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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc
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Sur le banc perdu
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Keira Sanders
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Keira Sanders, Mer 31 Mai 2017, 14:01


Keira ne savait toujours pas ce qui lui avait pris de sortir à cette heure-ci. Respirer l'air frais la calmait. Le silence troublant de la nuit l'enveloppait comme une couverture. Elle n'avait plus l'impression d'avoir la tête qui explosait. Mais si elle était prise ! La jeune fille cherchait à tout prix à éviter les ennuis, surtout vu ce qu'il s'était passé la dernière fois qu'elle avait mis les pieds dehors après le couvre-feu. Enfreignant ainsi le règlement, elle se sentait à la fois puissante et vulnérable. C'était un drôle de sentiment.

Dans les dortoirs, elle se sentait étouffée. Elle était dernièrement sujette à un certain type de terreurs nocturnes. Elle faisait juste face à beaucoup trop de stress quant à beaucoup de choses, dans sa vie. Alors, la nuit, lorsqu'elle s'allongeait et essayait de dormir, il arrivait que sa respiration se coupe, et que des bribes de flashbacks surviennent. Parfois, ce n'étaient que de vagues sensations que son cerveau créait. Une odeur, par exemple. L'odeur du lac. L'impression d'avoir de l'eau entrant douloureusement dans les poumons. En bref, ce n'était rien de joyeux. Et elle ne savait pas à qui s'adresser pour chasser la bête. Elle ne pouvait pas en parler à un professeur. Et puis, de toute manière, que pourrait-il y faire ?

De loin, elle eut repéré un banc isolé. C'était parfait. Elle s'y rendit, foulant l'herbe un peu humide de ses souliers enfilés à la va-vite dans le noir. Ce n'était qu'une fois qu'elle se trouvait à quelques mètres derrière qu'elle pu voir que quelqu'un occupait déjà la place. A cause de la distance et de ses yeux non-adaptés à la vision nocturne, elle ne reconnut pas de suite qu'il s'agissait de Max, son adversaire lors d'un duel. Elle hésita longuement entre s'approcher encore et réclamer une place, ou faire discrètement demi-tour. Voire même s'enfuir. Ses jambes tremblotaient.

La dernière fois qu'elle avait adressé la parole à quelqu'un dans la nuit, ça avait tourné à la catastrophe.

La brune prit un, puis deux, puis trois pas de plus en avant. Elle voulait voir de qui il s'agissait. Si son minois ne lui inspirait rien de bon, elle n'aurait qu'à courir se réfugier ailleurs, au risque de passer pour une illuminée. Le visage de la personne ici allongée se précisa rapidement. La Serpentard la reconnut alors. « Max ? » Oh non. Elle semblait écouter une musique. Elle n'allait pas entendre. D'un timide doigt, elle tapota son épaule. « Qu'est-ce qui t'empêche de dormir, dis ? » Dis-moi que je ne suis pas la seule.
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Max Valdrak
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Max Valdrak, Dim 04 Juin 2017, 02:11


Je comptais les étoiles. Les yeux vers le ciel. Je ne pensais à rien. Je contemplais l'immensité. Mon esprit était ailleurs. Dans mes souvenirs. Des images dansant au rythme de la musique qui se jouait. Je me revoyais petite. Allongée dans l'herbe. A la belle étoile.

Les yeux qui brillaient comme les astres lumineux. Des questions dans la tête. Des interrogations sur le monde. Que se cachait-il derrière cette voûte céleste? Il y avait il d'autres personnes? Je ne le savais pas. Je ne le saurais peut-être jamais. Je me contentais de m'interroger. De rêver. D'imaginer. Cherchant des formes dans le ciel. Reliant les étoiles entre elles.

Nous étions vraiment tout petit.
Petit face à la grandeur du ciel.
Mais aussi petit face à la nature.
Petit par la taille.
Mais aussi petit par la connaissance.

Il était vrai que nous avons étudié le monde, pour apprendre à le comprendre. Cependant nous étions loin de tout savoir. Je me sentais minuscule. Impressionnée par la quantité de chose que j'ignorais et que je voulais découvrir. Avec mes yeux. Et non dans les livres. Je rêvais de voyager. Comme mon père. M'envoler.

Allongée. Je rêvais. De monde qui n'existaient pas. De choses improbables. Des formes qui dansaient. Qui jouaient. Des silhouettes sans visage qui s'animaient. Formées de feuilles. D'écorces. D'eau. De sable. De tout. De rien.

Je voyais le monde avec des yeux d'enfant. Émerveillés et curieux. N'aimant pas ne pas comprendre. Posant des questions en permanence. Cherchant les réponses dans les livres. Les imaginant lorsque je ne les trouvais pas.

Je m'amusais. Je m'occupais. Mes journées seule je les passais. Souvent on me retrouvait dans la bibliothèque. Ou alors, comme ce soir. Dans le jardin. La tête en l'air. La tête dans les nuages. Observant le monde.

