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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Rencontre Nocturne
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Leo Keats Gold
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard

Re: Rencontre Nocturne

Message par : Leo Keats Gold, Lun 12 Juin 2017 - 7:15


Dans cette nuit aussi fertile qu'hermaphrodit, on les a senti. Les deux yeux verticaux qui se sont allumés dans l'ombre. Comme deux ampoules un peu tordue par la traque, un peu étourdie par la course infinie. Les prunelles invisibles qui hurlait au monde de se réveiller. Pour que l'ombre recule enfin avec l'aube. Pour pouvoir se poser un instant, juste une seconde de répit, comme valeur sûre de ne pas s'épuiser encore inutilement. De pouvoir encore tenir sur ses jambes le soir suivant, lorsque la course reprendra.

Mais la présence de l'ombre à terre familière rassure autant qu'elle effraie, t'offrant certitude que cette nuit-là tes ombres ne pourront que danser loin de toi. Mais t'offrant également une exposition gratuite et encore involontaire au scalpel de ses iris. Deux ressentis comme deux pôles opposés, et devoir composer encore, sans fausses notes. Des similitudes qui effraient autant qu'elles forcent la compréhension de l'autre. Des différences notables. L'hiver qui croise l'été, ça fait aussi peur que de bien au final. Alors, du bout de ta conscience bancale, tu te décides enfin à écarter les craintes.
Parce que le détail
de l'urgence des âmes
ne devrait plus jamais en être un.

T'aurais aimé être plus sociable. Plus expressif. T'aurais aimé t'asseoir, et au lieu de jeter une nouvelle interrogation en pâture, demander simplement si tu pouvais toi aussi profiter de la faible lueur qu'émettent des âmes perdues qui se rencontrent. Dans une explosion de terreur.
Mais ça n'a jamais été ton fort,
La formulation.
Alors tu attends quelques secondes.
Une boule dans le sternum.
Que les yeux endormis aient fini de s'inquiéter.
Tu n'es pas là pour tourmenter qui que ce soit.

Y a trois corps et demi
Qui font face à la nuit.
Dans la traîne sombre des heures maudites.
Celles-ci
où les idées claires se fracassent sur les recifs.
Celles-là
où les sombres profiteuse s'immiscent encore
jouant de leur puissance.
Ces nuits se résumant à une simple
tentative de non-suicide.
Où l'esprit s'épuise à chercher de nouvelles façon de fuir
Pour préserver ce qui peut encore l'être.
Où la perspective d'abandonner est certainement la plus séduisante.

Mais la trace d'une promesse de printemps. Murmurée comme une promesse de rébellion contre l'existence même. Parce que même si les mots prononcés ce soir là n'ont que peu d'importance, les états-larmes persistent. Et tu avais juré. De t'en sortir, ou du moins d'essayer, toujours. En remerciement d'une confiance imprévue qui t'a été accordée. Par l'inconnue.
Qui avait su te remarquer.
Lorsque tu ne pensais plus
que les gens te voyaient.
Alors t'essaie, à chaque fois, de réussir à danser en rythme sur le coeur de la nuit.
Pour y passer inaperçu.

T'aurais envie de hurler. La tête comme arme blanche. Crier par le trou du visage tout ces vides que tu sentais en toi, pour que la jeune fille qui serrait son point ne te considère plus comme une menace. Qu'elle comprenne que tu veux juste la même chose qu'elle. Dormir, quelque part, en sûreté. Que tu aimerais bien que le monde s'arrête quelques secondes, juste le temps d'une respiration. Même fugace. Pour t'aider à te souvenir de ce que ça fait, d'être en vie. De pas avoir à se soucier de courir pendant quelques instants.
Mais ce n'est jamais le cas,
Le temps n'en a pas à perdre avec toi,
T'as fini par comprendre à la longue
Qu'on ne peut au final
Compter que sur soi même,
aussi peu fiable puisse-t-on être.

La nuit passe,
on prend un temps de retard,
la synphonie déraille.
alors on essaie
désespérément
de ne pas être trop distancé.
Mais je vais te filer un scoop Keats,
Ça ne sert à rien.
Les gens, on ne les rattrape jamais.
C'est ainsi fait.
La voix s'élève, presque surprenante dans cette froideur nocturne.
Rassurante
l'air de rien.

