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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Rencontre Nocturne
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Shae L. Keats
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard

Re: Rencontre Nocturne

Message par : Shae L. Keats, Lun 12 Juin 2017, 07:15


Dans cette nuit aussi fertile qu'hermaphrodit, on les a senti. Les deux yeux verticaux qui se sont allumés dans l'ombre. Comme deux ampoules un peu tordue par la traque, un peu étourdie par la course infinie. Les prunelles invisibles qui hurlait au monde de se réveiller. Pour que l'ombre recule enfin avec l'aube. Pour pouvoir se poser un instant, juste une seconde de répit, comme valeur sûre de ne pas s'épuiser encore inutilement. De pouvoir encore tenir sur ses jambes le soir suivant, lorsque la course reprendra.

Mais la présence de l'ombre à terre familière rassure autant qu'elle effraie, t'offrant certitude que cette nuit-là tes ombres ne pourront que danser loin de toi. Mais t'offrant également une exposition gratuite et encore involontaire au scalpel de ses iris. Deux ressentis comme deux pôles opposés, et devoir composer encore, sans fausses notes. Des similitudes qui effraient autant qu'elles forcent la compréhension de l'autre. Des différences notables. L'hiver qui croise l'été, ça fait aussi peur que de bien au final. Alors, du bout de ta conscience bancale, tu te décides enfin à écarter les craintes.
Parce que le détail
de l'urgence des âmes
ne devrait plus jamais en être un.

T'aurais aimé être plus sociable. Plus expressif. T'aurais aimé t'asseoir, et au lieu de jeter une nouvelle interrogation en pâture, demander simplement si tu pouvais toi aussi profiter de la faible lueur qu'émettent des âmes perdues qui se rencontrent. Dans une explosion de terreur.
Mais ça n'a jamais été ton fort,
La formulation.
Alors tu attends quelques secondes.
Une boule dans le sternum.
Que les yeux endormis aient fini de s'inquiéter.
Tu n'es pas là pour tourmenter qui que ce soit.

Y a trois corps et demi
Qui font face à la nuit.
Dans la traîne sombre des heures maudites.
Celles-ci
où les idées claires se fracassent sur les recifs.
Celles-là
où les sombres profiteuse s'immiscent encore
jouant de leur puissance.
Ces nuits se résumant à une simple
tentative de non-suicide.
Où l'esprit s'épuise à chercher de nouvelles façon de fuir
Pour préserver ce qui peut encore l'être.
Où la perspective d'abandonner est certainement la plus séduisante.

Mais la trace d'une promesse de printemps. Murmurée comme une promesse de rébellion contre l'existence même. Parce que même si les mots prononcés ce soir là n'ont que peu d'importance, les états-larmes persistent. Et tu avais juré. De t'en sortir, ou du moins d'essayer, toujours. En remerciement d'une confiance imprévue qui t'a été accordée. Par l'inconnue.
Qui avait su te remarquer.
Lorsque tu ne pensais plus
que les gens te voyaient.
Alors t'essaie, à chaque fois, de réussir à danser en rythme sur le coeur de la nuit.
Pour y passer inaperçu.

T'aurais envie de hurler. La tête comme arme blanche. Crier par le trou du visage tout ces vides que tu sentais en toi, pour que la jeune fille qui serrait son point ne te considère plus comme une menace. Qu'elle comprenne que tu veux juste la même chose qu'elle. Dormir, quelque part, en sûreté. Que tu aimerais bien que le monde s'arrête quelques secondes, juste le temps d'une respiration. Même fugace. Pour t'aider à te souvenir de ce que ça fait, d'être en vie. De pas avoir à se soucier de courir pendant quelques instants.
Mais ce n'est jamais le cas,
Le temps n'en a pas à perdre avec toi,
T'as fini par comprendre à la longue
Qu'on ne peut au final
Compter que sur soi même,
aussi peu fiable puisse-t-on être.

La nuit passe,
on prend un temps de retard,
la synphonie déraille.
alors on essaie
désespérément
de ne pas être trop distancé.
Mais je vais te filer un scoop Keats,
Ça ne sert à rien.
Les gens, on ne les rattrape jamais.
C'est ainsi fait.
La voix s'élève, presque surprenante dans cette froideur nocturne.
Rassurante
l'air de rien.

 L'enfant répond

- Parce que les démons en ont trop pris.
Que l'espoir fuit.
Que les fées existent.
Que les cauchemars peuvent être rêve.
Parce que nous sommes unstoppable today.


Y a des échos,
Certain,
Mais le canyon ne vibre pas,
La faille se creuse.
Les cauchemars ne font que orner les rêves de belles façades avant de se cacher derrière.
Alors je ne dis rien.
Je laisse le temps couler, grains de sables qui filene entre les mains.
J'ai trop essayé pour encore y arriver.

Et Alice qui se lève dans la nuit,
qui s'approche
d'un pas,
suffisammentpour que tu distingues
qu'il s'agit de la bonne Alice,
Qu'il n'est en aucun cas question
D'une quelconque contrefaçon.

Alors tu soupires entendant sa voix,
Comme un caresse rassurante sur un corps tourmenté,
Comme une cachette dans un trou de la nuit,
Où personne ne pourra te trouver.
Alors tu soupires,
Y a un sourire rapide qui montre son nez.
Et les mots tombent,
un à un
comme des gouttes de rosée
qui se détachent au matin
du fil à linge déserté dans le jardin.

Les cauchemars, faut réussir à les reconnaître malgré leur masque.
Et à les immoler.
Sans pitié.
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Ellana Lyan
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Ellana Lyan, Jeu 22 Juin 2017, 09:18


Douce chaleur des âmes qui vibrent à l’unisson.
Je me perds à écouter les battement de nos cœurs rassemblés.
Le goutte à goutte des plaies qui saignent encore.
Être égaré, être d lumière emplit d'obscurité.
J'ai senti le couteau contre ma gorge.
La morsure des démons dans ma gorge.
Dans l'obscur, maintes fois j'ai gémis.
Le cœur mutilé des trahisons passée.
Mais ce soir j'ai vu tout changer.
Mes douloureuses résignations s'écrouler.
J'ai senti sa main dans la mienne.
Et un instant j'ai entrevu le monde.
La vraie vie, celle que j'aurais du connaître,
le destin qui m'a été arraché.

Mais se rend elle donc compte ?
De la chaleur qu'elle produit autour,
un être merveilleux qui donne son âme
elle a promit des armes, promit qu'elle se battrait près de moi.
Alors j'ai cru, j'ai vu, j'ai voulu.
Penser que le monde pouvait changer.
Que du moins je pouvais changer le mien.
Prêtes à lutter contre les démons.
Rallumer une à une les bougies
dans la pièce noire de mon âme.
Je la regarde se lever.
Je l'observe, admirative...

Quelques paroles offertes
à l'autre inconnu
qui semble saigner lui aussi
un sourire nait sur mes lèvres
Petite Fée...
Combien de gens te doivent ils donc autant ?
Comment fais tu donc pour donner ?
Sans cesse, et le sourire s'étire.
Être à part, être merveilleux,
je vois les ailes dans ton dos,
l'affection que je te porte.
Tu sais ce qui est si important,
pour moi, pour nous ?
Tu es là...
Alors que tout les autres se sont enfuis
tu restes à nos côtés.

Lorsque prisonnière dans une cage de l'obscur
l'enfant tremble de tous ses membres en luttant
ne pas se laisser emporter, survivre à tout prix,
à défaut de pouvoir vivre...
Alors le moindre geste, parole rassurante,
simple main qui se tend.
À aux yeux de la victime,
importance démesurée. Un sourire,
quelques mots et je m'envole plus haut
il y a trop peu, ma petite fée,
trop peu de gens comme toi.
Sinon le monde tournerait bien plus rond.

Je penche la tête, elle le rejoint,
lui l'adulte qui n'en est plus un
l'instant d'une poignée de minutes
redeviens enfant déchiré.
Et je le regarde, les regarde
regard brillants d'entendre les mots
des paroles si belles. Puis d'un coup
sans prévenir, la pointe de la douleur
qui surgit pour percer l'estomac.
Tu es faible Ellana...
Bien trop faible...
Regarde donc la jalousie,
qui peu à peu te consume.


