Par où finir ?! S'il savait ce que j'ai traversé, je ne sais pas si son discours serait le même.

Mais il a l'air quand même très peu tolérant envers ceux qui font du mal aux autres. De quel côté se situe-t-il ? J'imagine qu'on est tous un peu des deux côtés. On fait du mal à certains. Et d'autres nous en font. C'est la loi de la Nature. Même si ça n'est pas une bonne loi. Ça crée des problèmes.

Si seulement.
On pouvait changer.
La Haine en Amour.
D'un claquement de doigt.


- On peut toujours tout écarter. Il suffit de le vouloir. De se battre. Et crois moi quand je te dis que je veux savoir. Même si je sais que ça ne me fera pas que du bien à la fin.
Pour être en paix.
Je dois savoir.
Et quand je saurais, mes ailes seront enfin pleinement réparées. Et je pourrais voler. Et déplacer les montagnes. Les nuages. Je viendrais déplacer les tiens aussi si tu veux.
Je parais peut être forte. Mais c'est parce qu'on m'a aidé. A me reconstruire. Sinon, je serais encore en pièces détachées. Même plus capable de rêver.
Mais malgré tout ce qui s'est passé dans ma vie, je ne pense pas que ceux qui nous font du mal doivent être traités de cette manière. Ma mère disait toujours que le Pardon et l'Amour sont la base de tout. Je n'en suis plus sure. A vrai dire, je ne sais pas. Mais ils ne sont pas perdus à jamais. Ils peuvent être sauvés. J'en suis persuadée.
Je ferais tout pour vivre et voler de nouveau.
Sois en sur.
Et ce jour-là, je viendrais te chercher.
Et tu voleras avec moi.


Je regarde l'horizon. Une lueur déterminée dans le regard.  
Je ne sais pas comment se passera ma rencontre avec le tueur.
Je ne sais pas comment je réagirais ce jour-là.
Mais je sais.
Que je dois le retrouver.
Pour pouvoir voler.
A nouveau.
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Shae L. Keats
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Shae L. Keats, Ven 27 Jan 2017 - 6:35


Ya comme une déraison,
Un accord qui sonne faux.
Un piano désarticulé dans des escaliers de pierre.
Des touches-ciseaux crantées.
Plantées
-Entre les os.
Qui remue dans la chair
Déjà presque entièrement consumée.
Dis-moi Leo.
Pourquoi t'es là ?
Qu'est-ce que tu cherches en restant là ?
Une forme de pardon ?
Tu ne l'auras pas.
Une possibilité de te racheter ?
On ne ramène pas un mort
-à la vie.
Cesse donc de te torturer.
S'il te plait.
Pourquoi t'es là ?
Pourquoi tu restes ?
Enfant d'ailleurs.
À chacun ses petits bonheur.
Maintenant qu'on est loin.
Qu'on est sûrs de rien.
Quand tu te regardes dans la glace
La vérité en face à face
C'est bien plus dégueulasse.
La tête dans les mains.
Le regard au loin.
T'as envie de fuir.
De ne jamais revenir.
D'oublier tout ce qu'on a pu te dire.
Ce 75% devenu 100.
Sang.
Invisible.
Noir.
Bile amère.
Aiguilles sous les paupières.
Sable derrière les globes oculaires.
Tu n'oses même plus la regarder Keats.
T'as les veines tellement pourries que t'es même pas foutu de rester droit.
Tu te dégoûtes toi même.
Tu ne sais même plus ce que tu as fait pour en arriver là.
75%.
Sang.
Acide sous ta peau
-Corrosif.

Mais ça fait mal, crois moi,
De saigner encore,
De sourire à la mort
Tout ce rouge sur mon corps,
Te blesser dans un dernier effort Harmony.
Mais moi je suis déjà mort.
J'ai plus rien pour lutter.
Une tache rouge sur un fond noir.
Un frottement d'acier sur une barre de fer.
Le long de la colonne.
Ça fait mal
Une lame
Enfoncée droit dans mon âme.
Papier
.............-de fer.

J'en ai marre. Vraiment.
De devoir tous les jours essayer de me racheter.
De m'envoler.
Enfin de vous faire croire que j'espère encore,
Alors que vraiment
Ce n'est plus le cas.
Les événements s’enchaînent.
Est-ce se poser en victime que de croire que le karma finit par s'acharner ?
Et pourtant,
Il ne me reste que ça
Sinon
C'est que tout vient de moi.
Et je ne le supporterai pas.
Je n'arrive déjà pas à porter le poids même
De ma propre
Culpabilité.
Alors oui.
Harmony.
Je vais tout faire pour me racheter.
M'assurer que la vie
T'offrira tout ce qu'elle a à t'offrir.
Après moi.
Mon passage.
Je pense que c'est pour ça au fond,
Que je suis encore là
Essayer
Au moins
De réparer mes erreurs.

