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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Rencontre Nocturne
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Ellana Lyan
Préfet(e)/Serpentard
Préfet(e)/Serpentard

Re: Rencontre Nocturne

Message par : Ellana Lyan, Dim 19 Fév 2017 - 9:18


Musique...

Si par cette nuit lourde et sombre.
L'enfant vint à quitter son berceau.
Peut-être verriez-vous l'innocence.
Creusée dans ses traits tirés.
L'air dangereux est fatal.
La vie s'écoule, les mots s'enroulent.
Regard vague, regard vide.
Que viennent habiter les démons.
Malin qui lui a pris.
À l'heure où l'ombre enfante la nuit.
Les espoirs, les rêves et la joie.
Qu'alimentent les enfants.
Mais le cœur est mort, la vie aussi.
Nuit éternelle, nuit perpétuelle.
.

..
Noirceur.
.
Lit de brume, sol de verre.
Fillette prostrée sur la terre de filaments.
Où est donc le sens, quel est donc le rythme.
De ses perles qui fuient.
A-t-on jamais vu pareil chagrin ?…
Créé entre les doigts perfides.
De ce fou appelé destin.
Haletante et brisée de fatigue.
Perdue dans l'immensité.
Animée des ombres de l'heure.
Ce temps qui s'écoule et glisse seul.
Abandonnant pour un temps.
La souffrance en son cœur.
Mais, elle la sent, l'entend.
Qui vibre et jubile.
Là au fond, tout au fond.
.
..
Les corbeaux sonnent l'heure.
On ramasse ceux qui traînent encore.
Mais un cadavre parmi les autres.
Enfant au regard révulsé.
Yeux perdus dans le néant.
Cet infini qui soustrait la vie.
De cette équation mortelle.
Le cœur pleur et l'illusion naît.
Imagination mortelle.
Pour tissus de mensonges.
Le puits est sans fin.
Tendis qu'il emporte les songes.
Les autres ne voient pas.
Les aiguilles tournent pour eux.
Dans le monde de l’extrême banalité.
Un univers figé.
D'un chemin barré.
Que cherche à tâtons l'enfant de la nuit.
Simples mortels aux yeux enchaînés.
Ne voyez-vous pas la fille qui souffre ?
Ne sentez-vous pas le parfum de sa douleur ?
.
..
Tromperie.
.
Le diable rit.
Il voit la créature qui souffre.
Fille seule et incapable.
Dans ce monde désespérant.
Que cet astre arrête de tourner.
Que la vie se tarisse.
Que meure l'humanité.
Puisque c'est ainsi que tout doit se terminer.
Autant accélérer, le mouvement.
.
..
Résignation.

Les dos se tournent.
Les lumières vacillent.
La bougie se souffle.
Dans ce noir total.
Seule reste la mélodie.
Comme une cruelle plaisanterie.
Qui se glisse et se délecte.
De cette absence de résistance.
Alors la douleur hurle et frappe.
L'enfant grimace, ouvre la bouche.
Prêt pour un cri.
Qui ne sortira jamais.
Les doigts se crispent.
Les genoux gémissent.
La douleur naît.
Pourtant si légère.
Par comparaison.
Avec sa grande sœur.
Venant de l'intérieur.
.
.
.
La fille résiste, l'enfant se bat.
Mais pourquoi ? Oui pourquoi ?
La question tourne.
L’interrogation sème le doute.
Alors doucement la vague déferle.
Rompant les parois une à une.
Les mur de sable que l'enfant à dresser.
Pour ralentir l'eau meurtrière.
Mais le poison fini par la gagner.
La fillette ne résiste plus.
Elle sait que c'est la fin.
Son corps frêle porté par le courant.
Lentement s'enfonce dans les eaux troubles.
Les mains tombe au sol.
La tête s'incline.
La mer est ton miroir.
Contemple ton âme.
Mais la marée est noire.
Quel est donc son secret ?
Je crois ne le savoir que trop bien.
.
..
Traîtresse.
.
Je ne suis plus rien.
Perdue, je veux m’effacer.
Briser les chaînes.
Qui me mordent les poignets.
Mais il est trop tard, la fin est proche.
J'ai tant espéré, tant souhaité.
Maman… J'ai peur…
.
..
Nuit.
.
Mais une chaleur m'envahit soudain.
Les paupières s'ouvrent.
Le regard croise.
Celui du frère animal.
Doux félin ronronnant.
Venu se frotter contre la chair de mes jambes.
Puis une voix vient le rejoindre, apaisante.
Ma main approche la forme chaleureuse.
Mes doigts effleurent l'animal.
Puis mon regard se relève.
Vers celle qui s'est penchée vers moi.
À mon niveau elle m'observe.
Puisse la joie de la voir durer encore un peu.
Elle ne m'a pas abandonnée.
Elle est revenue.
La fée, ma fée.
Je ne suis plus seule, je vais m'en sortir.
Oui elle va me sauver, me libérer.
.
.
Espoir.


- Je savais que tu reviendrais…
Les fées n'abandonnent jamais…
N'est-ce pas ?
Es-tu venue pour me libérer ?


Une voix où se mêlent enfance et déchirure.
Un ton cassé, brisé par la souffrance.
Des paroles qui sentent l'espérance.
Le besoin d'y croire.
Mais les souvenirs immédiats.
Se rappelle à l'enfant.
Elle veut connaître la cause des larmes.
Ne le sens telle pas ?
N'est-ce pas habituel chez les fées ?
De sentir ce qui ne va pas…
Le diable doit être parvenu.
À s'encrer bien trop profond en moi.
Je me mords la lèvre.
.
Frayeur.
.
..

- Les perles coulent car elles sont le reflet de mon âme.
Je souffre alors mes yeux saignent.
Perdue dans le néant, je ne retrouve pas mon chemin.
Et toutes les étoiles du firmament, se sont éteintes depuis longtemps.
Je reste hors du temps et j'erre.
Infiniment seule dans la noirceur de mon être.

Combattant folie et douleur.
Jusqu'à ce que la souffrance ait raison de moi.
Je ne suis plus en état de me battre.
J'ai perdu l'envie de me redresser.
Le destin est cruel petite fée.
Et me voilà oubliée de moi-même.


Les mots coulent, toujours de cet aspect.
Triste et innocent, alors que parle la coupable.
Mais la fée n'est pas là pour me juger.
Si elle est présente c'est qu'il reste de l’espoir.
J'en doute mais je lui fais confiance.
Aveuglément ? Stupidement ?
Simplement.
Pour me raccrocher à un bout de sincérité.
S’ouvrira aux astres juste à une étoile.
J'ai besoin de lumière.
Je la pensais pourtant tellement inutile.
La farandole de l’espoir démarre.
J'ai peur de me leurrer.
Je sais que cette fois je ne saurais pas.
Encore une fois me relever.
.
..
Le bout de mes mains passe délicatement.
Dans le pelage soyeux de l’animal.
Je sens sa chaleur et sa vie.
Il est heureux de quelque chose qui m’échappe.
Petit fantôme oubliait.
Jusqu'à ne plus savoir être de joie.
Le concept me fuit.
Je ne comprends plus.
Tout ce que j'étais.

Tout a donc disparu ?
Perdu dans cette nuit lourde…

Et sombre…
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Alice Grant
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Alice Grant, Dim 19 Fév 2017 - 21:31



Tu vois l'enfant s'éveiller
Sortir un peu de sa solitude
Pour effleurer le savannah
Et enfin
Ses yeux croisent les tiens
Tu lui envoies alors un message
Tu n'es plus seule
Transmis par le regard
A bout portant
Le tir allume aussitôt la bougie fragile
Qui brille à présent au fond de ses yeux rougis
Tu reconnais immédiatement cette lueur
Pour l'avoir tant cherchée
Puis haïe
Et perdue
-L'espoir

Ton cœur se serre
Mais tu es une fée
Tu n'as pas le droit de pleurer
Tu dois juste tenir cette promesse silencieuse
Et transformer ce rêve
En une réalité
Chasser tout les monstres
Sécher toutes les larmes
Soigner toutes les blessures
Vaincre la douleur
-D'un coup de baguette magique

Les âmes qui souffrent pleurent la nuit
Les chats le savent bien
Il y a une raison à cela
Les démons les suivent jusque dans leur lit
Et les empêchent autant de vivre que de dormir
Alors ils errent, sans peur d'être surpris pas des regards incompris
Dans les couloirs noirs
Dans les rues nues
Sous les cieux silencieux
Car les gens bien dorment
Ce n'est pas leur monde
C'est celui des ombres
Des accidentés
Des blessés
Des torturés
Des tués
De ceux qui peuvent juste espérer
Réduits à l'état de fantômes
Jusqu'à devenir des coquilles de douleur
Jusqu'à ce que leur vie n'ait plus d'espoir à brûler
De sens
De rêves
A quelle étape en est la serpentard?

- Je savais que tu reviendrais…
Les fées n'abandonnent jamais…
N'est-ce pas ?
Es-tu venue pour me libérer ?
Dans sa voie
Sur son visage
Tu lis la douleur
Tu hoches la tête
Tu veux pleurer
Mais tu es une fée
Tu dois être forte
Ne pas décevoir ses espoirs
Maintenant que tu les lui as donnés
Alors tu mords discrètement ta lèvre inférieure
Et refoule les gouttes salées
Il faut être un monstre ou un idiot pour ne pas avoir envie d'en verser
Soudain, tu te rends compte
-Elle n'a que toi
Et cette responsabilité
S'abat sur ton esprit
Déferle
L'envahit
-Tu dois réussir

Tu regardes par la fenêtre
Le temps qu'elle bouge de nouveau les lèvres
Le large sourire du Cheshire flotte dans le ciel
Immobile
Tu veux crier
Pour réveiller cet astre témoin de la souffrance
Qui ne fait qu'éclairer faiblement
Et regarder froidement
La ville qui brûle
Exactement comme les rois
Qui se contentent de baisser les yeux
Vers leur peuple qui se consume et qui hurle
Sans même dire pourquoi
Je sais que tu entends cette enfant
Pleurer et supplier
Pourquoi tu ne lui réponds pas?
Hey la lune
Descends si t'es un chat
T'es trop haute pour t'abaisser à nous?
C'est ça?
Ne vois-tu pas qu'elle a besoin de toi?
Ici, c'est la guerre
Je sais que tu la vois
Alors pourquoi tu n'arrêtes pas les coup de feu?
Elle n'a pas mon âge
Elle est déjà perdu son innocence
Et elle souffre
Alors pourquoi tu ris?

Enfin
Elle lâche tout
- Les perles coulent car elles sont le reflet de mon âme.
Je souffre alors mes yeux saignent.
Perdue dans le néant, je ne retrouve pas mon chemin.
Et toutes les étoiles du firmament, se sont éteintes depuis longtemps.
Je reste hors du temps et j'erre.
Infiniment seule dans la noirceur de mon être.

Combattant folie et douleur.
Jusqu'à ce que la souffrance ait raison de moi.
Je ne suis plus en état de me battre.
J'ai perdu l'envie de me redresser.
Le destin est cruel petite fée.
Et me voilà oubliée de moi-même.