C'est idiot, enfantin,
c'est ancré en moi.
Je me lève pour un pas,
un de plus. Arrive à leur hauteur
et les mots de l'Autre résonne en échos
vibrant délicats contre mes tympans.
Cauchemar... Je frémis doucement.
Et si...
Si les démons ne se cachent même plus
Si les cauchemars font de nous leur victime
Je les vois, les sens courir en moi
mais je suis faible...
Bien trop faible...


Voix suppliante comme si j’espérais,
si je souhaitais qu'il me donne la solution
une formule magique pour les tuer,
les anéantir tous. Ils m'ont fait tant de mal,
j'ai été jusqu'à perdre mon humanité,
le temps de quelques instants,
je me suis abandonnée à la douleur,
j'ai menti, trahis, brisé.
Mais ce soir ils ne sauront pas,
ce soir je ne serais que victime,
parce que j'ai honte de ce moi,
honte de ce que j'ai pu faire
lorsque "je" en était un autre...

J'oublie, tente d'oublier,
espère encore avoir ma place ici,
j'écoute ma fée, ose la prendre dans mes bras.
Alors que mes mains sont remplies de sang.
Peut-être ne s'en formalise t-elle pas,
ont a tous nos erreurs, nos problèmes
et pourtant on lutte encore,
on se bat toujours. Parce que les idéaux
même quand ils ne nous concernent pas,
reste en nous, au plus profond.
Siégeant à la droit de l’Espérance.
Et cette nuit, je veux encore y croire.

Regard vers Ma Fée. Elle est si jolie,
une beauté intérieure qui transperce les faux semblants.
Toi...
Tu ne sais sans doute pas
ce que tu es en train de me faire
mais si la magie existe
c'est en toi qu'elle réside.
Je... Merci...

Mal à prononcer les mots,
comme s'ils voulaient rester coincé dans la gorge.
Mais ils fuient, n'en n'ont pas envie.
Je veux die exprimer,
ma reconnaissance, Petite Fée...
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Alice Grant
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Alice Grant, Mar 27 Juin 2017, 22:43


Fairy Taile
(and not tale)
Désolée pour le pavé,
C'est votre faute aussi,
Vous deux réunis c'est combo inspi'.

Cette nuit y'a trois enfants et un chat
Sous les constellations
Une étoile brisée
Un chapelier fou
Une fée sans ailes
Et un félin au sourire lunaire.
C'est une réunion d'insomniaques
Qui ne dorment pas parce que les cauchemars sont bien réels
Et que les reines donnent des ordres aux bourreaux
Qui peuvent voir la nuit faute de rire le jour,
Et danser sous la lune parce que le soleil lui a vendu leurs âmes.

Il fait noir ici
Les démons les talonnent
La démence les guette
Le passé les ronge
Pourtant, quelque chose brille dans ce couloir
Une flamme timide, faible
Que t'essayes de ranimer de toutes tes forces dans leurs yeux délavés
Leur volonté
Votre volonté
De vous battre
De gagner
N'a jamais disparue
Elle était juste
Perdue avec vous dans les ténèbres.

Il soupire
Tu ne sais pas si c'est de soulagement
De désespoir
De résignation
Tu ne sais rien de ce qu'on lui a fait
Ce qu'il a fait
Quel genre de démons le poursuivent
Quels actes le hantent
Quelles personnes l'ont placé là
Mais tu n'as pas peur
Tu n'as jamais eu peur
Des insomniaques.
Il répond à ton sourire

Les cauchemars, faut réussir à les reconnaître malgré leur masque.
Et à les immoler.
Sans pitié.


Tu hoches la tête
Le feu se fait dévorant
La traque aux monstres est ouverte
Maintenant, tu dois garantir leur victoire
Leur conseiller des stratégies,
Leur donner des armes
C'est idiot, il leur faudrait quelqu'un d'équilibré
Pour les aider mais
Ce genre de personne ne les verrait même pas.
Est-ce que tu tiendras la promesse que tu leur fais?
Est-ce que tu serras à la hauteur?
Tu ravales tes angoisses
Tu es une fée
Tu dois être forte
Pourquoi les choses imaginaires sont-elles les plus réelles?
Pourquoi les gens normaux te semblent-ils si creux?

Malgré les voix
Malgré leurs avertissements qui sonnent faux
Tu veux espérer et combattre à leurs côtés Fais attention
Tomber et te relever, Ne parle pas aux inconnus
Rire et vivre avec eux Protège seulement ceux qui te sont chers
Comme le font des camarades Ne t'accroche pas à des gens qui sont tentés de sauter
Tu as confiance en eux Ils pourraient bien te tuer avec eux
Parce qu'ils te touchent Envole-toi
Dans un coin de ton âme que peu de gens semblent avoir Fuis-les, tu as assez souffert
Comme si c'était une zone interdite N'affrontes pas leurs monstres
Cachée Tu es une idiote
Mais pourquoi ? Montre-toi plus forte
Où est le danger dont ils parlent ? Quand tu les croises, ne t'arrêtes pas
Tu n'y trouves que des larmes Qu'est-ce que tu peux faire de toute façon
Et des chants d'espoir. Tu es folle.
Au pire Tu en mourras.
Que vaut ta vie
A côté d'un de leur sourire?

Tu les laisses parler
Ce sentiment d'appartenance doit venir du goût de la poussière
Peut-être faut-il d'abord la goûter pour connaître
Cette alchimie douloureuse
Qui fait perdre aux Chapeliers l'envie de danser
Qui vole la lumière des Étoiles
Et l'assurance des fées
Elle s'est levée pour vous rejoindre
Tout est étrangement calme
Tandis que ses jambes se mouvent en silence

Et si...
Si les démons ne se cachent même plus
Si les cauchemars font de nous leur victime
Je les vois, les sens courir en moi
mais je suis faible...
Bien trop faible...


Elle supplie
Et toi tu écoutes.
Vous êtes seuls.
Tout est calme.
Tout est silencieux.
Alors pourquoi tu as l'impression que derrière l'angle de leurs yeux les monstres observent
Pourquoi tu as l'impression que tout autour de vous disparaît dans une ultime apocalypse
Pourquoi tu entends leurs cœurs crier?
Ce ne sont pas tes larmes qui doivent couler cette nuit
Alors tu les regardes.

Trouvez la force dans vos faiblesses.
Vous n'êtes pas seuls
Plus jamais
Je vous le promets.
Les monstres ne sont pas si impressionnants vus de près.


Tu espères que tes mots ne sonneront pas vides
Tu espères que...
Elle t'enlace.
Tout est calme
Tu te maudis
Qui es-tu pour oser
Leur donner de l'espoir?
Tu la frictionnes,
Comme pour la réchauffer
De tes mains qui ont été écorchées
De tes doigts qui ont volé
De tes bras qui ont frappé
Une serpentard encore plus jeune
Même si ce n'était pas toi
Qui es-tu
Pour oser
La serrer dans tes bras?
Comment oses-tu
Le regarder en face
Sans trembler?

Toi...
Tu ne sais sans doute pas
ce que tu es en train de me faire
mais si la magie existe
c'est en toi qu'elle réside.
Je... Merci...


Parce qu'ils te donnent l'impression
Que tu n'es pas si inutile que tu le penses
Pas si sale
Pas si maudite
Avec eux tu es une fée
C'est à toi de les remercier
Mais une fée ne remercie pas
Elle donne de la poussière pour s'envoler
Quand on croit en elle
Et elle disparaît
Quand plus personne n'a foi en son existence
Tout ne tiens qu'à un fil
Et pourtant l'équilibre est parfait
Le temps s'est enfin arrêté
Tu la tiens encore quelques secondes près de toi
Curieusement, tu ne te sens pas menteuse
Ton passé n'a plus aucune importance
Puisque tu es là.

