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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne
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Ebenezer Lestrange
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Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Ebenezer Lestrange, Dim 28 Mai 2017 - 23:02


Avec Kohane

Nouvelle quête secondaire pour Ebenezer. Le parchemin déniché dans un livre sur les mœurs des veaudelunes (ce que l'on pouvait lire comme conneries lorsque l'on s'ennuyait) où il servait de marque-page pour un sorcier vraisemblablement mort à l'heure actuelle, ne pouvait être plus explicite. En effet, il s'agissait d'une carte avec un emplacement marqué d'une croix rouge. En titre, parce qu'il fallait toujours donner un titre aux schémas/croquis/cartes, il y avait trois mots presque effacés. Donc aucun renseignements. Le sorcier maudit l'encre qui disparaissait avec les années et se dit que ça valait quand même le coup de fouiller un peu.

Alors c'est ce qu'il fit. Il squatta la bibliothèque londonienne sorcière, rayon cartographie, pour trouver les lieux pouvant correspondre à la vague forme esquissée sur la carte. Il fouina coin des légendes aussi, lut une centaine de contes aux objets magiques et commença à se faire des films. Il allait déterrer du fin fond d'une grotte un item surpuissant, une baguette de Sureau bis, un baromètre ensorcelé qui faisait tomber la pluie. Il avait pas tellement grandi en fait. Tant que l'histoire était belle et promettait, il y croyait dur comme fer. Il dressa la liste des endroits hypothétiques, recoupa cette dernière avec les informations glanaient dans les légendes. Il n'avait plus que trois lieux et un potentiel objet. Pas l'objet le plus puissant du monde mais un bidule non négligeable.

Il était donc tout sourire quand il sortit de la bibliothèque au bout de ses trois semaines de recherche - entrecoupées par des pauses pipi/cours/boulot parce qu'il fallait pas déconner - symboliquement, il prit la peine de faire six pas dans la rue avant de transplaner. Direction Pré-au-Lard pour prendre quelques canettes de Gnomixtur' à l'insu de Phoebe puis pour se trouver un super compagnon de quête. Parce qu'Ebenezer avait retenu une chose de ses nombreuses lectures, on avait toujours besoin d'un plus c*n que soit prête à se sacrifier/se faire duper/servir d’appât lorsqu'on partait à l'aventure. Et comme de son point de vue, tout le monde était plus c*n que lui, ça n'allait pas être très difficile à trouver.

En effet, nul problème à aborder des débiles dans la rue à embarquer dans son épopée sauf qu'ils s'évertuaient à refuser ces imbéciles. Alors oui, Ebenezer ne devait pas avoir l'air fiable avec ses cernes de compétitions et son sac qui faisait gling-gling à cause des canettes dés qu'il bougeait d'un chouïa, mais quand même. Il leur promettait une montagne d'or de farfadets et on lui disait non. Il leur racontait qu'ils seraient des héros aux yeux du monde entier et on lui rétorquait de se tenir loin des gosses et des gens tout court. Le brun en était presque triste mais n'abandonnait pas. Il était beaucoup trop motivé à trouver son trésor. Alors, il accosta une nouvelle sorcière qui n'avait pas l'air bien vieille.

- Dis ? Tu aimes les chasses aux trésors ? On partage le butin...
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Kohane Werner
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Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Kohane Werner, Lun 5 Juin 2017 - 23:16



   

   

Journée d'ennui profond
alors que je referme derrière moi la porte des Trois Balais,
de ce bar encore agité
mais fini le service pour aujourd'hui !
La flambeau filé aux collègues, je décide d'aller perdre mes pas le long des trottoirs de Pré-au-lard parce que je n'ai pas grand chose d'autre à faire.
Errer comme une épave fantôme sur cette terre, c'est parfois ce que je fais de mieux.
Ce que je sais faire de mieux.
En attendant.
Que la roue tourne.
Et que les vents changent de direction.

