AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
Page 15 sur 17
Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne
Aller à la page : Précédent  1 ... 9 ... 14, 15, 16, 17  Suivant
Malicia Evans
Serpentard
Serpentard

Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Malicia Evans, Mar 25 Oct - 4:10


Musique

Je suis seule dans ce que je vis. Dans mon malheur. Dans ma détresse. Je ne parle à personne de ce que je ressens parce que je pense que ça ne servirait à rien. Parce qu'au fond, j'espère que tout est dans ma tête. Rien de réel. Pourquoi moi et pas les autres, hm ? Pourquoi c'est sûr moi que le karma s'acharne ? J'étais qui dans une autre vie pour souffrir autant ? J'étais si méchante ? Parce que oui, pour avoir vécu ce que j'ai vécu, je devais être un monstre. Je ne l'explique pas autrement. J'étais quelqu'un de gentil avant. Prête à aider n'importe qui à n'importe quel prix. Plus maintenant.

Maintenant, on dit de moi que je suis une s*lope qui manipule pour avoir ce qu'elle veut. Mais avant.. avant c'était différent. Avant j'étais naïve, un peu bête et insouciante. Je ne voyais pas le mal chez les gens. Maintenant, je sais. A mes dépends, je l'ai appris. Apprentissage douloureux. Si je pouvais remonter le temps, je ferais autrement. J'agirais autrement. Je parlerais. Je me défendrais. Je ne toucherais pas à l'alcool, ni à la drogue. Ca me détruit, je le sais. Regardez-moi. Je plane à longueur de journée. Mes neurones se grillent. Je n'arrive pas à gérer ma vie professionnelle, ni ma vie affective. Pas d'attaches. Je peux pas. Je ne peux plus. Je suis seule dans ce merdier. Je n'ai pas l'envie d'entraîner plus de personnes dans ces problèmes.

Je suis morte. Depuis bientôt 2 ans. Ou 10 ans. Je ne sais pas. Quelle importance... Malicia n'existe plus. Celle que vous voyez n'est qu'une pâle copie. Pourtant, je garde la tête haute. Je n'ai pas envie qu'on me voit dans mes pires moments. Non. C'est arrivé plusieurs fois déjà. Chez moi, Keats était là aussi. Nous avons eu mal tous les deux cette nuit-là. Il s'est servi de moi comme moi de lui. Nous sommes si semblables. Détruits par la vie, par notre cerveau qui nous joue des tours. Des trous de mémoires. Des flashs qu'on ne comprends pas. On fait comment pour gérer hein ? Y a pas le mode d'emploi. Alors on se laisse dépérir en subissant. Parce qu'on arrive plus à distinguer le réel de l'imaginaire. Personne n'est là pour nous aider. Seuls jusqu'à la fin.

Mais des bouts de chemins, nous sommes seuls à deux. Comme maintenant. Au bord de la plage. Et ça permet de faire une pause. De partager. D'oublier. De soulager, de relâcher la pression. Nous nous regardons, le sourire moqueur figé sur les lèvres. Alors c'est comme ça qu'on communique maintenant ? Par ironie ?

- Ça doit sûrement être ça oui. J'crois que ce p*tain de hasard a décidé que je ne pouvais plus me passer de ton affreuse compagnie.

Je le regarde, amusée. Il avoue donc qu'il ne peut plus se passer de moi ? Je rigole et l'entraîne vers la voiture en l'attrapant par le bras. J'attrape deux bières et je lui en tend une. Je lève ma bouteille et Santé ! Posée contre la carrosserie de la voiture, nous nous regardons sans parler. Il n'est pas décidé à parler alors.

- Bon à part le fait que tu m'aimes tellement que tu ne peux plus te passer de ma compagnie ; qu'est-ce que tu fous là ?

Toujours un sourire amusé et moqueur sur les lèvres. Je me doute qu'il ne va pas me dire vraiment pourquoi il est là. Il n'est pas très loquace comme mec. Mais j'ai reconnu son regard. J'avais le même l'autre soir au bord de la Tamise. 'Fin presque le même. Mais comme je le comprends. J'ai les mêmes idées. Envies. Je suis tout aussi perdue que toi, Leo.

- Tu veux essayer de m'égaler ? Tu vas aller te suspendre à une rambarde ?

Ouais, je l'ai pas oublié cette remarque que tu m'as faites en cours. Elle m'a blessé. Pourtant, je n'arrive pas à t'en vouloir. Parce que tu as en parti raison. J'ai été pathétique. Ce geste est pathétique. Mais désespéré. Je l'étais, il y a quelques mois. Je le suis encore. Nous sommes perdus. Mais nous nous aidons. Allez savoir pourquoi.

Revenir en haut Aller en bas
Shae L. Keats
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : - Métamorphomage
- Permis de Transplanage


Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Shae L. Keats, Mar 25 Oct - 14:45


Broken bottles in the hotel lobby
Seems to me like I'm just scared of never feeling it again
I know it's crazy to believe in silly things
It's not that easy.


Je préfère ne croire en rien, c'est tellement plus simple parfois, d'oublier qu'il y a de l'espoir, se contenter de survivre seulement jusqu'au lendemain, en se murmurant que si l'on arrive encore à voir un crépuscule, c'est qu'on aura eu de la chance. Que si on ne craque pas avant, ce sera un miracle. Parce que même avec nos proches on arrive même plus à donner le change d'une proximité faussée. Parce que se laisser glisser et bien plus agréable. On glisse en se remémorant les goûts sucrés qu'avaient les vacances à la mer avant, la chaleur épaisse des langueurs océanes. Je n'ai plus rien, si ce n'est un once d'amour propre à revendre, un brin d'espoir, et une affection immense pour ma jeune sœur. Rien qui ne semble aujourd'hui valoir le coup que l'on s'y rattache.

Quand on a que l'amour
Pour meubler de merveilles
Et couvrir de soleil
La laideur des faubourgs
Quand on a que l'amour
Pour unique raison
Pour unique chanson
Et unique secours

-Plus rien ne vaut la peine.

Alors oui, j'y songe souvent, à me suspendre moi aussi à une rambarde, même si je ne suis pas sûr d'être capable de faire quoique ce soit. Lorsque Trevor et Kath m'ont trouvé la dernière fois, j'ai eu tellement peur d'y rester que je me demandes si je serai moi même capable de provoquer ma fin. Alors je flanne, observe les gens. Les gens des bords de mer, qui me désespère. D'abord y a l’aîné, piqué comme un melon et qui a un gros nez, qui sait même plus son nom monsieur tellement qu'il boit.  Chez ces gens-là, on ne pense pas. Et j'aime regarder tout cela, la vie des gens qui est belle comme un soleil, les rires qui illuminent les ruelles des faubourgs, le ciel gris de l'atlantique.
J'y songe même tous les jours sans jamais passer le cap, parce que j'essaie de me donner l'illusion que certains ont encore besoin de moi. Que ma disparition les affectera, je n'en sais rien. Trop paumé pour savoir si la mort est une option envisageable, je touche le fond là.  
Tu la suis jusqu'à la voiture, et accepte avec joie la bière qu'elle peut te tendre. Vous restez là un moment, sans rien dire, si ce n'est vous regarder. C'est bien aussi, de na pas trop parler. De ne pas trop mêler les mots.

- Bon à part le fait que tu m'aimes tellement que tu ne peux plus te passer de ma compagnie ; qu'est-ce que tu fous là ?

Très bonne question, ce que je fais là. J'ai voulu voir la mer et il a fallu que je tombe sur toi, encore une fois. J'ai voulu laisser les courants m'emporter, et c'est ici que j'atterris. J'crois que c'est un moyen donné pour qu'on s'aide. Sauf que je ne veux pas de ton aide Evans, et que j'ai bien compris que tu ne voulais pas de la mienne. Y a une notion de pitié dans le fait d'aider, de pitié à vomir. Il n'y a rien que je déteste plus que cela. Rien au monde. On doit être un peu handicapés sociaux je pense, à force que les mauvaises choses nous arrivent. On finit par tout trop blindés, et avoir l'apparence d'une forteresse alors qu'à l’intérieur y a tout qui coule et tourbillonne-lave en fusion. Un peu plus de deux mois, deux ans, onze ans.  Et toujours aussi là, les plaies ouvertes, la perte d'estime de soi, et le goût amer du bitume sanguinolent. L'odeur de souffre et le contact de la suie. FErmer les yeux, pour que ça passe plus vite.

- J'en sais rien, j'avais envie de voir la mer. Prendre le large un peu.

Et goûter à l'ailleurs. Sans réfléchir, impulsif. Juste avancer droit devant sans rien regarder. Nager tout droit vers le Canada, sachant pertinemment que l'on y arrivera pas. Et que justement c'est le but, peut-être disparaître.

- Tu veux essayer de m'égaler ? Tu vas aller te suspendre à une rambarde ?

Léger sourire qui perle,
Réponse en ritournelle,
À une phrase assassine,
Goutte de ricine,
que tu as jeté il y a peu.
 

J'ai l'air malin maintenant, t'avoir balancé ça alors que je suis maintenant dans le même état. Je préfère en sourire qu'en pleurer ceci dit - il est trop tôt pour rire - Alors je continues de sourire maintenant. Sans jugement pour toi, sans te croire pathétique, sans te critiquer.
Juste sourire un peu, sans trop y croire.
Jamais.

- Les rambardes, c'est surfait. J'veux pas te piquer tes idées. Je pensais plus aller nager.  

Tu bois une gorgée de ta bière, puis jette un regard à la blondinette dont tu ne distingues plus que la silhouette,
Tu n'sais pas si tu es content qu'elle soit là,
Mais sa présence de t’énerves pas,
Elle suscite juste une question:


- Pourquoi t'es toujours là Malicia ? Presque à chaque fois.
Revenir en haut Aller en bas
Malicia Evans
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Manumagie (Niveau 1)


Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Malicia Evans, Mer 26 Oct - 16:22


Musique
Grosse panne d'inspiration... désolée.

Je suis un spectre. Un fantôme qui erre parmi vous depuis tellement de temps que vous me prenez pour l'un de vous. Mais non. Vous vous trompez. Je ne suis pas comme vous. Je suis différente. Je suis détruite. Morte de l'intérieur. Tuée par trois autres spectres qui vous ressemblent étrangement. J'ai l'impression de les voir partout où je vais. Pourtant ils n'y sont pas. Ça se trouve, ils ne sont que dans ma tête. Un fantasme. Un cauchemar qui me poursuit depuis tellement de mois, d'années. Je ne sais plus depuis combien de temps ils sont là tapis au fond de mon crâne. Ils attendent le bon moment pour me détruire complètement. Ils ne veulent pas me tuer non. C'est pire que ça. Ils attendent que je le fasse moi-même. Et j'essaie. Encore et toujours.

