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Derrière la cabane hurlante
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Kalén Bloom
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Kalén Bloom, Dim 27 Aoû 2017, 19:44


Rencontre en Terrasse Délabrée
avec Elly Wildsmith et Evan





Kalén s'était levée très tôt ce matin-là. La veille, elle s'était tournée dans son lit, incapable de trouver le sommeil tant l'excitation provoquée par son rendez-vous du lendemain était forte.
A peine une heure après s'être endormie, elle avait rouvert les yeux dans son dortoir, parfaitement éveillée. Toute guillerette, Kalén avait troqué son uniforme habituel pour une robe de sorcier noire mais légère pour la saison. Seule tache de couleur dans cette tenue sombre : un petit écusson discret, aux couleurs de sa maison qui brillait sur sa poitrine.

On était dimanche. La petite blairelle supposa que ses comparses s'octroieraient une grasse matinée bien méritée après cette semaine éprouvante. La Grande Salle devait donc être vide à cette heure-ci, à la grande joie de Kalén qui déjeunerait tranquille.

Elle descendit donc, et s'installa à la table des Poufsouffle, où seuls quelques élèves de cinquième et septième années étaient déjà assis, prévoyant sans doute de profiter du week-end pour réviser. Elle, avait d'autres projets. Son rendez-vous n'étant qu'à dix-sept heures le soir même, elle devrait donc se trouver une occupation pour tuer le temps avant de s'y rendre.
Kalén ne jouait pas au Quidditch. Ce n'était pas qu'elle n'aimait pas voler, non, bien au contraire, la jeune fille trouvait cela extrêmement plaisant. C'était le sport en lui-même qui ne l'avait jamais beaucoup attiré. Oh, elle supportait avec ardeur l'équipe de sa maison, mais qu'on ne lui demande pas de participer elle-même aux matchs !
Elle songea malgré tout à emprunter un balais pour survoler le domaine mais elle n'était pas certaine que les Premières Années en avaient le droit.
Décidément, son âge commençait sérieusement à devenir un obstacle pour la jeune fille et ses ambitions. Entre l'impossibilité de posséder son propre balais et celle de se rendre librement à Pré-au-Lard, il ne lui restait pas beaucoup d'options pour occuper sa journée.

Attrapant son sac de cours rempli de livres, la petite sortie de la Grande Salle et prit le chemin de la bibliothèque. A cette heure elle serait déserte et Kalén pourrait pleinement profiter de la tranquillité du lieu.
Arrivée devant la porte, elle entra, avisa une table et y posa ses affaires. Puis elle se dirigea vers les rayons d'Histoire de la Magie et chercha un grimoire qui parlait des forces du mal. Elle n'en trouva qu'un seul intitulé "Evolution des forces obscures et de leurs ordres depuis 1970". Satisfaite, elle s'installa sur sa chaise, et commença à lire.

Malheureusement, Kalén eut beau éplucher l'ouvrage, elle ne trouva rien d'extrêmement intéressant. Des banalités concernant les deux guerres de Sorciers de la fin du XXe siècle, une vague description du Seigneur des Ténèbres et des premiers Mangemorts, ainsi que du premier Ordre du Phénix fondé à l'époque par le célèbre Albus Dumbledore. En sommes, rien que la petite ne sache déjà. Rien que la plupart des sorciers ayant grandit avec des sorciers ne sachent déjà. Elle soupira... Il faudrait qu'elle prévoit une petite excursion nocturne à la réserve pour en apprendre d'avantage.

Plongée dans ses recherches, Kalen ne vit pas le temps passer et en oublia de manger. Ce ne fut que lorsque la cloche sonna quatre heures, qu'elle se décida enfin à sortir de la bibliothèque. A défaut d'avoir trouvé des informations sur les Mangemorts, la jeune fille avait pu terminé ses devoirs.
En sortant, elle prit le chemin de sa salle commune pour poser ses affaires et dénicher quelque chose à manger (elle trouvait toujours à grignoter là-bas, pour son plus grand bonheur).
Effectivement, à peine était-elle entrée qu'elle aperçu sur une table, des tranches de cakes posés dans une assiettes ainsi qu'un pichet de jus de citrouille et quelques gobelets.

"Récurvite", marmonna-t-elle en direction de l'un d'eux, avant de se servir un grand verre de la boisson fraiche.

Kalén monta dans son dortoir, une part de cake dans une main, son sac dans l'autre. Elle le posa près de son lit, sortit une grande cape noire à capuche de son armoire et s'en enveloppa. Elle allait mourir de chaud, mais au moins, sortir de l'enceinte du château serait plus aisé. Allégée de ses livres, elle serait plus en mesure de se mouvoir facilement et de se dissimuler si elle venait à se faire prendre. Glissant une feuille de parchemin ainsi qu'une plume dans la poche intérieure de sa cape, aux côtés de sa baguette - toujours avoir de quoi écrire sur soi - Kalén sortit silencieusement de son dortoir, et se dirigea vers le parc.


Ce-dernier grouillait de monde, les élèves ayant décidé de profiter de cette fin d'après-midi pas trop caniculaire pour achever leur dimanche. Elle longea les murs, contourna la zone où s'entassaient les élèves et se fondit parmi la végétation de l'orée de la forêt interdite.
Le trajet se déroula sans encombre. Elle arriva devant la grille de l'école et se glissa de l'autre côté, petite ombre invisible au visage masqué.


Pré-au-lard était aussi animé que le parc de Poudlard. En voyant les gens attablés en terrasse et les élèves en train de batifoler dans les rues, Kalén se félicita d'avoir choisi la Cabane Hurlante comme point de rendez-vous. Leur rencontre ne serait, sinon, pas du tout passée inaperçue, et le visage de la chef des Aurors devaient sans doute être connu, songea Kalén.

Elle passa sous les barbelés qui clôturaient le terrain de la maison hantée et s'avança en direction de la masure. Celle-ci se dressait de toute sa taille imposante devant la petite fille.
Kalén frissonna et sortit sa baguette. L'endroit lui faisait froid dans le dos. Mais elle ne recula pas pour autant, et progressa courageusement vers la Cabane.
Elle ne souhaitait pas y entrer et, de toute façon, elle avait donné rendez-vous à Mrs Wildsmith aux abords de la Cabane Hurlante. Kalén la contourna et s'assit sur un banc délabré qui menaçait de s'effondrer à tout moment. Pas très rassurée, la jeune blairelle attendit là, sa main serrée sur sa baguette, le capuchon de sa cape toujours rabattu sur ses yeux.


