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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc :: La Forêt Interdite
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Pris la main dans le sac...
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Reinhild Rosenwald
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Re: Pris la main dans le sac...

Message par : Reinhild Rosenwald, Sam 1 Avr 2017 - 0:38


HRP: Après moultes péripéties et l'accord d'Ebenezer, je déplace mon poste ici. Désolé mes camarades pour la gêne occasionnée.

Début de RP: [Mages noires, sorcière nocturne et confrontation]




00h37, une heure parfaite pour se faufiler hors de son lit. Ce vendredi soir, Reinhild avait gardé ses habits sur elle en se mettant au lit. Une de ses camarades de chambre avait failli mettre en l'air son projet en lui demandant pourquoi elle n'avait pas enfilé son pyjama, mais la jeune allemande avait répondu avec fermeté qu'il faisait plus chaud ainsi. Il est vrai qu'il faisait chaud, elle s'était même surprise à avoir des bouffées de chaleur par moment. Toutes les autres filles s'étaient endormies assez tôt: leur semaine avait du être crevante, mais pas assez pour empêcher quelques unes d'entre elles de bouquiner des grimoires.

Reinhild avait l'habitude et connaissait à présent le parquet de sa chambre comme sa poche. Cette planche-ci grince, celle-là non. L'adolescente revisitait le jeu enfantin "The floor is lava!" en marchant en crabe sur la longueur des planches valides. Il ne fallait pas qu'elle réveille les autres filles, une certaine Miss Nell jugeait ça bon de rapporter les activités illégales de Reini...

Sortir de la chambre avait été un franc succès. Chaussures en main pour éviter le tintamarre qu'elles produisent en claquant sur les marches de l'escalier, la froideur de la pierre abaissait drastiquement la température du corps de la blonde. Juste avant d'arriver dans la salle commune, l'aiglon enfila sa nouvelle robe qu'elle avait caché sous sa robe de Serdaigle: une cape d'invisibilité noire et verte ornée de roses et de crânes. Reinhild lança un regard discret derrière la porte qui menait à la salle en checkant ses poches et son étui à baguette. Elle était là et personne ne se trouvait dans la pièce. Tout était donc bien à sa place, comme prévu.

Suivant son plan, Reinhild se dirigea vers la fenêtre. Loquet ouvert, elle sortit un cure-dent de la tresse blonde grossière qui pendait derrière sa tête. Après avoir formulé une certaine incantation à voix basse, ce bout de bois ridicule reprit sa forme initiale: un balai volant! Enjambé, il était prêt à atteindre la cime des nuages, mais Reinhild allait l'utiliser bien autrement.

Sans s'éloigner du mur pour ne pas attirer l'attention, l'élève redevenu visible entre-temps se trouvait dehors à longer la tour des Serdaigles. Petit à petit, elle se dirigeait vers la terre ferme. La sang pur aurait pu fuser jusqu'à sa destination, mais elle avait peur de se faire repérer par Azphel, qui, contrairement aux adolescents, devait veiller tard. Tout ce scénario accablait parfois Reinhild rien que d'y penser: pourquoi ne pourrait-elle simplement pas se promener librement la nuit? Parfois, elle détestait Poudlard et son directeur pour ses règles strictes et débiles.

Ca y était, Reinhild foulait le sol de nouveau. La jeune allemande réduisit de nouveau son instrument de vol et continua son chemin vers la forêt interdite. De temps à autres, elle crut entendre quelques bruits suspects. Aussitôt, elle enfilait le vêtement qu'elle avait obtenu à Barjow et Beurk. Après avoir balayé du regard les environs pour ne rien apercevoir, elle repliait sa robe sous son bras. Cette cape était nouvelle et elle ne savait pas combien de temps elle pouvait la dissimuler en continu.

La quête au sorbier magique nécessaire à la potion de Wiggenweld allait enfin pouvoir débuter! Reinhild avait aperçu des Botrucs à certains endroits de la forêt interdite. Particulièrement dans une petite clairière qui ne se trouvait pas tant que ça éloignée du château; il lui fallait un quart d'heure environ pour y parvenir. Ce n'était pas la première fois que la jeune sorcière se promenait dans ce lieu prohibé la nuit, mais ce fut la première fois qu'elle ressentit comme une présence dérangeante. Non loin de là, un loup avait hurlé.


Dernière édition par Reinhild Rosenwald le Ven 7 Avr 2017 - 10:50, édité 2 fois
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Mangemort 91
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Re: Pris la main dans le sac...

Message par : Mangemort 91, Lun 3 Avr 2017 - 14:01


Nuit noire. Curieux déboires que ce soir. Rien, ils n'avaient rien fait. Ils avaient décidé de l'ennui, et s'y étaient merveilleusement bien complu. Passer les heures à Hollow, parce que c'était autant chez eux que n'importe qu'elle prétendue demeure. Parce qu'il n'avait nul part et trop d'endroits où rentrer à la fois. Et parce que personne ne les attendait, ils avaient décidé de rester. Passer la nuit dans le salon, en tête à tête avec le feu de cheminée. Un verre pas trop chargé dans une main.L'autre tapant un rythme. Une ancienne ritournelle.

Loin du froid de décembre.

Un bruit. Pas visiblement assuré et irruption dans le salon. Il ne leur a pas fallu un regard pour comprendre qu'il s'agissait de matricule 6-7. Le verre reposé, invitation à rejoindre, même si ils savent très bien qu'elle ne sert à rien. Quelques mots échangés, et une sortie convenue.

Peu conventionnelle.

Pêche aux infos, à une âme à convaincre, à corrompre. À rallier. Des yeux à ouvrir, en douceur peut-être. et l'endroit idéal pour trouver de jeunes esprits rebelle. Une suggestion de l'un, acceptée par l'autre. Il n'en faut pas plus pour décider d'une petite virée nocturne. Au fond du bois. Lieu de prédilections des élèves ayant du mal avec les règles pré-établies. Les âmes fragiles, mais avec un potentiel rare. Ils transplanèrent avec lui. Dans un Crac sonore. L'estomac tournait un peu lorsqu'ils se matérialisèrent au milieu de bois, et ils s'écartèrent un instant avant de se concentrer de nouveau sur leur but. Il leur fallut un moment. Pour trouver âme qui vive. Âme qui brille. Mais il s repérèrent la fille. Dont la discrétion ne semblait pas être la qualité principale. Ils l'observèrent un moment. Avant de se montrer.

Possibilité perçue.

On peut t'aider ma mignonne ?