Je croise des visages. Mais personne de connu.
En temps normal, je me serais dit tant mieux. Au moins l'assurance qu'on me foutra la paix et que je pourrai marcher à ma guise dans ce silence morne que j'affectionne tout particulièrement ces derniers temps. Parce qu'il devient ma façon à moi de faire la g*eule au monde et aux autres, de grincer des dents devant mes parents et de fusiller du regard le reste de la famille.
Mais aujourd'hui fait exception.
Epuisée, peut-être, de mener cette lutte solitaire contre tout.
Envie d'un peu de compagnie.
Pour égayer un morne ennui.
Je serais même prête à supporter la plus embêtante des compagnies -enfin jusqu'à une certaine limite, bien évidemment.
Mais déambuler, enclume de rien sur les épaules commence à me fatiguer.

Pourtant, personne que je pourrais retenir dans la rue pour proposer une quelconque activité.
Pas un visage connu pour blablater.
Seulement le triste et banal spectacle des gens qui s'en foutent des autres et de bâtiments tous semblables qui défilent au rythme de mes pas.
Rien pour venir perturber ce tableau qui m'ennuie.



 

Rien

jusqu'à la voix qui m'aborde, le type qui débarque, déboule et m'accoste avec une question des plus surprenantes.
Surprise, je lève les yeux sur un gars un peu plus âgé que moi sans doute mais pas bien vieux quand même. Un visage qui ne me parle absolument pas, un regard qui m'est inconnu.
C'est qui, c'type ?
Et pourquoi vient-il me parler comme ça ?
Puis c'est quoi c'te question ?
C'est comme ça qu'on aborde quelqu'un dans la rue ?
Il a un petit grain qui va pas dans sa tête ou quoi ?


Voilà le genre de questions qu'un esprit sensé aurait sans doute dû se poser.
Le genre de questions que toute personne auxquelles toute personne se faisant ainsi accoster dans la rue aurait songé.
Pas moi.
Pas de suite, en tout cas.
Première pensée : chouette, quelqu'un !
Une chasse au trésor ? J'sais pas trop de quoi il parle, quel trésor il veut chasser tout ça mais ça va faire une occupation. J'arrêterai de m'ennuyer. Déjà un bon point.
Et qui est-il ? Je n'en sais rien, je m'en fiche pour l'instant, son indentité ne pèsera en rien dans la balance de la décision et de la réponse.
Quant à savoir si un grain de folie agite son esprit dans tous les sens, cette interrogation ne me traverse même pas. Non pas que j'en croise tous les jours, des gens qui vous propose des chasses au trésor sans même vous connaître. Juste que pour moi, aucune proposition n'est folie. Elle est juste soumise à l'acceptation ou non, pas au jugement de valeur.

Alors sans trop hésiter, un sourire vient fleurir sur mes lèvres :
-Une chasse au trésor ? Pourquoi pas. J'm'ennuie ; ça pourrait bien me faire une occupation.
Un, deux, deux pas et demi en avant.
Puis je m'arrête et tourne de nouveau mon regard vers l'inconnu.
-Il est où ton trésor ? T'as une carte ? Des indications laissées par celui qui l'a caché ? On prend la mer comme des pirates ?
Autant de questions qui ne peuvent dissimuler mon excitation.
L'idée de partir en quête d'un truc -quel qu'il soit- me rend tout joyeuse.
Sans doute parce que ça sort du banal et que le banal, je n'en peux juste plus. Ca me rend malade, à la fin. J'ai besoin de vivre, bouger, exister, vibrer et frissonner. Non de rester cloîtrée dans le rôle que famille et société veulent bien m'offrir.

Je croise mes main dans mon dos, en l'attente de savoir la suite.
Où.
Quand.
Comment.
Quoi, aussi, ça pourrait être intéressant.

-Et au fait, aventurier, je reprend après un court temps, c'est quoi ton p'tit nom, que je sache avec qui j'ai l'honneur de faire équipe ?



/Rp toujours en cours. Ebou est juste en retard. Ne pas poster svp Ange\
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Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Ebenezer Lestrange, Lun 31 Juil 2017 - 16:35


Et la sorcière dit oui parce que sinon l'histoire tournait court et que ça aurait été triste. Voilà, Ebenezer n'était plus tout seul dans sa splendide quête. Il lui rendit son sourire, il était d'humeur à sourire et lui tendit une canette de Gnomixtur' pour sa bonne réponse. Mais la fille décida de redevenir normale, elle avait après tout déjà fait sa BA du jour en acceptant il ne fallait pas trop lui en demander. Partir du principe que normal est synonyme de moulin à parole. Imaginer la tronche d'Ebenezer dés la première question.