 L'enfant répond

- Parce que les démons en ont trop pris.
Que l'espoir fuit.
Que les fées existent.
Que les cauchemars peuvent être rêve.
Parce que nous sommes unstoppable today.


Y a des échos,
Certain,
Mais le canyon ne vibre pas,
La faille se creuse.
Les cauchemars ne font que orner les rêves de belles façades avant de se cacher derrière.
Alors je ne dis rien.
Je laisse le temps couler, grains de sables qui filene entre les mains.
J'ai trop essayé pour encore y arriver.

Et Alice qui se lève dans la nuit,
qui s'approche
d'un pas,
suffisammentpour que tu distingues
qu'il s'agit de la bonne Alice,
Qu'il n'est en aucun cas question
D'une quelconque contrefaçon.

Alors tu soupires entendant sa voix,
Comme un caresse rassurante sur un corps tourmenté,
Comme une cachette dans un trou de la nuit,
Où personne ne pourra te trouver.
Alors tu soupires,
Y a un sourire rapide qui montre son nez.
Et les mots tombent,
un à un
comme des gouttes de rosée
qui se détachent au matin
du fil à linge déserté dans le jardin.

Les cauchemars, faut réussir à les reconnaître malgré leur masque.
Et à les immoler.
Sans pitié.
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Ellana Lyan
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Préfet(e)/Serpentard
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Ellana Lyan, Jeu 22 Juin 2017 - 9:18


Douce chaleur des âmes qui vibrent à l’unisson.
Je me perds à écouter les battement de nos cœurs rassemblés.
Le goutte à goutte des plaies qui saignent encore.
Être égaré, être d lumière emplit d'obscurité.
J'ai senti le couteau contre ma gorge.
La morsure des démons dans ma gorge.
Dans l'obscur, maintes fois j'ai gémis.
Le cœur mutilé des trahisons passée.
Mais ce soir j'ai vu tout changer.
Mes douloureuses résignations s'écrouler.
J'ai senti sa main dans la mienne.
Et un instant j'ai entrevu le monde.
La vraie vie, celle que j'aurais du connaître,
le destin qui m'a été arraché.

Mais se rend elle donc compte ?
De la chaleur qu'elle produit autour,
un être merveilleux qui donne son âme
elle a promit des armes, promit qu'elle se battrait près de moi.
Alors j'ai cru, j'ai vu, j'ai voulu.
Penser que le monde pouvait changer.
Que du moins je pouvais changer le mien.
Prêtes à lutter contre les démons.
Rallumer une à une les bougies
dans la pièce noire de mon âme.
Je la regarde se lever.
Je l'observe, admirative...

Quelques paroles offertes
à l'autre inconnu
qui semble saigner lui aussi
un sourire nait sur mes lèvres
Petite Fée...
Combien de gens te doivent ils donc autant ?
Comment fais tu donc pour donner ?
Sans cesse, et le sourire s'étire.
Être à part, être merveilleux,
je vois les ailes dans ton dos,
l'affection que je te porte.
Tu sais ce qui est si important,
pour moi, pour nous ?
Tu es là...
Alors que tout les autres se sont enfuis
tu restes à nos côtés.

Lorsque prisonnière dans une cage de l'obscur
l'enfant tremble de tous ses membres en luttant
ne pas se laisser emporter, survivre à tout prix,
à défaut de pouvoir vivre...
Alors le moindre geste, parole rassurante,
simple main qui se tend.
À aux yeux de la victime,
importance démesurée. Un sourire,
quelques mots et je m'envole plus haut
il y a trop peu, ma petite fée,
trop peu de gens comme toi.
Sinon le monde tournerait bien plus rond.

Je penche la tête, elle le rejoint,
lui l'adulte qui n'en est plus un
l'instant d'une poignée de minutes
redeviens enfant déchiré.
Et je le regarde, les regarde
regard brillants d'entendre les mots
des paroles si belles. Puis d'un coup
sans prévenir, la pointe de la douleur
qui surgit pour percer l'estomac.
Tu es faible Ellana...
Bien trop faible...
Regarde donc la jalousie,
qui peu à peu te consume.