Mais je n'y arrive pas. Non pas par lâcheté ou par angoisse mais bien parce que quelqu'un vient me sauver. Comme si je le demandais. Mais non. Je veux pas d'aide. Je ne veux pas être sauvée parce que c'est une cause perdue. Je suis une cause perdue. Regardez-moi. Non. Regardez-moi vraiment. Plongez votre regard dans le mien et ressentez. Ressentez toute la détresse. Entendez mes supplications. Je n'ai plus envie de ressentir toutes ses émotions. Je ne sais pas gérer. Je n'y arrive pas. S'il vous plait, arrêtez de m'aider. Arrêtez de m'écouter et de faire style "on est là pour toi" parce que je supporterais pas une déception de plus. Parce que je sais d'avance que je serais déçue. Vous serez là pendant 1 h. Peut-être 2. Mais j'ai besoin de plus. Ce n'est pas en quelques heures que je vais me sentir mieux.

Alors partez.

Certains vont m'écouter, certains sont déjà partis depuis longtemps mais d'autres restent. S'accrochent. Et je les pousse à bout. Je leur fais mal pour être sûre qu'ils ne vont pas rester auprès de moi. Je veux qu'ils me détestent. Ils seront moins déçus quand je serais disparue. Mais certains sont là sans le vouloir... Comme le lion. Nous nous croisons, nous nous rapprochons dans notre détresse, dans notre mal-être. Et je n'arrive pas à le repousser. Parce qu'on ne s'attend à rien de la part de l'autre. A part de l'écoute. Juste une oreille tendue pour récupérer des informations douloureuses, des paroles emplies d'émotions négatives. Mais tout va bien. On ne se connait pas, alors c'est plus simple. Mais je me demande pourquoi est-il là ? Pourquoi nous nous croisons tout le temps ?

- J'en sais rien, j'avais envie de voir la mer. Prendre le large un peu.

Prendre le large. J'en ai envie aussi. Laisser le courant décider de ma destination. Laissez le destin faire. Ne plus être maître de rien. Ca serait plus simple non ? Ce qui pourrait m'arriver, je le dois à la vie et non à mes choix. Etre fataliste, c'est la solution de facilité. J'aime cette solution. Plus de culpabilité. Je dormirais plus tranquille.

Mais je sais qu'il n'est pas là pour ça. Regardez son regard. Il est comme le mien. Désespéré. Il se noie. Petit à petit. Perdu dans tout ce qu'il doit gérer. Alors je lui demande. Il veut mettre fin à sa vie ? Bien sûr, je ne le dis pas directement. Les façons détournées, c'est toujours mieux. Il sourit, légèrement. Amer peut-être ? Parce que oui Leo, je n'oublie pas ce que tu me dis. Il y a certaines vacheries qui font mal, qui m'ont fait mal.

- Les rambardes, c'est surfait. J'veux pas te piquer tes idées. Je pensais plus aller nager.  

Ah. Chacun ses méthodes alors ? Je réponds à son sourire par un petit rire. Cynique. Je bois quelques gorgées de bière et me recule pour observer la mer. Les vagues. Pensive. Je soupire doucement. J'aimerais partir. Loin. Loin de tout. Seule. Oublier mon passé. Ne pas penser à mon futur. Parce que les deux sont horribles. Et mon présent est hanté  par les angoisses de mon futur et des souvenirs de mon passé. Je ne veux plus savoir ça. Je ne veux plus réfléchir à ça.

- Pourquoi t'es toujours là Malicia ? Presque à chaque fois.

Très bonne question. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que le destin à décidé qu'on doit s'aider mutuellement. Mais nous sommes trop têtus pour l'écouter. Alors nous souffrons chacun dans notre coin et partageons, parfois, notre douleur. Je tourne la tête vers lui. Pour le regarder. Seulement le regarder. Je ne sais pas quoi dire. Qu'est-ce que je devrais te dire ? Que c'est parce que je veux t'aider ? Non. J'ai pas envie de t'aider. Comme je n'ai pas envie qu'on m'aide.

- Pourquoi t'es toujours là Leo ? Probablement le destin qui en a décidé ainsi.

On se regarde pendant un temps. Qu'est-ce qu'on peut dire à ça ? Je bois quelques gorgées de ma bière, m'avale un cacheton qui se trouvait dans ma poche et en envoie un à Leo. Je sais qu'il en prend. Et qu'il ne va pas le refuser. Je laisse ma tête tomber en arrière en soupirant. Et dans les minutes qui suivent, je regarde le rouge, un léger sourire aux lèvres.

-Poses ta bière et suis moi. Je commence à me déshabiller pour laisser apparaître mon maillot de bain. Je balance les affaires dans la voiture et me tourne vers lui. - Allons nager.
Revenir en haut Aller en bas
Shae L. Keats
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : - Métamorphomage
- Permis de Transplanage


Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Shae L. Keats, Ven 28 Oct - 14:14


J'aurais dû m'y attendre, ma question qui jette un silence,
Parce qu'en même temps, elle fait partie de ces questions qui n'attendent aucune réponse,
Ces phrases banales que l'on jette ici et là, sans raison particulière,
Juste parce qu'elles se doivent d'être posée.
La scène est presque parfaite, les jeune adultes un peu perdus, adossés à une voiture face à la mer en nocturne. Tout semble lisse, sans aucune rugosité, si ce n'est que je pense pour la première fois à la mort, la vraie. Celle des rêves de retrouver cette insouciance trop tôt arrachée, déchirée, piétinée, puis brûlée devant mes propres yeux. Sans aucun égard de conscience face à comment je peux le ressentir.    Mais comme d'habitude, tout à l'air normal. À croire que donner le change est devenu quasiment professionnel pour nous deux. Je t'ai bien observée Malicia, lorsque tu donnais ton cours. Tu ne pouvais me tromper moi concernant ton état, parce que je sais. Mais les autres n'ont rien vu. Certains bien averti ont pu se dire que tu avais eu une soirée difficile, mais ce n'est pas allé plus loin. De toute façon, je ne suis plus à Poudlard désormais, tu es à bonne distance de tous jugement que je pourrais émettre.


Tu sais, je pense que l'on se ressemble plus que tu ne le crois. Je ne sais pas si c'est ton cas, mais parfois je repense à ces doigts infant-acides qui ont glissés jusqu'à moi, jusqu'à mon cœur pour y déclencher un hiver long et rude, sans que je ne puisse espérer un quelconque retour de l'été. Parce que jamais l'ombre ne réparera ce qu'elle a causé. C'est pour ça que je veux nager jusqu'à couler, pour rendre aux abysses ce qu'elles ont provoquées, qu'elle voit tout ce qu'elles ont fait. J'espère secrètement et inutilement qu'elles s'éveilleront tous les matins avec un goût amer de culpabilité. Ça peut-être prétentieux et orgueilleux, je sais, mais je veux leur exhiber mon corps blessé dans l'espoir que, peut-être, elles regretteront, et ceux sans garantie aucune que ce sera bien le cas.  
Alors j'appelle mon innocence, et mon enfance, toutes les nuits. Pour qu'elles chassent ce monstre du placard, celui qui attend patiemment que mes pieds dépassent du lit, les silhouettes grandissantes sur mes murs, ou encore cette paire d'yeux-instructeurs sans valeur qui me fixe à travers le reflet. Qui me montre ce que je ne veux pas voir: à quel point j'ai grandi et je suis devenu cadavre.
Je pense que tu serais en mesure de comprendre où je veux en venir,
À ne plus se supporter soi-même à cause des autres,
Certains ne voient que la solution radicale d'en finir pour sortir de cette spirale infernale de l'échec.

There's something inside you,
It's hard to explain.
So Malicia,
I'm givin'you a nightcall to telle you how i feel
I'm gonna drive you to the night
Down here
I'm gonna tell you somthing you don't want to hear


Des fois j'en viens à me demander si ce n'est pas trop tard pour moi,
Comme un rayon nuit-matin,
Qui meurt
Étouffé par la lumière.
Pantin à bascule qui ne sait plus bouger.
-Vert.
Et la peur qui grandit
-Tâche sombre qui noircit mes os à mesure que la gangrène s'étend de part et d'autres.
Je veux ramener Pasteur,
Qu'il me trouve un vaccin contre les cons
-La culpabilisation.
Vite. Vite. VITE. VITE. VITE. VITE.TOUT DE SUITE. MAINTENANT. SAUVE-MOI AVANT



QUE


LE
GONG
NE
CESSE
DE
BEGAYER
ET

QUE
LE
CLAIRON
NE SONNE
DEFINITIVEMENT.



Sans qu'on ne puisse plus l'arrêter.

Tu n'as pas envie de mourir,
De passer la baguette de l'autre côté
-Et pourtant.
Ta détresse a été telle que tu y a songé, à cet instant même.
À rejoindre les astres,
Léger comme tu ne l'as pas été naturellement depuis longtemps.
Sans ne penser plus à rien.
Tu avais eu peur lorsque tu te vidais
-De ton sang.
Mais aujourd'hui tu t'en moques,
Tu n'as rien à perdre
-Tu crois.
Alors tu te laisses sombrer,
Sans penser aux douleurs que cela peut causer
-Aux autres.
Tu oublies encore que les autres peuvent souffrir Keats.
Tu crois être seul
-Abandonné.
Égoïstement.
Tu n'as pas de soleil pour te prêter sa lumière,
Te la lancer dessus à coup de pailles magiques toi.
Ou à coup de sourire-galaxies.
Tu n'as pas tout ça,
Alors tu oublies
-Ta survie.
T'as pas à devoir offrir ta présence aux gens qui t'aiment,
À vouloir sans arrêt les préserver
- Ou alors tu es bien trop aveuglé par la honte pour le voir.  


- Pourquoi t'es toujours là Leo ? Probablement le destin qui en a décidé ainsi.

T'aurais dû t'y attendre, à ce genre de réponse,
C'est un phénomène qu'aucun de vous n'est en mesure d'expliquer.
Vous êtes là pour vous accompagner et vous détester dans votre malheur,
Mais vous ne sautez jamais ensemble,
Il semblerait qu'il y en ait toujours un pour freiner des quatre fers.
Dans ce cas pourquoi ne pas ramener plutôt des gens sains dans les moments cruciaux ?
-PArce qu'ils ne peuvent pas te comprendre Keats.
Que le dialogue est impossible,
Qu'ils ignorent tout de la tempête qui t'habite.
Alors vous vous regardez, la jeune femme et toi,
Sans trop parler,
Sans trop bouger.
Et elle te lance pile poil ce que tu attendais,
Ce dont tu avais besoin,
Et tu le portes à tes lèvres,
Sans demander ton reste.
Et les minutes passent alors que tu sens étrangement ta boite crânienne se détendre.
Les pensées s'étirer.
Tout semble passer par le regard ici,
Peu de mots sont échangés, et ça te va très bien comme ça.
Donc le tic-tac s'éloigne, et le temps passe.

- Poses ta bière et suis moi. 

Joignant le geste à la parole, tu la vois qui commence à se déshabiller,
Laissant apparaître un maillot de bain.
Et tu comprends.


- Allons nager.