- Doucement ! Tu crois quand même pas que je vais tout te dire ! Tu pourrais essayer de me doubler...

Regard suspicieux. Il serait fort triste qu'Ebenezer en révèle trop et se retrouve attristé et délaissé de son trésor déjà adoré. Dieu qu'il s'égarait. Il sortit la carte et la montra à la fille en veillant à ce qu'elle ne pose pas ses sales pattes dessus. L'ébauche dessinée n'était de toute façon pas assez précise pour que l'on reconnaisse le lieu du premier coup d’œil. Lui, il avait la liste des plages qui pouvaient correspondre mais il se garda bien de le dire.

- Alors on va y aller en transplanant ! Parce que le bateau ça me donne envie de vomir. Le transplanage aussi remarque mais c'est plus rapide. Ou alors on peut y aller en moto volante mais on en a pour trois semaines.

Et trois semaines parmi les grains de sable, c'est comme l'éternité: c'est à dire très long surtout vers la fin. Cela promettait moult gravillons dans les chaussures, du vent froid tout salé en pleine tronche non stop et pas de baignade car eau à moins quarante degrés. Brrr, non merci, très peu pour lui. Ce serait du transplanage option escorte comme ça la fille ne saurait pas exactement où ils se situeraient. Qu'il était intelligent.

- Moi, je suis Ben, et toi ? Il lui donna même son nom de scène, il était prudent, les rageux diront parano. On y va ?

Il lui présenta son bras et se concentra sur la première destination. Une plage un peu perdue avec un rocher qui avait vaguement la forme d'un crâne. Comme indiqué sur la carte. Sauf qu'Ebenezer avait beaucoup d'imagination alors il avait dix plages au moins qui présentaient un rocher avec une forme de crâne. Il y en avait même une qui en avait un qui ressemblait à un tibia, le sorcier avait trouvé ça tellement cool qu'il l'avait ajouté à la liste. Après tout, ce n'était qu'un petit détour vu le nombre de lieux possibles et plausibles. Mais haut les cœurs ! Ils étaient pirates aujourd'hui, même si Ebenezer n'avait pas assez de dents en or et que la fille n'avait pas actuellement le scorbut et une jambe de bois, alors ils ne pouvaient que triompher.
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Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Kohane Werner, Ven 1 Sep 2017 - 10:11




LA d'Eb accordé

Il a l'air méfiant, le sorcier-pirate. En même temps, il a raison. Faut jamais donner toutes les cartes en main d'un inconnu. Sait-on jamais ce qu'il pourrait en faire. Les aventures de pirate regorgent d'histoires de matelots lâchement abandonnés par leurs pairs après avoir déniché le trésor. On les balance à l'eau et voilà, un de moins !
Du coup, j'peux pas trop lui en vouloir. De pas tout me dire. Même si, au fond de moi, je sais pertinemment que je ne le doublerai pas. J'suis pas comme ça, moi. En plus, j'sais même pas trop ce qu'on cherche...
Je contemple son regard suspicieux sans rien dire. Puis il sort une carte qu'il me montre. Je tends le cou pour regarder ; il semble pas vouloir la laisser entre mes pattes de lionne. Je regarde donc. Mais sans toucher. Voilà.
Je plisse les yeux. Tourne la tête de l'autre côté, histoire de voir l'ébauche de plan sous un autre angle. Y'a pas beaucoup d'indications précises. Ca pourrait être n'importe où, ça.
Mais je suppose que mon acolyte pirate en sait plus qu'il ne veut le dire. Il doit donc avoir plus d'infos que cette carte. Il veut juste pas les partager. Méfiance, méfiance. Vigilance constante, comme dirait l'autre.
Il déclare alors qu'on ira en transplanage ! Il a raison, le bateau, c'est long. Enfin... tout dépend de où on va, hein. Mais s'il compte aller à l'autre bout du monde pour dégoter son trésor, mieux vaut transplaner. C'est quand même drôlement pratique, ça. Les sorciers sont des génies. Ils passent pas des heures et des jours dans les transports, eux, au moins.
Enfin, après avoir parlé de sa moto volante -qui nous aurait amenés au point voulu en plusieurs semaines, beaucoup trop long, quoi- il finit par se présenter. Ben. Qu'il dit. Ca doit être un diminutif, ça. Ca peut être Benoît. Ou Benjamin. Ou Bénédicte. Mais bon, là, ça voudrait dire que ses parents ont eu quelques petits problèmes à sa naissance, qu'ils ont cru qu'il était une fille ou qu'ils voulaient tellement avoir une fille qu'ils lui ont donné un prénom féminin.
Bref.
En fait, ça n'a rien à voir avec notre histoire, ça.

