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Recherche dans les eaux sombres
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June Evans
Poufsouffle
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Re: Recherche dans les eaux sombres

Message par : June Evans, Mer 6 Jan - 20:46


De nombreuses questions tournaient et retournaient  dans la tête de June. Bien que sa relation avec Marx semblait s'être améliorée, elle ne pouvait s'empêcher de penser que quelque chose ne tournait pas rond chez lui. Il n'était plus le même depuis la mort de Wilum, il en était même venu à insulter June, à vouloir la frapper même, un état dans lequel elle ne l'avait jamais vu. Elle se sentait impuissante face à ça, lui seul pouvait décider à vivre avec ça, tout comme elle avait fait. Elle savait que leur amitié était en danger tant qu'elle ne saura pas ce qu'il a en tête.

Après le départ précipité de son ami de la Grande Salle, June avait ressenti le besoin de s'isoler et le parc de Poudlard était l'endroit où elle adorait aller. Elle avait pris l'habitude de s'éloigner loin des élèves pour se retrouver seule et juste penser. Aujourd'hui, elle avait décidé de se rendre vers le lac de l'école pour observer la vue magnifique de celui-ci, bien qu'elle préférait la nuit avec le reflet de la lune sur les vagues légèrement mouvementées par le vent. Elle avait d'ailleurs eu de la chance de ne jamais se faire prendre la nuit toute seule, vu le nombre de fois où elle avait ressenti le besoin de sortir.

Arrivée au lac, June resta un moment à regarder l'horizon, sourcils froncés. Sa bonne humeur avait totalement disparue depuis un bon bout de temps, même Marx avait réussi à la laisser perplexe. Si lui ne parvenait plus à la distraire, qui pourrait le faire ?
Laissant le silence dominer les alentours, la jeune sorcière se mit alors à entendre une voix qui ne venait de très prés, une voix masculine qui ne lui était pas familier. Instinctivement, June se rapprocha de la voix, jusqu'à entendre clairement ce qu'elle disait.

- Doit-on noyer le fou avant qu’il ne commette sa folie, ou lui laisse-t-on la chance de ne pas aller au bout de sa connerie ?

June haussa un sourcils, c'était la une bonne question. Elle-même aurait aimé avoir la réponse. Elle se rapprocha d'avantage pour pouvoir connaître le propriétaire de cette voix, jamais elle n'avait vu quelqu'un d'autre se promener dans ce coin-là du parc, elle était généralement toute seule.
Lorsqu'elle aperçue Hugh Dey, le concierge de Poudlard, elle ignorait comment réagir. Etait-il à la recherche d'élève à martyriser ? Ou faisait-il comme elle, simplement rester là, à penser ?
Espérant qu'il ne l'ait pas remarqué, June tenta discrètement de faire demi-tour.
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Hugh Dey
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Re: Recherche dans les eaux sombres

Message par : Hugh Dey, Ven 8 Jan - 23:18


Mais qu’est-ce que je racontais sérieusement ? D’un seul coup je tapais rageusement dans la flotte pour casser cette merveilleuse image de moi que cela me renvoyait. Je me faisais éclabousser et j’avais encore un peu plus de froid sur moi. En moi.

Au secours. J’allais réellement me noyer dans ces eaux sombres. Je m’apprêtais presque à plonger mais…

Un instinct de survie sans doute m’alerta et je me retournai vivement. Là. Y avait quelqu’un. Proie. Chasser. Manger.

Sans plus réfléchir, je me jetais à corps perdu dans la bataille. Les jambes toujours croisées en tailleur, j’offrais en fait une image pitoyable parce que je venais de m’étaler dans l’herbe. Ma main n’était parvenue qu’à s’agripper faiblement à la cheville de la jeune fille. Je tendais le deuxième bras pour raffermir ma prise. Hop. Une cheville dans ma main. L’eau ne me hantait plus. Cette cheville en revanche. Je la regardais comme un morceau de viande. J’en salivais presque.

Et puis brusquement je prenais conscience qu’elle était attachée à une jambe. Et à un pied aussi. Et que la jambe, elle, remontait vers des fesses. Puis un dos, des épaules et une tête. Mer**. Je pouvais pas manger ça. Mais t’façon j’avais pas faim moi. Pourquoi je voulais manger . Bordel, ça allait vraiment pas hein.

