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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Sous la neige
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Alice Grant
Serdaigle
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Re: Sous la neige

Message par : Alice Grant, Lun 24 Oct - 8:24


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Une personne normale aurait au moins frissonné. Ou pâlit, tressaillit, juste un peu. Malgré le Sortilège d'Ivresse qui faisait encore effet, la serdaigle se rendit compte que devant elle se trouvait bel et bien un adversaire à sa taille, et pas une victime comme espéré.
-Et bien miss Folie, il va falloir qu'on t'apprenne les bonnes manières. En premier lieu, on ne hausse pas la voix en présence de ses aînées.
- Et bien miss goûts spéciaux, sache que si on a applique ta règle de pas trop l'ouvrir quand les grands sont dans l'coin, c'est toi qui es en tort, parce que même si tu es plus âgée, celle qui a le plus d'expérience en matière de...
- #Electrocurpus
Le choc électrique coupa Alice net, son corps fut parcouru de tremblements douloureux. Brrr. Ça réveille. Elle grimaça mais elle avait connu ce sortilège plus violent. Pourquoi l'élève ne donnait-elle pas tout?
-Deuxième leçon Miss Folie, je me sens d'humeur généreuse aujourd'hui. D'habitude je charge, mais pour toi, c'est gratuit.
Alors, cette fille voulait bel et bien la torturer. Hum... et si elle lui donnait des conseils? C n'était pas normal. La sang-mêlée devait être le chasseur, pas la proie, alors qu'est-ce qui lui avait échappé? Se reprenant, elle lui sourit:
- Bon, je vois que t'as besoin de moi. Astuce de jeu numéro une: tu devrais donner plus de puissance dans les sorts que tu lances. C'est pas drôle sinon. Et puis fais ça avec classe, par Merlin, avec du respect pour ton cobaye! Même si je suis pas un cobaye, admettons.
La chanson est finie. Une autre commence. Alice aurait éprouvé de la colère sans le #Cortes Titilandus: ce n'était pas elle qui choisissait les paroles.

Le #Gastronauseus l'empêcha de continuer. La sorcière aux yeux noirs n'avait rien mangé depuis la veille au soir, ou elle s'était forcée, au dîner. La bile se déversa sur le sol tandis que les spasmes de vomissements parcoururent son corps et que la serpentard poursuivait:
-Lorsque l'on n'est pas en contrôle de la situation, on observe, on cherche une faille. Provoquer son adversaire n'est que très rarement la solution. Cela vaut aussi en public. Quand on est pas sûr de pouvoir maîtriser les personnes présentes, on s'efface.
Le #Finite Incantatem ne tarda pas.
-De plus, le fait que je n'ai jamais tué quelqu'un ne veut pas dire que je ne suis pas capable de faire mal. Désires-tu une petite démonstration?
Oh. Donc ça ce n'était qu'un avant-goût. Ben voyons. Ça expliquait le fait qu'elle n'avait pas tout donné. Le Sortilège d'Ivresse s'était à présent totalement estompé, avec toute cette magie. Elle recouvrait ses esprits, mais ils étaient toujours tordus. Comme un parasite, la folie tenait bon.
-Alors Miss Folie, toujours prête à jouer avec moi? Tu es la bienvenue de laisser l'autre reprendre le contrôle. Je ne t'en voudrais pas. Vraiment. Cela nous arrive à tous d'abandonner.
Abandonner? Hors de question de retourner se cacher dans les tréfonds de l'esprit de sa porteuse. Hors de question de laisser l'humanité revenir. Avant tout, elle devait faire payer cette fille. Autant continuer sur sa lancée de leçons, ça donnera même l'impression que le #Cortes Titilandus n'a pas beaucoup changé sa personnalité.
- Je suis toujours prête à jouer. Donc, le but pour toi c'est de me faire partir tout en jouant au petit chimiste, et le mien c'est de repeindre les murs avec ton sang. Leçon n°2: si tu veux vraiment connaître les effets de tes sorts sur mon corps, le Sort de Stupéfixion risque de fausser les résultats. Trouve un autre moyen de m'immobiliser.
Comme pour conclure, la folle cracha ce qui lui restait dans la bouche sur sa tortionnaire, incapable de se débarrasser de l'horrible goût.
- Dommage, tu peux pas me bâillonner, sinon impossible de me faire parler. L'autre, tu dis... je vais la faire disparaître à jamais. A ce stade, elle ne tiendra pas longtemps avant de me laisser le total contrôle. Tu as d'hors-et déjà perdu. Celle que tu as vu tout à l'heure... va mourir.
Elle prit un air détaché et attendit la suite en la fixant froidement.
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Aileen O'Leary
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Re: Sous la neige

Message par : Aileen O'Leary, Lun 24 Oct - 21:59


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Aileen se sentait coupable.

Coupable de ressentir du plaisir à titiller ainsi une plus jeune, qui aurait davantage besoin d'un infirmier que de ses sorts malsains.

Coupable à l'idée de devoir mentir une fois de plus à Nya sur la raison de sa bonne humeur.

Coupable à l'idée d'espérer que la situation d'Alice ne se règle pas, que personne ne vienne les déranger, le temps qu'elle ait son plaisir avec elle.

Une respiration. Longue. Inspire. Expire. La culpabilité était passée.

Remplacée par de la curiosité.

Miss Folie se prenait pour la reine du monde, simplement car elle supposait avoir plus d'expérience, plus d'ancienneté en manière de lubie. Peut-être était-ce vrai. Peut-être pas. Aileen s'en fichait, après tout l'ancienneté ne voulait rien dire si l'on avait pas de talent.

- Je suis toujours prête à jouer. Donc, le but pour toi c'est de me faire partir tout en jouant au petit chimiste, et le mien c'est de repeindre les murs avec ton sang. Leçon n°2: si tu veux vraiment connaître les effets de tes sorts sur mon corps, le Sort de Stupéfixion risque de fausser les résultats. Trouve un autre moyen de m'immobiliser

Aileen partit à rire, c'est tout ce qu'elle trouvait comme argument pour la convaincre d'enlever le sort de Stupéfixion? Et elle pensait qu'elle s'amusait à expérimenter...Elle avait vraiment surestimée Miss Folie, elle l'avait prise pour plus intelligente. Une telle erreur ne se reproduirait pas.

-Si je voulais vraiment tester mes sorts, je le ferrais sur un Moldu, pas sur toi. Mon but c'est de te réparer, pas de voir à quel angle se tord ton corps si je te lance un Endoloris. Bien que cela serait divertissant 2 secondes, mais passé ça....

La Serdaigle cracha le restant de son vomis sur la robe d'Aileen. S'en étant presque drôle....Non s'en était drôle à quel point ce geste était la seule répercussion qu'Alice était capable de faire à Aileen.

- Dommage, tu peux pas me bâillonner, sinon impossible de me faire parler. L'autre, tu dis... je vais la faire disparaître à jamais. A ce stade, elle ne tiendra pas longtemps avant de me laisser le total contrôle. Tu as d'hors-et déjà perdu. Celle que tu as vu tout à l'heure... va mourir.

Ohhh Miss Folie pouvait donc tuer sa partie normale. Yeah right, beau bluff.

-Beau bluff Miss Folie...et même si c'était vrai, je serais désolée pour toi. Vraiment. Nul ne peut survivre en ce monde sans partie normale ni baguette. Tu ne tiendrais pas deux secondes qu'on t'internerait. Bonne chance pour attaquer qui que ce soit à St-Mangouste.

Sur ces mots elle lança un Recurvite, l'odeur du vomis ne lui plaisait guère.

-Si le suicide c'est tout ce que tu peux faire, c'est vraiment décevant. Je m'attendant à plus de toi.

Elle s'assit en face d'Alice.

-Hey Miss Folie, comment vas-tu peindre les murs de mon sang si tu ne peux pas bouger?

Un sourire, et elle lança un Terorim sur Alice avant de se lever.