-Moi j'suis Ko.

Restons dans les diminutifs ! Kohane, ça peut être long quand on a la flemme de dire deux syllabes. Ko, c'est simple. C'est deux lettres, en plus. On fait difficilement plus court.
Il me présente son bras pour que je m'y cramponne.
Compagnon pirate, c'est parti !
Il se concentre puis

CRAC

nous voilà partis, déjà réapparus. Avec quelques nausées, l'esprit sait plus trop où se poser pendant quelques dixièmes de secondes. J'ai toujours de mal à m'habituer au transplanage, pourtant, je l'utilise souvent. Mais j'crois que le pire c'est quand c'est un autre qui transplane et que moi, j'm'accroche juste. C'est... pas la même sensation. Et c'est bof, hein.



Les deux pieds dans le sable, je regarde autour de nous.
C'est désert, par ici. Pas une personne à l'horizon. Pas de bateau non plus. Il est clair qu'on aurait eu plus la classe à bord d'un bateau pirate, terre en vue ! et on se serait approchés la voilà enfin, l'île au trésor et on aurait sauté sur le sable chaud, sûrs de nous, sûrs du but.
Eh non, ce n'est pas ainsi qu'on a débarqué. On a surgi de nulle part, comme ça, pouf, ça peut être aussi impressionnant, remarquez. On a juste pas trop la classe parce que le transplanage, ça donne le mal de mer sans être sur la mer. Mais on est arrivés ici plus vite que n'importe qui ! Et dans une course au trésor, la vitesse c'est quelque chose d'hyper ultra important.
Je commence alors à faire quelques pas sur le sable ; mes pieds s'enfoncent et y'a des grains qui se glissent dans mes chaussures. Roh, par Merlin et crotte de bique ! Ca va gratouiller dans mes chaussures. C'pas très sympa, ça. Mais je suppose que la découverte d'un fabuleux trésor vaut bien quelques sacrifices.
On a toute une étendue de sable à explorer. Ca fait beaucoup beaucoup. On est deux, oui. Mais quand même. Ca fait toujours beaucoup.
Je sors alors ma baguette un prononce un petit #accio trésor. Sait-on jamais. Bon, en fait, ça marche pas parce que je sais même pas trop à quoi il ressemble, notre trésor. J'imagine un genre de coffre fermé à double, non, triple, que dis-je, quadruple tour ! Un gros coffre qu'on forcera pour découvrir tout plein de pièces d'or. Et des bijoux. Et des choses assez étranges qui ont une utilisation inconnue mais qui doivent bien valoir leur pesant d'or.
Malgré tout, rien ne se manifeste sous mon accio.
C'est peut-être pas la bonne chose que j'appelle.
Plus qu'à se retrousser les manches et y aller, c'est ça ?

Inspirer, expirer, allez, courage ! Volonté ! Un trésor est à la clé !
Comme j'ai pas trop envie de me salir les mains et qu'en plus, j'ai pas de pelle -coup d'oeil à mon acolyte pour voir s'il a prévu une pelle, lui- je décide de la faire à la mode sorcière plutôt que pirate. C'est-à-dire des #defodio par-ci, par-là, histoire de creuser des trous et de voir ce qu'il y a sous tout ce sable.
Et nous voilà partis, à creuser, creuser.
Je me mets même à l'appeler, ce trésor.

-Petit, petit ! Allez, montre-toi !