Souffre, saigne, perdue, erre, seule, folie, douleur, souffrance
Tant de mots qui résonnent
Et qui sonnent
Un appel à l'aide
Un S.O.S
Tu comprends mieux à présent
Mais ça ne te rassure pas pour autant
Car tu connais la prochaine étape
Par cœur
Tu as tant vagabondé sur le chemin de la dépression
Du désespoir
De la solitude
De la folie
Et la case suivante
Sur laquelle elle tombera dès que l'espoir la quittera
-C'est le suicide
Tu n'as pas droit à l'erreur
Si jamais plus rien ne la maintient en vie
A savoir toi
Elle risque de
.
NON.
Tu n'échoueras pas.

Elle caresse le chat.
Tu poses une main sur la sienne
Ta voie est calme
Rassurante
- Ne t'en fais pas.
Tu lui adresses un premier sourire.
- Tu n'es plus seule.

Sonnent
Résonnent les mots
Brisez le silence
Donnez-lui ce qu'elle demande
- Peu importe ce qui te colle à la peau.
Peu importe ce qui te hante.
Affronte tout les monstres.
C'est le seul moyen pour t'envoler.
Tu penses ne pas avoir de forces?
D'armes?
Je vais t'en donner.
Tu peux tout me dire.
Je te jure que je ne t'abandonnerai pas.


Je te jure que je ne te laisserai pas
Entre les griffes du lapin
Et de la reine de cœur
Je ne te laisserai pas tomber
Dans le terrier de la folie
Je vais te faire la courte échelle
Pour t'évacuer
Où encore te donner une potion
A partir de doigts maladroits
Pour te réveiller
Mais je te jure
Que je ne t'abandonnerai
-Jamais.
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Ellana Lyan
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Ellana Lyan, Lun 20 Fév 2017 - 15:07


Musique...

Mourir de ne pas mourir.
Quand coule le flot de cristal.
Les yeux cernés appellent au désespoir.
Les filaments entremêlés.
Ruban autour du corps de l'enfant.
Membres frêles attachés.
Dans la noirceur de cette obscurité.
L'âme crie à l'astre argenté.
Mais la correspondance à sens unique.
Enfante l'insondable tristesse.
Le destin a déjà relogé.
Sa fille au rang des délaissés.
Un spectre de fin et résignation.
Sur la pente fatale.
Qui conduit au gouffre noir.
Les pieds avancent sans comprendre.
Le non-but de l'existence.
Le vent pousse et le néant attire.
S'oublier pour oublier.
Quand règne l'ironie.
Des mots dénués de sens.
Emprisonné dans cet esprit torturé.
.
.
Absence.
.
..
L'existence avance désormais seule.
Rythmée au son de la douleur.
Et les fils se resserrent.
Farandole de désespoir.
Qui brise, prometteur de vie.
Il ne reste que le mensonge.
Existe une vie moins noire.
Une lumière dans ces ténèbres.
La mort dans la conversation.
.
N'oublies jamais.
.
.
La chaleur de l'Autre se répand sur ta main.
Les yeux se relèvent, une infinie seconde.
Dans son regard je vois les chemins.
Les fils d'ors qui tracent, la Voie.
L’espoir renaît des mots magiques.
Et je veux, j'aimerais.
Être capable, d’espérer, oui espérer.
Faire fondre la glace de cet univers.
L’hiver est là dans mon être endormi.
Le poison du froid me ronge, me brise.
Mais je la vois, je la regarde.
Il me faut une raison de plus.
.
.
Juste une raison de plus.
.
Et vibrent mes tympans.
Au son de la douce mélodie.
Perce-neige qui se réveille doucement.
Rubans brisés dans les mains de l'enfant.
Je ne suis plus seule, plus seule.
Un sourire vient illuminer la nuit.
Le cœur se gonfle, une lueur s'allume.
.
Retour.
.

La faible clarté se répand.
Montrant les autres cadavres de la pièce obscure.
Ces bougies éteintes ou écrasées.
Là contre le mur de la fin.
Une silhouette s’éveille en sursaut.
La créature rampe lentement.
Tandis que ses poumons se gonflent.
Les mains frêles agrippent les bougies cassées.
Rêves déchus, serments brisés.
Dans un accès de rage et de douleur.
Flammèche morte et enterrée.
Alors à quatre pattes, comme un jeune bambin.
La silhouette avance et les pousse.
Dans l’abîme qui a bien failli l'emporter.
Puis la grimace naît.
Il n'y a plus beaucoup de support.
Et puis il faut trouver la lumière.
Le feu qui permettra de tout rallumer.
.
Soupire dans l'obscurité.
.
Renouveau.
.
.
Il faut se battre, mais j'ai oublié.
Elle a parlé d'arme, je veux la croire.
La fée est là, tout ira bien.
Je lui donne ce que la méfiance m'avait volé.
.
Confiance.
.
Je te crois, oui on y arrivera.
Je ne me laisserais pas vaincre.
Je suis que tu es là.
Tu ne m'oublieras pas.
Il fait froid sans bougie tu sais .
Mon âme est glacée.
Percée de courants d'airs.
Mais je te crois si tu le dis.
Il y a ce rêve lointain.
Que je pensais avoir oublié.
Voler, oui s'envoler.
Retourner aux racines.
Au fondement même de l'existence.
Y puiser ma volonté et puis fuir.
Couper les ponts avec le passé.
Pour ne plus jamais se retourner.
.
Lumière faible sur les murs nus.
Tandis que se tait le chant des sirènes.
Les démons prennent peur et replongent.
Dans leur abîme, éclaboussant.
La pièce de venin nocif.
Mais la fillette en robe blanche.
Destinée à tout prix
À remonter en flèche cette pente.
Nettoie, virevoltant.
Les morceaux déchirés des rubans.
Elle les jette c'est à son tour de rire.
Tandis qu'il parte rejoindre les lueurs mortes.
Le cœur libéré, d'une ancienne entrave.
.
Petit à petit la lueur revient.
Dans les yeux autrefois éteints.
De l'infortuné bambin.

.
Vie.
.
..
Mais je ne suis pas seule.[i]
Je ne suis pas seule.
Et quand l'âme finit par s'ouvrir.
Sortant de ce puits sans fin.
Les yeux retrouvent leur couleur.
Pour une nouvelle base.
Un si attendu départ.
L'envie de toute reprendre.
Même si ça doit coûter cher.
Même si c'est impossible.
Je veux tenter, essayer.
De rallumer la lumière.
Dans cette pièce si noire.
.
.
Je peux, je dois.
.
..
- Je te crois petite fée, j'ai besoin de te croire.
Dehors la nuit est noire et mon âme est sombre.
J'aurais besoin d'arme, je veux me battre.
Contre ces démons qui m'ont rendue esclave.
Mais j'ai si peur de ne pas en être capable.

Aide-moi, montre-moi.
Comment allumer la lumière.
Les ténèbres craignent tant.
La lueur de cet espoir.
Puisque je n'abandonnerais pas.

.
..

J'en suis capable je veux y croire.
Je n'ai plus rien d'autre pour ma rattacher.
Que ce si petit morceau d'espoir.
Le loup hurle tout en bas.
Compagnon de douleur je dois te laisser.
Tu ne souffriras pas moins, pas plus.
Juste seul, moi je m'en retourne.
Vers la lumière, vers la créature ailée.
J'ai besoin d'un coup de baguette magique.
De retrouver mon moi d'[i]antan
.
.
..

Illumination dans la pièce noire.
Une enfant, je veux devenir une enfant.
Vivre le jour comme si je n'étais qu'insouciance.
Peut-elle faire ça ? Miss fée ?
Nous transformer toutes les deux.
Comme au temps où j'étais heureuse.
Juste avant mes cinq ans.
Quand le monde semblait m'appartenir.
Quand je croquais la vie à pleines dents.
Je meurs de cette nostalgie.
J'aimerais qu'elle m'aide.
Offre à mes yeux une vision différente de ce monde.
Pour que la joie et l'innocence reviennent dans mon quotient.
L'enfant a grandi trop vite, mais où est l'insouciance ?
.
.
Enfance.


- Petite fée, peux-tu nous transformer ?
Fait moi redevenir une enfant je t'en prie.
Laisse-moi retrouver mes joies d’antan.
Ne serait-ce que pour une nuit.
Vivre le moment présent.


.
.

Retrouver la naïveté.
Et oublier les problèmes du jour.
Laissez-moi me replonger.
Dans cette période avant la déchirure.
Retrouver les saveurs de ce monde.
Vivre la magie du cœur qui bat.
Oh et simplement…
.
Vivre…



De ne pas mourir…
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Alice Grant
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Alice Grant, Lun 20 Fév 2017 - 22:42


How to save a life

Y'a pas de manuel
T'as rien d'autre que ta propre souffrance
Ta folie passée
Ton grain présent
Tes rêves futurs
Et pourtant tu t'efforces de comprendre
L'alchimie de la douleur
Si tu n'étais jamais tombée
Tu n'aurais jamais su relever

Y'a marqué nul part
Comment sauver une vie
On fait comme on peut
Dans une guerre, y'a pas le temps pour les formations infirmière
Alors tu tâtes le terrain
Avance prudemment
Injecte une dose de tactile
Une pincée de sourire
Et puis
Tu espères

Pas le droit à l'erreur,
Le moindre faux pas peut tuer le patient
Et comme si la pression n'était pas déjà assez forte
T'as le regard des gens derrière
Ceux qui ne comprennent pas
Qui ne réfléchissent même plus
Comment leur en vouloir?
Et d'ailleurs
Tu ne leur souhaites pas
Parfois tu te retournes
Et tu leur dis
"Ne regardez pas.
Restez idiot.
Ça vaut mieux.
Croyez-moi."
Alors qu'au fond de toi
T'as envie de les réveiller
-Comme la lune
"Ouvrez les yeux!
Ça existe, le malheur
Ne faîtes pas comme si vous ne voyez pas
Comme si
Vous ne leur marchiez pas dessus
Comme si
Ça n'aurait pas put être vous"
Mais les mots ne suffisent pas
Ils rient
-Comme la Lune

Ils sont trop haut pour se soucier de la terre qui brûle
A leurs pieds
Alors ton corps tremble de rage
Tu as envie de les faire redescendre
De leur montrer
Toute la misère à laquelle ils ont échappé
De leur montrer
La faim
La solitude
La folie
La dépression
Mais
Tu te tais
Parce qu'à force de crier
-Tu n'as plus de voix.

- Je te crois petite fée, j'ai besoin de te croire.
Dehors la nuit est noire et mon âme est sombre.
J'aurais besoin d'arme, je veux me battre.
Contre ces démons qui m'ont rendue esclave.
Mais j'ai si peur de ne pas en être capable.

Aide-moi, montre-moi.
Comment allumer la lumière.
Les ténèbres craignent tant.
La lueur de cet espoir.
Puisque je n'abandonnerais pas.