Un léger sourire aux lèvres, je me laisse entraîner,
Une fois quelques couches de vêtements abandonnées à terre,
Gardant seulement de quoi ne pas rendre encore une fois la situation ambiguë,
Tu t'élances doucement vers l'eau,
Sans autre pensées que celles de t'y laisser flotter.
Sans faire gaffe à la température, tu avances jusqu'à être immergé jusqu'à la taille avant de t'y plonger complètement.
Laissant la pression de l'eau t’enserrer de toute part
-Chaleureusement.
Comme dans un cocon,
Une poche,
Un ventre.
Tu pourrais y rester des heures si la présence de l'autre ne te revenait pas en mémoire.
Alors tu te relèves, attendant qu'elle te rejoigne.  


- Tu crois qu'on va jusqu'où si on se laisse porter ? Tu penses que si je m'y abandonne, on me retrouvera ? J'ai pas envie d'être retrouver. Je veux juste être effacé. Disparu dans un murmure. Sauf que si la mer ne veut pas de moi et me rejete.. Qu'est-ce qu'il me restera Malicia ? Rien du tout.
J'ai pas envie d'être retrouvé.


- Jamais..
Revenir en haut Aller en bas
Malicia Evans
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Manumagie (Niveau 1)


Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Malicia Evans, Mar 8 Nov - 23:58


Musique 1
Musique 2

Tous les jours passent et je continue à me voiler la face. Faire semblant. C'est-ce que je fais depuis des années. Je ne sais même plus quel est mon vrai visage. Blonde, brune. Grande, petite. Jeune ou vieille. Quelle importance ? La seule image que je vois dans le miroir c'est une jeune fille brisée. Je ne vois rien d'autre que ces yeux. J'y vois du désespoir, de la détresse. Elle me fait de la peine. J'ai l'impression qu'elle me demande de l'aide. Elle veut partir. Loin. Pour toujours. Elle est si jeune. Pourquoi est-elle désespérée à cet âge ? Moins de 20 ans. C'est jeune pour être au fond du sceau non ? A cet âge, on est censé  s'amuser, avoir des petits copains, faire la c*n.. Pas se droguer, pas boire jusqu'à tomber dans l'inconscience. Pourtant, elle le fait.  Elle se détruit  parce qu'elle pense le mériter. Elle a baissé les bras. Je la comprends cette fille.  Je suis tentée de faire pareil moi  aussi. Mais je ne peux pas. Je dois garder la tête haute, ne pas m'apitoyer, ne pas me  victimiser. Il y a pire que moi. Il y a toujours pire que soi. Il  y a des gens qui comptent sur  moi. Enfin, je crois. Je l'espère au plus profond de moi. Sinon, qu'est-ce qui m'empêche de passer à l'acte hein ? Rien.

Je ne mets pas longtemps à te suivre pour entrer dans l'eau.  Je l'ai vu ton sourire lorsque je t'ai entraîné au bord de l'eau. Tu t'es élancé doucement et je t'ai observé. Minutieusement. Il y a un truc qui cloche. Des cicatrices. Des choses qui n'étaient pas visibles la dernière fois que je t'ai vu intimement. Je ne comprends pas. Qu'est-ce qui t'es arrivé Leo ? D'habitude c'est moi qui traîne avec des cicatrices partout sur le corps. Pas toi. Enfin, je ne pensais pas. Sommes-nous si semblables ? C'est troublant, tu sais... Je n'arrive pas à m'y faire. Je n'arrive pas à accepter qu'au fond, je ne suis pas seule. Je suis ancrée dans une solitude depuis maintenant trop d'années, c'est dur d'en sortir comme ça.  

Dis moi Leo, ces cicatrices sont-elles aussi douloureuses que celles qui sont au fond de mon cœur ? Tu sais.. Ce genre de cicatrices, de traumatismes qu'on est incapable d'oublier. Celles qui te lacèrent les entrailles dès que tu ouvres les yeux. Celles qui me poussent à entrer dans l'eau pour ne plus jamais y sortir. Toi aussi tu en as envie, je le vois. Je le sens. Lorsque j'arrive à ton niveau. Tu me parles. Encore et toujours en train de briser ce silence.  

- Tu crois qu'on va jusqu'où si on se laisse porter ? Tu penses que si je m'y abandonne, on me retrouvera ? J'ai pas envie d'être retrouver. Je veux juste être effacé. Disparu dans un murmure. Sauf que si la mer ne veut pas de moi et me rejete.. Qu'est-ce qu'il me restera Malicia ? Rien du tout.
J'ai pas envie d'être retrouvé.  


Je soupire. Je ne sais pas Leo. Personne ne le sait. Et si certains ont essayés, ils ne sont pas là pour nous le dire. Moi non plus, je n'ai pas envie d'être retrouvé. Sauf que ce n'est pas possible. On a une  famille, on a des personnes qui comptent sur nous. On peut pas être égoïste et partir comme ça ! C'est vrai, je suis d'accord. Ce n'est pas juste. Mais rien n'est juste. La justice n'existe pas. Sinon, ces doigts infant-acides comme tu les appelles si bien, ils auraient payés depuis un petit moment déjà. Mais  ils restent là, libres. Pourquoi ? Pourquoi c'est eux qui sont libres et nous qui sommes bloqués dans le passé ? Revivant chaque moment dès que nous nous accordons une pause. Dès qu'on essaie de mettre notre esprit en mode off. Je ne sais pas si toi tu vis la même chose, mais j'ai l'impression d'être emprisonnée. D'être prisonnière de ma tête, de mes pensées. Et c'est douloureux. J'ai mal. J'aimerais être libre. Partir loin. Me laisser dériver et laisser mes pensées, ma  conscience ici, sur Terre. Pendant que moi, je flotte parmi les nuages.

J'aimerais disparaître aussi. Ne plus faire de mal à mon entourage. Parce que même si je ne donne pas forcément cette impression, je fais du mal à beaucoup de personnes. Intentionnellement. Parce que je veux être détestée. Je veux finir totalement seule. Comme je le mérite. Je mérite de souffrir, oui. Comme châtiment à  ce que j'ai pu faire pour exprimer ma colère et ma tristesse. Chaque cicatrices sur mon ventre, mes cuisses, mes mollets, mes poignets. Regardes les, Leo. Vois à quel point, je me sens mal. Parce que saches que ces cicatrices ont été faites de mes mains. Parce que j'ai besoin de me sentir vivante, une dernière fois. Une toute dernière fois.

Ce n'est pas en abandonnant que tu te sentiras mieux Leo. Si tu te laisses dériver, tu arriveras à un endroit probablement pire qu'ici. Et tu seras retrouvé. Toujours. Nos démons seront toujours là pour nous rappeler à quel point nous sommes rien. De misérables êtres humains.

Fais ce que je dis, pas ce que je fais. Je te dis qu'il ne faut pas abandonner parce que ça ne servirait à rien mais je le fais quand même, moi. Parce que j'aime bien me noyer. Me sentir partir. C'est comme ça que je me sens vivante, moi-même. Mais j'ai pas envie de savoir les autres dans la même situation que moi. Je te regarde tristement. Soupire pour me trouver du courage. Je n'aime pas être indiscrète. Surtout pas avec les sujets douloureux. Ceux qui sont encore frais.

Leo ?

Allez Malicia. Respire. Trouves le courage nécessaire pour poser la question. Il ne s'offusquera pas, tu verras. Vous n'êtes que tous les deux. Avec votre mal-être, votre douleur. Vous êtes sincères. Au moins pour ce soir. Tu fuis son regard. Arrêtes ça. Assumes tes questions. Assumes ta curiosité. Tu lui montres ces cicatrices de ton index. Sa cuisse droite et son bras droit. Ton regard est dur, froid. Tes sourcils sont froncés. Il devait s'en douter aussi. Que tu le remarquerais. Tu le connais. Tu connais son corps. Comme pour toi.

Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qu... que tu as fais ?

Revenir en haut Aller en bas
Shae L. Keats
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : - Métamorphomage
- Permis de Transplanage


Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Shae L. Keats, Mer 9 Nov - 19:36


Musique


Les flots en vague de un, deux, trois,
Qui viennent s'échouer le long de ma peau abîmée,
En tendres caresses libératrices.
Toutes douces, comme une comptine enfantine,
Celles que je me plais à entonner derrière mon masque
-de fer.
Ça rafraîchit les jambes en forges. Égratignées et cautérisées de partout.
Baume de neige fondue qui répare le tout pour un instant.
Tout ce qui ne fonctionne pas.
Effleurement marin le long de ta peau trop inconfortable que tu te trouves à devoir l'ouvrir pou t'y sentir plus à l'aise.
Apaiser la tension
-Interne.
Les Embruns retomber en pluie acidulées dans me poitrine.
Puis poser mes yeux bleus sur l'étendu bleue.
Imaginer au loin monts et vallées venteux,
Triste chimères de ce monde merveilleux qui n'existera ici que donc ma tête.
Parce qu'il faut se rendre à l'évidence,
Je suis coincé ici,dans un corps trop petite pour moi.
Trop abîmé,
Trop dur à garder à enfiler.
Alors je préfère m'enfuir, m’élever,
Plutôt que de sentir cette douleur permanent à l'endroit même qui a tout fait basculer.
Tu l'as compris Malicia,
Je veux disparaître, pour de bon, loin d'ici.
Loin de tout.
Des gens, de Kath,
De toi.
Et me faire oublier.
Rayer mon nom de cette liste,
La donner à l'onde
-La vague.
Et la laisser l'emporter au loin.
Là ou personne ne retrouvera jamais rien.
C'est bien là que je veux aller.
Que je veux couler.
Pour toujours.
Pour fuir l'ombre accrochée à mes semelles de plombs qui ne fait que s'alourdir.
Fuir vos jugement sur mes actes, penchants, incessant.
Fuir les regards moqueur, les mots-couteaux distribués à la pelle.
Fuir
-La Vie.
À jamais.

- Ce n'est pas en abandonnant que tu te sentiras mieux Leo. Si tu te laisses dériver, tu arriveras à un endroit probablement pire qu'ici. Et tu seras retrouvé. Toujours. Nos démons seront toujours là pour nous rappeler à quel point nous sommes rien. De misérables êtres humains.

Je ne sais pas si la mort est mieux que la vie.
J'en sais rien, mais j'ose parfois me dire qu'elle ne peut pas être pire.
Que c'est une nouvelle chance,
Qu'on en peut pas tout rater deux fois de la même façon.
Qu'on apprend toujours de ses erreurs pour ne jamais refaire deux fois les mêmes conneries
(-regardez les états-unis).
Mais je ne suis sûr de rien.
Je ne sais plus quoi faire Malicia.
Je ne veux plus vivre.
Mais je ne veux plus mourir non plus.
Je suis censé faire quoi dis-moi ?
Subir ?
Je refuse de subir encore.
Je l'ai trop fait,
Alors je prends des mesures,
Pour faire sortir ma colère de façon utile.
Au service de quelque chose qui peut-être réussir à m'aider.
En tout cas,
Ça me donnera
Quelque chose à quoi
-M'accrocher.

- Leo ?