Bah quoi ?
Vous saviez pas que les coffres ont des oreilles ? Et qu'ils nous entendent. Nous regardent, aussi. Pas avec leurs oreilles, évidemment. Avec leurs yeux. Oui, ils ont des yeux. Parfaitement ! Et si on est assez gentils avec eux, ils peuvent se révéler d'eux-même à nous. Venir nous trouver pour qu'on les emmène dans nos bagages.
Doooooonc
j'essaie d'être gentille, de l'amadouer. Si coffre il y a.

-Allez, viens petit, on sera très gentils avec toi !

Et bim, encore un trou ici qui ne montre rien d'autre que du sable.
Triste de vie.
Bon, allez, la plage, c'est fini. Et si on inspectait le rocher ? Ben semble lui trouver une forme de crâne. Ouais... c'est vrai qu'en regardant un peu comme ça... oui... comme ça... y'a un crâne un peu bizarre. Paraît que y'a même l'os, là. Un vrai repère de pirates, ici !
Encore quelques minutes à fouiller aux alentours du crâne-rocher. Mais pas grand-chose. J'hésite à faire exploser le tout d'un #bombarda. Mais me retiens.Si jamais le coffre est dans les parages, il pourrait prendre peur. Et alors là, fini la chasse au trésor !

Déception.



Y'avait rien, ici. On a retourné la plage sans succès.
Y'avait même pas une petite, toute petite pièce d'or !
Pff...
Mais Ben semble avoir d'autres lieux en tête. Ici, ce n'était qu'une possibilité parmi tant d'autres. Il y a donc encore un espoir. Ailleurs. Plus loin.
De nouveau, son bras, le transplanage, et nous voilà repartis !
Ouh... encore un mal de mer alors que y'a même pas de bateau.
Et une nouvelle plage. Recherche et enquête.
C'est fatiguant, à force. Creuser, creuser, appeler le coffre qui ne vient pas et fouiller toutes les pierres.
Nous voilà repartis.
CRAC encore une fois.
Le sable défile. C'est jamais le même sable. Mais du sable quand même. Et, à chaque fois, un rocher qui ressemble à un crâne. Mais celui-là est vachement gros, planté au beau milieu de la mer. Puis il y ressemble beaucoup, je trouve. En plus, on dirait qu'il est creux, l'énorme rocher. On doit pouvoir rentrer dedans. Fantastique cachette !

-A mon avis, si un pirate a planqué son trésor ici, il a dû le dissimuler là-bas.

Mon index pointe le crâne-rocher.
Ca vaut le coup d'aller jeter un coup d'oeil. Avant de retourner toute la plage.
Ni une ni deux, je saisis le bras de Ben sans même lui demander son avis et transplane jusqu'au rocher. Bah oui, pourquoi se mouiller en nageant jusque là-bas quand on peut s'y rendre instantanément et secs. Bon, certes, y'a le petit mal de crâne passager.
En effet, les orbites sont creuses. L'entrée d'un genre de grotte. On se croirait vraiment dans une aventure de pirates !

-Allez, moussaillon, allons voir ce qu'il se cache là-dedans !

Un #lumos parce que ça a l'air de faire vachement noir là-dedans et je m'engage, sûre de moi. Il y a peut-être des pièges. Après tout, on ne laisse jamais un trésor sans protection.
Ou peut-être qu'on va trouver ici des indices supplémentaires pour nous donner plus de précisions sur le lieu où est caché le coffre.
Toujours est-il que, selon moi, faut y aller. Pas l'choix !

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Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Ebenezer Lestrange, Mer 18 Oct 2017 - 19:10


Elle se présenta comme Ko. Ou Co, ou Qo. C'était dur de deviner à l'oreille. Ça faisait un peu poule comme nom mais il se garda bien de le dire pour être poli. Un pirate bien élevé était un pirate original et lui aimait bien l'originalité. Bref, Ko & Ben, Ben & Ko, à la recherche du super trésor méga cool qui n'existait éventuellement pas. Ensemble, ils allaient conquérir les mers en buvant des potions contre la nausée et du rhum, puis leur bateau volerait et ils partiraient toujours plus loin pour retrouver le One Piece. Voilà, ça allait être tout beau comme expédition. Tout beau et tout grandiose et l'air marin qui les entourait était de bon présage. Enfin, c'était ce qu'il se disait mais actuellement, le petit vent senteur algue ne calmait pas trop son envie de vomir post-transplanage. Il fit un ou deux pas chancelant et, déjà, sa camarade le déçut.