Tu te redresses pour regarder
Celui que tu n'arrives pas à voir comme ton patron
Et encore moins ton surveillant.
Quoi qu'il te soit arrivé,
Quoi que les gens ont pu te dire,
Tu es un Chapelier
Et les monstres vont bien finir par s'enfuir
Si tu danses.

Tu passes ton bras derrière les épaules d'Ellana
Tout en le fixant
Comme de peur que
Si ils échappent à ta vision
A ton contact
Ils disparaissent sous leurs démons.
Tu veux les rendre invincibles
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Olivia Delaine
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Olivia Delaine, Mar 29 Aoû 2017, 02:43


Ce sujet étant inutilisé depuis plus d'un mois, je me permets de le reprendre. Si cela pose un soucis, n'hésitez pas à me MP !



RP Avec Trystan J. Harper et Jace Becker.



Après une journée bien remplie, Olivia était heureuse de pouvoir profiter d’une heure ou deux avant de dormir. Le couvre-feu était passé, mais elle avait l’habitude de lire avant de rejoindre les bras de morphée. C’est avec hâte et un bonheur non dissimulé qu’elle monta dans son dortoir. Aria, sa voisine de lit, dormait déjà, et elle dut faire le moins de bruit possible pour rejoindre son matelas. Ne faisant aucun effort pour retourner dans la salle de bain se changer, et se dissimulant derrière les rideaux de son lit, elle enfila son pyjama, synonyme de réconfort pour elle. Le tissu doux et large la faisait se sentir à la maison, et la liberté de mouvement qui l’accompagnait était tout bonnement agréable. La petite lampe allumée donnait à l’espace confiné une ambiance confortable. Avant de s’installer correctement et d’attraper son livre, elle se contorsionna, sortie la tête d’entre les rideaux de son lit, et se baissa jusqu’à ce que le haut de son crâne touche le sol. S’aidant de sa main pour diviser son poids, elle chercha des yeux son gros chat roux, afin de lui faire son bisou du soir et lui souhaiter une bonne nuit.

Sauf que la boule de poils n’était pas là. Elle fronça quand même les sourcils, pensant que l’adaptation de ses yeux au passage de la lumière à l’obscurité ne s’était pas encore faite, mais non, pas de chat sous ce lit. Mince, il était pourtant toujours ici à cette heure-ci ?, pensa-t-elle, soucieuse. Elle se leva sur la pointe des pieds, et fit le tour des endroits où il lui semblait possible que le roux se cache, et après s’être presque allongée sous chacun des lits de ses camarades de chambre, elle comprit qu’il n’était pas là.

Sa respiration devint saccadée, la panique prit rapidement le contrôle de son esprit et ne pensant plus du tout à être silencieuse, elle attrapa un pull en laine détendu, enfila ses chaussures et sortie en trombe du dortoir. Jamais Perceval n’arriverait à retrouver son chemin tout seul, il n’était jamais sorti de la salle commue ... Et pire, s’il devait tomber face à face avec une créature énorme ? Et mangeuse de chat ? S’il était perdu dans la forêt ? Non de dieu !

Accompagnant chaque pas dans les escaliers d’un petit « Perceval » chuchoté, elle arriva dans la salle commune. La petite normalement accueillante et chaleureuse lui semblait trop grande et trop pleine de recoins à cet instant. Elle descendit la dernière marche, et lorsque ses semelles entrèrent en contact avec la moquette rouge, ses yeux firent un rapide tour de la salle et elle s’accroupit au sol pour faire un rapide tour de l’espace sous les canapés et fauteuil. Elle avait dans l’idée que s’il avait été ici, elle l’aurait vu en montant un peu plus tôt. Ne voyant rien là-dessous, elle conclut qu’il ne devait pas être là – il aurait gratté à la porte du dortoir s’il avait été ici, de toute façon, il n’aimait pas dormir tout seul. Elle enfila son pull par-dessus son short et son t-shirt trop large, les mains tremblantes imaginant son pauvre chaton perdu, elle s’avança vers la sortie de la salle commune. Elle retournerait ciel et terre pour le retrouver.
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Trystan J. Harper
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Trystan J. Harper, Dim 10 Sep 2017, 19:13



A cat in the castle
— PV Olivia Delaine et Jace Becker



Comme à mon habitude, j’avais procrastiné et repoussé jusqu’à la toute dernière minute, le moment fatidique où j’allais finalement rédiger mon devoir à rendre pour le cours du lendemain matin. Fidèle à moi-même, j’avais attendu jusqu’au soir, la veille de sa remise, pour daigner enfin le commencer... et tant pis si ça faisait déjà près d’une semaine que je savais ce que j’avais à faire. Le remettant toujours à plus tard, préférant profiter des plaisirs de la vie, jusqu’à se que je me vois bien obligé de m’y plonger et d’y rester jusqu’à tard dans la nuit si je voulais espérer avoir quelque chose de potable à rendre à l’enseignant. J’aimais excuser mon comportement en disant, à qui voulait bien l’entendre, que je performais mieux sous la pression, mais rendu à ce stade, c’était probablement davantage du suicide que de la pression…

J’avais vu la salle commune se vider au rythme du soleil qui se couchait. Les élèves montants par petits groupes de deux ou trois dans leur dortoir, afin de profiter d’une bonne nuit de sommeil avant le début de la nouvelle semaine. La salle avait d’abord été baignée de la flamboyante lumière orangée du crépuscule avant de n’être éclairé, que par endroits, par les torches et le feu de la cheminer qui crépitait paisiblement dans son antre ; créant des petits ilots de lumière tamisée pour les retardataires qui veillaient encore un peu. Puis, la lune s’était levée. Déversant sa lumière argentée et ajoutant un aspect plutôt spectral au décor.

Je m’étais installé près de la fenêtre, à une table légèrement en retrait des autres pour éviter de me laisser distraire. Se mêlant aux rayons de la lune et à l’éclairage vacillant de la torche qui brulait au dessus du meuble, une pile de parchemins, de bouquins, de plumes et d’encriers recouvrait presque entièrement la surface de la table. Penché sur mon devoir, je tentais, tant bien que mal, de rester concentré sur la rédaction, mais sentais la fatigue me picoter les yeux alors que mon écriture devenait de plus en plus brouillonne. Plus les minutes passèrent et plus j’étais affalé sur mon parchemin, si bien que je ne m’aperçus même pas que je sombrais tranquillement dans le sommeil…

J’ignore combien de temps j’avais dormis, la joue ainsi écrasée sur mon devoir et un filet de bave venant en estomper le texte – eh bien bravo ! Le peu que j’avais eu le temps de faire de ce devoir était maintenant fichu ! –, mais ce fut des chuchotements qui me tirèrent soudainement de mon sommeil. Hormis la Gryffondor qui appelait un dénommé Perceval avec une teinte de panique dans sa voix chuchotée, la salle commune était vide. La troche s’était éteinte au dessus de la table et seul quelques braises brulaient encore dans le foyer. Le temps que je reprenne mes esprits ; me passant une main sur le visage pour en chasser les derniers vestiges du sommeil qui s’accrochait encore à mon esprit, la jeune sorcière avait enfilé un pull et s’apprêtait à emprunter la sortie.

« Il n'est pas un peu tard pour sortir ? ma voix cingla dans le silence, beaucoup plus grave et enrouillée qu’à son habitude. Et c’est qui ce Perceval ? »

Me frottant la joue pour tenter d'en faire disparaitre les traces que le parchemin y avait imprimé, j’avais rejoint la Gryffondor d’un pas encore un peu maladroit par ce réveil brusque.


Dernière édition par Trystan J. Harper le Dim 31 Déc 2017, 23:44, édité 1 fois
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Olivia Delaine
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Olivia Delaine, Jeu 21 Sep 2017, 18:33


Au moment où Olivia allait atteindre la porte, une voix grave retentit dans la salle commune. Elle sursauta violemment, puis se retourna d’un bloc, pas vraiment rassurée du ton que la voix avait emprunté. Lorsqu’elle eut fait demi-tour, elle chercha des yeux où pouvait se trouver l’individu, et un mouvement attira son attention, près de la fenêtre. Elle n’avait pas du tout fait attention lorsqu’elle était descendue, mais il lui semblait pourtant que personne n’était présent. Comment est-ce qu’elle avait pu le manquer ?