Dernière édition par Kalén Bloom le Mar 19 Sep 2017, 20:50, édité 1 fois
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Elly Wildsmith, Mar 19 Sep 2017, 14:59


LA accordés aux deux pour toutes la durée du RP - et même après haha :mm:

Un dimanche à errer dans Pré-au-Lard. Le soleil laissait traîner quelques rayons de lumière et de chaleur, de quoi donner l’envie à l’auror de sortir de sa tanière. Au fond d’elle-même, avec ou sans soleil, la jeune femme serait sortie. Qu’il pleuve, qu’il vante, les lettres de la jeune fille qu’elle allait rencontrer l’avait touché. Elle semblait être emplie d’une certaine admiration pour l’entité à laquelle Elly appartenait. Il était rare, ces jours-ci, de voir des sorciers ayant un tant soit peu d’égard pour le Ministère ou pour les Aurors. Le travail abattu ne semblait pas suffisant aux yeux de ceux qui ne faisaient absolument rien pour améliorer les choses. La jeune femme ruminait, elle aurait aimé avoir un don d’ubiquité, lui permettant d’être partout à la fois. Arrêtant les mages, quel qu’ils soient, qui faisaient le mal et laisser la terreur régnée. Qu’ils se revendiquent d’un ordre noir ou blanc.

Tous. Sauf un. Bien sûr. Pour lequel elle était prête à renier tous ses idéaux. Pour lequel elle fermait les yeux constamment, sur ses activités, sur son passé. Déglutition difficile. A dire vrai, et lorsqu’elle essayait de réfléchir à la situation, la jeune femme se sentait coincée, prise au piège. D’un côté son métier, ce pourquoi elle avait tout sacrifié, ses collègues pour lesquels elle pouvait mourir, et de l’autre lui. Deux mondes qui se faisaient face dans la vie de l’auror, deux mondes totalement incompatibles.

Un soupire s’extirpa des lèvres de la jeune femme, décidément, chacune de ses réflexions sur ses actes la menait à être désabusée, lassée par des questions sans réponses. Néanmoins, et même si pour lui elle aurait tout fait, il n’était pas question de la même chose avec les « autres ». Qu’ils soient mangemorts ou phénix, ils devaient tous gouter à la justice. De celle qui rétablit les vérités. Perdus dans le tumulte de ses pensées, l’auror s’était égaré de son sujet de préoccupation principale : Kalèn Bloom. Poufsouffle. Élève visiblement discrète si elle en croyait les dires d’Evan. Il ne l’avait pas « croisé » ou en tout cas, la jeune fille ne s’était pas faite remarqué par un comportement irresponsable. Et cela, c’était déjà beaucoup lorsque l’on connaissait la tendance des caractères des jeunes sorciers de Poudlard.

Aussi l’auror s’était soigneusement préparée, de manière à être discrète, tout de même. Sa tenue d’auror avait été remisée dans l’armoire (après tout, c’est dimanche), et elle avait enfilé une robe de sorcière noire, sans aucune excentricité. Par-dessus, elle avait rajouté son habituelle cape noir fourrée qui lui avait été offerte par sa mère il y a quelques années de cela. Alors qu’elle était prête à sortir de son appartement londonien, Elly avait eu la surprise de recevoir un « je t’accompagne » de la part de son compagnon. Avec un regard interloqué, elle avait rapidement compris qu’elle n’avait pas le choix, Cerbère serait de la partie (bah quoi Ange).

C’est ainsi qu’ils s’étaient retrouvés à arpenter les rues de Pré-au-Lard sous un soleil bienfaiteur. Si l’auror passait inaperçue, il n’était pas rare qu’Evan se fasse alpaguer par des connaissances, Elly le laissait alors à ses discussions tout en continuant à avancer vers son objectif : la cabane. Elle avait pensé à un piège, mais les écrits de la jeune fille lui semblaient vraiment emprunts d’honnêteté. L’auror pouvait-elle se tromper ? Bien sûr, elle n’était pas infaillible, et c’est probablement pour cela qu’elle n’avait rien trouvé à redire à la venue d’Evan. Après tout, il en savait déjà beaucoup. Un peu plus, un peu moins. Et si éventuellement, il pouvait épargner les âmes qui choisissait de faire confiance aux aurors, Elly lui en serait forcément reconnaissante (oui, la narratrice n’a pas les idées claires mais laissez-là divaguer en paix, c’bon pour la santé)
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Kalén Bloom, Mar 19 Sep 2017, 20:48


Kalén était perdue dans ses pensées. Elle faisait rouler lentement sa baguette entre ses doigts, laissant son esprit vagabonder hors de Pré-au-Lard.
La venue de Miss Wildsmith la rendait nerveuse. Et si la jeune femme la trouvait trop petite ? Trop ignorante, trop insignifiante, trop immature ? Et si elle se ravisait, et décidait que la blairelle était encore trop jeune pour venir en aide aux Aurors ?
Kalén avala difficilement sa salive en imaginant le Chef des Aurors arriver et lui annoncer qu'elle ne souhaitait plus l'avoir dans leurs alliés. Elle devrait faire preuve d'une grande force morale pour retenir ses larmes devant Miss Wildsmith.
Il ne faudrait pas qu'elle la voit comme ça, sinon toutes ses chances d'intégrer un jour le bureau des Aurors s'effaceraient, et elle serait reléguée au rang de petite fille sensible et douillette.

Non.

Elle ne voulait pas que Miss Wildsmith la voit comme cela. Elle affronterait la sentence, la tête haute, le menton droit et les yeux froids et déterminés. Tant pis. Ce ne serait que partie remise.

Toute concentrée qu'elle était sur l'éventuel refus de l'Auror, Kalén ne vit pas le temps passer. Elle regarda soudain sa montre, sursautant en imaginant qu'elle n'était peut-être pas au bon endroit.
Il était cinq heure pile. La petite était arrivée bien en avance, et avait cru un instant qu'il était bien plus tard. Poussant un soupir de soulagement, Kalén s'adossa contre le mur de bois pourri derrière elle, et ferma les yeux en profitant des rayons de soleil déjà bas dans le ciel.

Soudain, des bruits de pas se firent entendre. La jeune fille se redressa d'un coup et brandit sa baguette devant elle. Elle rabattit à nouveau son capuchon sur ses yeux, et se plaqua contre le mur de la Cabane, passant discrètement la tête de l'autre côté pour voir qui arrivait. Une silhouette venait à elle, mais le contre-jour l'empêchait de reconnaitre le visiteur. Kalén se doutait qu'il était probable que ce fut Miss Wildsmith, mais dans le doute, elle ne bougea pas.

Elle retourna s'assoir guettant le bruit de pas qui se faisait de plus en plus distinct, sa baguette toujours prête, et attendit, aux aguets.

