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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Forêt Interdite
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Rencontre inattendue
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Elly Wildsmith
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Re: Rencontre inattendue

Message par : Elly Wildsmith, Ven 6 Jan 2017 - 23:38


Après avoir échangés des banalités avec son professeur, Elly accepta de le suivre pour ramener le Sombral dans son enclos. Elle trouvait cela très gentil qu’il la laisse ainsi s’approcher de lui, sans filtre de professeur ou d’élève. Il lui parlait d’égal à égal et cela faisait du bien à Elly. Elle ne se sentait pas vraiment proche des élèves de son âge. Elle était en décalage complet. Comme pour la sortie de sa rêverie, Evan lui demanda

- Du coup pour toi, les animaux sont une passion ? Tu en as quelques-uns peut-être ? Ou des préférences ?

Touché. S’il y avait bien un sujet sur lequel Elly était intarissable c’était bien les animaux. Elle adorait observer les créatures, qu’elles soient magiques ou non. Avait-elle un faible pour certains ? En réfléchissant à la question de son professeur de métamorphose, elle posa ses yeux sur les deux loups Aube et Crépuscule, juste devant eux. Elle sourit et fini par dire

- J’adore quasiment tous les animaux, mais plus particulièrement les canidés … les renards, les chiens …


Elle laissa sa phrase en suspens, passa sa langue sur ses dents, comme si elle allait manger une pâtisserie qui lui faisait envie. Mais elle regardait les deux loups devant eux, qui jouaient amicalement mêlant leurs couleurs et leurs fourrures. Elly avait les yeux brillants lorsqu’elle se tourna vers Evan pour terminer sa phrase

- Et surtout, les loups. J’adore leurs comportements, leurs manières de vivre, leurs besoins d’appartenance à la meute.


Elly était lancée et il était forcément difficile pour elle de s’arrêter. Triturant sa robe de sorcière elle s’arrêta de parler, elle ne souhaitait pas devenir l’élève la plus rébarbative qu’ai connu Evan. Finalement, elle s’arrêta en chemin – comme pour attirer son attention, ou le faire revenir à la conversation si jamais il était parti dans ses pensées.

- Et toi ? Tu as une relation particulière avec tes loups. Ça se voit. Avec Nuit aussi. Tu sembles si – familier – avec eux. J’envie cette relation.


Elle avait parlé franchement. Durant le cours de métamorphose elle avait senti qu’il y avait quelque chose entre lui et ses loups, et cela avait interpellé et marqué Elly. Elle aurait adoré avoir ce genre de relation avec un animal, et davantage encore avec un loup. Dans l’attente de sa réponse, Elly ajouta

- Sinon, j’ai une petite chouette effraie toute mignonne, elle s’est un peu perdue ces derniers temps mais je suis sûre que ça lui passera.

Désormais, Elly laissait son regard vagabondait. Elle observait avec minutie les feuilles qui semblaient s’écraser sous le poids du vide. Avec un sourire, elle pensa au vol qu’elle venait d’effectué avec le professeur de métamorphose et son sombral. Souvenir impérissable d’une rencontre magique (entre Elly et le sombral, bien sûr Razz ). Elly avait le cœur plus léger, comme si soudainement la vie à Poudlard était devenue moins morose.
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Re: Rencontre inattendue

Message par : Evan, Sam 7 Jan 2017 - 17:58


Nous marchions cote à cote, je l'observais en attendant sa réponse. Je voyais à ses expressions qu'elle semblait elle aussi aimer le monde animal. Mais à quel niveau ? En tant qu'élève, cela devait être bien plus limité en possibilités. Hormis les livres et leur savoir poussiéreux, connaître un animal, magique ou non, relevait plus du rêve que de la réalité pendant la période scolaire. Excepté peut-être les hiboux et les chouettes, animaux les plus courants parmi les élèves. Je la vois souriante, ses yeux ancrés à mes loups.

- J’adore quasiment tous les animaux, mais plus particulièrement les canidés … les renards, les chiens …

Je souris de mon côté. J'étais un peu comme elle. Même si je pouvais rajouter devant les reptiles, mais ça n'aurait probablement pas été le cas si je n'avais découvert mon don de Fourchelang bien jeune. Même si je n'avais jamais eu de chien, de ce que je savais, ils devaient être assez semblables aux loups, si ce n'est que l'homme leur avait moins souvent attribué un rôle de méchant.

- Et surtout, les loups. J’adore leurs comportements, leurs manières de vivre, leurs besoins d’appartenance à la meute.


On échangea un regard, un sourire. Elle laissa cette phrase un peu en suspend, comme si elle avait peur de m'embêter alors que c'était moi qui l'avait invité à converser.

- Et toi ? Tu as une relation particulière avec tes loups. Ça se voit. Avec Nuit aussi. Tu sembles si – familier – avec eux. J’envie cette relation.

Je retins un rire. Laissant mon regard partir vers la cime des arbres sous lesquels nous marchions. Elle n'avait pas idée à quel point. La complicité que j'avais développé avec mes loups allait bien au-delà de la relation maître animal. C'était bien là une de mes plus grande réussite, l'approche du monde sauvage, j'avais toujours eu le geste qu'il fallait pour pouvoir approcher et me faire obéir de part différentes espèces. Et étant loup moi-même, j'avais développé un lien particulier avec mes bêtes.

Elle termina en me parlant qu'elle avait une chouette, me renvoyant à mes pensées d'un peu plus tôt. Je vis qu'elle laissait son regard s'échapper dans le décor que nous traversions, pendant que moi je mettais de l'ordre dans mes pensées pour comment lui répondre.

- En fait, j'ai été professeur de soins aux créatures magiques par le passé ! J'ai beaucoup étudié le monde animal. Je te rejoins pour les loups ! La plupart des moldus les voient comme méchants, mais c'est qu'ils ne les connaissent pas ! Ce sont en vérité des animaux très sociables !

Je laissais un silence quelques instants. Puis je repris.

- Oui, j'ai une relation particulière avec eux ! Je les comprends très bien ! Mais ça ne s'est pas fait en quelques jours ! Au début c'était plus compliqué, maintenant ils m'obéissent au doigt et à l'œil ! Mon sombral était beaucoup plus facile à rendre docile à côté ! En même temps, les sombrals ressemblent presque en tout point aux chevaux. Il suffit d'y aller sereinement avec eux et ils vous le rendent bien !

J'émis un sifflement. Aube et Crépuscule coupèrent leur avancée, et revinrent s'asseoir près de moi.

- Si tu veux tu peux les caresser, ils ne mordent pas ! fis-je tout en m'agenouillant près d'eux pour leur délivrer une attaque câlin bonne salve de caresses.

On s'arrêta une bonne minute, avant de finalement reprendre notre route initiale, mes deux loups repartant ouvrir la marche. Je reportais mon attention sur Elly.

- Tu as déjà pensé à ce que tu aimerais faire en sortant de Poudlard ?
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Re: Rencontre inattendue

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 12 Jan 2017 - 14:18


Tandis qu’Evan lui répondait, Elly tentait d’assimiler chacun de ses mots. Il était rare qu’un professeur se montre si agréable avec un élève. Elle profitait donc de l’instant, son cerveau émettant des petits bips lorsque quelque chose lui semblait étrange. Comme lorsqu’il lui dit qu’il avait été professeur de soins aux créatures magiques. Voilà qui était bizarre, tout du moins pour Elly. Il avait donc été par deux fois professeur et visiblement sur des matières assez opposées. Visiblement. Puisque le précédent cours de métamorphose avait été l’occasion d’échanger sur des techniques de métamorphoses animalières.

Il évoqua ensuite la relation qu’il avait avec ses loups, et son sombral. Les premiers vraisemblablement plus récalcitrants que le second. Elly esquissa un sourire, cela ne l’étonnait pas. Les loups n’étaient pas connus pour être des animaux dociles non plus. Ils avaient chacun leurs petits caractères. Enfin, ça, c’est ce que sa lecture avait appris à Elly.

Finalement, Evan lui proposa de caresser ses deux loups, faisant une petite boutade sur les morsures de ceux-ci. Avant le cours de métamorphose, cela n’aurait pas fait frissonner la jeune femme. Mais lors de ce cours, elle avait eu l’occasion de voir un loup-garou. Un vrai. L’idée de la morsure lui faisait plutôt froid dans le dos. Mais devant le faciès des loups, devant le plaisir qu’ils avaient l’air de prendre sous les caresses de leur maitre, Elly se laissa aller. D’abord doucement, puis de manière plus franche, passant et repassant sa main dans leurs poils soyeux. Laissant leurs pelages filaient entre ses doigts.