Elle fronça les yeux pour mieux voir le garçon. La silhouette devint plus nette, mais malgré tout, elle ne le connaissait pas. Bien, au moins ce n’était pas un préfet. Bien sûr, il lui fit remarquer qu’il était trop tard pour une balade nocturne. Elle serra les dents, un peu vexée de se faire interdit l’accès par quelqu’un qui n’en avait pas les droits, et qui se cachait dans la salle pour faire peur aux gens. Elle décida quand même de répondre pacifiquement, elle n’avait pas envie d’avoir plus de problèmes encore.

- Oui, je sais. Mais il faut absolument que je sorte.

Elle guetta la réaction du garçon, qui demanda qui pouvait bien être Perceval. Elle soupira, se disant qu’elle allait vraiment devoir expliquer sa situation à cet inconnu enquiquinant. Et bien s’il la laissait tranquille après, elle pouvait toujours essayer.

- C’est mon chat, Perceval. Il n’est pas dans la chambre, je ne le trouve pas. C’est un froussard, et il ne sait même pas se défendre. S’il est sorti d’ici, je dois aller le chercher.

Elle le regarda sérieusement, puis s’approcha de quelques pas pour pouvoir mieux le voir. Le garçon était toujours assis, et vu le parchemin sur la table il devait travailler. Enfin, vu la trace sur sa joue, pas sûre qu’il travaillait vraiment. Ça explique qu’elle ne l’ait pas vu, s’il dormait sur la table.

- S’il te plaît, laisse-moi sortir. Ce chat est ce que j’ai de plus précieux ici, je ne peux pas le laisser se perdre dans le château.

Il fallait qu’elle trouve quelque chose pour le convaincre, il s’en foutait peut-être royalement de l’avenir de son chat. Son regard dériva du visage du brun jusqu’à la table. Et l’idée arriva. Elle prit son air le plus sérieux.

- Si tu me laisses sortir, je ferai tes devoirs. Si tu refuses, tu auras la mort de mon chat sur la conscience jusqu’à la fin de tes jours, et je te jure qu’il viendra te hanter et ne te lâchera pas une seule seconde. Elle avait pris une voix plus grave que d’ordinaire, pour accompagner sa menace – qui ne tenait absolument pas la route, mais elle n’avait rien trouvé de mieux à dire.

Elle resta debout, devant lui, attendant sa réponse. Pourvus qu’il accepte !
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Jace Becker
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Jace Becker, Ven 06 Oct 2017, 18:39


Il est l'heure de se coucher, la plus part des élèves partent dormir tranquillement pendant que d'autres reste un peut dans notre petit salon dirons nous. J'observe les flammes dans la cheminée, le feu, source infini de destruction, magnifique, bien qu'il me présente un spectacle des plus agréables je m'ennuie...

Baguette dans la poche, je décide d'aller dans mon dortoir abandonné mon uniforme scolaire pour me mettre un peut plus à l'aise, basket, jeans et un sweat  à capuche. Connaissant les énergumènes du château, je place ma baguette dans ma poche arrière et sort de la salle commune.

Ayant un petit creux, je fais un petit détour dans la cuisine prendre une pomme, saluant au passage les elfes de maison qui était toujours là. Impressionnant, sont-ils jamais fatiguaient ? Enfin pas mon problème.
Sortant de la cuisine, je décide de me cacher a l'entrée des cachots pour manger ma pomme.

Je me met à terre, posant ma tête contre le mur frais derrière moi, j'écoute le silence, pas un bruit c'est reposant.
Petit soupir de soulagement me disant que personne ne me dérangerait ce soir.
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Trystan J. Harper
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Trystan J. Harper, Sam 04 Nov 2017, 15:28



A cat in the castle
— PV Olivia Delaine et Jace Becker


Hors-RPG:
 


Ma voix cingla dans le silence de la Salle Commune qui était plongée dans l’obscurité de la nuit. Seul l’éclat de la lune découpée par les carreaux et les faibles braises qui agonisaient dans le foyer, éclairait la salle endormie. De mon côté, j’avais été tiré du sommeil par les appels chuchotés d’une Gryffondor – appelant un certain Perceval. Ma voix résonna alors beaucoup plus grave et enrouillé qu’à son habitude, faisant sursauter la jeune fille qui ne s’attendait visiblement pas à me voir là.

Me frottant la joue pour tenter d'en faire disparaitre les traces du parchemin sur lequel je m’étais endormis, j’avais alors rejoint la Rouge et or d’un pas rendu maladroit par ce réveil un peu brusque – me barrant les jambes dans un fauteuil. Fronçant les yeux pour mieux me voir, elle semblait vexée par mes réprimandes. Ce que je pouvais aisément comprendre. Depuis la rentrée scolaire, je n’étais plus en position pour la sermonner de la sorte... On m’avait retiré mon badge de Préfet – ou plutôt, on n’avait pas jugé pertinent de me reprendre au poste pour cette dernière année –, mais les réflex restaient bien présent.

« Oui, je sais. Mais il faut absolument que je sorte. Elle guetta ma réaction avant de soupirer et de poursuivre sur un ton moins défensif : C’est mon chat, Perceval. Il n’est pas dans la chambre, je ne le trouve pas. C’est un froussard, et il ne sait même pas se défendre. S’il est sorti d’ici, je dois aller le chercher. »

Elle me regarda sérieusement, puis s’approcha de quelques pas alors que je tentais toujours d’émerger des brumes de mon sommeil.

« S’il te plaît, laisse-moi sortir. Ce chat est ce que j’ai de plus précieux ici, je ne peux pas le laisser se perdre dans le château. Son regard dériva de mon visage jusqu’à la table que j’avais laissé derrière moi... Eh Mer** ! Ça me frappa comme un mur de brique : je n’avais toujours pas finit mon devoir ! Semblant lire mes pensées, elle prit son air le plus sérieux avant de reprendre : Si tu me laisses sortir, je ferai tes devoirs. Si tu refuses, tu auras la mort de mon chat sur la conscience jusqu’à la fin de tes jours, et je te jure qu’il viendra te hanter et ne te lâchera pas une seule seconde. »

Sa menace me fit sourire. Je n’avais jamais réellement eu l’intention de l’empêcher de sortir, mais ça, elle n’était pas obliger de le savoir, pas vrai ? Je fis mine de réfléchir intensément. Regardant la table, puis la Gryffondor, puis la table de nouveau…

« Bon d’accord. Marché conclu ! Par contre, je t‘accompagne et ça, c’est non négociable ! Attend moi ici, je vais chercher ma cape d’invisibilité. »

Récupérant d’abord ma baguette magique qui figurait parmi la pile de parchemins et de livres qui encombrait la surface de travail, j’avais ensuite rejoint mon dortoir au pas de course, mais le plus silencieusement possible. Sortant ma cape du fin fond de ma valise, j’étais rapidement revenu auprès d’Olivia.

« Prête ? Il ressemble à quoi ton chat ? »

Nous étions sortie de la Salle Commune en laissant derrière nous la Gorsse-Dame qui nous grondait sur cette sortie tardive dans le château. Ce n’était pas la première fois que je désobéissais au couvre feu… Même Préfet j’avais eu du mal à respecter tous les règlements ? Était-ce pour cette raison que je n’avais plus le poste ? Probablement. Je savais donc, pas expérience, qu’il faudrait être aussi prudent que silencieux. Professeurs, Préfets et fantômes faisaient des rondes dans le château, la nuit, et ils avaient la très fâcheuse habitude d’apparaitre sans crier gare au détour d’un corridor. J’avais enfilé ma cape qui, malheureusement, n’était pas assez grande pour deux. Laissant dépassé que ma tête et ma baguette magique éclairé d’un #Lumos. Étages après étages, on descendait dans Poudlard à la recherche du chat perdu.