Elle avait sorti sa baguette pour lancer un Accio trésor ! Bah voyons ! Genre un trésor magique s'attrape avec un simple sortilège. Il lui lança un regard condescendant et sortit à son tour sa baguette pour déranger sable et galets à la recherche d'un coffre en bois parce que les trésors de pirate sont toujours dans des coffres en bois. Ce qui allait à l'encontre de son amour pour l'originalité mais on allait dire que c'était l'exception. La brune retrouva un semblant de jugeote et entreprit de creuser à la bourrin sorcière. Enfin une action utile. En retrait, Ebenezer se contentait de la regarder. C'était un ex-serdaigle, il n'était bon qu'à la supervision.

- Hmm, creuse par là au lieu de parler à un truc qui ne te répondra pas ! s'exclama-t-il en lui montrant un coin de plage non encore retourné.

Sérieusement, elle s'adressait à un trésor. Genre, si le trésor parlait, il aurait envisagé d'aller le chercher... Tsss. Bon, pour la défense de Ko, elle ne connaissait pas son penchant très prononcé pour l'asociabilité.

Bientôt, tous les coquillages du coin furent dérangés. Ils avaient fouillé partout. Même Ebenezer s'y était mis et pataugeait pieds nus dans les vagues pour regarder du côté du sable mouillé. Ils ne trouvèrent rien. Plus que x lieux à visiter. Il tendit son bras à la sorcière pendant que dans l'autre main il tenait ses chaussures. Elles seraient oubliées à la prochaine plage.

Hop ! Nouveau lieu à fouiller. Il sortit deux gnomixtur' de son sac et en fila une à Ko. Il ne fallait pas se déshydrater, ça limiterait le rendement. Puis il fallait bien de la boisson aux pirates, surtout qu'ils firent dix plages d'affilé sans trouver autre chose que des carapaces de crabes et des os de seiche (si l'on admet que l'on trouve ce genre de choses sur les plage britannique, j'ai des lacunes à ce sujet).

Il avait de plus en plus envie de vomir à cause du mélange air marin-gnomixtur'-transplanage. Son teint était d'un joli verdâtre au point qu'il s'éloigna de quelques mètres quand la plage changea de nouveau. Il revint l'air un poil plus frais et s'ouvrit illico une nouvelle canette de boisson de gnome pour faire passer le goût. Il s'était même arrosé le visage d'eau froide pour l'occasion. Enfin il regarda la plage. Oh, il la sentait bien. Le caillou cranesque était beau et hurlait "Visitez moi, visitez moi" si fort que Ko capta le message. Et CRAC, nouveau transplanage, surprise cette fois. Il la haïssait sur ce coup là.

- Et, je suis pas le moussaillon moi !

Il ne mit pas beaucoup de cœur à sa déclaration parce que ledit cœur était occupé à essayer de lui sortir par la bouche. Résultat, il se trouvait à traîner des pieds derrière la brune le temps d'aller mieux. L'orbite du crâne/roche formait l'entrée d'une caverne et ils s'y précipitèrent comme des c*ns sans assurer leurs arrières. Résultat, le sol s'ébranla et des rochers tombèrent pour couper toute retraite. Ebenezer avait fait un bond de trois mètres en entendant le bruit des impacts. Ça le sortit de sa torpeur et il quitta l'état nauséeux-comateux du pirate d'eau douce pour celui énergique du gosse surexcité en pleine chasse au trésor.

- A nous le trésor !

Parce qu'il semblait désormais clair que le trésor se trouvait ici, sinon il n'y aurait pas eu d'entrée piégée. CQFD. Il prit la tête de l'exploration, baguette à la main, démarche de chat de gouttière furtif. Il n'avait pas trop peur de tomber sur un monstre, peut-être qu'il devrait mais l'histoire n'en est pas encore là.