Le plaisir communs entre les loups et les sorciers prit fin, ses derniers reprenant leurs avancées vers l’enclos. Evan se montra ensuite interrogatif sur les souhaits d’avenir d’Elly. Question qui la fit réfléchir intensément. Depuis qu’elle était petite, elle adulait les Aurors, elle pensait à leurs missions quotidiennes. Ces sorciers étaient destinés à combattre les ténèbres, quel que soit le prix, quitte à y perdre la vie. Et puis, elle avait aussi pensé à devenir professeur. Un rêve sans doute plus terre-à-terre et moins dangereux. Perdue dans sa réflexion, elle haussa les épaules, cherchant du regard le professeur : que devait-elle répondre ? Sans qu’elle n’eut l’occasion de ranger ses pensées, elle se mit à parler

- Revenir à Poudlard en tant que professeur, comme vous. Ou …

Elle avait tenté sa phrase, puis s’était ravisée. Les études pour devenir Auror étaient longues, difficiles. Beaucoup de candidats étaient recalés, et il est probable qu’Elly n’ai pas envie de souffrir d’un quelconque échec. Néanmoins, son cerveau décidément peux enclin à l’aider l’avais remise à parler

- Ou Auror.

Elle avait dit ça dans un souffle, puis s’était mordue la langue. Non, elle n’avait pas voulu le dire, elle avait pensé trop fort et voilà ce que ça donnait. Il allait falloir qu’elle apprenne à mettre en ordre ses pensées. Comme pour attirer l’attention de son prof sur autre chose, Elly demanda alors

- Et vous, vous auriez aimé faire quoi quand vous étiez à Poudlard ?


Cela ne changeait pas vraiment de sujets, mais au moins Elly reportais l’attention du professeur sur son propre passé. Peut-être serait-il disposé à lui raconté son vécu ? Ou peut-être pas ? Après tout, Elly n’était pas dans sa tête.
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Re: Rencontre inattendue

Message par : Evan, Sam 14 Jan 2017 - 10:22








La demoiselle faisait partie des élèves assidus de mon dernier cours. Même si celui-ci avait - très légèrement - viré dans le n'importe quoi, elle s'était pliée à tout ce que j'avais demandé. Elle arrivait dans ses dernières années de scolarité, aussi ce qu'elle allait me dire attirait toute mon attention. Imaginer l'avenir, même illusoire puisse-t-il être, c'est ce qui permettait de se grandir, de mon avis. Ainsi, on se surpasse pour atteindre nos buts, et c'est dans ces moments que l'on trouve qui l'on est.

Elle me parle alors de peut-être revenir travailler à Poudlard, en tant que professeur. Je souris à cette perspective. Même si c'était un travail très épuisant, j'avais toujours aimé le côté ludique et la possibilité d'enseigner quelque chose aux futurs sorciers de notre monde. Elle laissa sa phrase en suspend, pour finalement laisser choir le mot "Auror", comme seconde possibilité de carrière qu'elle envisageait.

Je gardais le même sourire sur le visage, lâchant un "C'est bien". Je n'étais pas là pour dénigrer les Aurors, il en fallait. Un instant une pensée de la retrouver dans une ruelle face à moi, en combat, dans quelque temps, me passa à travers l'esprit. Mais je chassais rapidement cette idée quand elle reprit, en me retournant la question.

- Ce que j'aurais aimé faire ? lançais-je rhétoriquement, surpris qu'elle me retourne l'envoi si rapidement.

Je me tus un instant. J'étais arrivé à Poudlard à son âge, façonné pour devenir Mangemort le plus rapidement possible. Cela avait été mon seul but, et je l'avais touché très rapidement. Après, j'avais connu tellement de boulots différents au fil des années, que je ne m'étais jamais réellement demandé ce que j'aurais aimé faire. Non, j'avais toujours essayé de faire mes différents emplois avec beaucoup de cœur et de sérieux. C'était bien là un bon point dans ma vie, mon investissement sans faille dans ce que je faisais.

- En fait, je n'ai pas fait mes premières années de scolarité, je suis arrivé ici j'avais presque ton âge ! Je ne m'orientais pas forcément vers un travail précis, j'ai pris ce qui s'offrait, répondant un peu à toutes les annonces que je voyais ! Je suis du genre à m'investir dans tout ce que je fais. J'ai fait du journalisme, travaillé dans plusieurs bars, plusieurs fois en tant que professeur, et j'ai même eu plusieurs emplois au Ministère de la magie ! Alors, j'essaie simplement de prendre du plaisir dans tout ce que je fais, c'est le plus important !

Je laissais un nouveau silence, me rappelant cette bonne époque ou le Ministère était contrôlé par des Mangemorts. Le temps avait bien changé depuis.

- Pour ce qui est de ce que tu envisages, repris-je, je ne peux que t'encourager à toujours persévérer pour y arriver ! J'ai essuyé plus d'un échec dans ma carrière, mais si tu sais te relever pour revenir affronter tes objectifs avec plus de détermination encore, alors plus rien n'est impossible !

Nouveau silence, un sourire sincère, alors que notre objectif se dessinait devant nous.

- Pour ce qui est de professeur, cela a l'avantage de te fournir un appartement de fonction, et j'étais bien content d'avoir eu cette possibilité là quand je suis sorti de l'école ! N'ayant pas les moyens pour me loger à l'époque, j'ai pu avoir un poste pour enseigner une matière oubliée de tous depuis bien longtemps... Si tu as cette opportunité, n'hésite pas ! Puis cela te permettra aussi d'approfondir tes propres connaissances ! Pour ce qui est d'Auror, la route pour y arriver n'est pas forcément aisée, mais je pense qu'il y a beaucoup de mérite à le tenter, et si tu y accèdes, alors ça sera d'autant plus méritant pour toi !

On retrouvait l'enclos des sombrals. Je la laissais un instant pour accompagner mon ami jusqu'à ses potes ailés. Je déposais un baiser dans son cou et une bonne tape sur son dos avant de le laisser, retournant vers Elly et mes loups.

- Si tu as d'autres questions n'hésite pas ! Ou si je peux te conseiller sur quoi que ce soit !
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Re: Rencontre inattendue

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 26 Jan 2017 - 1:45


Et comme s’il avait été surpris par la question de la jeune femme, Evan marqua un temps d’arrêt. Ce genre de petit silence qui peut plomber une conversation pourtant déjà bien lancée. Mais le silence fut rapidement oublié quand l’enseignant décrivit un peu son parcours professionnel. Parcours professionnel oh combien intéressant d’ailleurs.

Elly était impressionnée par la faculté qu’avait ce professeur à alterné sur des emplois aussi divers et variés que journaliste, barman ou professeur. Ce n’était peut-être pas pour rien qu’il avait désormais le poste en métamorphose. Une personnalité aux multiples facettes. Tout aussi déconcertant que surprenant. Sans doute très calé sur les métamorphoses en tout genre, et probablement très pointu quant à ses propres transformations. Pour dire vrai, Elly était impressionnée par l’aura qui se dégageait du professeur, elle avait envie d’en connaître plus sur lui.

Mais le sujet de la conversation s’orienta à nouveau sur la jeune femme et sur son choix d’avenir. De manière gentille et quelque peu fraternelle, le professeur l’encourageait à poursuivre ses rêves, aussi fous puissent-ils être. Un nouveau silence s’installa tandis que l’enseignant adressait un sourire à Elly.

Elly était ravie de cet échange qu’elle pouvait avoir avec Evan. Elle ne cessait de se dire que c’était la première fois qu’un professeur lui parlait ainsi, d’égal à égal. Qu’un professeur ose ainsi parler de sa vie « antérieure », celle avant de devenir enseignant, Elly avait du mal à croire en vérité. Les professeurs à Poudlard n’étaient pas friands du partage d’expérience – autre que celui du contexte de leurs cours. Elly y voyait une main tendue non négligeable, Evan semblait être une oreille attentive. Qui plus est adulte. Il avait sans doute un recul que n’avais pas Elly. Elle écoutait ses précieux conseils tout en remarquant qu’ils étaient déjà rendus à proximité de l’enclos.

Tandis qu’il ramenait Nuit – qu’Elly ne voyait toujours pas – dans son enclos, Elly s’était rendue compte que leur échange n’allait pas tarder à s’arrêter. En effet, le professeur avait sans doute d’autres occupations, et Elly allait devoir reprendre le chemin du château, et des cours. Les moments libres étaient rares à Poudlard, mais Elly était ravie d’avoir partagé celui-ci avec Evan. Elle se sentait plus légère après les encouragements de son professeur.

Il était d’ailleurs revenu auprès d’elle et lui avait demandé si elle avait d’autres questions. Une multitude d’autres interrogations qu’elle aurait aimé lui posé. Etait-ce difficile de devenir professeur ? Avait-il « réussi » facilement ? Il avait parlé de son passé et de son arrivée tardive à Poudlard, ce qui avait éveillé la curiosité de la jeune Poufsouffle : qu’avait-il fait auparavant ? Comment s’était passé son « intégration » au sein de la prestigieuse école de sorcellerie ? Elly n’était arrivée que de cette année et elle ne se sentait pas à sa place ici. Peut-être avait-il ressenti la même angoisse ? La même gène ?