Dernière édition par Trystan J. Harper le Dim 31 Déc 2017, 23:45, édité 1 fois
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Ellana Lyan, Dim 24 Déc 2017, 17:31


Un mois sans réponse, je reprends le sujet, si sushis me MP ♥

Allumes mon ciel
Pv Temp

Des insomnies ratées à marcher dans les longs couloirs sans fin j'avais l'impression de reproduire chaque nuit le même dessin comme si au fond même dans ma différence je n'était qu'une banalité de plus accrochée sans rien avoir demandé au destin cyclique qui semblait être imposé à tous les êtres humains. J'en aurais gerbé. Mais cerveaux incapable préfère se bercer d'illusion plutôt que de pouvoir le faire d'une douce voix rassurante qui endors. Je haïssais cette existence et la moindre particule de vie en moi si fort qu'il m'arrivait de me demander comment je pouvais encore tenir debout. Mais même lasse, on échappe pas à ce qui irrésistiblement nous attiré, j'étais une martyr condamnée à l'existence perpétuelle à entendre ma propre fin comme une délivrance. il fallait un peu trop de courage pour mettre fin à la décadence et je ne possédais pas en moi cette force de lutter incessamment comme d'autre le fond si bien. Alors je rumine, ma douleur et ma colère, certaines personnes arrivent à donner une belle image à ce genre de problème, mais, mensonges crever dans la poussière n'a rien de glorieux et il n'y avait absolument aucune grandeur à voir dans mon âme.

J'étais tout ce que le monde avait fait de plus banal : une lâche qui n'avait même pas la chance de s'ignorer. Née dans la saleté je connaissais maintenant l'existence à laquelle j'avais droit, celle de n'être qu'un grain de sable parmi tant d'autre sur une plage polluée et rien, non rien ne pourrait jamais rendre cette image jolie. Pas plus que je n'étais d'ailleurs capable de l'être. Certains affirme que la douleur peut-être rendre belle, je ne suis pourtant que le contraire de cette affirmation et d'autres parvienne encore à m'aimer. Le monde entier me dépasse à un tel point que je me vois incapable de contrôler quoique ce soit et pourtant le monde a à mes yeux le gout de pétrole et l'image d'un cimetière, les vivants ne sont que des âmes qui attende d'être fauchée. telles étaient mes pensées cette nuit là.

J'aurais pu passer à côté de l'objet, peut-être même que la suite de mon existence aurait été bouleversée si mes yeux n’avaient pas rencontré ce bout d'objet posé contre le sol. Si j'avais donné un coup de pied dans sa forme cylindrique peut-être n'y aurait-il pas eu de suite. bien plus tard je me serais retrouvée en haut d'un tour et mon cœur aurait lâché en même temps que ma raison. je n'aurais pas crier juste été portée dans le vent de la nuit et au petit matin tel un ancien directeur admirable on m'aurait retrouver au pied du château. Mais même cette façon de finir me semblait bien trop belle pour moi. dans la nuit sans doute aurais-je hésité, la seconde de top je m'en serait voulue mais je n'aurais plus rien pu faire. Dans cette existence, pour oser il fallait sauter sans regarder en bas.

Pourtant sous un rayon de lune, une forme avait attiré mon regard et mes mains avaient pris l'objet entre leurs doigts sans avoir peur qu'il puisse leur nuire, n'étais-je donc plus à cela près ? Un pas et mon regard en découvrit un deuxième. Les sourcils froncés je me demandais alors qui avaient bien pu laissé sortir de pareille découverte de sa poche jusqu'à les perdre dans les couloirs. peut-être au fond étaient ils vraiment maléfique ? Ils semblaient composés de deux partie, je tirait pour les séparer. Au bout de la plus grande se tenait une sorte de pointe que la second partie avait jusqu'à la cachée. Haussant les épaules, je me dirigeais vers le mur le plus proche pour appuyer la pointe nouvellement découverte.

Un point lumineux se forma sur la pierre. J'en déduisis que l'objet était magique. Un instant interdite je recommençais mon opération plusieurs fois, amusée par l'objet. On aurait dit une sorte de plume sans besoin d'encre. Amusée je commençais à dessiner des dizaines d'étoiles argentée contre le mur qui scintillait sous le clair de lune. Les pensées sombres envolée, j'étais uniquement bien.
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Temperence Black, Lun 08 Jan 2018, 19:11



Allumes mon ciel

With Ellana Lyan


L’ennui.
L’insomnie.
Le délit.
En y réfléchissant correctement, on pouvait se rendre compte que les trois termes étaient liés dans certains cas. L’ennui empêchait le corps de se dépenser et l’énergie restait encrée dans le corps. L’insomnie arrivait le soir, après une longue journée d’ennui à ne rien faire d’autre que d’être assis sur un fauteuil à lire en travers les pages d’un roman difficile à apprécier à cause du fond creux de l’histoire donnant plus envie de cracher que de rêver. L’insomnie présente, il ne restait plus que l’option du délit, sortir la nuit hors du dortoir et se promener en toute tranquillité, ne respectant pas le règlement. Trois termes liés en cette soirée pour la brunette qui était dans une phase où elle ne souhaitait rien d’autre que de s’envoler dans un endroit lointain, entre terre et ciel ou encore dans les étoiles pour s’asseoir sur le croissant lunaire dessiné par les enfants pour observer chaque détail du globe et compter les étoiles cachées à des années-lumière de la planète tellurique.

La brunette marchait dans les couloirs. Elle se promenait dans les couloirs de l’école, marchant sans but précis ni même idée fugace dans la tête. Ses pieds avançaient d’eux-mêmes, ils allaient là où le sol leur semblaient le plus confortable. Le reste de son enveloppe charnelle suivait sans piper mot, n’émettant que le bruit serein d’une respiration calme et régulière. Le son n’était pas assez puissant pour rebondir sur les murs de pierre si bien que personne n’aurait pu déceler la présence de son être par le bruit de sa respiration. Elle avançait en ces lieux tel un fantôme, dans le silence tandis que ce dernier se rompit à l’instant où un éclair lacéra le ciel.

Ce n’était que le début. La lumière de l’éclair, le bruit sourd du coup de tonnerre, le clapotis de la pluie commençant tout juste à tomber sur la terre ferme pour humidifier le sol déjà imbibé d’eau. La beauté triste de ce temps incertain était une des choses qui avaient le pouvoir de fasciner la brunette. Un spectacle qui faisait peur lors de l’enfance mais qui se révélait être envoûtant. Parfois, la jeune fille aimerait être en mer une nuit de tempête. Elle aimerait sentir les vagues s’écraser contre la coque d’un bateau, entendre le bois craquer sous le poids de l’eau, sentir cette odeur de sel et d’orage tout autours de son corps. Elle aimerait être sur le pont et observer la mer se déchaîner puis revenir calme une fois le cataclysme évaporé comme s’il n’avait jamais existé, ne laissant derrière lui qu’un rafiot craquant en un seul morceau. Un doux rêve qui jamais ne se réaliserait pour la jeune femme.

Un soupire envoyé en l’air avant de se décrocher de la fenêtre et de faire retourner son regard bleu nuit vers le couloir sombre. Elle n’avait pas le temps de rêver. Elle n’avait plus le temps. Il ne fallait pas qu’elle traîne trop longtemps dans ce couloir, il fallait qu’elle bouge avant qu’une âme ne vienne la déranger pour la renvoyer dans sa chambre à coucher sans oublier de retirer quelques émeraudes au sablier des verts. Il était maintenant temps de filer, de laisser la nuit engloutir le lieu où elle se trouvait actuellement et qu’elle laisse l’obscurité masquer son corps. Un regard furtif autour d’elle puis ses pieds reprirent leur chemin, ils se dirigèrent d’eux-mêmes vers un coin plus secret, plus discret.

Un couloir sombre.
Une lune scintillante.
Un point de lumière attirant.
La pluie avait cessé. Elle ne tombait plus sur l’Angleterre et les nuages avaient disparu aussi vites qu’ils étaient apparus. Ils n’étaient qu’apparitions succinctes, ils venaient et s’en allaient au gré des vents, se laissant lourdement pousser par les effluves aériens et crachant leur jus lorsqu’ils devenaient trop lourds pour aller plus loin. Un doux rayon de lune donnait à l’endroit une atmosphère un peu sombre et malsaine, une atmosphère propice aux vices et aux jeux malsains.

