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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Rencontre Nocturne
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Harmony Lin
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Harmony Lin, Jeu 25 Aoû 2016 - 19:24


Ce soir, je suis dans les couloirs. J'erre, sans vrai but. Je cherche juste un peu d'air. Je n'en peux plus de ma chambre, dans laquelle je reste si souvent ces temps-ci. Je n'ai pas envie de me mêler aux gens dans la Salle Commune, ils sont trop bruyants. Et puis, ils pourraient voir que je ne vais pas bien. Certains s'en sont déjà rendu compte même s'ils n'ont pas osé me poser de questions. Alors je tourne et je tourne dans les étages, laissant mon esprit me contrôler et mes jambes me conduire la où elles le voudront. Je ne suis même plus sûre de l'endroit où je suis. Je suis perdue. Dans mes pensées. Dans mes sentiments. Dans ma vie.

Je repense, encore et encore, au meurtre de mon grand-père. Ce souvenir hante mes nuits et mes jours. Mais je repense aussi à l'homme masqué, à Poudlard, qui a failli me tuer. Je repense à sa promesse, celle de ne pas me tuer. Et je doute. Je voudrais le croire mais je n'y arrive pas. Après tout, il m'a fait vivre l'enfer. Pourquoi m'épargnerait-il maintenant ? Ça ne peut pas être de la pitié, sinon mon grand-père serait encore en vie. Alors pourquoi ?

Et tandis que j'avance, mon cerveau déconnecté de mon corps, un bruit parvient à mes oreilles. On dirait... Quelqu'un qui pleure... Je fronce les sourcils. J'avance doucement. Prudemment. Je reprend le contrôle de mon corps. Je me demande qui c'est. Une porte est ouverte. Une salle de classe. Je regarde à travers l'embrasure et je remarque une jeune fille assise sur une table. Elle a les jambes repliées sur elle-même. C'est la source du bruit entendu.

En essayant d'être le plus discrète possible, j'ouvre un peu plus la porte et je me faufile dans la salle. Mes pas sont discrets. Elle va peut être m'entendre mais j'en doute. Enfin, je ne sais pas. Si je me fie à mes propres expériences, dans ces moments-là, je suis comme perdue. Je n'entend rien. Je ne vois rien. Une fois que je suis devant elle, je pose doucement ma main sur son épaule. Je suis la pour elle. Je ne la connais pas mais je ne sais que trop ce que c'est que la douleur. Ce que c'est que d'avoir besoin d'une épaule. D'une oreille. Les maisons ne comptent plus. L'âge non plus.

J'imagine un instant qu'elle va me dire de partir. De la laisser tranquille. Si c'est le cas, je le ferais. Je respecterais son choix. Mais j'espère que je pourrais l'aider. Car ça pourra peut être aussi me faire du bien. De penser à autre chose qu'à mes propres problèmes. Alors je décide de lui adresser la parole. Peut-être réagira-t-elle bien ?

- Ça va ? Tu veux en parler ?
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Rose Layroy
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Rose Layroy, Sam 27 Aoû 2016 - 11:41


Les larmes continuaient à perler abondamment sur son visage enfantin. Ses yeux étaient devenues rouges sous le frottement de ses mains et quelques mèches de ses cheveux s'étaient humidifiées. Elle ne devait pas être très belle à voir mais elle s'en fichait. La beauté est tellement subjective et à son âge elle ne savait pas trop encore à quoi cela pourrait bien lui servir. L'intelligence est beaucoup plus importante. De toute façon personne ne la verrait dans cet abominable état et donc elle pouvait totalement se lâcher sans craindre aucune moquerie, même si, noyée dans ses larmes, elle pensait plutôt à sa mère totalement déformée par la folie. Ses pensées étaient si vague, si confuse qu'elle n'entendit pas le danger venir ou peut-être l'aide ? Elle ne savait plus trop ce qui était bien de ce qui était mal. Une main se posa sur son épaule la faisant tressaillir. Elle releva la tête et essaya d'arrêter soudainement ses larmes. Pourtant sa vision était totalement floue et elle ne voyait pas qui était en face d'elle. Elle essaya de s'essuyer rapidement les joues, voulant cacher son chagrin mais c'était trop tard. La voix dit alors :

_Ça va ? Tu veux en parler ?

C'était une voix féminine. Toute douce, toute calme. Aucune animosité ne semblait provenir d'elle. Sa vision était tellement trouble qu'elle n'avait que cette voix pour la guider. Est-ce qu'elle allait bien ? Non, elle n'allait absolument pas bien. Elle n'arrivait plus à manger, elle était triste tout le temps et elle avait du mal à contenir ses émotions comme elle le faisait si bien avant. Est-ce qu'elle voulait en parler ? Elle n'en avait aucune idée. Même si en ce moment elle essayait de s'ouvrir aux autres elle n'en avait pas encore l'habitude. Dire ce qu'elle ressentait... elle édulcorait bien trop souvent la réalité pour savoir ce qu'elle ressentait vraiment. Lui dire que tout allait bien ? Un mensonge tellement énorme qu'elle le verrait aussitôt. Peut-être que cette fille pouvait être un début à tout. Peut-être que partager ce qu'elle ressentait lui ferait du bien. Ne plus avoir tout ce poids sur la conscience. Le partager un peu. Quitte à raconter ses malheurs et ne pas être jugé autant le dire à une inconnue. C'est donc la voix tremblante que la jeune fille répondit :

_Je... je me sens tellement seule...

Contre sa volonté des larmes recommencèrent à couler sur les joues rouge de la jeune fille. Reprise par un élan de sanglot, la jeune fille se cacha le visage entre ses mains et se remit à pleurer. Elle se sentait tellement ridicule. Paraître si frêle et fragile. Paraître enfin comme une petite fille de douze ans, elle n'en avait pas l'habitude. Les mots coinçaient au travers de sa gorge et elle avait du mal à se calmer.
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Harmony Lin
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Harmony Lin, Mer 21 Sep 2016 - 2:21


(Désolé pour le retard :( J'avais oublié de surveiller le sujet :'( )

Le silence. Au moins, elle ne me repoussais pas. Et elle n'avait pas retiré son épaule de ma main, c'était un bon début. Cette fille, qui semblait à peine plus jeune que moi, était vraiment triste. Ma question était bête. Bien sûr que ça n'allait pas. Mais bon, il aurait été difficile de dire autre chose sachant que je ne la connaissais pas. Je la regardais avec compassion. Sa douleur me faisait mal à la poitrine. J'avais envie de l'aider mais je ne pouvais rien faire si elle ne me disait pas le fond de sa pensée.

- Je... je me sens tellement seule...

La jeune fille... Elle avait dit ça d'une voix tremblante et s'était remis à pleurer juste après. Elle se cachait le visage et de longs sanglots sortaient de sa bouche. A la voir comme ça, j'avais l'impression qu'on piétinait mon cœur. Je me voyais moi, seule, le soir, espérant secrètement que le lendemain, je croiserais mon meilleur ami ou ma demi-sœur. Mais cela n'arrivait jamais. Alors pour une fois, je ne réfléchis pas. Je laissais faire mon instinct. Et deux secondes plus tard, je la serrais dans mes bras, cherchant à lui donner un peu de réconfort. Je ne faisais pas ça d'habitude. Surtout quand je ne connaissais pas les gens. Mais je savais que, à sa place, c'est ce dont j'avais besoin. D'un peu de chaleur. Alors je la serrais, doucement, timidement, et dans un murmure, j'essayais de la consoler et de lui faire comprendre qu'elle n'était pas seule.

- Moi aussi ça m'arrive souvent ces temps-ci... Soyons seules ensembles, au moins pour ce soir.


Une proposition. Un espoir. J'espérais que ça la toucherait. Qu'elle serait d'accord. Et surtout, qu'elle se sentirait mieux et qu'elle arrêterait de pleurer. Je n'aimais pas voir les gens tristes. Les gens blessés. Car même si ça me faisait oublier mes problèmes, ça signifiait que d'autres en avaient aussi et ce simple fait ne me plaisait pas. Je la gardais dans mes bras encore un peu. Le temps qu'elle se calme. Elle pouvait me repousser si elle le voulait, je lui laissais le choix en desserrant un peu mon étreinte. Et doucement, sans la brusquer, j'essayais de l'aider.

