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Rencontre près de l'eau
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Hanko Kiebitz
Serpentard
Serpentard

Re: rencontre près de l'eau

Message par : Hanko Kiebitz, Mer 5 Oct 2016 - 19:29


-Pourquoi tu t'excuses ? et sans me laisser le temps, elle enchaîne:
-Je suis Kohane. Et toi t'es Hanko. Je m'en souviens. Et le rouge-et-or, c'est la couleur des Gryffondor. Les Poufsouffle, c'est du jaune et noir. Mais t'en fais pas, tu t'y habitueras vite. A forc de côtoyer les autres. Côtoyer les gens. En cours. Dans les couloirs. Bon, encore une bévue.....génial.... Toujours sans me laisser parler, elle continue:
-Assied-toi. Ça sonne comme un ordre. Trop comme un ordre. j'hésite. Elle laisse son regard repartir sur les flots maternels.
-T'étais où, avant Poudlard ? Une question simple. Surprenante au vu de ce que je viens de lui dire. Elle fait comme si rien ne s'était passé. Etrange comportement. Si peu conventionnel. Si peu commun à ce que tu as pu connaître, Hanko. Son -Assied-toi me submerge. On t'a appris à obéir, alors fais le. Assieds toi.

Je commence à plier mes jambes, un peu timidement. Je n'ai pas l'habitude qu'on s'adresse à moi comme ça. Qu'un pair me parle de la sorte. D'habitude, il y a toutes les formes. Les temps ont bien changés....pas forcément en bien d'ailleurs. Mais je finis par m'asseoir. ou plus exactement, j’atteins la position plutôt ridicule qui se situe entre la position assise et accroupie, un jambe recourbée sous l'autre, et le séant sur le talon droit. Mais je change aussitôt pour la position accroupie; je n'ai en effet pas envie de salir mon beau vêtement....on m'a toujours appris à respecter les beaux habits, et par là, à toujours paraître parfait aux yeux des autres. Je me retrouvai donc dans cette position, quoique inconfortable, me permettait de rester propre. (Arrête de gigoter comme ça! tu vas la déranger, l'importuner! Et que va t-elle penser de toi hein? Rapelle toi ce que te disaient tes parents. Fais bonne impression, devant toute société, surtout quand il s'agit d'une jeune fille. Oui mais entre être ridicule un court moment et être sale, et que ça se voie,-Tant pis. il fallait assumer! Et même, tu aurais encore mieux fait de prévoir avant!-Mais-Non! Tais toi et ne bouge plus! Et applique toi dans ta réponse! Fais bonne impression devant une jeune fille que tu ne connais pas! Et en plus...c'est un étrangère....rappelle toi, la dernière fois que tu as fait confiance à quelqu'un....)

-Je suis...Je viens d'Allemagne (Bien.....tu commences bien.....arrête de bafouiller!). Mon père avait un château là bas. C'était un Moldu (Ne dis pas ça! ceci doit rester secret! Mais il faut bien que je lui dise, non? Elle demande...Je ne peux quand même pas lui refuser de réponse....si? Aaaaargh!!!). Ma mère en revanche, était une sorcière. Japonaise. Mon père avait ses entrées. Il était très connu. Il faisait partie des gens importants, voyez vous? J'ai reçu une éducation que beaucoup m'envieraient je crois.  On m'a toujours appris à bien me tenir en toutes circonstances depuis mon plus jeune âge.

Laisse toi le temps de respirer. Pour la suite, tu vas en avoir besoin. Parce que ça va faire mal.

-Il y a de ça quelques mois (oulala que c'est dur à dire, je commençais à me sentir mal....), je revenais d'un des nombreux voyages que la fortune familiale me permettait de faire. (Arrête de larmoyer! tu vas lui paraître comment?Fais pas comme si de rien était, tu sais comment ça a été dur non? Toi aussi tu en as souffert...) En revenant au château, je ne vis plus personne. Plus de domestiques. Plus de famille. Plus de père. Plus de mère. Plus de frères. Plus de sœurs. Plus de chevaux. Plus Personne. Plus Rien (Oh non! Mes yeux me piquent.....ne rien laisser paraître surtout.).

Une pause. Un raclement de gorge. Un nettoyage machinal du monocle. Un reniflement. Un frottage d’œil comme lié à la fatigue.