Là. Sur le mur. Un point lumineux. Une ombre à ses côtés. La brunette fit quelques pas silencieux, marchant sur la pointe des pieds pour approcher la silhouette et voir les traits du mystérieux inconnu. Un pas, un second, un troisième puis elle se stoppa. Une tignasse blonde, une silhouette frêle, un objet en main. Il ne manquait plus que le diadème pour que la jeune fille soit exactement la même que celle qui avait été sa comparse lors d’un cours.

Miss Lyan.
Préfète et princesse.
Ellana.
« Bonjour Ellana…. Ce n’est pas très sérieux de la part de la préfète de se promener ainsi la nuit et de jouer à faire apparaître des petits points lumineux sur les murs du château non ? »

Temperence avait parlé d’une voix basse et douce, mélangeant un ton d’amusement, de tendresse et de sympathie. Elle était surprise mais elle ne risquait rien alors elle préférait garder le ton de la camaraderie puis si Ellana décidait brusquement de se transformer en balance et d’aller tout raconter à la femme-homme ou à l’homme-femme de concierge, elle se ferait elle aussi remonter les bretelles. Le statut de préfet n’excluait pas le devoir d’obéir aux règles.
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Ellana Lyan, Mar 09 Jan 2018, 20:43


Et je crache, je vomis, j'expulse, de mon corps la douleur qui fait mal, qui tord, qui détruit, celle qui prend au ventre et oblige à être vidée au plus profond de la nuit quand l'ombre sur le ventre vient appuyer. La fatigue fait tourner la tête et de plus en plus vite, de plus en plus fort comme un manège fou qui jamais ne semble vouloir prendre fin, alors un peu perdue j'erre les pensées à l'envers, je doute, me demande, échafaude milles théories avant de toutes les laisser retomber contre le sol les unes après les autres. j'ai envie de savoir ce qui m'arrive dans quelle maladie j'ai posé le pied et surtout qu'elle est la bonne pilule à avaler si je ne veux pas finir comme une damnée. Je ne comprends pas.

Alors je crie, à l'intérieur, je fuis, j'extériorise. Comme je peux. Comme j'ai le droit. Au delà des limite de mon corps. Et. Je. Pleure. Quand la lune est haute, sous le chant des étoiles. Je me meure. Petit à petit. C'est partir sans histoire, partir avec la vie. Dans un tourbillon de folie. Rendez-moi qui je suis. Au loin le ciel gronde. Plus fort que dans ma tête. Je dessine. Les éclairs déchirent le ciel. Les arbres ploient, les oiseaux s'enfuient. Imperturbable. Devant cette océan de haine et de colère je n'ai pas un regard pour les éléments qui luttent entre eux et s'acharnent à me déconcentrer. Et je reste, débout. Contre vents et marrées. Je tangue avec les vagues quand l'écho des violent du vent me berce. Je souris. Un peu d'extase.

Le monde sombre. Lentement. Au plus profond de l'abysse je me demande qui à percé ce fichu trou en premier dans mon rafiot. Faut croire que mes doigts sont pas assez grand pour boucher l'ouverture. Et pourtant j'ai essayé. C'est une frustration muette tant dis que sur le mur de pierre mes doigts glissent la point de cet objet miraculeux au couleur scintillantes du ciel. Enfermée à l'intérieur e moi même, je laisse ma souffrance m’échapper par petites étoiles en tentant de remplir ce vide en moi parallèle au mur. Mes yeux se ferment. Je continue.

Puis il y a une voix. Celle qui se pose sur mes épaules et tire en arrière avec une violence. Fracas. Je grimace. Le nom du monde est souffrance. Le visage qui se tourne, brusque. Deux yeux la dévisagent, la jugent - un battement - l'aime. Affirmation. Ouais. Elle. C'est l'aimée, la flamme, la douceur du regard et tant de chose encore. Même si dans son dos pousse deux ailes noires. C'est joli. Je souris. Puis prend un air grave. De circonstance, fallait pas croire que j'étais là pour jouer. J'étais là pour crier. Alors je tends le second objet vers la belle. J'ai sept ans. S'il y a une préfète dans le coin ce n'est surement pas moi. Et en un soupire. L'aveu du poids du badge. Je lui attrape la main. La tirer et la mettre près des étoiles. C'pas des points, c'est des étoiles regardes !
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Temperence Black, Mar 30 Jan 2018, 12:46


Main tendue.
Objet donné.
Doigts attrapant.
La brunette attrapa le jouet tendu par la blonde. Elle semblait si innocente à cette instante qu’elle semblait faire l’âge qu’elle disait avoir. La brunette ne put empêcher le sourire de naître sur ses lèvres, tant d’innocence en celle qui jouait la princesse, c’était presque attendrissant mais la brunette n’était pas d’humeur à s’attendrir face à celle qui se devait de respecter les règles, face à celle qui, d’un mot, avait le pouvoir de la dénoncer à un professeur pour ballade nocturne tandis qu’elle faisait sa ronde même si Temperence doutait grandement qu’elle faisait son tour de ronde ici et maintenant.

L’envie de partir tenait les entrailles de la brunette, n’était-ce pas là la décision la plus sage pour ne risquer aucune répercussion de cette entrevue imprévue. Tandis qu’elle tenait l’objet donné par la blonde, Temperence esquissa un pas vers l’arrière pour fuir de cette situation peu confortable et peut-être se trouver un endroit où personne ne viendrait à s’apercevoir qu’elle n’était pas dans le dortoir, le sommet de la tour d’astronomie par exemple.

Un pas vers l’arrière avant que les mots utilisés par la blonde ne la ramènent de l’avant. Des étoiles. Elle venait de parler d’étoiles et, en y regardant avec un peu plus d’attention, la brunette se rendit compte que la blonde avait raison. Les points lumineux semblaient être des étoiles, des étoiles fictives gravées sur une surface de pierre, des étoiles terrestres et non stellaires comme elles l’étaient toujours. Un sourire naquit d’enfant naquit sur les lèvres de la brunette qui venait de se laisser emporter par la blondinette. Elle voulait fuir mais elle avait réussi à l’attacher à l’endroit avec des étoiles, il en fallait parfois bien peu pour la douce brunette, une simple étoile était en mesure de corrompre son esprit.

« C’est vrai…. On dirait une étoile qui s’allume dans le ciel lorsque la nuit tombe… C’est beau… »

Temperence fixait le point. Elle observait ce point si attrayant qui donnait des envies soudaines. D’une pulsion, elle se pencha vers le sol et appuya l’objet contre la pierre froide pour y faire naître toute une série de tâches pâles et brillantes. Elle ne réfléchissait pas vraiment, les traçant sur le sol de la même manière qu’elle les avait vu dessinés dans le ciel noir des nuits d’été.

Ils se plaçaient à la perfection et, en appuyant beaucoup moins fort, elle traça une mince ligne qui les relia tous d’un seul trait. C’était presque parfait. Les proportions n’étaient pas tout à fait exactes mais la ressemblance était là alors elle resta agenouillée devant « l’œuvre » qu’elle venait de faire apparaître par terre.

« Ça, c’est la grande ours… Il guide les voyageurs à ce qu’on raconte, je n’en suis pas sûre mais pas grave… On peut dire que c’est vrai sauf si tu connais la réponse… »

Instant de suspens. La brunette avait laissé ces mots en l’air, donnant la possibilité d’une suite qui ne semblait pas vouloir apparaître à l’instant, comme si les mots venaient de se bloquer dans gorge ou qu’elle les cherchait dans les méandres de son esprit. « Tu en connais d’autre toi ? »
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Ellana Lyan, Mar 13 Fév 2018, 20:28


Brune. Blonde. Ça me faisait presque rire aux éclats : ceux de ses mèches folles. Il fallait trouver la raison. Peu d'importance le vide prend plus de place. Je la regarde d’indifférente appréhension. Paradoxe ? N'en avoir que faire, addiction à l'oubli. Lui jeter un nouveau regard de désespoir puis taper contre l'âme du pied. Pourquoi t'aimes pas mes étoiles ? Mais elle attrape. Comme un témoin, je tend le bâton à bout de souffle et déjà mon cœur à cessé de battre. Je sais l'objet en sécurité, je comprends le rite de la tache confiée. C'est à toi de courir enfant de la nuit, vole plus haut de tes ailes corbeau, bats toi et lute pour allumer ton propre ciel. C'est quoi sinon le but de la vie ? L'obscurité ça sert à rien, c'est moche. La preuve : on veut tous s'en échapper. Voler plus haut, crier plus fort. Ça change quoi que t'existes ou pas ? Donne moi la main.