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Re: Pris la main dans le sac...

Message par : Mangemort 67, Mar 4 Avr 2017 - 11:55





Chacun des Mangemorts avait ses vices. Oh oui, chacun en avait plusieurs, il était déconcertant de voir que pour certains il était difficile d'avoir l'esprit clair, de ne pas être embrumé par une quelconque substance étrange. Ou peut-être était-ce mieux ainsi, cela leur permettait de mieux contenir leurs démons ?

Invitation à prendre l'air frais, l'air d'une forêt peuplée de créatures dangereuses mais aussi d'élèves imprudents. Il m'était arrivé plus d'une fois d'en croiser, de discuter et de les convaincre de nous rejoindre. Il m'était arrivé aussi de ne croiser personne, tout simplement. Mais il fallait croire que les imposants troncs permettaient aux cœurs lourds de reproches de s'ouvrirent. Accompagné de 91, j'espérais que cette fois-ci, il n'y aurait pas d'adversaires pour gâcher ce moment.

Arrivée habituelle, dans un lieu que j'avais l'impression de fréquenter encore plus que lorsque j'étais élève à Poudlard. Cela en était presque effrayant. Mais la génération future était à former.

J'appréciais particulièrement la Forêt Interdite. Il est agréable de retrouver un coin de nature où l'aspect sauvage prime pour la survie. Même avec de la Magie, il n'était pas certain d'en sortir vivant. Les créatures ont un instinct pour tuer que l'Homme a su faire disparaître, chez presque tous...

Je ne sais pas qui c'est, une chevelure claire flotte dans cette pénombre forestière. Mon ami masqué l'interpelle. Elle n'a qu'à répondre d'abord. Je n'ai rien à ajouter pour l'instant. Peut-être que ce soir les Ténèbres auront une nouvelle disciple...
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Reinhild Rosenwald
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Re: Pris la main dans le sac...

Message par : Reinhild Rosenwald, Mer 5 Avr 2017 - 10:00


Armée de sa baguette et éclairée d’un #Lumos, Reinhild brassait vivement l’air avec son simili de torche pour fouiller le sol alentour. Tout ce qui s’apparentait à une branche d’arbre, racine ou brindille était minutieusement inspecté par la sorcière. Les boltrucs portaient bien leur nom : pour trouver un de ces trucs, il fallait avoir du bol ! La Rosenwald n’oubliait cependant pas de guetter les hurlements du loup qu’elle avait précédemment entendu. Plus rien pour le moment. Tant mieux ! Cependant, quelques bruits semblant provenir de tout proche dérangeaient tout de même la sérénité dont elle faisait preuve, mais elle était bien au courant des risques qu’elle encourait dans la forêt. La jeune femme se réconfortait en pensant que, de toute façon, elle possédait un atout de taille en cas de danger : sa cape d’invisibilité.

_On peut t'aider ma mignonne ?

Dans un sursaut qui la fit chanceler et trébucher, la jeune femme se retourna, reprit maladroitement son équilibre puis pointa en la direction de deux humanoïdes encapuchonnés. Le coeur dans sa poitrine était à la limite de l’implosion. La surprise l’avait tellement atteinte qu’elle pouvait l’entendre vibrer à travers son buste et sa gorge. Les deux personnes restaient quiets et cois : sûrement pas des canadiens. Les deux camps s’observaient.

_Pff… Sérieusement ?! J’ai été dit que les Serpentards se donnaient à cœur joyeux quand il faut embêter les autres maisons. Pourquoi vous avez suivi ? Vous allez me dénoncer ? Vous avez pensé que vous êtes aussi dans un lieu interdit ?

La surprise se transformait rapidement en énervement et faisait perdre tout son anglais à l’étrangère.

_Et puis d’ailleurs, c’est quoi ces masques ? C’est carnaval sorcier en Angleterre ?

Reinhild était à présente avide de réponse. Elle se mit alors à observer plus attentivement les deux sorciers afin d’éventuellement reconnaître l’un d’eux : Damn ! Leur cape ne porte pas la couleur verte de Serpentard ni aucune autre couleur des quatre maisons de Poudlard et il n’y figure encore moins de blason !

_Mann !* s’évapora de sa bouche dans la nuit fraîche.


_____

*: Mann sert à exprimer dans cette utilisation la surprise, l'étonnement. En tant qu'apprenant de l'allemand, j'y perçois aussi un étroit lien avec la déception.
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Re: Pris la main dans le sac...

Message par : Mangemort 91, Lun 24 Avr 2017 - 23:37


Langue qui claque. Comme une gorgée de cognac. Les mots s'entrechoquent en un rythme ternaire. Comme des paupières se décollant de l'asphalte posée par les affreux compères du ministère. Talent volé et étalé, devant l'Un qui compte. Dans la salle. Le seul public qui vaut le coup d'être charmé. Avis unique qui observe le pantin de la machiavélique recherche de la perception bienfaitrice. Ils avaient cherché l'attention, le regard. Ils avaient gagné une sortie de placard, un corbeau au bras. Qui ne riait ni n'effrayait celui-là. Vice caché d'une conquête de (re)connaissance mal cachée.

L'enfant avait bondi, comme une sauterelle sur le qui vive, mais c'était désormais une mante religieuse qui leur exhibait sa pince unique et rectiligne. Menace susurrée qu'ils n'accueillirent que d'un haussement d'épaules. Que ferait une pouliche face à deux ombres dansantes. ? Rien. Qu'on lui coupe la tête si elle voit le monde trop blanc. Peut-être lui peindront-ils en rouge. Si elle sait le mériter.

Première réponse en marque d'incompréhension complète, et sourire avide de jeu sur leurs lèvres asséchées. Les mots étaient usant, mais ils aimaient composer. Transformer les fausses notes en symphonie. Pour faire danser un esprit. Décoller les paupières aveuglées à coup de promesses non tenues de politiciens crasseux jusqu'à la moelle.Ils la laissèrent s'enfoncer jusqu'à ce que dans ses yeux la lumière se fasse. Comme au premier jour, capture de toutes les city of light. Pour faire à la place briller les diodes.
Juron chéri,
Qui n'est pas très joli dans la bouche d'une jeune fille.
Turn on the light my child

Baisse ta baguette. Elle ne te servira pas à grand chose.

Ce soir, avec un peu de chance, les esprits s'ouvriraient un peu. À la raison. À l'évidence.



 
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Re: Pris la main dans le sac...