Try again
Fail again
Fail better


Tes mots aussi me font beaucoup rire.
Tu ne sais même pas de quoi tu parles
Comment peux-tu espérer me tirer du trou
Dans lequel je t'ai
Moi-Même
Précipitée ?
C'est impossible.
Alors je t'écoute parler d'une oreille.
Puis
Je m'emporte un peu
Et martèle mes mots.
Modérément Agressivement.

- Tu sais pas de quoi tu parles.
Si tu arrives à revoler.
Promets moi au contraire de t'éloigner,
Aussi loin que tu le pourras.
Vole pour toi Harmony.
Les autres ne feront que t'aider à t'écraser,
Pour mieux de piétiner.
J'ai fait des trucs que je regrette suffisamment,
Et si un jour on vient m'chercher,
J'résisterai pas.
J'partirai les mains sur la tête sans faire d'ennuis.
Mais en attendant,
J'veux que tu me promettes que toi,
Tu vas tout faire pour te réparer.
T'envoler.
ET réapprendre à vivre,
Peu importe ce que tu as vécu.
Si j'en avais le courage,
Je tuerais sur le champ celui qui a apporté les nuages sur ta vie.
Parce que cela ne devrait-être le lot
D'aucune jeune fille.


  
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Harmony Lin
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Harmony Lin, Jeu 2 Fév 2017 - 0:41


Silence tendu. Révélateur de pensées. Qui laisse passer des anges. Silence qui tue peu à peu les énergies. Ne plus savoir quoi dire. Ne plus savoir quoi penser. Ou ne plus penser qu'à une chose : la liberté. Être libre de vivre à nouveau. De voler. De ses propres ailes. Sans utiliser celles de quelqu'un d'autre. Mais pour ça, il faut se reconstruire. Et pour ça, il faut le retrouver. Lui.

Je recherche. Activement. Mon voisin peut en être sur. Celui qui ne sait pas comment voler. Qui semble avoir perdu cette faculté depuis longtemps. Même si j'ai confiance en lui. Je suis sûre qu'il y arrivera de nouveau. Un jour. Je suis sûre qu'il survolera les montagnes. On se retrouvera là-haut. Il verra comme ça sera bien. Comme le paysage sera beau. Il volera, j'en suis sure. Peu importe ce qu'il a pu faire.

Mais lui ne semble pas voir les choses de cette manière. Il se tend. Il s'énerve doucement. Exprime des mots comme des soldats qui iraient se battre au front. Pour une cause qu'ils soutiennent. Et moi j'écoute simplement.

- Tu sais pas de quoi tu parles.
Si tu arrives à revoler.
Promets moi au contraire de t'éloigner,
Aussi loin que tu le pourras.
Vole pour toi Harmony.
Les autres ne feront que t'aider à t'écraser,
Pour mieux de piétiner.


Non. Je ne suis pas d'accord. Les autres tendent des mains. Qui nous permettent de nous relever. Qui m'ont permis de me relever. Ils ne piétinent pas. Ils nous portent sur leurs épaules. Et à mon tour, je veux le faire. Voilà pourquoi je veux t'emmener avec moi. Le temps que tes ailes repoussent.

- J'ai fait des trucs que je regrette suffisamment,
Et si un jour on vient m'chercher,
J'résisterai pas.
J'partirai les mains sur la tête sans faire d'ennuis.


Qu'as-tu donc fait ? Toi qui semble tant souffrir maintenant ? Qu'as-tu fais qui t'a brûlé les ailes ? Qu'as-tu fais pour avoir perdu espoir comme ça ? J'aimerais t'aider. Toi, l'homme qui semble s'être transformé de petit garçon à pantin de bois.

- Mais en attendant,
J'veux que tu me promettes que toi,
Tu vas tout faire pour te réparer.
T'envoler.
ET réapprendre à vivre,
Peu importe ce que tu as vécu.