Oui
Elle l'avait dit
Qu'elle n'abandonnerait pas
Elle l'avait dit
Il était trop tôt pour crier victoire
Mais
Cette petite joie
Elle ne s'en lasserai pas
Première bataille
Douleur: 0
Espoir: 1

Je vais te montrer
T'en fais pas
Je vais te guider
Ça, je peux essayer
Non, je vais le faire
Juré
Il suffit que tu me fasses confiance

C'est cruel
De demander ça
A quelqu'un qui a connut la trahison
Tu sais que c'est difficile
Mais c'est pourtant ce que tu fais
Silencieusement
Tu sais qu'elle n'a pas le choix

- Petite fée, peux-tu nous transformer ?
Fait moi redevenir une enfant je t'en prie.
Laisse-moi retrouver mes joies d’antan.
Ne serait-ce que pour une nuit.
Vivre le moment présent.

Tu te figes
Une seconde
De trop
Tu en as tellement rêvé, toi aussi
De ce moment
Où tu te réveillerais
Dans ta chambre
En hurlant
Où tes parents
Tout les deux bien vivants
Viendraient te réconforter
Et te dire
Que ce n'était qu'un cauchemar
Si l'homme n'était pas venu ce soir-là
Si tu avais gardé ton innocence
Si on ne t'avait pas volé la moitié de ta vie
Si tu n'en étais pas devenue folle
Si ta double-face n'avait pas faillit commettre l'impardonnable de nombreuses fois
Si ton père
Était encore de ce monde
Pour te souffler
Que la plupart des gens fous sont des gens biens

Mais
Tu n'as pas ce sort en réserve
Tu ne peux pas exaucer son souhait
Elle devrait le savoir
Sauf que dans un conte
Tout est possible
Tu l'as peut-être trop bercée d'espoirs
Tu devrais peut-être lui dire
A quel point tu sais que c'est dur
A quel point tu as mal agi
A quel point tu n'as rien d'une fée
A quel point c'est loin d'être fini

Pourquoi
Pourquoi c'est à toi de dire à une enfant que les fées n'existent pas?
Pourquoi ça ne veut pas sortir de ta gorge?
Pourquoi tu veux tellement lui dire
"D'accord"
La prendre dans tes bras
Et tout effacer
D'un coup
De baguette magique?
Malheureusement,
Tu en es bien
-Incapable.

- Je suis désolée.
"D'être un imposteur"

Tu sèches les dernières traces de larmes sur son visage de ton autre main.
Elle n'a pas besoin qu'on lui dise.
A quel point le monde est cruel.
Apparemment.
Elle ne le sait que trop bien.

- C'est impossible.

"Seulement si tu crois que ça l'est.
- Ce n'est pas la bonne solution.
De changer le passé.
La bonne solution,
C'est d'affronter les démons.
C'est un combat difficile.
Mais, crois-moi, tu peux le faire.


T'as envie de lui jeter #Oubliettes.
Comme pour une autre serpentard.
Même si les raisons étaient différentes.
Elle sont en même temps identiques.
Faire oublier le malheur.
Mais tu n'as pas le pouvoir.
Pas le droit.

Dans une guerre
Y'a pas de budget pour les médicament
Y'en a que pour les armes
Alors
Au lieu de maudire le gouvernement
T'allumes une lumière
C'est plus productif
Sauf qu'un jour t'iras leur dire
Ce que tu penses d'eux
Quitte à en mourir
Aux pourris
T'iras leur dire
Peut-être même que
-Tu connaîtras la fin d'une guerre.
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Ellana Lyan
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Ellana Lyan, Mar 21 Fév 2017 - 9:54


Never Give Up

Jour de tout et nuit de rien.
Vie de tourment, cœur de torture.
Connaissance n'a pas besoin d’explication.
Peut-être se trouve telle trop maline.
Pour se plier à une pareille bassesse.
Peut-être en aurait elle eut besoin.
Mais les interrogations non jamais.
Véritable réponse.
Et l'enfant qui dos au mur.
Sur le seuil de la fin.
De son regard referme la porte.
Le vent du gouffre cesse de souffler.
Le calme revient dans la pièce noire.
Un soupire, le murmure disparaît.
Sirènes et démons se sont tus.
Enfermés de l'autre côté.
.
.
Soulagement.
.
Un besoin de renaissance se fait cuisant.
Une envie dévorante de tout recommencer.
Mais la peur également.
L'angoisse de revoir la porte s'ouvrir.
De savoir qu'elle existe.
Et que derrière elle.
Des millions de créatures guettent.
Le moment du moindre signe de faiblesse.
Pourtant elle semble si loin.
Irréelle, comme détachée du monde.
Mais pourtant cruelle réalité.
Lentement la créature se relève.
Assise puis sur ses jambes frêles.
Elle avance parmi les décombres.
Rêvant plus d'une fois.
De se débarrasser de son ombre.
.
.
Oubli.

Le néant accompagne ses pas.
Mais la nature morte revit.
Comme une résurrection dans l'ombre.
Pour une vie jamais exposée à la lumière.
Loin est le monde des songes.
Et l'enfant redescend sur terre.
Pas de beaucoup mais juste assez.
Planer au niveau des rêves.
Sans être retenue par les chaînes.
Omniprésente dans la noirceur des cauchemars.
Flottant dans les cieux gris.
Entre ombre et lumière.
Tristesse et joie.

.
.
Équilibre.
.
..
Descendue de quelque peu.
La funambule déroule son fil.
Désire d'à nouveau s'élancer.
Sur la trame naissante à ses pieds.
Le monde est difficile.
Le vent souffle pour la faire tomber.
Mais, œil fixé sur un point lointain.
Enfin un objectif, un simple but
Pour ne pas se laisser déstabiliser.
À son oreille la douce impression.
De sentir une musique féerique.
Qui berce et fait maintenir le cap.
.
N'oublie jamais ta Voie.
.
.
.
Mais alors que le chemin se dessine.
La fille a pris peur.
Soudaine envie de tout effacer.
De recommencer depuis le début.
De retrouver une innocence.
Mais que cela changerait-il ?
Les adultes seraient-ils moins cruels ?
Qu'en ce jour ou ils ont coupé mes ailes ?

Non, tout ça n'est qu’obsession.
Je souhaite sans comprendre.
.
Illusion.
.
D'un temps passé.
À chercher pour vouloir comprendre.
Le sens d'une vie indigne.
D'une enfance vouée à l'échec.
À quoi bon revivre le même jour sans fin.
Si c'est pour ne cessez d'aboutir.
À ce même destin.
Oh oui son rire est cruel.
Mais ma douleur l'est plus encore.
Tu ne peux rivaliser avec moi.
Tu es tout mais je suis moi.
.
Le temps s’arrête.
Dans une fraction de seconde.
Un instant son regard change.
Et le remords monte en moi.
Pourquoi ai-je parlé d'enfance ?
Je n'aurais pas dû désirer ça.
Que suis-je capable de savoir ?
Sur l'existence antérieure d'une fée.
.
.
Ses lèvres à nouveau me parlent.
Formulant une excuse injustifiée.
Le contacte qui essuie ta joue.
Les mots qui sortent de sa bouche.
L'impression que la fée devient plus humaine.
Plus réelle aussi, comme moi, comme nous.
Puis les phrase coulent les idées s'envolent.
Petit à petit la partie humaine reprend le dessus.
Les yeux perçoivent la créature aillée.
Pourtant de plus en plus faible.
Comme prisonnière à l'intérieur.
.
Mais montre-la-moi.
Montre moi la fée.

.
Ma gorge se noue, j'accepte la vérité.
Même si au fond j'ai envie d'oublier.
De croire que je peux retourner.
Dans cet avant, ce passé.
Cette partie de mon histoire que l'on m'a volée.
Ce morceau d'existence qui m'a déchiré.
Au fond est-ce vraiment ce que je souhaite ?
Revivre cette atrocité ?

Je ferme un instant les yeux.
.
Résignée.

Mais la résignation.
Est un suicide quotidien.
Or je ne mettrais pas fin à mes jours.
Peut-être ne suis-je pas assez forte pour ça.
Mais je peux au moins essayer.
De trouver le courage.
De me dresser contre les démons.
Car je sais qu'ils reviendront.
J'apprendrais à me battre.
Oui, à lutter.
Je veux montrer que moi aussi.
Je peux le faire.
Que je ne suis pas simplement.
Une fillette aux rêves brisés.
.
Je veux y croire.
.
.
La fée reste à mes côtés.
Elle ne connaît pas mon histoire.
Ne sait pratiquement rien de moi.
Et pourtant elle reste.
Comme une amie fidèle.
Réconfortante et rassurante.
Une marraine la bonne fée.
À qui j'ai envie de tout confier.
Pour qui j'ai envie de résister.
Parce que ces mots insufflent.
Quelque chose que j'ai trop longtemps nié.
L'espoir…
La guerre est longue et sans fin.
Mais bataille après bataille.
Combat après combat.
L'armée démoniaque finira.
Par être repoussée.
Le sang coule mais j'ai trouvé.
Ce don de guérison.
Qui permettra de subsister.
.
Courage.
.
J'ai mal de cette douleur.
Omniprésente comme un manque dans mon cœur.
J'aurais aimé pouvoir recevoir.
Cet amour, cette attention.
Qui semble si normale.
Mais que si peu de gens.
Semble vraiment avoir connu.
Je suis si égoïste de ne penser qu'à moi.
Alors que l'Autre…
Qui était-elle avant d'être une fée ?
.
.
Qui ?
..
Mes yeux se relèvent vers elle.
Elle a raison, tourner le dos au passé.
Avancer vers le présent.
Oui, aller de l'avant, toujours.
Et chaque obstacle, chaque chute.
Doit me rendre plus forte.
Je ne périrais pas, je retrouverais.
Ma volonté, ma détermination.
Et à trois nous gravirons.
Cette montagne remplie de crevasses.
Mais en attendant, je suis bien faible.
Mes paupières alourdies craignent le sommeil.
J'ai peur des cauchemars.
De toutes ses ombres qui m'attendent dans le noir.
Mais je ne dois plus me laisser aller.
Juste oublier, ne pas réfléchir.
.
.
Retrancher la noirceur.
.
..

- Tu as sans doute raison.
C'est une fausse solution.
Remplie de désillusion.
Mes démons viennent du passé.
Il ne faut pas que je me laisse tenter.
À avoir envie d'y replonger.

On m'a volé mon enfance.
Mais j'aimerais de nouveau avoir quatre ans.
Pourtant il est des miracles impossibles.

Même sous les doigts de la plus brillante des fées.
Tu en es une pour moi tu sais ?
Peut-être que je me leurre.
Mais je vois en toi cette lueur.
Que seuls les yeux d'une martyre peuvent discerner.


Tu m'as aidée petite fée.
Plus que tu ne le sauras sans doute jamais.
Et je t'en suis réellement redevable.
Pour cet espoir qui tu insuffles dans mes poumons.
.
..
Reconnaissance.
..
.