- Qu'as-tu ? Pourquoi te sens-tu seule ?
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Rose Layroy
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Rose Layroy, Sam 24 Sep 2016 - 23:42


C'est alors qu'un corps chaud et bienveillant se colla contre celui de la pauvre âme égarée. Deux bras lui encerclèrent son petit corps tremblant. Doucement, gentiment, affectueusement. Qui était cette personne qui voulait la réconforter ? Chose encore plus étrange, la fillette aimait cette chaleur. Elle voulait même que l'inconnu la sert encore plus fort. Qu'elle aspire toute sa tristesse, toute sa peine, toute sa douleur. Un souffle chaud, une voix lui parvint de nouveau dans le creux de l'oreille.

_Moi aussi ça m'arrive souvent ces temps-ci... Soyons seules ensembles, au moins pour ce soir.

Comment cela pouvait-il être possible. Il y avait tant d'élèves dans cette école et pourtant il semblerait bien qu'ils soient plusieurs à se sentir terriblement seuls. Rose n'avait pas peur, elle ne craignait pas cette inconnue qui lui chuchotait à l'oreille. Rose ne se méfiait pas. Elle en était incapable de toute façon. Pourquoi ? Elle n'en avait tout simplement pas la force. Elle avait bien trop lutté. Depuis bien trop longtemps elle voulait oublier, faire comme si de rien était. Sourire, être joyeuse, donner l'illusion de la fragilité et de la naïveté. Une seule chose dans tout cela était réelle. Elle était bien plus fragile et vulnérable que ce qu'elle ne voulait l'admettre. Elle le sentait à présent. Ses larmes cessèrent petit à petit. La fillette reprenait un peu sa respiration, ce n'était pourtant pas encore le moment d'essuyer ses larmes.

_Qu'as-tu ? Pourquoi te sens-tu seule ?

La question fatidique. Si elle voulait recevoir de l'aide, se sentir moins seule, si elle voulait que cette horrible douleur qu'elle avait au fond de son cœur disparaisse il lui fallait parler. Parler sûrement comme elle ne l'avait encore jamais fait avant. Briser les règles qu'elle s'était forgées pour garder la tête haute et ne pas montrer sa douleur au grand public. Mais les choses avaient changé. Elle l'avait vu, cette fille si attentionnée, tout du moins dans son esprit confus elle semblait l'être. Elle l'avait vu trempé de larmes, recroquevillée sur elle-même comme un pauvre petit animal en cage. Elle l'avait vu dans son incroyable vulnérabilité. En parlant elle obtiendrait peut-être un peu de baume au cœur. De toute façon les mots sortirent tous seuls, l'esprit étant trop embrumé. Elle ne pouvait malgré tout pas lever la tête. Croiser les yeux de quelqu'un était encore trop dur.

_Ma famille me manque tellement... J'ai envie de les revoir. Que l'on se retrouve tous les trois, comme avant.

La frêle fut contrainte de faire une pause et renifla légèrement.

_Mon père n'est plus là... et ma mère... maman ne sait plus qu'elle en est une... elle a oublié son rôle de mère...

Deux grosses larmes coulèrent alors de nouveau sur ses joues pour se rejoindre au niveau de son menton et finalement retombèrent sur ses mains serrées l'une contre l'autre.

_Je n'ai personne à qui parler... Plus personne... plus vraiment...

C'était trop dur. Les larmes et les sanglots s'emparèrent de nouveau du petit corps.
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Harmony Lin
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Harmony Lin, Jeu 13 Oct 2016 - 19:43


La question posée, je desserre un peu plus mon étreinte pour pouvoir la regarder. Pour l'aider. Pour l'écouter parler. Pour la consoler et l'aider à avancer. Parce que j'en ai besoin moi aussi. Je l'aide mais psychologiquement, je m'aide aussi. C'est assez égoïste. Et pourtant, je lui fait un sourire encourageant. Sourire qu'elle ne voit pas puisqu'elle ne relève pas la tête. Mais je ne la brusque pas et ma main se replace à son endroit initial : sur son épaule.

- Ma famille me manque tellement... J'ai envie de les revoir. Que l'on se retrouve tous les trois, comme avant.

Je vais un petit sourire triste. Moi aussi j'en rêve. Je rêve de revoir ma mère, de la serrer dans mes bras. De lire des livres avec mon grand-père. Mon père ne me manque pas puisque je ne l'ai pas vraiment connu mais maman et Mark ont laissé des petits trous dans ma poitrine. Des trous qui ont du mal à se refermer. La fillette s'arrête de parler. Elle renifle. Je sors un paquet de mouchoirs pour elle mais je le garde dans ma main, voulant la laisser se confier.

- Mon père n'est plus là... et ma mère... maman ne sait plus qu'elle en est une... elle a oublié son rôle de mère...

Des larmes se remettent à couler sur son visage. Ses mains sont serrés l'une contre l'autre. Je pose ma main libre sur les siennes, comme pour lui montrer que je suis la. Elle n'est pas forcément chaude parce que je suis habituellement assez frileuse mais elle est douce. Ou en tout cas j'essaye d'être le plus délicate possible. Toujours pour ne pas la brusquer. Lui faire comprendre que je suis de son côté, qu'elle peut avoir confiance.

- Je n'ai personne à qui parler... Plus personne... plus vraiment...


Elle se remet à pleurer de plus belle. Mon visage est triste. Elle m'a tellement touchée que je suis sur le point de pleurer moi aussi. Mais il faut être forte. Et la consoler. Je ne dois pas pleurer avec elle, ça serait inutile. Alors je desserre ses mains l'une de l'autre et j'en prend une. De mon autre main, je lui tend le paquet dont un mouchoir sort, de sorte à ce qu'elle puisse facilement le prendre. Un silence règne. C'est bizarre mais je n'ai presque pas envie de le briser. Et pourtant, je le fais. Car je dois lui dire qu'elle n'est pas seule. Qu'elle n'est plus seule.

- Ma famille me manque aussi tu sais..?! Ma maman n'est plus là, comme ton Papa. Et je ne connais pas mon Papa. Mais ne t'inquiètes pas. Ici, c'est comme une nouvelle famille. Tu trouveras des élèves plus âgés qui veilleront sur toi comme des parents, d'autres de ton âges qui pourront être tes frères et sœurs de cœur et plus tard tu pourras aussi aider les nouveaux à sentir chez eux ici.

Je me tais. Je pense ce que je dis mais je sais très bien qu'il y a une limite à comprendre. Je sais très bien que Jade ne pourra jamais remplacer Maman, même si je tiens beaucoup à elle.

- Je sais que ça n'est pas la même chose. Que ça ne remplacera jamais vraiment ta famille. Mais tu n'es pas seule. Et tu as moi pour parler si tu veux. Je m'appelle Harmony.


Je fait un petit sourire, un sourire encourageant. (Si elle n'a pas relevé la tête,) Je lui relève le visage doucement. Si elle ne veux pas, elle pourra aisément se dégager. Mais je veux juste l'aider, elle doit le sentir dans mes gestes. J’essuie les larmes de son visage en prenant un mouchoir et je lui sourit à nouveau. Nous sommes juste toutes les deux. Si elle a envie de parler, je suis à son écoute.

Louanges:
 
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Rose Layroy
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Rose Layroy, Sam 22 Oct 2016 - 17:57


Des larmes chaudes coulaient à flot sur son visage mouillant par la même occasion sa petite jupe de serpent et une main fraîche sur ses mains tremblantes n'étaient que ce qu'elle avait pour se rattacher à la réalité. Les oreilles bouchées par la douleur, tremblantes et souffrante, elle avait envie que tout cela cesse. Elle avait envie d'entrer dans une malle et qu'on l'oublie à tout jamais là. Elle ne voulait plus souffrir. Elle avait envie que tout ce supplice soit aspiré par un autre et qu'elle oublie. Ne plus rien ressentir... quelle douce sensation cela devait être. Puis la voix, toujours aussi calme et douce, apaisante, comme venue des profondeurs de la terre. Elle voulait la sortir des ténèbres dans lesquelles elle s'était elle-même recluse.