Finalement, aucune de ces questions ne sorties, la jeune femme préférant rester sur le domaine animalier qu'ils semblaient tout deux avoir en passion.

- Tu as d’autres animaux ? Hormis Aube, Crépuscule et Nuit ?

Elly tiqua un instant sur les noms des animaux de son professeur de métamorphose. Il était amusant de voir que tous tournés autour de la nuit. Cela fit sourire la jeune femme. Elle regarda alors son professeur, attendant la réponse à sa question.

[HRPG : Désolée pour l'attente !]
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Re: Rencontre inattendue

Message par : Evan, Lun 30 Jan 2017 - 9:48


Je regardais la jeune élève, qui semblait pensive. Elle était dans ses dernières années d'études, à un carrefour crucial de sa vie. J'espérais que mes quelques mots pourraient l'aider d'une quelconque façon que ce soit. Je savais combien il n'était pas forcément aisé de se trouver un boulot dans la société, bien que pour ma part, ça avait été très rapide. Tout le monde n'avait pas cette possibilité.

Elle me demande alors si j'ai d'autres animaux. Je lui souris, ma façon de dire "Oui". Je commençais à avoir une belle famille autour de moi. Bien que je savais que d'autres en avaient bien plus encore. Je m'étais toujours demandé comment extérieurement, était perçu le fait que je me balade presque quotidiennement avec mes deux loups. Bien que les avis des autres étaient bien une chose dont j'avais tendance à me foutre éperdument, depuis que j'avais acquis mes deux mambas noir, il m'était arrivé de me demander si j'allais être rangé, ou non, dans une catégorie remplie de préjugés si cela ce savait.

- Hum, en fait oui. J'ai un corbeau, Ombre, qui est chargé de livrer mon courrier, bien qu'il est encore jeune. Et j'aime aussi les serpents, du coup,  j'en ai acquis deux il y a quelques mois de cela ! Mais ils sont encore jeunes, alors pour le moment, ils restent sagement chez moi le temps qu'ils grandissent ! Je ne leur ai pas encore choisi de nom si jamais tu te poses la question ! terminais-je avec un sourire.

L'heure tournait. J'avais l'impression que cela faisait bien une heure que nous nous étions rencontrés. D'autres obligations m'attendaient maintenant, mais je garderais cette balade matinale comme un catalyseur de ma bonne humeur pour le reste de la journée. Je connaissais un peu plus la demoiselle maintenant, et inversement. La découvert était toujours une bonne parole.

J'appelais mes deux loups à mes pieds, il était temps pour nous de rentrer. Notre promenade s'était éternisée plus que d'ordinaire. Je saluais Elly, la gratifiant d'un nouveau sourire et de quelques mots amicaux. Peut-être que nous nous recroiserions d'avenir. Peut-être même la verrais-je un jour occuper des fonctions à Poudlard. Je souriais à cette perspective, avant de prendre congé d'elle.
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Re: Rencontre inattendue

Message par : Elly Wildsmith, Dim 5 Mar 2017 - 16:07


[HRPG : Elly lors de ce RP à toujours 17 ans et n'est donc pas Auror]

Il avait fait étalage des animaux qu’il possédait – étalage qu’Elly trouvait impressionnant à vrai dire. Avait-il tous ses animaux dans son logement de fonction à Poudlard ? Elly ouvrait grand ses yeux, cela devait être impressionnant.

Elly n’eut hélas pas le temps de lui faire part de son interrogation, il avait pris congé d’elle et s’était déjà éloigné avec ses deux loups. Elle le regardait partir avec un sourire satisfait, ce vol à dos de Sombral et cet échange avec son professeur avait été enrichissant pour elle.  Comme révélateur de son désir d’avenir.

Un sourire sur ses lèvres, elle prit à son tour le chemin du château, espérant recroiser le professeur or de ses cours. Là où il semblait plus sympathique et approchable que lorsqu’ils étaient entourés d’une dizaine d’élèves.


Fin du RP

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Re: Rencontre inattendue

Message par : Ellana Lyan, Mar 7 Mar 2017 - 18:43




Cette nuit, j'ai frôlé la vie.

PV avec Azé
(Et c'est parti pour l'impro ^^)

Je ne sais pas ce que je fais là. Sans doute n'aie-je aucune bonne raison de m'y trouver. Je veux juste sortir, transgresser les règles, venir hurler à la lune ce qui me bloque la gorge, ses pensées qui me tourmentent. Je veux vivre et le faire savoir, depuis que je suis à nouveau debout, que le monde soit au courant, que le fantôme redeviennent un être de chair. Je veux sentir le vent sur mon visage, la vie me couler dans la gorge, le bonheur m'élever de quelques centimètres. Aimer le silence nocturne, la solitude grisante, le danger qui rôde. Et si je dois mourir demain, j'aimerais avoir pleinement vécu aujourd'hui. On a voulu me briser, me détruire, ils ont coupés mes ailes, m'ont torturée à leur guise, mais me voilà qui renaît, revenant à la vie dans une explosion de sens. Je ne suis plus ce pâle reflet de souffrance, je vis pour moi, pour eux, pour tous. Pour prouver que je peux me relever, me battre et crier. Plus rien n'a d'impact sur moi, sur ce besoin d'exister qui me ronge et m'élève en même temps.

Les cicatrices restent pourtant et les cauchemars ne me lâchent pas, alors je résiste, ouvrant les bras à l'insomnie, je continue, luttant contre un sommeil emplit de démons, des images qui cherche sans cesse à m'attirer vers l'abîme. Mais je ne me laisserais pas faire, cette époque est révolue, je cours dans la forêt, m'arrête près des arbres pour parler. Non, je ne suis pas folle, simplement emplie de vie. Comme eux qui me permette de respirer et je leur souffle, la vie, l'espoir, le bonheur. Offrant cette joie prenante, qui me fait danser comme un feux follet, j'ai retrouver mon chemin, ma voie. Une mélodie qui vient sonné l'espoir, orchestre des étoiles accrochées à la voûte du ciel protecteur.
Mes doigts passent sur l'écorce, je communique un instant de contact, sentir la mousse sous mes phalange, le cœur qui bat en eux. Pour simplement profiter de ces instants. Ces merveilleux invisibles aux yeux des insensibles, cachées au regard des personnes qui sont trop aveugle, qui ont oubliées ce que cela faisait de vivre, ne se contentant que d'exister.

Cette nuit je retrouve mon regard d'enfant, le bonheur de l'insouciance et la caresse de l'innocence. Je n'ai pas besoin de mots, juste d'un refrain, la symphonie de la nuit, qui résonne délicate à mes oreilles. Et j'oublie tout, le passé et le présent s'entremêlent dessinant un futur incertain vers lequel je m'élance sans crainte. Funambule sur la trame de cette vie enfantine, je veux dessiner les couleurs du temps, donner au monde des ailes de bonheur et laisser battre libre mon cœur. Je veux retrouver ce que j'ai trop vite oublié, ce qui m'a été arraché contre ma volonté. J'ai envie de renaître, de revivre sous la forme d'un petit enfant avec un regard, un bonheur et des certitudes inébranlable à mes yeux. Prouvez à la terre entière que les fées existent, que les histoires sont réelle et que plus tard je deviendrais une princesse, oui une reine de la forêt.

Restant sur cette idée j'attrape la première chose qui me tombe sous la main, un bout d'écorce et le transforme (#) en un petit diadème tel ceux que porte les fillettes moldue, satisfaite, je range ma baguette et pose l'objet sur mes mèches platines. Avant de continuer mon escapade sourire aux lèvres. Aujourd'hui je suis une princesse, sans savoir pourquoi, peut-être pour redevenir enfant. Je ne sais pas, ne cherche pas à savoir, je veux juste profiter, de cet instant. Cette magie d'enfant.
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Re: Rencontre inattendue

Message par : Azénor Philaester, Mar 7 Mar 2017 - 22:56


pv ft. la p'tite Princesse




On peut faire de la vie un truc sympa non? Quelque part où on n'aura même pas à dire au revoir. Quelque chose qu'on ne perdra jamais. Juste vivre ensemble et profiter de ce qu'on a espéré. C'est marrant parce qu'on peut venir au monde les yeux fermés. On voit rien venir et on laisse rien entrer. Alors on ouvre sa porte au hasard. Et c'est l'algorithme de la vie qui décide de tout. Et le temps qui contrôle le monde. Des aiguilles qui tournent en tic et tac.
Allongée les yeux aux plafonds dans mon état subconscient où je n'entends rien si ce n'est le temps qui passe. Le sommeil ne me trouve pas encore et j'ai le regard plongé sur mes souvenirs projetés devant mes pupilles, aussi loin que je pars. Je me souviens quand je riais de ce que je ne connaissais pas, insouciance, vulnérabilité, spontanéité. Et je me meurs.

