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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Derrière la cabane hurlante
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Elly Wildsmith
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Elly Wildsmith, Mer 25 Avr 2018, 11:01


Il reste allongé et ne semble pas réceptif au petit stop que tu viens de lui mettre, au contraire, il continue la musique sur un air doux et serein. Il répond à ta question d’une manière simple et sans détour, et tu t’interroges sur ce qu’il ne dit pas. En effet, dans ses propos, tu sens qu’il y a d’autre chose à dire, à comprendre. « Beaucoup de chose dites-vous ? En tout cas, il semble que cela vous réussisse ! ».

C’était la vérité, la musique qu’il arrivait à faire était somptueuse, peut-être se destinait-il à une carrière musicale dans le monde sorcier ? A vrai dire, peut-être était-ce déjà le cas puisque tu ignorais totalement ce qui était en vogue actuellement. D’ailleurs, tu lui demandes, simplement « Vous envisagez de faire carrière dans la musique ? ». C’était un peu idiot comme question, surtout lorsqu’on rencontre les gens pour la première fois, mais qu’importe.

Et ton regard continue à alterner entre le jeune homme et son instrument (de musique), avant de repartir au loin, sur l’horizon. Le temps était agréable, véritablement. Et la musique avait ce petit quelque chose d’appréciable. Si tenter qu’on sache en jouer, bien entendu.
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Jean-Baptiste Flitwick
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Jean-Baptiste Flitwick, Lun 07 Mai 2018, 16:54


La tête du jeune homme se rallonge dans l'herbe, ses yeux se ferment et il se perd dans son interprétation. Des couleurs dansent derrière ses paupières, il les retranscris de ses doigts en notes légères vite emportées par l'air. La réponse tarde à venir mais qu'importe, il peut se laisser aller plus longtemps dans son envolée.

« Beaucoup de chose dites-vous ? En tout cas, il semble que cela vous réussisse ! ».

Des compliments? Quel revirement de situation. Le pauvre n'avait pas l'habitude. Généralement, le modèle type de ses tentatives se résumaient à une rencontre, des compliments de JB et un remballage en règle suivi d'une balade en barque assez rapide tellement il ramait pour se rattraper. Il en était presque perdu tellement c'était inattendu. Il lui semblait toutefois déceler dans cette remarque une pointe de curiosité qu'il éviterait bien de satisfaire.

« Vous envisagez de faire carrière dans la musique ? »

C'était une première celle-là. Mais c'est vrai que l'idée n'était pas mauvaise. Comment mieux attirer les jeunes demoiselles innocentes et à la recherche d'un partenaire que de devenir une grande star? Il faudrait se renseigner sur le milieu de la musique magique. En attendant, la question était plus quelconque que sa remarque précédente. Faiblirait-elle?

- Ça me réussit dans certains domaines, c'est vrai. Il aurait été fier de moi je pense. Et pour l'instant, je ne fais de la musique que pour mon plaisir, pour me retrouver, pour m'évader. Vous pensez que je pourrais faire carrière?

La question était posée sur le ton de l'innocence pure, associée à un regard de chiot implorant, l'effet devait en être plus que comique mais il n'avait pas envie d'être sérieux en ce beau jour. La musique, le beau temps, une belle demoiselle. C'était une situation à folies.
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Elly Wildsmith
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Elly Wildsmith, Dim 13 Mai 2018, 19:46


Désolée BB-post j'étais pas au taquet :mm:

Il te pose la question de savoir si tu pensais qu’il était capable ou non de faire carrière dans la musique. Tu hausses les épaules, tu n’en sais absolument rien à vrai dire. Pourquoi ? Parce que tu n’y connaissais absolument rien, et que toi, hormis dire qu’il faisait de jolis sons, tu ne t’y connaissais pas vraiment. Alors, honnête, tu lui dis « Vous savez, je n’y connais absolument rien en musique ». Une pause, avant de reprendre « Je pense qu’il faut que vous suiviez votre instinct, si c’est ce que vous voulez, ou non, alors il faut foncer ! »

Un sourire alors que tu profites du soleil et du vent qui porte ses rayons chaleureux sur ta peau nue. Il t’en fallait peu pour être heureuse, quand bien même l’homme qui faisait ton bonheur n’était pas encore arrivé. « Que faites-vous donc de votre temps à Poudlard alors ? », petite question pour confirmer l’âge du jeune homme, peut-être qu’il était plus vieux que ce qu’il en avait l’air ? Tu savais pas trop, t’arrivais pas vraiment à le situer et c’était assez inhabituel de ta part.
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Enzo M. Aiken
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Enzo M. Aiken, Mar 03 Juil 2018, 11:58


Un dernier mot, un dernier adieu. Alec  & Lizzie & Lïnwe.
1195 mots & rp pv©️ Crimson Day
En ce début de soirée diluvienne, je laisse aux étoiles, l’orage gronder dans mon cœur et l’ouragan détruire ce qu’il reste de mes humeurs et de mon être. Mon corps se craquelle sous les fissures béantes de mon âme, ces plais dues à des rencontres éphémères, dû à des erreurs passés, elles emportent tout sur leurs passages, me laisse pantois face à l’avenir. J’aimerais tellement être en mesure de pouvoir remonter le temps, dire à la demoiselle qui fait battre mon cœur, bien qu’il soit difficile d’en prendre conscience de mes sentiments à son égard, que je suis désolé. Épuisé d’un tel revirement de situation, je soupire tout en venant m’assoir derrière la cabane hurlante. Je ne m’estime pas « heureux » d’avoir accompli tout ce que j’ai commis, je ne me prétends pas être la meilleure des personnes après tout ce que j’ai pu dire. Je me suis littéralement auto-détruit.