Soudain une voix. Max? Mais d'où venait-elle? Un écho. Je revenais doucement sur Terre. Je me tirais doucement de mes pensées. Je clignais des yeux. Je retirais mon casque. La petite fille que j'étais se tournait vers l'origine de l'appel. Le souvenir se melait à la réalité un instant avant de s'effacer. De lui laisser sa place.

Devant moi. Une connaissance. Une ancienne adversaire. Elle me regardait. M'interrogeait. Je me redressais. L'invitant à s'assoir près de moi. Laissant la musique en fond.

-Le marchant sable m'a oublié je crois. Trop de pensées qui se mêlent, de souvenirs qui s’enchaînent. Et toi qu'est ce qui te maintient réveillée? Veux tu en discuter?

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Re: Sur le banc perdu

Message par : Keira Sanders, Lun 12 Juin 2017, 20:30


La brune posa doucement ses fesses sur le bois frais du banc. Elle frissonna à son contact glacé, qui lui faisait un bien fou par ces temps chauds, mais la plongeait également dans une ambiance encore plus froide et terrifiante que ses pensées ne l'étaient déjà. Elle subissait un effet paradoxal de réconfort et de peur. Un peu comme lorsqu'une brise fraîche donne froid à vos jambes alors que votre dos est chauffé par le soleil. Un soupir ressemblant à un râle résonna depuis ses voies respiratoires embuées.

Les pensées qui se mêlaient et bousculaient dans l'esprit n'étaient pas inconnues de la brune aux yeux bridés. Chacun en avait souffert à un certain point dans sa vie. Chez elle, c'était assez récurrent. Elle s'inquiétait trop, elle, qui avait tant d'assurance. Le serpent rangeait ses crocs la nuit, une fois rentré dans son trou.

« Mh. » Simple son qui pouvait tout dire comme être muet. A la fois signe d'approbation et rejet de l'idée. Hésitation. Vouloir parler, se raviser. Ne pas savoir si l'on devait ouvrir la bouche, et avant tout percer la bulle d'acier qui l'entourait dès qu'il s'agissait de sujets personnels et de faiblesses. « Juste... Tu sais, ces duels, » elle comprendrait forcément à quoi elle faisait allusion, « je suis juste surprise d'avoir été capable de faire face à... l'adversité. A être attaquée. »
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Max Valdrak, Jeu 22 Juin 2017, 21:29


La jeune fille s'assit à mes côtés sur le banc. Pendant un court instant seule la musique emplissait l'air. Une mélodie douce. Qui me rendait nostalgique. Qui me plongeait dans mes souvenirs. Un instant de silence de plus et je n'aurais pas entendu le petite voix de ma voisine.

Ses mots me firent réfléchir. De nouvelles pensées bousculèrent les précédentes. L'image de mon père absent. L'inquiétude avait disparu l'espace de quelques secondes, peut être quelques minutes. Mon attention focalisée sur ses dires. Sur sa reflexion. Cherchant une reponse dans le ciel étoilé.

- Je vois un peu ce que tu veux dire. Il est vrai que durant les duels, une nouvelle partie de nous peut s'être reveillé.
Et voir ce dont on est capable en situation était vraiment intéressant. Ne pas savoir ce qui se passera la seconde suivante était aussi comment dire...enfin j'ai trouvé cela très amusant. Mais je dois être un peu bizarre ne fait pas attention à ce que je dis. Et toi tu t'es sentie comment pendant le duel? Vivante? Stressée?


J'attendis sa réponse. Consciente que mes propos avaient un peu dépassés ma pensée et avait faillis se mêler encore plus. Il faudrait que je dorme la nuit. Cependant Morphée ne semblait pas vouloir me rendre visite ces temps ci.


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Re: Sur le banc perdu

Message par : Keira Sanders, Lun 10 Juil 2017, 15:07


La brune leva un sourcil. Amusant n'était pas un mot qu'elle aurait utilisé pour qualifier le fait de se trouver dans la fosse à lions, sans savoir quel sortilège allait venir la mettre hors d'état de nuire en quelques secondes - stimulant peut-être, réveillant les sens, mettant une claque aux concourants, une belle claque de maturité et de réflexion, de stratégie, de non-pitié, d'ambition, d'audace, de puissance et de réserves - mais pas amusant. Elle ne s'était pas amusée. Elle avait souffert, utilisé toutes ses forces, était tombée à terre ; mais en même temps, elle avait entièrement réparé son amitié avec Alice, sa partenaire. C'était donc un mal pour un bien.

« Je me suis sentie adulte, » répondit simplement Keira. « En quelques sortes, comme si on m'avait plongé dans un seau de responsabilités, et qu'on m'avait montré que même si j'avais peur de certaines choses, la vie m'obligerait à les affronter. » C'était ce qu'elle en avait retenu. L'adversité, la possibilité de mourir à terre, de laisser l'âme quitter à nouveau le corps l'espace de quelques secondes, le temps de laisser des professionnels intervenir, l'âme flottante et le manque de réponses, le noir complet, le vide, le néant, la lumière éteinte dans les yeux. Comme cette nuit dans le lac, lorsque l'eau avait remplit ses poumons. « On ne peut tout simplement pas éviter la peur. Elle nous rattrape toujours » tôt ou tard tout comme la nuit finit par laisser sa place au jour.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Max Valdrak, Lun 17 Juil 2017, 14:15


Ses derniers mots me figèrent alors que je voulais lui répondre. Une sorte de voile m'entoura. M'enveloppa. Me tirant vers des souvenirs et surtout un que j'avais enterré m'efforçant de l'oublier. Mais la fatigue et les événement actuels faisaient que cette image ressortait. S'invitant dans les rêves. Une pensée. Un mot. L'ayant fait resurgir.