Je me lève d'un geste frêle. Je ne m'endormirai pas ce soir. Les cheveux en pagaille, un gros pull comme pyjama, des jambes nues sous la chaleur de mon appartement. J'avance à tâtons jusqu'à ma salle de bain. Un regard amusé devant le miroir. Je fais couler mon lavabo comme chaque matin, comme chaque soir. Je plonge mon visage dans l'eau glacé et à chaque fois, j'y penserais. A me laisser me reposer, ne jamais me relever, partir et ne pas revenir. Mais qui est assez désespéré pour se noyer dans un lavabo. Pas moi hein. Non. Je me relève alors, le maquillage qui coule, je frotte mon visage pour sentir la chaleur de mes mains sur ma peau humide. Pas un bruit. Les tic et tac. C'est tout. Il est plus minuit que midi, plus nuit que minuit. Dehors le vent souffle un peu, pas trop fort. Je reste une seconde à regarder l'éclat de la lune. Pourquoi est-elle si seule ce soir. Des nuages ont caché les étoiles et moi je meurs de les retrouver et de me sentir comme à ma place parmi les Astres de la nuit.
Je ne prends pas la peine de me changer, si j'ai froid, ça sera tant pis. J'enfile simplement des chaussures à lacets, et je sors sans bruit dans la pénombre des couloirs vide de vie.

Je croise quelques tableaux endormis. Je touche les murs vides de ma main libre. Le temps passe mais il ne me presse pas. Alors je prends le temps de savourer ma solitude. Ce soir j'ai décidé de me balader, dehors. Me remémorer, peut-être revivre mes escapades interdites avec quelques amis triés sur le volet. En fait il y en avait deux. Deux moitié opposées qui faisaient de moi ce que j'étais. Un garçon, une fille, un frère, une sœur, de parents différents. Alors je m'en vais revivre mes années d'excitation de l'été au printemps, des montagnes jusqu'à l'air.
J'arrive finalement vers la sortie, sans bruit je me dirige vers le Parc et je suis bien décidée à m'infiltrer dans les arbres interdits, puisque c'était l'essence même de mes nuits d'enfance. Le vent souffle légèrement sur moi, et mes jambes à demi recouvertes ne se plaignent pas encore du froid. A vrai dire j'espère ne croiser personne. En particulier dans cette tenue là, habillée d'un pyjama. Mais la situation porterait certainement à rire de toute façon.
Je m'arrête un instant sur le pont couvert, accoudée à la rambarde. Je regarde en haut, m'arrête en bas. Et j'envie les oiseaux libres de frôler les cieux. Je contemple l'horizon et je tombe amoureuse encore une fois du paysage qui s'abandonne à mes yeux. Je pourrais passer des heures à chercher les étoiles en compagnie de la lune qui me sourie, contente. Mes souvenirs d'enfance me rappellent à l'ordre, pour la énième fois. Mais souvent je ne croise personne, ou alors une Alhena, plongée en ses songes comme la plupart d'entre nous.
Et je m'arrache alors à cette beauté époustouflante et je continue mon périple, en quête de sourire caché ici ou là.

J'arrive doucement à la lisière de l'interdit. En un souffle je m'y aventure et l'atmosphère devient un peu plus glacée. J'entends des bruits de vie au loin, comprenant que tout le monde n'est pas endormis. Mais je ne demande pas la guerre, je veux juste m'aventurer un peu dans mes folies d'antan. Plus j'avance et plus j'espère.
Un bruit.
Un craquement de bois.
Mais ma conscience me dit que ce n'est pas animal.
Un élève ici? Plausible. Puisque c'est tout moi.

Je pars alors à la recherche de l'être espéré parce que je sais que quelqu'un se trouve dans les parages. J'espère qu'un élève n'est pas assez fou pour être ici, seul face au monde intransigeant qu'est l'interdit jonché d'arbres hauts recouvrant les crimes. Quelques minutes passent et j'avance plus vite, baguette à la main puisque l'on ne sait jamais.
Et mon regard se pose au loin sur une petit forme brillante. Elle bouge, alors je mouve plus vite qu'elle, la rattrapant en quelques secondes. Plus je m'approche et plus je reconnais un blond platine, orné d'une couronne de princesse, brillante.
Un soupir d'inquiétude.
Ellana la petite princesse s'est perdue ce soir. Dieux sait ce qui aurait pu lui arriver.
Elle n'a rien à faire ici, surtout pas en cette période de pleine lune. Alors je dois lui faire comprendre, c'est mon devoir de la prévenir. Mais comment paraître crédible lorsque c'est écrit dans mes yeux que j'étais exactement pareille, à son âge. A m'aventurer ici, sans conscience, insouciance. Mais les règles sont les règles. Et je suis Directrice. Alors je dois réagir. La faire réagir. Regard neutre, de marbre.
Alors en un chuchotement.
- Miss Lyan.

Je ne cherche pas à la gronder, à l'intérieur. Mais je veux qu'elle le pense. Je veux qu'elle sache qu'elle fit une bêtise, non pas pour moi. Mais pour elle. Pour sa survie. Même si je suis de ceux qui vivent pour les risques. Celui-ci est trop grand. Petite princesse sans défense, je ne laisserais rien t'arriver. Mais tu ne dois pas, recommencer.

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Re: Rencontre inattendue

Message par : Ellana Lyan, Mer 8 Mar 2017 - 16:24


Murmures de la nuit répondants délicats aux caresses de la brise qui siffle, souffle, s’enfuit, là dans les profondeurs de l'interdit. Et à l'heure où le loup hurle sombre reflet du chant de la lune, astre argenté au visage maternelle, double face pour un avertissement sans appel. Je ne sais plus ce que je dois penser, attendre amour ou trahison de la part des jolies dorées, j'ai envie de les rejoindre, un dernier désir, de régner à leurs côtés, ne serais-ce pas tellement mieux que de rester ici en simple mortelle ? Oui devenir un ange et simplement s'envoler dans la nuit claire, passer à travers la douceur de la brume et me perdre dans le néant étoilé.

Mais les rêves ont un prix et celui de devenir une princesse des étoiles à un cout bien trop élevé pour une issue incertaine. Alors je me contente d'observer d'en bas, le nez en l'air pour admirer les beautés dorée, à défaut d'en devenir une, je me contente de les admirer ces demoiselles si cruelles. Mais mon regard retombe et mes doigts frôlent le joyaux sans valeur coincé entre mes mèches, le fil de mes pensées retrouve sa trame initiale guidée par le jouet enfantin comme un point d'ancrage entre la terre et ma conscience. Mes doigts glissent le long de mon visage attrapant quelque cheveux pour les ranger précieusement derrières mes oreilles tels de précieux trésors.

Des mains qui ont besoin de s’animer, de se faufiler entre l'écorce d'un végétale ou contre le tissus d'une robe, la chaire caresse la matière délicatement, ne se souvenant plus du pourquoi. Il manque quelque chose, un rien, un élément, simple brin d’artisan qui de cette pièce apporte une interrogation, pourquoi suis-je ainsi habillée ? Le bijou chuchote à la royauté, l'esprit à la folie, le cœur à la nostalgie, mais le dernier ce doit de rester muet sous les regards réprobateurs de la raison. Nié, délaissé, plus jamais écouté, autrefois dominant, aujourd'hui déchu, une source de malheur et de douleur inépuisable qui a tant de fois conduit au bord du gouffre. Il proteste mais les oreilles se bouchent, tu ne parleras plus que quand j'en aurais décider ainsi.

Puis une voix retenti, les yeux se ferment, les talons pivotent puis enfin les paupières s'ouvrent. Un Autre qui entre dans mon monde, mon silence, ma solitude, brisant le tout d'une phrase pour me faire retomber au sol. Pourtant je ne me fâche pas, ne lui demande même pas de s'en aller. Je n'ai pas envie, plus envie… Et puis elle n'est pas méchante, c'est une sauveuse, une jolie directrice des rouges et ors, je ne peux pas lui en vouloir d'être intervenue, après tout il faut avouer que j’enfreins complètement le règlement , alors pourquoi n'aie-je pas peur de sa présence, figure d'autorité. Je me contente de m'arrêter, de tout cerner autour de ses mots, cette appellation. Lyan. Alors c'est comme ça qu'elle me voit ? Qu'ils me nomment tous, oui je sais, pour une fois, j'entends. Mais n'approuve jamais… Je ne suis pas comme eux, je ne veux jamais le devenir, ils ne sont pas les mêmes que moi bien que leurs sangs coulent dans le mien. Je ne veux pas… Des bourreaux, tortionnaires et non parents aimants. Petite révérence.