Le sol est froid mais avec lui tu ne fais plus qu'un, alors agenouillée pour te prier je te regarde de mes yeux de fièvre et cet art qu'au sol tu m'offres sans barrière. J'ai un peu beaucoup de folie au fond, celle qui apaise et ravage de l'intérieur. Moi je lui souris. Joues posées contre chacune des paumes. Si jolie, son visage émerveillée qui renvoi bonheur et concentration alors que je reste prisonnière d'une douce admiration.

Constellation. Et l'image est si belle - admiration. Pas un mot, les bruits s'évanouissent, à l'extérieur la tempête fait rage mais gardées des murs épais du château c'est dans une bulle enchanteresse que je déploie les ailes de mon imagination. Trais reliés contre la pierre, presque gravé ou uniquement dans mes pensées. Cœur battant comme un tambour dans ma poitrine, attention prise toute entière pour celle qui fait briller les yeux. Toutes les histoires sont vraies. Une presque certitude. Elle brillait. Ma lumière vient rejoindre la sienne contre le sol.

Et
j'effleure
de
mes
paumes

le sol qui comme un ciel s'allume dans les regards, c'est une valse si douce, si belle et encore plus merveilleuse. Douceur étrange, danse l'absence. Un dernier hurlement quand les cordes du violon grince au vent. Crac. dehors c'est la chute d'une branche - peut être. Ça fait mal, au fond, comme un coup de poignard.bas si bas qu'il déchire en deux et je meurs avant de renaitre. Expiration. Je suis encore là. Tiens moi. Nouvelles étoiles posées près des siennes. La petite qu'il ne faut jamais oublié, non. Tant d'espoirs, tant d'envies. C'est un peu trop beau. Juste un peu.
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Temperence Black, Ven 16 Mar 2018, 15:16


Je n'oublie pas ce RP,
Enfin si, je l'avais oublié mais je suis de
retour, c'est le plus important enfin...
Je crois.

C’était un sourire qui était affiché sur les lèvres de la brunette. La blonde se laissait aller et elle jouait avec elle, elle aussi se laissait happer par le monde stellaire. La blonde soufflait que toutes les histoires étaient vraies mais était-ce là une réalité ? Est-ce que chaque histoire était vraie ? La brunette n’en savait rien mais elle n’avait pas l’envie de réfléchir ni celle de penser et encore moins celle qui tendait à la faire philosopher. Elle voulait se perdre dans les étoiles, se perdre dans un ailleurs loin de ce monde.

Le jour, elle était une personne mais qui l’obligeait à rester la même durant la nuit ? Qui l’obligeait à rester la gentille petite Temperence, sage et discrète, l’élève invisible qui se cachait derrière ses livres et son travail de stagiaire dans la légendaire boutique de baguettes ? Personne. Personne n’avait le droit de lui obliger cela alors cette nuit-là, elle choisit de se faire rêveuse et dessinatrice de constellation. Elle allait refaire le ciel à se façon, avec ses histoires à elle. Avec leurs histoires à elles.

« Tu sembles avoir du temps à tuer et la nuit ne fait que commencer… Si toutes les histoires sont vraies, pourquoi ne pas écrire notre véritable histoire du ciel ? »

Elle ne savait pas si elle avait été claire alors elle choisit de commencer. Impolitesse certaine mais à quoi bon juger la politesse alors qu’elles n’étaient que deux âmes perdues entre l’enfer et le ciel, deux planètes solitaires rêveuses.

« Je vais commencer si tu veux bien, comme ça tu comprendras peut-être ce que je veux dire parce que moi-même je ne suis pas certaine de comprendre les mots que je prononce. »

La brunette envoya un sourire à la blonde. Elle allait lui raconter une histoire, l’histoire qui ferait naître une constellation existante dans sa tête mais peut-être pas dans la carte du ciel. C’était le temps de l’improvisation et des doux mots. Le temps des histoires du soir pour passer toutes une nuit à créer une carte du ciel à leur image.

« C’est une histoire qui commence par Il était une fois. Toutes les histoires commencent comme ça. » Temperence serra l’objet dans sa main et déposa une première au sol. L’étoile du début de l’histoire. « Il était une fois, deux filles perdues dans un océan sans fond. Au-dessus de leur tête, il n’y avait que le ciel profond d’une nuit sans étoiles et sous leurs pieds le vide infini. Elles n’avaient aucune accroche, rien pour se diriger et rien pour passer le temps alors elles choisirent de s’allonger sur la barque et de laisser l’eau les bercer en espérant pouvoir trouver le sommeil d’une nuit ou le sommeil d’une vie. »

Temperence était maintenant assise au sol, les jambes croisées et les yeux rivés sur une étoile irréelle. « Le sommeil ne réussit à attraper qu’une seule des deux jeunes filles, la plus vieille, la moins rêveuse des deux. Cependant, lorsque le sommeil attrapa l’esprit de la plus vieille entre ses mains doucereuses, il emporta avec lui le corps inerte sous les yeux de la plus jeune, effrayée et totalement perdue devant cette action surnaturelle. Elle ne savait pas quoi faire et, lentement, les larmes coulèrent sur ses joues pâles. C’étaient les premières larmes qu’elle versait. Sans cœur et personne a qui se raccrocher, sans espoir de retrouver un jour la berge d’une terre certaine et bienveillante, la plus jeune choisit de sombrer. Elle se pencha par-dessus le bord de la barque et embrassa tendrement son reflet avant de jeter un regard au ciel et d’hurler à la mère lune invisible sa détresse. La grande argentée ne lui fit aucun signe, pas même l’honneur de lui montrer un de ses rayons argenté. Un coup de vent passa et souffla la flamme de la lanterne, le seul point lumineux dans toute cette obscurité. La jeune fille choisit alors de sombrer. Elle laissa son corps chuter et rencontrer les eaux froides de l’océan sans fond. Les deux venaient de disparaître et les étoiles six étoiles apparurent sur le velours noir du ciel océanique. Des légendes racontent que ces six étoiles représentent chacune une chose. Deux pour deux jeunes filles, une pour le rêve, une pour le sommeil, une pour la mort et la dernière serait le cri de détresse de la plus jeune. »

Tandis qu’elle racontait son histoire née de son esprit perdu entre les poids lumineux, elle plaça six points de lumières autours du point qu’elle avait placé quelques instants auparavant et elle les relia dans une forme abstraite.

« Celle-ci, c’est la constellation de l’espoir. A toi d’en tracer une maintenant ! »

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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Ellana Lyan, Dim 25 Mar 2018, 10:24


Deux enfançonnes, bercées par les flots dans le même bateau - ça tangue - et je me penche, d'avant en arrière puis de droite à gauche, il y a une mélodie qui résonne dans ma tête le parfum infini qui annonce le renaître
paraître, on s'oublie, on se masque, on se déguise mais ce soir j'ai prêté allégeance à la tempête, me voilà condamnée à continuer d'espérer cette violence d'élément à travers l'éternité
dernière souffle sans bruit, c'est étrange quand ça flanche, la crème a fondu mettant ma peau à nu
je suis devenue un spectre, une ombre pour l'éternité sans jamais lever les yeux pour prier un quelconque dieu

et pourtant
je pense y croire
parfois
seule dans le noir

de mon âme enfant
qui implore d'autres géants.