Elle ne connaissait de toute façon pas le visage de la Chef des Aurors. Elle se doutait que la jeune femme n'apprécierait sans doute pas d'être accueillie par une baguette pointée, mais, en ces temps de troubles, elle ne pouvait prendre le risque qu'une éventuelle autre personne, malveillante, vienne à sa rencontre. Elle abaissa donc légèrement le petit bâton de peuplier, mais le garda pointé devant elle, les yeux rivés sur l'angle de la cabane d'où allait émerger Miss Wildsmith d'un instant à l'autre.
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Elly Wildsmith, Lun 25 Sep 2017, 14:03


Des pas lents, feutrés. Comme si la jeune femme prenait le temps de jauger l’enfant adossée. Jeune, très jeune. Trop, peut-être ? L’auror arqua un sourcil face à cette pensée. Elle avait le temps de considéré la maturité de l’enfant. Certains font preuve d’une excellente capacité à la réflexion quand d’autres se montrent totalement dépassés par le moindre événement. Elly espérait que Kalén serait de la première catégorie, qu’elle soit suffisamment mature pour comprendre, pour apprendre … et pour peut-être … devenir ?

L’auror avançait lentement, prenant le temps d’observer les moindres gestes de la jeune fille qu’elle était venue rencontrer. La jeune fille venait de s’assoir derrière la cabane hurlante. Baguette tendue vers une destination … peut-être tendue vers l’auror après tout ? Esquisse d’un sourire qui se dessine sous la capuche de la cape. Jeune, sans doute, naïve, elle n’en avait pas l’air. Voilà qui était un bon point pour la jeune fille.

L’auror, en revanche, avait gardé ses mains sous sa cape, sa baguette sagement rangée. Inutile de montrer un quelconque signe d’agression, le but n’était pas d’effrayer la jeune Poufsouffle. L’auror se rapprocha donc à pas tranquilles, avant de rabaisser son capuchon et de dire « Miss Bloom je suppose ? ». Le ton était amical, quoiqu’un peu froid. Plus le temps passé et plus Elly avait du mal à se départir du froid polaire qu’elle ressentait lorsqu’elle parlait aux autres individus. En terme de sociabilité, on avait connu mieux. Un sourire néanmoins ornait ses lèvres, et la petite étincelle dans ses yeux indiquait clairement qu’elle était là en amie. « Vous pouvez ranger votre baguette Miss, vous savez, si j’avais voulu vous faire du mal, j’aurais pu le faire sans me rapprocher de vous ».

L’auror faisait face à l’enfant, séparé par un mètre cinquante tout au plus. Si Elly avait eu de mauvaises intentions, elle aurait pu les mettre en œuvre alors qu’elle se trouvait plus bas, plus loin. Parfois il n’y a pas  besoin d’être proche des gens pour leur faire du mal ou pour leur balancer un sortilège. Nouveau sourire « Elly Wildsmith, ravie de vous rencontrer Miss ». Une pause, tandis qu’une main de l’auror s’échappait de la cape pour se tendre vers l’enfant. Salutation polie, sans trop en faire. En même temps, quel intérêt d’en faire des tonnes pour une « simple » rencontre. « Vos lettres ont été passionnantes à lire Miss Bloom », l’auror s’exprimait avec simplicité, presque avec gentillesse comme pour ne pas brusquer l'enfant.
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Kalén Bloom, Ven 29 Sep 2017, 17:59


Il était cinq heure pile.

Le clocher qui sonnait au loin le passage du temps venait de le lui indiquer.
Les pas s'étaient arrêtés, à quelques mètres d'elle. La silhouette bordé de lumière, à la manière d'une apparition divine, abaissa son capuchon et sortit du contre-jour, permettant ainsi à Kalén de voir son visage.

Il ne faisait a présent aucun doute que la personne qui se tenait devant elle était Elly Wildsmith.
C'était une très jeune femme. Jeune et jolie.
Kalén resta un moment à la regarder, ses grands yeux bleus scrutant la nouvelle venue avec surprise.
Comment quelqu'un qui paraissait si jeune avait réussi à devenir Chef des Aurors si rapidement ? Elle avait, entre autre, entendu dire qu'elle dirigeait le bureau avec fermeté, combattant froidement les rumeurs et dires dénigrants que la police magique endurait en ce moment. Mais ça n'était pas difficile à comprendre : Miss Wildsmith en imposait, clairement. Elle se tenait droite, et son expression, bien que amicale, ne donnait pas envie de lui chercher des noises.

Kalén sentit une vague d'admiration monter en elle. Oui, c'était impressionnant de se retrouver devant Elly Wildsmith.

Ses pensées furent pourtant interrompues par les paroles de la jeune femme.


"Miss Bloom je suppose ?" Miss Wildsmith eut un sourire. "Vous pouvez ranger votre baguette Miss, vous savez, si j’avais voulu vous faire du mal, j’aurais pu le faire sans me rapprocher de vous."


Kalén se rendit soudain compte qu'elle tenait toujours le bâton de peuplier devant elle. Rougissant d'embarras, elle rangea précipitamment sa baguette dans la poche intérieure de sa cape et abaissa à son tour le capuchon qui masquait son visage.


"Bonjour Madame. Oui, je suis bien Kalén Bloom", fit elle en maîtrisant le tremblement de sa voix. "Je suis vraiment désolée pour cet accueil, c'était un peu stupide."


Elle baissa les yeux une seconde, cherchant sans doute, dans le sol boueux, un semblant de stabilité pour reprendre appui.


"Elly Wildsmith, ravie de vous rencontrer Miss." reprit L'Auror en souriant, sortant ainsi Kalén de son embarras. "Vos lettres ont été passionnantes à lire Miss Bloom."


Elle lui tendait une main que la jeune blairelle saisit aussitôt. Celle-ci la serra avec chaleur, d'une poigne empreinte de franchise.


"Je suis enchantée", fit la petite en lui rendant son sourire. Elle rougit du compliment. "Et je vous remercie, je dois dire que les votre l'étaient tout autant. A vrai dire je ne m'attendais pas à...recevoir cet intérêt de la part des Aurors."


Elle fit une pause.


"Mais j'en suis flattée et ravie", ajouta-t-elle rapidement. Puis, ralentissant quelque peu son débit : "Je vous assure que je suis extrêmement motivée à vous apporter mon aide et mon soutien, quelque en soit la forme. Ma décision est mûrement réfléchie."


Elle conclut son discours par un nouveau sourire et un regard qui allait droit dans celui de la jeune femme en face d'elle, comme pour venir illustrer la détermination qu'elle avait mis dans ses mots.
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Elly Wildsmith, Sam 07 Oct 2017, 13:02


Capuchon rabattu, yeux dans les yeux, la jeune femme observait l’enfant, tandis que l’enfant observait la jeune femme. Echange de regards, d’idées, de pensées ? Peut-être, l’auror tourna un instant autour de l’enfant, la détaillant, de la tête au pied. Si jeune. Si innocente. Sourire sur ses lèvres, les âmes les plus jeunes étaient les moins retorses. Malléables, elles avaient quelques idées qu’il était parfois difficile d’éradiquer. Mais là, l’enfant incarnait d’autres saveurs, d’autres valeurs. Comme si, pour elle, c’était différent.