- Ne m'appelez donc pas ainsi, je vous en prie…


Les ombres se dresse, la forêt deviens menace comme si elle reflétait la peur qui se dégage de tout mon être, simple animal traqué qui tente vainement d'échapper à ses poursuivants, démons des cauchemars et non directrice. Elle est venue briser cette bulle de sérénité pour y installer les dangers de la nuit, alors lentement, je reste de silence, pour reconstruire mon atmosphère. Je veux redevenir enfant, encore un peu, juste une princesse perdue entre les arbres. Doigts qui retrouvent la couronne, je serais encore un peu altesse finalement, regard qui croise celui de l'Autre, elle n'est pas méchante, elle ne m'a pas encore demander de m'en aller, de retourner dans mon dortoir alors qu'elle aurait pu, peut être aurait-elle du… Aujourd'hui je suis une enfant.

- Vous êtes jolie Miss, même si une robe vous irait mieux, mais à défaut de mieux, je peux faut parer d'autre chose…


Nouvelle poignée d'écorce, simple coup de baguette pour que commence la métamorphose, le matériel naturel se modifie jusqu'à prendre une deuxième fois cette forme de petite couronne (#). Alors légère comme une fillette insouciante aux épaules soulagées par le la force de l'innocence, j'avance jusqu'à elle et me lève sur la pointe des pieds. Délicatement, je pose l'objet sur ses beaux cheveux avant de reculer de quelques pas. Je ne sais pas si c'est permis, d'orner ainsi le visage d'une adulte de l'ordre et pourtant cette envie n'est pas négociable dans ma tête aux pensées enfantines, ainsi coiffée je la voix resplendir, oui, elle, c'est une vraie princesse, une très jolie altesse. Je hoche doucement la tête avant de jeter un rapide coup d’œil aux étoiles. Vous voyiez mesdemoiselles, ce n'est pas vous les plus belles, moi aussi j'ai trouvé quelqu'un pour vous égalez.
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Re: Rencontre inattendue

Message par : Azénor Philaester, Mer 8 Mar 2017 - 22:37



Si tu m'avais vu là, assise dans le désert de ma solitude sans personne à qui parler. A garder le pire pour moi. La tête achevée, un sourire en déclin, le regard fermé à la réalité, tourné vers là où le soleil brille la nuit. Et puis j'ai commencé à écrire, tout ce que j'avais sur le cœur, pour le brûler peut-être ou pour que quelqu'un m'entende et me sauve. Et puis y'a cette eau qui a littéralement commencé à inonder mes yeux, comme, tu sais comme si je pouvais même plus les ouvrir. J'ai pleuré si fort que je pensais que j'en mourrais. Mais je me suis relevé, éventuellement. J'avais des centaines de raisons de partir. Tu sais de me laisser aller, dans un souffle me retirer sans dire au revoir. Je me souviens que même l'espoir avait perdu sa lueur. Et j'en étais arrivé à douter du ciel. Mais tu sais j'ai juste ouvert les yeux.
Je suis littéralement tombée sur une vie qui m'a prit la main. Et j'ai rencontré des personnes. On en rencontre tous les jours. Et puis j'ai découvert des visages, des vies semblables et des amis. Ces frères de parents différents. Et même une âme sœur. Et je leur ai donné un peu plus de mon âme, tous les jours. Parce qu'ils vivront en moi pour toujours. Et c'est comme cela que je me suis relevée. J'ai appris à aimer. Mais c'était dur de me pardonner moi-même. Mais la vie est tellement plus facile quand on est pas seule. Se regarder dans le miroir et se détester et se retrouver en celui qui a tout causé.
Parce qu'on a les mêmes yeux. Et que son reflet repose en moi, quoi que je fasse.

en un dé-clin d’œil  


Une petite seconde est passée et la petite princesse s'est retournée, m'a salué d'une révérence digne de la plus grande de toutes les reines. Une petite voix qui me supplie d'arrêter avec ce surnom. Peut-être trop professionnel à son goût. Une petite bulle d’insouciance s'éclate dans son regard de perle.
Petit ange, tu vivais un instant de répit et je te l'ai arraché. Mais si c'était à refaire je le referais. Parce que la vie ce n'est pas dans la solitude et le danger. C'est dehors, avec une Mary par exemple. J'ai vu la façon dont la regarde. L'expression de ta voix quand elle a cru pouvoir sauter de la fenêtre, cet après-midi coincée. Comment ferais-tu si elle pars. Tu penses que tu ne t'en remettrais pas pas vrai. Et à chaque battement de cœur, c'est un peu plus dur de garder l'espoir n'est-ce-pas.

Des doigts frêles qui viennent caresser sa couronne, un regard échangé, un sourire arraché. Ce qu'elle est jolie. Une vraie princesse de la nuit. Les livres me dictent de lui affliger une punition. Mais mon esprit se raccroche tellement à ce petit ange perdu au milieu des arbres sombres et aigris. Des paroles m'étant destinées. Je la remercie d'un sourie avenant, sincère, complice. D'un coup de magie la voilà qui fait apparaître un diadème semblable au sien, à partir d'une écorce d'arbre. Je la laisse déposer la couronne délicate sur le haut de ma tête.
Habituellement j'aurais réagis complètement différemment. J'aurais pris la petite pour une cinglée. J'aurais tout fait, sauf ça. Mais là je sourie. L'insouciance à son apogée, et c'est ma bulle de complicité qui se forme autour de nous. Un souffle de chaleur pour nous deux. Un coup d’œil aux étoiles. Aucun nuage pour venir bercer les astres de la nuit.

Soudain, un bruit, venu d'ailleurs. Un grognement inhumain. Dur retour à la réalité. Et sans plus attendre, je me place devant Ellana. Parce que la protéger reste la première priorité. Des bruits de quatre pattes qui approchent.
J'ai toujours voulu rencontrer un loup garou. J'y pensais et j'y rêvais depuis ma tendre enfance. Je me souviens en avoir imaginé des énormes avec Lïnwe. Et on s'était dit un jour qu'on serait des bêtes semblables. Je n'étais pas loin de prédire l'avenir.
Partagée. Je pourrais dire à Ellana de s'enfuir. Mais ce serait la laissée avec elle-même dans cette forêt immense. Je pourrais essayer de m'en sortir en coup de baguette, mais cette idée me paraît bien irréaliste.
Dans un cri, le loup s'offre à nous et moi je n'ai pas d'autre choix.
- Ellana, courez vous cacher!

En un bond majestueux, je me transforme en ce qui est la meilleure partie de moi-même. Me voilà un coyote blanc avec quelques reflets de roux. Ma cicatrice de tout mon flanc, apparente sur le côté gauche, preuve du reste de mon humanité. Je n'entends plus signe d'Ellana et je prie le ciel qu'elle soit allé se mettre à l'abri, pas trop loin. En grognements, on se cherche, le loup et moi. J'ai tout du presque-loup mais toute ma tête d'Azénor.
Le loup garou fait presque deux fois ma taille. Mais j'ai plus de chance de m'en sortir comme ça qu'en sorcière. Il attaque le premier, fonçant vers moi, gueule ouverte. J'esquive le coup en me penchant de côté. Mais il est fort, si fort. D'un coup de pâte, il m'arrache en une griffure profonde. Mais je prendrais le temps d'en souffrir quand ce calvaire prendra fin. Mes coups de pâte n'ont aucun effet sur sa carrure impressionnante. J'évite quelques blessures, par coup de chance ou de raison.
Dans un élan de survie, d'un bond géant je saute sur lui, mordant du plus profond de mes crocs sa nuque. Un grognement de douleur, il me projette au sol, mais baisse la tête. Je vois du sang qui coule sur son mi-pelage.

On a pas beaucoup de temps, je me retransforme. Me voilà Azénor, paniquée. Quelques gouttes de sang dégoulinant de mon cou, griffure affligée par la bête. Je dois trouver Ellana, et qu'on sorte d'ici. Vite.

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Re: Rencontre inattendue

Message par : Ellana Lyan, Jeu 9 Mar 2017 - 18:00


Elle aurait pu, elle aurait du, me prendre pour folle, comme l'oisillon blessé, me punir, enlever cette couronne et me renvoyer dans mon dortoir. Oui c'est la façon dont un adulte, qui plus est directeur, aurait agit et je me serais retrouvée seule dans oppressant château devenu prison. Peut être que mes démons  m'auraient rattrapés, sans doute que j'aurais encore du me cacher, oui, fuir pour verser quelques larmes engendrées par la douleur. Cela aurait été une solution, la meilleure ? Je ne désire pas savoir… Regard reconnaissant pour la jolie lionne, princesse ce soir, je lui offre mon trône, je ne suis qu'une enfant incapable de prendre les décisions d'un royaume et puis on lui a déjà confier les clefs de l'ordre chez les rouges et ors, lui offrir une partie de ma nuit n'est sans doute pas un mauvais choix.