-Fais de beaux rêves!



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Alice Grant
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Re: Sous la neige

Message par : Alice Grant, Mar 25 Oct - 12:11


La folle avait arrêté de réfléchir, laissant éclater sa rage, plus les secondes défilaient et plus sa haine envers sa proie qui refusait d'en être une augmentait. Obsédée par sa baguette hors de portée, détestant son état vulnérable et son autre elle, la bleu écouta, parce que c'était tout ce qu'elle pouvait faire, mais elle ne prononça plus aucun mot, espérant ainsi décourager Aileen qui ne pourra pas enchaîner indéfiniment les sorts. On n'avait encore jamais triché à son jeu. Cette fille devait disparaître. Maintenant. peu importe le prix. Peu importe si elle devait mourir aussi.

-Beau bluff Miss Folie...et même si c'était vrai, je serais désolée pour toi. Vraiment. Nul ne peut survivre en ce monde sans partie normale ni baguette. Tu ne tiendrais pas deux secondes qu'on t'internerait. Bonne chance pour attaquer qui que ce soit à St-Mangouste.
Un #Recurvite nettoya le reste de vomi.
-Si le suicide c'est tout ce que tu peux faire, c'est vraiment décevant. Je m'attendant à plus de toi.
La verte s'approcha. Si près... tu es si près... si seulement je pouvais bouger... si seulement je pouvais te...
-Hey Miss Folie, comment vas-tu peindre les murs de mon sang si tu ne peux pas bouger?

#Terorim.


...
Non...
C'est de la triche...

Entre le moment ou la formule fut prononcée et celui ou le rayon lumineux l'atteignit, Alice se remémora la définition du sort lue dans un grimoire.
Sortilège de Peur - Confine l'esprit de l'individu touché. Ce sortilège reproduit le sentiment et la sensation d'une peur sans nom. La personne visée est terrifiée sans savoir pourquoi au point d'en perdre tous ses moyens. Le seul moyen de contrer les effets de ce sort est de pouvoir le repousser par une grande maîtrise de soi. Les effets secondaires de ce sortilège peuvent être assez violents.
Contrôle de soi, hein?
Pff.
Très drôle.

-Fais de beaux rêves!
Sweet dreams are made of scream
De quoi la face psychopathe de Grant avait peur, au juste? Malgré les apparences, de beaucoup de choses, en premier lieu de disparaître. Ensuite, de la raison. Puis, de l'asile. Enfin, d'être sans défense, privée de Vorpalin, privée de la moindre lame, privée de ses mouvement.
- NON!
Peu importe la peur, peu importe la douleur, elle ne laisserait pas le côté de la raison revenir, elle s'accrocherait à cet esprit qui devait être bientôt sien, elle ne partirait pas sans tuer cette fille.

Pour le prochain poste, tu as mon accord pour un Doloris, comme on avait prévu^^
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Aileen O'Leary
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Re: Sous la neige

Message par : Aileen O'Leary, Mer 26 Oct - 21:38


Precious and fragile things
Need special handling
My God what have we done to you


Aileen se tenait devant Alice, toute puissante. Elle était en contrôle des mouvements de la serdaigle. Elle était en contrôle des sensations de la serdaigle. Elle était même en contrôle des pensées de la serdaigle grâce à son dernier sortilège. Et pourtant elle n'avait pas réussi à chasser la partie folle.

Échec

Comme pour la narguer, Miss Folie cria. Se débattit. Pour s'immobiliser, en proie à des pensées sûrement beaucoup trop sombres pour elle.

Dans cette situation...je pourrais lui faire n'importe quoi et elle ne serait pas capable de discerner la réalité du rêve...

Elle avait lu à propos d'un sort, sort qu'elle avait toujours voulu essayer, sort qu'elle n'avait jamais lancé.

Mais si je le lance...je ne pourrais pas revenir en arrière...J'aurai commis l'impardonnable...

Elle serait devenue aussi pire que celui ayant essayé de disséquer sa mère. De tuer Alister. De ruiner sa famille.

D'un coup que la douleur fasse partir la folie? Cela serait faire du bien!

Et Nya? Serait-elle capable de regarder sa meilleure amie en pleine face ?

Ce n'est pas comme si Nya allait le savoir. Au pire si Alice parle, tu as la réputation de petite ange, d'innocente...qui croirait une folle comme elle?

Tremblante, Aileen brandit sa baguette.

We always tried to share
The tenderest of care
Now look what we have put you through


Pour que le sort fonctionne, il fallait qu'elle désire réellement la souffrance de sa victime.

Elle veut te tuer. Elle veut peindre les murs de la pièce avec ton sang. Il faut lui faire mal. Il faut lui faire comprendre ce que cela veut dire s'attaquer à toi.

L'irlandaise était dans une sorte de transe, elle fit les gestes du sort au ralenti avant de lancer.

-ENDOLORIS

Un choc, Aileen se réveilla. Elle venait de commettre un sacrilège. Et pourtant...le ciel n'était pas tombé. La foudre n'avait pas frappé. Personne n'en savait rien, mis à part elle et Alice à moitié réveillée.

Elle tourna les talons, dans un état second, laissant la serdaigle dans son piteux état et quitta la place.

Ce ne fût qu'une fois arrivée à la lorée de Pré-au-Lard qu'elle lança un Finite Incantanem pour relâcher complètement son emprise sur Alice. Elle sortait de sa torpeur et se dirigea en courant vers Poudlard.

Pour la première fois depuis des années, Aileen avait peur.

Elle avait aimé ça.

Things get damaged
Things get broken
I thought we'd manage
But words left unspoken


Fin du RP pour moi
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Alice Grant
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Re: Sous la neige

Message par : Alice Grant, Jeu 27 Oct - 3:21


Un sortilège. Pas n'importe lequel. Celui de la torture. C'était la première fois qu'elle l'entendait. La douleur était tellement vive. Elle comprenait mieux son appellation à présent. Impardonnable. Jamais con corps n'avait souffert autant. La folie n'était pas de taille à lutter. Tout ce qu'elle voulait c'était que ce Doloris s'arrête. Maintenant.

Elle laissa la face blanche de la serdaigle reprendre le contrôle, juste après avoir ressenti les effets de l'#Endoloris. Un cri s'échappa enfin de ses lèvres. La folle s'était réfugiée dans les tréfonds de son esprit, la lueur inquiétant qui luisait dans ses yeux noirs avait disparue.

Soudain, la douleur s'arrêta. Encore sous le choc, la sang-mêlée resta immobile lorsqu'elle entendit un #Finite Incantatem la délivrer. Cette fille avait réussi. Cette fille l'avait torturée et l'avait délivrée de la folie. Non, en fait, elle l'avait juste fait se cacher. Mais elle n'allait pas tarder à ressortir.

Et le prix avait été élevé. Quel genre d'élève jetait un Impardonnable au lieu d'appeler les secours? Quel genre d'élève parlerait ainsi, tenant tête à la Voie?

Elle vit Aileen sortir. Encore une demie-heure ici et elle ferait de même.

Au fond d'elle-même, le Lapin Blanc hurlait de rage. On se reverra, la verte.


EDIT: Fin du RP pour moi aussi^^
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Anthony Adams
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Re: Sous la neige

Message par : Anthony Adams, Sam 12 Nov - 8:23


Avec Azénor Philaester
_____________________________________________________________

Suite et fin de ce RP

Mais... Pourquoi ? Pourquoi la fin arrivait. Et pourquoi maintenant ?

- C'est le moment où je dois partir, j'imagine.