Il émanait du corps de la petite une sorte de détermination, de motivation, incorruptibles ? Ils l’étaient tous, jusqu’au jour où … Tout bascule. Dans le bien, dans le mal. Dans la dualité des forces et des magies. Quand on se rend compte que tout n’est pas aussi blanc qu’il n’y parait. Néanmoins, il y avait quelque chose chez l’enfant qui disait « Je serais là ». Une persuasion sur ses lèvres, une détermination dans son regard. Un quelque chose de plus mature que certains adultes n’avaient pas. Une flamme de folie, peut-être, au cœur de ses yeux.

« Comment penses-tu pouvoir m’aider Kalén ? ». Le ton était doux, tranquille. Le regard apaisé. L’auror avait cessé de tourner autour de l’enfant et attendait avec impatience sa réponse, desquelles découlerait sans doute la suite des événements. Néanmoins, l’enfant n’eut guère le temps de répondre que le Cerbère qui accompagnait l’auror avait fait son apparition, passant une main dans le dos de sa compagne, qui la fit tressaillir. Rapidement, l’auror fit les présentations « Kalén, je te présente Evan ». Regard de l’enfant à l’homme, puis, à destination de ce dernier « Evan, je te présente Kalén, tu vois qu’il n’y avait pas de raison à ta venue ». Sourire en coin.
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Evan, Sam 07 Oct 2017, 16:11







Dimanche à priori banal. Le soleil tutoyait les fenêtres et offrait à l'intérieur les prémices d'une journée qui s'annonçait ensoleillée. J'étais resté sous la couette à savourer le fait de ne pas avoir à me lever pour aller donner cours à des bambins grincheux, tandis que ma compagne elle, déambulait déjà dans notre appartement.

*Pour une fois que c'est moi la marmotte et pas elle...*

Elle déjà habillée sobrement, je gagnais à mon tour la salle de bain et profiter de l'eau chaude perlant sur ma peau pour réveiller pleinement mes sens. Les cheveux humides, j'étais ressorti, pour me parer de mes habits. Entendant la voix de ma belle qui me disait qu'elle s'en allait, je lui fis savoir que j'allais l'accompagner.

Pantalon noir, sweat noir, cape noire, j'étais du même coloris qu'Elly et nous sortions tous les deux en ce matin chantant. Je ne savais pas où nous allions, qui elle allait voir et ce n'était en aucun cas par jalousie, car je ne l'étais pas du tout, tout comme mon narrateur, c'était un ressentiment que je ne connaissais pas... Simplement, l'idée de profiter un peu du beau temps avec celle qui était le soleil de ma vie me ravissait, et peu m'importait qu'elle veuille aller quérir des fruits savoureux sur un marché moldu ou braver des tempêtes sur les sommets de l'Alaska, je la suivrais au bout du monde.

Après un petit transplanage, nous nous retrouvions à arpenter les rues de Pré-au-Lard, sous ce même soleil radieux qui avait cogné tôt à nos fenêtres. Le temps était propice à une belle balade et elle me dit que nous allions à la cabane hurlante. Évidemment, c'était sans compter sur les sorciers matinaux qui se promenaient eux aussi, et qui m'interpellaient puisque beaucoup d'entre eux savaient que je travaillais à l'école.

Ne voulant pas plonger ma belle dans des récits barbants, je lui dis de continuer sans moi et je restais quelques trop longues minutes à devoir parler du climat à Poudlard depuis l'attaque et à une énième demande de si l'on avait eu ou non des nouvelles de Kholov. Toujours les mêmes questions c'était chi*nt. Si seulement les gens pouvaient s'occuper de ce qui les regardait.

Écourtant cette discussion qui avait vite tourné à l'ennui, je laissais les sorciers pour prendre la direction de la cabane hurlante. Je ne voyais plus ma belle au lointain, aussi je devinais qu'elle devait déjà y être. Je ne savais pas trop ce qu'elle allait y faire, qui elle allait rencontrer, mais je me disais que si elle m'avait laissé venir c'était certainement parce que ce n'était pas trop important. Ou du moins pas quelqu'un qu'elle n'aurait pas voulu que je rencontre, et cela me rendait confiant.

Gagnant les limites de la célèbre propriété, j'avançais vers la bâtisse où je n'avais plus mis les pieds depuis la prise d'otages légèrement foirée. Enfin quand les otages sont les célèbres descendants du Dieu de la mythologie Hindou moldu Superman, cela s'avérait compliqué d'obtenir un dialogue quelconque. Me rapprochant de l'entrée, j'entendis quelques bribes de mots qui me venaient de l'extérieur. Alors je fis lentement le tour dans les herbes, pour apercevoir plus loin, Elly en pleine discussion avec une jeune élève.

Me rapprochant de ma belle, je déposais une main délicatement dans son dos, sourire aux lèvres. Légèrement surprise, elle fit alors les présentations, terminant sur une phrase pleine de sous entendu, comme si j'avais un instant imaginé qu'elle allait rencontrer un homme quelconque ( auquel cas mon narrateur aurait certainement défié les lois de la cohérence en justicier masqué Ange ). Je lui envoyais un sourire avant de fixer l'élève.

- Enchanté Kalén ! Je suis professeur à Poudlard, même si je ne crois pas qu'on ait encore eu l'occasion de se croiser ! Cela viendra peut-être ! Puis je m'adressais à ma compagne dans un léger murmure. Je ne vois pas du tout de quoi tu parles... terminant ma phrase par un clin d'œil complice.
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Kalén Bloom, Sam 07 Oct 2017, 18:47


HRP : Kalén a donc toujours 11 ans MDR


La jeune femme en face de Kalén avait commencé à tourner autour d'elle, comme si elle souhaitait la jauger, l'analyser.
La petite resta droite, essayant de montrer la meilleure image d'elle-même. Ses yeux exprimaient toujours la détermination qui ne la quittait plus depuis l'arrivée de l'Auror, et elle prenait soin de regarder droit devant elle et de cacher sa gêne.

La voix de Miss Wildsmith résonna à nouveau.

« Comment penses-tu pouvoir m'aider Kalén ? »

Elle s'était arrêtée de tourner et la petite put constater qu'elle l'observait avec intérêt.


Sa réponse n'eut pas le temps de passer la barrière de ses lèvres, que déjà un homme faisait son apparition derrière la jeune femme.
A première vue, il ne disait rien à la petite qui ne se souvenait pas de l'avoir déjà aperçu. Mais lorsqu'Elly Wildsmith prononça son nom, une lumière s'alluma dans l'esprit de Kalén.

Evan.

Le professeur de métamorphose, que la jeune blairelle connaissait mieux sous le nom de Mr Lival.