D'une voix sans doute mal assurée:
-Il n'y avait plus rien. tout était vide. Il n'y avait plus...que........que des toiles d'araignées. Partout. C'était à peine si on pouvait les éviter. Ils étaient TOUS partis. Sans rien me dire. Sans rien dire. Sans prévenir. Ils s'étaient simplement....évaporés. Tous les biens, toutes les richesses avaient disparu. Il ne restait rien. Je....je ne savais plus que faire. Moi, sans le sous, déshonoré? C'était insupportable. J'ai du faire la dernière chose à faire: j'ai vendu le château. Mais je n'y connais rien en affaires; je me suis fait rouler. Tous, les notaires, les acheteurs, les connaissances de mes parents, leurs anciens amis, tous ont essayé d'avoir leur part du gâteau. Eux, qui avant me regardaient avec une certaine amitié, un certain respect, me traitaient désormais comme un moins que rien. Avec la vente du château, au final, j'ai à peine eu de quoi vivre quelques mois et m'inscrire pour ma première année ici. Maintenant, Je ne sais plus quoi faire. Enfin si. attendre. J'ai un an devant moi. Tu sais, quand on s'est croisé, dans cette ruelle......en fait, j'étais sorti prendre l'air. J'avais besoin d'être seul, pour trier toutes ces idées, essayer de les exorciser, pour ne pas exploser. Dans cette auberge, là ou vous nous avez amenés, je me suis senti revivre. Pour la première fois depuis des mois....merci. C'était......magique, conclus-je avec un petit sourire gêné.

Maintenant, il était trop tard. Tout était dit. Tout et même trop sans doute. Beaucoup trop. Mais trop tard. Trop tard. Espérons juste qu'elle n'en fera pas mauvais usage......
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Kohane Werner
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Re: Rencontre près de l'eau

Message par : Kohane Werner, Mer 26 Oct 2016 - 19:46




Lisse surface du lac.
C'est plat. Sans accrochage. Sans perturbation aucune.
Les yeux pourraient s'y perdre. S'y noyer.
Immensité sans fin.
Une tranquillité imperturbable.
Peut-être qu'Hanko a raison. Quand il parle de paix intérieur.
Le silence et l'absence de mouvement.
Ingrédients essentiels pour se retrouver avec soi. Se poser. Tout mettre à plat. Faire le vide.
Tenter de s'apaiser.

Et soudain...
La lisse surface se trouble. Ca bouge sous l'eau.
Mes yeux captent ce mouvement sous-marin.
J'attends. L'esprit obnubilé par ces cercles qui se déploient.
Rien ne se passe. Rien ne sort.
Tout redevient calme.
Une très légère percée d'une créature de l'eau.
Quoi donc ? Un Selkie ?
Petit sourire à cette pensée. Je me rappelle ce cours de SACM pendant lequel Miss Blanchet nous a fait plonger dans le lac, à la rencontre de la colonie de Selkies qui le peuple.
Ou alors un Strangulot ?
Là, c'est plutôt un frisson qui vient remplacer le sourire.
J'ai une sainte horreur de ces créatures. Surtout depuis que Linoa et moi sommes tombées nez-à-nez avec dix d'entre elles. Brr... quelle frayeur !
Se retrouver entre deux possibilités de mort : entre les griffes des Strangulots ou asphyxiées, une fois les effets de la branchiflore disparus.
Il paraît qu'un Calmar géant vit dans les parage aussi. Ou vivait... A-t-il vraiment été réel, celui-là ?
Je ne l'ai jamais vu alors je ne peux attester de sa véracité.
Toujours est-il que quelque chose est venu troubler l'eau.
Qui, à présent, est redevenue calme.
Sereine.

L'as-tu vu, toi aussi ?
Mes yeux passent du lac à Hanko.
Non, il ne semble pas y avoir fait attention.
Perdu dans ses pensées.
C'est étrange tout ce qui peut passer dans l'esprit d'un être humain. Crier à la fois le oui et le non, hésiter, balancer, combattre une conscience avant de devoir assassiner l'autre.
Hurler une chose et faire le contraire.
Savoir des choses et vouloir se persuader de l'inverse. Tellement c'est invraisemblable.
Il peut s'en passer, des choses, dans les pensées d'un être humain !
Je le sais.
Moi-même, je l'expérimente. Je l'ai expérimenté.
Ne pas vouloir croire à tout ce lot de malheur tellement c'est incroyable.
Et puis...

-Je suis...Je viens d'Allemagne.
Tiens, Hanko se remet à parler.
Ah oui, c'est vrai, je lui ai posé une question tout à l'heure.
Je l'écoute.
Un autre allemand... Eh ben comme quoi on se retrouve tous en Grande-Bretagne !
Je revois Asclépius, aristocrate allemand, connaisseur de Papa Werner. Même si mon père n'est certainement pas la plus grande fierté de l'alliance Werner-Von Sacht. Entre un riche commerçant Moldu et une aristocrate sorcière, on pourrait imaginer que le rejeton continuerait sur cette lignée, beau mariage, belle alliance, fortunes mises en commun. Bah non. Le cher Walter Werner s'est épris d'une certaine Ariana, modeste britannique heureuse de ce qu'elle a. Et voilà.