Message par : Mangemort 67, Mer 26 Avr 2017 - 9:36



Il était assez rare de voir la panique saisir les personnes à qui l'on rendait visite. Soit ils s'attendaient à nous voir, soit ils étaient tous très forts et jamais surpris par qui que ce soit, trop doués...

Non cette fois-ci, la peur lui avait sauté à la gorge. Oh oui, je la voyais dans ses yeux. C'en suivi un discours d'élève. Croyait-elle encore que le Château et ses environs étaient épargnés de notre présence ? Les gamineries de cour d'école n'étaient rien comparées à ce qu'il se tramait dans le Monde des Adultes, ce que nous apportions avec nous.

Alors petite, crois-tu pouvoir oublier ces chamailleries entre maison ?

Bien qu'elle ne pouvait pas faire grand chose face à nous, son réflexe a pointé sa baguette était intéressant. La fuite ne semblait pas au goût du jour.

- Écoute ce qu'il dit. Il le fait gentiment, ce qui ne sera pas mon cas si tu persistes à nous menacer. Dis-je sans bouger.

Un géant noir au visage rouge...

Derrière ce masque de rouge sang, je lui souris. Elle ne le voit pas, c'est certain mais qu'elle essaie donc pour voir ce qui l'attend.

- Nous ne sommes plus élèves. Je pense que tu l'as compris. Habituellement, nous sommes vite reconnus mais pas ce soir. Ce soir les Mangemorts sont des inconnus, jeune demoiselle. Quel est ton nom ?

Toujours connaître l'identité. Connaître pour mieux marchander si un jour... Non cela n'arrivera pas, je préfère mourir plutôt que de transmettre des informations. Mais cela me permet de mieux asseoir ma supériorité sur nos partisans ou sur quiconque d'ailleurs. Leur faire comprendre qu'ils sont entre nos griffes...



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Shae L. Keats
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Re: Pris la main dans le sac...

Message par : Shae L. Keats, Sam 22 Juil 2017 - 20:42


Musique
PV Elrin



21h21.


Il parait qu'on pense à toi, quelque part. De l'autre côté du monde. Ou non loin de là. Mais pour toi rien ne change. Ça reste toujours trop loin. Y a la nuit qui est tombée, et l'ombre s'est levée. D'abord insignifiante, comme un nuage de fumée, comme l'ombre d'une branche perdue au vent. T'as pas compris tout de suite, tu l'as juste regardée. Du coin de l’œil, comme si de rien était. Et t'as repris tes activités. Jetant un regard de temps en temps. Pour vérifier.
Comme si de rien était.

La soirée a commencée, t'as arrêté de te méfier. Tu t'es laissé.e aller, à un livre, à un vide. Assis sur le canapé. T'as plus fait attention,
l'espace de quelques minutes.
Et quand t'y as repensé, c’était déjà trop tard.

Elle emplissait le mur, menaçante. Grattait le papier-peint de ses longues mains difformes. Les ongles crissant comme des fourchettes.Alors t'as pas bougé. T'es resté.e à la contempler. Espérant qu'elle t'oublierait, qu'elle partirait. La bile noire au bord des lèvres et la peur dans ton corps. La mort dans l'âme et l'acide dans les veines. T'as pas pu bouger. T'étais plus habitué.e, des mois, des années qu'elle ne s'était plus manifestée.
Tétanisé.e.

Alors tu l'as regardée grandir. Tout envahir, ne laissant à aucun recoin le loisir d'y échapper. Tu l'as observée, priant pour disparaître. Pour retrouver l'usage de tes jambes, et partir. Mais t'as pas réussi, aucune aide salvatrice. Il n'y a rien de divin, rien de métaphysique. Il n'y a que la peur qui empêche de survivre. Qui bride tous les instincts, et force à rester. Le corps tremblant, toujours changeant, dans cet entre deux confortables qui s'agitent nerveusement alors que l'ombre de l'infâme ondule. Danse. Gagne en intensité, jusqu'à enfin tout recouvrir. S'approchant de tes pieds, te léchant les chevilles. Et le déclic, la fuite dans la nuit. Pieds nus dans les couloirs, et dans l'herbe du parc. L'angoisse qu'à chaque détour qu'apparaisse son visage. Son rire. Son sourire électrique et malsain, celui qui glace le sang, en milliers de volts. La peur qu'elle te rattrape. Alors t'as couru, à toutes jambes, non pas le diable mais la folie aux trousses. T'as fui, sans qu'on te reconnaisse, les traits trop déformés, bien loin de l'apparence masculine. T'as couru, trébuché, sans t'arrêter. Jusqu'à atteindre les bois. Jusqu'à t'y perdre, à égarer haleine.

21h22.
Tu es seul.e.
Le vent est tombé,
Et l'ombre semble être semé.
Ne reste que les tremblements.
La peur d'ouvrir les yeux.
La peur du moindre mouvement.
La peur de l'attirer.
Et l'envie d'être discret.e.
La tête entre les mains,
Un mouvement pendulaire, d'avant en arrière.
Le chuchotement pour compter les éléphants, espérer que ça calme, que les moyens reviennent. Que le corps consumé saura se reprendre.
Que la peur cessera d'électrifier.

21h22,
Et une immense solitude, qui résonne dans la vallée. La solitude qui bouffe, celle qui ronge les entrailles, qui ne laisse rien d'autre qu'un trou béant entre les côtes, qui marque au fer rouge les os. La tête et l'âme. Celle qui grave sous les paupières qu'il n'y a plus personne pour ramasser. Pour aider, pour porter. Celle qui porte en angoisse le moindre aspects effleuré. Les ombres inquiétantes des pins que le vent agite, les bruits trop angoissants de la forêt.

Et la terreur.
Un cri, l'aveuglement des sens alors que le noir de la nuit saisit en plein cœur, qu'on réalise la solitude. La perdition du corps, de soi.
Puis se renfermer en soi même. Pour ne plus voir, essayer de ne plus sentir,
De s'évader.
La pilule qui passe la barrière des lèvres alors qu'on déplore l'oubli de la bouteille.
S'être promis qu'on s'en sortirait.

Pour finalement recommencer à abandonner.

Ne reste que l'enfant, que les monstres plus grands que lui ont recommencé à ronger.
La peur permanente
De ne pas réussir à tenir
Jusqu'au matin.
L'aveuglement involontaire de la moindre lumière.