Peur

Pas n'importe laquelle. Celle de la solitude. Celle de la perte du pilier toujours absent qui me soutenait autant qu'il m’empêchait d'avancer. Celle de briser le masque, qu'il tombe et qu'il ne puisse jamais revenir. Celle de m'ouvrir. Mais si je m'ouvrais. Juste un peu. Juste une fois. Pour changer. Au lieu de m'isoler dans ma bulle.

-La peur nous rattrapera, mais c'est à nous de la combattre. De lui faire face. Simple à dire, plus compliqué à appliquer.
Souvent on refuse même de mettre un mot sur cette peur, de la définir, au risque qu'elle ne devienne plus réelle qu'elle ne l'est déjà.Mais d'un autre côté, la connaitre permet de mieux la gérer. Je te dis cela cependant moi même je suis incapable de lui faire face, la laissant me grignoter. Cependant je me dis qu'un jour elle s'en ira, laissant sa place à une autre, un éternel recommencement. Il faut donc profiter,
l'ignorer si possible et positiver le plus possible.


Les mots s'étaient envolés. Les yeux rivés sur la voûte étoilé, je ne les avais point retenus. JE ne voulais pas les retenir. Juste les laisser sortir. Eux qui me brûlaient les lèvres et qui se débattaient dans mes pensées.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Keira Sanders, Dim 23 Juil 2017, 21:03


A quoi bon fuir ? A quoi bon toujours essayer, toujours faire de son mieux à chasser la peur à s'en rendre malade ? Elle se faisait toujours rattraper. La peur et le stress aussi, car ce dernier lui est intimement lié. C'est une forme de peur d'anticipation, un peu comme une peur de la peur ; le stress vient en avance, grignote l'esprit et le corps, pour au moment voulu laisser place à sa soeur, puis disparaître. C'était la situation idéale.

Le stress de Keira ne s'en allait jamais.

Depuis de nombreux mois, elle vivait avec cette boule, ce trou noir qui grandissait et la vidait de son énergie. Le pire, c'était qu'elle ne pouvait rien y faire. Elle était impuissante. Des heures durant, elle avait lu des livres, tenté des exercices de respiration, chanté de la musique ou peint pour songer à autre chose que ses petits soucis, mais rien n'y faisait. Au final, elle se rendait toujours malade. La moitié de ses repas finissaient douloureusement dans les toilettes de l'école. Bientôt, la goutte de trop rejoindrait le vase.

Ce n'était pas une vie.

Elle était clairement jalouse de ceux qui vivaient tranquillement sur leur petit nuage, qui ne s'inquiétaient de rien, même lorsque tout n'allait pas pour le mieux. Ceux qui savaient positiver et se dire maintenant stop, ne gâche pas ta vie à te rendre malade comme ça.  Pourquoi n'était-elle pas capable de faire de même ? Pourquoi est-ce que la boule lui était tombée dessus, à elle ? Elle se traînait, son corps qui devenait frêle et vide de vie, comme un prisonnier condamné à mort, à qui on attachait un boulet à la cheville. Elle coulait, sombrait, s'enfonçait ; et bientôt se noierait.

Elle retint des larmes qui perlaient au coin de ses yeux. « Ce n'est pas toujours possible de les ignorer. Les miennes sont permanentes. » Elle baissa le regard. D'un côté, c'était rassurant de savoir qu'elle n'était pas la seule à se laisser dévorer. Elle n'était pas seule, même si le ressenti des deux demoiselles n'était sûrement pas le même. « Je suis malade d'angoisse, » prononça-t-elle tout haut pour la toute première fois. Cela lui fit l'effet d'une bombe, comme le tout premier je t'aime d'une vie. Max avait raison, on osait jamais nommer la peur. Pourtant, avouer, accepter, n'était-ce pas la première étape pour en guérir ? « Je suis malade d'angoisse... », répéta-t-elle plus bas, pour elle-même, laisser une larme couler le long de sa joue pour aller mourir sur son cou. « Je devrais prendre du philtre de paix. » Fausse bonne idée. La potion avait un double revers. Si elle commençait, elle risquait de ne plus pouvoir s'en passer. Mais c'était peut-être le prix à payer -

pour une vraie vie.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Max Valdrak, Mar 22 Aoû 2017, 23:13


Un temps de pause. Le silence présent. Pesant. Je m'étais tournée vers elle. Hésitant à la prendre dans mes bras. Mais m'étant résignée ne sachant comment elle prendrait mon geste. Je la regardais. L'observait. Suivant du regard la larme qui coulait. Attrapant discretement dans ma poche un paqut de mouchoirs. Lui tendant en souriant. Sourire timide. Sourire sincère. Compatissant.

