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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc
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Sur le banc perdu
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Valentina S. Riddle
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Valentina S. Riddle, Dim 05 Jan 2014, 23:54


- Hé bien. J'avoue que j'aime aussi rester dans le parc la nuit mais je préfère la réserve de la bibliothèque. C'est drôle, je ne t'avais jamais vue dans ce coin-ci du parc. Ni ailleurs d'ailleurs.

Dragunov avait à présent baissé sa baguette, mais rien dans son regard ne trahissait un signe de reddition. La façon dont ses doigts était crispés sur la tige de bois montrait bien qu'elle aurait été prête à dégainer si l'occasion se présentait. Valentina baissa à son tour sa baguette d'un geste brusque.
La jeune blonde parlait avec une telle indifférence de ses vagabondages nocturnes que c'en était déstabilisant, mais Valentina ne releva pas.
La réserve de la bibliothèque, disait-elle? Elle même s'y était rendue quelques fois la nuit afin de récupérer des livres sur des potions et des maléfices interdits. Cependant elle n'avait jamais croisé personne hors du dortoir la nuit. Après un instant de réflexion, elle se sentit stupide de penser qu'elle puisse être la seule à braver le règlement.
Elle réfléchit un instant. En fait, elle avait vu cette fille une seule fois dans la salle commune, où elle même ne se contentait que de passer rapidement tête baissée. Il lui sembla normal qu'elle ne l'aie pas remarquée.

- D'habitude je reste dans la forêt, reprit-elle, c'est plus calme. On risque moins de se faire déranger par quelqu'un là bas.

Dragunov ne semblait pas avoir remarqué le sarcasme de ses paroles, ou alors avait-elle simplement décidé de l'ignorer ; ce qui était sans-doute mieux ainsi. Elle lança d'un ton léger :


- Tiens, c'est drôle, je vais dans la forêt aussi parfois, mais c'est la meilleure solution pour se faire déranger par des gamins en mal de sensations fortes.

Ne laissant rien transparaître sur son visage, et n'ayant rien à répondre, Valentina resserra les attaches de sa cape qui glissait sur ses épaules. Elle commençait à avoir un peu froid, mais n'était pas disposée à rentrer tout de suite au dortoir. Elle se sentait complètement stupide de ne rien avoir à dire, n'étant pas habituée à dialoguer avec les gens. Son interlocutrice paraissait bien plus charismatique, bien plus appréciée par les autres ; ce qui était normal. Elle n'avait définitivement aucun mal à lancer une conversation et semblait très ouverte, contrairement à elle. Valentina se sentit complètement ridicule, mais encore une fois, ne laissa rien paraître. Elle n'avait pas envie que cette fille qui semblait si parfaite remarque qu'elle la mettait mal à l'aise. Elle se contenta d'afficher un visage impassible, ses yeux fixant toujours intensément ceux de Dragunov dans une attitude de défi qu'elle ne s'expliquait pas elle même.
La voix de la jeune blonde résonna encore dans ses oreilles.

- Tu peux t'asseoir si tu veux, il y a de la place pour deux et c'est mieux pour discuter.

Valentina se sentit agacée, en vérité, elle aurait préféré retourner vaquer à ses occupations dans la forêt plutôt que de se retrouver seule avec cette Dragunov, qui semblait sympathique, certes, mais qui lui inspirait une profonde répulsion d'elle même, ce qui ne lui était jamais arrivé vu qu'elle n'avait parlé à personne qui aurait été susceptible de lui faire remarquer à quel point elle était ridicule d'un point de vue social. De plus, si elle s'asseyait à coté de la Serpentard, elle lui aurait exposé une partie vulnérable de son corps qui se serait retrouvée à son angle mort, et cette dernière aurait été apte à l'attaquer si elle l'avait voulu. Valentina eût une pensée dédaigneuse à son propre égard. Ce qui lui avait toujours apparu comme une méfiance naturelle pour les autres lui apparaissait maintenant comme une paranoïa qui touchait de près à la folie. Rejetant toutes les pensées qui s'accumulaient dans sa tête, elle se dirigea vers le banc lentement et s'y assit. Elle se demanda ce qui pouvait pousser Dragunov à vouloir de sa compagnie, puis réalisa que c'était surement de la simple politesse. Ne sachant que dire une fois de plus et sentant le regard de son interlocutrice peser sur son dos, Valentina se contenta de fixer la surface noire et lisse du lac qui s'étendait devant elle.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Invité, Mar 07 Jan 2014, 12:41


Nastesia observa la jeune fille. Décidément, elle n'était pas bavarde, ou alors, elle était très mal à l'aise avec les gens. Etonnant. Soit c'était pour se donner un petit air mystérieux et pour faire peur aux gens histoire de ne pas être dérangée, ce qui se tenait de la part d'une Serpentard qui avait l'air pas mal versée dans la magie noire, soit c'était de la vraie asociabilité, et là c'était plus étrange, mais pas moins possible. L'énigme qu'était Valentina Riddle commençait à titiller la curiosité de Nastesia, qui malgré son flegme extérieur ne pouvait s'empêcher de résoudre le moindre mystère à sa portée. Dans une autre vie, elle aurait été détective privé.

Après sa proposition de s'asseoir, Nastesia fut heureuse de la voir obtempérer, malgré une hésitation (légitime) très marquée. Pas qu'elle commençait à l'apprécier, non, à vrai dire Valentina lui semblait très antipathique. Cependant, elle avait l'air intelligente, et si la jeune russe arrivait à percer sa carapace de glace, elle pourrait se révéler d'une aide précieuse. Mais c'était à voir. Des "amis" trop dangereux étaient déconseillés, de même que des amis trop stupides. Il fallait savoir doser, et garder auprès de soi ses alliés les plus utiles. Voilà la doctrine de Nastesia, qui, dévorée par l'ambition, ne parlait quasiment jamais à personne sans avoir un but derrière la tête.


- Alors. En quelle année es-tu ? Je n'ai pas le souvenir de t'avoir déjà vue dans la salle commune.