_Ma famille me manque aussi tu sais..?! Ma maman n'est plus là, comme ton Papa. Et je ne connais pas mon Papa.

Les larmes sont de moins en moins présentes, elles ont presque desséchées ses yeux. Cela c'était ce qu'elle pensait mais cette fille avait attiré l'attention de la française. Souffrait-elle comme elle ? Non, ce n'était pas possible de ressentir toute sa douleur. C'était impossible. La violence d'entendre son cœur se briser ne devait pas être courant. Dites-moi que ce n'est pas courant !

_Mais ne t'inquiètes pas. Ici, c'est comme une nouvelle famille. Tu trouveras des élèves plus âgés qui veilleront sur toi comme des parents, d'autres de ton âges qui pourront être tes frères et sœurs de cœur et plus tard tu pourras aussi aider les nouveaux à sentir chez eux ici.

Aider les autres... Comment pouvait-elle aider les autres si maintenant elle n'arrivait pas à se relever seule ? Trouver une nouvelle famille ? Qui s'intéresserait à une jeune fille comme elle ? Comment d'autres pouvaient bien vouloir l'aider si elle-même ne leur faisait pas confiance ? La triste réalité était bien là, elle n'avait jamais fait d'effort pour considérer les autres comme des amies. Elle était une jeune serpent solitaire... Mais cette fille dont elle ignorait tout était là. Pourquoi d'ailleurs ? On ne s'embête pas des soucis des autres si on ne veut pas quelque chose en retour. Enfin, c'était se qu'elle faisait elle. Était-elle réellement en position de dire que ce qu'elle faisait était vraiment une bonne chose ? Elle avait déjà entendu parler de charité, de compassion, d'aide désintéressée... cela existait donc ?

_Je sais que ça n'est pas la même chose. Que ça ne remplacera jamais vraiment ta famille. Mais tu n'es pas seule. Et tu as moi pour parler si tu veux. Je m'appelle Harmony.

Harmony... Les larmes ont laissés place à une fine pellicule sèche sur le visage poupin de la petite. Elle renifle et se saisit délicatement d'un mouchoir avec lequel elle se mouche avec aucune grâce. Les gestes de son aînée son amicaux et ce sourire... il lui fait penser à celui de sa mère... Un sourire transmettant toute une bonté. La petite se laisse essuyer délicatement le visage. L'aiglonne avait réussi à la calmer ce qui n'était pas une mince affaire. Reniflant une nouvelle fois et se mouchant encore la petite murmura :

_Enchantée, moi c'est Rose.

Elle croise les yeux de la jeune fille et désormais elle ne savait plus trop quoi faire. Qu'est-ce que l'on faisait lors de moments comme cela, lorsque quelqu'un proposait son aide ? Elle pouvait parler... Mais qu'est-ce qu'elle pouvait dire ?

_Je suis désolée que tu m'aies vu dans cet état, mais c'est juste que... je crois bien que j'ai craqué... Mon père est mort il y a bien longtemps, j'étais encore toute petite... Je suis maintenant habituée à ne plus avoir sa présence. C'est juste ma mère... Elle est à Sainte-Mangouste et son état se détériore de jour en jour... elle n'est plus que l'ombre d'elle-même et je me sens tellement impuissante face à tout cela. J'aimerais pouvoir l'aider mais je ne peux pas. Je suis tellement faible et inutile...

Voilà, elle l'avait dit. Dit ce qu'elle ressentait... Pourquoi avait-elle donc dit tout cela. La fatigue lui faisait faire n'importe quoi. Elle baissa de nouveau la tête.

_Je suis désolée... Tout ça ne doit pas trop t'intéresser...

hrpg-énial:
 
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Harmony Lin
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Harmony Lin, Mar 25 Oct 2016 - 13:58


Elle a arrêté de pleurer. C'est déjà ça... Elle renifle. Se mouche. J'essuie le reste des traces de ses précédentes larmes. Je lui souris. J'ai l'impression de me retrouver en elle. J'ai l'impression qu'en l'aidant, je m'aide aussi. Mais ça n'est pas uniquement une action égoïste. Heureusement. Elle m'a touchée. Et j'ai voulu l'aider. A remonter la pente. Comme d'autres m'ont aidé. Elle se mouche une nouvelle fois. J'attends qu'elle se calme. Tranquillement. Elle parlera si elle veut. Me donnera son prénom si elle le souhaite. Je ne l'oblige à rien. Puis un murmure retentit dans la salle.

- Enchantée, moi c'est Rose.


Rose. Je lui refait un sourire. J'aime beaucoup ce prénom. Je la dévisage. J'attends qu'elle fasse le premier pas. Ou qu'elle me dise un peu plus ce qu'elle a sur le cœur peut être ? Si elle ne le veut pas, nous pouvons aussi rester silencieuses. Ça marche aussi.

- Je suis désolée que tu m'aies vu dans cet état, mais c'est juste que... je crois bien que j'ai craqué... Mon père est mort il y a bien longtemps, j'étais encore toute petite... Je suis maintenant habituée à ne plus avoir sa présence. C'est juste ma mère... Elle est à Sainte-Mangouste et son état se détériore de jour en jour... elle n'est plus que l'ombre d'elle-même et je me sens tellement impuissante face à tout cela. J'aimerais pouvoir l'aider mais je ne peux pas. Je suis tellement faible et inutile...

Elle baisse la tête. Je la lui relève. Elle n'a vraiment pas à avoir honte avec moi. J'ai ressenti tout ça aussi. Voir ma mère dépérir de maladie. Tenter d'être la pour elle mais savoir inévitable ce qui allait se passer. J'étais impuissante. Mais du coup, je profitais de chaque jour avec ma Maman et faisait tout pour l'aider dans la vie de tous les jours. Ça n'est évidemment pas pareil dans son cas mais ça reste la même base. Le plus important, me disait ma mère, est de ne pas perdre espoir. C'est de sourire malgré tout. C'est la vie. Ça arrive parfois les épreuves comme ça. Mais il faut les surmonter. C'est ça le plus dur.

- Je suis désolée... Tout ça ne doit pas trop t'intéresser...

Pourquoi s'excuse-t-elle ? Ah oui. J'aurais fait la même chose à sa place en fait. Peut être. Mais elle n'a pas à s'en faire. Je suis là pour elle. Donc si, ça m'intéresse. Je lui fais un sourire encourageant. Je plonge mes yeux dans les siens. J'essaye de transmettre des émotions positives. L'amitié. La confiance. Le soutien. Peut être ne le voit-elle pas. Mais j'essaye de tout faire passer en un regard et un sourire.

- Tu n'as pas à t'excuser. Vraiment. Et si, bien sûr que ça m'intéresse. J'aimerais que tu ailles mieux. Parce que je sais ce que ça fait. Je suis passé par là aussi. J'ai vu ma mère devenir plus faible. Je me suis occupée d'elle. Elle était de moins en moins capable de se débrouiller par elle-même. Alors je l'ai soutenue. Et tu es loin d'être faible. Tu n'es pas inutile.

Je met une main sur son épaule. Lui indiquant presque de me regarder dans les yeux. De m'écouter. De me faire confiance. De ne pas avoir peur. Ce soir, c'est elle et moi. Moi et elle. Et le silence. Le partage.

- Tu sais, ma maman avait pour habitude de me dire quelque chose quand elle était encore en vie. Elle me disait que malgré ce qui lui arrivait et ce qui allait arriver, je ne devais pas perdre espoir. Que je devais aimer les gens. Les aider. Que dans les moments les plus difficiles, elle serait là. Dans mon cœur. Et que peu importe les épreuves, il faudrait que je me batte. Pour les surmonter.


