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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Rencontre Nocturne
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Leo Keats Gold
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard

Re: Rencontre Nocturne

Message par : Leo Keats Gold, Lun 12 Juin 2017, 02:15


Dans cette nuit aussi fertile qu'hermaphrodit, on les a senti. Les deux yeux verticaux qui se sont allumés dans l'ombre. Comme deux ampoules un peu tordue par la traque, un peu étourdie par la course infinie. Les prunelles invisibles qui hurlait au monde de se réveiller. Pour que l'ombre recule enfin avec l'aube. Pour pouvoir se poser un instant, juste une seconde de répit, comme valeur sûre de ne pas s'épuiser encore inutilement. De pouvoir encore tenir sur ses jambes le soir suivant, lorsque la course reprendra.

Mais la présence de l'ombre à terre familière rassure autant qu'elle effraie, t'offrant certitude que cette nuit-là tes ombres ne pourront que danser loin de toi. Mais t'offrant également une exposition gratuite et encore involontaire au scalpel de ses iris. Deux ressentis comme deux pôles opposés, et devoir composer encore, sans fausses notes. Des similitudes qui effraient autant qu'elles forcent la compréhension de l'autre. Des différences notables. L'hiver qui croise l'été, ça fait aussi peur que de bien au final. Alors, du bout de ta conscience bancale, tu te décides enfin à écarter les craintes.
Parce que le détail
de l'urgence des âmes
ne devrait plus jamais en être un.

T'aurais aimé être plus sociable. Plus expressif. T'aurais aimé t'asseoir, et au lieu de jeter une nouvelle interrogation en pâture, demander simplement si tu pouvais toi aussi profiter de la faible lueur qu'émettent des âmes perdues qui se rencontrent. Dans une explosion de terreur.
Mais ça n'a jamais été ton fort,
La formulation.
Alors tu attends quelques secondes.
Une boule dans le sternum.
Que les yeux endormis aient fini de s'inquiéter.
Tu n'es pas là pour tourmenter qui que ce soit.

Y a trois corps et demi
Qui font face à la nuit.
Dans la traîne sombre des heures maudites.
Celles-ci
où les idées claires se fracassent sur les recifs.
Celles-là
où les sombres profiteuse s'immiscent encore
jouant de leur puissance.
Ces nuits se résumant à une simple
tentative de non-suicide.
Où l'esprit s'épuise à chercher de nouvelles façon de fuir
Pour préserver ce qui peut encore l'être.
Où la perspective d'abandonner est certainement la plus séduisante.

Mais la trace d'une promesse de printemps. Murmurée comme une promesse de rébellion contre l'existence même. Parce que même si les mots prononcés ce soir là n'ont que peu d'importance, les états-larmes persistent. Et tu avais juré. De t'en sortir, ou du moins d'essayer, toujours. En remerciement d'une confiance imprévue qui t'a été accordée. Par l'inconnue.
Qui avait su te remarquer.
Lorsque tu ne pensais plus
que les gens te voyaient.
Alors t'essaie, à chaque fois, de réussir à danser en rythme sur le coeur de la nuit.
Pour y passer inaperçu.

T'aurais envie de hurler. La tête comme arme blanche. Crier par le trou du visage tout ces vides que tu sentais en toi, pour que la jeune fille qui serrait son point ne te considère plus comme une menace. Qu'elle comprenne que tu veux juste la même chose qu'elle. Dormir, quelque part, en sûreté. Que tu aimerais bien que le monde s'arrête quelques secondes, juste le temps d'une respiration. Même fugace. Pour t'aider à te souvenir de ce que ça fait, d'être en vie. De pas avoir à se soucier de courir pendant quelques instants.
Mais ce n'est jamais le cas,
Le temps n'en a pas à perdre avec toi,
T'as fini par comprendre à la longue
Qu'on ne peut au final
Compter que sur soi même,
aussi peu fiable puisse-t-on être.

La nuit passe,
on prend un temps de retard,
la synphonie déraille.
alors on essaie
désespérément
de ne pas être trop distancé.
Mais je vais te filer un scoop Keats,
Ça ne sert à rien.
Les gens, on ne les rattrape jamais.
C'est ainsi fait.
La voix s'élève, presque surprenante dans cette froideur nocturne.
Rassurante
l'air de rien.

 L'enfant répond

- Parce que les démons en ont trop pris.
Que l'espoir fuit.
Que les fées existent.
Que les cauchemars peuvent être rêve.
Parce que nous sommes unstoppable today.