Puis soudain, à l'heure nocturne emplie de sérénité, un grognement qui déchire la nuit, mes yeux s'agrandissent la peur s'empare de mon être sans que je ne puisse plus rien contrôler. Être enfant est sans le moindre doute merveilleux mais quand les monstres et le noir règnent mieux vaut ne pas se laisser guider par une terreur innocente. Un cris, hurlement nocturne dont je pourrais apprécier la beauté s'il n'était pas à ce point empreint de menaces. Loin de la mélodie d'amour et d’harmonie que l’animal offre à l'astre argenté, bel et bien un cris sauvage qui ne laisse aucune interprétation autre que de l'animosité. Mes membres se figent et je n'ose plus faire le moindre gestes, je regarde un instant le loup dans les yeux, fascinée par la beauté et la force qui se dégagent de l'être si dangereux.

Soudain, un cri de la directrice qui me demande d'aller me cacher, je ne sais pas que faire, où aller, le lycanthrope, à un flair bien trop développé pour que je puisse disparaître sans qu'il ne me retrouve et je ne veux même pas envisager la possibilité de courir tant il me semble irréalisable de semer un pareil canidé. Mais je ne peux désobéir à ma reine du jour, de quelque pas je m'éloigne vers l'arrière buttant contre le tronc d'un arbre, désespérée et dénuée d'autre idée, je tente de l'escalader bien que cela ne soit pas chose aisée. J'entends des grognements dans mon dos mais ne me retourne pas, je fais confiance à la princesse guerrière pour venir à bout de son rivale, en essayant de ne pas réfléchir à ce qu'il pourrait m'arriver sur elle devait ployer.

Mes poignets souffrent, touts mes membre sont endoloris mais mes doigts ne lâchent pas l'écorce tendis que mes pieds parviennent à s'enrouler autour d'une branche. Je tente de m'y mettre en position assise et parvient finalement à surplomber la scène. Ma robe est déchirée, couronne disparue et un fin filet de sang s'échappe de ma main droite, pourtant je n'y prête aucune attention, fixée sur l'affreux combat qui se déroule en dessous de moi. La jeune femme à disparue remplacée par un magnifique coyote blanc et sembler mener une lutte de chaque instant avec la loup, je ne sais que faire, comment réagir, je ne suis pas capable et je m'en veux soudain, c'est ma faute je n'aurais pas du venir ici.

J'ai déjà eu la chance de pouvoir apercevoir un loup-garou transformer de la sorte, mais cela était dans le cadre du cours de métamorphose et nous étions séparer de lui d'une grande vitre bien qu'il était, nous avait-on assuré, capable de se maîtriser. Mais ici tout contrôle semble avoir été effacé pour ne plus laisser que cette folie sauvage se reflétant ans ses yeux déliés. L'adulte est entrain de perdre la partie tendis qu'une plaie profonde s'ouvre sur sa forme d'animal, dans un dernier élan, elle se jette sur lui, plantant ses crocs dans le coup de notre prédateur avant que ce dernier visiblement blessé ne la projette au sol et baisse la tête. La jeune Miss reprend alors sa forme de jolie directrice mais semble bien mal en point.

Sans réfléchir je tente de descendre de mon perchoir, la désescalade ressemble plutôt à une chute semi contrôlée mais je parviens au sol sans vraiment de difficulté. Je vois un objet brillant emprisonner mon regard et saisi mon diadème avant de me précipiter vers la blessée. Le loup grogne mais ne semble pas encore avoir récupéré assez de force pour que l'envie ne lui prenne de m'attaquer et j'en profite pour venir m’agenouiller près de la princesse guerrière. Je meure d'envie de la remercier mais j'ai l'impression que ce n'est pas vraiment le moment. Mieux vaut sans doute que nous partions le plus vite possible d'ici, nous éloigner de la bête enragée. Je ne sais que faire pour atténuer la douleur qui doit la faire souffrir en ce moment, j'ai peur de la blesser si je me risque à lui lancer un sortilège, d’aggraver sa situation, les formules de guérisons ne sont pas vraiment de mon rayon…

- Miss… Je… Vous… Nous devrions partir avant que le loup n'aies récupéré assez de force pour revenir à la charge. Si la douleur de votre blessure est trop intense je me permet de me proposer pour vous aidez mais le mieux et de vite nous en aller…

J'ai peur de la toucher, d’aggraver son cas, qu'elle mauvaise princesse je dois faire, incapable de réussir à aider autrui. J’espère qu'elle est capable, assez forte pour se relever, pour marcher encore un peu, juste tenir jusqu’à l'infirmerie ou même au château, je ne suis pas sûre que cela soit vraiment une bonne idée que d'avouer être sortie à l'heure ou brille pleinement l'astre argenté. Plus tard viendront le temps des remerciement ainsi que celui des excuses, en attendant je préfère m'enfuir le plus loin possible de ce lycanthrope incontrôlable.
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Re: Rencontre inattendue

Message par : Azénor Philaester, Ven 24 Mar 2017 - 4:38




Les étoiles.

Un léger déclin. Ma tête commence à tourner, me faire défaut. Je ferme les yeux un instant et tout tourne sans arrêt. Le repos que j'étais venue chercher dans le noir de mon esprit ne s'y trouve guère. Je redécouvre la vie, les yeux à demi ouvert. Le temps s'arrête juste un instant. Tout n'est que ralenti. Et je crois que j'ai mal. Des doigts sur la douleur, un rouge coulant. C'est ce qui goutte de mon cou, du sang, rouge vif, frais, qui ne ferais qu'attirer le loup davantage.
Autour rien n'est clair tout est approximatif. Des arbres qui bougent en rythme, un souffle de vent qui écrase mes tympans. La vue me fait mal. Et j'entends quelque chose soudainement. Une voix résonne dans ma tête qui tourne encore. Une voix de eptite fille, de petite princesse.
Miss... Nous ... tir ... loup ... charge ...blessure est trop intense je me permet de me proposer pour vous aidez mais le mieux et de vite nous en aller…

Je reviens à mes esprits en clin d’œil difficile. Je dépose mes yeux sur Ellana, je me souviens de ce qui vient de se produire. Un bref regard à mes mains, j'ai touché mon cou, je suis blessée alors elle a raison. Nous devons nous en aller. Mais ça va. Je ne ressens qu'un peu la douleur. Je me sens plus sonnée qu'autre chose, mais je ne comprends pas très bien ce qu'il m'arrive. Toujours étant que nous devons nous dépêcher. Cela serait ennuyant de se faire mordre par cette créature. C'est toute une vie qui pourrait se voir changée.
- Oui allons-y...Petite Princesse.

Un léger sourire, je prends son diadème des mains et le lui met sur la tête. Un clin d’œil avant de repartir. Un petit moment délicat après le vacarme, avant la tempête. Mais nous devons nous dépêcher. Alors malgré ce mal de tête qui me ronge, je commence à marcher, de plus en plus vite, jusqu'à trottiner, puis courir. C'est dur mais nous n'avons pas le choix. Je cours en direction de la Lune et je crois que la verte et argent me suit. Des regards en arrière toutes les deux secondes ou presque pour être sure de ne pas la perdre. Je sais ce que je fais, je connais le chemin. La Lune me guide et je plonge vers elle, courant à toute allure vers une terre de sécurité passagère.

Je ne peux pas dire depuis combien de temps on court. Mais je commence à fatiguer, malgré mon côté athlétique. Alors je m'arrête lorsque j'aperçois la lueur brillante de château endormi. Je stoppe à la frontière de l'interdit, quittant arbres et murmures obscures. Nous voilà près du Parc, et je nous sait en sécurité plus élevée qu'il y a quelques minutes. Je regarde brièvement autour. La Lune et les quelques étoiles me permettent d'y voir clair. Aucun bruit à l'horizon. Les yeux sont calmes, le silence règne, la beauté est infinie et je tombe en amour encore une fois pour la magie de mon pays.

Les étoiles.

Mon cou ne me fait plus très mal. Mais je sens le sang couler et mon tee shirt en est taché. Ce n'est pas bien grave, ce n'est que du matériel. Mais je tente. Je me vise de ma baguette, et prononce distinctement une formule salvatrice:
- #Vulnera Sanentur.
Je sens ma plaie se refermer en un craquement. Des picotements. Une légère cicatrice qui s'en ira sans doute avec le temps. Mais plus on y pense, plus la douleur se fait ressentir. Alors j'oublie et j'occupe mes pensées ailleurs.

Les étoiles.