C'est idiot, enfantin,
c'est ancré en moi.
Je me lève pour un pas,
un de plus. Arrive à leur hauteur
et les mots de l'Autre résonne en échos
vibrant délicats contre mes tympans.
Cauchemar... Je frémis doucement.
Et si...
Si les démons ne se cachent même plus
Si les cauchemars font de nous leur victime
Je les vois, les sens courir en moi
mais je suis faible...
Bien trop faible...


Voix suppliante comme si j’espérais,
si je souhaitais qu'il me donne la solution
une formule magique pour les tuer,
les anéantir tous. Ils m'ont fait tant de mal,
j'ai été jusqu'à perdre mon humanité,
le temps de quelques instants,
je me suis abandonnée à la douleur,
j'ai menti, trahis, brisé.
Mais ce soir ils ne sauront pas,
ce soir je ne serais que victime,
parce que j'ai honte de ce moi,
honte de ce que j'ai pu faire
lorsque "je" en était un autre...

J'oublie, tente d'oublier,
espère encore avoir ma place ici,
j'écoute ma fée, ose la prendre dans mes bras.
Alors que mes mains sont remplies de sang.
Peut-être ne s'en formalise t-elle pas,
ont a tous nos erreurs, nos problèmes
et pourtant on lutte encore,
on se bat toujours. Parce que les idéaux
même quand ils ne nous concernent pas,
reste en nous, au plus profond.
Siégeant à la droit de l’Espérance.
Et cette nuit, je veux encore y croire.

Regard vers Ma Fée. Elle est si jolie,
une beauté intérieure qui transperce les faux semblants.
Toi...
Tu ne sais sans doute pas
ce que tu es en train de me faire
mais si la magie existe
c'est en toi qu'elle réside.
Je... Merci...

Mal à prononcer les mots,
comme s'ils voulaient rester coincé dans la gorge.
Mais ils fuient, n'en n'ont pas envie.
Je veux die exprimer,
ma reconnaissance, Petite Fée...
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Alice Grant
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Alice Grant, Mar 27 Juin 2017 - 22:43


Fairy Taile
(and not tale)
Désolée pour le pavé,
C'est votre faute aussi,
Vous deux réunis c'est combo inspi'.

Cette nuit y'a trois enfants et un chat
Sous les constellations
Une étoile brisée
Un chapelier fou
Une fée sans ailes
Et un félin au sourire lunaire.
C'est une réunion d'insomniaques
Qui ne dorment pas parce que les cauchemars sont bien réels
Et que les reines donnent des ordres aux bourreaux
Qui peuvent voir la nuit faute de rire le jour,
Et danser sous la lune parce que le soleil lui a vendu leurs âmes.

Il fait noir ici
Les démons les talonnent
La démence les guette
Le passé les ronge
Pourtant, quelque chose brille dans ce couloir
Une flamme timide, faible
Que t'essayes de ranimer de toutes tes forces dans leurs yeux délavés
Leur volonté
Votre volonté
De vous battre
De gagner
N'a jamais disparue
Elle était juste
Perdue avec vous dans les ténèbres.

Il soupire
Tu ne sais pas si c'est de soulagement
De désespoir
De résignation
Tu ne sais rien de ce qu'on lui a fait
Ce qu'il a fait
Quel genre de démons le poursuivent
Quels actes le hantent
Quelles personnes l'ont placé là
Mais tu n'as pas peur
Tu n'as jamais eu peur
Des insomniaques.
Il répond à ton sourire

Les cauchemars, faut réussir à les reconnaître malgré leur masque.
Et à les immoler.
Sans pitié.


Tu hoches la tête
Le feu se fait dévorant
La traque aux monstres est ouverte
Maintenant, tu dois garantir leur victoire
Leur conseiller des stratégies,
Leur donner des armes
C'est idiot, il leur faudrait quelqu'un d'équilibré
Pour les aider mais
Ce genre de personne ne les verrait même pas.
Est-ce que tu tiendras la promesse que tu leur fais?
Est-ce que tu serras à la hauteur?
Tu ravales tes angoisses
Tu es une fée
Tu dois être forte
Pourquoi les choses imaginaires sont-elles les plus réelles?
Pourquoi les gens normaux te semblent-ils si creux?