La jeune fille voulait que la conversation évolue, et ce rapidement, parce qu'il commençait à vraiment cailler et qu'elle n'était pas là pour discuter Poudlard. Mais il fallait bien commencer par quelque chose. Se frottant les mains l'une contre l'autre, elle porta son regard sur le bord du lac, à l'instar de sa voisine, tout en se demandant comment elle allait bien pouvoir faire pour la dégeler. Parce que si elle, Nastesia, était souvent surnommée la Reine des Glaces, son interlocutrice la surpassait largement en matière de froideur.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Valentina S. Riddle, Mar 07 Jan 2014, 18:17


Continuant de fixer la surface du lac noir, Valentina ne savait que dire. Elle attendait que la blonde fasse le premier pas, ou qu'elle s'en aille tout simplement - ce qui en soit n'aurait pas eu beaucoup de sens, pensa elle, puisque c'était Dragunov qui l'avait invitée à s'asseoir.
Cette dernière, qui s'était installée à ses côtés, semblait réfléchir intensément. Elle regardait Valentina par intermittences, les yeux dans le vague, et la jeune Serpentard pensa qu'elle réfléchissait sûrement à une manière d'aborder une conversation qui aurait pu aboutir à quelque chose. Valentina réprima un frisson. Aboutir à quoi? Sa condisciple avait une idée derrière la tête, c'était certain. Elle avait bien le physique de quelqu'un ayant pour habitude d'user de ses charmes ou de ses arguments pour manipuler quelqu'un afin de satisfaire ses propres intérêts. Ça ne pouvait être que ça, Valentina l'aurait juré, aucune personne saine d'esprit aurait eut la folle idée de rester en sa compagnie en pleine nuit dans un parc où la température filait avec les négatifs si elle n'avait pas d'idées derrière la tête ; elle savait que sa compagnie taciturne n'était pas plaisante. Valentina sourit intérieurement. Elle même avait pour coutume d'obtenir ce qu'elle voulait d'une personne soit parce que celle ci la craignait, soit parce que si elle refusait, elle serait prête à le faire plus tard - quelle que soit la manière que Valentina aurait utilisée, magique ou pas. Mais dans tous les cas, elle manipulait à ses fins, et ne faisait généralement rien qui ne pouvait lui apporter ne serait-ce qu'un infime bénéfice. Dragunov pensait peut être qu'elle était le genre de personne à se faire berner par son visage à première vue sympathique, mais ça ne marcherait pas. Valentina reconnut bien là une des qualités des Serpentard, la ruse par la manipulation. Elle repensa à sa répartition, quand le Choixpeau lui avait annoncé sa maison alors qu'il n'avait même pas encore atteint le sommet de son crâne. Il en avait peut-être été de même pour sa voisine.
Valentina fut arrachée à ses pensées par une voix cristalline.


- Alors. En quelle année es-tu ? Je n'ai pas le souvenir de t'avoir déjà vue dans la salle commune.

Valentina ne répondit pas tout de suite. Elle n'aimait pas qu'on se mêle de ses affaires, sa méfiance à l'égard des autres était peut être même un peu trop exagérée, mais en aucun cas elle n'aurait voulu que qui que ce soit puisse être au courant de son sinistre passé. Elle n'était proche de personne, cachait en permanence ce qu'elle pensait ou ressentait. Néanmoins, pensa Valentina, rien ne l'empêchait de rester vague.

- En sixième année, répondit-elle sur un ton neutre, son visage impassible fixant toujours la surface du lac, remarquant chaque léger frétillement, chaque bulle, chaque mouvement. C'est normal, reprit-elle, je n'y vais jamais. J'en sors avant les autres, et j'y retourne après eux. Je ne mange pas dans la Grande Salle non plus. Et puis..

Valentina hésita un instant, ses yeux rouges balayant le parc dans tous ses moindres détails tandis qu'une bourrasque glacée venait faire voler ses cheveux devant son visage de marbre.

- Et puis, parce que je ne suis arrivée que cette année. J'étais autre part avant.

Elle n'en n'avait jamais autant révélé à personne, puisqu'elle ne faisait confiance qu'à elle même ; elle n'avait peut-être jamais parlé autant à qui que ce soit, que ce soit de tout ou de rien. Peut-être les autres croyaient-ils qu'elle était muette.
Les quelques phrases qu'elle avait dites à la Serpentard lui restèrent en travers de la gorge. Elle se sentait comme mise à nu.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Invité, Mar 07 Jan 2014, 19:38


Riddle ne répondit pas tout de suite. Nastesia opta pour la méfiance, et se demanda ce qu'avait vécu cette fille pour être aussi sur la défensive vis à vis de tout le monde. Certes, Nastesia l'avait un peu agressée au début de leur discussion, mais à présent elle se montrait parfaitement amicale. Peut-être était-ce ce changement de comportement qui faisait que Valentina était aussi méfiante, mais la jeune femme ne comprenait pas pour autant. Elle avait l'habitude que tout le monde lui parle, même si elle n'aimait pas particulièrement les discussion stériles. Alors que cette fille lui "résiste"... Non, décidément, elle ne comprenait pas, et ça la frustrait horriblement. Elle détestait, plus encore que les repas de sa grand mère, ne pas comprendre.

- En sixième année. C'est normal, je n'y vais jamais. J'en sors avant les autres, et j'y retourne après eux. Je ne mange pas dans la Grande Salle non plus. Et puis..


Nastesia haussa les sourcils, ne quittant pas non plus des yeux la surface du lac. Elle était vivement intriguée par cette jeune sorcière. Son histoire avait l'air hors du commun, et son caractère l'était sans le moindre doute. Décidément, le doute s'épaississait. Et le mystère aussi. Nastesia repensa à son arrivée à Poudlard. Effrontée, farouche, n'ayant pas froid aux yeux et ayant déjà des connaissances pointues pour son âge, l'arrivée de la petite russe avait été remarquée, et les profs s'étaient un peu inquiétés devant tant de fougue. Avec le temps, elle s'était calmée, accordant moins d'importance aux petites choses de la vie quotidienne, mais continuant et même accentuant sa tendance à manipuler les gens autour d'elle et à les changer en marionnettes. Ses acolytes de Serpentard lui étaient acquis. Et elle ne souhaitait pas que cela change. Cela dit, pour autant que ça la concernait, elle savait bien qu'elle pouvait tout à coup se mettre à faire des câlins à des moldus, les Serpentards de son année la suivraient tout de même. Oh, oui. Au fil des années, elle avait réussi à tisser autour d'elle une toile, telle une veuve noire, gardant auprès d'elle les éléments les plus prometteurs et éloignant les inutiles. Stratège et même sans coeur, disait sa mère. Mais sa grand mère approuvait avec vertu. Quoi de mieux qu'une gosse qui sait ce qu'elle veut, disait-elle ? Tant qu'elle se marie bien. Elle mènera son mari à la baguette.

Mais Nastesia ne voulait pas de ça, elle voulait le pouvoir et c'était la seule chose qui l'importait. ça, et insuffler des poisons mortels de sa composition dans les veines de ses ennemis et les voir agoniser lentement sous ses yeux triomphants. Elle était une vraie psychopathe en somme, mais une psychopathe qui donnait le change et qui était réfléchie. Ce qui n'était pas le cas de la jeune fille à ses côtés. Elle avait trop une aura de dangerosité, beaucoup trop prononcée, qui faisait qu'il suffisait qu'on la regarde pour qu'on se méfie. Mais peut-être était-ce son but, être crainte pour mieux gérer ses petites affaires toute seule.