Tiens, le père d'Hanko est Moldu donc. Ce qui fait de lui un sang-mêlé.
D'un côté, c'est pas trop mal. Un Serpy qui ne sera pas campé sur des valeurs traditionalistes. Qui ne criera pas à la pureté du sang et des familles.
Il continue et je comprends que lui aussi est issu de la haute société. Une éducation irréprochable et tellement... contraignante !
On m'a toujours appris à bien me tenir en toutes circonstances depuis mon plus jeune âge.

Il faudrait aussi apprendre aux enfants à dire m*rde au monde entier !
Sinon, on ne s'en sort pas.
S'il faut toujours être sur l'apparence et l'hypocrisie caractéristique des hautes sociétés, plus rien n'a de valeur. Plus rien ne peut s'appeler sincérité.
Secrètement, je me sens heureuse que ma mère ait pu contrebalancer cette éducation aristocrate dans laquelle a grandi mon père.
Je suis issus des deux, je suis le produit d'un mélange. Et je m'en sens fière.
Même si cette fierté m'a menée à débattre sauvagement avec Asclépius lors de notre première rencontre.

Silence qui suit la présentation de la famille.
Mes yeux se perdent à nouveau sur la surface de l'eau.
A la recherche d'un nouveau trouble.
D'une nouvelle présence.

La voix d'Hanko qui reprend me sort de cette douce rêverie.
Et là...
C'est la solitude qui prend la place de la famille classique.
La voix se colore de gris. Ou de Noir.
Une douleur sous-jacente. Un abandon incompris. Incompréhensible.
Trop absurde pour vouloir y croire.
Et il continue. Continue.

Plus rien
ne saurait
l'arrêter.

Seulement le besoin de dire.
Poser des mots sur l'Histoire et la Douleur.
La bouche cousue n'est pas toujours la meilleure solution.
Parfois on a besoin de la débloquer, la voix.
Combattre la peur par la parole.
Et exposer à l'autre ce qu'on garde renfermé. Ce qu'on garde secret. Les monstres du passé qu'on ne veut pas partager.

A nouveau, le silence.
Quand les derniers mots retombent.
C'est froid, maintenant. L'atmosphère.
Humide et gris.

Je laisse le temps filer.
S'effilocher entre deux muets.
Puis, au bout de quelques secondes, je brise le silence. Les yeux perdus au loin.

-Il y a toujours un moment dans la vie où on perd quelque chose. Quelqu'un. Toi, c'est arrivé très tôt. Moi, c'est arrivé plus tard. Qu'importe le moment, il faut juste le réaliser. Et aller de l'avant. Tout faire pour mettre un pas devant l'autre. S'agripper. Pour ne pas tomber.
Je pousse un petit soupir et replis les genoux contre ma poitrine.
Comme si j'avais froid.
Un frisson. Tandis que le vent se lève, rapide, vif.
-Pour ça, une des meilleures choses, c'est d'avoir quelqu'un. De confiance. Une épaule sur laquelle s'appuyer. Pour nous soutenir.
Légère pause.
-Sans Rachel, je ne sais pas ce que je serais devenue, je prononce dans un murmure.

Sans la jeune Serpentard, j'aurais peut-être déjà plongé. Loin.
Ses lettres, ses mots d'encouragement. Et cette douleur qu'on partage.
Avoir quelqu'un comme elle est un trésor inestimable.
Un moment, j'ai cru pouvoir m'accrocher à Leo.
Et tout cet espoir a été balayé en quelques minutes.
Pfiou.

Je me mords la lèvre inférieure.
On a tous une faille. Plus ou moins grande.
Qui arrive plus ou moins tôt.
Une perte. Un abandon.
Un traumatisme.
On a tous quelque chose.
Et Hanko ne fait pas exception. Il en a gros sur le coeur. Tellement gros qu'il déballe tout, comme ça, devant quelqu'un qu'il connaît à peine.
Il en a trop sur le coeur. A un tel point que son organe ne semble pas pouvoir tout soutenir.
Il ne s'est pas endurci. Pas comme Alhena.
Il est encore fragile. Hésitant. Perdu. Dans un monde nouveau et particulièrement cruel.
C'est pour ça qu'il faut savoir retrouver le rêve.
Pour s'envoler.
S'évader.
Comme les oiseaux.

-Tu aimes l'eau ?