Je souris tristement. C'est une promesse que je peux tenir. Que je vais tout faire pour. Je ne sais par contre pas si j'arriverais au bout du chemin un jour. Combien de temps la réparation durera vraiment. C'est un facteur qui ne dépend pas de ma responsabilité. Pour ça, il faudrait aller trouver ces petites personnes intérieures qui réparent les ailes. Qui sauvent les vies. Qui mettent à l'abri le cœur en attendant de refaire une barricade.

- Si j'en avais le courage,
Je tuerais sur le champ celui qui a apporté les nuages sur ta vie.
Parce que cela ne devrait-être le lot
D'aucune jeune fille.


Je grimace alors. C'est à mon tour de m'énerver. Il n'a pas le droit. Il ne peut pas faire ça.

- Non. Tu n'as pas le droit. Je veux le voir. Je veux moi-même décider s'il mérite de subir le même sort que mon grand-père. Ou si j'écoute mon cœur, qui s'exprime tel que ma mère le ferait. Même si tu en avais le courage, je ne te laisserais pas le tuer. C'est à moi de le faire. Après ce qu'il m'a fait.


Je me calme alors un peu. Je n'aime pas être dans cet état. Mais ses paroles m'ont fait réagir. En fait, je suis même debout. Face à lui. Ça s'est fait instinctivement quand j'ai entendue ses paroles.

Alors que mon regard rencontre le sien, qui me semble pendant quelques dixièmes de secondes familier, je me rassois. Je soupire.

- Je te promets de tout faire pour me réparer. Pour voler de nouveau. Et peu importe ce que tu as fais, je suis sûre que tu arriveras à voler de nouveau toi aussi.
Les gens ne sont pas aussi mauvais que tu crois. De nombreuses personnes m'ont aidé à me relever. Grâce à elle, je vais mieux. Grâce à elles, je suis remontée à la surface. Et c'est pour ça que tant que tu n'auras pas tes ailes, je serrais prête à te porter. Sur les miennes. Parce qu'on l'a fait pour moi.


Je ne sais pas si ma vision des choses changera la sienne. Ce que je sais, c'est que je ne peux pas abandonner la façon qu'avait de penser ma mère. Je ne peux pas renier la manière qu'elle avait d'être. C'était une bonne personne. Et je veux lui ressembler.

Mais qui sait quel sera mon choix quand je Le croiserai...?
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Shae L. Keats
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Shae L. Keats, Mar 21 Fév 2017 - 12:42


Deux-trois gouttes
de colère
d'amertume
et une réaction
inattendue.

Non. Tu n'as pas le droit. Je veux le voir. Je veux moi-même décider s'il mérite de subir le même sort que mon grand-père. Ou si j'écoute mon cœur, qui s'exprime tel que ma mère le ferait. Même si tu en avais le courage, je ne te laisserais pas le tuer. C'est à moi de le faire. Après ce qu'il m'a fait.

étonnamment ses paroles
te tirent un sourire
abîmé.
déboires d'une époque où tu ne contrôlais plus rien
où tu n'avais conscience de rien.
un coup, une boule dans le ventre,
qui ne te quittera plus
mais c'est de justice
qu'elle décide elle-même.
une conversation à deux niveaux
sans qu'elle ait les clefs pour le saisir
pour
savoir
au fond
de quoi il en retournait.
Elle s'est levée,
te fait face
et une pensée étrange
t'as traversé.
si elle savait là
maintenant
te tuerait-elle ?
ou te laisserait-elle partir ?
avec cette certitude infâme
qu'elle ne te reverrait jamais ?

- Je te promets de tout faire pour me réparer. Pour voler de nouveau. Et peu importe ce que tu as fais, je suis sûre que tu arriveras à voler de nouveau toi aussi.
Les gens ne sont pas aussi mauvais que tu crois. De nombreuses personnes m'ont aidé à me relever. Grâce à elle, je vais mieux. Grâce à elles, je suis remontée à la surface. Et c'est pour ça que tant que tu n'auras pas tes ailes, je serrais prête à te porter. Sur les miennes. Parce qu'on l'a fait pour moi.


un hochement
de tête,
et une envie de fuir
parce que
il n'y a plus rien à dire
tu ne peux pas
la convaincre
que tu as raison sans tout lui avouer
mais sa quête à l'air sérieuse
tu n'es pas très discret,
nuls doutes qu'elle te trouvera,
et sans soucis aucun
c'est certain
en attendant,
tu garderas
un oeil
sur elle
de loin
t'assurer que tout
va
bien.
jusqu'à ce que que le choix de pouvoir assurer cette surveillance
ne dépende plus de toi.

tes jambes te portent et craquent
alors que tu te lèves
un regard
pour le lac
un peu poète
un peu rêveur
surtout songeur
puis un demi-sourire
énigmatique
pour la petite.