-Un filtre de paix ne t'aidera qu'un temps et s'estompera tôt ou tard. Vaincre ses angoisses est très compliqué. Et si tu as besoins d'aide, de soutien ou juste, simplement d'une personne avec qui en parler, tu peux compter sur moi. Si je peux faire quelque chose pour atténuer ta peur, te liberer un peu, n'hésite pas.

Je soutenais son regard. Le cherchant un peu. L'obscurité m’empêchant de la distinguer parfaitement. Mais quelque chose me disait qu'elle avait peut-être envie de se confier. Une sorte de pressentiment. Ou alors mes propres envies projetées. De nouvelles paroles envolées.

-Je sais que l'on ne se connait pas beaucoup et peut-être tu préféreras en discuter avec une autre. Mais je trouve que parfois c'est plus simple quand on connait moins la personne qui nous fait face.

Des mots. Comme une invitation. Une simple proposition. N'attendant pas forcément de réponse. Cependant une nouvelle question voulait sortir. Restant sur le seuil de mes lèvres depuis le début. S'évadant sans autorisation dans un murmure.

-Cela fait longtemps que cette maladie te ronge?

HRP: Désolée pour le retard
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Keira Sanders, Jeu 28 Sep 2017, 19:28


Pour, sans doute, l'une des premières fois de sa vie, Keira accepta un geste d'aide sans rechigner. L'une de ses frêles mains se saisit d'un mouchoir qui lui était tendu afin de venir essuyer la larme qu'elle avait laissée couler. D'habitude, elle était seule lorsqu'elle laissait ses nerfs craquer ; seule avec les murs et ses pensées. Pleurer était un acte que tant que de personnes, y compris notre brune, craignaient ou associaient à la faiblesse. Pourtant, il lui fallait bien reconnaître que c'était apaisant. Comme si une quantité infinitésimale de sa tristesse s'en allait à chaque épanchement. Une fois que ses yeux étaient secs, elle se trouvait vide. En somme, ce n'était pas non plus la super forme, mais c'était mieux que de se sentir mal(ade). Ensuite, la jauge de pression et d'angoisses remontait en flèche, jusqu'à atteindre une certaine valeur limite. C'était un cycle infernal, mais purgatoire. Et pour le moment, elle n'avait d'autre option.

« Tu as raison. Ce serait un peu prendre un raccourci pour au final atterrir dans un gouffre. » Néanmoins, l'idée de se "soigner" à l'aide de ce philtre lui trottait toujours à l'arrière de la tête. Têtue comme elle l'était, personne ne pourrait l'en dissuader, de toute manière. Personne, exceptée elle-même, pour peu qu'elle en eut été capable. « Il m'est impossible de dire quand cela a commencé. » Ce genre de maux s'installait tellement doucement et sournoisement qu'on ne le voyait que lorsqu'il était trop tard pour mettre des barrières à sa croissance. « En revanche, je sais à partir de quand tout a échappé à mon contrôle... »

Suite à cette affirmation, elle respira profondément - tant que son nez bouché le lui permettait. Elle n'était pas certaine de vouloir en parler, mais c'était peut-être nécessaire. Elle ne voulait pas montrer cette facette d'elle à ses amis proches, trop peu nombreux - et hormis ceux-ci, elle était relativement solitaire. Une superbe personne se tenait juste là, à l'écoute. C'était peut-être l'occasion. Et puis, elle se sentirait coupable de s'en aller après avoir lancé une phrase digne du synopsis d'un drame. « Je ne sais pas pourquoi les gens ont tant peur à l'extérieur de l'école, alors qu'on se fait agresser ici-même. » Le lieu du crime se trouvait d'ailleurs à quelques pas de là. Elle leva un bras, pointant du doigt le lac. « Une imbécile de Gryffondor a essayé de me noyer. Je ne me souviens pas de tous les détails - il me manque toujours des petits morceaux. Mais d'après l'infirmière, j'ai échappé de justesse à un sort funèbre. » Le dire tout haut faisait étrangement bizarre. Les deux derniers mots lui arrachèrent presque la gorge. « Cela suffit à changer une personne... » même si ces angoisses n'étaient pas nées de rien. Elles étaient là, toujours - seulement, elles étaient invisibles. « T'es t-il déjà arrivé quelque chose de semblable ? »

HRP : De même, je m'excuse !
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Max Valdrak, Ven 03 Nov 2017, 10:06


Je l’écoutais. Je l’observais. Tentant de rester neutre face à ses paroles. D’oublier des souvenirs qui montaient malgré moi. Souvenirs qui n’avaient pas vraiment de liens avec ses dires. Son histoire. Elle me prenait. Me touchait. M’impactais. Empathie présente. Plus forte que Compassion.