La question part toute seule.
Alors que les yeux se perdent. Très loin.
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Lunara Sweetlove
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Re: Rencontre près de l'eau

Message par : Lunara Sweetlove, Mar 29 Nov 2016 - 23:22


[RP flash-back autorisé par les administrateurs - Membres concernés: Loktar Ombral, Elenna Benson & moi-même.]

Il y a 14 ans... Sixième année scolaire de Lunara...

Le devoir pour le professeur de l'Histoire de la Magie devait porter sur l'influence du sorcier Albus Dumbledore, un sorcier important du dix-neuvième siècle. Le sujet n'étant pas très précis, Lunara opta pour un travail fait sur le sorcier Gellert Grindelwald et l'influence de Dumbledore sur l'ascension du Mage Noir. Elle feuilletait l'ouvrage qu'elle avait achetée en Russie il y a quelques mois, durant les vacances d'été. Elle s'arrêta sur une photographie du Mage datant des années 20. il était séduisant. Elle renifla bruyamment, des larmes tombèrent sur le livre. La photo d'un sorcier qu'elle ne connaissait pas semblait dégouter par les larmes qui lui coulaient dessus. Elle referma le livre avant de le salir et le posa à côté d'elle. Elle était assise près du lac et de la tombe du professeur Dumbledore.
Elle avait pour habitude de venir dans cette partie du parc, il était assez calme et il y avait peu d’élève s’aventurant jusqu ici. Elle attrapa un mouchoir dans sa poche et essuya ses larmes. Elle rangea le mouchoir et senti un objet dans sa poche, elle le sorti, c'était une sauterelle en bois. Elle le regarda un bref instant et le posa sur l'herbe. Il étira ses jambes avant de partir. Elle avait eu le jouet il y a quelques années. Elle reporta son attention sur la tombe de l'ancien directeur.


- Je sais que vous êtes occupé professeur, mais comment vous faisiez à l'époque pour que les gens vous respectent? Elle... enfin elles disent que je vais devenir quelqu'un de mauvais. Je ne sais pas pourquoi. Elle regarda ses mains et ses avant-bras. Les cicatrices affoleraient les gens qui l'appréciaient. Vous avez fait des choix par amour vous aussi, vous les regrettez?

Deux élèves passèrent à proximité d'elle tout en la regardant, deux Gryffondor, ils pouffèrent de rire. Elle baissa la tête et attrapa un paquet de noisettes dans sa poche, elle commença a en manger quand sa main senti autre chose dans sa poche, elle sorti une bourse, Loktar lui avait donné. Elle n'avait pas encore osé regarder dedans. Elle déposa à côté de son sachet de noisettes. Elle regarda ses mains. Elle n'avait plus mal. L'étranger l'avait soigné, encore une fois. Elle le connaissait depuis deux années et elle ne connaissait toujours pas son nom. Sa dernière rencontre avec cet homme datait seulement d'une semaine. Il lui avait parlé de ses parents. Il ne lui avait jamais dit qu'il connaissait ses parents. Il lui avait parlé de l'année où il les avait rencontrés, ses parents avaient voyagé aux USA, elle ne le savait pas. Il lui avait parlé de ses années à Ilvermorny, de ses jeunes années et surtout d'une recherche qu'il avait fait à l'époque. Son père était la clé, il ne l'avait compris que bien des années après. Son père avait l'information qu'il cherchait depuis des années. Maintenant qu'il n'était plus, il pensait que Lunara pourrait l'y aider. Il lui avait parlé du Tungunska, une région de Russie ou un météore avait chuté. Son père y avait récupéré quelque chose, elle ne savait pas quoi.

- Professeur, si vous deviez faire quelque chose de terrible pour un ami, le feriez vous?

*Le professeur répond rarement.*

Elle regardait la tombe avec insistance. Elle ne savait pas quoi penser de la demande de Jon. Il voulait voir les objets que lui avait donné sa tante et qui appartenait à son père. Elle ne savait pas ce qu'il voulait précisément et elle devait vérifier avant d'accepter sa demande. Elle ne se méfiait pas de Jon, c'était son ami, mais sa demande était étrange. Elle regarderait dans ses affaires pendant les vacances. Les seuls objets appartenant à ses parents qu'elle avait à Poudlard était le pendentif de sa mère et la carte Moldu que son père lui avait donnée quand elle était encore bébé. Elle ne savait pas de quoi il s'agit, il y avait plusieurs cases sur la carte et un nom dessus. Un cadeau était offert à quiconque pouvait cocher les 10 cases, elle l'avait fait, mais elle n'avait rien eu. Les Moldus étaient étranges.