Je ne crois pas aux gens comme ça. Mais si tu en as autour de toi. Accroche toi bien à eux.
Ne les lâche pas.
Ne gâche rien.


Et doucement,
tu reprends la direction
du château,
lâchant
en passant devant elle
deux trois mots
lourds de sens.

On se reverra plus tôt que tu ne le crois. .


FIN DU RP pour moi
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Lena Austen
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Message par : Lena Austen, Mer 1 Mar 2017 - 14:16


rp avec Bianca Lovegood

Ce que je croyais être une bonne idée s’était finalement révélée en être une mauvaise. La pluie qui persistait depuis quelques jours s’était en fin arrêtée pour laisser la place au soleil et la température avait connue un léger sursaut. Aujourd’hui était donc une belle journée, un contraste agréable avec ses derniers temps. C’est dans ce contexte que j’avais décidé de mettre en œuvre ma nouvelle résolution, soit me mettre à l’exercice physique. À ce qu’on disait faire du sport aidait à mieux dormir, combattre le stress, chasser le rhume et même augmenter ses résultats scolaires. Avec les BUSE à la fin de l’année j’avais besoin de toute l’aide possible dans ses domaines. Après les cours, j’étais donc remonté aux dortoirs enfiler ce qui passait le mieux pour des vêtements appropriés pour la course et me mis en route, direction le parc. Au début tout allait bien, j’avançais une jambe après l’autre dans une bonne cadence. Rapidement les choses sont devenues plus difficiles. Dans mon entrain, j’avais omis le fait que je ne faisais que rarement de l’activité physique, jamais pour être honnête, et avais opté pour un départ en lion. Mon corps lui n’oubliait pas aussi facilement. Alors me voilà le souffle cour, la gorge brulante à continuer à courir en regrettant mon choix.

Pourquoi avais-je décidé de m’y mettre la même journée où tout le château semblait avoir convenu de profiter du beau temps?

Je n’avais pas envie d’exposer mon manque de condition physique à tous les regards alors je continuai, forçant mes poumons à absorber le plus d’oxygène possible. Enfin, après ce qui me semblait un laps de temps interminable j’arrivai dans un coin plus isolé du parc, loin des regards indiscrets. Mes yeux se posèrent sur un banc un peu plus à distance et je m’y dirigeai. Je mis fin à ma course juste à côté, me forçant à rester sur mes deux jambes et à prendre de grande bouffé d’air malgré ma respiration haletante. En ce moment, on ne pouvait dire que je ressentais tous ces soi-disant biens faits. Je me sentais plus mal que bien et regrettais de ne pas être resté au château à faire mes devoirs.    


Dernière édition par Lena Austen le Lun 6 Mar 2017 - 1:57, édité 1 fois
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Harmony Lin, Dim 5 Mar 2017 - 23:15


Il sourit légèrement quand je m'emporte. Qu'y-a-t'il de si drôle à me voir m'énerver ? A vouloir faire justice ? Je ne sais pas. Mais après tout, c'est à moi de décider.

Il hoche la tête tandis que je lui promet de me battre. Tandis que je lui dis que je ne laisserais pas seul.
Puis, cassant presque ce moment de réflexion intense, il se lève. Mais la réflexion est toujours dans son regard. Dans sa façon d'agir. Ça se voit. On ne cesse jamais vraiment de penser. Au présent, au passé, au futur. Moi plus que quiconque, je me laisse souvent envahir par mes pensées. Et cet homme. Il semble aussi avoir pas mal de choses qui lui trottent dans la tête. Dans ses paroles, il semblait avoir perdu foi en sa propre valeur. J'espère juste que ses pensées ne sont pas trop meurtrières pour lui-même. Je sais à quel point notre intérieur peut nous enfermer. J'ai connu la cage dorée.

Il se retourne alors. Me fait un sourire. Mais un demi. Comme une énigme que je dois résoudre. Après tout, je me transforme en Sherlock cette année alors pourquoi pas ? Je tâcherais de découvrir la réponse à ce sourire. A cette énigme muette soudainement posée.

Je ne crois pas aux gens comme ça. Mais si tu en as autour de toi. Accroche toi bien à eux.
Ne les lâche pas.
Ne gâche rien.