Soudain. Alors que je m’apprêtais à lui répondre. A lui dire que je pouvais la comprendre même si ma situation n’était pas la même. Dans mon cas je n’avais pas encore basculé. Cependant le fil était mince. Une brise commençant à me pousser. J’avais presque réussi à élaborer une réponse compréhensible. Ou plutôt aussi compréhensible que pouvait l’être les paroles d’un esprit fatigué, pensif…

Une question. Comme un retour de flamme. Retour à l’envoyeur. Non peut-être pas. Partage. Echange. Tel était ce qui se passait dans cette discussion nocturne. Un échange entre deux personnes blessées à différents degrés. Mais il y avait-il vraiment une échelle dans les problèmes? Je ne savais pas. Chacun sa vision des choses. Certains jours je m’imaginais la vie comme un chemin avec ses obstacles, ses zones d’ombres. Mais aussi ses moments magiques qui donnaient envie de continuer. De marcher plus loin. D’autres jours, je rangeais mes émotions dans un livre. Derrière mon masque j’écrivais mon histoire. L’encrant de larmes parfois lorsque personne ne le regardait. Changeant de page rapidement lorsque qu’un œil se tournait vers le livre.

Je n’arrivais pas à formuler une réponse. Un silence s’installant. Les pensées un peu trop mélangées. Perdue. Masque me retenant à dire certaines choses. Il était solide. Mais les mots eux sont volatiles. La voix fragile. Trahissant. Légèrement tremblante. Des yeux vers le ciel. Un regard vers les étoiles. Les fixer comme pour m’aider à me concentrer.

-De semblable peut-être pas. A la limite de la bascule, depuis un moment. Le vent me poussant depuis quelques jours. Un mauvais pressentiment très marqué. Surement la raison des insomnies. Je devrais être habitée à cela. Ce n’est pas la première fois.

Une pause. Je repris mon souffle. Puis je sautais. Je me lançais. Pas un saut dans le vide. Pas encore. Encore une accroche.

-Je n’ai que mon père toujours absent que je suis. C’est un pilier. Il voyage énormément parfois sans donner de nouvelles mais pas durant plus d’une semaine. Trois mois. Trois mois sans une lettre, un mot. Je m’inquiète. Je sens le pilier se fissurer…

Je m’arrêtais. Ma voix me trahissait de trop. Mais je n’étais pas prête. Pas prête à mettre des mots sur mes peurs. Un jour. Pas aujourd’hui…

-Pour revenir à ton histoire, on sait toujours quand on bascule c’est plus difficile de pointer la cause exactement, le début du changement. L’accident est arrivé il y a longtemps? Si tu ne veux pas en parler je comprendrais. Mais si tu as besoins d’une épaule je suis et serais là. Toujours à l’écoute même si peut-être je n’aurais pas les solutions, je ferais ce que je peux pour aider.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Keira Sanders, Mar 14 Nov 2017, 17:35


Suite à sa question, un silence s'installa. L'absence de paroles valait autant que tous les mots du monde, et Keira en déduit ainsi que Max avait également quelque chose sur le cœur, lui pesant dessus comme des mains qui appuyaient sur ses épaules pour voûter son corps. Il était fou de constater que tant de personnes avaient été touchées par des événements que l'on ne souhaitait pas à quelqu'un. Avant, la brune pensait que la majorité des gens vivaient simplement, sans se soucier de rien ; depuis qu'elle avait commencé à parler, bien que ce fut à peu d'élus, elle réalisait que son cas n'était pas isolé. Même la poissonnière qui lui avait fait subir ça devait avoir un sacré souci pour en arriver à tel point. Peut-être que finalement, il n'y avait pas tant de différences que cela entre la jeune Sanders et le reste du monde. Au lieu d'un cratère, il n'y avait qu'un fossé.

Le silence fut rompu par de mystérieuses paroles qui n'en révélèrent d'abord pas plus que le silence lui-même. Elle parla ensuite de son père, qu'elle décrivait comme quelqu'un qu'elle aimait, une attache qui la gardait saine. Celui-ci semblait, si on mettait le mot sur les choses, avoir disparu. Si elle l'aimait, Keira convenu que c'était assez tragique, bien qu'elle ne sache pas si elle pouvait réellement compatir. Si son père disparaissait ? Celui-ci n'avait pas vraiment d'utilité et était si soumis à son épouse, qui avait fait son nom, qu'il ne semblait pas disposer d'un libre arbitre propre. C'était le père absent par excellence, celui qu'on entendait jamais et qui restait en retrait même au manoir. Quant à sa mère, elle savait parfois se montrer si tyrannique et écrasante que la mi-chinoise n'était pas sûre qu'elle lui manquerait. Sans doute un peu, quand même : c'était elle qui avait fait toute son éducation. Elle lui avait légué des valeurs qu'aujourd'hui, elle était heureuse d'avoir.