Je regard ailleurs. pas un point fixe non. Juste le vide. Je songe. A ma maman. A ce qu'elle m'a dit.

- Et je ne te cache pas que c'est parfois difficile. Mais que je fais tout pour respecter ses paroles et la rendre fière.

Je dévisage Rose à nouveau. Un sourire aux lèvres. Sourire Triste. Sourire encourageant. Sourire qui transmet quelque chose. Une phrase. "Je crois en toi". Tout simplement. Tu surmonteras ça. Et tu seras la pour ta mère. L'espoir est ce qu'il y a de plus important. Il faut le garder. Précieusement.
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Rose Layroy
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Rose Layroy, Dim 30 Oct 2016 - 16:47


Harmony, hamonieux, doux... Ce nom lui va tellement bien. Tant de tendresse venant de cette jeune fille... Elle l'inonde de sa bonté et ça lui fait du bien. Leurs yeux se croisent de nouveaux et son sourire... Sa carapace se fissure, lentement, doucement comme tous les gestes de sa camarade. Son masque était tombé avec les larmes, elle ne veut pas le remettre, ne veut plus se camoufler. C'est trop dur, trop fatigant. Il ne lui reste plus qu'à écouter avec intérêt :

_Tu n'as pas à t'excuser. Vraiment. Et si, bien sûr que ça m'intéresse.

*Les malheurs d'une fillette t'intéresse ? Tu seras bien la première personne que je rencontre qui ne pense pas qu'à sa petit personne...*

_J'aimerais que tu ailles mieux. Parce que je sais ce que ça fait. Je suis passé par là aussi.

Les yeux de la petite se froncèrent légèrement, désolée d'apprendre ce qu'avait vécu Harmonie. Une sorte de compassion pour cette jeune fille qu'elle ne connaissait pas vraiment, qui tentait de l'aider.

_J'ai vu ma mère devenir plus faible. Je me suis occupée d'elle. Elle était de moins en moins capable de se débrouiller par elle-même. Alors je l'ai soutenue.

Les yeux de la petite se brouillèrent légèrement. *Et moi je ne peux pas m'occuper d'elle... Elle est loin de moi. Je devrais être à ses côtés...*

_Et tu es loin d'être faible. Tu n'es pas inutile.

Comment pouvait-elle dire cela ? Comment pouvait-elle le savoir ? Malgré tout la fillette avait envie de la croire. Envie de croire qu'elle était plus forte que ce qu'elle voyait jusqu'à lors. Cette fois-ci ses larmes ne coulèrent pas mais une boule restait coincée dans sa gorge l'empêchant de parler. Elle s'essuya avec vigueur les yeux pour pouvoir de nouveau regarder celle qui lui maintenait la tête hors de l'eau. Elle ne voulait manquer aucune de ses paroles.

_Tu sais, ma maman avait pour habitude de me dire quelque chose quand elle était encore en vie.

Un nouveau pincement au cœur en entendant l'horreur. La mort. Elle ne pouvait se résoudre à penser à cette fatalité. Non, elle s'y refusait. Elle ne voulait pas perdre ses deux parents.

_Elle me disait que malgré ce qui lui arrivait et ce qui allait lui arriver, je ne devais pas perdre espoir. Que je devais aimer les gens.

Faire preuve d'amour. Quels étaient ceux qui méritaient son amour ? Était-elle capable d'aimer sans retour ? Elle aimait ses grand-parents, elle aimait sa mère, elle aimait Saya... Voici ceux qu'elle aimait plus que tout. Ceux pour qui elle n'attendait aucune preuve d'amour de leur part. Qui d'autres pouvaient-elles aimer ? Après tout, les gens n'étaient pas tous vils et cruels. Tous n'avaient pas de mauvaises intentions. Elle avait rencontré quelques personnes qui avaient eu le cœur sur la main. Qui étaient remplis de bonté. Harmonie en faisait partie. Ils n'avaient pas l'air d'être plus malheureux qu'elle. Peut-être étaient-ils même heureux ?

_Les aider.

Aider ? Elle n'avait jamais aidé personne. Tout du moins sans attendre quelque chose en retour. Devait-elle changer pour se sentir mieux ? Aider les autres pour s'aider soi-même ?

_Que dans les moments les plus difficiles, elle serait là. Dans mon cœur.

*Comme mon père dans le mien...*

_Et que peu importe les épreuves, il faudrait que je me batte. Pour les surmonter.

Se battre. Voilà une chose qu'elle connaissait. Elle s'était sans cesse battue. Pendant ses pleures elle n'avait plus eu envie de se battre. C'était ce qui l'avait faite tomber. Maintenant elle retrouvait de la volonté. La volonté de combattre. Elle ne voulait plus tomber. Elle ne voulait plus ressentir la douleur. Elle voulait sortir la tête de l'eau.

_Et je ne te cache pas que c'est parfois difficile. Mais que je fais tout pour respecter ses paroles et la rendre fière.

La rendre fière. Les rendre fières. Elles se ressemblaient un peu toutes les deux. Elles étaient toutes les deux fortes, à leur manière. Les deux jeunes filles se dévisageaient. Une sorte de nouvelle lueur. Un nouvel espoir. La douleur n'était pas encore partie, loin de là, mais une nouvelle porte s'ouvrait. De nouvelles possibilités. Elle laissa alors sa pensée de côté et laissa son corps agir. Sans même prévenir elle prit Harmony dans ses bras et la serra contre elle. Elle ferma les yeux et sentit l'odeur de ses cheveux. C'était à la fois pour se sentir mieux et pour qu'Harmony aussi se sente mieux. Elle avait senti la douleur que sa partenaire ressentait elle aussi. Elle voulait lui fournir un peu de chaleur humaine, comme pour dire qu'elle avait compris, qu'elle pouvait elle aussi l'aider. Un silence. Elle ne savait pas quoi dire mais elle ne voulait pas la lâcher. Elle se cramponnait de toutes ses dernières forces. Ne pas lâcher la réalité. Ne pas perdre pied.
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Harmony Lin, Dim 30 Oct 2016 - 17:55


Parler avec le cœur. Dire ce que l'on ressent. Cet instant est unique. Je le sens. Je suis là. Elle est là. Et nous discutons simplement. Je l'aide. Et elle m'aide. C'est un échange. De cœur. D'âmes. Un soutien. Chacune est actuellement la cane de l'autre. Et nous nous relevons. Ensemble. Je lui ai transmis ce que m'avait dit ma mère. L'espoir. La vie. Le combat. Pour être bien. Pour briller. Et vivre pleinement. Pour espérer à nouveau. Pour sourire.

Elle me regarde. Je la regarde. Des millions d'anges et de papillons semblent se transmettre à travers nos regards. Nous ne comprenons qu'à moitié l'effet que l'autre nous fait. Moi, je sais juste que ce moment me fait du bien. Parler. L'aider, elle, à surmonter les épreuves. Je sais que ça m'aide. Que ça dissipe un peu les nuages de mon cœur. Ils s'étaient installé depuis trop longtemps. Ils croyaient qu'ils avaient leur place dans mon être. Qu'ils n'auraient jamais à partir. Que ça serait leur nouvelle maison. Mais elle. Elle. ELLE. Les a chassé. Un rayon de soleil. Les a chassé de ma poitrine.

Alors c'est vrai Maman ? Tu avais raison ? Aider les autres, ça fait tant de bien que ça ? Pourtant, je n'ai rien fait. Je n'ai qu'écouté. Je n'ai que regardé. Je n'ai que souris. Et pourtant j'ai l'impression que c'est beaucoup. J'ai l'impression que je l'ai aidé. Qu'elle m'a aidé. Inconsciemment. Doucement. Le passage de son visage ravagé de larmes. De son visage honteux, triste. A un visage neutre. Puis à un sourire. Quel beau changement. Quel plaisir de provoquer ça chez quelqu'un d'autre. Juste par notre présence. Nos mots. Il n'y a rien de plus beau. Faire sourire les gens. Qui en ont besoin.