- Et puis, parce que je ne suis arrivée que cette année. J'étais autre part avant.

Nastesia se tourna vers elle, soudain vivement intéressée, sans le laisser paraître. Parents morts ? Virée de son école ? Ou bien une autre affaire tristement sordide qui avait brisé la vie de la jeune fille à côté d'elle ?

La jeune slave pesa longuement le pour et le contre avant de jouer le tout pour le tout.


- Pourquoi ? Et où ?


Les trois mots, prononcés comme une sentence, étaient risqués. Nastesia le savait. Mais la curiosité la rongeait. La jeune femme avait déjà l'air de parler plus que nécessaire selon elle, et Nastesia le savait également. Mais elle VOULAIT savoir, c'était viscéral. Et juger si cette Valentina était digne du respect qu'elle commençait à, un tout petit peu, avoir pour elle.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Valentina S. Riddle, Mar 07 Jan 2014, 21:12


Regrettant ses paroles, Valentina ferma les yeux. Mais qu'est ce qui lui avait pris? Elle en avait trop dit ou pas assez, et savait déjà ce que son interlocutrice allait lui demander.

- Pourquoi ? Et où ?

Elle s'y attendait tellement qu'elle ne se sentit pas gênée de l'indiscrétion de sa voisine. Cependant, elle se sentait si stupide, si vulnérable. Elle était au bord du précipice à présent, avec cette Dragunov lui bloquant le passage. Valentina savait pertinemment qu'elle avait le choix, elle aurait très bien pu se lever et partir sans un regard en arrière, répliquant simplement qu'elle n'avait pas à se mêler des choses qui ne la regardaient pas. Mais tout ce temps perdu n'aurait alors servi strictement à rien, et alors Dragunov aurait eu une bribe de sa vie à sa disposition qu'elle aurait pu utiliser à son avantage, par contrariété, ou tout simplement par plaisir.  Elle même ne savait rien de la vie de cette fille, mais à son allure, on devinait qu'elle avait été issue d'une famille noble, et très certainement de sorciers de sang pur.
Une telle curiosité l’intrigua, elle même n'avait rien à faire de la vie de ses semblables, elle se fichait totalement de ce qui impliquait d'autres personnes. Pourtant elle n'était pas égoïste, en fait, elle se fichait de la vie des autres comme de la sienne, elle n'accordait de l'importance à rien.
Mais quelque part dans sa tête, Valentina sentait comme un lien qui s'était tissé entre elles deux. Deux personnes si différentes mais pourtant si semblables.
Devait-elle lui parler? Devait-elle se lever et partir? Elle sentait qu'elle était face à un dilemme. Elle brûlait d'envie de s'en aller, elle était prête à rabattre sa capuche sur sa tête, et à retourner errer dans la forêt, attendant un animal qu'elle pourrait tuer pour se défouler.
Toutes deux restèrent en silence un long moment, puis Valentina tourna brièvement son visage inexpressif vers sa voisine de banc avant de diriger à nouveau son regard vers le lac. Elle resterait le plus vague possible, et Dragunov devrait se contenter de ça, quoi qu'elle puisse demander de plus. Elle n'était pas son amie, elle n'était rien pour elle, elle n'était qu'une camarade de maison, elle s'était trop intéressée à sa vie sans révéler rien de la sienne, bien que ça n'ait pas intéressé Valentina. Cette dernière ne faisait pas confiance aux gens, elle n'avait jamais essayé, et peut-être était-ce tant mieux. Elle se décida enfin à révéler le plus important, même si le développement se verrait restreint. Elle ne lui dirait rien d'autre ; pas ce soir du moins. Elle en avait déjà trop dit.


-Je n'ai jamais connu mes parents et j'ai du aller à un orphelinat moldu pourri en Italie. Puis je suis allée dans une école de magie qui.. n'aimait pas vraiment les gens comme moi.

Sa voix s'apparentait presque un murmure.

-Ils n'étaient pas pour la magie qui m'attirait, et puis ils pensaient que je n'étais pas adaptée au cadre ou je sais pas trop. Puis il y a eu un problème et.. j'ai du partir en quatrième année. De toute façon je m'ennuyais.

Valentina frissonna en repensant à cette période sombre de sa vie. Elle ne savait ce qui avait été le pire entre l'école et l'orphelinat moldu, mais de toute façon, elle aurait du fuir même si l'un des deux lui avait plu.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Invité, Mar 07 Jan 2014, 23:15


Valentina ne répondit pas sur le moment. Nastesia fut un peu déçue, mais n'en montra rien, seule une moue un peu triste vint orner sa lèvre un court instant, mais le temps n'était pas assez clair pour que cela se voie de toute façon. La jeune femme laissait ses yeux sur le lac, vagabonder comme mus de leur propre volonté. Quelle curieuse rencontre ! En venant là cette nuit, elle pensait tout au plus effrayer un première année ou deux en mal de sensations fortes. Mais là... C'était au delà de son imagination. L'apparition surréelle d'une Serpentard qu'elle n'avait jamais remarquée, ses attitudes bizarres et le secret qu'elle renfermait comme une épée de Damoclès, ce fardeau qu'elle semblait porter et l'ambition et les pouvoirs qu'elle semblait avoir... Valentina était loin d'être quelqu'un de banal. En temps normal, Nastesia n'aurait pas accordé d'importance à elle, elle aurait simplement fait des recherches sur son nom en allant en pleine nuit dans une salle d'archives ou quelque chose comme ça. Mais là, elle sentait une connexion, quelque chose d'étrange. Et pourtant...

Nastesia savait qu'elle était très différente de la jeune femme à ses côtés. Cette dernière semblait avoir immensément souffert dans sa courte vie et elle, Nastesia, n'avait aucune histoire sordide à ne pas raconter ou de traumatisme réel, mis à part le fait que son père se soit tiré et ait ruiné sa famille. Elle n'avait pas de problèmes, non, les problèmes, elle se les causait toute seule en provoquant des gens et en étudiant la magie noire à l'insu de sa mère. Mais chez Valentina, elle sentait quelque chose de bien pire, de plus sanglant, de plus macabre, elle ne savait l'expliquer mais elle savait qu'elle devait faire de Riddle son alliée. Et peut-être même seraient-elles amies. Nastesia était peut être une langue de vipère en ce qui concernait les gens qu'elle voulait détruire, mais elle vouait à ses rares amis un dévouement indéfectible et une fidélité sans faille. Et elle voulait aider Valentina. Pourtant ce n'était pas dans ses habitudes. Mais elle ne voulait plus qu'elle mange toute seule, elle voulait que cette jeune fille ait quelqu'un à qui parler, et, surtout qu'elle soit moins méfiante, parce que Nastesia savait ce que la paranoïa pouvait donner, elle l'avait expérimenté, avant de sortir de sa coquille, par on ne sait quel miracle. Et Nastesia voulait être le miracle de Valentina, en quelque sorte.