Je contemple cette lune, le cœur lourd, l’âme en peine, parce que je suis désolé de devoir baisser les bras, de ne plus avoir la force de les affronter, d’affronter leurs regards. Je laisse tomber, «idéalement », dans une autre vie, tout aurait pu mieux se dérouler, mais actuellement, je suis au bout de mes forces, je suis fatigué. Pour la première fois de ma vie, j’ai cette peur qui me tétanise, cette peur d’affronter leurs regards, leurs mises en gardes ou leurs réactions. Une dernière fois, je les trahis, je lâche leurs mains qui me sont tendus pour me laisser tomber si bas, si profondément dans les abîmes qui gisent sous mes pieds. Je laisse mon esprit torturé se fracturer en plusieurs morceaux, je le laisse rejoindre les cieux tout comme mes larmes de détresses qui s’écoulent silencieusement sur mes joues. Quel ami suis – je pour les avoir tous et toutes traités de la sorte, je ne suis rien de plus qu’un monstre, comme l’était mon père de son vivant.

Dire que je regrette serait un euphémisme, vis-à-vis de lui. Pourtant, je reste là, assis contre la façade de bois, les jambes recroquevillés contre mon torse affaibli par le manque d’appétit, par le manque de sommeil aussi. Ce soir, j’ai transgressé une dernière fois, les règles, j’ai fuis « Poudlard » dans l’espoir de pouvoir profiter d’une nuit à l’écart de mes écarts de conduites. Ce soir, je laisse le soin à mes démons de laisser libre cours à leurs envies, à mes péchés de s’expliquer devant « le paradis ». Je scrute la montre à mon poignet, percevant le moindre « tic » similaire à mes battements de cœur. Ils résonnent dans mes oreilles, font vibrer mes tympans comme une course folle que personne ne peut arrêter, pas même moi. J’ai cette peur de l’inconnu qui me tétanise, qui me glace le sang et je commence aussi à avoir la nausée d’être dans un état pareil.

Cette tempête capricieuse, ravageuse et monstrueuse à tout détruit sur son passage, dans mon être. Ma tête m’anime juste assez pour que je reste conscient, conscient de ce que j’ai fais, de ce que j’ai pu dire pour en arriver là. Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres, aujourd’hui, j’abandonne mon masque à la Lune, ce masque invisible que personne n’arrivait à me l’ôter à part quelques rares élus que je laisse derrière moi, avec des regrets, des remords que jusqu’à maintenant, je ne soupçonnais pas chez moi. Je laisse mes sanglots noués ma gorge, rendant l’air irrespirable ou du moins, en partie. Je joue distraitement avec le collier que je tiens entre mes doigts, ces bagues douloureuses qui me rappelle le monstre que je suis devenu, par aigreur & vengeance envers ce père maladif que j’ai pu avoir de son vivant.

L’ouragan de mes réflexions doublent d’intensité, tandis que le couvre – feu s’annonce. Je ne veux pas remettre les pieds à Poudlard, pas dans cette état, pas comme ça. Je ne veux même plus croiser mes camarades de chambre, je ne peux plus supporter leurs regards, leurs chuchotements vis-à-vis de moi. Je ne veux plus de tout ça, j’ai même fini par abandonner l’idée d’aller en cours. Mais chaque geste à ses conséquences et ce soir, j’en paye les frais, douloureusement aussi. En parlant d’amitié, les seules pensées qu’il me reste vont à mon jumeau de cœur, cet homme à l’allure d’un « Ange », blond. J’ai l’impression de me tenir de l’autre côté du miroir en le regardant, mais je refuse de voir son regard, je le fuis. Et c’est aussi pour ça, que ce soir, je ne lui ai rien dit d'autre, mise à part l'espoir de le revoir une dernière fois puisque notre lien qui nous lie est indéfectible, inséparable et même indestructible. Je suis prêt à parier qu’il finira par me trouver, qu’il finira par venir me voir. Et là, rien qu’à cette pensée, mon cœur s’arrête momentanément de battre pendant quelques secondes.

Alors, oui, aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres, je me suis rendu compte que de mon côté, j’ai commis des erreurs, de graves erreurs par le passé. Je laisse mes bras se croiser sur mes genoux et j’enfuis ma tête contre ces derniers. J’ai l’impression que le temps s’est arrêté, qu’il faut que je lâche prise pour pouvoir enfin, me remettre à respirer. Je n’ai pas d’excuses pour pouvoir enfin, m’autoriser de fermer les paupières tout en serrant les poings. Je craque aussi, parce que je n’ai plus de raison de m’interdire de pleurer si douloureusement. Je laisse ma souffrance emplir l’endroit comme une bouteille à la mer, je ne sais où elle me mènera tant j’en ai le souffle coupé. De violents frissons attaquent mon épiderme et m’arrachent encore, des battements de cœur, tous plus douloureux, les uns que les autres. Dans un dernier élan de lucidité, j’attrape mon briquet et l’une de mes barrettes nocives à la menthe. Un crissement fend l’air, une étincelle embrase cette perche maladive et je lui laisse le luxe de maudire mes poumons, une dernière fois.

Je donnerais n’importe quoi, pour une bouteille de Vodka, ce soir. Dernier vestige d’un souvenir d’enfance, en mémoire de la « Mère – Patrie » qui m’a tant bercé durant mon passé. L’odeur de la menthe s’amplifie lorsque je l’expulse hors de mon être par les narines, alors que je relève la tête pour contempler la vaste étendue d’herbe qui se dresse à l’horizon devant mon regard brisé. Je me hais, je me déteste, je suis minable… Je suis pitoyable. Je suis… Juste, tout simplement… Désolé. Je ferme les paupières si fortement, que j’espère que ce n’est qu’un cauchemar parmi tant d’autres et que demain, je me réveillerais avec le sourire aux lèvres. Et d’un soupire, je laisse mes muscles se détendre un peu. Lentement, j’implose, lentement, je me décompose. Qu’est-ce que je dois faire, qu’est-ce que je dois dire. J’ai envie de lâcher prise, d’hurler tout ce que je ressens pour que mes cris se répercutent dans l’air, sur les étoiles, mais il n’en est rien. Je suis tétanisé, pétrifié et je me contente de ne rien faire, parce que j’ai l’impression de n’être plus qu’une marionnette fait de bois et de cordes. Je ne suis plus qu’un misérable « pantin ».



hrp ; La dernière réponse date du 13 mai, donc, plus d'un mois d'ancienneté. Du coup, je me permets de m'incruster. Si problème, il y a, n'hésitez pas à mp. Merci d'avance :mm:


Dernière édition par Alec Z. Dmitriev le Jeu 05 Juil 2018, 00:36, édité 1 fois
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Lïnwe Felagünd
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Lïnwe Felagünd, Jeu 05 Juil 2018, 00:02


— PV Lizzie & Alec.