Lentement tu oublies.
Ta position de fille perdue.
Tu redeviens une enfant.
Tes mains quittent leur état de repos.
Pour se rejoindre derrière son dos.
Tu décolles un peu du mur.
Jusqu’à te retrouver contre elle.
Les yeux se ferment et tu ne penses plus à rien.
Qu'a cette sensation d'être redevenue un bambin.
Tu la serres fort comme pour te perdre.
La fée est là, tu es juste bien.
Nuit de tout…

Jour d'une nuit.
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Alice Grant
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Alice Grant, Mar 21 Fév 2017 - 23:16


Alive

Tu la vois se rendre compte
Que changer le passé n'est pas une solution
Tu regardes l'illusion entamer sa chute
Elle tombe, tombe, tombe des yeux de l'enfant
Vers le sol de plus en plus proche
Le choc est inévitable
Elle le touche enfin
Se brise en mille morceaux
Dévoilant alors sa véritable nature de
-Faux diamant
Détrônée par le véritable espoir

La première épreuve est passée
Tentation effacée, rayée
D'un coup de dures réalités
Elle est partie rejoindre les monstres du placard
Ça y est
On ne la voit déjà plus
Derrière la porte fermée, disparue
Car jamais vraiment existée
Ne laissant que la vérité

Alive
Alice
Après tout ce que tu as vécu
Tes peurs sont devenues tes forces
Après que tu les aies combattues
Dans une sombre allée maintes fois traversée
Un serpentard a matérialisé
L'objet de tes cauchemars
Sans le savoir
Il t'a sauvé
Délivré
De ta double-toi
Et tu as envie de réaliser ce même miracle
Pour la verte et argent étendue là.

Les deux jeunes sorcières en ont trop vu
-Trop tôt
Dira-t-on.
Mais c'est ainsi.
Il n'existe pas de vie facile.
Une fois tombé dans la fosse aux lions
On n'en revient jamais véritablement
Sans les avoir tous vaincus.
Et pour ça, la sang-mêlée n'avait trouvé qu'une issue:
Il faut regarder les fauves dans le blanc des yeux
Cesser de les fuir, de toute façon ils vont plus vite
Les combattre avec toutes ses armes
Puis s'aider des moindres cordes qu'on nous tend
Pour remonter la pente
Et voir le monde autrement
Sans le filtre de faux-espoirs
Ne plus rien reconnaître
Mais être heureux de la bataille gagnée
Ensuite...
Ensuite, avancer.

Regarde-toi
Regarde-nous, Ellana
Sœurs de douleur
Montrons au monde
A quel point nous sommes vivantes
Ils ne vont pas se débarrasser de nous aussi facilement

- Tu as sans doute raison.
C'est une fausse solution.
Remplie de désillusion.
Mes démons viennent du passé.
Il ne faut pas que je me laisse tenter.
À avoir envie d'y replonger.

On m'a volé mon enfance.
Mais j'aimerais de nouveau avoir quatre ans.
Pourtant il est des miracles impossibles.

Quatre ans
Alors c'était ça, le dernier âge de son bonheur?
C'est peu
C'est
Deux fois deux
Toi, c'était huit ans
Qu'est-ce qu'on a bien put lui faire
Comment a-t-on put lui arracher sa joie
A ce moment-là?

- Même sous les doigts de la plus brillante des fées.
Tu en es une pour moi tu sais ?
Peut-être que je me leurre.
Mais je vois en toi cette lueur.
Que seuls les yeux d'une martyre peuvent discerner.

Tu repenses à ce qu'il s'est passé
Dans les toilettes de Mimie Geignarde
A Rose
Encore plus jeune que cette élève
A ce que tu lui a fait
Et, pire, faillit faire
Elle avait presque la même position,
Contre le lavabo
Elle avait peur
De toi
Et toi aussi, d'ailleurs
Tu avais peur
De toi.
Heureusement, tu as réussi
A reprendre le contrôle sur la folie.
Puis, un dragon est arrivé-e...
Non, vraiment, même si tu n'abrites plus un monstre
Tu ne mérites pas le titre de fée
Et pourtant...
Cette fille t'est reconnaissante
Autant qu'on t'a détestée
Et ça te rassure
Ça t'enlève un poids
Même si un acte n'efface pas un autre
Tu as le sentiment de t'être un peu rachetée
Et puis, ton rapport aux autre,
Ça a toujours été
Ta raison d'exister
Au final, vous vous serrez entraidées
Toutes les deux
Donné envie de vivre

Et voilà qu'elle te serre contre elle
T'avais peur de l'enlacer
De la briser, cette poupée fissurée
Mais au final, c'est elle qui a osé.
Alors, après une seconde hébétée,
Tu lui rends cette étreinte
Dans un geste presque maternel.
Maintenant, elles pouvaient bien rire de la Lune
Et se battre contre les monstres
A deux, les âmes torturées
Pouvaient se défendre de n'importe quel ennemi.

- Allez, t'en fais pas.
On va les avoir.
Une fois que tu les auras eu,
Ils deviendront une force.

Et tu pourras t'envoler.
Je te le jure.
Est-ce que tu veux bien me dire où se cachent les monstres?
Histoire qu'on aille les dénicher

Tu ne bouges toujours pas,
Mais ton esprit, lui, anticipe
L'arrivée de quelqu'un
Qui pourrait casser cet instant secret
De ta poche, tu sors une Sauve-qui-roule
Si jamais elle s'active
Tu couvriras vite Ellana sous la cape
Et t'inventeras une excuse liée à ton chat.
De toute façon, ça fait bien longtemps
Que t'es plus à ça près.
C'était un plan plutôt bon.
Mais t'espérais ne pas avoir à l'exécuter.
Désolée, Azénor
Je suis sûre que tu comprendrais
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Ellana Lyan
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Ellana Lyan, Mer 22 Fév 2017 - 20:51


Alive

Les secondes s'envolent.
Les minutes se perdent.
Surplombant la roue du temps.
Le destin se fige, son rire s'éteint.
Yeux qui regardent de haut.
Les deux enfants enlacés.
Comme si lui-même n'osait pas.
Troubler cet instant magique.
L'autre comme une grande sœur.
Aimante et protectrice.
Pour l'enfant détruit.
Destiner à renaître.
Tant que réside l’espoir.
.
.
Présent.
.
..
Et au loin le diable fulmine.
La folie recule d'un pas.
Rappelée par son maître.
Bouleversé lui-même par la situation.
Mais pourquoi, pourquoi ?
Il avait pourtant tout fait.
Poussé la gamine dans ses retranchements.
Soufflé toutes les bougies qui l'illuminaient.
Il l'avait torturée, brisée, fait tant saigner.
Et aujourd'hui elle ressuscitait.
Comme ça, comme si.
Il ne s'était pas passé.
S'en est trop pour le maître des ténèbres.
Qui pousse un cri de rage.
Dans l'infini de la nuit.
.
..
Haine.
.
.
Mais qu'importe ce que le père peut penser.
Comme protégée par les bras de la fée.
L'enfant oublie, ne pense plus.
Et délicatement, une bougie se rallume.
Violente illumination pour immense satisfaction.
Il n'y avait plus que le néant, d'où a jailli.
Cette flèche lumineuse.
Lentement, le noir s’éclaircit.
La vie revient et les poumons se remplissent.
L'air coule, doux et porteur d'existence.
Faisant circuler le sang, alimentant le corps.
Les yeux brillent de cette lueur allumée.
.
.
.
Renaissance.
.
Rencontre inattendue.
Deux enfants serrées.
Destin incompréhensible.
Qui reste bouche bée.
Même lui n'avait pas pu prévoir.
La tournure de l’événement.
L'ange noir est trop blessé.
Incapable de se battre, de haïr.
Subissant le temps qui passe.
Dans une résignation terrifiante.
Mais la roue tourne.
La chance aussi.
Le monde retrouve un brin de saveur.
Mais une base assez solide.
Pour porter la créature.
Aux ailes déchirées.
Qui n'a plus qu'une envie.
Remonter, voler à nouveau.
Là haut.
.
Envol.
.

À son oreille un murmure.
Comme une musique.
Comme à chaque fois qu'elle parle.
Chaque fois qu'elle insuffle l’espoir.
Fois de plus où les lèvres bougent.
Pour offrir de nouveaux mots.
Offrir l’espoir, la vie.
L'espérance de la nuit qui sourit.
Regard bien veillant de la haut.
Tu me le promets petite fée ?
Qu'on va y arriver.
Que je vais pouvoir m'envoler.
Comme à cette époque de naïveté.
J'ai peur, je te fais confiance.
J'ai besoin de te croire.
J'ai besoin d'y croire.
Que tu te battes à mes côtés.
Même si c'est ma bataille.
J'en ai besoin, oui.
J'ai besoin de toi.
.
D'un nous.
.
.
.
Mais qui sont mes monstres ?
De quoi dois-je parler ?
De mes parents ?
Du sortilège ?
De mes cauchemars ?
De Peter ?
Du mal qui me ronge ?
De la douleur ?
De tout à la fois ?

Je sais que je dois me confier.
Mais si je n'osais pas ?
Je crains ne pas en être capable.
J'ai peur de la faire fuir.
Qu'elle me laisse en apprenant.
Mais non.
Elle ne peut pas.
C'est une fée.
Elle ne le fera pas.
Ce sont mes yeux d'enfants.
Ceux que je pensais détruit.
Qui la voit comme une fée.
C'est tout ce qu'il me reste.
Ce regard.
Alors je ne peux pas.
M'y résoudre.
Je ne peux pas.
Abandonner.
Cette dernière richesse.
Ce dernier souvenir.
.
.
Crainte.
.
Et j'ai peur…
Si peur…
..

Je la vois qui bouge, sort un objet de sa poche.
Je ne fais pas attention, juste confiance.
Elle sait ce qu'elle fait, c'est une fée.
Oui… Une fée.
Faire taire les frayeurs et les doutes.
Juste pour oublier.
Elle va m'aider, oui il faut se dresser.
Battre ces sales démons qui m’emprisonnent.
Même si j'ai peur, affronter tout ça.
Juste pour recommencer.
Depuis le début.
Le tableau de l'existence est lourd.
De conséquences.
J'aurais tellement aimé.
Prendre une éponge pour effacer.
Tout depuis le début, juste oublier.
Mais je n'en aie pas la possibilité.
Je dois l'écouter, faire comme elle m'a conseillé.
Et les affronter.
Quoi qu'il m'en coupe, je le ferais.
Pour elle, pour moi.
.
.
Contre eux.
..

Lentement je me détache d'elle.
Mon dos retrouve le mur.
Je respire et cherche.
Dans ses yeux une lueur.
Quelque chose à quoi me rattacher.
Puiser de la force et puis remonter.
Ici sur cette terre.
Pour déverser.
Ce que j'ai trop longtemps tu.
Même si au fond je savais que ce moment.
Finirait par arriver.
Je suis heureuse.
Que ce soit avec elle.
Qu'ait lieux.
.
.
Ce partage.
.

- Les monstres sont cachés dans mon enfance.
Un lieu bien trop inatteignable.
Ils ont surgi à l'heure innocente.
Et mon torturer sans pitié.

J'ai n'ai pas moyen de me battre.
Pas en tant qu'enfant.
Perdue dans ce monde de grands.
Je ne peux lutter contre mes parents.

Je suis vide, brisée d'inattentions.
Ils sont cruels, m'ont fait mal.
Mais je ne suis pas assez forte.
J'ai bien trop peur.


Tu vois tu ne peux pas m'aider.
Pas pour ça personne, je ne peux pas.
Je n'ai pas le choix, je ne suis pas capable.