« J'espère que tu auras des nouvelles bientôt, » dit-elle finalement pour rompre le silence après son introspection, sans vouloir prononcer le mot disparition ou autre mauvais présage. Ce n'était pas ce dont elle semblait avoir besoin. « Tes paroles me touchent, tu sais. » Même si c'était incompréhensible, pourquoi disait-elle qu'elle serait toujours là ? Pourquoi s'offrir à elle qu'elle ne connaissait que peu ? « Et non, cela fait quelques semaines. » Sur ce, elle se releva et tendit une main à Max. Elle était à prendre ou à laisser, peu importe. Si la Serdaigle voulait rester plus longtemps dehors, Keira n'y verrait pas d'objection. « Tu veux qu'on retourne doucement au chaud ? Je pense que, de toute manière, nous ne sommes pas prêtes à en dire davantage pour ce soir. C'est sur nous qu'il faut travailler au préalable. »
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Max Valdrak, Sam 25 Nov 2017, 20:14


Elle avait raison. Nous n'étions pas prête. Plus absorbée par l'immensité du ciel étoilé que par ces pensées fuyantes. Une voûte céleste. Un dessin s'étendant à perte de vue. Je pourrais le décrire des heures durant. L'observer toute la nuit. Compter les étoiles. Voir certains astres filés. La lune dominant. Lumière plus forte. Éclairant dans la pénombre. Faisant danser les ombres. Des nuits comme celle ci j'aimais les passer à observer ce plafond infini.

Réfléchissant. Philosophant. Me perdant dans le fil de mes pensées. Dans le dédale des songes sans fil d'Ariane pour en sortir. Et si j'osais commencer une pensée, une réflexion par un "à supposer que" alors l'on me perdait. Rien pour arrêter l'esprit volatil. Qui filait comme le vent. S'envolant vers de nouveaux sentiers. Rêvant.

Non ne rêvant pas. Pas en ce moment. Cauchemars remplaçant les rêves. Pensées perturbées. Assombries. Que faire? Garder pour soi tel un secret. Cela semblait le mieux à faire pour l'instant. Tenter d'oublier ses craintes. Avancer en espérant que l'orage passe. Il passera. Quand? C'était la grande question.

Un petit vent frais. Me tirant de mes réflexions. Un regard vers la jeune fille avant de me lever. Une main tendue vers elle.

- Tu as raison, nous devrions rentrer doucement. Les nuits sont fraîches ces temps ci. Mais j'espère que nous aurons l'occasion de raparler de nouveau mais aussi et surtout que tu arriveras à avancer. Comme je te l'ai dit si tu veux parler n'hésite pas à me contacter n'importe quand je répondrais présent.

Fin de RP
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Alicia Steinfeld
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Alicia Steinfeld, Dim 17 Déc 2017, 01:36


FLASHBACK avec Céleste Selwyn

C’était il y a déjà un bon moment et pourtant Alicia se souvenait de ce moment comme si s’était hier. Alicia avait toujours eu du mal à se faire des amies, mais parfois, les choses cliquaient d’un seul coup entre deux personnes, comme cela avait été le cas entre Licia et Céleste. À cet époque, la jeune poufsouffle était toute petite, en plein début de puberté, cette dernière avait pris l’habitude de porter un pull, préférant cacher son corps changeant qui passait de petite fille à une jeune femme lentement. Bref, la jeune blondinette de 13 ans à cet époque était bien de bonne humeur. L’année scolaire débutait et Alicia était prête pour cette troisième année à présent. Le parc était bien rempli aujourd’hui, mais heureusement pour Ali elle trouva tout de même une petite place sur un banc vide. Une fois assise, elle observa les gens autour d’elle un instant, tandis que son regard croisa une jeune fille. Visiblement plus jeune qu’elle et pas de sa maison non plus. Quelque chose au fond de la gamine se réveilla en elle. C’était comme une espèce de décharge électrique ou plutôt comme une énorme poussée d’adrénaline. Alicia avait envie de rencontrer cette fille, de lui parler et d’être son amie.

Ce jour-là, Licia ne sut jamais pourquoi, ni ce qu’il lui avait pris, mais sans réfléchir, elle s’était levée et diriger vers la petite en question. Rapidement face à cette inconnue, elle lui avait fait le plus beau de ses sourire. « Bonjour! Tu es en première année ? Ton visage ne me dit rien. » avoua la blondinette avant de lui prendre une main. « Moi c’est Alicia ! »
Licia était très chaleureuse et semblait terriblement douce et gentille comme petite fille. Tout chez cette petite montrait qu’elle était une bonne et agréable jeune fille. « C’est ma troisième année ici. Tu verras, tu vas vite te sentir chez toi si ce n’est pas déjà fais. Promis! » Elle rit faiblement avant de finalement lâcher la main de cette petite qui était nul autre que Céleste. Sans expliquer pourquoi, Alicia avait senti une connexion entre eux se former. Plus que ça, elle avait eu l’impression qu’elle avait trouvé une âme sœur et qu’elle était faites pour être tout simplement amies. Bien sûr, Licia ne dit rien de tout cela à Céleste ou du moins, uniquement bien des années plus tard.