Hein ? Quoi ? Mais non ! Il aurait voulu dire non, il aurait voulu lui dire de rester. Pourquoi elle devait partir ? Elle avait un rendez-vous ? A cette heure là ? Non. Pourquoi elle s'imagine ça ? Anthony aurait voulu lui dire que ce n'est pas du tout ce qu'il voulait dire en la remerciant. Pourquoi ? Arf, il était vraiment pas douée avec les femmes. Pourquoi elle dit ça en resserrant son étreinte ? Elle non plus n'avait pas envie de partir, alors pourquoi elle le fait ? Finalement, le jeune homme sent la main d'Azénor partir. Cette fois encore, il aurait voulu la retenir, lui dire de rester mais... Il n'avait rien à dire. Il ne trouvait rien à dire. L'attrapeur reste planté là, sans pouvoir rien dire, en la voyant sur le départ.

- Merci à toi aussi. Je...Comment dire, je ne pensais pas que t'allais avoir cet effet là.

Il allait répondre mais... Elle s'en va. Aussi vite qu'elle est apparue dans sa vie. Un "Attends" voudrait sortir mais sa gorge serrée ne laisse sortir aucun son. Il ne sait même pas comment la contacter, il ne sait pas s'il pourra la revoir. Était-ce donc la fin ? Il la regarde partir, sans pouvoir rien faire. Il aurait pu la rattraper, il aurait pu. Il aurait dû. S'il devait compter tout ce qu'il aurait dû faire dans sa vie...

La voilà qui partait dans la pénombre. Envolé. Anthony se leva comme un zombie et transplana sur la Warwick Avenue pour rejoindre son appartement. Le lendemain allait être difficile....


Début d'un nouveau RP
Plusieurs mois plus tard


Pas mal de choses avait changé depuis cet été. Anthony avait retrouvé un rythme de vie plus stable. Lyne était rentrée. Enfin. Le gérant d'Olly était sorti de sa routine qui le tuait à petit feu. D'ailleurs, aujourd'hui, il était allé voir Lyne à son bar. C'était toujours marrant de la voir bosser. Antho avait pris sa matinée ce jour là pour glander un peu. Ça faisait quelques semaines qu'il bossait d’arrache pied, il estimait qu'il avait le droit à une pause. Puis de toute façon, il était le patron, il faisait ce qu'il voulait après tout.

L'hiver pointait le bout de son nez, les premières neiges faisaient leur apparition. Anthony rentrait à Olly, pour commencer sa journée dans l'après-midi. Avant de transplaner, il avait décidé de flâner un peu à Pré-Au-Lard histoire de profiter un peu de la neige et de l'ambiance feutrée qu'elle créait. La neige, ce truc magique qui vous rendait n'importe quel lieu, même les plus glauques, beau ou majestueux. Il aimait bien cette période de l'année. C'était d'ailleurs la période qu'il préférait lorsqu'il était à Poudlard. Le parc en neige et la forêt en fond le laissait toujours un peu pantois. Il avait d'ailleurs déjà loupé des cours à cause de sa contemplation. Pas que c'était particulièrement important pour lui, mais dans ces moments là, ce n'était pas voulu. Ça ne le dérangeait pas de sécher des cours, mais seulement quand il l'avait décidé. Bref, c'était il y a longtemps tout ça.

Maintenant, Antho ne s'embêtait plus de son passé. Ce qui était passé est passé. Il avait accepté la nouvelle Lyne, accepté qu'elle ne soit plus vraiment celle qu'il a connu. Il avait fait un trait sur Liv. Pour de bon. Maintenant, il prenait la vie comme elle venait. Il prévoyait déjà bien trop à Ollivander's, il préférait ne pas transposer ce besoin de tout calculer dans sa vie. Pourtant, aujourd'hui, il ne se doutait pas que son passé allait le rattraper. Pas un passé lointain, mais un passé quand même. Pas un passé douloureux loin de là. Mais un passé qu'il aurait peut-être préféré ne pas voir ressurgir aujourd'hui. Le genre de truc qu'on ne pouvait pas calculer. Le genre d'évènements qui ne vous laissait jamais indifférent. Parfois même vous vous demandiez si ça n'avait pas juste été un rêve.

Et ce rêve, aujourd'hui, réapparaissait. Dans la rue, là, juste devant lui. Une personne qu'il avait croisé il y a quelques mois. Lors d'une journée d'été où il faisait bon de se promener. Malgré cela, la journée avait finit sous la pluie. C'était beau, idyllique presque. Puis ça c'était terminé. Trop rapidement sans doute. Inconsciemment, il avait autant espéré que redouté de la revoir. Et aujourd'hui, c'est exactement ce qu'il ressentait. L'envie de fuir, espérer qu'elle ne l'ai pas vu et aller la voir, la prendre dans les bras, l'embrasser à nouveau. C'était il y a des mois, mais il n'avait pas oublié ce qu'il avait vécu, il n'avait pas oublié la sensation et cette impression de vide quand elle était partie. Finalement, elle était comme un aimant pour lui. Il devait aller la voir. Il se dirigea vers elle, peut-être l'avait-elle déjà vu.

- Azénor ?

C'était c*n. Complètement pourri pour une prise de contact.

- Je... Ça fait longtemps.

Il s'enfonçait dans la médiocrité. Évidemment que ça faisait longtemps !

- Désolé c'est ridicule, j'aurai pas dû...

Il aurait voulu avoir une meilleure accroche, mais elle le déstabilisait. Comme il y a des mois. Mais maintenant, il se sentait juste c*n. Qu'est-ce qui lui avait pris d'aller la voir ? Elle l'avait certainement oublié, elle était partit sans lui donner de rendez-vous, c'était pour une bonne raison. Elle avait sans doute aucune envie de le revoir. Il était un fantôme de son passé, qu'elle préférait fuir, ne plus voir. Il était sans doute invisible pour elle. Il aurait voulu faire demi-tour, faire comme si rien ne s'était passé. Mais comme à chaque fois, ses yeux l'hypnotisaient. Alors, il resta là. Planté devant elle. Ridicule sans doute. Avec un sourire en demi-teinte, cette envie de fuir, se faire tout petit, tout oublié. Mais ce besoin de lui reparler. La revoir. Revivre une histoire, peut-être la prolonger. Ne pas la faire finir comme la dernière fois. Anthony avait essayé d'oublier cette histoire, se dire que ce n'était qu'une passade. Mais non, aujourd'hui, tous ses efforts étaient réduits à néant.
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Re: Sous la neige

Message par : Azénor Philaester, Sam 12 Nov - 9:37


pv avec Tony


Quelques courses à faire. Quelques pensées à zapper. Pré-au-Lard? Parfait. J'observe le dehors par la fenêtre de mon appartement à Poudlard. Et oui, cela fait peu que j'ai été promue directrice des rouge et or -pas peu fière. Douce neige d'hiver qui tombe. Enfin. Je sourie à l'idée des flocons frais tombant sur mes joues rouges. Il faut juste que je me change les idées. J'enfile un jean noir serré, des bottines tout aussi noires. Un gros pull en laine et un manteau bien chaud. J'attrape mon bonnet gris. Mon préférée. Je l'enfile sur ma tête pleine de cheveux ondulés. Toujours aussi longs. Faudrait peut-être que je pense à les couper. Ou pas. Pas moyen de trouver mon écharpe. Tant pis, trop pressée de sortir de ce lieu oppressant.

Sur le chemin, je rencontre quelques élèves que je salue. J'ai ma journée aujourd'hui. Pas obligée de surveiller des cancres qui pourraient rôder dans les couloirs et dans des lieux interdits -comme j'ai pu le faire auparavant bien-sûr-. La neige ne recouvre pas encore le sol entier mais le froid se fait ressentir. Je mets mes mains dans mes poches et je sourie déjà à l'idée de me prendre un bon chocolat chaud dans les rues de Pré-au-Lard.
Quelques instants après, j’aperçois enfin du monde, des boutiques et j'entends des rires, des conversations. La neige continue de tomber. Le temps continue de passer. Comme d'habitude.
Je regarde à droite à gauche. Je m'arrête quelques fois. J'ai tout le temps devant moi mais ce dernier n'est pas quelque chose sur qui on peut compter. On peut compter le temps. Mais on ne peut pas compter dessus.