Y a des échos,
Certain,
Mais le canyon ne vibre pas,
La faille se creuse.
Les cauchemars ne font que orner les rêves de belles façades avant de se cacher derrière.
Alors je ne dis rien.
Je laisse le temps couler, grains de sables qui filene entre les mains.
J'ai trop essayé pour encore y arriver.

Et Alice qui se lève dans la nuit,
qui s'approche
d'un pas,
suffisammentpour que tu distingues
qu'il s'agit de la bonne Alice,
Qu'il n'est en aucun cas question
D'une quelconque contrefaçon.

Alors tu soupires entendant sa voix,
Comme un caresse rassurante sur un corps tourmenté,
Comme une cachette dans un trou de la nuit,
Où personne ne pourra te trouver.
Alors tu soupires,
Y a un sourire rapide qui montre son nez.
Et les mots tombent,
un à un
comme des gouttes de rosée
qui se détachent au matin
du fil à linge déserté dans le jardin.

Les cauchemars, faut réussir à les reconnaître malgré leur masque.
Et à les immoler.
Sans pitié.
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Ellana Lyan
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Ellana Lyan, Jeu 22 Juin 2017, 04:18


Douce chaleur des âmes qui vibrent à l’unisson.
Je me perds à écouter les battement de nos cœurs rassemblés.
Le goutte à goutte des plaies qui saignent encore.
Être égaré, être d lumière emplit d'obscurité.
J'ai senti le couteau contre ma gorge.
La morsure des démons dans ma gorge.
Dans l'obscur, maintes fois j'ai gémis.
Le cœur mutilé des trahisons passée.
Mais ce soir j'ai vu tout changer.
Mes douloureuses résignations s'écrouler.
J'ai senti sa main dans la mienne.
Et un instant j'ai entrevu le monde.
La vraie vie, celle que j'aurais du connaître,
le destin qui m'a été arraché.

Mais se rend elle donc compte ?
De la chaleur qu'elle produit autour,
un être merveilleux qui donne son âme
elle a promit des armes, promit qu'elle se battrait près de moi.
Alors j'ai cru, j'ai vu, j'ai voulu.
Penser que le monde pouvait changer.
Que du moins je pouvais changer le mien.
Prêtes à lutter contre les démons.
Rallumer une à une les bougies
dans la pièce noire de mon âme.
Je la regarde se lever.
Je l'observe, admirative...

Quelques paroles offertes
à l'autre inconnu
qui semble saigner lui aussi
un sourire nait sur mes lèvres
Petite Fée...
Combien de gens te doivent ils donc autant ?
Comment fais tu donc pour donner ?
Sans cesse, et le sourire s'étire.
Être à part, être merveilleux,
je vois les ailes dans ton dos,
l'affection que je te porte.
Tu sais ce qui est si important,
pour moi, pour nous ?
Tu es là...
Alors que tout les autres se sont enfuis
tu restes à nos côtés.

Lorsque prisonnière dans une cage de l'obscur
l'enfant tremble de tous ses membres en luttant
ne pas se laisser emporter, survivre à tout prix,
à défaut de pouvoir vivre...
Alors le moindre geste, parole rassurante,
simple main qui se tend.
À aux yeux de la victime,
importance démesurée. Un sourire,
quelques mots et je m'envole plus haut
il y a trop peu, ma petite fée,
trop peu de gens comme toi.
Sinon le monde tournerait bien plus rond.

Je penche la tête, elle le rejoint,
lui l'adulte qui n'en est plus un
l'instant d'une poignée de minutes
redeviens enfant déchiré.
Et je le regarde, les regarde
regard brillants d'entendre les mots
des paroles si belles. Puis d'un coup
sans prévenir, la pointe de la douleur
qui surgit pour percer l'estomac.
Tu es faible Ellana...
Bien trop faible...
Regarde donc la jalousie,
qui peu à peu te consume.


C'est idiot, enfantin,
c'est ancré en moi.
Je me lève pour un pas,
un de plus. Arrive à leur hauteur
et les mots de l'Autre résonne en échos
vibrant délicats contre mes tympans.
Cauchemar... Je frémis doucement.
Et si...
Si les démons ne se cachent même plus
Si les cauchemars font de nous leur victime
Je les vois, les sens courir en moi
mais je suis faible...
Bien trop faible...