Ils tournèrent à droite, puis à droite, puis encore à droite ce qui faisait au final un joli rond. Bon. C'était pas gagné. Il n'y avait pas l'air d'avoir autre chose dans cette grotte que la forme d'une orbite en creux. On entendait au loin de l'eau tomber à intervalles réguliers. Ploc, ploc, ploc. Pfff, c'était d'un ennui. Plus qu'à transplaner dans l'autre œil. Sauf qu'il s'avéra qu'un sortilège empêchait toute sortie magique du lieu. L'obscurité sembla se renforcer et des lettres se mirent à luire dans le noir.

Vous voulez le trésor,
Vous aurez la mort


- C'est quand même vachement cliché comme message, tu ne trouves pas ?
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Re: Sur le sable fin des plages de Grande-Bretagne

Message par : Kohane Werner, Mar 5 Déc 2017 - 23:37




Sorry du retard :mm:

Au vu de la tête que tire Ben, il doit pas être hyper à l'aise en transplanage. Pourtant, on n'est pas allés trop vite, je trouve. Puis il avait même prévu le ravitaillement à coup de canettes de Gnomixtur. Breuvage dont je ne suis pas spécialement adepte mais qui permet tout de même de déshydrater quelque peu une gorge asséchée par l'air marin doublé d'un transplanage régulier. Malgré tout ça, il a vraiment pas un bon teint. A mon avis, il n'était pas normal qu'il soit aussi vert. Maintenant, sa drôle de couleur est un peu passée. Mais ce n'est pas un rapide. Je l'entends traîner des pieds derrière moi, sans doute le temps de se remettre de ces émotions.
En attendant, je plisse un peu les yeux pour scruter les recoins sombres. Un mince raie de lumière nous parvient par l'ouverture de l'orbite mais cela est loin d'être suffisant. Soudain, plus de lumière du tout. On a à peine avancé que déjà, tout s'effondre dans un grand fracas.
Ben sursaute littéralement, j'crois qu'il aurait presque pu décoller telle une fusée avec son bond. A côté, je ne suis pas en reste et mon cœur fait un quadruple saut périlleux dans ma poitrine -j'ai peur qu'il ne se barre en compagnie de fusée-Ben, ce serait bête quand même, se retrouver sans cœur à cause d'un bond trop puissant... triste mort.
Mes pensées s'emballent et je me dis que, si ça se trouve, va y avoir une série de catastrophes, pièges en chaîne en quelque sorte et qu'on va se retrouver épinglés au mur de la grotte, dans un sens propre, réellement cloués par des pieux sortis de nulle part, à nous vider lamentablement de notre sang pour avoir cherché un trésor dont nous ignorons même la nature.
Mais
Non
Après l'écroulement, le calme, le silence, avant la voix emprunte d'enthousiasme : Ben va apparemment mieux, il reprend la tête de l'expédition d'un pas plus ferme, plus assuré, moins maladif que tout à l'heure.
Sans mot dire, je trottine à ses côtés, tous sens aux aguets.
Si l'entrée était piégée, de fortes chances pour que d'autres trucs dans le même genre soient dissimulés autre part.
Calant mes pas dans ceux de Ben, on marche, on marche, on tourne, on marche, on fait un rond et puis... rien.
Arrivés à ce point-là de notre histoire, je commence à me dire que c'était pas piégé, c'était juste un accident et y'a rien ici. Proposition d'aller plutôt voir l'autre œil, allez, c'est parti ! On aura peut-être plus de chance, qui sait.
Toute contente, je vais pour transplaner avec Ben quand
Nous restons à la même place. On ne s'est même pas déplacés d'un poil. C'est quoi cette histoire ? Depuis quand la magie est interdite ici ?!
Je réalise soudain que, qui dit plus de magie dit inutilité de la baguette. Donc vulnérabilité plus forte en cas d'attaque. Et surtout, pas de lumière, pas de lumos. Ce qui peut s'avérer problématique pour repérer le trésor étant donné que, un, il fait quand même super noir ; deux, on n'est pas nyctalopes, que je sache, donc on a besoin de lumière.