Soudain, comme un cheveu sur la soupe. Comme chaleur en hiver. Imprévisible. Une voix masculine m'interromps.
- Azénor ?

Sa voix. Reconnaissable entre mille. Je lève les yeux. Je ne me suis pas trompée. Pourtant on dit que la première chose que l'on oublie chez une personne, c'est sa voix. J'ai rien oublié de toi Anthony. Jamais. Je me suis juste forcée à cacher toute éventualité de sentiment à ton égard. Après tout. Tu n'as jamais répondu. Sur le banc. On était là, soir d'été. Pluie et baiser. Et depuis? Plus rien. Combien de temps? Des mois. Déjà.
Je le laisse parler. S'exprimer. S'expliquer. Pas comme la dernière fois. Tout est chamboulé. Perdue. J'étais venue me vider la tête, pas la remplir. Pas comme la dernière fois...
- Je... Ça fait longtemps.

Longtemps oui. Mais en te voyant pour moi c'est comme si c'était hier. Quand je vous dit qu'on ne peut pas compter sur le temps. C'est marrant n'est-ce-pas? La façon dont la mémoire fonctionne. Les choses qu'on ne peut as se souvenir avec exactitude. Et les choses qu'on ne pourra jamais oublié. Il est réapparu dans mon cœur aussi vite qu'il en est entré. Pas de mot. Juste des sensations étranges dans le ventre. C'est une bonne chose ou pas? Je veux dire? De le recroiser. En même temps quand on y pense, c'est pas si étonnant que ça. Pré-au-Lard, tout bon sorcier anglais qui se respecte y vient quelques fois dans le mois...
- Désolé c'est ridicule, j'aurai pas dû...

Je ne réagis pas tout de suite. Pas parce que je ne veux pas. Je veux juste lui sauter dans les bras. Ou bien fuir. Qu'est-ce-que j'en sais moi? Lui demander pourquoi. Mais il ne bouge pas. Moi non plus. Je le regarde juste. Dans ses yeux. Comme au bon vieux temps. Jamais j'ai pu effacer son regard de ma mémoire. Ses yeux qui ne mentent pas, son épi sur la tête. C'est lui. C'est tout lui. Il n'a pas changé.
Les yeux fixés, je ne sais pas trop quoi faire. Le mains toujours dans les poches. La bouche fermée. Les rouges rougies par le froid. Ou par Anthony. Qui sait.
J'hésite encore? J'aime pas hésiter. Parce que c'est toujours l’impulsivité qui prend le dessus. La sincérité. Même si c'est pas toujours la bonne chose à dire. J'ai le choix entre le mensonge, la politesse et la déception. Tien salut. / Anthony, ça fait longtemps. / Pourquoi tu m'as laissée partir? J'entrouvre la bouche, prend une bouffée d'air frais pour répondre. Me ravise. Je ne sais que dire. Et puis de toute façon il doit déjà tout lire dans mes yeux... Et puis finalement c'est la sincérité qui l'emporte.
- Ouah. Je... C'est clair. Très longtemps. Mais je...t'ai pas oublié.

Je bafouille. Comme si j'étais revenue à mes onze ans. Le temps est passé. Toujours le temps. Des mois écoulés, des choses ont changées. Mais j'ai l'impression qu'on en revient toujours au point de départ.
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Anthony Adams
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Re: Sous la neige

Message par : Anthony Adams, Dim 13 Nov - 17:35


C'était idiot. Complètement idiot. Pourquoi il avait fait ça ? Il aurait mieux fait de passé son chemin. Elle ne l'avait pas vu, il aurait pu simplement l'ignorer. En plus, il faisait froid et il devait aller à Olly.

- Ouah. Je... C'est clair. Très longtemps. Mais je...t'ai pas oublié.

Oh bonne nouvelle.
Il n'a rien à dire, alors il l'a prend dans les bras et la serre contre lui. Il lui répond que lui non plus il ne l'a pas oublié avant de l'embrasser, comme il y a quelques mois. Instantanément, il retrouve tous les sentiments qu'il avait pu avoir la dernière fois. Ce bonheur à l'état pur. Cette impression d'être là où il faut, quand il faut. D'être avec la bonne personne. Et surtout, de ne jamais vouloir la lâcher, là, en pleine rue.

Il se donna une claque mentale pour se réveiller. Non, il n'avait rien fait de tout ça. Il aurait voulu mais à la place, il est resté quelques secondes, pantois, les yeux dans le vide, avec ces images qui passaient. Réveil toi Antho. C'est pas le moment de rêver. Encore moins de s'imaginer des scénarios dignent d'une série Z pour adolescent. Le gérant d'Olly cligna les yeux pour se forcer à sortir de ce rêve éveillé. Il aurait voulu la prendre dans les bras. Mais sa raison lui disait que c'était pas une très bonne idée. Du moins, pas pour l'instant. Il aurait voulu l'embrasser aussi. Mais sa raison lui disait qu'il risquait une baffe. Il aurait voulu reprendre leur histoire là où il l'avait laissé. Mais sa raison lui disait que c'était tout simplement impossible. On ne rattrapait pas le temps perdu. Ces 4 mois, ils auraient pu les passer à écrire quelques lignes à l'histoire. A la place, il y avait toujours cette page blanche avec un titre incomplet. L'animagus sortit enfin pour de bon de sa torpeur. Il était toujours planté comme un c*n devant Azénor.

- Pas facile d'oublier une telle rencontre, répondit-il en baissant légèrement les yeux.

Il était comme un enfant pris en flagrant délit de bêtise. Gêné, sans savoir que dire pour se défendre ou pour se sortir de cette situation gênante. Il ne voyait que des banalités toutes plus ridicules les unes que les autres. Fallait avouer qu'il imaginait des retrouvailles plus sympathiques. Moins gênées. Plus fusionnelles. Mais il osait pas. Antho était un p*tain de timide quand il s'agissait d'être avec une fille. Ouais bon, ça paraissait pas au premier abord, mais bizarrement, Azénor l'intimidait. Il n'avait jamais été dans cette situation de ne pas réussir à poser des mots sur ce qu'il ressentait. Il n'osait pas ? Peut-être. Le jeune gérant redressa la tête pour retrouver les yeux d'Azénor. Ces deux yeux qui l'avaient fait chavirer. Et comme à chaque fois, son cœur loupa un battement. Par Merlin, qu'elle était belle...

- L'histoire s'est terminée un peu prématurément la dernière fois...

Tout le monde savait qu'il était dur de continuer une histoire quand on l'avait laissé de côté pendant un moment. Que ça soit en écriture ou en lecture, vous oubliez des détails, vous êtes obligés de revenir en arrière, vous recommencer parfois du début. Comme si le vrai début de l'histoire n'avait jamais existé. Il avait un peu cette impression aujourd'hui devant Azénor. Il se revoyait au tout début, quand il ne savait pas qu'elle était elle aussi une sorcière. Il se revoyait à la "sauver" de la noyade dans ce port. Comme si, il n'y avait rien eu après. Que ces instants de grâce qu'ils avaient vécu à deux s'était évaporés quand ils s'étaient quittés. Il aurait tout fait pour les rattraper mais... Il ne savait pas comment faire. Le temps était perdu, l'histoire avait été laissé de côté. Dans un coin de bureau, ou oublié sur la table de nuit. Passé à autre chose. Et pourtant non. Antho n'avait pas oublié. Rien. Il ne savait juste plus comment faire pour retrouver ce qu'il avait vécu. Il manquait quelque chose. La pluie peut-être... Malheureusement, aujourd'hui c'était la neige qui était au rendez-vous, il faisait beaucoup trop froid pour qu'elle se transforme en pluie...
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Re: Sous la neige

Message par : Azénor Philaester, Sam 26 Nov - 16:34


petite pause pendant les révisions...