Malgré les voix
Malgré leurs avertissements qui sonnent faux
Tu veux espérer et combattre à leurs côtés Fais attention
Tomber et te relever, Ne parle pas aux inconnus
Rire et vivre avec eux Protège seulement ceux qui te sont chers
Comme le font des camarades Ne t'accroche pas à des gens qui sont tentés de sauter
Tu as confiance en eux Ils pourraient bien te tuer avec eux
Parce qu'ils te touchent Envole-toi
Dans un coin de ton âme que peu de gens semblent avoir Fuis-les, tu as assez souffert
Comme si c'était une zone interdite N'affrontes pas leurs monstres
Cachée Tu es une idiote
Mais pourquoi ? Montre-toi plus forte
Où est le danger dont ils parlent ? Quand tu les croises, ne t'arrêtes pas
Tu n'y trouves que des larmes Qu'est-ce que tu peux faire de toute façon
Et des chants d'espoir. Tu es folle.
Au pire Tu en mourras.
Que vaut ta vie
A côté d'un de leur sourire?

Tu les laisses parler
Ce sentiment d'appartenance doit venir du goût de la poussière
Peut-être faut-il d'abord la goûter pour connaître
Cette alchimie douloureuse
Qui fait perdre aux Chapeliers l'envie de danser
Qui vole la lumière des Étoiles
Et l'assurance des fées
Elle s'est levée pour vous rejoindre
Tout est étrangement calme
Tandis que ses jambes se mouvent en silence

Et si...
Si les démons ne se cachent même plus
Si les cauchemars font de nous leur victime
Je les vois, les sens courir en moi
mais je suis faible...
Bien trop faible...


Elle supplie
Et toi tu écoutes.
Vous êtes seuls.
Tout est calme.
Tout est silencieux.
Alors pourquoi tu as l'impression que derrière l'angle de leurs yeux les monstres observent
Pourquoi tu as l'impression que tout autour de vous disparaît dans une ultime apocalypse
Pourquoi tu entends leurs cœurs crier?
Ce ne sont pas tes larmes qui doivent couler cette nuit
Alors tu les regardes.

Trouvez la force dans vos faiblesses.
Vous n'êtes pas seuls
Plus jamais
Je vous le promets.
Les monstres ne sont pas si impressionnants vus de près.


Tu espères que tes mots ne sonneront pas vides
Tu espères que...
Elle t'enlace.
Tout est calme
Tu te maudis
Qui es-tu pour oser
Leur donner de l'espoir?
Tu la frictionnes,
Comme pour la réchauffer
De tes mains qui ont été écorchées
De tes doigts qui ont volé
De tes bras qui ont frappé
Une serpentard encore plus jeune
Même si ce n'était pas toi
Qui es-tu
Pour oser
La serrer dans tes bras?
Comment oses-tu
Le regarder en face
Sans trembler?

Toi...
Tu ne sais sans doute pas
ce que tu es en train de me faire
mais si la magie existe
c'est en toi qu'elle réside.
Je... Merci...


Parce qu'ils te donnent l'impression
Que tu n'es pas si inutile que tu le penses
Pas si sale
Pas si maudite
Avec eux tu es une fée
C'est à toi de les remercier
Mais une fée ne remercie pas
Elle donne de la poussière pour s'envoler
Quand on croit en elle
Et elle disparaît
Quand plus personne n'a foi en son existence
Tout ne tiens qu'à un fil
Et pourtant l'équilibre est parfait
Le temps s'est enfin arrêté
Tu la tiens encore quelques secondes près de toi
Curieusement, tu ne te sens pas menteuse
Ton passé n'a plus aucune importance
Puisque tu es là.

Tu te redresses pour regarder
Celui que tu n'arrives pas à voir comme ton patron
Et encore moins ton surveillant.
Quoi qu'il te soit arrivé,
Quoi que les gens ont pu te dire,
Tu es un Chapelier
Et les monstres vont bien finir par s'enfuir
Si tu danses.

Tu passes ton bras derrière les épaules d'Ellana
Tout en le fixant
Comme de peur que
Si ils échappent à ta vision
A ton contact
Ils disparaissent sous leurs démons.
Tu veux les rendre invincibles
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