Je reprends la marche. Doucement. Lyan est derrière moi. Un pas après l'autre, mais pas un bruit. Une étendue d'herbe devant nous. Une idée me vint. De toute façon, je ne punirai pas Ellana. Oralement, une prévention voilà tout. Mais je ne la veux pas plus traumatisée que nécessaire. Et elle est tout moi. Et je l'ai vu heureuse, épanouie, ravie, dans sa bulle, pour une fois. Alors je ne préfère pas qu'elle associe joie à conséquences négatives. Alors un avertissement suffira pour ce soir. Mais cela étant, je me souviens m'être faite fronder maintes et maintes fois, ce n'est pas pour autant que je ne recommençait pas mes sottises, la nuit venue. J'allais saluer la Lune presque tous les soirs, la remerciant d'être présente chaque fois que j'en avais besoin.
Alors je m'arrête encore une fois. Et doucement, je m'allonge dans l'herbe. Sur le dos. Les bras croisés sur ma nuque. Sans un mot à Ellana. Juste un regard et un sourire. Ceux qui veulent dire que je ne lui en veux pas et que tout va bien. Et j'observe. Les étoiles.


> hrp: on bouge au parc?
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Re: Rencontre inattendue

Message par : Ellana Lyan, Dim 26 Mar 2017 - 12:22


Je ne m'y attendait pas, en vérité je ne m'attend plus à quoi que ce soit, comme si le monde se modifiait pour me surprendre avec de plus en plus de bassesse. Il tente de me faire tomber à genou mais ce soir ce ne sera guère possible, j'oublie ma douleur pour me réfugier dans une innocence, insouciance qui m'a faite oubliée que la lune ronde et plaine brillait sur la forêt interdite, que le monde est dangereux et qu'il ne fait pas de pitié, attaquant même jusqu'aux reines des étoiles. Toujours penchée à côté d'elle, j'attends un signe, une parole qui me prouverait qu'elle aille non bien mais pas trop mal, le regard rivé sur elle, mains tremblantes, lèvres mordillée de cette frayeur crée par la peur de la voir partir rejoindre les étoiles sans moi. Égoïstement j'aimerais soutenir qu'elle n'a pas le droit, qu'elle ne peut pas m’abandonner comme ça, mais si rien ne nous lie d'autre que cette petite couronne qu'elle semble avoir perdu dans la bataille, la guerre est moche et détruit tout, séparant les famille, créant veuves et orphelins, j'ai longtemps participé au combat, aujourd'hui je ne souhaite plus que d'être infirmière sur le champs de blessé, sauvez sans manuel, simplement comme je peux, avec ce que j'ai.

S'il te plaît, ma reine, ne meure pas,
réveilles toi même si tu me sembles à des kilomètres.
nous avons tous besoin de toi…

Ses yeux se ferme, se rouvre et je la vois immerger, immédiatement une vague de soulagement se répand en moi bien que je vois encore son regard un peu distant comme si un moment elle avait été dans le flou de notre mode mais pour une fois pas au sens figuré. Elle regarde ses mains avant de comprendre tendis que je continue de l'observer cette fois avec un peu de gène dans les yeux, j'aurais du la protéger mais j'ai faillit à ma mission tout en obéissant au ordre, faut-il donc toujours laissez tomber quelque chose lorsque l'on fait un choix ? J'ai beau me dire que ma présence à ses côtés pendant l’éphémère combat ne l'aurait que gênée, je ne peux m’empêcher de sentir une pointe de remord à l'idée d'être allée me cacher comme une lâche. Il fut pourtant une époque ou cette attitude ne m'aurait pas dérangée, comme quoi les cliché de ma maison ne devait pas être trop infondé, mais j'ai relativiser depuis longtemps la notion de courage ainsi que celle de loyauté surtout après que l'oisillon ne se soit pencher sur mon cas pour rallumer les bougies et éclairer à nouveaux âme et esprit.

La reine chante de sa voix tout en m'offrant un statu de Princesse que je pense pourtant de moins en moins mériter, comme si elle lisait dans mes pensées, la voilà qui prend doucement ma couronne de mes main pour m la poser sur la tête avec un sourire. Reconnaissante, je viens toucher le bout de plastic rassurant avec la ferme intention de fini par lui offrir ce diadème si nous en sortons toutes deux vivante ce soir, ce dont je me refuse à douter. Finalement la belle directrice, reine de ce soir se lève et commence à courir, je me demande un instant comment elle connaît le chemin puis hausse les épaules, quand bien même je ne saurais pas qu'elle est directrice des rouges et ors je lui donnerais tout de même un brin de confiance, alors autant le faire tout de suite même tout en sachant qu'elle peut pratiquement y accéder quand il lui plaît, ce qui me appelle également que cela n'est pas mon cas.

Mon cœur bat vite, trop rapidement, ma respiration coupée et saccadée et j'ai de plus en plus de mal à la suivre, non pas que je n'apprécie pas et ne vienne pas souvent courir dehors mais que je n’ai pas retrouvé l'ensemble de mes capacités physiques, une sourde douleur me tiraille le côté et je me mord la joue pour continuer à avancer, la jolie reine file comme avec aisance, se coulant entre les arbres avec une facilité que je juge feinte des suites de son état, encore une fois je ne fait que la ralentir et je me sens de plus en plus responsable de notre situation. Alors je continue, j'accélère, comme si cette course était une punition de mettre laissée aller, alors mes poumons sont en feu, que mes muscles crient grâce, j'aperçois la lune.

Je commence à comprendre, la reine des étoiles est en fait reine de la lune, elle la suit comme une amie, un guide. Alors j'oublie, ma douleur aussi bien physique que morale, il faut fuir et je laisserais la souffrance me rattraper plus tard, je ferme les yeux sur mes membres trop maigre suite à ma sous alimentation, mon corps trop fatigué cause de tant de nuit blanche, je clos les paupières, les rouvres et cours. De plus en plus vite, de plus en plus loin, pour échapper, pour m'échapper, je fuis l’animal mais j'ai aussi l'impression de fuir mes démons, comme s'ils me traquaient juste derrière mon dos. Nouvelle élan de volonté, j'accélère encore un peu, ma vue se floue et puis soudain tout s'arrête, je suis sortie de la forêt, à la lueur du parc, de l'autre côté de l'interdit, les démons crient et pestent de ne pas avoir réussi à m'attraper, mais c'est fini, je suis en sécurité.

Je voix ma reine qui soigne la blessure de son coup de baguette magique avant d'avancer, je la suit ne sachant de toute façon pas quoi faire d'autre, ma tête me tourne un peu et j'ai mal partout mais je me force à continuer à marcher au même rythme que l'adulte qui fini par s'allonger sur l'herbe tendre. Immédiatement une autre soirée me revient en mémoire, celle où c'est un préfet qui m'avait trouvée et nous une directrice, nous avions été rejointe par l'oisillon fou également présent, mais surtout cette douleur, cette tristesse qui ne m'avait donnée qu'une envie, finir maintenant dans l'étendue d'eau gelée. Qui aurait pu croire un instant que je finirais par aimer ce fichu préfet qui m'avait empêché de finir ce soir aux étoiles brillantes. Comme elle, il nous avait dit de profiter et de regarder les étoiles, l'oisillon s'était endormie, je m'était énervée. Soupire.

Ne pouvons plus tenir debout je m'assied, repliant mes jambes en indienne avant de lever la tête pour offrir mon visage aux étoiles, comme tout les soirs, pour entendre le chant de la lune et simplement al remercier d'être présente, d'être là pour moi et à mes côtés pour éclairer cette noirceur de mon existence. Il est tard, mes yeux se posent sur mon poignet tendis que je vois la marque qui réapparaît. « Traîtresse » Le sortilège ne dure que 24 heures, après la vérité revient me faire sombrer tendis que j'ai de plus en plus de mal à arriver à effacer chaque matin ce mot de ma chaire pour la journée. Je détourne les yeux pour reporter mon regard sur la jolie reine.

- Je suis… Désolée… Je n'aurais sans doute pas du sortir ce soir mais l'appel de l'astre argenté ainsi que de ses jolies dorées à été plus fort que ma raison. J'aime tellement les nuits comme aujourd'hui, les nuits tout court en réalité et puis l’atmosphère, le calme de la forêt. Cela me permet de tenir toute la journée dans les fous bain de foule.

Justifier, je plaids coupable.
Mais veux juste expliquer.
Ce pourquoi si injustifié.

- Êtes vous également tombée en amour sous son charme ?

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Azénor Philaester
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Re: Rencontre inattendue

Message par : Azénor Philaester, Mar 28 Mar 2017 - 7:40



Je suis fatiguée. Fatiguée d'être toujours la dernière à regarder les étoiles. Je suis fatiguée de désobéir à la Lune et d'avoir à implorer son pardon à chaque erreur. Je suis fatiguée de vivre parfois. Je me le suis demandée, mon Dieu que je me le suis demandée, plein de fois. Si ça valait le coup. De rester, de continuer. De sourire, de prétendre, et de vivre, pendant que certains se contentent d'exister. Mais un jour j'ai découvert l'amour. Et c'est cliché je sais. On se croirait dans un film ou un roman à l'eau de rose. Mais c'est vrai. J'ai découvert ce que c'était d'aimer et d'être aimée. Et j'ai soufflé du coup. Et ça m'aide tous les jours. Je vis pour lui parce que je crois que je l'aime au moins autant que j'aime la Lune. Mais il n'en a pas idée. Il me croit détachée. Mais j'ai jamais eu autant envie de rester. Et je suis fatiguée. Je suis fatiguée parce que je n'ai jamais demandé de dépendre de quelqu'un. D'avoir besoin tous les jours d'une particulière présence. Mais je pense à lui. A chaque petit détail de ma vie. Et ce depuis que nos regards se sont croisés. Et depuis qu'il m'a donner le goût de ses lèvres et que j'ai arraché mon cœur pour lui. Et maintenant même sans le voir, je tombe amoureuse de lui, un peu plus chaque jour. Et je suis fatiguée d'avoir peur qu'un jour, tout cela ne soit plus que souvenir.
C'est ce que je me dis, bras toujours croisés derrière la nuque, défiant la Lune du regard.