Elle attrapa à nouveau son livre et elle le feuilleta, elle regardait la photo de Grindelwald, il voulait manipuler et contrôler les Moldus pour le plus grand bien. Les Moldus n'étaient pas dangereux, selon elle, le vrai danger venait de ses semblables, des sorciers et sorcières. Ils ne comprenaient pas le monde dans lequel ils vivaient, ils ne prenaient aucun soin de la nature ou des animaux, du moins, selon elle. Ils voulaient le progrès au détriment du reste. Elle ferma à nouveau le livre et le rangea dans son sac, ainsi que les autres objets. Elle se leva et épousseta sa robe de sorcière. Elle s'avança vers la tombe de l'ancien directeur et posa une main sur celle-ci.


- Merci pour vos conseils professeur.

Il ne lui répondait jamais, les morts ne pouvaient pas revenir à la vie, mais elle avait l'impression qu'il prenait le temps de lui répondre. Elle se retourna, une branche venait de craquer derrière elle. Elle s'essuya les yeux, elle pensait voir  surgir à nouveaux des élèves.
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Hanko Kiebitz
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Re: rencontre près de l'eau

Message par : Hanko Kiebitz, Mar 3 Jan 2017 - 23:13


( Suite du RP précédent avec Kohane et Hanko )

Après avoir dit ceci, je me sens vidé, comme un ballon crevé. Oui, comme un ballon crevé. Même si on essaye de le regonfler, l'air s'échappe par le trou, comme ce qu'on met par le haut dans le tonneau des danaïdes en sort par le bas dans un trou sans fond. je reste un moment abasourdi par ce que je viens de dire, comme si une explosion s'était produite au fond de moi. Et même en moi, parce que mes petites voix se sont tues. Un instant. Pas plus.
J'émerge de ce choc par une petite voix qui me dit Aller, réveille toi! Fais quelque chose! Elle te parle! Réponds lui et de l'autre côté, ça dit que il faut du temps, même peu, pour que je reprenne mes esprits. Quand je comprends enfin ce qu'elle me dit, je me dis que même si s'est sensé me consoler, ça ne marche pas. parce que je suis un tonneau des danaïdes. Un simple moment de faiblesse! Inacceptable! Loque! Enfin si, ça marche un peu. Elle aussi a vécu ça apparemment. Après moi, semble t-il. mais cela ne doit pas remonter à plus de quelques semaines, si pour elle, quelques mois, cela fait longtemps. Ne vois tu pas qu'elle est plus affligée que toi? Et toi qui lui racontes tes malheurs! Où est ton éducation? Rattrape toi! Sa question arrive, mais trop tard.

-Excusez moi si je vous ai fait de la peine, ce n'était pas intentionnel. Vous aussi semblez avoir vécu des choses difficiles, et je n'aurai jamais du venir vous embêter avec ça. (Réponds à sa question! Oui oui, c'est bon, je l'ai entendue, arrête de me mettre la pression, ne t'en fais pas, je vais le faire) En fait, je ne fais pas que répondre à la question. une autre vanne s'ouvre, inconsciemment. Sans prévenir. L'eau? Ma foi non. pas vraiment. pas du tout en fait. Cela me rappelle toujours le lac qu'il y avait dans le château de mon père, que je voyais tous les matins depuis ma fenêtre. C'est lié à tous les mauvais souvenirs, mais c'est aussi lié à une époque d'or, désormais révolue. Quand je vois de l'eau, si j'étais seul, sans doute me laisserais-je aller dedans, je me laisserais glisser dans l'eau comme dans les souvenirs, je laisserait monter tout ceci, jusqu'au plus haut, je m'en imprègnerait, je le respirerait, jusqu'à ne faire plus qu'un avec, pour toujours. Je me noierait dans mes souvenirs. C'est à la fois apaisant, et terriblement attirant. Notre proximité avec ce lac a sans doute causé cette remontée de souvenirs de tout à l'heure. Et vous-même?

Question absurde. Pourquoi as tu demandé ça? Je ne sais pas. Pour faire la conversation. Comme mes parents me l'ont appris. Et pour éviter de glisser plus, d'affliger plus. Comme mes parents me l'ont appris. Etrangement, je sens qu'elle va se dire que c'est une question qui meuble. Et bien évidement, tu ne pouvais rien trouver d'autre? Quelque chose d'intéressant à dire? Non. Je suis sous le choc. Encore. D'avoir tout dit à une inconnue. Sans raison autre que le non contrôle de moi-même, par non respect de mon éducation la plus élémentaire. Par trahison de mes parents. Trahison de tout ce qu'ils ont été.