Et tout à coup, je sens ses bras m'entourer. Son cœur battre. Contre le mien. Nous nous battons contre la douleur. Contre la tristesse. Ensemble. Elle me serre un peu plus. Fait-elle ça parce qu'elle a compris que je souffrais aussi ? Harmony. Arrête de penser. Profite juste de l'instant présent. Comme un déclic, je passe mes bras autour de son corps. Et, à mon tour, je la sers dans mes bras. Étreinte salvatrice. Étreinte guérisseuse. Étreinte de compréhension. D'amitié. De personne blessée à personne blessée. Nous utilisons la chaleur comme pour dire que nous sommes la l'une pour l'autre. Et ça fait vraiment du bien.

Il n'y a besoin d'aucun mot. L'étreinte parle d'elle-même. Rencontre du destin. Rencontre fortuite. Qui change tout. Qui met du baume au cœur. Qui fait sourire la tristesse. Qui relie deux personnes différentes. Une verte. Une bleue. Mais ce soir, pas de couleur. Juste des sentiments. Du soutien. De la compréhension.

Je retire mes bras de son corps. Je prends ses mains dans les miennes. Et je la regarde. Intensément. Pas besoin d'énormément de mots. Juste une phrase. Qui veut tout dire.

- Relevons nous. Et surmontons la douleur. Ensemble.

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Ne prenez pas ce sujet s'il vous plait, Rose arrive !
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Rose Layroy
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Rose Layroy, Jeu 22 Déc 2016 - 15:19


Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas ressentie autant de bonheur par une simple étreinte, par un simple contact humain. En réalité, cela faisait très longtemps qu'elle n'avait pas eu de véritable contact humain. Bien sûr, elle parlait avec ceux qui l'entouraient et cohabitaient avec les autres élèves. C'était bel et bien impossible de tous les éviter. Cependant elle n'avait rien vécu de semblable à ce qu'elle était en train de vivre avec Harmony depuis si longtemps qu'elle ne s'en souvenait plus. Pour une fois dans sa vie elle avait confiance. Pour une fois dans sa vie elle n'était pas en train de se demander comment elle pouvait se servir au mieux de cette fille. Pour une fois dans sa vie elle ne jouait pas la comédie. Elles n'étaient que deux cœurs qui battaient à l'unisson. Elles n'étaient qu'un seul et même corps qui se battait contre la douleur. Elles n'étaient qu'une seule et même tristesse qui se dissipait dans l'infini.

Quand les bras de sa compagne l'entourèrent, toute une vague de chaleur monta en elle. C'était doux et si agréable. Elle était serrée, lovée contre un corps qui lui était plus qu'inconnu et pourtant si familier. C'était une étreinte si naturelle de la part de la jeune fille qu'elle était, c'est-à-dire, une jeune fille qui s'appliquait à chasser le quelque peu de naturel qu'elle avait en elle. Elle n'avait qu'un seul souhait à ce moment là, que cet instant ne cesse jamais. Que cette sorte de sérénité ne la quitte plus. Qu'elle ne ressente que cette paisible ataraxie.

Puis sans grande hâte, cette étreinte se défait et les yeux bleus des deux jeunes filles se croisent de nouveau. Harmony prit alors délicatement les doigts fins de la petite Rose. Elle ne tremble plus de peur, ne pleure plus pour un rien et ne souffre presque plus pour beaucoup. Elle se sent juste calme, comme si elle touchait presque la paix intérieure. Et puis ces quelques mots :

_Relevons nous. Et surmontons la douleur. Ensemble.

Un léger sourire pointa le bout de son nez. Oui, elles allaient s'en sortir...

_Ensemble... acquiesça-t-elle.

La petite se leva alors, emplit d'un tout nouvel espoir. Elle ne savait pas trop ce qu'elle allait faire, ce qu'elle devait faire. Mais elle savait qu'il fallait qu'elle avance. Qu'elle aille au-delà de toute sa douleur et qu'elle cesse de s'acharner sur son pauvre petit sort. Elle pouvait faire de grandes choses et être heureuse. Elle le savait. Elle le sentait au fond d'elle-même. Il était temps de retirer ce masque ridicule et de montrer au monde son véritable visage. Il était temps d'arrêter de s'épuiser à cacher tous ses réels sentiments. Ceci serait long, ceci serait difficile mais elle y parviendrait. Elle s'en faisait la promesse. Elle pouvait la rendre fière, les rendre fiers. Elle était extrêmement redevable à Harmony. Elle se souviendrait de ce prénom, elle se souviendrait de ce visage. C'était celui de l'espoir et de son renouveau.

Fin du Rp pour moi


hrpg:
 
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Ama Ilo
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Ama Ilo, Dim 8 Jan 2017 - 13:46


RP avec Lydie Nouël


Minuit, l'heure du crime. Ama avait quitté son lit, une fois encore. Elle avait prit la porte de la Salle Commune, s'était infiltrée dans les couloirs du château, ses pieds armés cette fois de chaussettes de laines double épaisseur pour être sûre de vaincre le froid. Elle n'avait pas prit la peine de prendre sa cape, optimiste quant aux chances qu'elle avait de croiser un membre du personnel ce soir. Qui plus est, elle comptait bien rester au septième étage. Elle avait ouïe dire que c'était là que se trouvait la Salle-sur-demande, en tout début d'année, l'avait cherché plusieurs fois pour ne jamais la trouver. Mais ce soir elle avait une info de plus, qui allait changer la donne. Elle savait que la salle se trouvait derrière un mur pourvu d'une large tapisserie. Or il n'y en avait pas cent au septième étage ! Elle le savait, c'était sa chance, elle allait découvrir la Salle-sur-demande.

Ama s'avançait dans l'obscurité, à petits pas léger, l'oreilles aux aguets. Elle passa de couloir en couloir, comme une ombre, s'attarda derrière une armure lorsqu'elle entendit un bruit, s'avança encore, s'arrêta finalement devant la fameuse tapisserie. Les trolls, immenses, lui faisaient face. Elle savait que c'était ici, elle en était certaine à cent pour cent. Ama réfléchit, une main sous le menton, les yeux plissés. Elle sortit sa baguette et tenta de lancer un #Alohomora bien articulé, en vain. La porte secrète était toujours scellée, invisible, quelque part devant Ama. Si elle ne se trompait pas bien sûr. Elle s'approcha du mur, passa sa main contre la tapisserie. Elle ne sentait rien de particulier. Il devait pourtant bien y avoir quelque chose ! Elle se mit à faire les cent pas, son cerveau tournant à plein régime.
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Harmony Lin
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Harmony Lin, Sam 14 Jan 2017 - 1:07


Avec l'autorisation de Lydie Nouël, sachant que le RP n'était pas fini mais qu'il ne restait qu'un post à faire.

Lueur d'espoir. Union de deux âmes jumelles. Union de deux couleurs qui, pourtant, ne sont pas toujours associées.

Elle.
Moi.
Un instant.
Un moment.
Magique.
Féerique.
Rempli d'espoir.


Et alors que je cesse de l'étreindre, presque avec regret, alors que je lui murmure une parole qui vient du fond de mon cœur et de mon âme, elle sourit.

Illumine le monde.
Éclaire la nuit.
Petit sourire.
Fait ton bout de chemin jusqu'à nos cœurs.
Jusqu'à nos vie.


Et le même sourire vient s'afficher sur mon visage. Le soleil se lève dans ma poitrine. Jaune. Blanc. Bleu. Vert. Feux d'artifices. Lumière permanente. Éclatante. Tout est beau avec elle. C'est comme une petite sœur. Je viens de la rencontrer. Mais je me sens proche. J'aime la protéger. J'aime me confier.

Elle fait naître les couleurs.

- Ensemble...

Ensemble...
Ce simple mot.
Si doux.
Si fort.
Plein de sens.
Merveille.


Ensemble.

Et elle se lève. Elle va mieux. Je le sais. Je le sens. Je lui ai fais du bien. Et elle m'en a fait.
Encore ce mot qui veut tant dire. Qui rapproche deux personnes. Qui de l'unité fait naître le groupe. Qui crée un tout de plusieurs choses. Ensemble.