Alors que je me fais cette réflexion, quelque chose déchire légèrement le voile du noir et des lettres apparaissent, brillantes, lumineuses, deux lignes, deux phrases, que je lis rapidement.
Froncement de sourcils.
Et Ben qui fait remarquer que, quand même, c'est vachement cliché.
Ca, c'est sûr. On se croirait vraiment dans une histoire de pirates tout ce qu'il y a de plus banal, dans cette quête au trésor où les indices sont semés partout mais il faut savoir les voir, les comprendre, les interpréter.

-Ca signifie alors qu'il y a bel et bien un trésor ici ? je réfléchis tout haut. Ou alors au contraire, c'est un leurre. On nous fait croire qu'il est là alors qu'il est ailleurs et qu'il faut...

Je m'interromps brusquement.
Mes yeux visitent la pénombre de la grotte avant de retomber sur Ben.

-De toutes façons, on peut pas sortir d'ici. Alors autant chercher là où on peut.

Je fais quelques pas, tâtant vaguement la paroi dans le noir.
Mes pensées turbinent et s'emmêlent.

-Pourtant, je n'ai rien repéré, tout à l'heure. Cette portion de grotte me semble assez vide et...

Ma main rencontre soudainement un truc inconnu et voilà que je déloge quelques créatures ailées dignes de ces classiques de la grotte et du trésor : un nuage de chauve-souris mécontentes s'envolent et moi, sursaut, s'agripper au bras de Ben dans un instinct de protection :

-Merlin y'a des trucs dans l'noir !

Un temps, que mon cœur se calme.
Reprendre une respiration normale.
Essuyer son front -pfiou, la frayeur !
Je me demande si les deux orbites ne sont vraiment pas reliées. Faire un petit tour à nouveau, toujours tourner dans le même sens et faire un rond. Sans trouver de passage.
Une soudaine angoisse me prend : si on trouve pas de passage, étant donné que notre magie s'avère inutile ici, on risque vraiment de finir par crever ici, pas forcément épinglés au mur mais plutôt tout desséchés et personne ne nous retrouvera jamais ; personne sait qu'on est là.
Espoir, je tapote la paroi. Elle est peut-être ultra fine et la détruire sera possible. Mais elle est loin de sonner creux puis, de toutes façons, la détruire mais avec quoi ? Une canette vide de Gnomixtur ?
Soupir.
M*rde.
On s'est quand même bien faits avoir.
Sentant la panique de rester à jamais enfermés ici monter, je recommence à marcher. Le trésor devrait pas être loin non plus. Sauf si ce message n'est qu'un leurre. Le piège aussi. Ou alors y'a un passage secret reliant l'orbite à un autre point du crâne. Un passage nous permettant, de un, de partir, de deux, de trouver peut-être le fameux trésor.

-Eh, tu crois pas qu'il puisse y avoir des portes dérobées, quelque chose comme ça ici ?

Sans même attendre sa réponse, je refais le même rond décrit déjà deux fois, ce circuit qui ne nous a rien apporté d'autre que des chauve-souris.
Mais en cherchant cette fois ce qui pourrait nous être caché. Non plus chercher ce qu'on peut voir. Mais au contraire ce qu'on ne peut pas voir.
Les yeux n'étant plus d'une grande utilité, j'essaie de me concentrer sur les autres sens. Toucher chaque parcelle de la paroi. Les pieds traînants un peu, lente avancée.
Jusqu'à l'emmêlement des jambes et le pied qui se prend dans quelque chose. Bordée d'injures adressées à tout l'univers alors que je me rattraper in-extremis pour éviter de se faire trop de bobos en tombant. Nouvelle bordée d'injures alors que je cherche ce qui m'a fait tomber.

-Oh !

Ma main, tâtant le sol, repère quelque chose de différent.
Comme un tout léger relief.
Une plaque de pierre qu'on a posée au milieu de la pierre mais dont les contours sont nets au doigt. Comme une dalle amovible qui ne demande qu'à être bougée pour révéler ses intestins, son ventre, son intérieur. Une sortie ? Une autre salle ? Une cale à trésors ?

-J'crois qu'on peut déplacer ce truc ! Mais va falloir m'aider, c'est pas comme si j'avais des muscles en béton, moi.

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