Et l’âme épileptique qui a obscurcit l'espoir en même temps que la croissance d'un enfant que tu ignores désiré.
Dis moi Keats.
Qu'est-ce que t'as encore fait.
Tu voulais pas de tout ça, transmettre tes folies, tes oublis.
Mais comme toujours tu merdes,
Tu oublies les conséquences de tes actes non-réfléchis.



Dernière édition par Shae L. Keats le Mar 19 Déc 2017 - 18:58, édité 2 fois
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Elrin Eredin
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Re: Pris la main dans le sac...

Message par : Elrin Eredin, Jeu 10 Aoû 2017 - 1:59


[RP avec Leo Keats Gold]

Concessions pour confessions [deuxième partie]


Certaines nuits n’ont pas de sens. Pas plus que les actes qui en découlent. Ou peut-être que leur sens prend vie avec l’aurore, quand leur mort programmée libère une nouvelle essence. Nul ne pourrait le dire. Aujourd’hui comme à l’avenir. Mais Elrin est convaincue que l’air nocturne saura la porter, alors elle prend la direction du parc où elle marche à pas lents et décidés.

Une foule de questions la caresse en même temps que l’herbe au verdoiement trouble. La fraîcheur mord sa peau nue qui frissonne. Mais c’est une sinécure à côté des frissons de sa conscience rongée par le doute. Son corps y oppose un chaos sans précédent. La cascade de ses cheveux tombe en une masse entremêlée, amorphe, terne. L’arabesque de ses doigts trahit nervosité comme impatience tandis que l’arc de ses lèvres plie et rompt continûment.

Elle doute. Elle ne comprend pas. Elle s’en agace. Mais elle ne comprend toujours pas. Alors elle doute. Encore.

Ses pas la mènent vers la forêt dont elle perçoit bientôt le souffle glacé et la griffe vespérale, qui l’invitent à un jeu morbide auquel elle fait écho d’un rictus. Qu’à cela ne tienne, forêt, tu ne perds rien pour attendre. Elrin ne perd jamais au jeu du chat et de la souris.

Guidée par un fil invisible mais palpable, la sorcière franchit l’orée et s’offre à l’obscurité. Elle a pour seul chemin son instinct qui la plonge dans une végétation nébuleuse et agitée de soubresauts féroces, tels des animaux prêts à bondir sur elle. En cet instant où toute l’éternité paraît s’exprimer, la cécité l’éclaire plus que ses pensées confuses - dont elle chasse l’image d’une grimace imperceptible.

Où donc va-t-elle ? Fuit-elle ses doutes ? Court-elle vers ses certitudes ? Ou, au contraire, repose-t-elle dans le néant ? Tout ceci n’a plus le moindre intérêt. Un désir primitif anime Elrin. Un désir qui enterre ses velléités et la pousse irrésistiblement vers un point fictif.

Les minutes s’étirent et bercent Elrin de leur immortalité tandis que la sorcière progresse à travers bois sans réaliser où et quand elle se trouve. Autour d’elle - et en elle - vibre une mélodie sépulcrale achevant de mystifier l’Interdit qu’elle brave. Quelque chose gronde, quelque chose la poursuit, quelque chose la protège…

La jeune femme avance. Court. S’arrête. Recule. Fait demi-tour. Puis elle s’adosse à un arbre le temps de récupérer son souffle. Mais pas trop, car ses pensées pourraient bien vite émerger. C’est alors qu’elle aperçoit une ombre furtive, si semblable à la sienne mais pourtant différente. L’azur pâle de ses iris flamboie aussitôt d’une envie ardente.

Suivre cette ombre. Savoir à qui elle appartient. Découvrir ce qu’elle fait ici.

Ni une ni deux, la Gryffondor emboîte le pas à l’individu – est-ce bien un individu, à vrai dire ? – et s’enfonce avec lui dans la forêt toujours plus obscure. Malgré la distance qui les sépare, Elrin devine la présence de l’intrus au moyen de son ouïe perçante. Il émet des râles, tâtonne, trébuche. D’une certaine façon, il éprouve un malaise proche du sien. Cette possibilité a comme éveillé la jeune femme. Elle doit en être sûre.

Enfin, après une marche aussi rapide que longue, Elrin devine que son prédécesseur a marqué un arrêt. Elle fait de même. Retient son souffle. Scrute le voile nocturne pour tenter de comprendre ce qui arrive. A nouveau, elle détecte des bruits pervertis par la terreur, des ahanements terribles qui répandent une détresse sans nom…

Devrait-elle accourir, l’aider ? Ne risque-t-elle pas, au contraire, d’aggraver son mal ? Elrin avait déjà vu un spasmophile mourir dans une série de contractions abominables car des gens l’avaient entouré pour essayer de le rassurer… Mais, au final, cet étau supplémentaire avait été celui de sa fin. Plus jamais elle ne voulait déceler une telle lueur dans les yeux de quelqu’un…

D’un pas incertain, Elrin franchit la cinquantaine de mètres qui la séparent de l’inconnu. Son cœur tambourine, brusquement conscient de la vérité qui l’habite. Elle mâchonne sa langue pour ne pas trahir la cadence grandissante de son souffle, puis comble la distance et s’immobilise face à la silhouette prostrée…


- Monsieur Gold ?

Elle hésite. Est-ce vraiment lui ? Jamais elle ne lui a connu un air pareil. Même ses yeux habiles qui ont su le déceler sous ses traits défigurés ne peuvent lui donner entière confirmation. A vrai dire, Elrin croit avoir affaire à un hybride insolite. Comme si le visage de l’homme – de la femme ? – a subi une restructuration incomplète…. Vraiment intriguant.

Un peu effrayant, aussi.


- Monsieur Gold ? répète-t-elle en haussant légèrement le ton.
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Arty Wildsmith
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Re: Pris la main dans le sac...

Message par : Arty Wildsmith, Dim 5 Nov 2017 - 20:45


Plus d'un mois sans réponse, on reprend ici, si souci, MP  :kiss:


Azarty bizute la nouvelle Garde-Chasse
Avec Max & Zaza


C’est marrant d’avoir un chez soi alors que tout le monde était obligé de retourner dormir dans son dortoir. Il y avait comme une saveur de privilège, exceptionnelle. La maison du Garde-Chasse avait été leur repère, personne n’y avait pensé avant eux, forcément, ils étaient des génies dans leur genre. Depuis le départ d’Azphel, Azarty avait élu domicile dans cette fameuse cabane. Puisqu’effectivement, elle demeurait vide pour le moment. Il fallait se faire assez discret, n’en parler à personne et quelques sorts de protection avaient été indispensables pour faire croire à cette demeure inhabitée.
Puis c’était tranquille, les soirées pyjama à répétition, et l’antre idéal pour l’élaboration de futures actions. Il y avait même leur sac-à-dos, Bélésaire, toujours avec eux – parce que oui, on est resté sur cette idée-là. Alors comme on peut s'en douter, aucun des deux n’avaient pris le soin de rendre cet endroit à peu près propre mais ce n’était pas ça l’essentiel. Cette cabane avait servi de terrain d’entraînement, de fusion d’idées et d’expériences en tout genre. Parce conséquent, elle n'avait jamais été aussi magnifique.