Et pourtant, il devrait. Je suis là moi. Et qu'il en soit sûr. Jamais je ne les lâcherai. Car ils m'ont aidé au moment où j'en avais le plus besoin. Il semble avoir besoin de ça, lui aussi. Mais... Je ne vois pas comment l'aider. Il est si fermé ! Si au moins, il me laissait voir ses anciennes ailes. Que je sache comment les réparer... Mais il ne semble pas le vouloir. Alors je ne réponds rien, comme si je respectais son choix. Même si je ne le comprends pas vraiment. Et j'acquiesce juste. Oui, je m'accrocherai. Promis.

Je me lève alors à mon tour, me souvenant brusquement qu'effectivement, je ne pourrais pas rester là toute la vie, dans le calme.
Il se dirige alors vers le château, seul. Il me passe devant. Prononce.

On se reverra plus tôt que tu ne le crois. .


Je fronce les yeux. Je ne comprends pas vraiment. Que veut-il dire par là ? Oui, nous nous recroiserons sans doute vite. Après tout, c'est une personne que je peux croiser dans ma vie de tous les jours.
Et puis, je le reverrais peut être pour l'aider, quand il aura accepter de se confier.

Je souris presque tristement. Mon ami papillon s'en va doucement, me laissant seule avec mes pensées, qui reviennent peu à peu.

Et je me demande de quoi demain sera fait. Sans doute de plein de choses...

[Fin du RP]
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Isolde Hawkes, Mer 5 Avr 2017 - 23:22


RP avec Annabella.


Depuis sa rentrée à Poudlard, Isolde avait eu peu d'occasions de pratiquer la magie. Pendant les cours, elle s'attelait aux exercices comme les autres, mais une fois sortie de la salle de classe, elle rangeait sa baguette car elle ne ressentait pas le besoin de s'en servir. Son quotidien se résumait aux repas dans la grande salle, aux cours, à quelques visites à la bibliothèque et un retour au dortoir des Gryffondor où elle faisait parfois ses devoirs.

Ce jour-là cependant, la première année s'ennuyait ferme et avait fini par se lasser d'écouter de la musique en boucle et n'avait pas la foi d'aller courir, ce qu'elle faisait d'ordinaire durant les week-ends comme celui-là. Aller faire un simple tour me suffira, jugea-t-elle en quittant son lit. Lorsqu'elle traversa la salle commune des Gryffondor, Isolde passa devant un épais grimoire ouvert. Le livre ne l'intéressait pas, mais comme il était sous ses yeux, elle lut :

Citation :
Herbivicus – Charme du Pousse-Herbe. Accélère très rapidement la croissance des végétaux tels que l'herbe ou les fleurs.

La jeune sorcière relut la description tout en s'imaginant débarquer chez elle à Londres et faire pousser toutes les plantes de sa mère. Cette pensée l'amusa. Après tout, ça peut être marrant… L'espace d'un instant, un sourire traversa son visage. Isolde tâta la poche de son uniforme, y sentit sa baguette, puis quitta la pièce d'un pas décidé.

Isolde ne connaissait pas bien Poudlard et s'y perdait facilement. Au bout de plusieurs minutes qui lui parurent des heures, la Londonienne retrouva la sortie qui menait au parc de l'école. Le temps était nuageux mais il ne pleuvrait que le lendemain ; la Gryffondor avait donc tout l'après-midi pour s'entraîner. Les températures n'étaient pas très élevées, si bien que seuls les élèves peu frileux flânaient ici et là, généralement en groupes de quatre ou cinq, toutes maisons confondues. Isolde tâcha de trouver un coin tranquille car d'une part, elle n'appréciait pas la compagnie des autres, et d'autre part, elle préférait s'entraîner seule et éviter de se couvrir de ridicule – bien que son arrivée à Poudlard fût récente, elle avait déjà subi à plusieurs reprises la condescendance de certains lorsqu'elle ignorait quelque chose sur le monde magique. Elle trouva un banc inoccupé, un peu en retrait. Ici ça sera très bien, songea-t-elle, satisfaite. Elle s'assit mais se releva aussitôt.
— P'tain ! lâcha-t-elle en se frottant les fesses.

Le banc était mouillé. Isolde jura une nouvelle fois et attrapa un mouchoir pour l'essuyer. Elle s'assit de nouveau et, saisissant sa baguette, fixa l'herbe à ses pieds. Sur un ton interrogatif, elle murmura :
— Euh… Herbivicus ? Rien ne se produisit. Herbivicus ? Rien. C'est nul, ce sort, ça marche pas. Herbivicus, j'te dis !