« Enchanté Kalén, fit-il lorsque la jeune Auror eut fait les présentations. Je suis Professeur à Poudlard, même si je ne crois pas qu'on ait encore eut l'occasion de se croiser. Cela viendra peut-être ! »

Elle n'entendit par la fin de sa phrase que l'homme venait de glisser à Mrs Wildsmith.

Mais, que faisait-il là d'ailleurs ? Les deux semblaient se connaître, sans doute deux amis. Oui, ça devait être ça, la chef des Aurors devait avoir profité de sa venue à Pré-au-Lard pour voir son ami professeur qui logeait sûrement à Poudlard.

Satisfaite de la conclusion qu'elle venait de tirer, Kalén s'empressa de répondre au salut de l'enseignant, consciente qu'elle devait sûrement afficher un air d’incompréhension depuis une trentaine de secondes.

« Bonjour Monsieur. Oui, je vous ai reconnu, je crois vous avoir déjà aperçu dans la Grande Salle. Je suis enchantée aussi. Et j'espère sincèrement découvrir votre cours, la métamorphose est un sujet qui me passionne !»


La petite tenta de se souvenir de la question que l'Auror lui avait posé avant l'arrivée de son ami.  
Sans qu'elle ait pris le temps d'y réfléchir, sa réponse sortit d'elle-même, au moment où elle se remémorait les mots de la jeune femme. Elle était spontanée, et exprimait très clairement les pensées de l'enfant.

« Je voudrais vous aider par tous les moyens possibles Madame, répondit la petite. Je suis prête à tout pour vous apporter mon aide. Je ferai ce que l'on me demande. Si je dois combattre, alors je combattrais, si je dois rester en retrait et observer parce que c'est trop dangereux, alors je m'exécuterais. »

Elle fit une pause, songeant soudain qu'elle devait être un peu ridicule à proposer ainsi de combattre alors qu'elle n'avait jamais participer à un duel de sa vie.

« Observer. Justement, j'aime beaucoup ça. Je ne suis liée à personne à Poudlard et ça ne me dérange pas d'enquêter sur les gens que vous trouveriez suspect. Généralement, les gens ne me remarquent pas. Je me fonds assez bien dans les foules, je parle peu et écoute beaucoup. »

Elle s'arrêta là et chercha dans les yeux de Miss Wildsmith, quelque chose qui pourrait lui laisser croire qu'elle avait réussi à la convaincre.
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Elly Wildsmith, Dim 08 Oct 2017, 12:53


Son compagnon se présenta et laissa perplexe l’enfant. Elly voyait l’expression de surprise sur son visage et la latence de sa réponse ne fit que confirmer cette impression. Un sourire vint fleurir son visage tandis qu’elle écoutait la réponse de la jeune fille. Ses mots étaient convaincants, Elly n’en revenait toujours pas qu’une enfant de son âge puisse tenir un tel discours. A son âge Elly était bien éloignée de tous les problèmes qui pouvaient bien secouer leur monde. Elle avait cette fraicheur, cette candeur, de croire qu’il suffisait de combattre pour gagner.

La jeune fille déverse un discours qu’elle semble bien mené, indiquant au passage qu’elle n’est liée à personne dans l’enceinte du château. L’auror laissa naître un murmure, à peine audible « il te faudra parfois sortir de ta zone de confort … » le chuchotement se meurt et plutôt que de faire peur à l’enfant, Elly, d’une voix neutre, lui annonce « Cesse de m’appeler Madame et appelle-moi plutôt Elly. Nous allons être amenée à nous revoir je pense, tu le sais ? »

Une pause, le temps que son regard passe d’Evan à Kalén, sourire pour eux, délicat. La rencontre touche à sa fin, Elly le sent, alors elle ajoute, pour Kalén « Je ne peux t’en dire plus actuellement, juste que nous avons besoin de jeunes gens comme toi … qui acceptent d’être nos oreilles, nos yeux, au sein de Poudlard … » Le discours était risible, un mangemort à son bras. Un regard pour lui, un sous-entendu perceptible qui lui demandait qu’il n’arrive rien à l’enfant.

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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Evan, Dim 08 Oct 2017, 17:25







L'élève sembla quelque peu décontenancée par mon intervention, et sembla hésiter avant de reprendre la parole. Elle me dit se souvenir de moi, m'ayant aperçu dans la grande salle et que la métamorphose était une matière qui l'intéressait. Par la suite, elle reprit à destination d'Elly ce qui semblait être le cheminement de leur discussion avant mon intervention.

Je voyais le tableau qui se dessinait un peu plus à mes yeux, écoutant la demoiselle qui parlait d'apporter son aide par tous les moyens possibles à Elly. Et je devinais quelle relation s'établissait sous mes yeux, l'élève devenant certainement à cet instant une potentielle informatrice des Aurors au sein de l'école.

J'eus un regard surpris pour elle qui ne paraissait pas manquer de courage. Ses mots semblaient emprunts d'une force de conviction rare et j'appréciais cette étincelle que je voyais dans ses yeux. Je ne doutais pas que ma compagne l'avait déjà prévenue de ce que cela impliquait et de voir son insouciance ne pouvait que rendre admiratif.

Je restais légèrement en retrait, ne m'immisçant pas dans leur conversation. Et j'écoutais ma compagne qui lui répondait en sous entendant que ça ne serait certainement pas de tout repos, et qu'elle pourrait encourir quelques risques. Avant de tiquer sur l'appellation de "Madame" sur laquelle je n'allais pas m'empêcher de réagir.

Un échange de regards se fait entre nous trois, et elle conclut en disant qu'elle aurait besoin de l'élève, qu'elle souhaitait avoir une vue sur Poudlard, et je compris à son regard que je devrais aussi veiller sur elle, et, dans une certaine mesure, m'assurer qu'il ne lui arrive rien. Je me contentais d'un léger hochement de tête à son attention avant de lâcher dans un murmure joueur.

- Madame...

Je lui fis un grand sourire, et j'imaginais bien qu'une envie de me mettre une baffe lui passerait à travers la tête. J'aurais pu en rajouter en sortant un discours à l'élève du style "Oui, la Madame à raison, elle sait très bien de quoi elle parle, du coup écoute-là bien !" mais je gardais tout cela derrière mon grand sourire que j'envoyais à ma belle, jugeant ma taquinerie suffisante vu la situation où je n'étais, au final, qu'un figurant.  

Bien que je comprenais qu'en assistant à cet échange, je me devrais d'avoir la petite à l'œil. Que c'est une preuve de confiance de la part d'Elly que de ne pas avoir cherché à me le cacher. Et que, bien que la direction de mes idéaux soient opposés aux siens, je m'engageais à faire en sorte que l'élève soit protégée.
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Kalén Bloom, Mar 10 Oct 2017, 20:36


J'ai les LA pour annoncer notre départ à tout les trois.