« Tu me veux quoi ? Tu fais quoi ? Pourquoi tu m’écoutais ? »
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June Evans
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Re: Recherche dans les eaux sombres

Message par : June Evans, Mar 12 Jan - 20:40


June ne voulait pas avoir de problèmes. Elle en avait déjà assez comme ça elle ne souhaitait pas en avoir d'avantage avec un personnel de l'école en plus. La jeune Poufsouffle ne connaissait pas vraiment Hugh Dey; elle l'avait croisé de temps en temps dans les couloirs ou ailleurs, mais ne lui avait jamais parlé. En revanche, elle avait entendu parlé de lui, pas forcément en bien. Certains disent même qu'il est fou. La sorcière n'était pas du genre à écouter les blablas des autres, mais à force d'entendre des choses similaires, elle ne pouvait s'empêcher de penser la même chose sans même avoir la preuve de la folie du concierge.
Lorsqu'elle fit demi-tour pour retourner en direction du château, elle sentit quelque chose - ou plutôt quelqu'un - lui attraper la cheville. June se retourna et baissa les yeux vers le concierge qui avait ses yeux fixaient sur sa cheville. Elle aurait même parié qu'il la regardait avec envie. Petit à petit, il leva la tête vers sa jambe, son dos, puis enfin il a regarda.

"Mais qu'est-ce qu'il fait ?" se demanda la jeune fille.

Il faisait vraiment peur à voir. Malheureusement pour lui, la jeune sorcière n'était vraiment pas d'humeur aujourd'hui. Entre préparer son retour à Weymouth et toutes ses histoires avec Marx, elle aurait préféré être seule plutôt que ce retrouver en tête à tête avec lui. Sa main entourait toujours sa cheville et June ne tenait pas à lui mettre un coup de pied dans le nez, ça serait la mettre dans de beaux draps. Alors qu'elle s'apprêtait à gentiment lui demander de la lâcher, Dey s'adressa à elle.

- Tu me veux quoi ? Tu fais quoi ? Pourquoi tu m’écoutais ?

June le regarda. Tant de questions en une phrase. Etait-il parano ? Pourquoi elle l'écouterait-elle ? Décidément, même si June aurait aimé penser le contraire, le concierge semblait être bel et bien un peu cinglé.
Elle lui répondit en parlant rapidement.

- J'étais ici comme vous probablement. Pour être seule. Malheureusement je vous ai vu, j'ai voulu m'en aller et vous voilà cramponné à ma cheville. D'ailleurs, je vous serais reconnaissante si vous acceptiez de me la rendre.
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Hugh Dey
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Re: Recherche dans les eaux sombres

Message par : Hugh Dey, Lun 18 Jan - 14:58


- J'étais ici comme vous probablement. Pour être seule. Malheureusement je vous ai vu, j'ai voulu m'en aller et vous voilà cramponné à ma cheville. D'ailleurs, je vous serais reconnaissante si vous acceptiez de me la rendre.

De quoi ? Sa cheville ? Ah oui mince, pardon… Sa cheville. Un à un je desserrais mes doigts, trouvant cette ouverture longue ma rigolote, comme une fleure qui éclot doucement, un peu plus chaque jour. Un rire idiot s’échappa d’entre mes lèvres mais je secouais bien vite la tête pour l’arrêter. Alors je me levais doucement, lentement, arrachant une touffe d’herbe au passage. A présent bien campé face à elle je la fixais, droit dans les yeux, un petit sourire mesquin sur la tronche.

« T’as eu peur de moi ? »

Je savais pas ce qu’elle devait répondre. J’aurais bien aimé qu’elle dise oui. Je lui aurais fait encore plus peur avec un « Bouh ! » après ça. Et en même temps, peut-être que ça aurait voulu dire que j’avais une tête à faire peur ? Et puis, si elle avait pas peur, est-ce que ça voulait dire que j’avais l’air gentil ? Auquel cas c’était bien mais pas en tant que concierge car on devrait plutôt me craindre.

Raaaah trop de pensées contraires dans ma tête. Je portais mes points fermés, gonflés de brins d’herbe arrachés, à mes tempes, pour essayer d’endiguer ces pensées. J’étais peut-être mieux quand je pensais pas. Quand j’étais un gamin et que j’avais pas toutes ces questions dans ma tête. Maintenant c’était devenu compliqué. Et en même temps il valait mieux puisque sinon on me traitait de simplet, non ? RAH mais ta gu*uleuh !