Le regard attaché à la lune, par-delà la frontière vitrée. La tête contre le verre. Un regard un peu vide. Qui pense à l'avenir nostalgique d'un enfant aujourd'hui perdu. Qu'allait-il faire de sa propre vie ? Il y avait beaucoup de questions sans réponse et beaucoup de réponses sans raison. Beaucoup de choses qu'il voulait faire, voir, appréhender et connaître les plus vices entrailles de la société. Beaucoup de lisières à parvenir avant de franchir. Dépasser ses limites. Outrepasser les règles, au nom de la liberté maladive. C'était beaucoup d'acharnement mental lorsqu'il était assis là, sur le rebord de la fenêtre en pleine nuit. Ses autres camarades dormaient et lui, il restait là, les yeux ouverts, à imaginer une suite plausible, absurde et grotesque.

Alors il ne fit pas surpris par le réveil absent lorsqu'un oiseau sombre toqua contre son front de chair. Surpris d'abord, il est vrai - avant de remarquer la lettre attachée à l'une de ses pattes. Sourcils froncés, il entrouvre le vitrail afin de détacher délicatement le support. Il y avait comme un air familier. Ce bec, ce pelage. Quelque chose, qui, par le passé, le chauffait à blanc. Laisser la brise du soir  fouetter le visage chaud du gamin insomniaque. Et lire la lettre, les mains dans les cheveux, comme à l'annonce d'une mauvaise nouvelle  - funèbre.

En un certain sens, c'était un peu le cas. Une lettre d'adieu de son ancien ami. Il avait quelque chose à pardonner, la rédemption par la plume. L'absolution par l'encre qu'on déverse sur le parchemin. Il y avait, c'est vrai, une forme première du pardon - rien qu'en lisant ses mots. Mais au fond de lui, il ne savait pas s'il en était capable. Leurs émotions étaient tellement... puissantes, à l'époque. L'apogée, de sa mémoire, c'était cette soirée au bord du lac dans le gel et le froid, la peau nue dans la neige. Avant de sombrer, de partir, sans lui donner aucune nouvelle. Enfin, au début, si. Une ou deux lettres par semaine. Qui étaient rapidement devenues inexistantes. Mais ç'avait l'air sérieux. Vraiment sérieux.

Quelque chose n'allait pas, ne tournait pas rond. Il répondit simplement
J'arrive.

Sur le même bout de papier avant de s'habiller pour sortir dehors.
Il fallait déjà passer les premiers marcheurs, ce qui n'était pas chose aisée
mais il était prêt à prendre le risque, égoïstement, pour avoir des réponses.

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Enzo M. Aiken
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Enzo M. Aiken, Mar 10 Juil 2018, 01:05


Un dernier mot, un dernier adieu.

PV Lizzie & Lïnwe.
Lïnwe & moi – même, comment résumer ce que nous sommes. Nous sommes deux parties d’un même « tout ». Deux morceau d’un seul et même état d’esprit, d’une seule et même âme sans même que personnes d’autres ne nous comprennent. Nous ne sommes pas des jumeaux de sang, mais de cœur. Notre lien qui nous lient, est semblable aux jumeaux normaux. Nous n’avons besoin de personnes pour nous comprendre, on a notre propre langage pour qu’on puisse parler ensemble… Dire que ce lien qui nous relie l’un à l’autre, reste intangible, indestructible avec le temps, et même jusqu’à maintenant, rien ne nous a séparé. J’ignore si ça relève du miracle ou de la chance, mais je ne m’en plains pas, même si j’ai de la peine pour lui, en y pensant clairement. Pourtant, c’est avec le cœur lourd et l’âme en peine que je me permets délibérément de couper tout les ponts, que ce soit avec lui que toutes les autres personnes avec qui j’avais commencé à tisser des liens et pour d’autres… N’en parlons même pas, tant ça n’en vaut pas la peine. Tout ce dont je suis certain, c’est que j’ai foutu ma vie en l’air, en ne me basant que sur des mauvais choix. Et ce soir, pour une fois, je vais faire le bon. J’améliorerais la vie des autres en tournant définitivement la page sur mon passé. Ce soir, je disparaitrais pour le bonheur de mes détraqueurs. Plus personne ne m’aura jamais « plus » dans leurs pieds. Alors, tout en me redressant, je coince ma barrette nocive entre mes lèvres, j’inspire une gorgée de nicotine, une énième de plus tandis que mon regard se perd à travers la pluie.

Je laisse le soin à la pluie de me flageller le corps de ses gouttes. Ces dernières gèlent ma peau sans la moindre autorisation de ma part, marquant mes lèvres d’un joli bleu. J’ai le front brûlant sous la fièvre naissante, mais je m’en file pas mal de tomber malade, malgré que je sois complètement trempé jusqu’au sang. Je sais qu’aujourd’hui, j’en ai assez de me mentir à moi – même et aux autres aussi. Je préfère prétendre ignorer leurs regards, ignorer leurs avis ou leurs conseils parce que c’est plus facile à digérer. Parce que je préfère partir ainsi. Je fais juste comme si je ne remarquais plus rien, comme si, seule la pluie était devenue mon unique amie. Ainsi, transcendé par la douleur assassine, dans tout mon être, je me mets à grelotter, mes dents claquent d’elles – même à cause du froid, mes pleures ne cessent toujours pas. Et dans un dernier geste, j’éteins ma clope à terre avant de me coller contre le bâtiment. Non, pour l’instant, je n’utilise pas encore ma baguette, mais ça ne serait tarder, en revanche, je tousse violemment parce que je tombe belle et bien malade. Et quand bien même, je m’efforce de me sortir de mes pensées, de ne pas sentir la morsure du froid sur ma peau glacée. Je laisse juste mon cœur s’accroitre dans sa folie cardiaque, tandis qu’à d’autres instants, il bat plus doucement. C’est ainsi que mes songes recommencent. «  Viendra – t – il ? » … « Ne viendra – t – il pas ? » À part espérer une dernière fois, même si je sais que ça me blesse davantage de le faire, je jette un dernier coups d’œil autour de moi avant de tourner brièvement de l’œil, commençant à marcher légèrement pour me réchauffer, ne me déplaçant que de quelques centimètres, comme si je n’avais plus la force de tenir debout, désormais.
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Lïnwe Felagünd
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Lïnwe Felagünd, Mer 11 Juil 2018, 17:13