Cette fois, Kalén entendit distinctement le murmure qui s'échappa des lèvres de la jeune femme. Bien qu'elle en écouta les mots, ils ne prirent pas de sens dans l'esprit de l'enfant. Elle ne comprenait pas ce qu'elle entendait par concession et fit, à cet instant, abstraction de l'avertissement de L'Auror.

Ce ne serait que bien plus tard que la petite donnerait du sens à ces paroles, lorsque grandie par l'expérience et la maturité, elle serait enfin capable de prendre toute la mesure des mots de Elly.

Elly. C'était comme cela qu'elle l'appellerait désormais. Kalén se sentit un peu bête de l'avoir appelé Madame durant tout ce temps, surtout lorsqu'elle vit le professeur sourire à cette appellation. Consciente de sa maladresse, elle sourit à son tour et se tourna vers celle qui allait bientôt devenir un véritable mentor pour elle.


"Elly..." murmura-t-elle, savourant l'honneur que la jeune femme lui faisait. "Je suis très touchée par la place que vous m'offrez en me permettant ainsi de mettre mes yeux et mes oreilles à votre service. J'en serai digne, vous avez ma parole. Et je serai également toujours disposée si vous souhaitez me voir, pour quoi que ce soit qui soit utile aux Aurors."


Observant les deux adultes qui se tenaient en face d'elle, Kalén surprit un étrange jeu de regard, comme s'ils communiquaient silencieusement. Mal à l'aise et ne comprenant pas de quoi il pouvait s'agir, la petite se raclant nerveusement la gorge.
Il était évident que la rencontre était sur le point de se terminer. Kalén réfléchit mais n'avait pas de question particulière à poser. Elle estimait qu'Elly lui écrirait quand elle aurait une mission à lui donner.


"Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me rencontrer, fit elle à l'Auror avec un sourire. Et merci encore pour la confiance que vous m'accordez."


Elle se tourna vers son professeur de métamorphose et sourit à nouveau.


"A bientôt Mr Lival, au plaisir de vous revoir en cours !"


Une fois les salutations échangées, ils se séparèrent, Elly et Mr Lival d'un côté, Kalén de l'autre, en direction du château qui dressait ses tours vers le ciel assombri.


[Fin du RP, merci beaucoup à vous deux !]
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Elhiya Ellis, Ven 20 Oct 2017, 15:59



Juste un pas de plus....                                             Pv MM 40


Nouveau jour, nouvelle nuit, ou juste éternel recommencement. Toujours les mêmes sourires, toujours les mêmes gestes, toujours les mêmes envies de fuir, de les fuir eux, de ne plus revenir, de tout quitter, d’abandonner. Fermer les yeux, prétendre, faire semblant était moins simple qu’il n’y paraissait. Contrôler, maitriser, c’était vite dit. Les pleurs s’étaient tus, les larmes s’étaient taries, les pensées un peu plus ordonnées, mais les doigts enserrant la brindille démangeaient toujours un peu. Il avait fallu faire quelques efforts pour se retenir de remuer la brunette de chez gryffondor, faire en sorte d’esquiver sa présence devenue agaçante, voir insupportable. Il avait fallu apprendre à se taire, à patienter que la nuit tombe pour arriver à se changer vaguement les idées.

Ce soir n’était pas bien diffèrent des autres, sous sa capuche noire quelques mèches blondes virevoltaient au grés du vent, alors que ses pas lents déambulaient sur les pavés du village sorcier. Seule, main en garde sur la baguette, juste au cas où, les dérives de son esprit tentaient tant bien que mal de lui intimer la marche à suivre. Pourtant, elle n’y arrivait pas, trop faible, trop naïve, seuls la colère et la douleur arrivaient à s’exprimer de temps à autre, au détour d’une ruelle, au hasard d’un inconnu.

La toute première fois, ses doigts tremblaient, les fois suivantes elle était aveuglée, meurtrie, perdue. Désormais, ce monde lui donnait d’autant plus la nausée que certains continuaient leur vie tranquillement. Souvent elle avait voulu y mettre un terme, leur rappeler qu’ils se fourvoyaient, qu’ils étaient sourds à la réalité sordide qui les entouraient, mais jamais elle n’avait réussi… C’était encore une môme, pas certaine de pouvoir plier entièrement à ses idées, ses idéaux, ses révoltes intérieures. C’était qu’une gosse, on n’avait de cesse de lui rappeler. Dans les caprices de ces anciens amis, dans les regards des adultes, dans la façon dont on avait à lui parler, comme si rien ne changeait... Comme si ses genoux écorchés, ses quelques cicatrices n’avaient jamais existés.

Avec cette nuit, avec pour seule compagnie la lune d’argent, l’enfant cherchait les dernières réponses nécessaires pour être en paix avec elle-même. Questions inutiles, tumultes intérieurs dérisoires. Elle le savait parfaitement, mais quelque chose la maintenait encore et toujours vers ce semblant d’espoir que la société n’était pas aussi pourrie et corrompue que ce qu’elle avait cru. Que son envie de faire taire les illusions utopistes auréolés à grand coup de fanatisme pour les Aurors de son petit-ami pouvait trouver un sens quelque part dans un monde qu’elle ne percevait pas.

Elle avait essayé, elle avait fait un effort, pour les autres. Elle avait taché de comprendre ce pourquoi pour eux il fallait suivre aveuglément des lois régies par des gens qui n’en avaient rien à faire de leur vie. Mais, elle ne saisissait toujours pas. Pourquoi ne devaient pas laisser sa colère s’exprimer sur un abruti qui malmenait une fille dans la rue, pourquoi sa main devait hésiter encore alors que ça lui paraissait logique, pourquoi s’accrochait-elle à une bride de lumière qu’elle avait toujours détestée ? Pourquoi devait elle renier un choix qu’ils l’avaient tous poussé à faire mais qu’ils n’acceptaient pas ?

Trop de questions, mal de tête en train de l’étourdir en prime, besoin de faire une pause, de polluer son air, de s’arrêter un instant.  Les bruits de ses pas cessèrent de résonner, marchant dans l’herbe, plongeant les lieux dans les seuls bruissements de la nuit, soulageant légèrement sa douleur. Le calme, la quiétude, douce illusion qui ne tarderai pas à être rompue par un passant quelconque comme toujours…. Extirpant une cigarette d’un paquet quasi fini trainant sa poche depuis un moment, le bout allumé d’un mouvement de baguette, Elhiya avait regardé où ses pas l’avait mené et soupiré doucement. Quel cliché, la cabane hurlante… tant pis.  Autant s’y arrêter un instant. Calée contre le mur, levant le nez vers le ciel où quelques étoiles naissaient, quelques bride de fumée de nicotine s’échappait de ses lèvres
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Invité, Ven 20 Oct 2017, 21:31