Minute. Si jamais elle répond, elle rentre dans ton jeu. Si elle rentre dans ton jeu, tu vas encore te plaindre, et si tu te plaints, tu vas l'attrister encore plus! Sans lui laisser le temps de répondre, je dis

-Excusez moi du dérangement, je ne vais pas rester plus longtemps, je vous ai assez dérangé comme cela. Je vous souhaite une bonne soirée, et m'excuse encore pour vous avoir fait de la peine.

Et sur ce, je me lève et me prépare à partir.


( LA de Kohane pour la suite )
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Re: Rencontre près de l'eau

Message par : Kohane Werner, Sam 14 Jan 2017 - 22:23





LA d'Hanko accordé


Ca s'tait.
Encore.
De ce silence auquel je me suis habituée.
De ce bruit que j'ai aimé.
Que j'ai détesté.
Parce que parfois, il a permis de dire les choses mieux que quiconque.
Et d'autres fois, justement, il les a trop dites, ces choses. Si bien que j'ai voulu le faire taire.
Belle contradiction, non ?
Faire taire le silence... En le comblant de mots. Des mots qui ne venaient pas. Des mots qui ne sont jamais venus. Qui sont restés quelque part, coincés entre le coeur et la raison, le coeur et la gorge. Des mots que j'aurais voulu vomir, rejeter. Rien n'en est sorti -seulement de la bile, estomac vide.

Il y a le silence qu'on veut assassiner. Qu'on veut oublier en déballer trente mille paroles à la minute.
Il y a le silence qu'on savoure. Auquel on sourit.
Celui qui révèle les êtres dans leur splendeur.
Qui anime le regard dans toute sa beauté.
Le silence, grand et magnifique lorsqu'on parvient à lire dans les pensées de l'autre. Lorsqu'on sait sonder son âme sans qu'il n'ait besoin de rien dire.

Cette inconnue de Godric's Hollow, qui m'a tout raconté par sa prunelle.
Sa bouche cousue par la folie.
Seul son regard pour tout contact.
Seul son regard pour uniques mots.
Des paroles délicates et sanguinolentes.
Une descente dans son âme. Dans son abîme.
Tout ça par un silence de mort
que j'ai apprécié. Que j'ai savouré.

Plus encore avec lui.
Tout aussi anonyme.
Mais lui, seulement lui.
Si beau, si éclatant dans la nuit !
Lui aussi, avait le silence dans son camp. Et ses yeux pouvant fouiller la moindre parcelle de moi. Et mes yeux pouvant fouiller la moindre parcelle de lui.
Cette communication presque entièrement muette.
Jamais je n'ai trouvé quelqu'un qui lise mieux en moi que lui.
Jamais je n'ai trouvé quelqu'un d'aussi transparent pour moi que lui.
Peut-être parce que nous avons les mêmes rêves, les mêmes envies.
Ou parce que nous sommes nous, les pièces manquantes d'un puzzle géant, les pièces qui s'emboîtent parfaitement l'une dans l'autre pour ne faire plus qu'un.



Mais là, c'est étrange.
Hanko
je n'arrive pas à lire en lui.
Hanko
reste opaque.
Hanko
est si différent.
Le silence
ce n'est pas pour lui.
Il y a, au contraire, les mots qui lui brûlent la gorge. Qu'il parvient à recracher -comment fais-tu ? Je n'y arrive plus.
Les mots qu'il arrive encore à assembler les uns avec les autres. Pour donner un tout cohérent.
Le silence, il n'en veut pas.
Lui, c'est raconter.
Déballer.
Expliquer.
Se confier.

Confier.
Confier.

Voilà un verbe que j'avais presque oublié.
Il m'était si naturel, avant !
Maintenant, il n'est que vague souvenir.
Depuis combien de temps, n'ai-je pas parlé ? Vraiment parlé. Tout déballer. Tout recracher.
Le sang
Les larmes
La rage
La haine
La colère
La tristesse
L'affection perdue
L'errance
et parfois
au milieu de tout ça
Les bribes de joie
L'arrière-goût du bonheur.
Depuis combien de temps ne me suis-je pas confiée ?
Comme lui se confie. A une inconnue -ou presque.
Comme lui raconte tout. Sans gêne. Sans pudeur. Le poids au coeur, certes. Malgré tout, il raconte.

-Excusez moi si je vous ai fait de la peine, ce n'était pas intentionnel. Vous aussi semblez avoir vécu des choses difficiles, et je n'aurai jamais du venir vous embêter avec ça.