Toujours le sourire aux lèvres, la jeune blonde eut une idée. « Dis- tu veux bien venir t’asseoir avec moi? On pourrait discuter un peu. » Elle lui pointa le petit banc abandonné.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Céleste Selwyn, Dim 24 Déc 2017, 14:27


Flashback to the beginning
Celeste Selwyn & alicia SteinfelD


Les débuts à Poudlard ça ne s'oublie pas, ça ne s'oublie jamais -sauf si un petit "oubliette" passe dans le coin, mais bon, vous avez compris le principe-. Et Céleste s'en souvenant parfaitement bien. C'était il y a un peu plus de cinq ans, qu'elle avait eu le vieux chapeau rapiécé sur le haut de la tête. Ses parents lui avaient dit qu'elle irait très certainement chez les serpents, comme tous les membres de la famille Selwyn depuis que Merlin est dans le berceau. Bon peut-être pas jusqu'à là, mais l'idée est présente. Et puis elle s'en était persuadée, qu'elle irait chez les ambitieux rusés. Enfin, seulement durant un certain temps. Elle avait appris à ne pas se laisser mener à la baguette -littéralement- et elle avait compris qu'elle irait dans la maison qui lui conviendrait le mieux. Et grosse déception pour le père Selwyn, elle fut choisie par les courageux lions. Elle, dans tout ça? Et bien elle en était très ravie, d'avoir pu montrer du haut de ses onze piges qu'elle n'était pas la parfaite petite gamine au sang pur que l'on attendait qu'elle soit. 
Et à peine arrivée au château que la petite brune avait pris ses marques. Il fallait bien dire qu'elle n'était pas du genre timide à se cacher dans son coin à la première occasion. Céleste était plutôt du genre casse-cou, surement un peu garçon manquée dans l'âme, et elle n'avait pas peur de s'attirer les foudres des adultes à peine répartie. Et cela allait durer durant des années. Sept pour être plus précis. Durant toute sa scolarité, et bien qu'elle ne le savait pas encore à l'époque, elle allait faire en sorte que ni les murs, ni les tableaux, et encore moins les professeurs ne l'oublient un jour. Elle entrerait dans la légende des fauteurs de troubles en chef. Et en beauté. Sorciers, sorcières, voici l'objectif principal de la gamine Selwyn durant sa scolarité à l'école de magie et de sorcellerie. Enfin, juste après poursuivre des études d'Auror, bien sûr, mais ça, elle ne le savait pas encore. 

Et en ces premiers jours de septembre, il fallait dire qu'elle était plutôt calme, pour une première année. Pas du genre impressionnée, elle profitait des derniers moments de chaleur avant d'entrer dans l'hiver Écossais, dehors, comme beaucoup d'élèves le faisaient actuellement. Elle déambulait un peu partout, observant ceux qui se trouvaient autour d'elle. Y'avait des plus vieux, y'avait des plus jeunes. Des garçons, des filles. Cette fille. Cette fille qui vient de croiser son regard. Une Poufsouffle, apparemment.  Son père lui avait parlé de cette maison. Et pas en bien. Encore pire que les lions, ces blaireaux, qu'ils disaient. Pourtant Selwyn n'en avait pas cru un mot, et cette fille qui était surement plus vieille qu'elle d'un an ou deux tout au plus lui paraissait tout à fait normale et très sympathique. Prenez ceci comme un compliment, Céleste n'était pas du genre à vivre dans un joli monde tout plein de soleil et de fleurs. Même lorsqu'elle avait onze ans. Le mot innocence ne pouvait perdurer que quelques années maximum lorsque l'on portait un nom de famille comme le sien.

"Bonjour! Tu es en première année? Ton visage ne me dit rien." Ah, bah la voilà qui arrive pour lui adresser ces quelques mots avec un grand sourire aux lèvres. Alicia. Troisième année. Et est-ce que Alicia, troisième année, va lui laisser le temps de parler pour se présenter ou... ou non, vu qu'elle enchaîne sur autre chose. "Tu verras, tu vas vite te sentir chez toi si ce n’est pas déjà fais. Promis." Elle sourit légèrement, pas du genre impolie. Quoi que, si, en fait. Mais là, elle se contentait de garder le silence, le temps de la présentation se termine. "Je m'appelle Céleste Selwyn." Implorant silencieusement Merlin pour qu'aucune remarque ne soit fait sur son nom de famille et sur la famille dont elle était l'héritière en général d'ailleurs, Céleste lâcha un sourire à Steinfeld, scrutant au passage ce qui pourrait être un possible réaction à cette présentation. On ne pouvait nier ce que les Selwyn était, mais la gamine d'à peine onze ans n'était pas vraiment emballée par l'idée d'être mise dans le même sac que les sorciers de sa famille se situant sur la branche "magie noire" du monde magique. 
Heureusement pour elle, l'autre fille venait de rire. Un peu. Mais suffisamment pour que la plus jeune des deux se détende un peu. "Dis, tu veux bien venir t’asseoir avec moi? On pourrait discuter un peu." Alors la rouge et or hocha joyeusement la tête, répondant positivement à cette demande, trop heureuse de partager un moment en la compagnie de quelqu'un de nouveau. 
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Alicia Steinfeld
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Alicia Steinfeld, Dim 24 Déc 2017, 21:53