Un coup d’œil vers la petite Princesse. Elle s'installe doucement, le nez vers le Ciel. Les étoiles sont ses amies à elle aussi. Une agréable coïncidence. Je la regarde regarder son poignet. Je ne vois pas d'ici mais je comprends qu'elle n'est pas fière d'une probable cicatrice. Encore un démon Ellana. Lève-toi. Ecrase-le. Crache lui dessus, et ris toi de lui.
Et puis nos regards se croisent en un soupçon de quiétude, ou presque.
- Je suis… Désolée… Je n'aurais sans doute pas du sortir ce soir mais l'appel de l'astre argenté ainsi que de ses jolies dorées à été plus fort que ma raison. J'aime tellement les nuits comme aujourd'hui, les nuits tout court en réalité et puis l’atmosphère, le calme de la forêt. Cela me permet de tenir toute la journée dans les fous bain de foule..
- Êtes vous également tombée en amour sous son charme ?


oui


Cesse de t'excuser pour ce que tu referais avec plaisir.
Et je comprends moi. Ellana, toi et moi on est semblable. Deux âmes que quelques années séparent mais on aurait été pareilles, sans elles. Deux petites filles, princesses d'un monde qui leur appartient, se jouant de la Nature. Et je t'aurais grondé pour ce que tu as fais, et tu serais tout aussi détruite, parce que personne n'a pu t'en empêcher.
L'appel de la nuit, de ses ombres et de ses serviteurs qui brillent. Je connais, je comprends, je sais.
Mais la raison qui prend le dessus. Parce qu'il le faut bien.
- Je préfère vous prévenir, plutôt que de vous infliger une punition qui n'aura pas assez d'effet face aux mots. Ellana ce soir vous avez réellement risquer votre vie. Et je comprends, je vous assure que je comprends. Un bref regard sur là haut. Je sais bien que c'est tentant. Et j'arrache ces mots que je peine à dire. Parler de ce que l'on ne partage pas. Mais il faut vous contenter de regarder de votre dortoir. La nuit dans la Forêt est trop dangereuse. Qu'auriez-vous fait seule, ce soir...

Je la regarde, les yeux dans les yeux. Je sous-titre d'un regard compatissant, lui prouvant que j'aurais aimé lui dire l'inverse, de tout ce que je luis dis. J'aurais voulu lui dire d'aller profiter de son enfance à prendre les risques qu'elle ne pourra plus prendre adulte. Mais la mort n'est pas une option envisageable. Pourtant elle est là, présente à tous les coins de rue, à nous tendre les bras comme un lit douillet.
- Ne sortez plus la nuit.

Un soupir. Un regard vers quelques étoiles. Quelques clignements des yeux.
Je suis fatiguée. De devoir leur dire ce qu'il ne faut pas faire alors que je me retrouve en chacun d'eux. Pourtant je n'ai pas mal finis. Si?
- Et oui, c'est un peu ça. Sa fidélité, sa brillance. Cette capacité à réchauffer des cœurs. Je lui dois tellement.

Servante de la Lune

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Ellana Lyan
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Re: Rencontre inattendue

Message par : Ellana Lyan, Mar 28 Mar 2017 - 16:51


Scrutant le visage de la directrice,
je commence à comprendre
et des ses yeux j’aperçois
le combat qui fais rage en elle
déesse au deux visages
adulte sage ou princesse de la lune
comme si tu menais une bataille
entre toi et celle que tu devrais être
je t'en prie laisse la bonne partie gagner
laisse moi sourire aux étoiles
vivre au clair de lune, simplement
survivre et faire de provision
de cette solitude.

L'injustice de sa lutte est grande, pourquoi devoir sans cesse respecter l'ordre, alors que c'est mots semble mécanique. Elle parle s'en croire, me regarde comme me suppliant de ne pas penser que c'est ce dont elle a réellement la conviction. C'est un rôle qu'elle joue, comme si elle était observée, pour préserver des apparences sans raison d'être, pourquoi ais-je donc l'impression qu'elle se force à parler e la sorte, dire le contraire de ce dont elle semble convaincue ? Malgré son manque d'entrain à l'égard des règles et des phrase d'adulte qu'elle me répète comme un manuel, je ne fais pas moins attention au poids de ses mots qui, vident de volonté, n'en sont pas moins réellement juste. Sans elle je ne serais sans doute plus qu'un cadavre éventré à l'heure qu'il est ou bien peut-être pire si le loup avait réussit à me morde c'est toute ma vie qui en aurait à jamais été changée.

Puis cinq mots qui viennent m’achever, une phrase comme un coup de point dans l'estomac, parce que j'aimerais lui obéir, je le souhaiterais vraiment pour tout ce qu'elle a fait cette nuit. Mais c'est au moment où l'interdiction tombe que je me rends compte à quel point j'en ai besoin, comme dépendante de ces escapades nocturne qui seules sont capable de m'apporter un peu de sérénité, un brin de vie pour continuer sur mon chemin et progresser parmi les cailloux qui tentent de me faire trébucher à chaque pas vers l'avant. Plus qu'ennuyée je regarde mes pieds rompant un instant le contact visuel, je n'ose pas la regarder dans les yeux, incapable de lui promettre quelque chose que je sais ne jamais réussir à tenir.

Une dernière phrase sur les astres et je tends l'oreille. Elle aussi les aime, elle aussi lui doit beaucoup, au final nous ne sommes pas bien différente, c'est sur cette idée que j'offre un brin de confiance, que je décide de délier ma langue.

- Je ne peux pas… Regard vers les jolies dorées. Même avec ma plus grande volonté je n'en serais pas capable, simplement… Nuit après nuit, ce sont des morceaux de vie que j'attrape au vol, des provision de solitude et de calme qui me permettent de tenir la journée du lendemain. J'ai besoin de marcher pour oublier, de fuir les cauchemars qui tentent de me replonger dans les démons de mon passé. Je retrouve ses yeux. Je vous en prie, vous ne pouvez pas me l'interdire, je n'ai pas le choix ! Je ne peux que vous promettre de ne pas retourner dans la forêt au moment où l'astre argenté brille pleinement. Mains qui viennent cacher le regard. Je ne peux m'en empêcher ce ne serait plus qu'une demi vie et je préfère la risquer chaque soir en étant sûre d'être pleinement vivante que de dépérir seule dans ma douleur et mon infernal quotidien.

Parler m'a fait du bien mais assumer est une toute autre affaire, une fois que les mots comment à couler j'ai l'impression de ne plus pourvoir les arrêter, c'est pourtant plutôt rare que je parvienne ainsi à me confier alors que je suis en permanence coincée dans les mots et les phrases. Pas douée pour m'exprimer, je viens pourtant de grandement me surpassée aussi bien dans la longueur de ce que j'ai réussi à prononcer que dans le sens de mes paroles. Fierté sans doute stupide mais heureuse quand même, parfois quand la difficulté et omniprésente, un pas de plus offre déjà une grande satisfaction . Pourtant j'ai peur… La crainte d'en avoir trop dit, de m'être confiée trop loin dans ces réalité que je passe mon temps à cacher pour être sûre que personne ne parvienne à me percer à jour. Je viens d'avouer que je venais tout les soirs ici, que j'étais insomniaque et que je me promenais la nuit dehors et dans le château. J'ai beau croire en son silence je ne peux m’empêcher de ressentir une certaine appréhension vis à vis de sa réaction.

Que ferais-je si elle me faisait surveiller ? Si on m’empêchait de sortir, m'enfermant dans le château, pourrais-je survivre sans venir parler à la lune ? Serais-je encore capable de vivre prisonnière de cette infortune ? La réponse au ses question est sans issue et semble n'accepter que la négative ce que je me force sans conviction à penser relatif. Je soupire doucement me rendant compte de mon état d'addictive solitaire se transformant en véritable danger sous la menace des chaînes. Je ferme les yeux.

J'ai peur de enfermement,
tant besoin de cette solitude
cet air sur mon visage
ses bruits à mes oreilles
laisse moi je t'en prie
simplement me sentir
en vie.
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