Alors je me relève à mon tour, un sourire soleil plaqué sur le visage. Mais pas trop soleil quand même. Je ne veux pas l'aveugler.
Un sourire amical. Chaleureux. Doux. Tel un lever de soleil. Qui fait relever les fossettes. Tout simplement.

Et alors que je la regarde une dernière fois, échange de regards qui en disent long sur nos pensées, je suis sûre d'une chose.

Je la reverrais.


[Fin du RP]
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Lydie Nouël
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Lydie Nouël, Sam 14 Jan 2017 - 21:00


RP avec Ama Ilo

Encore une ronde. Silence. Les lueurs de sa baguette magique se reflettaient contre la pierre, froide, du château. L'air était sec. Dehors, les nuages sombres défilaient, des brises lentes sifflaient. La rouquine tournait. Ses pieds nus contre les dalles, elle vagabondait. N'avait aucun lieu ou aller. Elle se laissait aller. Même son instinct ne la guidait plus. C'est ce qui lui arrivait, la nuit, lorsqu'elle surveillait. Comme hanté par des démons nocturnes avec qui elle aurait sympatisée, elle s'enfonçait dans une ambiance sinistre.

Parfois, elle haletait. Sa respiration, lourde et saccadée, venait rompre le silence, se propageait contre les murs. Son pouls s'accélérait, sans raison. Comme si elle émergeait d'une marée d'eau froide, elle devait reprendre son souffle, s'y acharnait. La panique la submergeait, les ombres dansaient autours d'elle. Une crise nocturne, c'était passager.

Elle reprenait rapidement sa surveillance, ses pas marchaient rapidement, sans être affolés ni précipités. Elle dévoilait sur son passage des galeries d'oeuvres peintes, y jetait des coups d'oeils rapides sans réellement apprécier le travail de l'artiste. Elle passait ses nuits aux côtés de ses êtres de peintures qu'elle ne connaissait pas. Avaient-ils au moins existé? Pourquoi ne pouvait-elle pas se retrouver dans la nature, tel un animal nocture, au lieu d'être cloîtrée à surveiller le château?

Soudain, une présence. Lydie n'était pas du genre sadique, n'éprouvait pas de satisfaction quant-à la souffrance des autres. Mais, ce soir était un soir spécial. Elle était d'une humeur sinistre, les cheveux tombant, raides, devant ses joues. Ce n'était pas ses obligations qui la mettait dans cet état, c'était simplement la nuit. La nuit l'emportait, peignait son esprit de noir. Elle ne savait pas de quoi elle pouvait-être capable, ne s'en souciait plus. Comme si une violence lente et silencieux sortait de son sommeil. Elle éteignit toute lueur, se laissa guider vers ce qu'elle savait-être une présence non autorisée.

- Explications?

Ton froid, sans appel. Bras ballants le long du corps, baguette allumée d'un côté, doigts décontractés, de couleur glauque, de l'autre. Elle se tenait à distance de l'inconnu, un élève, très certainement. Ce soir, elle ne ferait pas de cadeau, pas de favoritisme. Elle appliquerait les règles de la nuit.

La nuit, on ne fait pas de bruit. On cesse de lutter, car l'on n'est pas censé être sur pied. On arrête de réfléchir, on accepte le fait de ne pas pouvoir contrôler le jour. On continue de vivre, comme des animaux. On cesse de s'alimenter, comme les végétaux. Respiration autorisée, qu'elle soit mesurée comme sacadée. La seule lumière tolérée sera de couleur blanche, on se doit de respecter le froid. La pierre va de soit. Cerveau au ralentit, on se laisse aller, aux règles de la nuit.
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Ellana Lyan
Serpentard
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Ellana Lyan, Sam 18 Fév 2017 - 10:44


Alchimie de la douleur
Pv avec La fée
Musique...

Alchimie de la douleur.
Quand retenti au loin, par-delà la colline.
Le chant funèbre des démons fous.
Souffrance vivante et danse macabre.
Qui au son de leur silence.
Tire du songe la fille des cauchemars.
Nuls échos, seule la lourdeur.
Celle d'une atmosphère écrasante.
Qui broie le noir et la vie.
Qui enchaîne le corps et l'esprit.
En ces lieux les vitres s'ouvrent.
Le vent d'une ennemie qui brise.
.
Insomnie.
.
Le cœur s'emballe, les membres tremblent.
Les yeux sont lourd et la souffrance rentre.
Le loup hurle dans l'infini.
Et l'enfant répond tandis que l'eau coule.
Chaude sueur au creux du dos.
Perles brûlantes sous les yeux clos.
La vie n'est plus rien.
L'existence se perd et le monde.
Cruelle plaisanterie, désillusion.
Tout recommence, tout s’emmêle.
On cherche mais il n'y a rien.
Tandis que le seigneur fait plussoyer.
L'esclave s'écrase et s'enferme.
D'un autre maître mot.


Folie.

Le monde a perdu son sens.
Alors que l'illusion emporte.
Les voiles du navire se gonflent.
Dans l'espoir des rêves détruits.
Mais il ne se trouvera pas de survivant.
Noyé dans la bêtise, plongé dans l'humanité.
La coupable se lève, l'acte commence.
La nuit souris mais les étoiles se moquent.
Reflet de l'âme, elles scintillent si fort.
Cherchant à montrer, toute la noirceur de la criminelle.
Pour lui rappeler, mais n'est pas que justice ?
.
Le monde n'est que relativité.
..
.
Le chant des sirènes se joint aux démons.
Elles sont belles, nul ne les voit.
Elles sont là et leur chant envoûté.
Le temps s'y fige.
Le cœur bat.
Lentement, un moment, hors du temps.
.
Boum.

Boum.
.
.

Boum.

La cascade naît du bout des doigts.
Bâton de bonne fortune qui offre la vie.
Mais l'enfant soupir pour repousser l'offrande.
Devenue inutile quand l'existence n'a plus de sens.

Boum.


Oublie-moi, souvients-en.
De cette nuit ou la belle va crier à la lune.
Regarde ces petits pieds dans le couloir.
Légère, insouciante, torturée.
L'innocence a disparu.
Le vide s'empare de l'être dénué de chair.
Fillette en robe blanche.
Cheveux qui volent.
Larmes qui se brisent.
Désespoir qui décolle.
.
..
Au loin partent les ballons multicolores.
La gamine tend la main mais il est trop tard.
Cadeau perdu à jamais.
La frustration se lit.
Les larmes tournent la page.
L'histoire devrait recommencer.
Mais il n'y a personne.
Pour sécher les douces perles.

Boum.

Le mal d'exister, mal d'être là.
La nuit vit, le hibou parle.
La chouette répond.
Les ballons sont coincés dans l'arbre.
L'enfant tape du pied.
Espère tellement les récupérer.
.
Espoir.
..
C'est écrit.
.
Sur eux.
.
Tâches colorées.
Dans cette immensité.
Le bonheur fuit.
La vie nous mens.
Seul la douleur reste intacte.
Et les larmes folles.
Qui déverse une souffrance été.
Le passé s'enroule.
Le cœur s'affole.
Les pas reprennent.
.
L'inconnu se faufile.
Le compte se perd.
L'enfant attrape une branche.
Commençant à s'élever.
Plus haut.
Toujours.
Plus haut.