- Je n'ai jamais connu mes parents et j'ai du aller à un orphelinat moldu pourri en Italie. Puis je suis allée dans une école de magie qui.. n'aimait pas vraiment les gens comme moi.


La voix était un murmure inespéré, et Nastesia se retourna vers elle une fraction de seconde avant de retourner au lac, sentant qu'il serait malvenu de l'épier alors qu'enfin, elle se livrait. Elle attendit la suite qui ne manquerait pas d'arriver, elle le savait.


-Ils n'étaient pas pour la magie qui m'attirait, et puis ils pensaient que je n'étais pas adaptée au cadre ou je sais pas trop. Puis il y a eu un problème et.. j'ai du partir en quatrième année. De toute façon je m'ennuyais.

Nastesia frissonna presque avec elle en entendant ça. Un problème ? Pas un simple problème, sûrement. Mais Nastesia n'en avait cure, en fait. Valentina pouvait avoir commis un meurtre, ça ne changerait rien au fait qu'elle ne méritait certainement pas d'être aussi seule. Peut-être le voulait-elle. Mais pas au fond d'elle. Car Riddle aurait très bien pu partir sans même prononcer un mot à l'égard de la jeune slave, mais au contraire, elle lui avait parlé, même si très superficiellement, de sa vie, et la jeune fille en était retournée. Elle avait l'habitude d'attirer les confidences, mais là... C'était bizarre. Vraiment.

Nastesia savait qu'elle ne pouvait pas poser d'autres question, que Valentina se sentirait prise en otage et s'en irait. Alors elle se creusa la tête pour trouver un autre sujet de conversation, mais n'y parvint pas, et les deux jeunes filles restèrent un instant silencieuses, en fixant le lac.

N'y tenant plus, Nastesia prononça, imitant le murmure de sa camarade de maison :


- Je voulais te dire, Valentina. Je sais, on se connaît pas. Mais crois moi, pour rien au monde, je voudrais parler de ce que tu m'as dit cette nuit, et je ne veux pas te faire de mal. Voilà, je voulais te dire ça. Parce que... Nastesia prit une grande inspiration. Parce que d'habitude je fais ça, je calcule. Mais là, c'est différent. J'sais pas pourquoi, hein... La jeune femme eut un petit rire nerveux. Mais si tu veux... Si tu veux, on pourrait être amies, pourquoi pas? Tu serais plus toute seule, on pourrait se parler. Pas dans la salle commune, mais dans le parc, pourquoi pas. Ou je sais pas, n'importe où. Mais je veux pas... Je voudrais pas que tu sois toute seule parce que les gens ont été trop stupides pour venir te parler et creuser un peu la surface. C'est pas de la pitié, hein. Je suis vraiment sincère, et c'est rare. Peu importe ce que t'aies fait... En quatrième année, j'veux dire. Enfin... Je voulais juste... Juste te dire que... Si tu veux. On pourrait être amies. Et je trahis pas mes amis.

Nastesia rougit, chose rare chez elle. Elle ne se livrait pas ainsi, d'habitude. Elle reporta ses yeux sur le ciel, admirant les étoiles s'allumer à la face de la terre les unes après les autres, furieuse contre elle même de s'être tant dévoilée.
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Valentina S. Riddle
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Valentina S. Riddle, Mer 08 Jan 2014, 00:30


Après avoir dévoilé pour la deuxième fois une partie de sa vie à Dragunov, Valentina eût tout d'abord l'envie de partir loin, très loin. Elle n'avait rien dévoilé d'énorme, juste une infime partie de sa vie qui était encore loin d'être inachevée, mais elle se sentit vulnérable face à la belle blonde qui en cet instant semblait totalement inoffensive. Elle était résolument incapable de tourner la tête vers elle. Elle savait que si elle ne partait pas, Dragunov aurait surement pour projet de lui poser d'autres questions, et elle était consciente qu'elle ne le supporterait pas. Peut-être même serait-elle capable de commettre quelque chose qu'elle aurait regretté. Mais à sa grande stupéfaction, Dragunov ne posa aucune autre question. Elle restait là, sans bouger, à contempler le lac de ses yeux turquoises.
Le visage de Valentina resta impassible comme à son habitude - de toute façon, son visage demeurait figé en toute circonstances -, mais au fond d'elle se passaient des choses qui ne s'étaient jamais produites auparavant. Elle ressentit tout d'abord une indéfinissable reconnaissance pour cette fille qu'elle ne connaissait pas. Ce soir là, elle sut que rien ne se dirait de plus, et au moment où elle allait se lever, la voix cristalline de la jeune femme résonna une fois de plus à ses oreilles.


- Je voulais te dire, Valentina.

Cette dernière eût d'abord un mouvement de recul involontaire. Quelqu'un venait de l'appeler par son prénom de son propre gré. Jamais personne ne l'avait appelée par son prénom. Ce n'était pas comme tout à l'heure, quand elle s'était présentée, la jeune femme avait réellement prononcé son prénom pour la désigner. Les professeurs de ses matières de prédilection l'appelaient par son nom de famille, par cordialité, ce qui lui suffisait amplement, en revanche les professeurs d'Histoire de la Magie, de Soins aux créatures magiques, ou même de Métamorphose, ne l'appelaient même pas. Peut-être était-ce dû à son indéfinissable nullité en ces matières, mais la cordialité devait s'appliquer partout. Et puis bien entendu les autres élèves ne lui parlaient jamais - ce dont elle ne se plaignait cependant pas, leur niveau intellectuel semblant avoir atteint des profondeurs abyssales. Et puis il y avait cette fille, qu'elle venait de rencontrer le soir même, qui l'avait appelée par son prénom. Elle ne sut quoi en penser.


-Je sais, on se connaît pas. Mais crois moi, pour rien au monde, je voudrais parler de ce que tu m'as dit cette nuit, et je ne veux pas te faire de mal. Voilà, je voulais te dire ça. Parce que... Parce que d'habitude je fais ça, je calcule. Mais là, c'est différent. J'sais pas pourquoi, hein... Mais si tu veux... Si tu veux, on pourrait être amies, pourquoi pas? Tu serais plus toute seule, on pourrait se parler. Pas dans la salle commune, mais dans le parc, pourquoi pas. Ou je sais pas, n'importe où. Mais je veux pas... Je voudrais pas que tu sois toute seule parce que les gens ont été trop stupides pour venir te parler et creuser un peu la surface. C'est pas de la pitié, hein. Je suis vraiment sincère, et c'est rare. Peu importe ce que t'aies fait... En quatrième année, j'veux dire. Enfin... Je voulais juste... Juste te dire que... Si tu veux. On pourrait être amies. Et je trahis pas mes amis.