.
.
Solitude.
.
.
Mais j'ai besoin d'autre chose.
Peut-être d'attention ?
Je ne sais pas, je n'ai rien eu.
Qu'une enfance déchirée.
Je ne connais pas la joie, pas cette joie.
S'il te plaît apprend moi…
.
.
Montre moi…
.
.

- Petite fée ?
Tu peux me chanter ?
Une chanson ?
Une berceuse ?


Je veux oublier.
Partir loin de ce monde.
Juste un brin d’espoir.
Envie de vivre.
Envie d'y croire.
Oui simplement.
De vouloir.
S'il te plaît…

Chante je t'en prie.
Et fais s'envoler…

Les secondes…
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Alice Grant, Jeu 23 Fév 2017 - 20:51


Unstoppable

"Pourquoi tu t'arrêtes?"
"Pourquoi tu fais pas comme tout le monde
Te mêler de tes affaires?"
"Les gens y arrivent pourtant
A ignorer le gars qui se fait tabasser
Le fou qui est peut-être dangereux
La personne toxique qui s'autodétruit
C'est facile, tu traces, tu regardes pas
T'as rien vu, rien entendu
Et tu diras rien
Comme ça t'auras pas de problèmes.
C'est comme ça.
Ça a toujours été comme ça.
-Soit jeune et tais-toi-
On t'a pas appris ça?"

"Qu'est-ce que le monde est grand
Qu'est-ce qu'il s'en moque de tes rêves
De tes idéaux"
"C'est que des pauvres types
Des grands méchants loups même
Des inconnus
Leur nom est marqué nul part
Ils vivront seuls avec leur misère,
Ils mourront seuls dans leur tristesse
Pourquoi tu les approches?"
"T'as pas peur?
Qu'ils te blessent?
Qu'ils te contaminent?
Qu'ils te ralentissent?
Qu'ils te tuent?"
"T'as pas peur?
D'être comme eux?"
"Tu peux faire quoi d'ailleurs?"
"Y'en a tellement,
Et toi,
T'es qu'une pauvre fille."
"Ça sert à rien."
"Qui es-tu
Pour prétendre pouvoir les aider?"

Tu l'as dit toi-même
Je suis qu'une pauvre fille
Et c'est précisément pour ça
Que je ne peux pas les ignorer
Quand à comment tous les sauver
Et bien, disons que
Si tout le monde s'arrêtait
On pourrait s'en sortir
Je fais ma part
Et que j'arrive à les comprendre un peu.
Enfin, j'essaye.
J'étais comme eux.
J'étais seule.
J'avais peur.
Et je rêvais qu'un passant s'arrête enfin.

C'est pas facile, c'est sûr.
Ça fait mal parfois.
De les regarder.
De les écouter.
Mais tant pis.
Et puis, je m'en fous
De ce qu'ils peuvent me faire.
Pour l'instant, aucun ne m'a jamais touchée.
C'est pas eux, le problème
C'est les gens qui les ont mis dans cet état.

"Trop empathique"
"Trop curieuse"
"Ça la perdra"
Les voies continuent
Mais tu les laisses parler
Les voies de tes propres interrogations
Les voies des regards des gens.
Elle ne sont que du vent.
Elles ne comprennent pas.
Elles ne peuvent pas comprendre.
Qu'elles ne valent pas les regards d'espoir.
Qu'elles ne pourront jamais te stopper.
Tu veux volontiers mourir en courant.

L'étreinte se desserre
Mais le lien des yeux se renoue.
Confie-toi, ma grande.
Ou pleure, si tu préfères.
On a toute la nuit
Toute la vie.
Raconte-moi ce qu'il te plaît,
Défoule-toi,
Pleure si tu veux.
Ou même,
Ne dis rien.

- Les monstres sont cachés dans mon enfance.
Un lieu bien trop inatteignable.
Ils ont surgi à l'heure innocente.
Et mon torturer sans pitié.

J'ai n'ai pas moyen de me battre.
Pas en tant qu'enfant.
Perdue dans ce monde de grands.
Je ne peux lutter contre mes parents.

Je suis vide, brisée d'inattentions.
Ils sont cruels, m'ont fait mal.
Mais je ne suis pas assez forte.
J'ai bien trop peur.

Alors c'était eux, les monstres.
Ses parents.
Des gens qui vous suivent
Jusqu'à vos dix-sept ans.
A moins que vous ne fuguiez avant.
Vous ne les choisissez pas
Mais eux veulent vous modeler
Parfois vous placer sur une route
Qu'ils auront choisi pour vous
Sans demander votre avis
Ou au contraire vous laisser filer
Vous abandonner.

Et l'enfant, qu'est-ce qu'il peut faire contre cette autorité
Injustement attribuée?
Quand les grands font trop d'erreurs
Qu'on n'ose pas les contredire
Seul
Qu'est-ce qu'il peut faire?
Mais si il n'est pas seul...
Si quelqu'un le pousse à parler, à crier, à dénoncer
Pour se libérer?

- Petite fée ?
Tu peux me chanter ?
Une chanson ?
Une berceuse ?

Tu souris encore
T'installe à ses côtés, contre le mur
Tête levée au plafond
Yeux dans le vide
Et tu chantes
Pas trop fort
Juste assez pour qu'elle t'entende

- All smiles, I know what it takes to fool this town
I'll do it 'til the sun goes down and all through the night
time
Oh yeah
Oh yeah, I'll tell you what you wanna hear
Leave my sunglasses on while I shed a tear
It's never the right time
Yeah, yeah

I put my armor on, show you how strong how I am
I put my armor on, I'll show you that I am

I'm unstoppable
I'm a Porsche with no brakes
I'm invincible
Yeah, I win every single game
I'm so powerful
I don't need batteries to play
I'm so confident
Yeah, I'm unstoppable today
Unstoppable today
Unstoppable today
Unstoppable today
I'm unstoppable today

Tout en murmurchant, tu penses
A si jamais elle s'endort
Tu la ramènerais sûrement dans son dortoir
Même si tu risques d'avoir du mal
Et, pour qu'elle ne pense pas que c'était un rêve
Tu lui laisseras une preuve de cette nuit

- Break down, only alone I will cry on out
You'll never see what's hiding out
Hiding out deep down
Yeah, yeah
I know, I've heard that to let your feelings go
Is the only way to make friendships grow
But I'm too afraid now
Yeah, yeah

I put my armor on, show you how strong how I am
I put my armor on, I'll show you that I am

I'm unstoppable
I'm a Porsche with no breaks
I'm invincible
Yeah, I win every single game
I'm so powerful
I don't need batteries to play
I'm so confident
Yeah, I'm unstoppable today
Unstoppable today
Unstoppable today
Unstoppable today
I'm unstoppable today
Unstoppable today
Unstoppable today
Unstoppable today
I'm unstoppable today


Tu t'arrêtes
Et tes yeux descendent du plafond
Vers la serpentard
Tu souris encore
Pourquoi tu les aides?
Parce que t'aime bien jouer les fées.
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Ellana Lyan
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Ellana Lyan, Dim 26 Fév 2017 - 17:35


Unstoppable

Le sommeil rattrape.
Pourquoi aujourd'hui ?
Pourquoi ce soir ?

Toutes ces nuits passées.
Combattre l'insomnie.
Même si depuis quelques temps.
Je lui ouvre les bras.
Mais maintenant, cette nuit.
Alors que les bougies se rallument.
Que l'espoir fait vibrer.
Le cœur et l'âme.
Sentiment agréable si longtemps oublié.
Pourquoi faut-il que le sommeil me gagne.
Ce n'est pas juste.
Ce n'est pas l'heure.
Enfant qui ne peux pas se résoudre.
Il est trop tôt pour aller se coucher.
.
..
Frustration.
.
..
Mais les douces paroles s'élèvent.
Et lentement les paupières se ferment.
Mi-voix dans l'obscurité.
Reprise en cœur par le silence.
Les mots se frayent un chemin.
Jusqu'à venir effleurer l'âme.
La fée chante, une berceuse magique.
Qui endors sans douleur.
Qui emporte sans démons.
Les cauchemars reculent, effrayés.
Par la force de l'espoir.
La jeune file sourit.
.
.
Mélodie.
.
..
« I'm unstoppable today
Unstoppable today
Unstoppable today 
»

..
.
.
Unstoppable elle le dit.
Unstoppable elle le chante.
Unstoppable elle promet.

.
.
.
Je serais invincible.
Nous serons indestructibles.
Inarrêtable, vivant d'espoir.
Le monde peux bien rire.
Le destin n'a qu'à mentir.
Je ne me plierais pas à sa volonté.
Plus jamais.
Il m'a trop pris.
Mais c'est à mon tour.
À moi de me relever.
De rire, de vivre, de lui montrer.
Que même à terre et mutilée.
Je pourrais toujours me redresser.
Même si c'est difficile.
Si ça semble impossible.
Je réussirais.
Parce que cette certitude vit en moi.
.
..
Il faut y croire.
.
.
.
La fée est assise à mes cotés.
Je sens sa présence plus que je ne la voit.
Paupière closes, main qui se tend.
J'attrape ses doigts et les serre entre les miens.
Je ne veux pas interrompre sa chanson.
Juste profiter de ce moment.
Quand le voile se déchire enfin.
Les tentures s'ouvrent.
La lumière rentre.
Nimbant la pièce d'une douce clarté.
Je souris, regard fermé mais cœur ouvert.
Le monde m'a poussée en bas.
Mais je remonte la pente.
Car j'ai eu cette chance infinie.
D'être sauvée par une fée.
.
.
Soupçon de magie.
.
..
J'aimerais lui dire merci.
Je ne sais pas quoi faire.
Oscillant entre rêves et réalité.
Je décide de me laisser porter.
La conscience bascule au moment.
Où les derniers moi se prononcent.
.
I'm unstoppable today.
.

Je suis invincible.
Tu entends satané destin.
Je suis inarrêtable.
Tu ne m'aurais pas.
Jamais…
Je me battrais.
À jamais.
Quelque soit le nombre de mes plaies.
La quantité de mon sang perdu.
Le nombre de fois ou tu me jetteras au sol.
Je me redresserais.
Encore et toujours.
Et je rirais, pour te briser.
Pour t'humilier.
Te déchirer comme tu l'as fait pour moi.
Quand le monde était torture.
Et je te détrônerais.
.
.
Unstoppable.
.
Tu entends ?
Tu m'entends ?