Il m'a l'air absent. Comme plongé dans ses songes, à l'abri de toute futilité extérieure. Mais à quoi pense-t-il? Moi je pense à lui, je le regarde, je me rappelle, je me souviens. Comme si c'était hier. Au final il était juste une partie de mémoire qui n'attendait qu'à remonter à la surface. Je ne l'ai jamais oublié non. J'ai juste essayé de l'enfouir un peu.
Et si. Avec des si on refait le monde. On mettrait Paris en bouteille et on ne se serait jamais quitté. Mais ça aurait donné quoi? Deux âmes foudroyées par la foudre d'une après-midi pluvieuse? Et ça se serait arrêté la? On aurait fait quoi? On se serait vu. Revu. On se serait enlacé. Embrassé. On se serait lassé. Ennuyé. Aimé. Ce ne sont que des mots. Moi je voulais des actes.
Nos regards se croisent. S'embrasent. Se souviennent peu à peu. On se comporte comme au premier jour. Comme si on était revenu quelques mois en arrière et que rien n'avait changé. Mais le fait est. Tout a changé.

- Pas facile d'oublier une telle rencontre.
Ça m'fait sourire. Normal. On pense la même chose. Mais j'ai toujours ce poids en moi. Cet espèce de truc qui veut sortir. Qui veut lui crier dessus. L'engueuler. Le haïr. De ne pas m'avoir rattrapé. De ne pas m'avoir dit de rester. Je serai restée. J'aurais tout fait.
C'était ça le coup de foudre alors? La passion. L'envie. Le désir. Le regard. La tendresse. La douceur. L’éphémère... P*tain Antho pourquoi. C'est pas comme si on pouvait reprendre dès le début. C'est pas comme si on pouvait faire comme si ces derniers mois n'avaient pas existé. Durant des jours et des jours je me morfondais sur mon sort, me disant que j'avais du me tromper à ton égard, que tout n'était qu'illusion, presque rêve, et que j'avais idéalisé la chose. Juste une histoire non réciproque. Donc je t'ai oublié. Tout du moins j'ai essayé. Petit à petit. Mais au final c'est comme le balais, ça s'oublie pas. T'en fais pas pendant des mois, t'y penses même pas, et un jour, un balais te tombe dessus, tu l'enfourches et c'est comme au dernier jour. Exaltant. Et c'est là que tu te demandes pourquoi t'as attendu autant avant de t'y remettre. Tu me tombes dessus alors que je ne pensais même plus à toi, alors que j'avais réussis à te cacher dans un recoin de ma tête. Te revoilà. Tu m'as manqué. Mais c'est quoi la suite? On repart à zéro? Comme la dernière fois? On ne prévoit rien et on souffre encore?
Je suis presque énervée. Faut que j'arrête de penser. Il va voir à quoi je pense, c'est sur. Les yeux sont le miroir de l'âme. Je sais pas si je suis plus énervée à l'idée que tout ça n'ait servit à rien; ou alors juste heureuse de le revoir. Juste le revoir.
J'ai pas le temps de réfléchir à ce que je pourrais réellement dire; quelque chose de plus convenable que ce à quoi je pense depuis quelques temps, qu'il rétorque:

- L'histoire s'est terminée un peu prématurément la dernière fois...
La faute à qui? Moi? D'être partie? Toi? De ne pas m'avoir retenue? Je ne suis pas débile non? C'est pas que de mon côté. Il n'aurait pas dis ça. Mon cœur bât. Si vite. Longtemps que cette sensation, cette adrénaline ne s'était pas montrée. Ça fait du bien. Finalement l'émotion prend le dessus sur la colère. A quoi ça sert de s’énerver alors qu'au final le temps nous est compté. Le temps passe. Tout le temps. Sans arrêt. Rien n'est protéger. Rien à l'abri. Finalement. Alors autant ne pas le perdre ce temps. Pas le temps d'être énervée. Là j'ai juste le temps de t'admirer Antho. Le temps de voir à quel point tu m'as manqué. Finalement.
L'histoire s'est terminée un peu prématurément la dernière fois... On était une histoire. Tu te souviens? Mais je pense qu'au final, elle est suspendue. Ça ne tient qu'à nous de nous reprendre en mains. D'être à nouveau notre histoire. Elle n'est pas terminée. Non. Je ne veux d'elle une fin, juste une continuité. Je veux être les chapitres. Je veux être les phrases les mots les lettres et les points. Je veux qu'on s’emmêle entre les A et les Z.
Les larmes qui montent, malgré moi. Malaise. Ça ne coule pas. Ça remplit juste mon œil et le rend rouge. Toujours les yeux dans les yeux. Toujours les âmes dans les âmes. Le livre ouvert n'attend que nous. On est l'histoire.

- Pourquoi tu m'as pas demandé de rester. Je serai resté. J'aurais tout fait.
La larme qui tombe. Coule au long de ma joue rouge et fraîche. Arrive jusqu'à ma bouche. C'est salé. J'essuie la trace d'un coup de main vif et net. Je baisse les yeux. J'ai sortit mes mots sans même y penser. C'est allé tout seul. Comme une évidence tu vois. J'avais besoin de te demandé Antho. Quitte à paraître étrange. Je m'en fiche, j'ai juste besoin de savoir. De voir si on a perdu du temps. Ou si tout n'était que dérisoire. Mais j'y crois. Dur comme fer comme on dit. J'ai repris confiance. Trop tôt. Peut-être que dans quelques heures, dans quelques minutes, Antho, tu ne seras que redevenu souvenir à enfouir au plus profond possible.


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Re: Sous la neige

Message par : Anthony Adams, Jeu 1 Déc - 16:51


Le gérant d'Ollivander's se trouve là. Devant Azénor. Ils reprennent une conversation laissée en suspens il y a quelques mois. Malheureusement, on ne reprend jamais une conversation au même point. Dans leur cas, ils reprenaient une conversation qui n'aurait jamais dû finir. Moment de gêne. Ils ne savaient pas trop par quoi commencer. Ou recommencer. Où recommencer ? Anthony regarde Azénor, comme à chaque fois, dans les yeux. Elle faisait partit du peu de personnes qu'Anthony pouvait regarder dans le blanc des yeux aussi longtemps. D'habitude finissait toujours par le gêner et il devait dévier légèrement le regard. Pas avec elle. Il était trop attiré par ses yeux si... Voilà.

Et dans ces yeux, il voit quelque chose. Une lueur, un reflet. Pas une lueur d'espoir. Pas un reflet ensoleillé comme il a pu en voir il y a des mois. Elle pleurait. Enfin presque. Ses yeux étaient rouges, les larmes étaient au bord des yeux. Le jeune homme resta planté là, sans trop savoir quoi faire.

- Pourquoi tu m'as pas demandé de rester. Je serai restée. J'aurais tout fait.

Et une larme coule. Comme une cicatrice sur ce beau visage. Une. Juste une, essuyée d'un revers de main rapide et presque rageur avant de baisser les yeux. Le jeune homme finit par s'approcher d'Azénor. Enfin. Enfin il se décida à bouger pour la prendre dans les bras. L'entourer de ses bras et l'attirer à lui. Doucement reprendre les vieilles habitudes. 'fin "habitudes"... C'était peut-être un bien grand mot pour décrire ce qui s'était passé pendant une journée. Une seule journée. Le genre de journée difficile à oublier. Anthony la serra contre lui, sans un mot. Il ne savait trop quoi dire. Il avait eu l'impression qu'elle ne voulait pas revenir, pas même se retourner. Alors pourquoi elle lui demandait ça ? Pourquoi t'es pas restée alors ? Pourquoi t'es partie si vite ? Pourquoi on a pas continué l'histoire ? Pourquoi ?

- J'aurai voulu... Crois-moi.