Valentina crut d'abord à une plaisanterie. Dragunov venait-elle vraiment de lui demander d'être son amie? Elle se le demanda peut-être pour la troisième fois de la soirée, mais quelle personne saine d'esprit pouvait-elle vraiment lui demander d'être amie avec elle?
Qui aurait voulu pour amie une fille qui ne parlait jamais à personne et que tout le monde évitait?
"Parce que d'habitude je fais ça, je calcule. Mais là, c'est différent." Cette phrase lui était restée en travers. Evidemment que la fille l'avait abordée avec une idée derrière la tête, ça crevait les yeux, "mais là c'est différent.". Valentina eût un nouveau frisson. Dragunov avait-elle ressenti cette sorte de lien également? Peut-être, qui sait.
Elle se trouva stupide d'avoir d'abord cru à une plaisanterie. Le ton qu'avait pris la jeune femme pour débiter son monologue était tout sauf faux. Elle avait eût quelques hésitations à la fin, ce qui trahissait, Valentina en était absolument sure, cette même sensation de vulnérabilité. Elle se détendit. Elle n'était donc pas la seule à redouter de se dévoiler.
Et enfin, Valentina qui avait aussitôt imprimé le monologue dans sa mémoire vit ses pires craintes effacées. La fille ne dirait rien à personne. Pour rien au monde.

Valentina qui était à présent bouleversée, ne sut comment réagir. Elle avait observé de loin les gamines idiotes et leurs amies se promener dans les couloirs de Poudlard en affichant une mine d'absolue suffisance et en gloussant stupidement. C'est principalement cette vision qui l'avait confortée dans l'idée que rester seule s’avérait être préférable. Son aversion pour les autres était telle qu'elle se demandait même si un jour elle réussirait à ne pas ressentir du dégoût en les regardant.
Si devenir amie avec Dragunov signifiait devoir s'abaisser au niveau de ces individus, alors elle préférait rester seule. Mais au fond d'elle même, elle savait que cette dernière n'était pas aussi bête, elle voyait la malice dans les yeux pétillants de la jeune blonde. Mais malgré tout.. Serait-elle obligée de rire à ses blagues si elle en faisait? Elle ne riait pas. Du moins pas à l’extérieur. Mais peut-être que Dragunov se contenterait d'un regard pour comprendre que telle chose l'avait amusée.
Elle tourna lentement la tête vers Nastesia qui avait à présent tourné son visage vers le ciel, et la regarda de ses yeux écarlates qu'elle détestait tant. Elle ne savait pas quoi répondre,  et n'en fit d'ailleurs rien. Elle ne sourit pas. Son visage n'avait pas perdu sa froideur habituelle. Mais à cet instant, elle sut que Nastesia la comprendrait rien qu'à son regard. Elle sut qu'elles n'auraient même pas besoin de parler pour se comprendre.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Invité, Mer 08 Jan 2014, 21:46


Valentina ne répondait rien, et Nastesia s'en doutait un petit peu. Mais qu'est-ce qu'il lui arrivait? Elle ne connaissait pas cette fille. Et pourtant... Ce petit truc du destin avait fait qu'elles se retrouvent dans le Parc à plus de deux heures du matin, et qu'elles se parlent de la façon la plus étrange que la jeune russe avait jamais expérimenté. D'habitude... D'habitude, elle était concise, claire. Elle ne se lançait pas dans des déclarations comme elle venait de le faire. Mais m*rde, elle VOULAIT aider cette fille. Et pourtant elle était pas la reine de l'empathie en temps normal. Mais là, c'était vraiment différent, c'était pas de la pitié, loin de là. Elle avait juste été... Touchée. Vraiment touchée. Et c'était tellement, tellement rare que la reine des glaces laisse quelque chose toucher son coeur.

Mue par une force qu'elle ne connaissait pas et n'avait encore jamais expérimenté, elle reprit sur un ton qui ne lui ressemblait pas, terriblement hésitant :


- Je sais que... Que ça peut paraître bizarre. Mais je suis sincère, Valentina. Je comprendrais que tu veuilles pas de moi, surtout qu'on se connaît pas, mais... J'ai pas envie que tu sois toute seule, et je voudrais qu'on puisse s'entraider, parce que si j'ai pas vécu ce que toi tu as vécu, j'aimerais que tu ne sois plus seule. Voilà.


Ses pensées dévoilées, la jeune femme se tourna brièvement vers Valentina qui regardait toujours le lac, et l'imita, scrutant d'un oeil averti les différentes ondulations de la surface de l'eau noire brillant sous la lune. Ses pensées divaguèrent, et elle se demanda si des créatures intéressantes pour les potions vivaient sous la surface. Peut-être qu'elle devrait envoyer quelqu'un y faire un plongeon, pour vérifier. Nastesia ne savait pas nager, et n'avait jamais souhaité apprendre, d'ailleurs. L'eau la terrifiait, alors fallait bien trouver deux trois larbins.

Se ressaisissant, la jeune femme regarda à nouveau le ciel, tentant de compter les étoiles, tant la gêne la saisissait. Qu'est-ce qu'il lui avait pris ? Elle espérait seulement que Valentina réponde quelque chose et qu'elle ne la plante pas sur ce banc glacé, toute seule, alors qu'elle venait de lui exposer le fait qu'elle aimerait l'aider. Et surtout, elle n'aimerait pas que la jeune femme se moque d'elle et de son sentimentalisme indigne de son comportement de base.

Soupirant, Nastesia recula la tête et ferma les yeux un instant, savourant l'air froid du parc sur sa peau.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Valentina S. Riddle, Mer 08 Jan 2014, 22:26


Valentina reprit sa contemplation du lac. Elle aurait aimé répondre quelque chose, mais ce quelque chose restait coincé dans les environs de sa gorge. Même si elle l'avait voulu, elle aurait été incapable d’émettre ne serait-ce qu'un son. Comme si le matin même elle s'était attendue à faire ce genre de rencontre... Elle était bien évidemment tentée par la proposition de la fille, mais d'un coté, elle en avait peur. Elle n'avait jamais vécu de relations sociales avec personne, et s'il advenait qu'une entente puisse avoir lieu entre elle et Dragunov, il lui faudrait du temps pour s'y habituer. Elle n'eût pas besoin de réfléchir pour savoir que Nastesia lui laisserait en effet ce temps.
Valentina était tellement absorbée par ses pensées que la voix hésitante de sa voisine la fit sursauter.

- Je sais que... Que ça peut paraître bizarre. Mais je suis sincère, Valentina. Je comprendrais que tu veuilles pas de moi, surtout qu'on se connaît pas, mais... J'ai pas envie que tu sois toute seule, et je voudrais qu'on puisse s'entraider, parce que si j'ai pas vécu ce que toi tu as vécu, j'aimerais que tu ne sois plus seule. Voilà.