.
.
I'm unstoppable today.
.
.
Je sens la chaleur de l'autre être.
Qui lentement respire à mon côté.
Ma tête penche épousant son épaule.
Morphée me prend dans ses bras.
Et le monde devient noir.
.
.
Dans un endroit où tout est possible.
Les Fées se battent contre les démons.
Les étoiles brillent l'espoir règne.
Toile aux couleur de la vie.
Monde vibrant de la même symphonie.
Monde de joie, monde d'existence.
Vivent les visages radieux.
Chantent les gens heureux.
Lieux porteur de promesse.
Ni trop sombre, ni trop lumineux.
Bruyant et pourtant silencieux.
Parfait équilibre, danse fascinante.
Élément fusionnels au cœur du monde.
La terre respire, la vie soupire.
Plus rien de sensé, juste des enfants.
Amoureux de liberté.
Vivant au son des chants.
Cours, ris, pleure aussi.
Mais vis, par pitié crée tes ailes.
Fais de ta douleur une force.
Je te porterais, on y arrivera.
Quelque soit la souffrance qui te ronge.
Nous volerons plus haut.
Oiseaux majestueux dans l'infini.
La monde est cruel.
Notre envie d'exister l'est plus encore.
.
..
Bonheur.
.
.
.
Tu es belle, tu es forte.
Bas-toi.
La vie ouvre ses portes.
Pas d'hésitation.
Qu'importe le chemin, qu'importe la Voie.
Créer ta propre route et fonce.
Envole toi, emmène moi.
À deux nous serons plus fortes.
À deux nous repousserons les démons.
Il suffit d'y croire, pense le de toute ton âme.
Ferme les yeux, croise les doigts.
Prend les armes et bas-toi.
Ce monde merveilleux est en danger.
La folie des hommes veut le faire basculer.
Tu es des nôtres maintenant.
C'est à toi de le défendre.
Tu es assez forte.
Pas encore reconstruite, mais vivante.
C'est à toi, à ton tour de le protéger.
Aide-moi, aide-nous.
Chaque mains tendue compte.
Le combat est inégale, désespéré.
Mais nous possédons une arme.
Un cadeau qu'ils n'ont pas.
.
.
L’espoir.
.
..
Montre leur que.
Nous sommes les plus forts.
Ils ont toujours tort.
À ton tour, devient une fée.
Reste invincible.
Inatteignable.
Irrépressible.


I'm unstoppable today.

N'oublie pas.
I'm unstoppable today.
N'oublie jamais.
I'm unstoppable today.
Sois le pour moi.
I'm unstoppable today.
Pour toi, pour eux.
I'm unstoppable today.
Bas toi.
I'm unstoppable today.
Contre ces démons.
I'm unstoppable today.
Tu peux sortir.
I'm unstoppable today.
Tu en es capable.
I'm unstoppable today.
Tu l'as toujours été.
.
.
.
Montre leur qu'ils ne sont qu'illusion.
Que tu peux les combattre.
Ne les laisse pas t'attraper.
Jamais.
.
.
Un combat de chaque instant.
Même quand…
Le sommeil rattrape…
.
….
I'm unstoppable today.
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Alice Grant
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Alice Grant, Mar 28 Fév 2017 - 0:47


Sing me to sleep
LA de Lala

Elle dort, la vert et argent
Il aura suffit d'un regard, quelques mots et un chant
Comme pour n'importe quel enfant
Pour calmer les sanglots et arrêter le temps.
Tu ne le sais que trop bien,
Quand on a un mal de chien,
Y'a trop de choses qui nous hantent
Pour qu'on puisse fermer les yeux en toute confiance
Même parfois des voies qui mentent
Retiennent le silence.

Mais là, sa respiration est calme, son esprit se repose, ses yeux ne pleurent plus
Une trêve pour l'âme malmenée
Par les courants du destin fêlé
Alors tu te permets un soupir soulagé
Parce que t'as réussi à l'endormir
-T'es peut-être pas une si mauvaise fée.

Dehors, la lune rit
Mais maintenant, t'en as plus rien à faire
Descends, je t'attends
Descends si t'es un chat
On va te montrer
Que nous aussi on peut voler
Plus haut que toi, même
On va te décrocher, tiens
-Rira bien qui rira le dernier

Pff, quelle idiote tu fais dans la nuit...
Jamais tu ne pourras la ramener à son lit.
Pas que tu aies peur de la réveiller,
Elle semble trop bien lancée,
Non, elle dort comme le Loir,
Mais impossible de passer la porte des serpentards...
Tant pis,
Vous allez rester ici.
Après tout, vous êtes bien,
Même si ça manque de coussins
Entre vous deux, le Cheshire ronronne doucement
Tu t'apprêtes à profiter à ton tour de l'instant...

Soudain, quelque chose attire tes yeux noirs
Une tâche sur le poignet de ta protégée du soir
Tu approches ton visage
Et distingue à la lueur de l'astre argenté
Un mot
"Traîtresse"
Ton cœur bondit
Ton esprit tremble de rage
Tes sourcils se plissent
Ton regard se durcit
Comment une enfant peut-être accusée ainsi?
"Traîtresse"
Les lettres transpirent de haine
Tu ne supportes pas de voir ça
Tu peux les faire disparaître
Par la magie
Qui les a fait naître

Doucement, tu prends son bras, sors ta baguette,
La pointe sur l'écriture,
Et murmure:
- #Aelusionem
Et le mot s'efface en silence
Même si ce n'est qu'une illusion, qu'il est toujours là
La jeune sorcière n'aura pas à le voir à son réveil.
Tu imagines son air quand elle découvrira que comme par magie
Magie d'une fée qu'il faudra alors bien croire réelle
Ce poids a disparut de sa peau
Même si c'est éphémère.

Tu ranges Vorpalin,
Mais, avant de lâcher la main,
Tu vois autre chose
Tu remontes la manche,
Délicatement,
Et découvre avec horreur
Des marques de coups
Tu sursautes,
Tes doigts se portent à ta bouche qui s'entrouvre
Pour retenir un cri

Qui a put
Frapper cette enfant
Elle avait parlé de ses parents
Sont-ils la source de ces cicatrices?
Elles remontent à plusieurs mois
Tu ne peux rien faire pour ça

Alors tu replaces le membre torturé
Comme si rien ne s'était passé
Te jurant de tout faire
Pour que plus jamais qu'elle porte de telles marques
T'aimerais te trouver face au responsable
Pour lui cracher ses quatre vérités
Même si tu ne sais rien du pourquoi et du comment
Y'a pas de de raison
D'infliger de tels coups
A quelqu'un qui n'a pas 17 ans
Et même
Y'a pas d'âge
Mais c'est bien plus
-Lâche

Ce n'est pas le moment
D'être en colère
Tu dois veiller sur un sommeil
Tu couvres l'élève de la cape d'invisibilité
Au cas ou on vous surprendrait
A dormir ailleurs que dans un lit
On vous punirait
Pour ce terrible crime
Que de vouloir hurler à la lune
Mais ils n'auront pas ta filleule

Pourtant, tu ne compte pas garder les yeux ouverts
Tu te recales contre le mur
Pour t'endormir à ton tour
Vous vous réveillerez bien quand vous voudrez.
On peut vous accorder ça, non?
Juste un moment
De répit
De repos

Laissez-nous rêver
Laissez-nous dormir
Laissez-nous tranquille
On est fatiguées
Alors, juste pour une nuit
Laissez-nous somnoler
-Comme dans les contes de fées
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Ellana Lyan
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Ellana Lyan, Ven 3 Mar 2017 - 13:39


Bird Set Free

Ô le monde des rêves est si beau.
Merveilleux paradis dans lequel plongé.
On peut envie se libérer.
Des poids et des contraintes.
De cette vie de douleur.
De la souffrance qui règne.
Et pour le première fois.
J'ai pu rêver, enfin…
Aucun cauchemars alors que j'ouvre les paupières.
Pour découvrir toujours à mes côtés.
Une fée emplie de cette réalité.
Elle est restée, ne m'a pas abandonnée.
Et je souris, oui pour leur montrer à tous.
Que moi je suis en vie.
Prêtes à me battre.
..
.
Réveil.
.
.
Mais je me rends compte.
Que quelque chose pèse sur mes épaules.
Je suis couverte, oui protégée.
D'une cape d'invisibilité.
L'enlevant, je fronce les sourcils.
Mais pourquoi me l'a t-elle donc mis ?

Est elle à ce point attentionnée.
Que pour choisir de me protéger.
Plutôt qu'elle même.
Non pas de doute c'est bien une fée.
.
.
Doucement je me lève.
Tentant de ne pas la réveiller.
Je regarde par la fenêtre.
Voyant filtrer la lumière qui m'a réveillée.
Je n'ai aucune idée de l'heure.
Juste consciente qu'il est assez tôt.
Pour espérer aller déjeuner.
Mais l'envie n'est pas là.
Alors je me rassied.
Et ferment les yeux.
Tente de me remémorer ce qu'il s'est passé.
.
.
Clipped wings, I was a broken thing.
Had a voice, had a voice but I could not sing.
You would worn me down.
I struggled on the ground.

.
..
Enfant qui pleure, regard de douleur.
Les larmes ont coulé ici et là.
Offrant chagrin et injustice.
Brisée et sans espoir.
Plus rien pour me rattacher.
Et pourtant je vis, je suis là.
Grâce à elle, cette petite fée.
Qui au péril de sa nuit m'a sauvée.
Je te remercie si tu savais comment.
Combien tu m'as aidée.
Rien qu'à ta simple présence.
Des paroles qui resteront à jamais gravée.
Des mots que jamais je n'oublierais.
.
..
Now I fly, hit the high notes.
I have a voice, have a voice, hear me roar tonight.

.
.
.
Je vais me battre, retrouver mon chemin.
Et c'est grâce à toi, oui à toi.
Petite fée qui à pris la peine.
De se pencher sur l'âme torturée.
Alors que les gens ignorent.
Qu'il passe sans regarder.
Qu'importe votre conscience.
J'aurais pu périr, cette colère pour les inconscients.
Qui à force de ne pas faire attention.
Tue encore plus que cette folie.
Mais je me relève, je ne mourais pas.
Pas aujourd'hui, je ne veux pas.
Je vivrais pour me rire du destin.
Je le trouverais et le détrônerais.
Car à mon tour je veux lancer les dès.
Oui, pour une fois je veux chanter.
.

We hold on so tight, but I don't wanna die, no.
I don't wanna die, I don't wanna die.

.
.

Si ce monde est un jeu.
Je veux gagner la partie.
Leur montrer que je suis plus forte.
Que tout ce qu'il pense n'y changerons rien.
Que je me battrais jusqu'à la fin.
Pour pouvoir chanter ce refrain.
Cette victoire impensable.
Cette réussite si durement acquise.

....

I'm not gon' care if I sing off key.
I find myself in my melodies.
I sing for love, I sing for me.
I shout it out like a bird set free.

.
....

Mes yeux se rouvrent, quelque chose me démange.
Regard sur mon poignet, je ne vois rien.
Mon cœur rate un battement, j'approche mon bras.
Comme si tout n'était qu'un cauchemars.
Les lettres ont disparues.
Je tourne la tête vers la fée endormie.
Une larme de joie roule sur ma joue.
Je sais que tout n'est qu'illusion.
Mais que même ce qu'on croit ancré.
Peut finir par s’effacer.
Je passe les doigts sur la peau réparée.
Espérant secrètement ne plus les voir.
Même si ce n'est qu'une question de temps.
On ne peut me faire plus beau cadeau.
Tu vois tu as réussis, petite fée ?
Tu vois tu as effacé mon passé ?
Tu sais tu me rends espoir ?

Me montrant que tout peut recommencer.
Je ne t'en serais jamais assez reconnaissante.

.
Jamais…
.
.
.
I'll shout it out like a bird set free.
.
..

Doucement je lui prends la main.
Tentant de la réveiller.
Je veux la voir à nouveau.
L'entendre me parler.
Même si je ne sais comment.
La remercier.
.
..

- Petite fée ?

..
.
I'll shout it out like a bird set free.
I'll shout it out like a bird set free.