Je sais
-Que tu les as vues.
Tu m'as suffisamment vu découvert pour que tu les remarques.
Pour que tu saches qu'elles n'ont pas toujours été là.
J'espère me tromper quant à tes raisons de m'interpeller.
Parce que je ne te mentirai pas.
Mais ça me tuerait
-de devoir te le dire.
Mais tu n'es pas dupe.
Je le vois dans tes yeux
-Même si tu fuies mon regard.
Tu ne nous pensais pas si semblable n'est-ce pas ?
Je n'allais pas crier sur tous les toits
-Que j'étais comme toi.
Ce n'est pas comme si ça pouvait être une fierté,
Ni même une honte d'ailleurs.
On nous fait pas de cadeau,
Et on se retrouve à devoir encaisser.
Ton regard qui vire glacial, tes sourcils qui se froncent alors que ton index désigne les deux majeures
-Les interdites.
Et ma poitrine qui se crispe.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qu... que tu as fais ?

Et voilà, tu y es.
Si tu as pu couper court à cette discussion jusqu'ici,
C'est fini.
Tu ne veux plus mentir.
Mais comment expliquer le plus franchement du monde qu'on a joué à la barbichette avec la mort et qu'on a gagné avec joie à l'époque,
Qu'on a eu de la chance,
Et qu'on veut maintenant mourir ?
Comment expliquer tout ça ?
Simplement ?
"Essaie".


- J'ai fait une overdose.

Pause.
Tu vas devoir justifier,
Et tu le sais.
Elle ne se contentera pas de ça,
Ça n'expliquera pas la cicatrice de l'entaille profonde que tu as toi même infligé à ta cuisse gauche
Qui a failli te coûter la vie.
Mais tu soupires d'abord,
Plonge tes yeux dans les siens,
Essaie de rester stoïque, sans broncher,
Mais tu sens aussi la honte monter un peu.
T'es pas sûr d'assumer ta connerie jusqu'au bout.

- Un soir j'ai pété un plomb. Je suis allé me planquer dans un coin difficile d'accès. C'était une vraie fournaise là-haut, tout tournait, je voulais juste m'évader un peu.    

C'était douloureux à souhait,
Tu t'en souviens encore,
La douleur ne te lâchait pas,
Tu ne pouvais même plus fermer les yeux,
Tu avais juste beaucoup trop mal pour parler.
Te calmer.

- Je ne sais pas ce qui m'a pris, j'ai avalé la moitié du sachet. Et je me suis senti partir. Beaucoup trop loin, tout était trop calme, trop agité, ça tournait encore. J'ai eu peur. Fallait que je trouve quelque chose sur quoi me focaliser, n'importe quoi.

Tu jettes un regard à la cicatrice encore rosée de ta jambe,
Longue comme un avant bras, la main non-comprise.
Que le sel a déjà attaqué.
Tu doutes la voir un jour s'estomper.
Tu resteras avec tes échecs gravés sur la peau pour toujours.
Cuisse gauche,
Avant-bras droit....
Et l'autre.

- Le sort est parti tout seul, ma jambe a cédé. Je me suis écroulé à terre. Sauf que j'avais coupé beaucoup trop profond. J'ai à peine eu la force de lancer un patronus avant de perdre connaissance. Je me suis vidé de mon sang un moment avant qu'un de mes amis n'arrive, ne me trouve baignant dans mon propre sang, à moitié mort  et ne me prodigue les premiers soins. J'ai vu la mort de très près ce soir là. Sur le coup elle m'a fait peur. Et maintenant je la cherche haha.

Pause, que je pensais finale.
Sauf que ton regard pèse.
Tu as du comprendre que j'avais fait exprès d'esquiver la question du bras.
Sauf que je sens que tu ne me laisseras pas m'en tirer ainsi.
Pour mon plus grand malheur.
Et je soupire plus profondément que les deux autres fois,
Espérant vraiment
Que tu mérites la confiance que je m'apprête
À placer en toi.
Je te sais adepte de nos valeurs,
Ne me déçois pas.


- Et pour ce qui concerne mon bras droit...

Avant bras gauche un peu plus en avant tandis que
-Tes yeux restent pour l'instant obnubilé par la cicatrice du droit.
Je retiens ma respiration.
Et la laisse apparaître.
Belle et nette.
À tes yeux.



Revenir en haut Aller en bas
Malicia Evans
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Manumagie (Niveau 1)


Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Malicia Evans, Mer 16 Nov - 3:04


Musique

Pourquoi perds-tu tes mots Malicia ?
Tu n'as jamais hésité à poser tes questions
-avant.
Pourquoi avec Leo c'est différent ?
Bégaiement pathétique.
Poses ta question qu'on en finisse.
Overdose qu'il dit.
Mais ça ne provoque pas de cicatrices.
Tu le sais,
T'en as vécu des situations comme ça.
Peut-être même que tu es en pleine overdose maintenant.
Après tout,
Combien de cachets déjà ingérés ?
Deux ? Dix ?
Le sachet ?
Tu ne sais plus trop.
Regardes toi,
Tu es pitoyable.
Tu es dans une eau froide,
Sans un vêtement sur le dos,
Pourtant tu ne sens pas l'eau qui t'enveloppe.
Tu pourrais être dans ton lit,
A ton bureau,
Ça serait la même chose.
Ouvres tes yeux,
Restes consciente,
Fais mine de tenir le coup.
Au moins pour la personne en face de toi.
C'est son moment de douleur,
Pas le tien.
Vous soupirez en même temps,
Peut-être pas pour les mêmes raisons.

Il plonge son regard dans le mien.
Pourquoi ?
J'ai pas envie de voir ta douleur Leo,
Dégage moi ça.
J'ai assez de la mienne tu crois pas ?
Expliques moi simplement ce qui t'es arrivé. J'aimerais comprendre pourquoi ton corps est meurtri, abimé par des vilaines cicatrices. J'aimerais comprendre comment tu as pu en arriver là. Dis moi Leo, comment on aurait fait si on ne s'était pas rencontré ? Tu n'aurais probablement pas eu accès à ses pilules que tu chéris tant. Je n'aurais pas été sauvée lorsque j'ai voulu sauter de cette rambarde. Tu sais que je t'en veux encore pour ça hein ? J'y pense souvent à ce moment. Ce moment où j'avais l'impression que tout allait bien. Je voyais la paix à l'horizon. Quelque chose de beau. Je me voyais enfin heureuse.
Je crois que je n'ai pas le droit d'être en paix maintenant. Peut-être que je ne le serais jamais.
Tu me dis tu as pété un plomb,
Que tu voulais t'évader.
Je le connais ce discours Leo.
C'est le mien.
Il explique pourquoi on fuit notre réalité,
Pourquoi on se drogue,
Pourquoi on essaie de se tuer.
Sois plus précis.
Assumes.

- Je ne sais pas ce qui m'a pris, j'ai avalé la moitié du sachet. Et je me suis senti partir. Beaucoup trop loin, tout était trop calme, trop agité, ça tournait encore. J'ai eu peur. Fallait que je trouve quelque chose sur quoi me focaliser, n'importe quoi.

On y est.
T'as eu peur.
Moi aussi j'ai eu peur la première fois. Lorsque je me suis sentie partir. Ce froid sidéral d'abord. La peur d'être seule dans ce qu'on vit. La peur de se rendre compte que le monde n'est pas meilleur après la mort. Est-ce que je vais atteindre le paradis ? L'enfer ? Où est-ce que ce sera le néant total ? Et si au final, la solution n'est pas de mourir ? Peut-être que je fais une erreur. Attendez ! Je veux une seconde chance. J'ai fais une erreur, aidez moi. Venez me sortir de là. Je ne veux pas mourir. Je suis pas prête pour ça. Pourtant faut bien l'être un jour. Aujourd'hui ou dans 50 ans, c'est quasiment la même chose. A quelques décennies près.
Je regarde ta cuisse,
Ta cicatrice.
Tu sais qu'on a la même Leo ?
Regarde ma cuisse gauche,
Une longue cicatrice.
Tu l'as remarque pas parce qu'il y a un tatouage sur celle-ci.
Un tatouage tribal qui entoure ma jambe.
Je cache mes erreurs.
Je ne supportais plus de la voir,
Elle me rappelait mes fautes,
Mon mal-être.
Fallait que je le fasse.
Que j'efface tout.
Que je remplace mes mauvais souvenirs,
Par des bons.
C'est un système comme un autre
-palliatif

- Le sort est parti tout seul, ma jambe a cédé. Je me suis écroulé à terre. Sauf que j'avais coupé beaucoup trop profond. J'ai à peine eu la force de lancer un patronus avant de perdre connaissance. Je me suis vidé de mon sang un moment avant qu'un de mes amis n'arrive, ne me trouve baignant dans mon propre sang, à moitié mort  et ne me prodigue les premiers soins. J'ai vu la mort de très près ce soir là. Sur le coup elle m'a fait peur. Et maintenant je la cherche haha.

La mort sera toujours plus accueillante que la vie.
Parce qu'avec la mort
Au final, tu te dis qu'il n'y a rien de pire.
Et tu as peut-être raison.
Tu sais, avec le temps on a plus peur de la mort. Je suis même prête à l'accueillir à bras ouvert. Ce soir ou un autre soir. Je l'attends. Avec hâte. Parce qu'après le vide sidéral que j'ai déjà ressentie. J'ai connu la chaleur, le cocon qui vient après. Lorsque tu te sens réellement partir. Il y a une paix qui prend possession de toi. De tout ton être. C'est si bon, si tu savais. Je recherche ces sensations la plupart du temps. Voilà pourquoi je tente de sauter par-dessus une rambarde régulièrement. Voilà pourquoi, à l'heure où je te parle, je suis défoncée. Que j'ai dû mal à aligner trois mots d'une façon cohérents. Tout tourne autour de moi. Le bruit des vagues qui s'éclatent sur le bord, je les entends à peine. C'est comme si je volais et qu'à la fois, j'étais accueillie dans les bras d'une personne que j'apprécie énormément. N'ayons pas peur des mots, dans les bras de la seule personne que j'aime en ce monde. Celle pour qui je donnerais tout. Je me sens presque chez moi. Pour être sincère, j'aimerais pouvoir me donner corps et âme à cette personne. Mais c'est impossible parce que des personnes trop charitables m'empêchent de partir. Je n'ai plus peur de la mort parce que je sais ce qui m'attends de l'autre côté. Et toi aussi un jour, tu arriveras au même point que moi. Un point de non-retour. A moins que tu te trouves à quelque chose à quoi te rattacher.

- La mort n'est pas difficile à trouver. Le plus compliqué, c'est de l'accepter.