J'aime les histoires
sans doute depuis que j'ai appris qu'il en existait d'autre que la mienne
quand j'ai passé les portes de ce château et que j'ai pu me rendre compte de la multitude
celle des âmes et des histoires comme si chaque élève était une lueur et que tout ces luminions possédaient un million d'histoire chacun
émerveillement insensé, j'ai voulu tout connaître sans vraiment réaliser que c'était impossible
alors mes mains on gratter à l'intérieur de ma tête, un animal est venu grignoter une partie de ma raison
pour ouvrir en grand les portes dorées de l'imagination

elle choisit le commencement et raconte une histoire de vie, d'infini et d'espérance, une histoire triste qui fait monter les larmes à mes yeux, lentement elle choisit ses mots et me conte son récit rempli de tant d'émotion que je m'en arracherais le cœur
j'imagine les visages des deux sœurs, leur tendresse puis cette séparation
les pleurs de la plus jeune qui faisait échos à ma propre histoire - la vie m'avait enlevé ma grande sœur et j'avais alors sombrer
mais plus joyeuse fin à mon histoire puisque malgré cela j'étais parvenue à la retrouver et nous vivions avec le plus grands bonheur possible de l'autre côté de l'océan

à moi de prendre la parole
les yeux fixé sur le sol
j'imagine et j'invente

Il était une fois elle n'avait pas tors, c'était le début de tout deux enfants qui s'aimaient tendrement le visage de lisk prend doucement possession de mon esprit alors que je ferme les yeux pour me plonger dans mon histoire ils se rencontrèrent par une nuit clair où la lune se plaisait à éclairer le ciel de son plus bel éclat. La demoiselle désespérée par des cauchemar venu la torturer tenta de mettre fin à ses jours en plongeant dans l'eau glacée d'un lac qui se trouvait non loin de là. Le garçon alors la sauva de la noyade et sans comprendre comment les deux tombèrent fou amoureux l'un de l'autre. D'abord doucement, ils pensaient l'un à l'autre sans se l'avouer puis de plus en plus fort si bien que lorsqu'ils se retrouvèrent ensemble à un bal, ils finirent par s'embrasser.

pause
reprendre son souffle

Malheureusement, le sort voulu qu'une diablesse s'interposa entre eux noircissant le coeur de la fille jusqu'à lui faire détourner les yeux de l'amour pour sombrer dans le désir et la luxure de l'enfant du malin. Le garçon trahis et desepéré rejoint les eaux sombres du lac sous les yeux de sa belle en incompréhension, quand elle retrouva sa lucidité, celle ci comprit avec effroit se qu'il s'était passé et à son tour plongea comme à la suite de son amant dans l'étendue d'eau glacée... Ils vécurent ainsi enlacé pour l'éternité.

quelques points étoilés vinrent compléter notre ciel
une ligne courbe comme des vagues
venues léché délicatement le sable
Voici la constellation de l'amour...
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Temperence Black
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Temperence Black, Sam 14 Avr 2018, 18:06


Elle souriait et la fermait. Elle gardait les lèvres liées tout en écoutant l’histoire de la constellation inventée par l’Enfant. C’était étrange car derrière les mots se cachait quelques choses de plus profond, de plus réel qu’une simple histoire inventée au coin du feu pour distraire les gosses avant qu’ils n’aillent dormir.

Temperence se tenait à son silence, ne déliant les lèvres, écoutant, buvant les mots coulant de la bouche de la préfète. Elle aimait cette impression, celle qui faisait, qu’indirectement, elle ouvrait son cœur, laissait sortir les mots et les maux de son être. Et si c’était là le moment ? Et si, dans ses histoires, elles pouvaient s’évader et faire sortir les secrets pesant sur leur cœur. Temperence soupira avant de se reconcentrer dans l’histoire et de suivre les points se dessiner un a un sur le sol s’habillant d’étoiles au fil des mots tombant.

« Les histoires d’amour ne sont jamais simples… Il y a toujours des choses qui viennent tout perturber quand on pense que la passion arrive à son paroxysme. »

Le regard dans le vague, les yeux s’accrochant aux particules de poussières volant comme ça, sans but ni raison sous les lumières des rayons de la lune-mère. Elle se plongeait dans ses pensées, sortant à la jeune femme une phrase qu’elle avait un jour entendu ou lu, elle ne savait plus.

« Tomber amoureux… Il y a quelque chose qui, dans cette expression, ressemble à un piège, à la prise d’un pied dans le tapis. L’embûche est là, dès le premier mot. En anglais ? Fall in love. En français ? Tomber amoureux. Au Canada ? Tomber en amour. Et si la base de tous nos malheurs était grammaticale ? »

Elle lui offrit un sourire, laissant le silence les avaler le temps qu’elle comprenne les paroles dites. Temperence ne savait pas vraiment si c’était une vérité mais elle trouvait ça beau, elle aimait les beaux mots alors elle les partageait tout comme on se plaisait à partager les belles histoires au coin du feu.

« Est-ce que ça t’arrive de repenser à tous ? De fermer les yeux et de voir ton passé se jouer sur tes paupières. De revoir la joie d’un moment, la peur que tu as ressentie pendant un autre ? » Elle prenait son temps, cherchait ses mots pour conter une histoire vibrante, vivante. « Il était une fois une jeune fille, Elone, qui avait tout. Elle avait la beauté, l’argent, l’amour, … Elle avait tout pour vivre une vie couler dans le rêve mais elle n’avait pas le bonheur. Dans tout ce qu’elle faisait elle avait l’impression de passer à côté de sa vie, l’impression qu’elle ne faisait que survoler son existence. Elle a choisi de fuir, de partir loin de tout ce qu’elle avait. Elle a pris un sac dans lequel elle a glissé quelques affaires. Un mouchoir de soie, un zippo en argent, une photo de famille, un livre usé et elle est partie. Elle s’est envolée alors que la nuit était maîtresse du monde. Elle a laissé l’obscurité la manger, avaler son être d’une seule bouchée, d’un seul coup de dent et ce, sans jeter un seul regard en arrière. De tout, elle est passée à rien. A trop vouloir vivre sa vie, elle a disparu, laissant la forêt l’avaler après que la nuit l’ai dévoré. Simplement, lorsqu’on a aucune idée de ce que c’est que de vivre seule, de sauter sans parachute et bien on s’écrase. On chute et il n’y a rien pour nous retenir. C’est ce qu’il s’est passée pour la belle Elone. Elle s’est enfoncée dans le bois, espérant le traverser rapidement pour surgir à son orée et voir la ville habiller l’horizon sauf qu’elle s’est perdue. Les bois sont un labyrinthe et la nuit le labyrinthe est bien plus entravant que le jour… »

Temperence se stoppa une nouvelle fois, laissant la nuit combler ses mots. Elle se revoyait elle, en esquisse. Elle se revoyait plus jeune et tournant le dos à la lumière pour plonger dans le grand bain de l’ombre du monde de la nuit où la moindre chose est exacerbée.

« Perdue et esseulée. A la merci de la nature et sans sauveurs. C’est comme ça qu’elle a terminé, assise sur un rocher et les larmes aux yeux. Les rayons du soleil ne perçaient pas la densité feuillue formée par les arbres. Elle ne savait ni l’heure ni la date. Elle était perdue. Elle avait essayé de s’en sortir, de rebrousser chemin sauf que cela n’avait fait que la perdre un petit plus. C’était là sa nouvelle maison, le début de sa nouvelle vie plus aventureuse. Elle est restée là à attendre sur son rocher, le nez collé à la vieille photo et se chauffant le bout des doigts à la flamme du zippo d’argent. Elle était nostalgique, revoyant son passé coulé dans l’or et la douceur mais il était trop tard pour faire demi-tour, elle était coincée là, sans possibilité de retour en arrière. Son corps a été retrouvé bien des années plus tard, il ne restait d’elle plus que des os, un zippo d’argent, une vieille photo effacée et un livre dont l’encre avait coulé avec le temps. »

Temperence laissa son bras courir contre le sol et tracer une arabesque légère. « C’est la nostalgie. Sa constellation s’est tracée dans le ciel au fur et à mesure que la jeune femme perdue revoyait son passé sur ses paupières closes… »
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