Est-ce une question déguisée ?
Une faille ?
Faut pas que je raconte ! Ca serait trop long. Ca serait trop... fou.
Parler de mes ombres, parler de mes démons qui s'agitent parfois dans mon ventre. De ma peur bleue face à eux. De ma résistance têtue et inutile. De mon combat personnel, pour faire chaque jour un nouveau pas. Et de ma folie. Celle dont je n'ai pas encore conscience. Mais je la sens gronder dans mes entrailles.
Comment faire le tri dans ce que je peux dire
dans ce que je ne peux pas dire ?
A qui dire quoi ?
A qui crier toute cette rage ?
Qui la partagerait ? Qui m'apprendrait à la contrôler... à en faire une force ? Qui m'enseignerait ?

Je ne sais pas
je suis perdue
et les mots
ne viennent pas.
Tout' façons, ont pas besoin de venir.
Car déjà Hanko continue. Embrayant sur la question que je lui ai posée tout à l'heure.

C'est un flux

c'est une vague

stable

régulière

un océan de paroles

une mer de mots qui se déversent

alors que son discours galope, de ce galop furieux

de celui qui veut parler.


Mais pas l'temps de demander.
Car il se précipite.
Sa vague prend de l'ampleur -une angoisse soudaine ? Un stress sans raison ?
Le voilà qui s'excuse -encore, encore !
Et qui s'apprête à prendre la fuite.

Je pourrais le laisser partir sans rien dire.
Sans rien ajouter.
Seule dans cette nuit croissante.
Face à une eau trop froide.
Et des ombres trop voraces.

Mais
je sais pas

pourquoi

j'ai pas envie qu'il s'en aille.

Il a ouvert la brèche par ses paroles.
Ou peut-être est-ce moi qui ai commencé ?
Qu'importe, c'est quand même lui qui a parlé, parlé, parlé à une inconnue.
C'est lui qui a fait ressurgir ce verbe
confier, se confier.

Alors
j'ai pas envie qu'il s'en aille.
Oui, c'est comme ça.
Subitement. Brutalement.
Oui, c'est comme ça.
Peut-être les démons qui se réveillent.
Ou la folie qui s'agitent.
Y'a plus de raison. C'est l'arbitraire.
Quand les monstres entrent en jeu, on ne demande plus pourquoi. On agit, c'est tout.

# Eolo Procella



La petite bourrasque se soulève
-pas trop forte-
et renverse Hanko.
Je le vois chuter du coin de l'oeil.
Le sort a fait mouche.
Mais c'était gentillet.

T'as pas à avoir peur.
Je te ferai rien de mal.
Mes démons ne sont pas encore réveillés.
Je ne te laisserai pas, gisant dans ton sang, au beau milieu du parc.
Je ne prendrai pas plaisir à ouvrir ta chair à coup de sorts ou de poignard -parce que oui, j'ai un poignard. Etrange, hein ? Un cadeau d'Alhena. Un cadeau qui a une valeur que je ne parviens pas encore à estimer convenablement.
Non, je ne suis pas dangereuse.
Pas encore.
Pas tant que les vrais monstres ne se sont pas dressés face à moi. Dressés de nouveau.
Mais lorsque cela viendra
ce sera autre chose.
Pour l'heure, je ne suis rien d'autre qu'une fille perdue.
Oui, je viens de te faire tomber. Mais t'es tombé dans l'herbe. Et ça ne fait pas mal.
Et de toutes les façons, je n'ai aucune intention de te nuire
t'en fais pas, va !
Je veux juste que tu restes.

-Pourquoi ne pas aimer l'eau si c'est cet âge d'or révolu ? Au contraire. Faut aimer, se souvenir des jours heureux. Pour contrebalancer le reste.

Se souvenir des rires de Leo
de ses sourires
de ses blagues
de ses lettres
de ses mots
de ses bras
de ses lèvres
de son corps
de son âme d'autrefois
Se souvenir de tous ces moments, délicieux fruit de la vie
pour oublier la nuit amère, les larmes et la séparation.

-Mais moi, je n'aime pas l'eau. Parce que ça me rappelle toujours la neige. Et la neige, c'est le sang, c'est la morte sans nom, c'est le cadavre immobile au milieu d'une rue déserte de Londres. La neige, c'est celle qui a recueilli les dernières bribes d'une affection pourtant bien ancrée en moi. Je ne pensais pas qu'un jour, quelque chose pourrait être assez fort pour l'éteindre, cette flamme d'amour.
Pause.

-Et pourtant, si. La bête a été trop forte. Ca m'a tuée. La trahison de tes parents, de ta famille t'a fait plier. Je crois que j'ai ressenti la même chose cette nuit-là.