Les pas légers, légers mais furtifs brefs et rapides. L'empressement au bout des lacets. Comme si le temps nous haïssait, un joli poignard sacrificiel tendu dans le dos. Une goutte de poison sur le front. Impatient et colérique - mais en même temps inquiet. Soit, un cocktail harmonieusement explosif pour quiconque s'apprête à le boire cul-sec. Il est dangereux, véritablement dangereux d'envoyer une lettre comme la sienne à une heure si tardive. Vous pouvez pas imaginer à quel point ce peut être stressant pour le receveur. Une tendance naturellement paranoïaque qui s'assaille tout autour, l'heure sonne aux clochers célestes.

Lïnwe se trouve dans en sorte de semi-déroute. Entre la panique et la précipitation : deux choses fondamentalement dissociables. C'est comme un Monet et un Manet. Proches et pourtant différents. — Il arrive aux alentours de la Cabane Hurlante. Il y a, là-bas derrière, un petit espace reclus, idéal pour les moments à deux ou en solitaire. D'ailleurs plus souvent solitaire, ces temps-ci. À défaut de ne plus avoir eu de nouvelles de son ami, il se réfugiait parfois ici pour panser et penser. Panser les maux et penser les mots. C'était agréable quand l'air était tiède. L'endroit adoucissait les plaies psychiques et remuait des souvenirs antalgiques.

Plus il s'en approchait et plus il pleuvait. Ce n'était que de fines gouttelettes, au début. Et puis venait les grandes sœurs et les mères et l'averse familiale. Un temps d'orage, comme si même le climat et les Choses du dessus étaient contre eux ce soir. La pluie était toujours de mauvaise augure. Il se rappelait de cette fois-là sous le pont ou près des sangliers ailés avec son amie oubliée. Cette fois-là, encore, avec Ellana, où même les vitres de Poudlard hurlaient de douleur. Et même ce jour où sa vie s'arrêta, il mettrait sa main à couper qu'il avait senti la pluie s'abattre sur le parvis de l'hôpital.

Un pas de plus avant de ralentir l'allure, plus sereine lorsque la perception le lui permit. Sans même prononcer un mot, il s'arrêtait un instant, les mains ballantes. La tête creuse et la poitrine lourde. Il ressentait à présent une crampe dans le mollet droit, l'après coup savant. pu*ain.
pu*ain.
Il était là.

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Lizzie Bennet
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Lizzie Bennet, Ven 20 Juil 2018, 00:52


J’ai des idées, depuis quelques jours ; des idées qui flirtent dangereusement avec la folie. Il faut dire que quand on fait de la recherche, c’est bien le risque. Les mains fourragent le sol avec un désespoir à vous briser le coeur. Les poumons se teignent d’ocre à l’idée que, dans la terre, dans cette terre, sommeille la vie. Là je le sens, je réveille des énergies éternelles, des forces mystiques ensevelies par des mages trop sages, ou trop radins. Oui, c’est ça, ils ne voulaient pas partager leurs beaux jours avec le commun des mortels.

Pourtant, je ne suis pas comme vous moi, je ne suis plus comme eux, je veux trouver la vérité et la mettre en bouteille. J’ai une nouvelle idée de potion, ou plutôt dix, ou quinze, ou plus, l’esprit renversé par les lueurs verdoyantes des feuilles et des racines et des débris herbologiques. Alors je suis là, la tête penchée en avant, les genoux pliés, les pieds rentrés, et les bras, les bras creusant comme un chien sur la plage. Un petit monticule remonte derrière mon c*l, et je pousse un glapissement de surprise en touchant une nouvelle substance. Mais… serait-ce…

Ma révélation est honteusement perturbée par un bruit près de la cabane avoisinante. Enfin, la hantée quoi. C’est pareil. Mais je sais pas, je trouve que c’est pas très gentil de l’appeler comme ça, surtout qu’elle est plutôt en carré et que y a pas de t dans carré. J’vais vous dire, j’y ai jamais croisé de pote moribond. Ni de thé dans l’habitation, d’ailleurs, sinon moi j’serais déjà installée avec trois alambics pour le prix d’un.

Une grimace déçue aux lèvres, je décide de suivre les indices sonores. On sait jamais, hein. Si c’est l’ordre des phénix qui m’épie, j’vais me charger de les renvoyer en enfer moi vous allez voir de quel bois je me chauffe ah bah non sinon ils vont proposer de m’allumer mais BREF j’vais sortir les flammes les plus maudites pour les faire reculer quoi, croix de bois croix de fer. La pluie me tire de mes rêveries ; trouver la source de bruit, fumer après.

— Qui va là ? lâchais-je d'une voix bourrue ; oubliés, les sons liquides, ici on est plutôt sur une roche tranchante, comme la gorge de Mkrovsk lorsque mon poignard l'a raté. Sur le coup, ou plutôt le contre-coup d'être privée de mes nouvelles plantes fétiches, je ne reconnais pas même le petit blondinet.
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Enzo M. Aiken
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Enzo M. Aiken, Ven 20 Juil 2018, 19:43


© Azryel __________________________________PV Lizzie & Lïnwe

Un dernier mot, un dernier adieu.