Tu n'as pas fini de t'expliquer.
Et ton bras alors ?
Je te regarde
-persistante.
Je n'ai rien à dire sur ce que tu me racontes.
Je connais ce refrain par coeur,
Je le tenais il y a un an ou deux.
Tu me caches quelque chose Leo.
Dis moi.
Tu crois que je vais te juger.
Loin de là.
Et arrête de soupirer,
Tu m'agaces.
Et voilà que tu me tends ton bras gauche.
J'ai compris.
Comme la dernière fois avec Dey.
Je continue ma fixette sur ton autre bras,
Parce que ça ne m'explique en rien,
Ce qui a pu se passer.
Tu ne veux pas en parler ?
Ok. Pas de problème.
Je ne vais pas batailler plus longtemps.  
Je ne fais même pas attention à son avant-bras mis bien en évidence.
J'ai bien compris de quoi il s'agissait.
Ton silence.
Ton hésitation.
Je ne suis pas si conne que ça tu sais.
J'avance mes doigts lentement vers toi,
Vers ce qui vient de se dévoiler sous mes yeux.
Un peu comme pour vérifier si tout est vrai.
Puis je relève les yeux,
Je me recule vivement,
Reprenant conscience de la proximité de nos deux corps.
C'est comme si j'avais été obnubilée par ce que je voyais.

- Pourquoi ? Tu cherches à mourir et c'est le seul moyen que tu as trouvé ?

Je pourrais faire un commentaire sur ce que tu m'as raconté,
Mais je n'en vois pas l'utilité.
T'as fais une connerie,
Je suis pas là pour te juger,
Ni pour te donner des conseils.
Dans tous les cas,
Ca ne servirait à rien.
Tu es aussi borné que moi,
Tu continueras à faire des erreurs,
Jusqu'à ce que tu comprennes par toi-même à quel point notre comportement est débile.
On se croit seul,
Mais on ne l'est pas.
Suffit d'ouvrir les yeux,
D'accepter.
De vouloir s'en sortir.
Je sais que tu peux y arriver
Je sais qu'un jour,
Ces doigts infant-acides seront oubliés.
Ils resteront une cicatrice à vie,
Oui.
Mais l'hiver qui se prolonge au fond de ton coeur est bientôt terminé.
Tu ne me crois peut-être pas,
Mais tu verras.
Crois-moi.
Tu iras mieux Leo.
Revenir en haut Aller en bas
Shae L. Keats
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : - Métamorphomage
- Permis de Transplanage


Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Shae L. Keats, Lun 2 Jan - 16:31


Musique
T'as mon LA si tu veux le taper


Malicia.
-Pieds en eaux
Dérobant le sol à mes appuies.
Face à toi.
Je sais que tu sais.
Que tu comprends.
Que tu te dis que tu es plus loin
-Et pire que moi.
Je le sais, je m'en doute.
Tu as dit une fois qu'il y avait encore de l'espoir
-Pour moi.
Qu'il y en avait toujours tant qu'on était pas à se mettre le flingue sur la tempe.
La corde au cou.
Sauf que je crois que j'en suis arrivé là.
Sans prévenir, les idées sont arrivées.
Elles ont fait leur chemin.
Et sans que je ne sache trop pourquoi,
Elles m'ont mené là.
Face à toi.
Mis à nu
Comme je ne l'ai jamais été.
Tu connais mes faiblesses, mes cicatrices, mon ras.
Tu as tout vu de moi.

Arrête de m’regarder comme ça
T’as rien écouté,
T’as rien compris.
J’suis pas une belle personne,
J’suis une sale bête,
Une bouteille de gaz dans une cheminée
Et je vais finir par te sauter au visage si tu t’approches trop,
Comme ça a fait avec les autres.


T'as pas besoin de ça,
T'as pas besoin de moi dans ta vie.
T'en pâti déjà assez sans moi.
Pourquoi rester alors que tu sais que j'ai tendance à tout casser?
Comme un ballon d'hélium,
Qui explose contre la moindre aiguille .
La moindre flamme
-Qui fait tout exploser.
J'en ai tellement marre de ces relans qui me rappelle la tendresse d'une époque depuis longtemps révolue.
Les bras protecteurs
-Ce moment béni où le monde semblait invincible.
J'en peux plus de caresser du regard les murs jaunis des chambre d’hôtel miteuses
Sur lesquels mes ombres grandissent.
J'en ai marre de tout ça,
Et je sais que tu comprends.

Ol qui pousse,
Sentiments en mousse
Ol ne veut plus être seul,
Mais toi tu l.e.a suis.
Même si vous n'êtes pas vraiment amis
Tu restes. Et Ol sait que
C'est déjà infime
Rien
Quelque chose tout de même.
Une écoute.
Un contact.
Même si physiquement ce n'est plus ça.


- La mort n'est pas difficile à trouver. Le plus compliqué, c'est de l'accepter.


Et alors ol lui montre. Doucement. Sa fierté mal placée, sur l'avant-bras. Sa faiblesse aussi. Lui offre un pouvoir sur ille. Un moyen de lui prouver sa confiance, mais aussi de se mettre en danger. Parce que elle pourrait le.a dénoncer. Mais ol n'est plus à ça près. Alors prendre des risques n'a plus rien d'effrayant.

Mis.e à nu. Entièrement, et pour la première fois. L'eau qui lèche un peu les plaies, avec le sel qui les agresse. Un moment mélangé d'aise et de douleur, je ne sais plus trop quoi penser. Et voilà que tu t'approches. Et que je ne sais pas comment réagir. J'ai envie de contact. De te sentir près, sans ambiguïté aucune. Juste avoir quelqu'un, à toucher. Vérifier que tout est réel. Que je ne rêve pas ma vie. Une vague de chaleur, quelque chose. Un rien. Même si ça fait mal. Je n'ai touché personne depuis bien trop longtemps. Son corps chacun pour soi. Puis, dire aux gens qu'on veut juste les toucher, sans rien espérer les fait partir en courant. Pour ça que je vais jusqu'au bout à chaque fois je crois. Je préfère la chaleur d'un lit et d'une nuit avec un corps à mes côtés que la froideur de la nuit opaline.

- Pourquoi ? Tu cherches à mourir et c'est le seul moyen que tu as trouvé ?

Certainement trop nai.f.ve pour y penser
Ol est juste tombé
Dans les griffes d'un aigle
Pas si mal intentionné.


C'est une bonne question. Je n'en sais rien. Je ne saurais jamais. Fuir je suppose. Une connerie du genre, un cadre, des rencontres. Un modèle maternel, une besoin de reconnaissance du puissant, j'en sais rien. Je laisse aux autres le loisir de penser ce qu'ils veulent, ça ne m'atteindra plus. Je suis une âme libre tu sais. Déchirée, explosée, enfantine et idéaliste, mais libre. Et c'est peut-être tout ce qui compte au final, la liberté d'agir comme il nous semble, mourir si on le souhaite ou non. Si tu savais ce que l'anonymat peut offrir, on est plus brimer. C'est une puissance nouvelle, un bras d'honneur à la vie, ses codes qui font que les gens comme nous n'en font plus partie.

- Je cherche à vivre et c'est le seul moyen que j'ai trouvé.

Liberté presqu'animale,
Bestiale,
De laisser tomber les cages,
Courir les pulsions
Sans culpabilité.


Ses  jambes prennent le contrôle, et ol ne sait plus comment ol est arrivé là, il a l'impression que, pour une fois, il et elle ne font qu'un dans sa tête, et dans ses yeux aussi un peu. Ol avance. Et réfléchira plus tard, quand le coup probable s'écrasera sur son visage. Quand les cris résonneront et que les pas précipités éclabousseront le sable de leur humidité. Mais ol avance quand même. Et ouvre les bras.  Et ol enlace Malicia.
Et fais attention à où ol met ses mains.
Rien. Rien. Rien.
Ol n'attend rien.
Mais un peu de chaleur
Ça de fait jamais de mal.
Et il semblerait que
Si
Keats ait besoin des gens.

.....................................................................................................................Malicia

.....................................................................................................................Je n'ai à t'offrir que mes


.....................................................................................................................yeux ouverts dans la nuit

.....................................................................................................................Un semblant d'amitié

....................................................................................................................-Bancal.




Revenir en haut Aller en bas
Malicia Evans
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Manumagie (Niveau 1)


Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Malicia Evans, Mer 11 Jan - 1:58


...
Si un jour on m’avait dit que je trouverais quelqu’un avec qui partager mes douleurs, je ne l’aurais pas cru. J’ai toujours été seule. Je gardais pour moi ce que je ressentais, je ne m’attachais à personne. Puis, tu es arrivé Leo. Juste au bon moment. Je plongeais, je me noyais et tu m’as aidé. Tu m’as empêché de sauter, tu m’as écouté et soutenue. Alors, merci. Mais maintenant, laisses moi t’aider. J’aimerais pouvoir être là pour toi. Je ne te promets pas d’être ton amie ou je-ne-sais-quoi. Je ne sais pas faire ça. Je peux juste être une oreille. Je suis prête à t’écouter, sans jugement, sans moqueries. Je serais mal placée pour faire ça.

- Je cherche à vivre et c’est le seul moyen que j’ai trouvé.

Je soupire. Tu peux vivre de bien des manières. Tu as des idéaux, moi aussi. J’imagine que tu le sais. Mais je n’ai pas besoin d’un masque pour me sentir en vie. Je n’ai pas besoin d’être aux petits soins d’un mec que vous appelez par un nom ridicule pour me rendre compte que rien n’est perdu. C’est vrai j’ai tendance à vouloir mettre fin à tout ce cirque qu’est ma vie mais jamais je ne me laisserais dirigée par quelqu’un. Je vis ou je meurs pour moi. Et rien d’autre.

Lorsque je relève les yeux vers toi,
Je ne comprends pas trop pourquoi
Tu es près de moi.
Tout près.
Tes bras s’ouvrent comme pour m’enlacer.
Qu’est-ce que tu fais ?
Mon corps recule,
Mes sourcils se froncent.
Je ne comprends pas ton geste.
Tu viens vraiment me faire un câlin ?
L’impact vient et ton corps se colle au mien.
Je reste un moment crispée,
Les bras légèrement écartés.
J’hésite à tapoter ton épaule en attendant que ça passe.
Je ne suis pas très douée, tu sais.

Finalement mes bras se resserrent autour de toi. Une impulsion, je ne sais pas vraiment pourquoi je t’enlace en ce moment. Ton geste est désespéré, il me touche. Plus qu’il ne le faudrait. Tu me rappelle moi, il y a quelques années, quand je cherchais encore l’approbation de mon entourage. J'ai abandonné l'idée d'un câlin, il y a 2 ans ou 8 ans, je ne sais plus. Mais toi, tu arrives et tu chamboules tout. Ta simplicité brise peu à peu ma carapace. Nous sommes des enfants perdus, bouffés par vie. Handicapés des sentiments, nous nous laissons pas approcher. Toi aussi, tu as peur de laisser tes émotions sortir ?
Lorsque j’estime que le câlin a duré bien trop longtemps, je me recule et plonge mon regard dans le tien. J'essaie de comprendre ce qui se passe dans ta tête. J'ai envie de te sourire mais je ne sais pas si c'est une bonne idée. J'ai envie de te prouver que tout ira mieux que si tu le veux, on peut essayer d'avance ensemble. Pas en tant qu'ami, ça serait trop bizarre. Mais en tant que deux personnes qui se comprennent, qui sont capable de se soutenir même dans les pires moments.