Le mieux était que le Blaireautin avait décidé de faire des efforts en potions, et Azaël l’avait aidé, évidemment, dans sa magnanimité. Il faut dire que l’élaboration d’un mélange entre l’élixir d’euphorie et le philtre de paix était amusante, ils avaient été chercher ou voler les ingrédients on ne sait pas trop où, parce que c’est confidentiel, tout simplement. Puis Arty avait besoin de garder son enthousiasme habituel avec un chouille de paisibilité, avec tout ce qu’il se passait dans sa tête, ces maudites histoires de cœur ou d’autre chose. Bref, cette substance semblait être la plus adéquate. Une idée lui vint alors brutalement que maintenant que c’était la seule potion qu’il arrivait à fabriquer comme un grand, Azarty devrait peut-être passer à sa commercialisation. Certains élèves avaient besoin de se détendre dans ce château.

Mais ils penseraient à tous ces dossiers plus tard, le lendemain par exemple. Là, les deux garçons étaient trop occupés à rire – sous élixir – parce qu’Arty venait de s’en prendre un époustouflant oreiller dans la gueule. Le Vert & Argent ne lésinait pas sur les coups malgré tout. Mais les deux demeuraient tout feu tout flammes, leurs joues rougies illustraient l’état dans lequel ils se trouvaient. Puis c’était important d’éduquer Aza aux batailles moldues, sans quelconque baguette magique dans l’histoire. Sans compter la dernière attaque, l’avantage était pour le Blaireautin évidemment, parce qu’il n’avait pas de limites alors que le Serpentard évitait, voire fuyait devant les attaques au corps à corps. Arty aurait pu se lancer dans un combat de chatouilles mais c’est-à-dire qu’il tenait à son beau visage, que voulez-vous. Des plumes volaient partout, Aza avait retourné la table pour s’en servir comme mur de défense parce qu’il était lâche, certainement, ou très prudent. Tandis que le Poufsouffle avait pris position, debout sur un des fauteuils, pas besoin de protection, il était prêt.

- Allez ! Sors de ta cachette et viens te battre si tu l’oses ! Mouhahaha !


C’est qu’ils allaient bientôt être à cours de munitions de polochons.
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Max Valdrak
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Spécialité(s) : Animagus : Écureuil roux


Re: Pris la main dans le sac...

Message par : Max Valdrak, Ven 10 Nov 2017 - 10:02


avec Azarty


Premier jour. Retour à Poudlard. Retour à l’école. Pas pour les cours. Non cette fois-ci j’étais de l’autre côté de la frontière. Je marchais dans le château. Visitant des lieux qui m’étaient interdits, déconseillés quelques années plus tôt. Je reprenais doucement mes marques. Regardant les allées d’un nouvel œil. Un sourire lorsque mes pas me firent atterrir devant la porte des bleus.

Demi-tour rapide
Direction l’extérieur

Un petit regard vers la volière. De mauvais souvenirs qui remontaient. Mais aussi un bon. Cependant cela n’était pas nécessaire pour effacer mes démons hantant malgré moi mes pensées. Un lieu où je ne retournerais point. Ou du moins pas pour le moment. Je tentais d’oublier une partie de mon histoire. De mon passé. Non oublier n’était pas le mot. Il ne fallait pas oublier. Seulement accepter.

Je me perdis quelques instants dans le parc. Sentant l’air frais, Zip était sorti de la poche où il était. Il m’accompagnait. Petit museau dépassant. Un point de repère. Une personne familière dans ce nouvel environnement pas si nouveau que cela. Dans cette nouvelle partie, cette nouvelle page. Dans ce travail supplémentaire. Comment gérer le babysitting et ce travail à Poudlard ? Question d’organisation.

Ce travail. Garde-Chasse. Surveiller le parc et la forêt. Deux lieux que j’appréciais énormément. La forêt, endroit où je me sentais vraiment moi. Le parc, que de bons souvenirs. Couvre-feu rarement brisé durant ma scolarité. Mais quand c’était le cas, le temps m’avait échappée. Dans cet endroit où le calme régnait. Les couleurs dansaient. Les étoiles observées brillaient.

C’était à mon tour de surveiller et non plus d’être surveillée. Premier jour. Repérage. Début des responsabilités. En me rapprochant de ma future cabane, je commençais à douter. Zip sentant que je me tendais un peu s’était logé contre mon cou. Son pelage se mêlant à ma chevelure. J’avais fini par accepter ce changement. Je ne le cachais plus.

Main sur la poignet. Un doute. Un bruit. Je ne compris pas tout de suite. J’avais un peu peur. Surement une blague. Baguette de sorti. Aller Max si tu commences à douter maintenant tu n’avanceras pas.

Porte doucement poussée. Lieu habité. Deux élèves semblant s’amuser. Un œil sur l’horloge au mur. Couvre-feu dépassé. J’observais les deux petits. Bataille de polochon. Dans l’encadrement de la porte je ne faisais pas un bruit. Cherchant quelque chose à dire. Pas prête. Je n’avais pas eu le temps de me préparer à cela. Focus Max! Ne te laisse pas marcher sur les pieds maintenant.

Je m’avançais. Pas léger. Derrière l’un des deux je me tentais. Celui qui venait de prendre la parole. Regard neutre. Voix s’élevant. Assurée. Doutes camouflés.

-Pourriez-vous m’expliquer votre présence en ce lieu messieurs? Il me semble que vos dortoirs vous attendent.
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Azaël Peverell
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Re: Pris la main dans le sac...