A chaque inspiration que je prends, c’est une expiration douloureuse que j’exhale. J’ai vis au travers de mes nombreux travers. J’ai merdé sur toute la ligne et je n’ai plus la force de faire marche arrière pour arrêter cette machine infernale. Je sais que je traine une épée de Damoclès au-dessus de ma tête et plus le temps passe, plus je raccourci mon espérance de vie. Je sais aussi que ce soir, je suis à deux doigts de faire une connerie. Mes premières pensées vont à ma famille, ma mère en priorité, elle accompagne mes regrets et mes remords. Ensuite, celle que j’entraperçois au détour d’un couloir, cette sorcière qui, s’avère être ma marraine. Sans compter Élina, pauvre Élina. Même toi, je te laisse dans un profond silence et la seule personne que j’ai tenu à voir une dernière fois, parce qu’il est le plus proche de moi, en termes d’amitié aussi. C’est mon jumeau de cœur, celui que j’appelle Twinly, qui n’est qu’autre que Lïnwe Felagünd. Pourtant, même si mon cœur esseulé se brise de lui – même, lorsque la pluie, elle, continue de m’affaiblir.

J’erre sans but précis, incapable de rester sur mes deux pieds. Je marche sans trop savoir où je vais, je m’écroule sous le poids de la colère, de la peine, sous mes remords aussi. Mon âme mutilée agonise et mon corps craquelle sous cette pression hostile. Survivre est devenue superflue, et je reste là, allongé sur le ventre à serrer l’herbe entre mes doigts. Comme une plaie à vif dont on l’aurait recouvert de sel, je me mords la lèvre jusqu’au sang, sans vraiment me rendre compte que lui, il est là, mais qu’au final, elle aussi. Et dans ma tête, ma rage rugit, elle me brûle, elle me consume. Ma colère explose mes dernières nerfs, rendant l’air autour de moi irrespirable. Je suffoques un peu jusqu’à tendre une main devant moi, ne serait – ce que pour attraper cette branche, un support pour me redresser, un dernier appuie pour me permettre de respirer et pourtant, je finis par me tourner sur le dos. Sans perdre patience, ni le fil de mes idées. C’est, dans un silence absolu, que j’attrape ma baguette tout en la posant contre ma poitrine. Je fixe le ciel d’un air triste, abattu, j’ai vraiment plus la force de lutter contre mes dernières craintes. Pour moi, il n’est pas venu, pour moi, je ne l’ai pas vu.

Pour moi, je n’ai que ce que je mérite et puisque si « je suis seul », je n’ai qu’à mettre mon plan à exécution aussi. Ma main se dresse dans les airs, lentement, elle pointe l’extrémité de ma baguette vers mon cœur. J’suis pas certain qu’il fonctionnera, mais rien ne m’empêche d’essayer malgré tout. Alors que j’entame mon propre sacrifice de mon plein gré, je suis pris d’une paralysie soudaine. Comme si mon subconscient cherche, lui – aussi, à me sauver la vie une dernière fois. Alors, je tousse un peu, fixant mes mains tremblantes, l’air perdu, comme si j’étais incapable de franchir le pas, sans pour autant m’arrêter dans ce que je fais. Et dans mon acte, je n’entends même pas cette voix qui demande qui est là, je suis bien trop perdu et occupé à essayer de commettre l’irréparable, mais ma tête refuse de me laisser faire. Comme si je pouvais ressentir cette peur qui m’angoisse, comme si j’étais capable de ressentir des émotions comme tout le monde, moi qui avait un sérieux problème avec ça depuis le début. Puis, doucement, je prends mon courage à deux mains tout en fixant le ciel jusqu’à fermer lentement les paupières.

-  « #Stupéfix…  »

Dis – je d’une voix basse, presque dans un murmure. Mon souffle se calme, mon corps fonctionne au ralentit et ma baguette tombe dans un bruit sourd à terre, pendant que mon corps s’affaisse. Proche d’un coma, je « m’endors » sous la pluie. Mon corps, lui, faiblit encore sous la pluie. Avec le temps, il se peut que soit, je meurs de froid au sens propre comme littéraire ou de faim, de soif, qu’importe. Cette fois – ci, je ne bougerais pas, cette fois – ci, je ne me réveillerais plus.
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Lïnwe Felagünd
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Lïnwe Felagünd, Lun 23 Juil 2018, 23:34


Le cœur aussi lourd qu'une enclume, laissée là au fond de la mer. Orpheline pensée. Celle d'un ami oublié. Il en a oublié son nom, son surnom - ce qui prénomme l'absolution. Il manquait de souplesse dans les gestes, debout dans le noir - sortant d'un mauvais pas, d'un mauvais rêve. Bordel, qu'est-ce qu'il était en train de faire ? Il avait cette impression horrible de perdre un proche, juste devant ses yeux et ceux d'un chat noir aux abords de la ville. Une statue de marbre qui les regarde s'éteindre, l'un de fatigue, lassé par l'existence ; et l'autre s'éteint d'espoir. Il n'y a plus aucun espoir, quand il voit le déchet humain sous une branche monstrueuse. Les nuages pleurent et les chauve-sourient de peur.

L'impression de perdre son ami, alors qu'il est si proche de lui. À portée de main comme elle était à portée de ses doigts, l'autre fois. À droite, il y a Bennet ? Qu'est-ce que tu fous là. Le regard suspicieux, c'est pas comme si elle ne traînait pas dans les magouilles. Cette fille est un cancer au bout d'une cigarette. Un mégot qu'on reprend, à chaque fois, pour se tuer, à chaque fois. Et puis, le corps de l'autre côté s'affaisse en un éclat rouge. Rouge de honte ou de colère. C'est le sang qui monte au cerveau et la poitrine qui palpite. M*rde ! - mieux vaut une palette écarlate qu'un pot de peinture verte. Le rouge, c'est aussi le sang, la naissance, la renaissance passionnée. Un bassin de lait, le bonheur en sang.