Ils étaient en plein milieu d'une rue passante. Ils s'étaient retrouvés par hasard, dans cette rue. Deuxième fois qu'ils se croisaient "par hasard". Comme si le destin les forçait à se rencontrer. Le hasard. Ce truc que vous ne contrôliez pas et pourtant qui semblait contrôler vos vies. Aussi insaisissable que le temps mais aussi impactant. C'était fou le nombre de trucs que vous ne contrôliez pas dans votre vie. Le temps, le hasard, les rencontres, les promotions... Chacune pouvait vous apporter leur petit lot de m*rde, comme elles pouvaient vous apporter du bien.

Anthony lâcha Azénor pour lui prendre les mains. Il faisait froid. Ses mains l'étaient. Pourtant Anthony avait chaud. Cette chaleur le réconfortait, lui donnait des ailes. Il posa donc un léger baiser sur les lèvres de la Gryffon.

- On a une histoire à écrire non ?
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Re: Sous la neige

Message par : Azénor Philaester, Ven 9 Déc - 6:33




je ne crois pas au destin
Pas à tout ce qui est lié et écrit d'avance. Je ne crois pas au hasard forgé par un avenir déjà admis par des forces supérieures. Si on est là, ce n'est par un heureux hasard. Et peut-être que si je suis partie à la hâte et qu'il ne m'a jamais retenue, c'est parce que notre histoire n'était pas encore à écrire. Nous avions juste à attendre, régler quelques petits soucis extérieurs pour se consacrer uniquement à nous. Et maintenant on est là, tous les deux, yeux dans les yeux, face à face, l'âme dans l'âme. Il me tire vers lui de ses bras, sans broncher je m'avance encore plus près. J'ai la tête levée pour l'admirer encore, et encore, et encore. Je ne crois pas être capable un jour de m'en lasser. Tout revient, les souvenirs. Ton regard, tes yeux, ta bouche, ta voix, ton toi tout entier.

- J'aurai voulu... Crois-moi.
Je me sens bizarre. Bien. Mais j'ai un truc à l'intérieur. Comme une boule de stress qui ne demande qu'à sortir. Ma respiration s'accélère. Je, j'ai l'impression que jamais je ne pourrais m'en remettre, s'il partait encore. Mais voilà le paradoxe. On ne peut pas nier les faits. Je suis partie. C'est moi qui ai coupé l'histoire alors qu'il n'avait rien demandé. pourquoi? Une question de destin, encore une fois? C'est ce que j'aime à penser, c'est ce que je veux me faire croire. Depuis tout ce temps je lui en voulais, d'être partit, de ne pas m'avoir retenue. Mais il n'aurait pas eu à le faire -ou à ne pas le faire- si j'étais restée. Si on avait continué l'histoire ensemble et qu'on ne se serait jamais quitté. Tout est ma faute c'est ça? Fichue destinée.
Tu aurais voulu c'est ça? Je te crois. Mais mon dieu qu'est-ce-qui t'en a empêché... J'ai l'impression d'avoir perdu du temps, mais on ne perd pas le temps, il passe c'est tout, et on s'adapte, on a pas le choix.
Anthony me lâche pour me prendre les mains. Il fait froid. Ses mains le sont. Mais pourtant j'ai chaud. Cette chaleur m'apaise et m’éloigne de toute inquiétude. Il pose un léger baiser sur mes lèvres.
Tout de suite, avant que je n'ai le temps de dire Quidditch de réaliser, il dit dans un souffle:

- On a une histoire à écrire non ?
A ces mots, à ce baiser, à cet homme, je sourie. Sincèrement grand et illuminé d'un regard heureux. C'est comme si le temps n'avait finalement pas passé, qu'on était revenu en arrière et qu'on avait tout fixé. C'est comme s'il ne m'avait jamais manqué puisqu'on était resté là, à être une histoire, depuis le début.
Je désigne un oui de la tête. Je lâche ses mains pour aller les déposer contre ses joues. C'est en le regardant, que cette peur me vient. La peur de le reperdre à nouveau, de devoir encore essayer de l'oublier, de souffrir, de pleurer son manque.
Mais je chasse tant bien que mal cette image de ma tête. Le temps nous dira tout.
Je ferme les yeux, tourne la tête et pose le côté de mon front juste en dessous de son menton. Mes bras l'accompagne. Pliés contre son buste. Je me sens comme protégée. Pourquoi suis-je partie...

- Qu'est-ce-qui t'a retenu? Je veux dire, de me retenir...?



Dernière édition par Azénor Philaester le Mar 31 Jan - 21:52, édité 2 fois
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Re: Sous la neige

Message par : Anthony Adams, Jeu 15 Déc - 17:43


" Il fait froid. Ses mains le sont. Mais pourtant j'ai chaud." Joli reprise

Un oui. Non verbal. Juste un hochement de la tête. Antho trouvait ça mignon et ne peut s'empêcher de sourire. Azénor lâche ses mains. Quoi, déjà ? Finalement, elle pose ses mains sur les joues d'Antho. Toujours aussi froide. Les joues du gérant se rosirent à ce contact froid. Et m*rde, elle allait croire qu'il rougissait pour un rien maintenant. L'animagus plonge une fois de plus dans les yeux de... Son amie (?) et aperçoit un brin de panique. Très rapide, mais bien présent. Le jeune homme n'a pas le temps de faire quoi que ce soit qu'elle ferme déjà les yeux pour se blottir contre lui.

Le jeune homme a un moment de surprise. Comme s'il avait perdu le réflexe de prendre quelqu'un dans ses bras.

- Qu'est-ce-qui t'a retenu? Je veux dire, de me retenir...?

Ça le réveille. Enfin. Enfin il se bouge et l'enlace, sans un mot. Sans répondre. Qu'il y a-t'il à répondre à ça ? C'était il y a longtemps. Des mois. Anthony n'avait pas grand chose à répondre. Qu'est-ce qu'il l'avait retenu ? Elle. Juste elle. Elle semblait tellement résolue à partir. Tellement décidée. Pourquoi elle lui posait cette question ? Elle était partie après tout. Pourquoi elle était partie s'il avait dû la retenir ? Elle se croyait dans un film un truc dans le genre ? Elle attendait un "Hey, attends, on se revoit quand ?" ou même "Nooon, part paaaaaas". Elle était partie, pourquoi il aurait fait ça ? Il caresse doucement les cheveux d'Azénor en posant son menton sur la tête d'Azénor.

- Je pensais... Que tu voulais partir... Trop d'émotion d'un coup... Ou j'sais pas...

La voix de l'attrapeur se coinça dans sa gorge. Il savait pas. Il aurait voulu la retenir. Mais elle voulait pas. Elle ne semblait pas vouloir du moins. Il avait presque abandonné tout espoir de la revoir un jour. Pourtant, aujourd'hui, en la voyant, il n'avait pas hésité à aller la voir. (Enfin presque). Finalement, tous ces mois à tenter d'oublier ce passage de sa vie, à essayer de se dire que ce n'était rien. Juste une aventure d'un jour ne voulant rien dire. Vaporiser, oublier. Aucune force de persuasion.

- Et toi, pourquoi t'es partie Azé ?

"Azé" ? D'où ça venait ? Aucune idée. Même Antho avait été surpris de s'entendre dire ce surnom. Comme quoi, on pouvait s'arrêter à des détails. Ils étaient enlacés, au milieu d'une rue piétonne, sous la neige, ils avaient certainement des regards un assassin, ou des gosses qui les regardait intriguer. Le monde vivait autour d'eux et pourtant... L'animagus se demandait pourquoi il utilisait ce diminutif dénué de toute originalité. Le coeur à ses raisons... Que la raison... Nan rien, la raison s'est faite la malle de toute façon. Il voudrait rajouter un truc mais... Non. Il ne voulait pas casser ce moment. Il était bien là. Azénor dans ses bras, il pouvait même sentir la chaleur de son souffle dans son cou. Elle était blottie contre lui, comme si elle cherchait à se réfugier, à se protéger d'on ne sait trop quoi. Il chuchota alors :

- Je suis là maintenant... Et j'ai aucune envie de te laisser partir.
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Re: Sous la neige

Message par : Azénor Philaester, Mer 21 Déc - 14:48


"Son amie (?)" bonne question aha.