Voix suppliante comme si j’espérais,
si je souhaitais qu'il me donne la solution
une formule magique pour les tuer,
les anéantir tous. Ils m'ont fait tant de mal,
j'ai été jusqu'à perdre mon humanité,
le temps de quelques instants,
je me suis abandonnée à la douleur,
j'ai menti, trahis, brisé.
Mais ce soir ils ne sauront pas,
ce soir je ne serais que victime,
parce que j'ai honte de ce moi,
honte de ce que j'ai pu faire
lorsque "je" en était un autre...

J'oublie, tente d'oublier,
espère encore avoir ma place ici,
j'écoute ma fée, ose la prendre dans mes bras.
Alors que mes mains sont remplies de sang.
Peut-être ne s'en formalise t-elle pas,
ont a tous nos erreurs, nos problèmes
et pourtant on lutte encore,
on se bat toujours. Parce que les idéaux
même quand ils ne nous concernent pas,
reste en nous, au plus profond.
Siégeant à la droit de l’Espérance.
Et cette nuit, je veux encore y croire.

Regard vers Ma Fée. Elle est si jolie,
une beauté intérieure qui transperce les faux semblants.
Toi...
Tu ne sais sans doute pas
ce que tu es en train de me faire
mais si la magie existe
c'est en toi qu'elle réside.
Je... Merci...

Mal à prononcer les mots,
comme s'ils voulaient rester coincé dans la gorge.
Mais ils fuient, n'en n'ont pas envie.
Je veux die exprimer,
ma reconnaissance, Petite Fée...
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Alice Grant
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Alice Grant, Mar 27 Juin 2017, 17:43


Fairy Taile
(and not tale)
Désolée pour le pavé,
C'est votre faute aussi,
Vous deux réunis c'est combo inspi'.

Cette nuit y'a trois enfants et un chat
Sous les constellations
Une étoile brisée
Un chapelier fou
Une fée sans ailes
Et un félin au sourire lunaire.
C'est une réunion d'insomniaques
Qui ne dorment pas parce que les cauchemars sont bien réels
Et que les reines donnent des ordres aux bourreaux
Qui peuvent voir la nuit faute de rire le jour,
Et danser sous la lune parce que le soleil lui a vendu leurs âmes.

Il fait noir ici
Les démons les talonnent
La démence les guette
Le passé les ronge
Pourtant, quelque chose brille dans ce couloir
Une flamme timide, faible
Que t'essayes de ranimer de toutes tes forces dans leurs yeux délavés
Leur volonté
Votre volonté
De vous battre
De gagner
N'a jamais disparue
Elle était juste
Perdue avec vous dans les ténèbres.

Il soupire
Tu ne sais pas si c'est de soulagement
De désespoir
De résignation
Tu ne sais rien de ce qu'on lui a fait
Ce qu'il a fait
Quel genre de démons le poursuivent
Quels actes le hantent
Quelles personnes l'ont placé là
Mais tu n'as pas peur
Tu n'as jamais eu peur
Des insomniaques.
Il répond à ton sourire

Les cauchemars, faut réussir à les reconnaître malgré leur masque.
Et à les immoler.
Sans pitié.


Tu hoches la tête
Le feu se fait dévorant
La traque aux monstres est ouverte
Maintenant, tu dois garantir leur victoire
Leur conseiller des stratégies,
Leur donner des armes
C'est idiot, il leur faudrait quelqu'un d'équilibré
Pour les aider mais
Ce genre de personne ne les verrait même pas.
Est-ce que tu tiendras la promesse que tu leur fais?
Est-ce que tu serras à la hauteur?
Tu ravales tes angoisses
Tu es une fée
Tu dois être forte
Pourquoi les choses imaginaires sont-elles les plus réelles?
Pourquoi les gens normaux te semblent-ils si creux?

Malgré les voix
Malgré leurs avertissements qui sonnent faux
Tu veux espérer et combattre à leurs côtés Fais attention
Tomber et te relever, Ne parle pas aux inconnus
Rire et vivre avec eux Protège seulement ceux qui te sont chers
Comme le font des camarades Ne t'accroche pas à des gens qui sont tentés de sauter
Tu as confiance en eux Ils pourraient bien te tuer avec eux
Parce qu'ils te touchent Envole-toi
Dans un coin de ton âme que peu de gens semblent avoir Fuis-les, tu as assez souffert
Comme si c'était une zone interdite N'affrontes pas leurs monstres
Cachée Tu es une idiote
Mais pourquoi ? Montre-toi plus forte
Où est le danger dont ils parlent ? Quand tu les croises, ne t'arrêtes pas
Tu n'y trouves que des larmes Qu'est-ce que tu peux faire de toute façon
Et des chants d'espoir. Tu es folle.
Au pire Tu en mourras.
Que vaut ta vie
A côté d'un de leur sourire?