La promesse est faite de confiance.
Le mensonge de vérité.
La petite main cherche à tâtons.
L'obscurité n'est pas seulement nuit.
Mais bien noirceur.
Celle de ce cœur qui commence à s'enfoncer.
Quand l'effort à finit par dégonfler.
L’espoir coloré est fini.
Les ballons ont rendu leurs âmes.
Alors celle dans une nuit perpétuelle.
L'enfant crie à la lune.
.
..
La chute surgit soudain.
Sadique puisque telle est son habitude.
Les mains attrapent le destin.
Pour le tordre sans compassion.
Le cœur pleur.
Les yeux saignent.
L'eau jaillit.
Pour rouvrir les blessures.
.
Et à l'aube du soir.
Plongé dans le crépuscule d'un matin.
Les volatils chantent et pleurent.
Une vie de labeur, une vie de douleur.
Ô car puisse-t-on savoir ?
Les oiseaux sont les moins libres.
Leurs chants ne sont que bataille.
Comme le coucou est fourbe.
Modèle de liberté ou de sérénité.
Envolé sans pouvoir, devons-nous le plaindre ?
Le voir renaître de ses cendres.
.
..
L'amour lourd une jeune fille perdue.
Par la fenêtre pour contempler l'astre argenté.
Se perd dans ce reflet.
Double face de cette âme jumelle.
Le sort puisse-t-il véritablement nous être favorable ?
Tandis que rient les jolies dorées.
Belles accrochées à la voûte.
Ouranos protège encore.
Mutilé et brûlé.
Mais vivant de cette écume de mer.
La fillette pleure.
Le monde est un jeu.
L'enfant l'a perdu.
Un simple lancé.
Un dès cassés.
Une existence brisée.
Et là-haut le destin s'amuse.
Jubilant de sa traîtrise.
Mais c'est elle la traîtresse.
Rongée tel un cancer.
Par cette infinie souffrance.
Que replonge et offre.
Le silence des fantômes.
Hommage aux démons du présent.
.
..

Habit blanc de mort.
Pour visage fatigué.
L'être se perd.
Un désert de sable trop blanc.
Un soleil d'aveuglement.
L'âme vibre et supplie.
Mais ce n'est pas aujourd'hui.
Que tout s’arrêtera ici.



Et au loin, un écho.
Comme la brise de cette femme.
Condamnée et punie.
Brisée et finie.
D'un amour narcissique.
Ô mauvais destin.
Ne joue pas, ne joue plus.
Pas avec moi.
Je ne suis pas capable.
À contre-courant, je préfère me battre.
Vois ma poitrine qui se soulève.
Entends mon cœur qui bat.
Oui, comprend que je vis.
Que ton obscurité émane de moi.
Porteuse de noirceur je me vengerais.
Et c'est à toi que je passerais les liens.
Ceux qui me retiennent prisonnière.
.
..
Mais la vue se brouille.
Les pensées se désagrègent.
La belle volonté meurt.
À l'instant où les démons frappent.
La porte de mon cerveau tambourine.
Petite Ellana, laisse-moi entrer ?
Non, non et non, tu n'entreras pas !
Alors je vais forcer, forcer.
Et ta raison va s'envoler.

.
..

Les mains se resserrent autour de la tête.
L'enfant tombe dos au mur.
L'expression se fige.
La douleur règne en maître.
La détermination n'est plus.
Seule reste la souffrance.
Tristesse et malheur.
Pour une simple enfant délaissée des couleurs.

L'ironie chante.
Les voix s’emmêlent.
Folie, sirènes, démons.
Pour une douleur éternelle.
L'eau coule, l'eau se meurt.
Dans cette alchimie…

De la douleur…
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Alice Grant
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Alice Grant, Sam 18 Fév 2017 - 12:20



Tu ne sais que trop bien comment ça marche, Alice
La douleur
La vrai
Quand bien même une fausse existe
Celle qui s'infiltre dans les brèches
Dans les fissures de l'esprit
Qui envahit, petit à petit
Les moindres recoins de notre vie
Qui grossit, grandit, se nourrit
De nos épreuves, nos angoisses, nos peurs
Jusqu'à être omniprésente
Pesante
Ecrasante
-Tu l'as trop bien connue.

Et maintenant, même si tu t'en es sortie, même si tout est fini
Cette douleur te suit
Comme ton ombre
Ombre de ton passé
Tu as l'impression qu'elle sera là
Derrière toi
Devant toi
A tes côtés
Pour le restant de ta vie
Même si tu t'en es débarrassée
Même si maintenant tu es en train de t'envoler
Elle est là
Silencieuse
Moqueuse
:
"Tu pensais que je n'étais plus là?
Regarde
Tu pensais vraiment que je n'existait qu'en toi?
Regarde
Baisse les yeux vers le monde de folie que tu as quitté
Regarde
Tu les vois?
Les gens
Comme toi?
Que j'hante
Que je ronge
A jamais
J'existerai
Quoi que tu fasses
Tu ne peux pas m'ignorer
Tu les vois?
Dis-moi
Le désespoir
De leurs regards
Ne nie pas
Tu as vu
Tu les vois
Je suis partout
Je suis tout le monde
Regarde
-les
-tous"

Dans les gestes maladroits
Les lèvres tremblantes
Les plus simples objets
Les plus étranges lieux
Les gens les plus fous
Les plus malheureux
Tâchés du sang de l'histoire
Innocents
Maculés
De cette douleur
Que tu ressens toujours
Pour eux
Tellement tu l'imagines
Parcourir leurs êtres
Comme elle a parcourut la tienne
Ils sont seuls
Et tu as l'air d'être toute aussi seule
A les voir
A creuser pour les déterrer
Tandis que les passants aveugles
Font tomber un peu de terre
Les recouvrent
Toujours plus
Mais toi
Tu continues à creuser
A vouloir nettoyer
Leur enlever
Ce sang noir qui les recouvre
Ce sang noir qui coule
Sur les pages
Sur les rues
De l'histoire
Quitte à te faire enterrer toi aussi

Maintenant que tu es tombée dans le terrier
Maintenant que tu t'en es échappée
Tu auras beau courir le plus loin possible
Tu n'oublieras jamais ce que tu as vécu
Et tu te condamnes toi-même
A regarder
Ceux qui comme toi se sont brisés
Bulles de savon
Colorées
Innocentes
Légères
Qui ont été malmenées
Par les vents violents
Sans pitié
Et son tombées
Les gens leur marchent dessus
Ils ne les voient pas
Ils ne s'en préoccupent pas
Ils ne savent pas
Ils ne veulent pas savoir
Ils refusent de voir

Tu dois les aider
A s'envoler
Tu ne peux pas
Les laisser au sol
Dans leur flaque de savon
Tu les ramasses
Tu les reformes
Tu leur souffles dessus
De l'air
Dans les poumons
Pour les gonfler
Les rendre plus légers
Mais d'autres sont là
A peine plus loin
Certaines ne crient même plus
N'espèrent même pas
Infirmière sur un champs de bataille
Les gens sont armés
Les gens sont fous
Ils tirent
Ils blessent
Ils tuent
Et toi
En évitant les balles
Tu te glisses auprès des survivants
Leur injecte de la morphine
Leur dit que tout va aller mieux
Qu'ils vont survivre
Qu'ils vont vivre
Et s'envoler
Loin d'ici
Mais toi
Tu restes
Parce qu'il y en a d'autres
Qui ont mal

Tu cherches les renforts
Les autres infirmiers
Tu sais que les obus ne s'arrêteront jamais de tomber
Que cette guerre est sans fin
Que pour un de sauvé
Un rescapé
Un envolé
Il y a
Mille autres tués
Alors
Pourquoi tu continues?
Parce que
C'est ton combat
D'infirmière
Armées de mots
De seringues
De médocs
De sourires
D'espoir
De rêves
Tu soignes
Sans regarder dans quel camp ils sont
Sans les juger
Tu te contentes
De les comprendre
De les aider
C'est triste
Un champs de bataille
Mais tu souris
Tu ne te plains pas
Parce que tu aimes ton métier
Parce que malgré le danger tu te sens
-En vie

La sang-mêlée marchait sans bruit
Dans les couloirs noirs de Poudlard
Cape d'invisibilité sur le dos
Chemise de nuit couvrant la peau
Elle suivait son chat
Qui l'avait tirée du lit
Oui, elle faisait souvent ça
Parce qu'en cinq ans
Elle avait noué des liens
Avec ce malicieux félin
Qui la guidait en silence
Jusqu'à une âme brisée
Assise contre le mur
Recroquevillée
Mains autour de la tête
Comme si des voies l'envahissaient
Et larmes coulants
Su ce visage d'enfant
Dans une guerre
On tire
Même sur eux
A moins que ça ne soit
Une balle perdue


Pour ne pas l'effrayer
Retirer la cape d'invisibilité
Sortir la trousse de secours:
Ses gestes calmes
Le chat qui tourne la tête
Qui semble dire
"Regarde, encore une..."
Et elle s'approcha
Doucement
De cette élève
Qui pleurait
Tandis que Din se glissait près d'elle
Se frottant contre les jambes de la jeune fille
La bleu et bronze se baissa devant elle
A sa hauteur
Cherchant à capter son regard
De ses doux yeux noirs
Elle reconnut soudain
La serpentard
Qui semblait si triste
Au cours de SACM
Qui semblait si méfiante
Lors du rendez-vous d'Azénor
Son propre cœur se serra
Elle lui souffla:
- Tu veux bien me dire pourquoi tu pleures, Ellana?
Ne t'en fais pas
La fée est là
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Ellana Lyan
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Ellana Lyan, Dim 19 Fév 2017 - 9:18


Musique...