« - Il ne tient qu’à toi de te laisser vivre. »

Mes mains prennent d’assaut tes joues et j’embrasse ton front rapidement. Un peu comme un enfant. Ce geste me rappelle beaucoup de souvenirs. Je m’occupais souvent de la fille de mes parents adoptifs et je la rassurais avec un baiser sur le front. Je lui donnais l’amour dont elle avait besoin, celui qu’elle ne recevait pas de sa mère.

« - Tu peux venir chez moi, à Londres quand tu veux. Je serais toujours là. »

Je sais ce que c’est de n’avoir personne. Je sais qu’il n’est pas facile de s’en sortir quand personne ne semble habilité à comprendre ce qui se passe dans nos têtes. Mais t’inquiète pas, moi je comprends. Je peux essayer de t’aider à t’en sortir. Moi, je ne t'abandonnerais pas.

Revenir en haut Aller en bas
Shae L. Keats
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : - Métamorphomage
- Permis de Transplanage


Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Shae L. Keats, Lun 16 Jan - 9:22


Dis Malicia,
À quel moment le monde, il a arrêté de marcher droit ?
Je ne me souviens même plus du jour où,
J'ai compris.
Que rien irait plus maintenant.
Qu'il était de nécessité vitale de s'accrocher aux souvenirs heureux,
Même si le temps et le gris finirait par les ternir.


Je vois le monde en noir et blanc. Ça fait des années que ça dure, que j'essaie de lui rendre ses couleurs. Mais ça ne marche pas tu sais. J'y arrive pas. J'en ai usé des crayons, à colorier les rues, les pavés usés. J'en ai usé des nuits entières, à courir la ville dans l'espoir d'en sentir un frémissement, quelque chose. J'en ai passé des heures perdues à vouloir retrouver un petit goût sucrée entre mes lèvres et mes dents. Un petit goût de bubble-gum, en moins brutal. Quelque chose qui fond sur le bout de la langue. Qui pétille de façon indolore en de multiples billes. J'en ai rêvé, et pourtant. Je ne les ai jamais trouvées. Y a comme quelque chose qui fait que, à chaque fois que je m'en approche, elles finissent par s'éloigner. Alors il m'arrive souvent de désespérer. Comme aujourd'hui. La mer est belle tu sais. Elle est comme nous en fait, elle voit toujours la même chose, les même gens qui viennent s'y perdre. S'envoler. je ne serai pas différent d'eux si tu me laisses partit. Moi aussi je pourrais juste disparaître dans un claquement de doigt. Dans un mot, un souffle de zéphyr. Et il ne resterait plus que de moi un pâle souvenir. Je le sais, si je m'en vais, tu m'oublieras. On a toujours eu du mal tous les deux. On s'est blessé l'un l'autre, bien plus qu'on ne l'aurait voulu. Y a pas de méchant dans l'affaire. Y a pas de gentils non plus. Juste deux pantins aux fils coupés qui n'ont pas fini de voler dans tout les sens. Qui cisaillent tout ce qui s'approche. De près ou de loin. Tu sais, y a comme une odeur rance dans la nuit maintenant. Une odeur de pluie. De neige. De cris. De fin de vie. Je me demande si je suis le seul à la sentir. Je me demande si les autres l'ont remarqué. J'en ai marre d'avoir peur des tragédies à venir. J'en ai marre d'espérer pour que rien de bien n'arrive. Des fois j'ai juste envie de partir. Loin de tous ces gens qui ne comprennent pas. De ces princes et scélérats qui frappent les enfants pour les laisser crever dans le noir.

M'envoler sous les astres,
Emmener avec moi, rêves et souvenirs doux,
Qu'on s'endorme sous les plumes des cumulonimbus.


Je veux me faire poussière à l'océan, traverser les poissons. Inspiré par les baleines, relâché au petit jour dans un geyser brûlant. Et recommencer. Je ne veux plus de conscience. Rien. Je veux juste ne plus rien sentir, jamais. Plus cette trace brûlante de sous les côtes au bas ventre. Plus cette plaie béante que la peau dissimule. Plus jamais. Libre comme l'air, et la tête en nuage. Toute légère. Qui oublie l'air du chant le soir des hirondelles. Je pense à tout ça, en te serrant dans mes bras, alors que tu me rends mon étreinte maladroite. Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas pris quelqu'un contre moi. Pour autre chose que tu sais quoi. S'utiliser l'un l'autre, tu connais la chanson. On l'a trop souvent chantée tous les deux. Le vinyle est raillé. C'est gênant mais rassurant en même temps. J'ai plus rien à prouver. Plus rien à perdre non plus. T'aurais pu me rejeter. Je ne comprends même pas pourquoi tu l'as pas fait au fond. Mais je t'en remercie. J'me suis senti pour une fois un peu compris.

Puis nos corps se décollent,
Dans une douce insomnie.
Les regards qui s'attrapent.


Les gouttes d'eau amère-mer qui coulent le long des jambes dans la nuit descendante. Les gouttes salines-angevines. Un contact visuel qui en dit plus que ce qu'on a toujours pu dire. Que ce rejet cordial entre nous Malicia. Qui touche au fond de l'âme. Parce que ça fait des années qu'on ne m'a pas regardé avec une tel compréhension. Sans jugement. Sans colère ni pitié. Juste un regard qui comprend. Ça touche droit au cœur. Droit à l'âme. Aux petits morceaux qui restent. Sur le trottoir, tu t'es arrêté pour relever l'orphelin qu'on laissait agoniser. Essayer. Les yeux dans les âmes. Le cœur en lame de deux. De huit.

« - Il ne tient qu’à toi de te laisser vivre. »

Des mots pansements,
Même pas effilés,
Ça fait du bien Malicia,
D'être encouragé.


Pourquoi t'essaie encore de croire hein ? Je veux dire. Je m'en veux de t'avoir retenue la dernière fois. Parce que je ne sais pas si aujourd'hui j'ai eu envie que tu me retienne. Je ne sais pas si c'était sincère ou un appel à l'aide. Mais t'es toujours là, à me dire qu'il y a de l'espoir. J'en sais rien, je sais pas. Je ne peux pas juger de ça. Parce que je ne vois pas le bout. j'attends, j'attends, mais rien ne vient. Jamais. T'es en mesure de comprendre ça je crois. J'en ai marre qu'on essaie de m'aider, de me changer si c'est pour se barrer juste après. Alors au fond tes mots me donnent presqu'envie de ricaner. Parce que j'y crois plus.Les gens partent, n'existent que pour un instant, et fuient dès qu'ils en ont l'occasion.  Mais y a un truc qui me chiffonne lorsque tes mains se posent sur mon visage. Qu'est-ce que tu fais ? Tes lèvres sur mon front, rapides. Mais là quand même. T'es perdu comme un enfant Keats.

« - Tu peux venir chez moi, à Londres quand tu veux. Je serais toujours là. »

Mots-poignets,
Dé-liés.
Fi-jets.


Mots inespérés, figés, dans la glace, la mélasse. Que tu ne pensais pas te voir destinés un jour. Ça fait vraiment cette sensation de pouvoir compter sur quelqu'un ? T'aurais tendance à te méfier, la dernière fois qu'elle s'est adoucie, vous vous êtes acharnés l'un sur l'autre pas la suite pendant son cours. Mais l'instant n'est pas à la méfiance. ils est au confidences. Un arrière goût de délivrance. J’acquiesce. Prends pour acquis les mots coulés. Je ne viendrai pas, tu le sais bien. Tout comme je sais pertinemment que tu ne viendras pas chez moi. On est pas fait pour ça, les rencontres simples, voulues. C'est pas notre truc.  L'encre disparaît sur mon poignet.  L'acte de propriété n'y semble plus apposé.

- Tu ne voulais pas nager ? Je resterai. Promis. Aussi longtemps qu'il le faudra. C'est dommage ça aurait été une belle nuit.

Geste joint à la parole,
Se laisser flotter,
Se mouvoir
Dans l'amer du soir.


   
Revenir en haut Aller en bas
Malicia Evans
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Manumagie (Niveau 1)


Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Malicia Evans, Ven 20 Jan - 20:04


Je ne comprends toujours pas pourquoi j’ai accepté de t’enlacer. Tu arrives à briser mes défenses. Je ne comprends pas comment, ni pourquoi mais tu brises la glace qui entoure mon coeur. Je crois que me sentir comprise m’aide à entrevoir un halo d’espoir. Et je n’ai ce sentiment qu’avec toi Leo. Je pensais que j’avais des amis mais je me rends compte que la personne qui se rapproche le plus d’un ami, un vrai c’est toi.
Je ne comprends encore moins comment j’ai pu embrasser ton front. Je crois qu’en ta présence mes émotions remontent à la surface, en masse. J’ai l’impression de voir mon reflet, au masculin. T’es aussi paumé que moi Keats. Je n’ai pas pitié de toi, non. J’éprouve juste un grand élan de compassion à ton égard. D’affection aussi peut-être. Je ne sais pas, je suis perdue dans ce que je ressens. Je refoule tout depuis des années. Jamais je ne laisse mes émotions, mes sentiments prendre le dessus. Encore moins quand il y a quelqu’un à mes côtés. Ca finit toujours mal.
Rappelles toi, la dernière fois au château.

Viens chez moi, si tu le souhaites. Tu seras toujours accueilli. Jamais je ne fermerais la porte à quelqu’un qui me ressemble autant. Je sais que tu ne viendras pas au fond. Parce que t’es comme moi. Et que pour ma part, j’ai trop de fierté pour aller taper à la porte de quelqu’un pour demander de l’aide. Mais je propose quand même parce que j’ai espoir que nos mentalités changent. Que nous acceptions d’être aidés. Autant toi que moi. J’ai l’impression que si je m’accroche à toi c’est parce que tu es un peu ma rédemption. Je t’ai entraîné dans ces merdes que tu prends. Je t’en ai filé. Je viens de le refaire il y a quelques minutes pourtant j’ai envie que tu t’en sortes. Je pense que tu le mérites, vraiment. Et j’aimerais croire qu’il en est de même pour moi. Ton acquiescement me fait sourire. Tu m’écoutes pas vraiment en fait. Mes mots s’envolent dans le néant.

- Tu ne voulais pas nager ? Je resterai. Promis. Aussi longtemps qu'il le faudra. C'est dommage ça aurait été une belle nuit.

Un regard triste s’empare de mon visage. Toutes les nuits sont belles pour partir. Dis tu sais, cette envie de partir est encore présente. Bien présente en fait. J’y songe chaque matin quand mes yeux s’ouvrent. Mon coeur se serre quand je comprends que je viens encore de me réveiller. J’ai envie de partir mais je crois que personne ne l’accepte. Tout le monde semble s’enquérir de mon état en ce moment. Je ne sais pas quoi en penser. J’ai l’impression qu’ils sont hypocrites tu sais. Si je partais, ils auraient mon départ sur la conscience. Je n’ai pas la sensation de compter réellement pour eux. Est-ce que j’ai déjà réellement compté pour quelqu’un ? J’ai vraiment l’impression qu’il faut que j’arrête les dégâts. Dis Leo, tu ferais quoi si je me lançais un Diffindo sur les poignets, là maintenant ? Tu me sauverais ou tu accepterais de me laisser partir ? Tu dois te douter que je serais en paix si je partais maintenant.