Déduire d'un #Enervatum qu'il ne s'agissait que d'un sommeil approfondi, comme si lui-même n'osait pas prendre ses somnifères narcotiques. S'approcher de lui. Doucement, des bâtons dans les jambes, les dents serrées et le souffle court. Qu'est-ce...que...tu fous...bordel... et prendre sa baguette sur le côté. Il y avait, décidément, beaucoup de choses qui s'étaient passées depuis. Beaucoup trop.

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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Enzo M. Aiken, Mer 25 Juil 2018, 02:05



Un dernier mot, un dernier adieu.

Même si je pensais vivre un « sommeil éternel », finalement, c’est ma moitié de cœur, mon jumeau qui me réveille à l’aide du contre – sort. Je reste muet, butté dans mon mutisme parfait pendant de longues minutes. J’aurais presque jurer que je l’ai vu me foudroyer du regard, comme s’il était choqué, ou déçu de ce que j’venais de faire. Et comme si ce n’était pas assez prévisible, je laisse mon regard endormi, balader autour de moi, vagabonder entre nuages sombres et cette magnifique vision donnant sur les étoiles. Mon corps continue de se faire flageller par les gouttes de pluie, cette averse qui n’en finit pas et ce temps, qui doucement, vire à l’orage. Je laisse le soin à mon regard, de se ternir progressivement, pendant que mon corps se meurt de froid. Je laisse ma splendeur, prendre le large. Je laisse à mon arborescence, le luxe de mettre les voiles. Je sais que je ne suis plus qu’un être en état cadavérique. Je frôle la « mort » du bout des doigts, mais je garde mes dernières forces pour le contempler, lui, le seul que j’ai osé réclamer sa présence, une dernière fois, parce que je lui accorde plus d’importance que tout le reste.

Même si ça sonne très égoïstement, dit comme ça. Je peux sentir mon corps en train de passer à trépas, chaque partie de mon corps se refroidit encore. La glace qui s’écoule dans mes veines me fait mal, au point où je ne sens plus ni mes pieds, ni mes mains. Je ne suis même plus capable de sentir le bout de mon nez. Je me rends compte que je ne fais pas les choses à moitié, j’ai mis ma vie en périls jusqu’à complètement la ruiner. Je laisse derrière moi, l’orphelin que je suis, n’ayant plus de parents pour me surveiller, une cousine enceinte avec son compagnon dont je n’ai que très peu parler avec elle, mais aussi quelques rares amis … comme une Serpentarde blonde que j’apprécie et ce garçon, Arty, qui malgré mes déboires débiles, continuent de s’acoquiner avec moi. Sans oublier, Elius qui n’est pas mon cousin, ni même mon frère, finalement. Ainsi, je ne peux plus feindre le fait que j’ai vraiment agis avec stupidité, cette rancœur qui m’abritait s’est envolé.

- « … J’veux …en.. finir… C’pas c-compliqué… Quoi’que j-j’aimerais .. ju-juste tout .. oublier… Que …J’-j’ai foutu ma vie … en l’air… Si seulement J-j’ p…po-pouvais… être en mesure de faire ça… J-j’le ferais… crois – moi… »

Je grelotte de froid, parce que mes vêtements sont complètement trempés, que ma peau pâlit encore, à contrario de mes lèvres qui virent davantage sur le bleu, voir même le violet. Un léger froid s’installe dans mon corps et je souris … avec difficulté alors que je cherche à attraper sa main dans un dernier effort. J’ai la sensation de ne plus avoir que de la glace dans les veines, que chacun de mes organes sont touchés et que même l’air commence à se faire rare. Je suis comme transpercer de milles lances qui me poignarde le corps de tout les côtés. Mon expiration est remarquable par cette fumée blanchâtre qui quittent de plus en plus rarement mes lèvres. J’ai froid à me tenir là, recroquevillé sur le sol, barbottant dans la mini – marre que mon corps à former sur le sol, à cause du poids de mon corps.

- « … ..Je suis… te-telle…ment désolé… Lïn-we… »

Ça aussi, fallait que ça sorte, comme pour qu’il sache qu’il n’est pas fautif, que je suis le seul qui continue encore de faire des conneries. Alors, lentement, je laisse mes paupières se refermer, parce que je n’ai pas la force de lutter. Et même si je prie pour qu’on m’accorde un instant de répit au paradis, tout en déposant ma main sur celle de mon double à l’aveugle. Je la serre en douceur, tremblant de plus belle sous tout ce flot d’émotions qui me prennent de tout les côtés, massacrant mon cœur tout comme mon corps, de leurs sentiments. Moi, par contre, plus le temps passe et plus, je me ternis. Je me retrouve à être, un être sans saveurs, ni couleur. Plus d’étiquette à me mettre au-dessus de la tête, juste un panneau noir avec l’incapacité de savoir me ranger dans une case, n’importe laquelle, d’ailleurs. Je me sens juste… perdu.
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Lizzie Bennet, Ven 27 Juil 2018, 11:39


Sous la pluie, j’entends un bruit. Un sortilège, qui ne me prend pas pour cible. Quelqu’un a été stupéfixié. Je ralentis ma respiration, prudente, pour me retrouver face à… Lïnwe. Toujours à trainer là où il faut pas, lui. Et à m’accuser quand je n’ai rien fait de mal. Gamin, un jour le loup te mangera tout cru.

— Bah mes emplettes, les ingrédients tombent pas du ciel !
Glissais-je en roulant les yeux. En même temps, vu comment mes genoux sont dégoutants, on comprend vite que oui, j’avais trainé dans la poussière. C'est lui qui est louche là. Quelque chose brille, nous arrachant à notre échange. Je lui adresse un regard perplexe, les sourcils froncés. C’était quoi, cette lumière ?