.
.
.
Je ne me contente plus de rêver une réalité.
Mais bien de vivre un rêve.
Et j’empêcherais le monde.
De le tourner au cauchemar.
.
..
Oui le monde des rêves est si beau…
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Alice Grant
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Alice Grant, Mer 8 Mar 2017 - 21:44


Musique

Tu dors d'un sommeil simple
Sans autre idée que l'air apaisé
De l'enfant sommeillant à tes côtés
Sans autre berceuse que le ronronnement
Du félin au sourire lunaire
Sans autre assurance que la cape d'invisibilité
Qui couvre ta protégée
Tu dors
-Tranquille.

Tu te jures de tuer les démons
De cette fille qui semble si malmenée
De ne plus jamais laisser
Le moindre coup la marquer
T'aurais fait ça pour n'importe qui
Tu ne la connais pas
Mais tu es sûre d'une chose
Personne ne devrait souffrir autant.

Tu les vois, les gens qui ont mal
Les malheurs sont inscrits
Dans les regards
T'as appris à reconnaître
Les yeux qui en ont trop vu
Des yeux de détresse
Dans un miroir
Au centre de tes pupilles noires
Que t'arrivais pas à fixer la tête haute
Tu saurais les lire
Entre mille.

Tu rêves
De t'envoler
D'entraîner avec toi
La vert et argent
Vous quittez la terre
Et tout ses problèmes
Les hommes
Et toute leur misère

Prendre de la hauteur
Sortir de l'atmosphère
S'échapper de l'attraction terrestre
Qui vous retenait en bas
Se tourner vers l'immensité de l'espace
Rire
Se dire que ce grain de poussière
Dans cet univers
N'est pas si grand que ça
Mais le seul vivant.

Vous montez encore plus haut
Objectif Lune
Comme des étoiles filantes
Elle voulait pas descendre
Elle voulait pas répondre
Alors vous allez lui dire deux mots

- Hey le chat!
Dis donc
Ça va ici
C'est calme
Excuse-nous de te déranger
Dans ta royale tranquillité
Mais on a des choses à ta dire
Déjà
Ça te dérange pas trop
De regarder sans rien dire
On te parle
Tu te tais
On pleure
Tu souris
Souris
Souris!
Là!
...
Tss
Même ça ça te fait pas réagir

Et vous déballez les quatre vérités
Soudain
Ellana te prend la main
Il est l'heure de se réveiller

- Petite fée ?

Tu ouvres les yeux
Voit l'élève
Instant de compréhension
Temps des questions
Ou es-tu?
Quelle heure il est?
Quelle est la dernière chose que tu as faite?
Attends, t'étais pas sur la Lune?
Le rêve fuit de tes souvenirs
La fraction de seconde passe
Et tout te revient

Le chat
La fille
Les pleurs
Les marques
Les pansements
La nuit
Ici

C'est vrai
T'es une fée.

Tu vois la lumière derrière les fenêtres
Alors au final vous aurez dormit ici?
Et personne ne vous aura pincé.
Tant mieux.
De toute façon, on n'aurait jamais vu
La serpentard sous la cape.
Et toi
Ben
Tu t'en soucies pas.
Quand au chat...
Chat...
Chat?
L'est plus là.
Comme un chevalier masqué.
Quand il a sentit la menace envolée.
Il est retourné.
Dans les étoiles.
Peut-être qu'il est utile en fait.

Tu te redresses
Ta main passe sur ton front,
Redescend sur tes cheveux
Frotte ton crâne
C'était pas si mal par terre.
Sourire à la jeune fille
Tu t'étires/

- Alors, bien dormi, p'tit chat?

T'espère qu'elle a put se reposer
Mais son sommeil ne semble pas avoir été agité.
Toi, tu pouvais pas trop dormir
A cause de la voix
Tu te demandes combien de nuits blanches elle a passées
T'espère que t'as pas lui permettre un petit rattrapage
T'espère avoir été une bonne fée.
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Leo Keats Gold
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Leo Keats Gold, Ven 10 Mar 2017 - 2:24


Petite visite.
Me tapez-pas.
Je pouvais pas m'en empêcher.




Nuit noir.
Balancement pendulaire de l'ostensoir non-ostentatoire. Celui du tic-tac de l'horloge murale. De l'appartement de fonction. T'avais du mal à dormir. À t'y faire. L'enveloppe rassurante mais froide du château t’envoûtait. Toi qui t'étais senti si seul.e ici, pendant deux ans. Il y a un an de cela. Tu ne pensais pas en faisant tes bagages que tu pourrais revenir. Mais une nouvelle opportunité. Saisie en plain vol. Et tu retrouvais ces lieux. Vides de toutes âmes la nuit. De tout sourire dans l'aile du personnel. La blonde à deux pas de là.
Mais l'idée rassurante des centaines de corpses endormis. T'entourant, reliés par les murs impressionnants.

My ghost, where'd you go
i can't find you in the body sleeping next to me


C'était pas du mal-être. C'était pas de la tristesse. Ça te changeait un peu. Un manque de sommeil certain,
D'autres choses aussi peut-être. Mais tu ne voulais même pas y penser. T'avais essayé de freiner, un peu tout. Quelques gouttes d'alcool, ingérée après ta journée. Quand tu ne pensais plus ressortir.

Mais l'envie de fouler le sol était trop forte. L'envie de revoir les couloirs vides, hanté ou non par de bons souvenirs. Parce qu'il devait bien y en avoir, ça n'était pas possible autrement. L’œil ne se fermait pas, tu n'avais rien à y faire.

Donc le plic-ploc des semelles
Sur les pavés noirs
Avait repris son cours
-D'existence souveraine.

Mais pas trop. L'assurance du pas n'était plus vraiment la même. Les mouvements non plus. Mais l'envie était la même. De recroire en soi même. Réussir encore à tenir des responsabilités. Sans se renfermer en tyran sadique. Parce que tu ne voulais plus de ça. Mais sans non plus trop s'attendrir. Juste mesure entre façade et abysses.

Trois respirations furent perçues par l'oreille. Au détour d'un couloir. Alors que les yeux peinaient affreusement à distinguer les formes.  La vague de chaleur d'une enveloppe corporelle à proximité. Un, deux, Trois. Un petit chat.

Tu t'approches doucement, pour découvrir des silhouettes ensommeillées. Tu ne dis rien pour l'instant.
Non.
Parce que y a comme un marteau-question.
Qui frappe le voile doré
De l'âme enfin éveillée.

T'étais prêt
À engueuler.
T'étais prêt
À te responsabiliser.
Mais l'enveloppe
T'as touché.
T'es ému
Par l'idée.

Ol aurait aimé. Fuir. Partir. Quand les ombres lui courraient après. Il n'y a pas si longtemps. encore parfois maintenant.
Ol aurait aimé. Dormir avec âme fleurie. Ange tendu.
Ol aurait aimé
Apprendre à survivre.

Il n'y a qu'un mot
Qui résonne dans sa tête
Un peu trop vide ce soir.

Pourquoi ?  


We're all waiting for him.
Can i wait by your side
For a while ?
Godot still not arrived.


Dernière édition par Leo Keats Gold le Mer 15 Mar 2017 - 5:20, édité 1 fois
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Ellana Lyan, Sam 11 Mar 2017 - 12:25


Ne me demandez pas pourquoi ^^

Au crépuscule de la peur.
Là où le refus de vivre est inutile.
Jour de miroir brisés, d'aiguilles perdue.
Les apparences une nouvelle fois brisée.
Seule reste l'envie de cette existence.
Coulant sous la langue.
Pour offrir une nouvelle respiration.
Enfant aux genoux dans la terre.
Du doigt pour tracer une carte dans la boue.
On s'y enfonce mais on revient.
Toujours pour un nouveaux chemin.
J'étais perdue, tu m'as offert.
Un simple moment de sérénité.
Dont j'ai osé profiter.
.
..
Merci.
.
.
Tout n'étais pas qu'illusion.
Dans ce monde rongé de doute.
Une âme si pure de magie.
Peut-être inconsciemment.
Tu me rends la vie, ma vie.
J'ai tant espéré, pleuré, cherché.
Aujourd'hui tout semble si proche.
Quand une à une se rallument.
Lumineuse bougies nocturnes.
Aux alentour de l'espoir.
Le calme fait le vide.
.
.
Sérénité.
.
..
Quand l’Aurore aux doigts roses.
Naît dans son berceaux de brume.
Puisse se taire le chant du corbeau.
Pour laisser place aux funambules.
Sur cette trame du rêve éveillé.
Loin des démons, elle est bien présente.
Fée à mes côtés tu es restée.
Nos yeux se renvoient la lumière.
De cette envie à suivre l'harmonie.
À briser les chaînes du doute.
Plus jamais seule, tant de confiance.
.
.
Intemporelle.

.
L'âme réveillée qui illumine l'aube.
Simple manifestation de joie offerte.
Que réchauffe le cœur immergé.
Dans ce désir de tout recommencer.
Simplement de continuer ce chemin.
Reprendre au mauvais croisement.
Ou passé au travers des champs.
Parce que cette route ne peut plus.
Être parcourue à contre sens.
Elle me l'a déjà dit :
Le passé n'est pas la solution.
.
..
Compréhension.
.
.

Une question qui s'échappe de ses lèvres.
Douce voix qui résonne encore.
Sous forme de chanson à mes oreilles.
I'm unstoppable today.
Mais cette fois si couplet parlé.
Mots d’espoirs, d'envies.
Je n'ai jamais aussi bien dormi.
Comment renvoyer ?
Tant de reconnaissance ?

À cette être merveilleux.
Cette fille si méritante dans ma joie.
Alors j'ouvre les lèvres.
Apporter la clef de l'interrogation.
Pour que s'envolent les doutes.
Pour un premier dé-cauchemars.
.
..
Reconnaissance.
.
..
Pourtant le choix n'est pas laisser.
D'un froissement, une présence, une voix.
Un mot, une frayeur, un doute.
Cœur, corps et âme qui se retourne.
Vers l'inconnu, l'homme des ombres.
Oui tu l'entends dans cette pénombre.
Sentir qu'il pourrait être un danger.
Menacer cette tranquillité.
Et finir par tout briser.
L'adulte peut punir.
Est capable de faire souffrir.
Tant de droits, tant de lois.
Les doigts se resserrent.
.
.
Pourquoi la peur ?
.
..
Et pourtant malgré la force d'autorité.
Le ton n'est pas menaçant, plutôt suppliant.
Je ne sais que faire, que penser, que vouloir.
La culpabilité m'enserre la gorge.
Mais je ne sais si elle est nécessaire.
Ce simple mot synonyme de tant de chose.
Et tu as envie de répondre, juste de l'aider.
Même si tu ne peux rien pour l'éclairer.
Il y a deux réponses à cette question…
Comme à toutes les questions…
Ce soir…
Je ne peux t'en donner aucune des deux…
.
..
Poète et savant.
.
.
Devenu muet ?

.