Un sourire triste et crispé.
Effleurer à peine le tableau de mots vagues.
Ne pas réussir à prononcer son nom -un nom couvert de sang.
Mais dire l'essentiel.
Je suis comme morte. C'est tout. Entre deux pics de joie empreinte de folie doucereuse, il y a le fantôme, le moi errant, demi-morte, le coeur en miette. Ca fait un moment mais je n'oublie pas. Ca revient, même lorsque je crois avoir oublié.
Même Peter n'a, finalement, pas réussi à le chasser.
Qui donc pourra ?

J'adresse un regard à Hanko, plein de cette mélancolie et douloureux d'un souvenir trop sombre.
Un regard qui veut dire pars, si t'en as envie. J'ai dit ce que j'avais à dire.
Même si je n'ai dit que la surface.
Faut gratter, pour en savoir plus.
Faut gratter, couche après couche.
Comme un palimpseste : on efface, on croit pouvoir effacer en réécrivant par dessus. Mais le texte ancien demeure. Eternel. Sillons des lettres à jamais gravés.
Alors faut gratter, pour savoir ce qu'il y a en-dessous.
Ca peut être dangereux, par contre.
Qui sait sur quoi tu pourrais tomber !

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Hanko Kiebitz
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Re: rencontre près de l'eau

Message par : Hanko Kiebitz, Mer 1 Fév 2017 - 19:01


Chute. Sur l'herbe. pas douloureuse. Mais. Affolante. ça recommence. Comme se fameux (terrible) soir. Dans l'allée. Jouer avec toi. chute douce pour jouer. Alerte rouge. Se retourner. Être agressif. Ou le paraître. Le plus possible. Sortir sa baguette. Et dérailler. Se jeter sur elle. Être arrêté.

S'arrêter.
Prendre conscience.
Réfléchir.
Posément.
Ne pas s'emballer.
Être à l'écoute.
Comme tes parents te l'ont appris.

Il te semble qu'il y a quelque chose qui cloche chez cette fille. Attend. concentre toi. Elle te parle. Calme toi.

Et là, tu te fais happer. Par ce qu'elle dit. Par ses yeux surtout. Deux billes noires dans les derniers rayons du soleil crevant derrière l'horizon. Noires comme ce qu'elles transmettent. Noires comme le désespoir. Un qui ne se dit pas. Tu l'as bien compris. Qui reflètent ce que disent ses mots. ses mots qui te transpercent. Te figent. Que tu comprends sans réellement comprendre. Que tu ne veux pas comprendre. Parce que tu n'y crois pas. Ne veux pas y croire. Et pourtant. Un autre sentiment te submerge. Quelque chose d’inarrêtable. La pitié. A ce moment là, Hanko, tu te regardes dans un miroir. Un miroir qui te montre, qui tu es vraiment. Ce dont tu n'avais au fond pas conscience. Que tu vivais sans le savoir, parce que tu t'accrochais sans cesse à ton éducation. elle, c'est ton miroir. Éprouvée, comme toi, mais aussi fêtarde, comme toi. Rappelle toi cette soirée, avec elle, et l'autre, dont le nom t'échappe....malgré tout, vous vous étiez quand même bien amusés non? Avec elle, tu peux faire une exception. Laisse toi aller. Écoute la voix de ta conscience. Écoute moi. N'écoute pas tes voix intérieures. Écoutes toi, plutôt. Pour cela, en tous cas.

Ces mots m'ont bouleversés. Tout en fait, jusqu'à sa posture. Je reviens à moi. Je ne sais pas ce qui s'est passé, ni combien de temps cela a pris. Mais Kohane est toujours devant moi, toujours avec cette même expression de tristesse profonde. Je lui pose la main sur l'épaule, doucement, pour ne pas l'affoler, je lui souris le plus sincèrement et le plus gentiment du monde, et je lui dis, un peut maladroitement sans doute, mais en toute franchise:

-Je....je comprends. Je sais ce que ça fait, je sais que tu sais ce que ça fait. Mais tu sais, je viens de comprendre quelque chose: Jamais, sans doute, tu ne te sépareras de cette douleur. le mieux que tu puisses faire, c'est vivre avec. J'ai mes démons, tu as les tiens, ils font partie de nous, ils sont nous. J'ai pris - je prends - le parti de ne plus les combattre, de vivre avec, parce que j'ai pas le choix, c'est comme ça, c'est sur moi que c'est tombé, c'est moi qui ai pris. Comme pour toi. Comme tu le dis, il faut aimer les jours heureux, il faut aimer la vie même si elle nous fait des coups pourris. C'est ce que je refusais d'admettre. Même si je vivrai toujours avec ce passé, j'ai décidé de l'accepter. Grâce à toi.

Un temps.

-Merci. Merci beaucoup.

Encore un temps.

-Toi aussi, tu devrais accepter tes fantômes. Je vois qu'ils te travaillent.
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