On se met en route vers le bruit, et le lionceau semble par la silhouette qu’il reconnait. Perso, elle me dit pas grand chose, mais bon, je sais qu’il est plutôt du genre émotif ce petit, c’est pas forcément son frère pour autant. D’ailleurs, j’ai pas pris de nouvelles de ta soeur, elle va comment p’tit gars ?

Le sortilège de Lïnwe aide la silhouette inconsciente à revenir vers nous, à se retourner hors de son coma. Et là, des mots, des mots à vous briser le coeur. Des mots qui rappellent ceux de Megan, en fait. Pourquoi faut-il que leur vie soit si pleine de souffrance ? B*rdel ! Ils méritent mieux que cette * de vie. Tous. Bastet, déesse des chats, accorde lui une autre vie. Une vie meilleure. 

Et puis je me rappelle que je ne suis pas croyante. Je prends la main de l’enfant au teint blême. Accroupie dans la terre, massant ses doigts congelés, je prends une voix douce.

— Hey, ne dis pas ça. Respire s'il te plait. On est là, on est avec toi. Reste avec nous. Tu vas choper froid…
Je dégaine ma baguette et la pose contre son vêtement. #Calda Minima Continuate.

Je ne suis pas croyante, mais je suis chat. Et je peux lui offrir un reset sur sa vie, si c’est réellement ce qu’il désire. Je veux juste en être absolument certaine avant de suivre cette voie-là. D'un regard incertain, je consulte Lïnwe.
— Faudrait le déplacer à l'intérieur, non ? Le temps qu'il reprenne ses esprits...
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Lïnwe Felagünd, Mer 01 Aoû 2018, 16:35


LA Alec.

Il ne reconnaît pas vraiment la Bennet, pour le coup. Avec le temps, elle était certes devenue plus douce plus protectrice surtout, avec ses élèves. Mais il ne l'avait jamais vue aussi compatissante, aussi empathique avec un autre. Soit elle était vraiment hypocrite, que ce soit avec les mioches ou le monde entier ; soit, elle se dissimulait beaucoup trop derrière un masque flagellé par sa propre inconscience. Lïnwe la regardait, le regard en biais, presque accusateur. Le son de sa voix est si... étrangère. Comme si on lui avait greffé un visage familier - à l'accoutumance maladroite et au comportement bien plus généreux.

De l'autre côté, Alec se sentait comme nu dans un paysage enneigé du Grand Nord. Pourtant, il ne faisait pas si froid que ça et le russe avait vu pire. À lui, c'est la rage qui le réchauffe, plus que le manteau. Il le propose au Serpentard - ou devrait-il dire ami ? Il n'est pas bien sûr, plus bien sûr. Il n'a pas le choix que de se relever, à l'aide des bras du sang-mêlé. Oui, ramenons-le. pas seulement à l'intérieur de la cabane, mais aussi à la vie. Il laissait le malheureux sorcier avec la prof, préférant aller de l'avant, lumière à la main - une lune pour le groupe. La nuit était bien noire, de la peine je dirai même, dans la clarté des étoiles. Comme les rideaux sombres de la mort, toute proche encore. On en sentait l'odeur sur les feuilles prématurées.

Alec lui faisait vraiment pitié, et pas forcément dans le bon sens du terme. Il était las, de le voir aussi éteint, un peu comme sa sœur. Mais au fond, il avait mal. Un pieux dans la poitrine - et ce n'est pas un vampire : ça ne le tue pas, mais ça le fait souffrir. Un reniflement bruyant, quand il pousse la porte grinçante de la maison abandonnée. Venez.

Fallait pas lâcher
pas maintenant.


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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Lizzie Bennet, Mer 01 Aoû 2018, 20:09


Stars when you shine, you know how he feels
Scent of the pine, you know how he feels

Lïnwe finit par acquiescer, et nous éclaire jusqu’à ce qu’on parvienne en lieu sûr. Je hoche la tête et prends l’âme blessée dans mes bras. Au dessus de nous, Bastet et la Lune veillent. C’est le signe, le signe que j’attendais. Et puis, il y a ce regard de l’enfant, le regard qui confirme ce que je n’osais faire. C’est ce qu’il veut. C’est ce qu’il mérite. Un nouveau départ.

Oh, freedom is his
And I know how he feels

Je suis le Gryffondor, la baguette coincée dans la manche, portant l’enfant comme une princesse ou une mariée. J’aurais pu le faire léviter, mais je voulais être proche de lui. Pour lui tenir chaud, déjà, et puis aussi pour que Lïnwe ne perçoive pas de mouvement louche.

It's a new dawn
It's a new day
It's a new life for him

Je gesticule une seconde, et mes doigts se renferment sur la baguette. Le bout de celle-ci se colle au dos de l’excusard chronique. Informulé, le sortilège serpente dans son cerveau, et dévore tous les démons qui lui bouffaient le sang. Ses hontes et ses peurs. La boue qui lui rongeait le coeur. Oubliettes - le sort rase tout sur son passage. L'air de rien, je rejoins Linwe. Mais l'enfant que je tenais dans mes bras n'est plus. Il est autre. Et laissez moi vous dire que :

He’s feeling good
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Enzo M. Aiken, Mer 01 Aoû 2018, 22:51


Enzo M. Aiken  - 16 ans
Alec Z. Dmitriev
PV Lizzie & Lïnwe.

Et sous ces constantes éphémérides et cette pluie diluvienne, je continue de persister dans mes déboires. Je ne peux m’empêcher de poser un regard sur lui, tandis qu’il fait de même avec moi. Sa façon d’agir avec moi, les précautions sont de rigueurs. Du haut de ma tour de verre, je dégringole alors que je laisse ma marraine ouvrir le bal. Elle tente, tant bien que mal, de me rassurer, s’agenouillant à mes côtés pour me réchauffer les mains, faisant de même avec mon corps, de sa baguette. S’en suit de Lïnwe qui prend énormément sur lui pour me forcer à me mettre debout. Je force sur mes membres frigorifiés pour ne pas m’écrouler. Mes pensées, gelées, m’oblige à prendre conscience que, seules, les deux personnes les plus importantes de ma vie, font de leurs mieux pour me « ramener à la vie », ce soir.