Message par : Azaël Peverell, Jeu 16 Nov 2017 - 12:31


T'aimes bien cette cabane. Et même si t'aimais bien son ancien occupant, tu dois bien admettre que son départ n'est pas si triste. Parce qu'Arty et toi y avez trouvé un super QG. Plus besoin de dortoir. Plus besoin de Salle Commune insupportable et bruyante. Vous avez votre propre chez vous. Une nouvelle collocation ! Un peu dégueu, certes, parce que le ménage c'est pas votre truc. Mais pleine de classe. Un coin pour dormir, un coin pour les conneries, et un coin potions. T'y aurais jamais cru, il a quelques temps, que tu ferais des concoctions avec Arty sur votre temps libre. Et pourtant, vous voilà tous les deux, pros du mélange Philtre de paix / élixir d'euphorie. Evans a bien fait de t'apprendre à faire ça.

Parce que si l'alcool a bien disparu de tes habitudes, t'as vite repris la défonce. Peu importe avec quoi d'ailleurs. Mais ce mix de potions est absolument parfait. Il permet de planer, de sourire, de voler peut être même bien. En tous cas, en pensée. T'es incapable de dire quelle dose t'as ingéré. Sans doute un peu trop. T'es pas bien clair, t'es sur un nuage de coton. Ou de plumes, vu toutes celles qui volent autour de vous. La bataille d'oreillers avait commencé. Arty trouvait ça drôle. Et t'avais envie de lui faire plaisir. Et tu dois bien avouer que c'est une activité loin d'être déplaisante. Comme quoi, les moldus ne sont pas si dépourvus de goût quand ils le veulent.

Nul besoin de décrire l'état de la cabane. Tout y est sans dessus dessous. D'autant plus que tu viens d'effectuer le coup parfait et qu'à présent, tu es bien décidé à ne pas subir la vengeance de ton pote. Donc cette table en bouclier semble être la meilleure idée du monde. Planqué derrière, oreiller en main, tu observes ton pote sur le fauteuil. Peut être que tu pourrais te lever, et balancer le coussin directement dans sa figure avant de retourner à couvert. Mais tu serais alors sans la moindre munition. Et ce n'est pas envisageable pour le moment. Surtout quand tu vois la porte derrière lui qui s'ouvre. Sur une jeune femme aux cheveux courts. Inconnue au bataillon. Mais elle semble vouloir vous renvoyer dans vos dortoirs.

Tu te demandes vaguement qui elle est, et ce qu'elle fiche ici. Parce que c'est chez vous quand même. Et vous n'avez aucune envie de vous retrouver avec une nouvelle colloc'. Regard vers Arty. Puis vers la porte de derrière. Parce qu'en fait, si elle est ici malgré les sorts de protection, c'est probablement parce qu'elle est la nouvelle habitante de la cabane. Officiellement. Et donc la nouvelle Garde-chasse. Sauf que, les dortoirs, ça te tente pas. Tu te relèves en lui adressant un immense sourire, uniquement parce que t'es totalement en train de planer.

- Du coup on va vous laisser. Pourriez ranger un peu quand même, ça fait désordre là.

Signe de tête à Arty. Il comprendra. Il est grand temps de filer. Baguette en poche (du moins tu l'espères), oreiller en main, te voilà qui bondit vers la porte arrière, l'ouvre en grand, et te barre en courant, probablement suivi de près par ton pote. Et plutôt que d'aller vers le château, c'est entre les arbres de la forêt interdite que tu t'engouffres. T'avais pas vraiment prévu ça. Mais maintenant que tu y es, continuer de courir par là te paraît une idée magique. Vous allez pouvoir faire une cabane dans les arbres ! T'as même déjà l'oreiller pour t'asseoir dessus. Tu finis par t'arrêter devant un arbre immense dont les branches semblent prêtes à vous accueillir. T'as complètement oublié pourquoi vous courriez comme ça. Et tu désignes l'arbre à Arty.

- On fait une cabane ici ?

La drogue, c'est mal. On le répétera jamais assez.
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Re: Pris la main dans le sac...

Message par : Arty Wildsmith, Ven 17 Nov 2017 - 13:17


Il y a comme quelque chose de bizarre là, un mince courant d'air qui vient lui frotter la nuque. Comme un mauvais pressentiment. Gloups. Enfin, cela aurait dû être la réaction du Blaireautin devant l'arrivée soudaine et indésirable d'un quelqu'un. Mais pas du tout, il se retourne dans un élan, les bras volant. Une question est posée mais c'est avec entrain qu'elle vient seulement se répercuter sur les murs de la Cabane. Pas de réponse de ce côté, il hausse les épaules. Aza prenait le contrôle. C'est bien, il savait toujours réagir correctement dans les situations qu'Arty avait du mal à saisir et à analyser. Là, par exemple. Beaucoup trop flou. Il affiche un sourire et hoche la tête, faire au moins mine de comprendre quelque chose. Alors qu'il a l'impression que son cerveau est en train de flotter dans sa propre boîte crânienne. Puis c’était qui d’abord ? Oh. Il s’en fiche.

Il voit Aza qui se met à courir, s'enfuir par la porte de derrière. Il était temps de bouger. Arty, dans un élan balance alors son polochon sur la nouvelle arrivante qui ma foi, n'avait pas l'air bien méchante : « Tiens attrape ! Salut, bisous, bisous ! ». Puis il saute du fauteuil pour suivre son pote, déjà dans la course. Fuyons ! Il ne savait pas trop quoi, mais bon. Il l'impression de courir au ralenti, en arrière, il a peur de trébucher mais ses jambes suivent parfaitement le mouvement, comme si le filet de réflexion s'était transféré dans ses pieds. Vite, vite. Il ne voit pas le château s'éloigner mais les arbres se rapprocher. C'est qu'ils sont grands, impressionnants et pas du tout réconfortants. Mais ça ne lui traverse pas l'esprit, c'est qu'il n'en a plus vraiment. Totalement concentré, il fait même aller ses bras, tenter de prendre de la vitesse, couper le vent. Véritable sprinter aux jeux olympiques du 100 mètres. Le problème c’est qu’il est tellement à fond dedans qu’il ne remarque pas que son pote s’est brutalement arrêté. Il rebondit contre son épaule et manque la chute. Bon sang, préviens avant, mets ton clignotant ou tes warnings. Mais c’est un sorcier, la circulation automobile c’est pas son truc. C’est un être humain aussi accessoirement.