Elle l'avait encore appelée par son prénom. Et ça lui avait encore une fois réchauffé le cœur (depuis quand avait-elle un cœur?).
Elle aurait tant aimé répondre. Elle aurait tant aimé répondre que ça lui ferait plaisir de la revoir. Peut-être Nastesia s'attendrait-elle à plus, mais le fait que Valentina veuille revoir quelqu'un était inespéré. Mais de toute façon, elle n'arrivait tout simplement pas à ouvrir la bouche. Elle espéra tellement que la fille, devant son absence de réaction ne partirait pas. Elle aurait tant aimé pouvoir lui donner un signe de consentement, n'importe quoi qui aurait pu lui faire comprendre à quel point elle l'avait bouleversée.
Puis enfin, elle eût une idée. Une idée qui ne lui était en rien séduisante, elle se sentirait surement plus gênée qu'elle ne le serait jamais, mais il fallait qu'elle le fasse. Alors délicatement, fixant toujours le lac, elle dégagea son bras de sous sa large cape noire et le posa sur le bras de Nastesia. Elle fut désappointée de ce qu'elle venait de faire. Elle n'était pas du tout tactile, et haïssait les contacts (cutanés autant que sociaux) avec d'autres humains. Outrepassant ses phobies, comme pour lui indiquer son accord, elle exerça une légère pression de ses longs doigts glacés sur le bras frissonnant de Nastesia. Rassemblant tout son courage, elle tourna une nouvelle fois son visage impassible vers la jeune femme, mais cette fois-ci, plus d'un quart de seconde. Elle resterait à la fixer de cette manière en pressant son bras légèrement jusqu'à ce qu'elle même détourne son regard azur vers le visage frigorifié de Valentina qui espéra simplement qu'elle ne la laisserait pas seule fixant son profil gracieux.


Edit Merit : Bonsoir Valentina. Je vous rappelle qu'il est interdit de faire des doubles postes, conformément au Règlement du Forum. Je vais envoyer votre message à la corbeille pour corriger votre erreur. Merci de faire plus attention la prochaine fois. Cordialement.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Aiko Wilkerson, Mer 12 Fév 2014, 15:36


RP avec Maël Wise

La journée avait l'air de bien commencer, même si nous étions en hiver, le vent était doux et l'air était frais, une journée pas mal pour aller se promener au parc à la fin des cours qui n'allaient pas tarder à démarrer. Eléna commençait par une heure d'enchantement puis une de sortilège suivi d'une de défense contre les force du mal, elle terminait ensuite la matinée par un cours de botanique. L'après-midi était un peu moins chargé, car elle n'avait que deux heures, elle arrêtait les cours à quinze heures. Vers quatorze heures la rouge et or se dirigea donc dans la salle de potion puis une fois l'heure écoulée et se rendit à la lisière de la forêt interdite pour le cours de soin aux créatures magiques. Après une heure à étudier les licornes et essayer d'en trouver Eléna jugea bon de profiter de cet air frais d'hiver et de se promener dehors avant que la neige recommence à tomber.

La plupart des élèves terminaient les cours vers dix-sept heures voir dix-huit heures pour les septièmes années qui devaient avoir des cours supplémentaires afin réviser pour les aspics. Pour une fois qu'Eléna quittait les cours plus tôt, il fallait qu'elle en profite, la rouge et or avait prise tellement d'option qu'elle n'avait presque pu de temps pou elle, entre les devoirs et les horaires très serrés de cours apart le week-end elle n'avait pas beaucoup de temps. La Gryffondor décida donc d'aller au parc, presque personne n'était dans cet endroit, elle se senti alors un peu seul lorsqu'elle vit un groupe d'élèves arriver, tous comme Eléna ils n'avaient pas leurs uniformes, ils s'étaient changés afin d'être plus tranquille le reste de l'après-midi, la rouge et or ne savait donc pas à quelle maison ils appartenaient.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Maël Wise, Mer 12 Fév 2014, 20:51


Les cours étaient fini. Maël et ses amis se retrouvaient enfin en week-end. Dès la fin de leur cours de potions, ils avaient pris directement pris la direction de leur dortoir pour se changer. L'explosion du chaudron d'un élève avait causé assez de saletés à leurs uniformes. Vêtus d'habits simples, ils se rendirent donc au parc. Un bon bol d'air frais, après une semaine épuisante, était nécessaire. Maël suivait ses amis avec un peu de retrait, lui qui n'avait rien à reprocher aux autres maisons, se sentait un peu à l'écart lorsque la discussion consistait à se moquer de Poufsouffle ou de Serdaigle. Même son avis sur les Gryffondor resté mitigé. Il ne le fréquentait pas. Pas parce que la pseudo-guerre entre leur maison et la sienne l'y obligeait, mais parce qu'il n'avait jamais eu l'occasion de leur parler et n'en avais pas chercher à en avoir. Il ne préférais donc pas leur porter de jugement sans les connaitre vraiment. a l'arrière de son groupe d'amis, il préféra simplement profiter de l'air frais de l'hiver et se concentra sur l'herbe gelée qui craquait à chaque pas qu'il faisait.

Son groupe arriva au niveau d'une fille d'environ leur âge. Elle ne portait rien qui aurait pus les renseigner sur la maison à laquelle elle appartenait. Ce faisant, ils ne s'attardèrent pas sur elle et tracèrent sans prendre le temps de la regarder. Mais le jeune homme ralentis devant elle. Il sentait ses yeux le fixer. Il s'arrêta donc et se mit à maintenir son regard en souriant.

- On ne t'as jamais dis que c'était assez indiscret de fixer une personne des yeux sans les détourner?
Il fit une pause avant de reprendre.
- Suis-je bête, je suis tellement agréable à regarder! Je n'ai pas à t'en vouloir de me dévisager, c'est normal. Je comprend, tu sais?

Son sourire et son léger rire qui suivit sa phrase trahissait son ironie. Il avait l'habitude de se vanter sans pour autant penser sincèrement un mot de ce qu'il disait. Mais ça, il se le gardait bien. Il voulut se retourner pour continuer sa route avec ses amis, mais il s'aperçut vite qu'ils n'avaient pas pris la peine de l'attendre. Maël jura dans son écharpe. Il n'avais pas la force ni l'envie de courir les rejoindre tel un bébé qui ne supportent pas être séparé de sa mère ne serrait-ce qu'une demi-seconde.
Il reposa donc son regard sur la jeune fille et lui sourit.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Aiko Wilkerson, Mer 12 Fév 2014, 21:40


Le petit groupe de garçons qui traînaient au loin sembler se rapprocher d'Eléna peu à peu. Ils étaient six et avaient tous l'air de bien rigoler, tous sauf un. Celui qui n'avait pas le sourire sur le visage était à quelques centimètres derrière le groupe regardant ses pas, celui-ci ne devait pas apprécier le sujet de discutions des cinq autres. Eléna était intriguée par eux, la rouge et or tendit l'oreille et essaya de lire sur les lèvres de certains d'entre eux et elle ne pu retenir que le mot Poufsouffle qui fût prononcé suivis de beaucoup de rires. Ils ne devaient pas faire partie des jaunes et or dans ce cas. La Gryffondor regardait simplement celui qui était à la traine, plus mystérieux que les autres, il ne semblait accorder aucune attention à la conversation de ses camarades.