Et bien que l’Enfant blond s’éloigne pour nous éclairer le chemin, je me laisse porter par les bras de l’Adulte aussi sagement qu’un enfant dans les bras de « sa mère ». Sur le coup, je me laisse faire, posant ma tête contre son épaule, fermant même les paupières, le temps de souffler un peu. Et bien qu’au loin, j’entends mon double renifler bruyamment, je jette un dernier regard à la jeune femme. Elle ne me connait que trop bien, elle sait exactement quoi faire, sans que je ne le lui dises. Un dernier regard à mon frère, un dernier mot à son égard, mais surtout un dernier adieu avant que le sort d’Oubliette fasse ce qu’il sait faire de mieux. Les souvenirs s’effacent un à un, qu’ils soient paisibles ou douloureux. Cette rancœur, cette rage et froideur s’atténue jusqu’à ne plus paraitre. Cette tour de verre qu’abritait mon cœur s’explose jusqu’à devenir poussière.

Plus d’oiseau de mauvaise augures au-dessus de ma tête. Mon corps s’affaisse contre les bras de Lizzie. Étrangement, je reconnais cette odeur et étrangement encore, je ne me souviens que d’elle lorsque le charme finit par prendre fin. Lorsque je récupère la « vue » après ce moment tant étrange que perturbant, bizarre et autre, je reste là à froncer des paupières. Cet « Alec Zackary Dmitriev » n’existe plus. Les souvenirs le concernant, aussi bien que la mort de ses parents, le « mensonge » avec cet enfant, Élius Askin, cette rencontre avec Élina, sa cousine, allant même jusqu’à cette journée enneigé avec l’adolescent qui se tient à ses côtés. Plus rien n’existent, seuls les souvenirs « trafiqués » persistent. Et lorsque je percute en comprenant l’endroit où je me retrouves, je me rends compte que j’ai froid tout en ayant chaud, je suis trempé aussi, affamé et assoiffé.

- « … Mppfh…  »

Mon corps est à la limite du seuil critique de l’anorexie et j’ai cette envie folle de me goinfrer de sucreries. Ensuite, je me rends compte aussi que je ne suis pas tout seul avec elle, ce garçon blond devant moi. Cette sensation de déjà vu qui s’accentue en moi, et lentement, je tente de bouger pour me dresser sur mes pieds…

- « …Qu’est-ce…que..   »

Sauf que c’est pas l’effet escompté que j’attendais. Je m’écroule à terre, à peine, ayant mis les pieds au sol. Je force sur mes membres endolories pour au moins m’assoir avant de tousser, un peu, toujours aussi perturber. Je ne comprends pas vraiment ce qu’il se passe et par réflexe, je tends mes bras vers elle, la seule personne que je pense connaitre en cette zone si trouble et floue.

- « …M-marraine… Qu’est-ce qui se passe… Pourquoi on est ici…Je comprends pas… Et qui c’est… lui ?    »

De belles paroles innocentes placées, là, tout à fait involontairement, parce que j’ignore que l’une sait tout et que l’autre ne sait rien. Et moi, je suis au milieu de ces deux rives, perdu en ne me rappelant que de plusieurs petites choses. Que je m’appelle Enzo Maxwell Aiken, que j’ai de la famille à l’école mais son nom ne me revient pas encore, je suis trop perturbé pour l’instant…Déjà me souvenir du principal, c’est déjà bien… hein. J’crois que j’ai besoin de vacances, le temps de souffler… de comprendre pourquoi je ne comprends rien, que je ne me rappelles plus de rien. Et là, d’un coup, je prends ma tête entre mes mains, jusqu’à me recroqueviller dans mon coin, stressé et apeuré. Comme un animal sauvage qui se méfie de l’inconnu. C’est un peu ce que je suis, finalement. Rien de plus qu’un Enfant « perdu », mais qui, au moins, ne souffre plus.
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Re: Derrière la cabane hurlante

Message par : Lïnwe Felagünd, Jeu 09 Aoû 2018, 15:29


Indiquant le chemin de sa baguette, il les conduisit à l'intérieur de la cabane. C'était pas une nouvelle demeure pour lui, il avait déjà fait quelques trucs dedans. Notamment une soirée épouvantable, avec un loup-garou et encore la Bennet pour intervenir. C'était un peu comme un héros incohérent qui sauvait ou tuait les gens, le cheveu dans la soupe. Bref, rien de bien convaincant et pourtant, ils approchaient d'une pièce principale avant de monter à l'étage. Racler les chaises sur le parquet crasseux. Une ligne de poussière à sniffer par la semelle.

Et il tenait pas debout, c'est clair. Il restait là, à tourner en rond comme un patient malade. Manquait la camisole pour le faire interner. Mais faire interner qui ? Parce qu'il ne perdait pas la boule, lui au moins. La sorcière le tient encore dans ses bras quand il se retourne. Il regarde un instant le Serpentard qu'a l'air complètement paumé. Il est ailleurs, pire que du kiwicot. Perché dans les abysses. Et puis il commence à divaguer, à trouver les mots mais des mots absurdes, insensés !... Attenter à sa mémoire, c'est d'une atrocité. Il est peut-être con mais il reste perspicace. À croire d'abord, ou à espérer plutôt, qu'il s'est pris un coup sur la tête. Que c'est le choc, la chute de la stupéfixion. Le crâne qui s'réveille, les yeux dans un sac de farine. Mais c'est plus profond que ça, plus grave et plus radical. Ça se voit dans son regard, que c'est un autre gamin. Qu'est-ce que t'as fait ? - et en plus, c'est sa marraine. Répéter la phrase, deux ou trois fois je ne sais même pas. Mais d'une intensité plus imposante. Un crescendo d'émotions qui bascule. QU'EST-CE QUE T'AS FAIT PU*TAIN ! avant de balancer une chaise sur le côté : elle craque.

Lui aussi
on vient de lui retirer
un boulon :
il craque.


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