Tu les laisses parler
Ce sentiment d'appartenance doit venir du goût de la poussière
Peut-être faut-il d'abord la goûter pour connaître
Cette alchimie douloureuse
Qui fait perdre aux Chapeliers l'envie de danser
Qui vole la lumière des Étoiles
Et l'assurance des fées
Elle s'est levée pour vous rejoindre
Tout est étrangement calme
Tandis que ses jambes se mouvent en silence

Et si...
Si les démons ne se cachent même plus
Si les cauchemars font de nous leur victime
Je les vois, les sens courir en moi
mais je suis faible...
Bien trop faible...


Elle supplie
Et toi tu écoutes.
Vous êtes seuls.
Tout est calme.
Tout est silencieux.
Alors pourquoi tu as l'impression que derrière l'angle de leurs yeux les monstres observent
Pourquoi tu as l'impression que tout autour de vous disparaît dans une ultime apocalypse
Pourquoi tu entends leurs cœurs crier?
Ce ne sont pas tes larmes qui doivent couler cette nuit
Alors tu les regardes.

Trouvez la force dans vos faiblesses.
Vous n'êtes pas seuls
Plus jamais
Je vous le promets.
Les monstres ne sont pas si impressionnants vus de près.


Tu espères que tes mots ne sonneront pas vides
Tu espères que...
Elle t'enlace.
Tout est calme
Tu te maudis
Qui es-tu pour oser
Leur donner de l'espoir?
Tu la frictionnes,
Comme pour la réchauffer
De tes mains qui ont été écorchées
De tes doigts qui ont volé
De tes bras qui ont frappé
Une serpentard encore plus jeune
Même si ce n'était pas toi
Qui es-tu
Pour oser
La serrer dans tes bras?
Comment oses-tu
Le regarder en face
Sans trembler?

Toi...
Tu ne sais sans doute pas
ce que tu es en train de me faire
mais si la magie existe
c'est en toi qu'elle réside.
Je... Merci...


Parce qu'ils te donnent l'impression
Que tu n'es pas si inutile que tu le penses
Pas si sale
Pas si maudite
Avec eux tu es une fée
C'est à toi de les remercier
Mais une fée ne remercie pas
Elle donne de la poussière pour s'envoler
Quand on croit en elle
Et elle disparaît
Quand plus personne n'a foi en son existence
Tout ne tiens qu'à un fil
Et pourtant l'équilibre est parfait
Le temps s'est enfin arrêté
Tu la tiens encore quelques secondes près de toi
Curieusement, tu ne te sens pas menteuse
Ton passé n'a plus aucune importance
Puisque tu es là.

Tu te redresses pour regarder
Celui que tu n'arrives pas à voir comme ton patron
Et encore moins ton surveillant.
Quoi qu'il te soit arrivé,
Quoi que les gens ont pu te dire,
Tu es un Chapelier
Et les monstres vont bien finir par s'enfuir
Si tu danses.

Tu passes ton bras derrière les épaules d'Ellana
Tout en le fixant
Comme de peur que
Si ils échappent à ta vision
A ton contact
Ils disparaissent sous leurs démons.
Tu veux les rendre invincibles
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Olivia Delaine
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Olivia Delaine, Lun 28 Aoû 2017, 21:43


Ce sujet étant inutilisé depuis plus d'un mois, je me permets de le reprendre. Si cela pose un soucis, n'hésitez pas à me MP !



RP Avec Trystan J. Harper et Jace Becker.



Après une journée bien remplie, Olivia était heureuse de pouvoir profiter d’une heure ou deux avant de dormir. Le couvre-feu était passé, mais elle avait l’habitude de lire avant de rejoindre les bras de morphée. C’est avec hâte et un bonheur non dissimulé qu’elle monta dans son dortoir. Aria, sa voisine de lit, dormait déjà, et elle dut faire le moins de bruit possible pour rejoindre son matelas. Ne faisant aucun effort pour retourner dans la salle de bain se changer, et se dissimulant derrière les rideaux de son lit, elle enfila son pyjama, synonyme de réconfort pour elle. Le tissu doux et large la faisait se sentir à la maison, et la liberté de mouvement qui l’accompagnait était tout bonnement agréable. La petite lampe allumée donnait à l’espace confiné une ambiance confortable. Avant de s’installer correctement et d’attraper son livre, elle se contorsionna, sortie la tête d’entre les rideaux de son lit, et se baissa jusqu’à ce que le haut de son crâne touche le sol. S’aidant de sa main pour diviser son poids, elle chercha des yeux son gros chat roux, afin de lui faire son bisou du soir et lui souhaiter une bonne nuit.