Les cinq garçons passèrent devant la rouge et or qui les regardait, de leur côté, ils passèrent sans accorder le moindre regard à la Gryffondor. La jeune fille posa enfin ses yeux sur celui qui était plus éloigné que les autres. Il releva la tête et croisa le regard d'Eléna, il tourna ensuite sa tête pour poser ses yeux sur le groupe qui marchait toujours. Il s'arrêta devant Eléna qui fut surprise, il n'avait pas l'air méchant pensât-elle. Le jeune homme regarda la Gryffondor qui fit de même de son côté. Eléna ne savait pas à quelle maison il appartenait, pas celle des Gryffondor en tout cas, car Eléna n'avait jamais vu sa tête dans la tour des Gryffis. L'élève se décida enfin à parler.

- On ne t'as jamais dis que c'était assez indiscret de fixer une personne des yeux sans les détourner?

Eléna afficha un beau sourire sur son visage, il n'avait pas tord puis celui-ci fit une courte pause avant de reprendre.

- Suis-je bête, je suis tellement agréable à regarder! Je n'ai pas à t'en vouloir de me dévisager, c'est normal. Je comprend, tu sais?

Le sourire qui s'était créé sur le visage d'Eléna s'effaça tous de suite. Tellement agréable à regarder, tellement prétentieux oui pensa Eléna. Celle-ci se leva pour se mettre à la hauteur du garçon qui n'avait pas bougé puis elle lui répondit.

-C'est vrai que je te fixais, c'est un crime ? Elle eut un léger sourire. Je comprend oui, et toi tu comprends que tu es prétentieux ?

Eléna se remit assise sur le banc en indiquant au garçon de faire pareille, il n'avait pas non plus tord, il fallait avouer qu'il était quand même beau.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Maël Wise, Mer 12 Fév 2014, 23:26


La jeune fille ne lui rendit d'abord pas son sourire. Maël se redit intérieurement la phrase qu'il venait de prononcer pour savoir où il aurait put la contrarier. La jeune fille se contenta de se lever du banc sur lequel elle était assise et de lui répondre.

- C'est vrai que je te fixais, c'est un crime ? Je comprend oui, et toi tu comprends que tu es prétentieux ?

En apercevant l'esquisse d'un sourire sur son visage, Maël se sentit comme rassuré. Puis la jeune fille se rassit, elle l'invita à faire de même. Sans hésiter, il vint s'asseoir à ses côtés. Après tout, ses amis ne l'avait pas attendu et ne remarquerait pas son départ, et même si ils venaient à le remarquer, ils ne s'en préoccuperait certainement pas. Ils savaient que Maël aimait bien prendre l'air et sortir un peu du cadre du groupe. C'était un jeune homme assez ouvert. Il avait cependant, toujours préféré être accompagné que seul. Même si il était en mauvaise compagnie. Certes, cette jeune inconnue ne semblait pas méchante ni agaçante, c'est pourquoi il n'avait pas hésiter une seule seconde à s'asseoir à côté d'elle. Bizarrement, il n'avait pas envie de se présenter ni de savoir son prénom ou sa maison. Il aimait bien ce mystère. De plus, ce mystère allait bien au doux visage de la jeune fille.
Maël frotta ses mains pour se réchauffer.

- Moi prétentieux? Non c'est impossible. Tu confond sans doute avec réaliste.Il eu un sourire vantard.Et non ce n'est pas un crime, je t'ai dis que c'était normal que j'ai retenu l'attention de tes yeux.

Maël ferma ensuite sa veste noire et mit ses mains dans ses poches avant d'enfouir son nez dans son écharpe. Il avait froid mais il aimait sentir ce vent froid passer dans ses cheveux comme une caresse. Ses amis le taquinaient souvent pour son goût prononcé pour la nature. Mais il assumait sans difficulté. Il était bien en extérieur. Il ne pensait pas. Se concentrant seulement sur les bruits et ce qui l'entoure.
Il vit quelque flocon apparaître sur son jean avant de se rendre compte qu'il commençait à neiger légèrement. Il n'avait pas pour autant envie de partir.
Soudain il se rendit compte que la jeune inconnue lui avait répondu.

- Excuse-moi, j'étais ailleurs. T'as dis quoi? Dit-il en se redressant.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Aiko Wilkerson, Jeu 13 Fév 2014, 18:47


Le jeune homme se mit assis aux côtés d'Eléna sur le banc. Avec une légère confiance la rouge et or souriait. L'air frais venait lui caresser le visage, il n'y avait pas encore de neige, mais le ciel semblait couvert. Au loin quelques élèves marchaient côte à côte. Il y avait beaucoup de garçons pour une fois, les filles étaient surement moins résistante, car Eléna commençait vraiment à sentir le froid. Le groupe qui était passé devant la jeune fille quelques minutes auparavant était déjà loin, les cinq garçons n'avaient même pas pris la peine de regarder s'il leur manquait un membre. Ils avaient tourné au coin du chemin derrière un arbre puis on ne pouvait plus les voir.

- Moi prétentieux? Non c'est impossible. Tu confonds sans doute avec réaliste. Il eut un sourire vantard. Et non ce n'est pas un crime, je t'ai dis que c'était normal que j'ai retenu l'attention de tes yeux.

Eléna eut un mauvais sourire, oui il était vraiment prétentieux, mais le pire était qu'il ne s'en rendait même pas compte. La rouge et or avait bien une idée de quelle maison il venait, celle-ci ne préférait pas en parler, elle aimait bien le mystère qui s'était installé entre les deux élèves. Les yeux de la jeune fille n'avaient pas été forcement attentionné par la beauté du garçon, mais plus par l'intrigue. Eléna se demandait si comme elle son cours préféré était celui des défenses contre les forces du mal. Avaient-ils des points en commun ?

-Je ne confond rien du tout, tu es prétentieux, ça se voit à trois mille kilomètres, mais tu es gentil et mystérieux.

Eléna se tourna vers le garçon qui regardait en face de lui. Il ne s'était pas rendu compte du compliment que la Gryffondor venait de lui faire. Il avait l'air un peu ailleurs, même beaucoup. Il tourna son visage vers Eléna pour enfin lui répondre.