Alicia avait semblé très heureuse de la réponse de Céleste et encore plus de la voir la suivre. Licia n’avait pas trop réagit face au nom de famille de la brunette, après tout, ce n’était qu’un nom, une famille. La famille ne définissait pas nécessairement qui on devait être… Pas vrai? La blondinette une fois assise sur le banc avec la jeune fille qui allait être sa nouvelle amie, sortie de sa poche un sac avec plusieurs bonbons à l’intérieur. Visiblement, c’était des draguées surprises. « Tu en veux ?? J’ai essayé de trier ceux qui semblait faire plus envie… m’enfin, je ne sais pas si mon intuition va être bonne. » avoua la jaune et noire avant de sourire de nouveau à Céleste puis d’en prendre un qu’elle mit sans hésiter dans sa bouche. « Oh! Chocolat! » La chance qu’elle avait aujourd’hui!

Contrairement à beaucoup de petite fille de son âge, Alicia souriait presque en permanence, depuis toujours. Même dans les temps dur et sombres, elle essayait toujours de sourire. Un jour alors qu’elle était bien plus jeune, son grand père venait de mourir et ils étaient tous partie au Canada pour voir la famille. Tous pleuraient, Alicia aussi… Puis à ce moment-là, elle avait remarqué que sa mère, malgré la perte d’un être cher, ne pleurait pas, mais essayait de sourire… À ce moment-là, elle lui avait expliquer. Elle préférait sourire pour tous le monde et que les gens la regardent et garde espoir, que les gens puissent apprécier une petite lueur de douceur dans cette noirceur… Un sourire, c’était la plus belle chose que l’on pouvait donner à quelqu’un… À ce moment, Alicia avait hoché de la tête et elle avait compris. Un sourire, pouvait aider tout autant… C’est donc pour ça qu’Alicia souriait la plupart du temps. Elle pleurait que très rarement et elle semblait toujours remplie d’espoir. Certains la disait folle et trop naïve, mais elle ne l’était pas! Pas du tout même…

Sortant de ses pensées, elle regarda la jeune fille puis sourit. « Tu es heureuse de ta maison Céleste? » demanda la jeune fille. Bien sûr, elle savait que tous le monde voulait être à Serpentard, Gryffondor et Serdaigle. Personne ne voulait cette maison de blaireau… Sauf elle! Elle avait été fière, dès la première seconde et bon sang qu’elle aimait cette maison! Elle était remplie de bonne personne agréable, d’amis et de gens intéressants.
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Olivia G. Reynolds
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Olivia G. Reynolds, Jeu 08 Fév 2018, 14:27




Double face
Avec Megan K. Hayajân
Oiseaux chantant, gamins pleurant, vent soufflant. Ces sons, tous différents mais complémentaires emprisonnent vos oreilles dans un monde où chaque endroit ne fait que d'annoncer une migraine prochaine. Bordel, vous n'aurez jamais dû prendre l'habitude d'habiter dans un lieu où chaque petit recoin semble si pur, si sécurisé. Assez sécurisé pour vous donner envie de sortir. Sortir, profiter du monde extérieur. Sortir, découvrir le monde qui vous attend, le plaisir de l'interdit vous faisant frissonner.

Mais Poudlard semble aussi ennuyant que votre ancienne vie. Et pourtant, vous vous y êtes habituée. Plus qu'une année, et enfin, le monde sera à vous. Personne n'observa chaque fait et geste de votre vie. Dix-sept années à attendre que quelqu'un vous sauve et bientôt, vous vous sauverez toute seule. Sincèrement, était-ce mieux de rester chez une famille où chaque mot contient un simple mensonge, ou un monde où la magie règne et où les gamins s'amusent de partout. Mmh. Le choix est évident. Autant les Etats-Unis vous manquent, autant l'Angleterre vous passionne. Vous profiterez de la liberté plus tard. En attendant, l'innocence doit régner dans votre vie. Il n'est pas encore temps d'être une adulte. L'adolescence, l'adolescence...

Pas après pas, le son des brindilles d'herbe se fait entendre. Votre veste beige touchent à chaque mouvement vos genoux froids. Vos yeux vifs croisent ceux de certains, vous efforçant d'adresser un sourire charismatique à chaque personne qui semble s'attarder un minimum sur votre simple personne. Vous vous considérez sociable, oui. Mais des fois, l'envie de péter un plomb et de vous renfermer vous surprend souvent. Au grand jamais vous n'avez déjà osé toucher à une personne par colère, dans le sens des plus figurés que propres. Vous vous isolez petit à petit du petit monde, vos pupilles se dilatant au fur et à mesure que vous vous approchez de l'ombre.  Enfin arrivée à votre destination, vous vous attardez sur une demoiselle, assise sur le banc où vous vous asseyez habituellement dans les moments les plus compliqués, ses yeux fatigués observant quelque chose dont vous ne vous attardez même pas. Sourire chaleureux, vous essayez de sortir la serpentarde de sa transe.

- Puis-je m'asseoir ici ?
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 Sur le banc perdu

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