Je ne veux pas te laisser partir, non. Parce qu’on ne me laisse pas faire non plus. C’est peut-être un peu égoïste de ma part mais je ne veux pas rester seule avec ces démons. Ceux qui se penchent sur mon lit quand j’essaie de trouver le sommeil. J’ai envie d’avoir quelqu’un à mes côtés, qui comprends, qui sait. Et je sais que c’est le cas pour toi. S’il te plait, me laisse pas.

On m’a dit un jour que je ne méritais pas ce que le monde m’infligeait mais j’ai beau chercher, réfléchir, espérer ; tout me ramène à ma culpabilité. Alors si, je suis désolée mais je mérites ce que je m’inflige, je reste sur cette position. Je me déçois. Je suis faible. Peu importe ce qu’on peut me dire, peu importe les mots, les bonnes intentions je reste avec ces idées en tête.
Regardes moi, ouvre les yeux. Je ne vois pas comment, ni pourquoi vous me répétez que bientôt tout ira mieux, que je suis capable du meilleur. Ce n’est pas vrai. S’il vous plait. S’il te plait Leo, arrête de me mentir. Je crois que je n’ai plus la force d’espérer.

Je plonge dans l’eau et avance.
Nage. Nage jusqu’à ne plus avoir de forces.
Je ne sais pas si tu me suis
Je l’espère au fond.
Parce que c’est notre nuit
Celle où on oublie
Celle où fait comme si
Celle où se sauve mutuellement

Fin du RP pour ma part
Revenir en haut Aller en bas
Shae L. Keats
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : - Métamorphomage
- Permis de Transplanage


Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Shae L. Keats, Mer 25 Jan - 3:04


Y a un moment
Ou on oublie
Encore.
Y a un moment où le déni revient,
Où la marée t'emporte.
Et où
Tu es enfin heureux
De ne plus penser.

C'est pas la solution. Je le sais.- The art of being empty.


Mais l'envie était tentante
De se laisser aller.
Alors je flottais.
Sans rien dire.
Je t'attendais.
Il ne me servirait à rien
D'espérer
Te voir changer d'avis
Si je n'arrivais même pas
À modeler le mien.
J'aurais aimé t'aider Malicia
Te porter
Comme tu l'as fait
Mais je n'ai ni ta force
Ni ton talent.
Pardonne-moi.

Y a des rayures sur le disque.
Que tu crois sécurisées.
Tu parles.
Tu danses.
Tu fais comme si
Elles n’existaient pas.
Mais dès que tu t'essaies à en parler
-Tu t'écroules.
Parce que le trou était juste mal colmaté.
Tu ne pas faire semblant de vivre
Et fuir éternellement.


75%

Neuf ans.
Pour un quart
-De normalité.
Et trois
Non contrôlés.
Un enlèvement forcé
D'une certaine sanety.


Et Malicia,
A tes côtés.
she was a rose
in the hands of those
who had no intention
of keeping her.
Vous aviez ça en commun.
Ol.
Salin.


Ce soir
On se laisse dériver.
On verra demain
Si le monde est encore là.




Fin du RP
Revenir en haut Aller en bas
Jaren Macgregor
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Manumagie (Niveau 2)
Permis de Transplanage
Occlumens
Legilimens


Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Jaren Macgregor, Dim 19 Mar - 10:57


RP avec
Jean Parker
Ian Benbow
Azénor Philaester

Le soleil se couchait sur la petite péninsule ancrée sur les rives calme d'Écosse, bordée de deux hautes falaises rocailleuses. De timides vagues venaient lécher doucement la plage de sable fin mais en cette journée de fin d'hivers nul baigneur ne s'égayait dans les eaux glacées. Au lieu de quoi des sorciers faisaient leur apparition au compte goutte. La plupart se rassemblaient en groupe pour faire connaissance, pour tuer le temps ou tout simplement en ayant retrouvé un ami, un collègue. D'autres, à l'instar de Jaren, se tenaient à l'écart. Après tout l'écossais ne connaissait personne sur cette plage et préférait observer les autres convives en amont pour se faire une idée de à qui il avait à faire.

La raison de leurs présences ? Un petit retour en arrière s'impose. Quelques semaines auparavant était paru dans une revue spécialisée dans les Arts un article. Un petit article, en fait. A peine un minuscule encadré dans la page des publicités. Aisé à rater pour l’œil inattentif. En fait plutôt une annonce, une invitation. L'auteur de ce billet, un certain Douglas MacAllister, faisait la promotion d'une soirée privée qu'il organisait pour fêter l'acquisition d'un nouveau objet historique dans sa collection privée. L'objet en question était un ânkh issu de l'Égypte antique, apparemment en bon état de conservation. D'ordinaire ce genre d'artefact atterrissait dans les Musées où l'on pouvait certes les observer mais sans toutefois pouvoir s'en approcher réellement ou bien tombait sous la possession d'un sorcier richissime qui le gardait ensuite jalousement à l'abri de tous. Qu'un ânkh se retrouve entre les mains d'un membre de la petite noblesse prêt à l'exhiber en public était donc surprenant mais non dénué de sens. Ces objets, autrefois rares, étaient de plus en plus souvent exhumés ce qui avait probablement entraîné une chute dans leur valeur sur le marché.

Dans l'égypte antique les ânkhs étaient l'outil magique de référence. Selon la conception de l'ânkh il pouvait faire office de remplacement de la baguette magique ou bien d'amulettes de protection. Utilisé en tant que runes elle amplifie les effets magiques ayant une incidence directe sur la force vitale d'un être. L'annonce ne précisait pas de quelle version il s'agissait mais il semblait improbable qu'un ânkh fonctionnel se soit trouvé en vente pour un particulier. En effet le fonctionnement de ces objets restait en grande partie mystérieux, la connaissance de leur conception et de mode de fonctionnement s'étant perdu dans les âges. La prudence élémentaire était donc de ne laisser en circulation que ceux dénués de propriété magique.

La courte annonce précisait ensuite que la soirée se ferait sur invitation privée et que les places étant limitées il fallait candidater à l'avance par hiboux. Jaren n'ayant plus vraiment de vie sociale depuis son retour en Grande-Bretagne et sa curiosité piquée au vif par l'ânkh dont il n'avait jamais été en mesure d'approcher suffisamment près à son goût auparavant, il avait envoyé une lettre en se présentant sommairement. Il ne s'était pas attendu à avoir une réponse, imaginant que le maître des lieux préférerait les candidatures de gens plus riches ou influents dans la société. L'écossais se trouva donc fort surpris de recevoir une invitation quelques temps plus tard. Il soupçonna Douglas MacAllister de ne tout simplement pas avoir reçu beaucoup de candidatures de personnes distinguées. Après tout, l'annonce était facile à rater.

Ce qui nous ramène au temps présent, sur cette plage, lieu de rencontre indiquée dans l'invitation. De là les convives allaient embarquer sur des tapis volants et seraient acheminés jusqu'à la demeure où se dérouleraient les festivités. Demeure protégée contre la transplanation et les portoloins afin de sécuriser la collection et de se prémunir contre les visites importunes, aux dires du propriétaire des lieux. Jaren consulta l'heure d'un regard. Plus que quelques minutes avant le départ programmé. Il s'approcha de la rive en scrutant l'horizon, ce qui l'amena plus proche des autres sorciers présents. Le bourdonnement de leurs conversations s'amplifia mais il n'y prêta guère attention. Il plissa les yeux et se mit la main en visière pour se protéger des rayons rougeoyants que le soleil dardait sur les lieux, dernier baroud d'honneur avant le sommeil du jour.

Jaren ne vit rien arriver mais des exclamations plus loin le firent se retourner. Quatre élégants tapis s'étaient posés sur le sable fin, chacun suffisamment grand pour prendre une dizaine d'individus à son bord. Il y eut un peu de confusion et de bousculade alors que chacun tentait de prendre place sur les carpettes magiques, surtout lorsqu'une personne voulait absolument être sur le même tapis qu'une autre. Pour sa part Jaren s'était assit en tailleur sur la première place venue. Il nota avec amusement que les personnes présentes se montraient réticentes à prendre les places qui se trouvaient en bordure. Et il comprenait très bien pourquoi. En effet sur un balais volant il était toujours possible de se maintenir sur le manche avec les cuisses, donnant la sensation de ne pas pouvoir tomber aisément. Mais simplement assit sur un tapis plane, il semblait facile de pouvoir chuter par inadvertance en étant bousculé par une rafale de vent. Bien évidemment ce n'était pas le cas car ces tapis étaient équipés d'un charme qui aidait à rester à bord, on pouvait même se pencher par dessus bord pour regarder en bas sans crainte de chute, à moins d'être vraiment poussé de façon violente ou de vouloir sauter. L'écossais avait eu ces appréhensions avant son premier vol au Moyen-Orient quelques années plus tôt.

Jaren lui-même garda le silence à ce sujet étant donné qu'un autre convive, manifestement également familier de ce mode de transport, rassura les passagers en leur expliquant qu'ils ne craignaient rien. Ce qui n'empêchait pas la vieille dame à côté de l'écossais de marmonner en boucle qu'elle n'aimait pas ça. Puis, soudainement, les quatre tapis prirent leurs envols. Jaren nota avec satisfaction qu'un Charme de réchauffement était intégré et dispensait une douce chaleur venant contrer la froideur du vent et de la nuit qui pointait son nez. De plus un enchantement du caméléon les rendaient pratiquement invisibles depuis le sol. Les carpettes magiques fendirent les cieux à toute allure, survolant de nombreuses îles.

Pour les Moldus l'Écosse possédait environs 790 îles regroupées en archipel. En réalité le nombre d'îles présentes avoisinait pratiquement le double. La plupart d'entre elles avaient été dissimulées à leurs yeux car abritant des écosystèmes magiques tandis que d'autres étaient des demeures magiques. Leur destination entrait naturellement dans cette dernière catégorie. L'île solitaire où se trouvait le manoir fini par poindre à l'horizon. De taille modeste elle semblait principalement rocailleuse et surplombée en son centre par une demeure imposante à l'architecture victorienne.

D'ici quelques minutes les convives seraient à destination.