Sauf que la boule de poils n’était pas là. Elle fronça quand même les sourcils, pensant que l’adaptation de ses yeux au passage de la lumière à l’obscurité ne s’était pas encore faite, mais non, pas de chat sous ce lit. Mince, il était pourtant toujours ici à cette heure-ci ?, pensa-t-elle, soucieuse. Elle se leva sur la pointe des pieds, et fit le tour des endroits où il lui semblait possible que le roux se cache, et après s’être presque allongée sous chacun des lits de ses camarades de chambre, elle comprit qu’il n’était pas là.

Sa respiration devint saccadée, la panique prit rapidement le contrôle de son esprit et ne pensant plus du tout à être silencieuse, elle attrapa un pull en laine détendu, enfila ses chaussures et sortie en trombe du dortoir. Jamais Perceval n’arriverait à retrouver son chemin tout seul, il n’était jamais sorti de la salle commue ... Et pire, s’il devait tomber face à face avec une créature énorme ? Et mangeuse de chat ? S’il était perdu dans la forêt ? Non de dieu !

Accompagnant chaque pas dans les escaliers d’un petit « Perceval » chuchoté, elle arriva dans la salle commune. La petite normalement accueillante et chaleureuse lui semblait trop grande et trop pleine de recoins à cet instant. Elle descendit la dernière marche, et lorsque ses semelles entrèrent en contact avec la moquette rouge, ses yeux firent un rapide tour de la salle et elle s’accroupit au sol pour faire un rapide tour de l’espace sous les canapés et fauteuil. Elle avait dans l’idée que s’il avait été ici, elle l’aurait vu en montant un peu plus tôt. Ne voyant rien là-dessous, elle conclut qu’il ne devait pas être là – il aurait gratté à la porte du dortoir s’il avait été ici, de toute façon, il n’aimait pas dormir tout seul. Elle enfila son pull par-dessus son short et son t-shirt trop large, les mains tremblantes imaginant son pauvre chaton perdu, elle s’avança vers la sortie de la salle commune. Elle retournerait ciel et terre pour le retrouver.
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Trystan J. Harper
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Trystan J. Harper, Dim 10 Sep 2017, 14:13



A cat in the castle
— PV Olivia Delaine et Jace Becker



Comme à mon habitude, j’avais procrastiné et repoussé jusqu’à la toute dernière minute, le moment fatidique où j’allais finalement rédiger mon devoir à rendre pour le cours du lendemain matin. Fidèle à moi-même, j’avais attendu jusqu’au soir, la veille de sa remise, pour daigner enfin le commencer... et tant pis si ça faisait déjà près d’une semaine que je savais ce que j’avais à faire. Le remettant toujours à plus tard, préférant profiter des plaisirs de la vie, jusqu’à se que je me vois bien obligé de m’y plonger et d’y rester jusqu’à tard dans la nuit si je voulais espérer avoir quelque chose de potable à rendre à l’enseignant. J’aimais excuser mon comportement en disant, à qui voulait bien l’entendre, que je performais mieux sous la pression, mais rendu à ce stade, c’était probablement davantage du suicide que de la pression…

J’avais vu la salle commune se vider au rythme du soleil qui se couchait. Les élèves montants par petits groupes de deux ou trois dans leur dortoir, afin de profiter d’une bonne nuit de sommeil avant le début de la nouvelle semaine. La salle avait d’abord été baignée de la flamboyante lumière orangée du crépuscule avant de n’être éclairé, que par endroits, par les torches et le feu de la cheminer qui crépitait paisiblement dans son antre ; créant des petits ilots de lumière tamisée pour les retardataires qui veillaient encore un peu. Puis, la lune s’était levée. Déversant sa lumière argentée et ajoutant un aspect plutôt spectral au décor.