Il met du temps. Mais je laisse le temps faire. C't'enfer. Enfin. Il me prend dans ses bras. Comme si cela faisait longtemps que ça ne lui était pas arrivé. J'veux dire, d'être aimé. D'être enlacé. De compter pour quelqu'un. Mais qui suis-je pour proposer mes conclusions. Je ne connais rien de lui, finalement. Que sais-je de cet homme que j'enlace et qui a prit sans demander une partie de mon cœur. Anthony. Ancien élève de Poufsouffle. Désormais gérant de la célèbre boutique Ollivander's. Animagus à ses heures perdues. Incroyablement délicat à ses heures connues. Quoi d'autre. J'ai besoin d'en savoir d'avantage.
Mais il réponds d'abord à mon interrogation.
- Je pensais... Que tu voulais partir... Trop d'émotion d'un coup... Ou j'sais pas...

On en revient toujours au même point. Et puis mince à la fin. Le passé fut turbulent. Personne ne peut le démentir. Alors autant aller de l'avant non? Oublier l'oubliable. Laisser passer les ennuis. Se consacrer sur l'instant t.
Comment je peux prétendre lui en vouloir de ne pas m'avoir retenue alors que c'est finalement moi la fautive dans l'histoire. On oublie tout, hein? Enfin tout...Non.
- Et toi, pourquoi t'es partie Azé ?

Les actes qui nous rattrapent. C'est tout le temps la même chose, la même rengaine. J'aurais dû réfléchir. Ne pas me précipiter. Mais le mal est fait. Le ciel aujourd'hui nous donne une deuxième chance alors je me concentre sur celle-ci.
Je ferme mes yeux, apaisée. Je n'ai même pas froid, je suis juste, bien. Je pourrais rester ici encore des heures. A sentir le regard les passants, à entendre le bruit des pas dans la neige, à me sentir comme un papillon épanoui.
Azé Ça m'fait sourire. Oui je sais, je n'aurais pas dû partir -blablabla- mais je regrette d'accord? Je regrette. J'ai fais la c*n, je m'en suis voulue déjà. Assez. Mais puisque l'on est là, de nouveau réunis, on efface tout.
Avant que je n'ai le temps de répondre, je le sens me serrer un peu plus contre moi. Je n'ai pas envie de gâcher l'instant. C'est comme si je n'avais pas besoin de répondre, qu'il savait déjà tout. Que je regrette, que j'en suis désolée, tout ça tout ça.
Il me chuchote doucement, comme pour me rassurer:
- Je suis là maintenant... Et j'ai aucune envie de te laisser partir.

Tant mieux. Moi non plus. Plus jamais.
C'est fou. Ce genre de truc. J'veux dire, je n'ai jamais rien demandé à personne. Je n'ai jamais rien attendu de quiconque. Je ne fais pas dans la déception. Et ça me tombe dessus comme ça. Et si ce fameux jour j'avais décidé d'aller courir autre part. Si je n’avais pas été poussée par un imbécile dans l'eau du port? Quand on prévoit ça n'arrive pas. Je ne fais pas non plus dans la préméditation. Je ne calcule pas. Rien. CA arrive c'est tout, et c'est tant mieux. Comme ça, de bonnes choses arrivent. Comme ça, les meilleures choses, arrivent.
Je ne bouge pas. Pas du tout. Je prend une dernière bouffée d'air avant d'articuler:
- Pourquoi suis-je partie? Que veux-tu, la précipitation, j'en sais rien. Je n'ai pas d'excuse tu sais. La seule chose, c'est que je regrette. Mais je ne fais pas dans le regret. Alors on oublie, d'accord? Puisqu'on s'est retrouvés?

Avant de continuer, je me redresse, prend ses mains dans les miennes, noue mes doigts aux siens.
La neige tombe et le vent rougit mes joues -moi aussi-, je le regarde, je me retrouve dans son regard, soit disant par hasard. Décidément cet homme est entré dans ma vie, qu'il y ait une suite ou non. Même si je l'espère, que suite il y aura. Anthony tu seras de toute façon un chapitre de ma vie.
- Et moi aucune envie de partir.

Notre histoire repasse dans ma tête. Notre dialogue d'antan. Le café serré qu'il avait prit, l'homme étrange, le transplanage, le banc de notre premier baiser. Et puis son lui Husky. Cette image me fait sourire. Le temps a passé, je me suis entraînée. Je pensais ne jamais y arriver mais ça y est, j'ai passé le cap. Il m'en a aidé, sans vraiment trop le savoir. Il m'a donné confiance là où je l'avais perdue. Je suis un animagus, moi aussi. Je dois le lui dire.
-Oh, enfait... Je... J'ai réussis moi aussi.
J’agrémente mes dires d'un clin d’œil, tout sourire, j'espère qu'il comprendra.

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Re: Sous la neige

Message par : Anthony Adams, Dim 25 Déc - 18:35


Il y avait des questions qui ne demandaient pas vraiment de réponse. Soit parce qu'on se doutait de cette dernière. Soit parce qu'on connaissait déjà la réponse. Soit parce qu'elle n'en avait pas. Et sa question n'avait pas de réponse. Il le savait. C'était de ces trucs qu'on ne comprenait pas. Qu'on ne pouvait tout simplement pas comprendre. Ou qu'il ne fallait tout simplement pas chercher à comprendre.

- Pourquoi suis-je partie ? Que veux-tu, la précipitation, j'en sais rien. Je n'ai pas d'excuse tu sais. La seule chose, c'est que je regrette. Mais je ne fais pas dans le regret. Alors on oublie, d'accord ? Puisqu'on s'est retrouvés ?

La réflexion fit sourire Anthony. On oublie ? C'était difficile d'oublier. Surtout pour l'animagus. Il avait du mal à oublier dès que quelque chose le touchait. C'était presque impossible pour lui d'oublier. Il enviait ceux qui y arrivait. Elle se redressa pour le regarder, en emmêlant ses doigts à ceux du jeune homme. Il enserre légèrement, tendrement, la main de la directrice. Wow. Ça faisait bizarre dis comme ça. Il sortait vraiment avec une directrice de Poudlard ? Genre lui, Anthony Adams, celui qui détestait toute forme d'autorité à Poudlard, il avait une aventure avec l'une des 4 directrices de maison de Poudlard. Narmol quoi.

- Et moi aucune envie de partir, elle marque une courte pause puis rajoute. Oh, enfait... Je... J'ai réussis moi aussi.

Le jeune homme regarde un instant leurs mains liées, impossible à séparées. Il réfléchit quelques instants à ce qu'elle avait dit. Puis aussi à sa dernière phrase. Elle avait réussit ?

Puis il eu un flash.
"Tu le sais, mais c'est pas facile de trouver son double animal. Si ça se trouve, j'y arriverais pas !". Elle avait donc réussit à le trouver ce double ? Peut-être même était-elle déjà animagus ? Ça faisait si longtemps qu'ils s'étaient perdus de vu. C'était bien possible. Anthony redressa la tête toujours avec un sourire accroché à son visage et posa un léger baiser sur les lèvres d'Azénor.

- Bravo ! Laisse moi deviner... Une colombe ? Ou alors un truc plus... Terre à terre et discret.

Pourquoi une colombe ? Pour la beauté et le symbole de la paix. Pour ça qu'il ne s'était pas étalé. Il s'était rendu compte du truc parfaitement cul cul que ça engendrait. Le jeune homme bugua une nouvelle fois sur les yeux d'Azénor. Anthony resta quelques secondes plongé dans les yeux de la jeune femme avant de se reprendre.

- Allez, dis moi, c'est quoi ton double ?