Regarde vers la fée, regard vers le gardien.
Un simple balancier, hésitation.
Je ne sais plus, ais-je jamais su ?
Je ne suis pas capable d'exprimer.
La merveille de cette nuit.
Ce que la fée à apporté ne peux pas être raconté.
Comme tant de chose qui doivent être vécue.
J'aimerais lui demander, lui dire de s'asseoir.
Avec elle, avec moi, juste trois.
Elle saura peut-être lui dire, lui expliquer.
Comme moi j'en suis incapable.
Volée par cette peur dévorante.
Bien que pourtant inexistante.
Où est donc passé le choix ?
Pourquoi reviennent les doutes ?

.
..
Interrogation.

.

- Parce que les démons en ont trop pris.
Que l'espoir fuit.
Que les fées existent.
Que les cauchemars peuvent être rêve.
Parce que nous sommes unstoppable today.


.
.
.
J'espère avoir donné assez de raison.
Illuminer l'incompréhension.
Mais je veux lui faire une place.
S'il à besoin de plus.
S'il veut parler.
Qui suis-je pour l'en empêcher ?
Alors que j'ai accepté la fée.
T'inquiète on va te faire de l'espace.
On peut tenir ensemble.
À trois on a moins froid…
Après tout nous sommes bien.
Au crépuscule de la peur…
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Alice Grant, Ven 17 Mar 2017 - 21:44


Musique


Depuis combien de temps êtes-vous plongés dans le noir
A arracher des lambeaux de lumière
Qui filtrent à travers les nuages
Que ceux qui sont au-dessus ont bien voulu vous jeter
Un reste de bonheur, un sourire en coin, un geste discret
Une cruelle aumône venant des cieux
Tandis que vous déchus côtoyez la terre aride
Ne pouvant vous envoler avec vos ailes arrachées
Dont vous transportez les morceaux avec espoir de les rattacher
On a presque envie d'être achevé
A force de se sentir poupée brisée
Comme si le monde s'était lassé de jouer

Le Soleil vend des âmes à la Lune pour l'amuser
Cruel complot caché
Mais on vous maintient en vie
Vous nourrissant d'espoir au goutte à goutte
-Assez.
Pour tenir encore un jour de plus
Juste assez pour espérer
Juste assez pour
Garder assemblées les parties de vos âmes démantelées
Plus le temps complice passe
Plus le puzzle se disperse aux quatre vents
On n'a plus la foi de les rattraper
On tend la main vers le ciel
Inatteignable
Et puis
On rêve
De rejoindre les airs
Mais quand on a goutté à la terre...
On est marqué à vie.
On n'en revient jamais vraiment entier.

Mais on survit
Tu survis
Tu te bats
Pour tirer des gens avec toi
Cette fille
Qui a l'obligation de connaître le bonheur
Tu ne laisseras personne la toucher
Tu protégeras tout ceux qui comme toi sont tombés
Pour tenter de les ramener
De les sauver
De ces ténèbres qui collent à la peau
Tu t'en fous d'y retourner
Tu t'en fous de risquer ta tête
A tes yeux elle ne vaut plus grand chose

La marque du bourreau sur ta gorge
Cicatrice ordonnée par la reine de cœur
Elle l'a pas eu
Ton esprit
Elle l'a pas eu
Même si sa marque y est gravée pour toujours
Elle n'ajoutera pas ta tête à sa collection
Folie, tu m'attraperas pas
Démons, dansons
Je ne laisserai plus personne dans vos mains meurtrières
Je ne laisserai plus personne tomber
Dans l'abandon
L'oubli
La démence
Le vice
La colère
La tristesse
La dépression
La drogue
Plus personne ne doit souffrir
Lapin, je stopperai ta course effrénée
Tu n’apporteras plus de victime à la Maudite Grosse Tête
Je te ferai la peau
Dis Lapin
Veux-tu savoir
Lequel de nous deux court le plus vite?

Soudain
Tu sens une présence
Une ombre
Quelqu'un
Tu penses
Non
On est arrivées jusque là sans problèmes
Dis-moi que tout ne s'arrête pas maintenant
Dis-moi qu'on nous laissera hurler encore un peu à la Lune
Dis-moi que
Cet instant durera toujours
Arrêtez le Tic-Tac
S'il vous plaît
Pour une fois
Arrêtez
Le Tic-Tac de la montre
Créez une bulle
Protectrice
Que personne ne pourra franchir
Pour que deux âmes brisées puissent se recoller en paix
Dis-moi narratrice que

Tu reconnais l'adulte
Ou plutôt l'enfant
Peter Pan
Connaissance, employeur et maintenant surveillant
Lui aussi est tombé
Mais il va se relever
Tu le sais
Il t'a dit
Promis qu'il essayerait
Sa place est bien ici
Lui, c'est l'un des seuls qui doit être présent
A cette réunion des âmes perdues
Tu te détends
Te lève, fais un pas vers lui
Tandis qu'un unique mot passe sur ses lèvres
L'enfant répond

- Parce que les démons en ont trop pris.
Que l'espoir fuit.
Que les fées existent.
Que les cauchemars peuvent être rêve.
Parce que nous sommes unstoppable today.

C'est fou
Pardon
Incroyable
A quel point elle sait clarifier la situation
En cinq phrases
Pas si compliqué finalement
Tu sais pas si ils se connaissent, mais tu poses ta main sur l'épaule de la serpentard, avec un regard rassurant
L'air de dire qu'avec lui y'a rien à craindre
Ta voix murmure
- Leo...
Sourire
T'avais besoin de dire son nom
de te dire que c'était bien lui
Ton chat passe sous ton bras
Tes doigts s'étirent sur son poil
Tu sais pas trop quoi dire
Mais tu parles quand même
- Un jour on s'envolera
Pour de vrai.


Tu t'approches de lui.
T'as envie de l'emmener
De pas lui laisser trop le choix
De le tirer en haut
Avec Ellana
Tirer des griffes des monstres
Tout les deux
Et tu te plantes là
T'attends.


[RP en cours, merci de ne pas reprendre le sujet]
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Leo Keats Gold
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Personnel de Poudlard
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Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: Rencontre Nocturne

Message par : Leo Keats Gold, Lun 12 Juin 2017 - 7:15


Dans cette nuit aussi fertile qu'hermaphrodit, on les a senti. Les deux yeux verticaux qui se sont allumés dans l'ombre. Comme deux ampoules un peu tordue par la traque, un peu étourdie par la course infinie. Les prunelles invisibles qui hurlait au monde de se réveiller. Pour que l'ombre recule enfin avec l'aube. Pour pouvoir se poser un instant, juste une seconde de répit, comme valeur sûre de ne pas s'épuiser encore inutilement. De pouvoir encore tenir sur ses jambes le soir suivant, lorsque la course reprendra.

Mais la présence de l'ombre à terre familière rassure autant qu'elle effraie, t'offrant certitude que cette nuit-là tes ombres ne pourront que danser loin de toi. Mais t'offrant également une exposition gratuite et encore involontaire au scalpel de ses iris. Deux ressentis comme deux pôles opposés, et devoir composer encore, sans fausses notes. Des similitudes qui effraient autant qu'elles forcent la compréhension de l'autre. Des différences notables. L'hiver qui croise l'été, ça fait aussi peur que de bien au final. Alors, du bout de ta conscience bancale, tu te décides enfin à écarter les craintes.
Parce que le détail
de l'urgence des âmes
ne devrait plus jamais en être un.

T'aurais aimé être plus sociable. Plus expressif. T'aurais aimé t'asseoir, et au lieu de jeter une nouvelle interrogation en pâture, demander simplement si tu pouvais toi aussi profiter de la faible lueur qu'émettent des âmes perdues qui se rencontrent. Dans une explosion de terreur.
Mais ça n'a jamais été ton fort,
La formulation.
Alors tu attends quelques secondes.
Une boule dans le sternum.
Que les yeux endormis aient fini de s'inquiéter.
Tu n'es pas là pour tourmenter qui que ce soit.

Y a trois corps et demi
Qui font face à la nuit.
Dans la traîne sombre des heures maudites.
Celles-ci
où les idées claires se fracassent sur les recifs.
Celles-là
où les sombres profiteuse s'immiscent encore
jouant de leur puissance.
Ces nuits se résumant à une simple
tentative de non-suicide.
Où l'esprit s'épuise à chercher de nouvelles façon de fuir
Pour préserver ce qui peut encore l'être.
Où la perspective d'abandonner est certainement la plus séduisante.

Mais la trace d'une promesse de printemps. Murmurée comme une promesse de rébellion contre l'existence même. Parce que même si les mots prononcés ce soir là n'ont que peu d'importance, les états-larmes persistent. Et tu avais juré. De t'en sortir, ou du moins d'essayer, toujours. En remerciement d'une confiance imprévue qui t'a été accordée. Par l'inconnue.
Qui avait su te remarquer.
Lorsque tu ne pensais plus
que les gens te voyaient.
Alors t'essaie, à chaque fois, de réussir à danser en rythme sur le coeur de la nuit.
Pour y passer inaperçu.

T'aurais envie de hurler. La tête comme arme blanche. Crier par le trou du visage tout ces vides que tu sentais en toi, pour que la jeune fille qui serrait son point ne te considère plus comme une menace. Qu'elle comprenne que tu veux juste la même chose qu'elle. Dormir, quelque part, en sûreté. Que tu aimerais bien que le monde s'arrête quelques secondes, juste le temps d'une respiration. Même fugace. Pour t'aider à te souvenir de ce que ça fait, d'être en vie. De pas avoir à se soucier de courir pendant quelques instants.
Mais ce n'est jamais le cas,
Le temps n'en a pas à perdre avec toi,
T'as fini par comprendre à la longue
Qu'on ne peut au final
Compter que sur soi même,
aussi peu fiable puisse-t-on être.

La nuit passe,
on prend un temps de retard,
la synphonie déraille.
alors on essaie
désespérément
de ne pas être trop distancé.
Mais je vais te filer un scoop Keats,
Ça ne sert à rien.
Les gens, on ne les rattrape jamais.
C'est ainsi fait.
La voix s'élève, presque surprenante dans cette froideur nocturne.
Rassurante
l'air de rien.

 L'enfant répond

- Parce que les démons en ont trop pris.
Que l'espoir fuit.
Que les fées existent.
Que les cauchemars peuvent être rêve.
Parce que nous sommes unstoppable today.


Y a des échos,
Certain,
Mais le canyon ne vibre pas,
La faille se creuse.
Les cauchemars ne font que orner les rêves de belles façades avant de se cacher derrière.
Alors je ne dis rien.
Je laisse le temps couler, grains de sables qui filene entre les mains.
J'ai trop essayé pour encore y arriver.

Et Alice qui se lève dans la nuit,
qui s'approche
d'un pas,
suffisammentpour que tu distingues
qu'il s'agit de la bonne Alice,
Qu'il n'est en aucun cas question
D'une quelconque contrefaçon.

Alors tu soupires entendant sa voix,
Comme un caresse rassurante sur un corps tourmenté,
Comme une cachette dans un trou de la nuit,
Où personne ne pourra te trouver.
Alors tu soupires,
Y a un sourire rapide qui montre son nez.
Et les mots tombent,
un à un
comme des gouttes de rosée
qui se détachent au matin
du fil à linge déserté dans le jardin.

Les cauchemars, faut réussir à les reconnaître malgré leur masque.
Et à les immoler.
Sans pitié.
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