Arty se frotte la joue. Pas sonné du tout par le contact à peine violent. Une cabane ici ? Il lève les yeux vers l’arbre. Magnifique, les branches avaient l’air bien confortable, douillettes, le lieu idéal. Alors le Poufsouffle s’emballe, évidemment. « Oh mais oui oui oui ! Allez, on emménage ! Il faut faire les plans, le design et tout. Trouver du matériel ! Du bois ! Où est-ce qu’on va trouver ça ? » T’es dans une forêt dude, quand même. Trop excité par cette brillante idée d’Aza il se lance à l’assaut de son futur chez-soi. D'un bond, il se saisit de la première branche, enfin, il essaie. Et s’écrase légèrement, petite balle rebondissante, sur le sol terreux. Deuxième essai. Un succès. Arty se hisse à travers les feuillages, c’est étrange, comment il se sent déjà chez lui. Il essaie de se mettre en équilibre sur une branche, mais le tout tangue un peu. Ce n’est pas un problème, de nouveau, il a l’impression d’être un pirate. « On pourrait la faire en forme de bateau notre cabane ! » Tout était dans l’architecture, parce que c’était vraiment ça le problème et pas du tout le pourquoi du comment faire effectivement une cabane dans la forêt interdite. Non, ce qui était substantiel c’était ça, l’esthétique.  

Il se pose sur la branche, jambes ballantes. Regard aux alentours, la nuit tombante, de nouveau il rigole. Il sent bien que quelque chose cloche à propos de la situation dans laquelle ils se trouvent, un petit rappel qui chuchote au fond de lui : t’es pas censé faire ça en fait. Mais comme à son habitude, il n’écoute pas. Il s’attarde alors sur le polochon d’Azaël et réalise. Fichtre. Les larmes aux yeux, bouille d’enfant complètement dépitée revêtant une moue boudeuse parfaitement bien jouée : « J’ai oublié mon oreiller…Comment je vais faire dodo ? » Il avait même oublié où est-ce qu'il avait balancé son oreiller et pourquoi il ne l'avait pas gardé. Et son doudou alors ?
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Re: Pris la main dans le sac...

Message par : Max Valdrak, Dim 3 Déc 2017 - 21:08


avec Azarty

L’un répondit. L’autre se tut. Le duo comique finit par partir dans la précipitation. J’allais pour les suivre. Mais, un objet me fonça dessus. Pas quelque chose de dangereux. Pas quelque chose de fragile. Un oreiller qui n’avait rien demandé. Je l’attrapais. Un peu déboussolée. Pour les pensées fusèrent. Devais-je les rattraper? Les sanctionner? Le couvre-feu était bien passé. Ils avaient investi la cabane. Et ils étaient maintenant… Mince.

Je lançais l’oreiller sur le canapé. Je m’occuperais de ranger et de m’installer plus tard. Rapidement, hors de l’abri. Je vis les deux petites têtes se diriger vers la forêt. Ils cumulaient les infractions. Je ne savais pas trop comment réagir. Quand soudain un mauvais pressentiment. La nature imprévisible la nuit.

Mon cerveau ne fit qu’un tour. Courir. Première idée. Les rejoindre. S’assurer de leur sécurité. Les raccompagner au château. La possibilité même d’une sanction envolée. Tout à coup, un bruit. Un hurlement. La forêt était interdite pour une bonne raison. Elle portait bien son nom.

Je finis par les rejoindre. Les pensées désordonnées. Ils semblaient simplement discuter. Sans se soucier du danger. Des dangers. La nature n’était pas toujours protectrice. La loi du plus fort l’emportant toujours. Nous étions des proies faciles. Innocentes et insouciantes. Prédateur sûrement déjà à guetter. Prochain repas sous son nez. Sentiment d’insécurité de plus en plus fort. Je devais les ramener.

A leur niveau. Pas un lumos. Il nous fallait rester discret. Zip dans ma poche se cachait. Des paroles d’une voix calme. Camouflant l’inquiétude. C’était devenu une habitude. Me cacher. Cacher ce que je ressentais vraiment.

-Ce n’est pas un jeu. Veuillez me suivre à Poudlard s’il vous plait. Il ne faut pas réveiller la forêt.

Attendant leurs réponse, je restais aux aguets. Le petit écureuil caché semblait avoir peur de quelque chose. Avait-il entendu un autre animal s’approcher?
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Re: Pris la main dans le sac...

Message par : Azaël Peverell, Mar 9 Jan 2018 - 14:12


C'est pas pour rien qu'Arty et toi vous êtes potes. Il veut bien faire une cabane ici. Même qu'il trouve l'idée brillante. Il trouve toujours toutes tes idées brillantes. Sûrement parce qu'il est lui-même brillant. Ou alors, il est amoureux. Du coup, tu préfères te dire que c'est un génie, c'est vachement mieux. La tête qui dodeline un peu de gauche à droite, t'es pas fatigué, mai t'as envie de te balancer. C'est amusant. Tu te sens mieux en tanguant légèrement. Trop de potions et de pilules visiblement. T'es vraiment totalement à l'ouest. Enfin, tu sais pas bien si vous êtes à l'ouest de la forêt, vous pourriez tout aussi bien être au Nord. Mais toi, t'es à l'ouest. La tête penche sur le côté, un peu plus encore à la question de ton pote.

- J'crois que l'bois on l'trouvera facilement.

Bon, c'est un génie incompris, ça change rien au fait que ce soit un génie. Tu le laisses grimper sur la branche sans même essayer de le suivre. T'es pas en état pour ça. En fait, tu veux juste construire une cabane, là, maintenant, tout de suite. C'est un truc qui te prend comme ça. L'idée est là, prend de la place, et refuse de s'en aller. Il faut construire cette cabane. En forme de bateau, ou de n'importe quoi d'autre. T'es prêt à construire ce qu'il faut. Mais tu veux cette cabane ! Sauf qu ton sourire retombe un peu en voyant Arty qui commence à moitié à bouder. C'est qu'il a oublié son oreiller ! Enfin, non, il l'a lancé sur celle qui est venue vous déranger, c'était pour la bonne cause.

Alors tu sors ta baguette de ta poche, et tu te concentres de toutes tes forces pour lancer un #Gemino sur l'oreiller que tu tiens à la main. Et pouf, miracle, en voilà un second qui apparaît, identique. Tu relèves la tête, hyper fier de ton exploit. Parce que lancer un sort dans ton état, c'était pas gagné. Tu préfères amplement regarder les étoiles tourner au dessus de ta tête alors même qu'elles sont cachées par la cime des arbres que sentir l'énergie de la magie qui te parcourt. Et tu lances l'oreiller sur le Arty perché avec un grand sourire.

- Pleure pas, en voilà un d'oreiller !