Sortie d’un soir, à errer parmi la nuit et les ombres, se fondre dans la masse des obscurités et des poussières, en quête d’on ne sait quoi, d’on ne sait que faire. Ombre lascive, lugubre le long des pavés. Air frais dans la nuit. Automne installé, les souvenirs de l’Eté semblent s’être envolés.
Sortie, pour se rassasier. Sortie pour sortir. Sortir hors d’Hollow, des murs, le vent frais qui n’atteindra jamais le visage sous le masque d’argile, ou le corps sans distinction genrée ou sexuée sous la robe et la cape de ténèbres. Se complaire dans cette atmosphère, sous les lampadaires.
Sortir avec sa douce écaillée à son côté, Xenia. Cobra à cou noir, femelle. Spécialité ? Crachat d’acide. Envie de se nourrir. Bien normal. Autant lui accorder cette faveur en partant démarcher les âmes perdues. Les recueillir au creux de ses doigts et à l’abri, en son sein, en attendant que le grand mouvement de l’Evolution ne s’enclenche. Car ce temps va venir. En être persuadé. Œuvrer pour cela par toutes les cellules de ce corps indistinct.

Les écailles glissent dans l’herbe. Un mulot, non loin. Plus froid en Ecosse que dans le reste du pays, assez peu de curieux ce soir. Monotonie d’un quotidien sous le masque. Démarcher des élèves ignorants. La dernière fois, c’était une petite Gryffondor. Sa baguette avait brûlée, et elle, probablement avec. Ou probablement pas. Pas de nouvelle de son décès dans les journaux, donc, elle avait dû s’en tirer. Tant mieux. Ça démontrait au moins une certaine pugnacité. Quand la demoiselle aura mûri, alors, peut-être sa main se tendra-t-elle de nouveau dans sa direction.
Ne pas être rancunier, jamais dans ses vadrouilles masquées. Le Temps et l’Histoire sont en mouvement. Une dynamique perpétuelle qu’il faut savoir combler. Et pour cela, rien de tel que la jeunesse. Cette jeunesse désabusée du monde, qui se pense sans lendemain. Cette jeunesse, généralement morne, triste, sans idéaux. Cette jeunesse maléables aux discours. Cette jeunesse impétueuse, incapable de voir le danger là où il se présence.

Ne pas se prétendre, Danger.
L’être.

Occuper la fonction du Pédagogue nécessite certes patience, compréhension et capacité de transmission. Mais il s’agit d’un Pédagogue dédié de tous ses atomes à son Idéal. Un Pédagogue versé dans la magie noire, parfois jusqu’à se perdre dans ses tréfonds. Un Pédagogue, ça demeure un être humain, sous le masque.

Regard à travers les orifices du masque d’argile tandis que sa douce plante ses crocs dans le mulot, ouvre grand la gueule et l’avale tout entier. Bien. La digestion pourra s’opérer. Mais sa faim demeure encore présente. Plus lointaine qu’avant la sortie, certes, mais présente tout de même.
Comme ce courant d’air qui soulève les feuilles rougeoyantes de l’Automne, ainsi que des mèches de cheveux, blondes sous le noir d’une capuche. Une fumée dans l’air. Cigarette. Une jeunesse.

Xenia comprend sa parole non-verbale et se faufile derrière la demoiselle, caresse peut-être ses chevilles, et disparaît dans l’herbe noir, non éclairée par la Lune. Coin bien sombre par ici, où chaque coup de vent fait pousser des gémissements et des hurlements de douleur à la vieille cabane. Peu s’y risquent. Et souvent, l’on rencontre des gens de son espèce.

« - Liberté ou sécurité ? »

Voix sans intonation, sans distinction d’accent ou d’une provenance quelconque. Voix d’une Ombre qui sort de la nuit, se mettre sous la lumière de la lune, au regard de l’Enfant trouvé.
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Elhiya Ellis, Ven 20 Oct 2017, 23:13


Une bouffée d’oxygène polluée emplissant les poumons, le bruissement d’une feuille chutant au sol, un grincement à la provenance inconnue, infimes détails vibrants et inconsistants. La saveur de la nuit s’était tarie, la lune d’argent avait perdu son privilège de confidente solitaire, le monde d’une enfant avait continué à s’effriter jour après jour, nuit après nuit, inlassablement. Résultat de quelques rencontres au détour d’une allée sombre ou d’une simple réalité trop dure à mystifier. De son jeune âge tout prenait beaucoup trop d’ampleur. Désir d’arrêter de mentir, envie de voir un nouveau jour naitre, espoir succinct et risible d’avoir la force de tirer un trait sur les brides d’enfance restantes. Petit à petit les priorités avaient changé, mettant lentement à jour ce que la gamine ne voulait être. Paraitre innocente, cachée sous un manteau vipère, se taire, attendre, sourire…. Comédie risible…

Elle n’y croyait plus depuis tellement de temps, c’était à se demander comment elle arrivait à respirer, attendant quotidiennement de pouvoir disparaitre dans les ombres de la nuit… lente agonie muette... Un soupire lui échappait, agacé, pénible, la nicotine ne faisait pas son office, illusoire réconfort, tout comme la danse des étoiles au-dessus de sa tête… Elles avaient également été dépossédées de leur saveur, se voyant perdre tout intérêt au profit d’un rampant écailleux glissant silencieusement entre ses pieds. La caresse contre sa cheville l’avait fait frémir une fraction de seconde avant que de ses prunelles ternies la blonde ne se mette à suivre la progression gracieuse de l’animal. Elle n’était pas seule. Cruelle constatation. La solitude n’existait pas en ce bas monde…

Nouvelle volupte de cigarette s’échappant doucement, sans ciller, toujours appuyée contre le mur de la triste cabane. Aucune raison de bouger, aucune envie non plus. Encore moins après cette question posée si simplement, alors que l’évidence voulait qu’il n’y ait qu’une seule réponse valable.


« Liberté »

Celle de pouvoir vivre entièrement, sans avoir à se cacher, sans avoir à tromper. Celle où les chaines ridicules de la convenance disparaissaient. Celle ou l’abandon de soit ne signifiait que renaitre enfin. Celle où la tenue d’étudiante insouciante disparaissait complètement. Celle où elle pouvait tendre les mains à ce qu’elle voulait être. Celle qui nécessitait qu’on se batte pour elle. Celle qui n’existait que dans les rêves d’une môme hésitante. La liberté. Un mot tellement malmené, au sens tourmenté et méprisé. Cette voix proposait-elle de toucher cette utopie du bout des doigts, ou au contraire serait-elle plus apte à prouver que ce n’était qu’un simple mot qui n’existait pas ?