Anthony posa un nouveau baiser sur les lèvres d'Azénor. Juste parce qu'il en avait envie. Ne cherchez pas plus loin.
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Re: Sous la neige

Message par : Azénor Philaester, Jeu 29 Déc - 20:09


il est taaaard mais c'est les vacances!


J'm’enivre de ses yeux, son parfum, sa présence. Mon dieu c'qu'il est beau, parfait. Il dépose son regard d'or sur nos mains liées. A quoi pense-t-il. Je pourrais le savoir. Mais j'ai aucune envie de le manipuler. Je veux que lui et moi ça se passe comme dans les films. C'est utopique je sais, mais laissez-moi, j'ai le droit de rêver non? Il a l'air dans ses pensées, occupé à ressasser les souvenirs. Il cherche certainement ce dont je suis en train de lui parler. Mais il sait, c'est sur. Finalement, mon tendre lève la tête et je me perds une nouvelle fois dans ses yeux, l'espace de quelques secondes. Il sourit. Mon dieu c'qu'il est beau. Il s'approche doucement de moi, non pour me déplaire, m'embrasse légèrement; baiser que je lui rend. J'attendais une réponse, mais c'est presque mieux.
- Bravo ! Laisse moi deviner... Une colombe ? Ou alors un truc plus... Terre à terre et discret.

Je souris, laissant mes dents éclater au grand jour. Les yeux légèrement plissés pour laisser place à mes joues de s'exprimer. Une colombe. Cet oiseau magnifique, c'est un symbole de paix, de pureté, d'amour et de liberté. Je n'en suis alors que flattée. Mais c'est raté. C'est pas l'envie qui aurait manqué, ce n'est juste pas moi. Plus terre à terre, sans doute. Discret, pas nécessairement. Mon double ressemble aux sien. Il peut s'assimiler à un chien, puisqu’il est petit et affectueux. Comme moi quelque part, puisque c'est moi. Oh il a des poils aussi. Il ressemble à un loup. Enfait c'est le parfait mélange entre un loup et un husky. Comme on dit, qui se ressemble s'assemble.
L'air de rien, nos regards se recroisent, inlassablement. Je prends une aspiration. Souffle lentement. Je sourie bêtement. Pourquoi est-ce-que j'ai l'impression qu'il va changer toute ma vie. Même quand je cligne les yeux, il est toujours là. A me regarder. Juste le temps d'un souffle, puis il reprend:
- Allez, dis moi, c'est quoi ton double ?

Je pourrais le lui dire. Mieux, je pourrais lui montrer. Mais avant que je ne puisse faire quoi que ce soit, il s'avance, encore une fois. Il m'embrasse de nouveau. Ça faisait longtemps, que je n'avais pas ressenti ça, cette sensation de protection, d'apaisement, de soulagement. Dans ses gros bras, j'suis protégée, à l'abri. A ma place même.
Je lâche sa main, non sans pincement, puis me recule de quelques pas. C'est pas les quelques passants qui ont s'étonner d'une sorcière se transformant en coyote...Si? Eh bien grand bien leur fasse, je m'en fiche. Éperdument.
Alors je me concentre. Me focalise sur mon compagnon à poils. Je me vois courir, sauter, marcher à quatre pâtes. Je ressens peu à peu tous mes sens se décupler, j'ai envie de m'enfuir, de courir loin, les yeux toujours fermés. Chaque petite parcelle de mon corps se transforme et un manque poil apparent sur mon flanc gauche trahi un souvenir que j'aurais préféré garder pour moi, pour l'instant. J'ouvre mes yeux de coyote. Petite de base, j'ai perdu dix têtes. Sur mes quatre pâtes je sautille, heureuse, excitée. Je reconnais mon Anthony, je m'y approche et renifle sa main comme pour lui demander de me caresser. J'essaie d'arrêter de penser à es envies animales pour me focaliser sur lui. Chose que j'arrive finalement plutôt bien à faire au final. Puis-qu’humaine ou non, c'est lui que je veux.


t'as mon LA pour me faire retransformer si tu veux, sauf si tu décides autre chose Wink
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Re: Sous la neige

Message par : Anthony Adams, Mer 4 Jan - 17:49


Elle ne répond pas. Elle choisit de ne pas répondre. Elle s'était écartée, Anthony avait eu un instant de peur. Elle partait ? Pas encore, s'il te plait. Finalement non, elle se transforme. Le jeune gérant voit tout de suite les premiers signes de la transformation Elle ne répondait pas. Elle lui montrait. Quelques secondes plus tard, en lieu et place d'Azénor il y avait un coyote. Un petit loup en somme. Le coyote s'approcha de lui pour lui renifler la main et réclamer une caresse. L'attrapeur s’exécute, avant de se transformer lui-même en husky. Les deux animaux font à peu de chose près la même taille. Le husky est juste un peu plus trapu, mais si on regardait un peu trop rapidement, on pouvait croire que c'était les mêmes. Anthony, sous sa forme husky, laissa un peu l'animal prendre les rênes. Le husky s'approcha du coyote pour frotter son museau contre la joue de son nouveau compagnon à patte.

Même sous cette forme, Anthony éprouvait de l'attachement pour Azénor. Il tourna rapidement autour d'elle et remarqua ce qui était sans doute la trace de son elle humain. Un truc qu'Anthony n'avait pas encore vu sur Azénor. L'attrapeur garda cette information en tête avant de courir dans une direction. La neige, c'était le domaine de prédilection d'Anthonhusky, il ne sentait pas le froid et se sentait bien à courir dans la neige. Il se retourna vers Azénor pour l'intimer de le suivre. Il ne savait pas où il allait, mais, il y allait. Quand il fut assez éloigné de la "populace", il se retransforma dans un saut. Le husky avait décollé, Anthony avait atterri. Il attendit qu'Azénor fasse de même pour la prendre dans les bras.

- Qui se ressemble, s'assemble pas vrai ? Bravo, je suis fier de toi.

Il avait vu la panique dans son regard la première fois. Il avait vu que trouver son double allait être sans doute un chemin difficile pour elle. La voir, aujourd'hui animagus, l'emplissait de joie. Il était heureux pour elle. Comme il l'avait été pour Ailyne quand elle lui avait annoncé qu'elle devenait gérante de bar. Anthony resta quelques instants à tenir Azénor dans ses bras avant de s'écarter un peu en lui tenant tout de même les mains. Comme s'il avait peur de la lâcher à présent. La cicatrice qu'il avait vu sur le coyote lui trottait dans la tête. D'où ça venait ? La balafre n'était pas anodine. Il ne savait pas s'il pouvait lui demander ça comme ça, maintenant. Il préféra laisser cette question pour plus tard. Ce n'était que la deuxième fois qu'ils se voyaient après tout. Il avait l'impression de la connaître depuis toujours, de vivre cette histoire depuis des années et pourtant.

En fait, en s'écartant, il avait trouvé un banc. Le même sur lequel ils s'étaient posés quelques mois plus tôt, sur le Chemin. Là où tout avait commencé. La première perte de contrôle, le premier baiser. Il n'avait pas envie de transplaner pour retrouver ce banc. Sa main ne s'était pas encore remis du broyage en règle qu'elle avait subi pendant leur dernier transplanage. Ce n'était pas tout à fait le même, mais c'était toujours ça... Anthony sortit sa baguette et lança un Calda formulé sur le banc. La neige fonda sur la zone qu'il visait, juste assez de place pour deux personnes. Bien serrées. Calda. Rappelle toi Azénor, ça devrait te rappelé quelque chose. Anthony emmena son amie vers le banc pour s'y asseoir et l'inciter à faire de même.

- Avec la neige, le paysage est quand même plus sympa.

Cette fois, il l'embrassa. Pas juste un léger baiser. Il l'embrassa, tendrement, passionnément. Quelques secondes plus tard, il rompit le baiser à regret. Malheureusement, ils ne pouvaient pas s'embrasser indéfiniment. Il paraît qu'il fallait respirer parfois. Dommage.
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