Même raide défoncé tu joues la nounou. C'est vraiment dans tes gènes à ce niveau là. Sauf que t'as pas le temps de profiter de ta brillante idée pour remonter le morale de ton pote que la nouvelle Garde Chasse débarque une nouvelle fois. Non mais elle ne va donc jamais vous lâcher celle-là ? Tu te tournes vers elle, poings sur les hanches, sourcils froncés. Elle t'énerve. T'aimes pas qu'on te dise ce que tu dois faire. En plus, c'est hyper clair ce que tu dois faire, et c'est clairement pas rentrer au château.

- On vous suit pas, on a une cabane en forme de bateau à construire. Feriez mieux de nous aider, ça irait plus vite !

Et après vous pourriez dormir dedans. Enfin, Arty et toi, pas elle, elle a voulu récupérer sa cabane, elle l'a, alors qu'elle vienne pas squatter votre nouveau chez vous. Qui est actuellement simplement un arbre. Mais avec un peu de coeur à l'ouvrage, dans quelques semaines, vous pourrez dormir tranquilles dans une superbe cabane bateau !
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Re: Pris la main dans le sac...

Message par : Arty Wildsmith, Sam 13 Jan 2018 - 14:03


C’est qu’il est vraiment gentil Azaël. Peu de gens auraient pris en considération les besoins primaires du Blaireautin, notamment pour le sommeil, et la nécessité d’avoir un oreiller bien confortable. Mais le Serpentard était de ceux qui étaient généreux et altruistes. Et oui. Alors le fait qu’Arty ait failli dégringoler de l’arbre lors de la réception du coussin n’est qu’un simple détail. Il se redresse, brusquement. Il s’agissait maintenant de regarder les alentours, voir un peu comment s’y prendre pour cette fameuse construction. Mais bien évidemment, les deux garçons furent dérangés. C’est impressionnant ça, parfois, leurs coups se passaient tranquillement sans aucune intervention quelconque, puis d’autres fois, ils n’avaient aucune liberté. Cette inconstance agaçait le Poufsouffle. Mais Aza a toujours les réponses qu’il faut, il lui explique, à cette jeune femme, l’importance de ce qu’ils sont en train de faire présentement. C’est qu’on ne rigolait pas avec la construction de cabane en forme de bateau, tout simplement.

Mais il fallait tout de même saluer sa vaine tentative, de faire rentrer les deux adolescents à Poudlard. Elle n’avait pas été prévenue. Ça se voyait à son air de petite madame toute gentille. Décidément la gestion de Poudlard étonnait le Poufsouffle de jours en jours, même pas un petit mot pour la prévenir du fameux duo. C’était pousser l’équipe enseignante à la déprime, tout simplement. Ils n’étaient pas suffisamment armés, les pauvres petits. Alors d’un coup, il sent un élan de sympathie pour elle, parce qu’elle n’a rien demandé à personne. Puis après tout, elle voudrait peut-être les aider, qui sait. S’amuser elle aussi, tous les adultes n’étaient pas dans cette obligation d’être ennuyeux, si ? « Ne vous inquiétez pas Miss ! Nous, la forêt, elle nous aime d’amour, même, elle nous prête des arbres pour qu’on y construise notre habitat. Elle nous a adoptés. Mais vous … avec votre air tout sérieux là, elle va pas apprécier. Et je ne sais pas si on sera en mesure de vous protéger. » Il prend un air gêné en haussant les épaules, tout à fait vraiment préoccupé par la sécurité de la nouvelle Garde-Chasse. « Alors je vous conseille de nous aider, vous verrez, on va s’amuser comme des fous ! »

C’était une promesse. Il dépose son formidable oreiller sur la branche avant de sauter, retour sur la terre ferme. C’est qu’il faut se mettre au travail, sans quoi ils n’auraient pas de toit au-dessus de leur tête ce soir. Brièvement, il inspecte les alentours, absolument persuadé de la mission qui lui était désormais confiée. « Bon ! Au travail les copains ! On commence par quoi ? Réunir des branches oui ? C’est ça ? » S'il s'adressait aussi à une membre du personnel de Poudlard, oui, tout à fait, mais il s'en fiche. Alors il s’y met, il ramasse quelques petites branches qui traînaient sur le sol autour de lui. Effectivement, ce n’est pas avec de telles brindilles qu’il allait réussir à construire sa cabane, mais il y croit sincèrement le petit. C’est là que ça s’illumine dans sa petite tête de génie incroyable : « Hey ! Si on construit une cabane miniature et qu’on lance un Amplificatum après, ça marcherait vous croyez ? » Il virevolte dans leur direction, un tas de brindilles dans les bras, un grand sourire accroché sur ses lèvres, certain qu’il tenait là une brillante idée.
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Re: Pris la main dans le sac...

Message par : Max Valdrak, Dim 11 Fév 2018 - 0:45


avec Azarty

Je ne les écoutais plus vraiment. Des bruits attiraient plus mon attention. J’étais aux aguets. Sous forme animal, j’aurais pu mieux évaluer le risque. Mais je devais me contenter ici des sens humains et de ce sixième sens. Zip sur mon épaule semblait comprendre. Lui aussi sentait quelque chose. Il devait avoir trouvé le quoi quand il retourna se cacher.

Un œil vers la forêt. L’immensité. Ma nouvelle maison. Un regard vers les élèves. Ils n’étaient pas beaucoup plus jeunes que moi. Mais c’était mon devoir de les protéger. Je n’allais pas abandonner si facilement ou les suivre dans leur jeu. Je devais les convaincre de rentrer de la manière diplomate dans un premier temps.

-Non, l’heure n’est pas au jeu. Vous allez rentrer au dortoir de suite. La forêt n’est pas un lieu d’amusement ou un endroit à détruire pour y construire une cabane. Dépêchez-vous de descendre ou alors je viendrais vous chercher pour vous ramener au château.

Ton légèrement plus sec. Je n’arrivais pas vraiment à poser une quelconque autorité comme pouvait le faire certains professeurs. J’étais encore jeune. Mais je connaissais les dangers de rester tard dans la forêt. J’avais déjà expérimenté cela lors d’un voyage. Pas la forêt interdite. Une autre. Toute aussi imprévisible. Les craquements qui se rapprochaient n’annonçaient rien de bon. Je me sentais épiée. Comme si un prédateur était là. Un frisson me parcouru. Non ce n’était pas juste une sensation.

-Dépêchez-vous, on n’est plus en sécurité!

La vérité. Un soupçon de panique. Le regard fixé dans le noir. Je savais qu’il y avait quelque chose. Mais quoi?
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