Alors les opales avaient cherché la provenance de cette voix, croisant entre deux mèches dorées une silhouette humaine d’une Ombre. Une de celle qu’il était de bon ton de fuir où de ne pas provoquer. Une de celle qu’elle avait toujours jugé plus sincère que le reste de leur société préfabriquée, une de celle qui la renvoyait à quelques douloureux souvenirs salvateurs. Une Ombre dans un masque sombre baignant sous la lueur argentée de la lune. Vision ironique. A ses lèvres s’était reportée la cigarette cachant un sourire en coin, illuminant une pointe rougeoyante, profitant de terminer son poison chimérique tant qu’on lui permettait.

La seconde main dans la poche n’avait eu de cesse d’enserrer la brindille, prête si nécessaire. Même si toute réplique était inutile, elle le savait que trop bien. Son inexpérience d’adolescence brillait par son manque de pouvoir, nul besoin de mentir… Regard plongé dans les interstices du masque, l’enfant avait gardé le silence, attentive au moindre mouvement, n’occultant pas le blason vivant de sa maison de Poudlard niché dans l’herbe fraiche.

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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Invité, Mar 24 Oct 2017, 16:01



Regard monochrome et attentif. Gestes en diapason. Sur le fil d’un rasoir éphémère, comme le fil translucide d’une araignée. Etreindre ses joues en un sourire tranquille, invisible sous le masque d’argile. Observer cette jeunesse blonde en volutes de fumées de cigarette, attendre, doucement le passage d’un nuage.
Et sous ce même rayon de Lune, prendre une place assise, détendue, au repos. Attendre le retour de sa belle écaillée, tendre la main dans le noir, la laisser glisser entre les doigts gantée. Pas de personnalisation possible. Pas de repères. Simplement une forme indistincte en genre et en sexe. Une forme affable, ténébreuse. Insolente sous le rayon lunaire qui éclaire l’intégralité de son être, illumine ce masque d’argile.

Impression de dominer l’espace. Confiance développée, ou tout du moins, montrée, exposée. Démontrer une maîtrise de l’espace et du temps de parole. Prendre le temps de la position, assise. Observer une étoile, la lune, une autre étoile. Contempler l’infini, revenir sur le fil distendu du présent. La forme conjointe, jeune, enfumée.
Un sourire.

« - Bonne réponse. Mais ce n’était pas bien difficile de se décider. »

Ton taquin. Amusé. Pédagogie en porte-à-faux.

« - Enfant, dis-moi, développe, explique. Pourquoi la liberté devrait-elle primer sur la sécurité ? Et actuellement, dans notre état de droit, quel concept domine nos vies et nos esprits ? La sécurité ? La liberté ? »

Invitation à l’argumention. A l’exposé d’une jeune dialectique, tout en étant à l’écoute, attentive. Pas studieuse, non. Car l’Ombre connaît sa rhétorique sur le bout des doigts. L’Ombre a la Cause au cœur et dans les cordes vocales. Tester, simplement, l’esprit d’en face. Déterminer son niveau de Furor et son potentiel de réflexion à travers ses questions.
Basique.
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Elhiya Ellis, Jeu 26 Oct 2017, 09:15


Quelques mots à la consonance divertie, première surprise. Puis une offre de discussion d’échange de palabres sous une lune argentée, seconde surprise. D’un sourcil arqué et du reste de nicotine écrasé sous une semelle épaisse, l’enfant -comme il l’avait si bien souligné-, une fois décollée de son  air interrogateur, s’offrait volontiers à la proposition d’exposer des idées somme toute immatures.

La liberté, sujet vaste menant généralement au débat, tout un chacun pouvait posséder une vision différente de ce que ce simple mot impliquait. Pour une gamine de 17ans, c’était assez simple au final : ce terme comportait l’absence d’obligation stérile et désuète. Mais laisser filer ce genre de paroles ne s’apparentait qu’à jouer les gamines capricieuses, rien de plus. L’interlocuteur méritait plus.

Alors, le regard glissant dans l’herbe humide parcouru de mouvement, l’esprit s’était rassemblé pour tenter de s’exprimer le plus clairement possible. Le regard s’était tourné vers les astres de nuits, confidents silencieux, gardiens éternels de quelques âmes perdus, mais surtout illusions réconfortantes éphémères. Et d’un nuage de fumé s’échappant de ses lèvres, les cheveux volant au vent osaient indiquer la provenance d’une voix désabusée.


« Dès notre éveil à la vie on nous fait miroiter des promesses de liberté et de sécurité. Deux éléments supposés former un tout, noyés dans une société hypocrite, régit par des bien-pensants cachés derrière des bureaux, dont seul leur sécurité importe. »

Une de ses joues rebondies s’était relevée une fraction de seconde, accueillant en ses traits une esquisse de sourire au souvenir d’une discussion plus ou moins semblable. En cours : le traité du secret international avait été abordé, créant des échanges un peu houleux,  lui valant quelques remarques. Même la liberté de s’exprimer et de penser autrement que la masse n’était qu’un mensonge éhonté qu’on avait osé leur inculquer.

« Les vies, celles des esprits majoritaires sont régis par un sentiment orgueilleux de  désir de sécurité. Diffamer la vérité pour contrôler la foule, amplifier des faits pour terroriser la population, cacher toutes les informations pour obtenir leurs assentiments, matraquer les jeunes esprits d’idées prémâchées, tout ça pour faire croire en une vérité unique préfabriquée offrant une sécurité chimérique. »

Avis personnel d’une gamine ne trouvant pas sa place dans un bac à sable pollué où il lui fallait évoluer, écouter et acquiescer bêtement. Le jeune âge l’empêchait de fournir à ses opinions une écoute attentive ou constructive. Aussi, les idées avaient évolué avec le peu d’information qui lui avait été dévoilé. Toujours, il fallait prêter allégeance au règlement écrit par le ministère des siècles auparavant, rares étaient les fois où la tolérance acceptait d’entendre que le dictat de la société devait être modifié.

Bien sûr, la vision d’une adolescente serait toujours étriquée, aussi ses idées auraient nécessités d’être alimentées d’arguments plus consistants. La tête blonde en avait conscience. Et d’opales désabusées glissées sur le masque, un soupire lui échappait alors qu’elle répondait, comme une élève sage aux questions occultées


« La liberté devrait primer tout simplement car une pseudo sécurité existante grâce à des chaines ne peut apporter qu’une rébellion incontrôlable. Car sans liberté nous ne sommes que des copies de nous-même. Car sans le concept de la liberté, il n’existe plus que des moutons suivants aveuglements des loups doucereux, des êtres collés à des moules car ils ont peur de vivre ou penser par eux même. »

Trop de palabres pour ne rejoindre qu’une seule conclusion.

« Des sorciers qui doivent vivre cacher pour supposément conserver un semblant de liberté, c’est assez ironique non ? C’est au final forcer tout le monde à porter un masque, même ceux qui n’en veulent pas. »

La langue déliée avait trouvé son chemin entre la barrière de ses lèvres, se déversant amèrement et s'offrant à cette oreille, qu'on jugeait au nom de sécurité, inappropriée
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