Je m’étais installé près de la fenêtre, à une table légèrement en retrait des autres pour éviter de me laisser distraire. Se mêlant aux rayons de la lune et à l’éclairage vacillant de la torche qui brulait au dessus du meuble, une pile de parchemins, de bouquins, de plumes et d’encriers recouvrait presque entièrement la surface de la table. Penché sur mon devoir, je tentais, tant bien que mal, de rester concentré sur la rédaction, mais sentais la fatigue me picoter les yeux alors que mon écriture devenait de plus en plus brouillonne. Plus les minutes passèrent et plus j’étais affalé sur mon parchemin, si bien que je ne m’aperçus même pas que je sombrais tranquillement dans le sommeil…

J’ignore combien de temps j’avais dormis, la joue ainsi écrasée sur mon devoir et un filet de bave venant en estomper le texte – eh bien bravo ! Le peu que j’avais eu le temps de faire de ce devoir était maintenant fichu ! –, mais ce fut des chuchotements qui me tirèrent soudainement de mon sommeil. Hormis la Gryffondor qui appelait un dénommé Perceval avec une teinte de panique dans sa voix chuchotée, la salle commune était vide. La troche s’était éteinte au dessus de la table et seul quelques braises brulaient encore dans le foyer. Le temps que je reprenne mes esprits ; me passant une main sur le visage pour en chasser les derniers vestiges du sommeil qui s’accrochait encore à mon esprit, la jeune sorcière avait enfilé un pull et s’apprêtait à emprunter la sortie.

«– Il n'est pas un peu tard pour sortir ? ma voix cingla dans le silence, beaucoup plus grave et enrouillée qu’à son habitude. Et c’est qui ce Perceval ? »

Me frottant la joue pour tenter d'en faire disparaitre les traces que le parchemin y avait imprimé, j’avais rejoint la Gryffondor d’un pas encore un peu maladroit par ce réveil brusque.
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Olivia Delaine, Jeu 21 Sep 2017, 13:33


Au moment où Olivia allait atteindre la porte, une voix grave retentit dans la salle commune. Elle sursauta violemment, puis se retourna d’un bloc, pas vraiment rassurée du ton que la voix avait emprunté. Lorsqu’elle eut fait demi-tour, elle chercha des yeux où pouvait se trouver l’individu, et un mouvement attira son attention, près de la fenêtre. Elle n’avait pas du tout fait attention lorsqu’elle était descendue, mais il lui semblait pourtant que personne n’était présent. Comment est-ce qu’elle avait pu le manquer ?

Elle fronça les yeux pour mieux voir le garçon. La silhouette devint plus nette, mais malgré tout, elle ne le connaissait pas. Bien, au moins ce n’était pas un préfet. Bien sûr, il lui fit remarquer qu’il était trop tard pour une balade nocturne. Elle serra les dents, un peu vexée de se faire interdit l’accès par quelqu’un qui n’en avait pas les droits, et qui se cachait dans la salle pour faire peur aux gens. Elle décida quand même de répondre pacifiquement, elle n’avait pas envie d’avoir plus de problèmes encore.

- Oui, je sais. Mais il faut absolument que je sorte.

Elle guetta la réaction du garçon, qui demanda qui pouvait bien être Perceval. Elle soupira, se disant qu’elle allait vraiment devoir expliquer sa situation à cet inconnu enquiquinant. Et bien s’il la laissait tranquille après, elle pouvait toujours essayer.

- C’est mon chat, Perceval. Il n’est pas dans la chambre, je ne le trouve pas. C’est un froussard, et il ne sait même pas se défendre. S’il est sorti d’ici, je dois aller le chercher.

Elle le regarda sérieusement, puis s’approcha de quelques pas pour pouvoir mieux le voir. Le garçon était toujours assis, et vu le parchemin sur la table il devait travailler. Enfin, vu la trace sur sa joue, pas sûre qu’il travaillait vraiment. Ça explique qu’elle ne l’ait pas vu, s’il dormait sur la table.

- S’il te plaît, laisse-moi sortir. Ce chat est ce que j’ai de plus précieux ici, je ne peux pas le laisser se perdre dans le château.

Il fallait qu’elle trouve quelque chose pour le convaincre, il s’en foutait peut-être royalement de l’avenir de son chat. Son regard dériva du visage du brun jusqu’à la table. Et l’idée arriva. Elle prit son air le plus sérieux.

- Si tu me laisses sortir, je ferai tes devoirs. Si tu refuses, tu auras la mort de mon chat sur la conscience jusqu’à la fin de tes jours, et je te jure qu’il viendra te hanter et ne te lâchera pas une seule seconde. Elle avait pris une voix plus grave que d’ordinaire, pour accompagner sa menace – qui ne tenait absolument pas la route, mais elle n’avait rien trouvé de mieux à dire.

Elle resta debout, devant lui, attendant sa réponse. Pourvus qu’il accepte !
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