- Excuse-moi, j'étais ailleurs. T'as dis quoi? Dit-il en se redressant.

Ele ne s'était pas trompé, il était bien ailleurs. La rouge et or se demandait s'il fallait qu'elle répète ses compliments. La Gryfondor décida de le faire et elle recommença.

-J'ai dis que tu étais prétentieux... et que tu étais gentil et mystérieux.

Eléna souriait à nouveau regardant le garçon droit dans les yeux.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Maël Wise, Jeu 13 Fév 2014, 22:37


La jeune fille sembla hésiter un moment. Maël en profita pour l'analyser brièvement. Elle était plutôt mignonne, mais ne jamais se fier aux apparences, et c'est bien pour ça qu'il ne la qualifia pas directement "d'ange" même si elle en avait tout l'air. C'était souvent sous l'apparence de jolies filles que se cachaient les pires garces. Mais qui sait, ça n'en était peut-être pas une. Il se demanda à quel maison pouvait-elle bien appartenir, mais il ne s'attarda pas sur la question, peu lui importait ses couleurs. Maël regardait avant toute autre choses, le caractère de la personne. Après le physique pouvait donner un petit bonus.
La jeune fille finit par répondre au serpentard.

- J'ai dis que tu étais prétentieux... et que tu étais gentil et mystérieux.

Il sourit. Le mystère se jouait donc des deux côtés. Ce n'était pas pour lui déplaire. Il décida de la laisser deviner son prénom et sa maison. Cela pourrait-être amusant. Ce dont il était sûr, ce qu'elle n'avait pas les mêmes couleurs que lui. Il ne l'avait jamais remarqué chez les verts et argents, et pourtant, elle semblait avoir son âge. La jeune fille lui sourit en plongeant son regard dans le sien.

- "Gentil et mystérieux". Qui te dis que je suis gentil?


Il pris un air sombre et fronça les sourcils, l'air sévère. Il perdit sa crédibilité avec un sourire. Non, il n'était vraiment pas un bon comédien. Il savait se montrer "méchant" si on le poussait à bout. Son impulsivité se traduisait principalement par des sarcasmes, mais si les autres répliquaient, Maël pouvait aisément perdre sa patience et ses moyens.

- Quant au mystère c'est normal. Tu ne me connais pas -enfin je ne pense pas-, tu ne sais rien de moi et je cache pourtant un terrible secret. Un noir secret.

Silence.

- Non je plaisante, j'ai pas une vie mouvementé. C'est plutôt le calme plat ces temps-ci. Et je n'ai rien à cacher. Sauf peut-être à toi. J'ai pas envie de me présenter. Si tu me trouve mystérieux autant garder cette impression. Même si j'imagine tu sauras tôt ou tard qui je suis.


Il lâcha le regard de la jeune fille avec un sourire en coin. Il aimait bien les rencontre comme ça. Discuter avec une inconnue sans rien savoir d'elle. Il trouvait qu'il n'y avait que comme ça qu'on pouvait juger une personne sans préjugés. La preuve, c'est qu'il était distant de toute les personnes dont il savait qu'ils possédaient le même prénom que d'autre personnes que Maël ne portait pas à son cœur. Seulement par leur prénom, il évitait de les fréquenter, et pourtant ces personnes ne devait pas être bien méchante.
Le jeune serpentard passa sa main dans ses cheveux pour y retirer la neige. Il balaya ensuite les flocons de son pantalon. Le froid faisait facilement tomber les flocons et il n'avait pas envie que ses habits de retrouvent humide voir mouillé par la neige.
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Re: Sur le banc perdu

Message par : Aiko Wilkerson, Ven 14 Fév 2014, 17:29


Eléna était tellement absorbé par le garçon qu'elle en oublia tout le reste, elle remarqua alors que la neige commençait à tomber sur ses cheveux. Elle les frotta avec sa main puis elle se redressa sur le banc. Les quelques élèves qui étaient encore présents dehors rentrèrent dans le château en voyant la neige qui arrivait avec le froid, la rouge et or fût parcouru de quelques frissons puis elle se frotta les mains. Même s'il ne le montrait pas, Eléna savait que le garçon assis à côté d'elle avait froid. D'ailleurs celle-ci ne connaissait toujours pas son prénom. Il avait une tête à s'appeler..Tom. La Gryffondor aimait beaucoup ce prénom, mais avant qu'elle fût tentée de lui demander le sien il parla.

- "Gentil et mystérieux". Qui te dis que je suis gentil?

Il prit un air sombre et fronça les sourcils, l'air sévère. Il perdit sa crédibilité avec un sourire. Il n'avait pas l'air d'être très doué pour la comédie. Eléna n'était pas méchante, enfin elle savait remballer les gens afin qu'ils la laissent tranquille si c'était vraiment nécessaire. La rouge et or ne se servait jamais de la violence sauf si on la provoquait dans un duel de sorcier.

- Quant au mystère c'est normal. Tu ne me connais pas -enfin je ne pense pas-, tu ne sais rien de moi et je cache pourtant un terrible secret. Un noir secret.

Il y eut un silence bizarre, Eléna regardait le beau garçon qui lui la regardait dans les yeux. Un noir secret ? La rouge et or ne comprenait pas très bien puis avant qu'elle puisse en placer une il dit.

- Non je plaisante, j'ai pas une vie mouvementé. C'est plutôt le calme plat ces temps-ci. Et je n'ai rien à cacher. Sauf peut-être à toi. J'ai pas envie de me présenter. Si tu me trouves mystérieux autant garder cette impression. Même si j'imagine tu sauras tôt ou tard qui je suis.

Eléna eut comme le garçon un sourire en coin puis elle lacha de même son regard, la Gryffondor n'avait pas non plus envie de se présenter, c'était tellement bien de rencontrer des gens sans savoir à quelle maison ils appartenaient, quelle étiquette il faillait leur coller sur le front ou encore à quel préjugé il fallait penser. La jeune fille aimait bien le mystère qui s'était installé entre les deux élèves. De toutes façons il avait raison. Eléna saura bien un jour de quelles maisons il est et avec qui il traine, elle le remarquerait dans la grande salle ou encore dans les salles de cours et les couloirs.

Eléna avait vraiment froid et elle regrettait de ne pas avoir pris une écharpe.. Elle cherchait quoi répondre au garçon, car il avait tous dis sur le mystère. Seulement elle voulait mieux le connaître, il pourrait devenir un merveilleux ami.. tous comme un pire ennemis...

-Alors comme ça tu me caches des choses ? Je veux pas non plus me présenter. Elle fit une pause. Ouah je commence vraiment à avoir froid pas toi ?

Elle frissonnait en regardant le garçon.
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