Si par cette nuit lourde et sombre.
L'enfant vint à quitter son berceau.
Peut-être verriez-vous l'innocence.
Creusée dans ses traits tirés.
L'air dangereux est fatal.
La vie s'écoule, les mots s'enroulent.
Regard vague, regard vide.
Que viennent habiter les démons.
Malin qui lui a pris.
À l'heure où l'ombre enfante la nuit.
Les espoirs, les rêves et la joie.
Qu'alimentent les enfants.
Mais le cœur est mort, la vie aussi.
Nuit éternelle, nuit perpétuelle.
.

..
Noirceur.
.
Lit de brume, sol de verre.
Fillette prostrée sur la terre de filaments.
Où est donc le sens, quel est donc le rythme.
De ses perles qui fuient.
A-t-on jamais vu pareil chagrin ?…
Créé entre les doigts perfides.
De ce fou appelé destin.
Haletante et brisée de fatigue.
Perdue dans l'immensité.
Animée des ombres de l'heure.
Ce temps qui s'écoule et glisse seul.
Abandonnant pour un temps.
La souffrance en son cœur.
Mais, elle la sent, l'entend.
Qui vibre et jubile.
Là au fond, tout au fond.
.
..
Les corbeaux sonnent l'heure.
On ramasse ceux qui traînent encore.
Mais un cadavre parmi les autres.
Enfant au regard révulsé.
Yeux perdus dans le néant.
Cet infini qui soustrait la vie.
De cette équation mortelle.
Le cœur pleur et l'illusion naît.
Imagination mortelle.
Pour tissus de mensonges.
Le puits est sans fin.
Tendis qu'il emporte les songes.
Les autres ne voient pas.
Les aiguilles tournent pour eux.
Dans le monde de l’extrême banalité.
Un univers figé.
D'un chemin barré.
Que cherche à tâtons l'enfant de la nuit.
Simples mortels aux yeux enchaînés.
Ne voyez-vous pas la fille qui souffre ?
Ne sentez-vous pas le parfum de sa douleur ?
.
..
Tromperie.
.
Le diable rit.
Il voit la créature qui souffre.
Fille seule et incapable.
Dans ce monde désespérant.
Que cet astre arrête de tourner.
Que la vie se tarisse.
Que meure l'humanité.
Puisque c'est ainsi que tout doit se terminer.
Autant accélérer, le mouvement.
.
..
Résignation.

Les dos se tournent.
Les lumières vacillent.
La bougie se souffle.
Dans ce noir total.
Seule reste la mélodie.
Comme une cruelle plaisanterie.
Qui se glisse et se délecte.
De cette absence de résistance.
Alors la douleur hurle et frappe.
L'enfant grimace, ouvre la bouche.
Prêt pour un cri.
Qui ne sortira jamais.
Les doigts se crispent.
Les genoux gémissent.
La douleur naît.
Pourtant si légère.
Par comparaison.
Avec sa grande sœur.
Venant de l'intérieur.
.
.
.
La fille résiste, l'enfant se bat.
Mais pourquoi ? Oui pourquoi ?
La question tourne.
L’interrogation sème le doute.
Alors doucement la vague déferle.
Rompant les parois une à une.
Les mur de sable que l'enfant à dresser.
Pour ralentir l'eau meurtrière.
Mais le poison fini par la gagner.
La fillette ne résiste plus.
Elle sait que c'est la fin.
Son corps frêle porté par le courant.
Lentement s'enfonce dans les eaux troubles.
Les mains tombe au sol.
La tête s'incline.
La mer est ton miroir.
Contemple ton âme.
Mais la marée est noire.
Quel est donc son secret ?
Je crois ne le savoir que trop bien.
.
..
Traîtresse.
.
Je ne suis plus rien.
Perdue, je veux m’effacer.
Briser les chaînes.
Qui me mordent les poignets.
Mais il est trop tard, la fin est proche.
J'ai tant espéré, tant souhaité.
Maman… J'ai peur…
.
..
Nuit.
.
Mais une chaleur m'envahit soudain.
Les paupières s'ouvrent.
Le regard croise.
Celui du frère animal.
Doux félin ronronnant.
Venu se frotter contre la chair de mes jambes.
Puis une voix vient le rejoindre, apaisante.
Ma main approche la forme chaleureuse.
Mes doigts effleurent l'animal.
Puis mon regard se relève.
Vers celle qui s'est penchée vers moi.
À mon niveau elle m'observe.
Puisse la joie de la voir durer encore un peu.
Elle ne m'a pas abandonnée.
Elle est revenue.
La fée, ma fée.
Je ne suis plus seule, je vais m'en sortir.
Oui elle va me sauver, me libérer.
.
.
Espoir.


- Je savais que tu reviendrais…
Les fées n'abandonnent jamais…
N'est-ce pas ?
Es-tu venue pour me libérer ?


Une voix où se mêlent enfance et déchirure.
Un ton cassé, brisé par la souffrance.
Des paroles qui sentent l'espérance.
Le besoin d'y croire.
Mais les souvenirs immédiats.
Se rappelle à l'enfant.
Elle veut connaître la cause des larmes.
Ne le sens telle pas ?
N'est-ce pas habituel chez les fées ?
De sentir ce qui ne va pas…
Le diable doit être parvenu.
À s'encrer bien trop profond en moi.
Je me mords la lèvre.
.
Frayeur.
.
..

- Les perles coulent car elles sont le reflet de mon âme.
Je souffre alors mes yeux saignent.
Perdue dans le néant, je ne retrouve pas mon chemin.
Et toutes les étoiles du firmament, se sont éteintes depuis longtemps.
Je reste hors du temps et j'erre.
Infiniment seule dans la noirceur de mon être.

Combattant folie et douleur.
Jusqu'à ce que la souffrance ait raison de moi.
Je ne suis plus en état de me battre.
J'ai perdu l'envie de me redresser.
Le destin est cruel petite fée.
Et me voilà oubliée de moi-même.


Les mots coulent, toujours de cet aspect.
Triste et innocent, alors que parle la coupable.
Mais la fée n'est pas là pour me juger.
Si elle est présente c'est qu'il reste de l’espoir.
J'en doute mais je lui fais confiance.
Aveuglément ? Stupidement ?
Simplement.
Pour me raccrocher à un bout de sincérité.
S’ouvrira aux astres juste à une étoile.
J'ai besoin de lumière.
Je la pensais pourtant tellement inutile.
La farandole de l’espoir démarre.
J'ai peur de me leurrer.
Je sais que cette fois je ne saurais pas.
Encore une fois me relever.
.
..
Le bout de mes mains passe délicatement.
Dans le pelage soyeux de l’animal.
Je sens sa chaleur et sa vie.
Il est heureux de quelque chose qui m’échappe.
Petit fantôme oubliait.
Jusqu'à ne plus savoir être de joie.
Le concept me fuit.
Je ne comprends plus.
Tout ce que j'étais.

Tout a donc disparu ?
Perdu dans cette nuit lourde…

Et sombre…
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