Dernière édition par Jaren Macgregor le Mer 5 Avr - 0:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Azénor Philaester
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Coyote
Legilimens
Manumagie (Niveau 1)


Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Azénor Philaester, Ven 24 Mar - 18:13


désolée du retard //
pv ft. Jaren Ian et Jean

Une soirée mondaine, on peut appeler ça comme ça, je crois. Une petite annonce dans le journal que je lis quotidiennement. Histoire de rester informée des actualités de notre monde qui s'obscurcit à vue d’œil. Un article quasiment dissimulé a attiré mon attention l'autre jour. Douglas MacAllister invite qui veut bien en être à une soirée privée à l'occasion de sa nouvelle acquisition, un ânkh datant de l'Égypte Antique. J'ai toujours été passionnée par l'Art. Éblouie par beauté, subjuguée devant sa pureté. Alors je me suis renseignée davantage. Il fallait candidater. J'ai proposé à Anthony, mais vu la tournure de notre dernière soirée, il a préféré refuser cette fois, et je l'en comprends. Alors je n'ai pas insisté. J'ai envoyé ma demande seule. Et je ne fus pas peu surprise de me voir acceptée pour la soirée. J'ai donc reçu une invitation comprenant le lieu de rendez-vous et quelques informations supplémentaires.

Et la carte se trouve sur mon bureau. Moi je suis sur mon lit dans mes appartements de Poudlard. En pyjama regardant de loin le bout de carton décoré qui m’incite à sortir de ma torpeur ennuyante. On en a parlé avec Ian. Au détour d'un couloir. Lui aussi a abordé la possibilité de s'y rendre. Je ne sais même pas s'il a reçu son invitation à vrai dire.
L'idée trotte dans ma tête, et puis mince, au moins cela me fera sortir de l'ordinaire, et puis je ne suis pas contre rencontrer d'autres têtes. Les enfants à longueur de journée, ça peut vite être énervant.
Je prévois un petit sac à main avec le matériel d'une dame nécessaire, de quoi se repoudrer le nez, se recolorer les lèvres. Et tous ces petits accessoires inutiles mais qui heureusement ne prennent pas trop de place. Puis je vérifie quelques fois d'y avoir correctement rangé ma baguette. J'ouvre ensuite ma penderie. Il faut être classe et chic ce soir. C'est soirée avec des invités triés sur le volet -ou pas. Je cherche durant quelques secondes du regard quelle robe je vais pouvoir enfiler ce soir, et je trouve alors ce qui me convient, rouge vif, s'arrêtant au dessus des genoux, classe et distinguée. Pour l'accompagner j'ajoute une petite veste noir pour couvrir le temps de Grande Bretagne, et des escarpins que je regrettais probablement après.

Je passe devant le miroir de ma salle de bain, et j'en profite pour me laver les dents, me saupoudrer le nez, maquiller mes yeux, mes lèvres, et laisser pendre mes cheveux plutôt bouclés jusqu'à ma taille. Je me regarde, me perd dans ce que je vois. Les joues creusées. Quelque chose manque, dans ma vie, sans doute. Mais je m'en vais.
Je parcours les château et sourie aux quelques compliments qui me sont lancés par des tableaux ou mêmes des élèves lèches bottes. Puis je prends rapidement la direction de Pré-Au-Lard, attendant le parfait endroit pour transplaner au point de rendez-vous.



Me voilà arrivée au bord de cette plage. Je regarde un instant l'eau et son silence me rappelant l'été de mes années passées. Le Soleil se couche peu à peu et le paysage est incroyable. Une petite brise caresse ma peau mais je dois avouer que j'ai un peu froid. Je lève la tête et ne croise nulle connaissance, pour l'instant. J'arbore un sourire continue, parce que personne n'aime les femmes tristes.
En une exclamation au derrière, je me retourne pour finalement découvrir quatre tapis qui s'envoleront pour notre destination dans peu de temps. Je laisse passer la pseudo cohue et arrive à me trouver une place dans l'un des quatre transport. Un système chauffant a été mis en place, et ce n'est clairement pas pour me déplaire. Il est bien évidemment impossible de transplaner sur l'île qui sera notre lieu de fête en cette douce soirée.
L'heure du décollage approche, alors éparpillant mes yeux sur le paysage qui s'offre à moi, je m'accroche à ce que je peux et respire la beauté de l'atmosphère marine.

Sans un mot je contemple le chemin, apercevant finalement au loin ce que je comprends comme être notre destination. Un manoir magnifique et probablement ancien. J'ai hâte de découvrir l'intérieur, mais je profite des dernières minutes de vol parce que cette sensation m'est incomparable.
Nous arrivons finalement à destination. Les hommes font descendre les femmes d'abord, c'est pourquoi je suis une des premières à sortir et à découvrir la terre ferme. Heureuse de constater que je suis plutôt dans le thème, niveau vestimentaire, je garde un mince sourire scotché à mes lèvres tout aussi rouges que ma robe.
J'attends avec impatience la suite des festivités.

Revenir en haut Aller en bas
Jean Parker
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Occlumens


Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Jean Parker, Mer 5 Avr - 0:29


Une activité mondaine pour changer. Fini de passer les soirées perdu dans divers pensées décousues, à chercher un sens à telle ou telle chose. Il fallait sortir, se montrer, prouver qui on est, à savoir une pure illusion qui cache une vraie nature bien triste. Une annonce d'une taille ridicule avait été aperçue par Jean quelques temps plus tôt, et celui-ci avait décidé de changer quelques habitudes que l'on peut qualifier de déprimantes pour passer une bonne soirée.

Enfin passer une bonne soirée, déjà il fallait réussir à y aller à l'endroit du rendez vous, car bon ce n'était pas vraiment la porte d'à côté. M'enfin bon ça, c'était encore un détail. Le point de rendez vous semblait clairement indiqué, donc normalement il n'y aurait pas de soucis de ce côté là. Le temps de s'habiller dignement pour la soirée, à savoir paré d'une chemise blanche accompagnée d'un nœud papillon et d'un haut de smoking. On ajoute à cela un pantalon noir et des derbys, et on a un homme à peut près présentable.

Regardant une dernière fois sa montre avant de partir, le sorcier se rassura en voyant qu'il était à peut près à l'heure. Transplanant près du lieu de rendez vous, le sorcier arriva sur la plage, entier, ce qui était déjà une bonne chose. Ôtant ses chaussures, le sorcier s'amusa à marcher dans le sable fin, la fraicheur nocturne était plus qu’agréable. Pourquoi toujours chercher à se faire soit oublier dans son antre à travers des cadavres de bouteilles, ou dans de grandes soirées dont le seul but est d'étaler son fric ?

La vie simple, était sans doute la plus belle, espérer un peu d’insouciance changerait bien des choses. Mais bon il était un peu tard pour penser à cela ce soir. Il fallait se changer les idées, être parmi des gens un peu civilisés, alors que bon, pour boire du champagne de luxe à outrance, le sorcier n'avait pas vraiment à quitter son domaine de solitude.

Au niveau du lieu de rendez vous, le temps avait sans doute suffisamment défilé, puisque deux tapis volants venaient juste de s'envoler, laissant le sorcier sans voix. C'était ça le moyen de transport mis en place ? Hé ben, c'était plus que stylé. Montant rapidement sur l'un de ceux encore présents au sol, le sorcier se laissa à présent porter par la brise nocturne qui caressait son visage. Il y avait d'autres personnes présentes avec lui sur le tapis, tous semblaient à peut près habillés dans le même genre, ç savoir bon chic bon genre, à un niveau de classe assez élevé.

Au bout de quelques instant, le tapis arriva à destination, devant un manoir somptueux. C'est à ça que ressemblait une bâtisse bien entretenue ? Cela en jetait, il n'y à pas à dire. Descendant sur le lieu de la destination, le sorcier jeta un coup d'oeil dans les gens arrivés, dans l'espoir de reconnaitre quelqu'un, sans grand résultats. Quoi que... Hé bien ça pour une surprise... S'approchant d'une superbe femme portant une robe rouge, Jean s'assura que sa tenue était exemplaire avant d'annoncer une fois qu'il fut à ses coté.

Azénor ? Tu es superbe.
Revenir en haut Aller en bas
Ebenezer Lestrange
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Occlumens


Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Ebenezer Lestrange, Dim 28 Mai - 23:02


Avec Kohane

Nouvelle quête secondaire pour Ebenezer. Le parchemin déniché dans un livre sur les mœurs des veaudelunes (ce que l'on pouvait lire comme conneries lorsque l'on s'ennuyait) où il servait de marque-page pour un sorcier vraisemblablement mort à l'heure actuelle, ne pouvait être plus explicite. En effet, il s'agissait d'une carte avec un emplacement marqué d'une croix rouge. En titre, parce qu'il fallait toujours donner un titre aux schémas/croquis/cartes, il y avait trois mots presque effacés. Donc aucun renseignements. Le sorcier maudit l'encre qui disparaissait avec les années et se dit que ça valait quand même le coup de fouiller un peu.

Alors c'est ce qu'il fit. Il squatta la bibliothèque londonienne sorcière, rayon cartographie, pour trouver les lieux pouvant correspondre à la vague forme esquissée sur la carte. Il fouina coin des légendes aussi, lut une centaine de contes aux objets magiques et commença à se faire des films. Il allait déterrer du fin fond d'une grotte un item surpuissant, une baguette de Sureau bis, un baromètre ensorcelé qui faisait tomber la pluie. Il avait pas tellement grandi en fait. Tant que l'histoire était belle et promettait, il y croyait dur comme fer. Il dressa la liste des endroits hypothétiques, recoupa cette dernière avec les informations glanaient dans les légendes. Il n'avait plus que trois lieux et un potentiel objet. Pas l'objet le plus puissant du monde mais un bidule non négligeable.

Il était donc tout sourire quand il sortit de la bibliothèque au bout de ses trois semaines de recherche - entrecoupées par des pauses pipi/cours/boulot parce qu'il fallait pas déconner - symboliquement, il prit la peine de faire six pas dans la rue avant de transplaner. Direction Pré-au-Lard pour prendre quelques canettes de Gnomixtur' à l'insu de Phoebe puis pour se trouver un super compagnon de quête. Parce qu'Ebenezer avait retenu une chose de ses nombreuses lectures, on avait toujours besoin d'un plus c*n que soit prête à se sacrifier/se faire duper/servir d’appât lorsqu'on partait à l'aventure. Et comme de son point de vue, tout le monde était plus c*n que lui, ça n'allait pas être très difficile à trouver.

En effet, nul problème à aborder des débiles dans la rue à embarquer dans son épopée sauf qu'ils s'évertuaient à refuser ces imbéciles. Alors oui, Ebenezer ne devait pas avoir l'air fiable avec ses cernes de compétitions et son sac qui faisait gling-gling à cause des canettes dés qu'il bougeait d'un chouïa, mais quand même. Il leur promettait une montagne d'or de farfadets et on lui disait non. Il leur racontait qu'ils seraient des héros aux yeux du monde entier et on lui rétorquait de se tenir loin des gosses et des gens tout court. Le brun en était presque triste mais n'abandonnait pas. Il était beaucoup trop motivé à trouver son trésor. Alors, il accosta une nouvelle sorcière qui n'avait pas l'air bien vieille.

- Dis ? Tu aimes les chasses aux trésors ? On partage le butin...
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 15 sur 17

 Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Aller à la page : Précédent  1 ... 9 ... 14, 15, 16, 17  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.