Seul le bruissement du vent sur l'herbe lui répondit. Isolde donna un coup de pied rageur dans un pissenlit.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Max Valdrak, Sam 27 Mai 2017 - 15:32


Insomnie
PV avec Keira Sanders


La lune régnait désormais dans le ciel étoilé.
Voute céleste que je me plaisais à observer.
Allongée sur un banc. Musique dans les oreilles.
Cela faisait un moment que je cherchais le sommeil.

Insomnie quand tu nous tiens. Morphée avait beau nous tendre les bras. Et le lit nous appeler. Rien n’y faisait. Alors je restais éveillée. Certains profitaient des weekends pour dormir mais certaines fois quelqu’un en décidait autrement. Empêchant le marchand de sable de passer chez les quelques concernés.

Préférant une balade dans le parc à une dans les livres. Je m’étais rapidement changée, en évitant de réveiller les aigles endormis. J’avais seulement pris ma musique après m’être vêtu d’un simple pantalon et d’un Tshirt. Et maintenant direction la nature.

Une petite pensée au règlement. Avant de me rendre dans le parc. Mes pensées s’envolèrent comme les notes dans mon casque. Je marchais déambulant. Avant de me poser sur un banc. M’allonger. Bras derrière la nuque. Je contemplais le paysage devant mes yeux.

Me connaissant. Je resterais ici sûrement jusqu’au lever du soleil. Un spectacle à ne pas manquer. Mais en attendant, la nuit était toujours présente. Dominante. La musique, elle m’occupait l’esprit. Lui permettant de s’évader. Au rythme des souvenirs ancrés sur les chansons qui défilaient.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Keira Sanders, Mer 31 Mai 2017 - 14:01


Keira ne savait toujours pas ce qui lui avait pris de sortir à cette heure-ci. Respirer l'air frais la calmait. Le silence troublant de la nuit l'enveloppait comme une couverture. Elle n'avait plus l'impression d'avoir la tête qui explosait. Mais si elle était prise ! La jeune fille cherchait à tout prix à éviter les ennuis, surtout vu ce qu'il s'était passé la dernière fois qu'elle avait mis les pieds dehors après le couvre-feu. Enfreignant ainsi le règlement, elle se sentait à la fois puissante et vulnérable. C'était un drôle de sentiment.

Dans les dortoirs, elle se sentait étouffée. Elle était dernièrement sujette à un certain type de terreurs nocturnes. Elle faisait juste face à beaucoup trop de stress quant à beaucoup de choses, dans sa vie. Alors, la nuit, lorsqu'elle s'allongeait et essayait de dormir, il arrivait que sa respiration se coupe, et que des bribes de flashbacks surviennent. Parfois, ce n'étaient que de vagues sensations que son cerveau créait. Une odeur, par exemple. L'odeur du lac. L'impression d'avoir de l'eau entrant douloureusement dans les poumons. En bref, ce n'était rien de joyeux. Et elle ne savait pas à qui s'adresser pour chasser la bête. Elle ne pouvait pas en parler à un professeur. Et puis, de toute manière, que pourrait-il y faire ?

De loin, elle eut repéré un banc isolé. C'était parfait. Elle s'y rendit, foulant l'herbe un peu humide de ses souliers enfilés à la va-vite dans le noir. Ce n'était qu'une fois qu'elle se trouvait à quelques mètres derrière qu'elle pu voir que quelqu'un occupait déjà la place. A cause de la distance et de ses yeux non-adaptés à la vision nocturne, elle ne reconnut pas de suite qu'il s'agissait de Max, son adversaire lors d'un duel. Elle hésita longuement entre s'approcher encore et réclamer une place, ou faire discrètement demi-tour. Voire même s'enfuir. Ses jambes tremblotaient.

La dernière fois qu'elle avait adressé la parole à quelqu'un dans la nuit, ça avait tourné à la catastrophe.

La brune prit un, puis deux, puis trois pas de plus en avant. Elle voulait voir de qui il s'agissait. Si son minois ne lui inspirait rien de bon, elle n'aurait qu'à courir se réfugier ailleurs, au risque de passer pour une illuminée. Le visage de la personne ici allongée se précisa rapidement. La Serpentard la reconnut alors. « Max ? » Oh non. Elle semblait écouter une musique. Elle n'allait pas entendre. D'un timide doigt, elle tapota son épaule. « Qu'est-ce qui t'empêche de dormir, dis ? » Dis-moi que je ne suis pas la seule.
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