Pour me distraire de toutes ces réflexions sans fin, j’apportais mes mains au-dessus de la tête de cette fille en face de moi. Je libérais mes brins d’herbe avec un air d’illuminé, un peu comme si j’étais sous LSD, pour lui annoncer très innocemment :

« Regaaaarde ! Il neiiige ! »

Bon ok, il neigeait des brins d’herbe, c’était pas terrible et on pouvait pas en faire des batailles, mais c’était mieux que rien.

« Pourquoi venir dehors dans le froid quand tu peux être toute seule à l’intérieur aussi ? Au chaud ? J’ai un placard dans le château, il permet d’être tout seul aussi, mais à deux plus souvent. »

Un nouveau sourire passa sur ma tronche, ce coup-ci beaucoup plus flippant encore que le premier. La voix du docteur Peterson revenait un peu dans ma tête mais je la chassais rapidement. J’en avais soupé de ses leçons de morale… Pis t’façon je m’étais déjà fait chopper dans mon placard, ce serait pas prudent d’y retourner. Je pouvais juste en parler pour faire flipper nan ? D’ici à trouver un autre endroit.
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June Evans
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Re: Recherche dans les eaux sombres

Message par : June Evans, Mer 27 Jan - 13:39


Il ne semblait pas s'être réellement rendu compte qu'il s'était accroché à la cheville de la jeune fille. Ses doigts se levèrent petit à petit jusqu'à ce que June ne sente plus aucun contact. Le comportement du concierge laissa à June un petit sourire. Elle ignorait s'il le faisait exprès pour lui faire peur ou s'il était réellement fou comme tout le monde le prétendait.
Il se mit à rire d'un rire bref, puis il se leva en arrachant de l'herbe dans son élan. June continuait de le regarder et, sans s'en rendre compte, elle s'était mise en fronçait les sourcils, comme si elle essayait de comprendre ce qu'il se passait dans la tête de Hugh Dey.
Il se retrouva devant la Poufsouffle, un sourire sur les lèvres et se mit de nouveau à lui parler.

- T’as eu peur de moi ?

June leva un sourcil. Pourquoi poser une telle question ? A part sa tête et son comportement bizarre, June n'avait pas ressenti un signe de peur, elle avait vu bien pire, pour l'instant du moins. Peut-être que son comportement allait se dégrader au fil du temps... En attendant, non, elle n'avait pas peur et elle lui fit comprendre en faisant non de la tête.
Il porta ses poings à ses tempes tandis que la jeune fille le regardait faire, sans comprendre. Décidément, cet homme était réellement dure à cerner. Qu'avait-il en tête ? A quoi pensait-il ? Elle ne le saurait probablement jamais.
Dey la sortit de ses rêveries lorsqu'il leva les mains au dessus de la tête de June et laissa tomber sur elle l'herbe qu'il avait arrachée en se levant.
June ne pu s'empêcher de pouffer, tout en restant discrète bien sûr, mais l'attitude du concierge était vraiment hors du commun, elle n'avait jamais vu ça et elle était curieuse de savoir pourquoi il était comme ça. Le pire dans tout ça, c'est la phrase qu'il venait de sortir.

- Regaaaarde ! Il neiiige !

Puis il ajouta.

- Pourquoi venir dehors dans le froid quand tu peux être toute seule à l’intérieur aussi ? Au chaud ? J’ai un placard dans le château, il permet d’être tout seul aussi, mais à deux plus souvent.


"Un placard ? Dis donc, il avait de drôle de manière de s'isoler"
Mais qui était-elle pour juger ? Chacun avait le droit de s'isoler à sa manière et June s'était dehors. Même si elle venait de nier le fait qu'il lui faisait peur, elle ne pouvait s'empêcher de frissonner lorsqu'il lui sourit de nouveau, un sourire plutôt flippant d'ailleurs. Elle tenta de ne rien montrer et lui répondit simplement.

- Je préfère être dehors pour être seule, c'est comme ça ! répondit-elle simplement. Et toi ? Pourquoi n'es-tu pas dans ton placard alors ?

Elle ignorait si lui poser des questions était une bonne idée, mais disons que c'était tout ce qu'elle avait trouvé à lui dire.
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Hugh Dey
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Re: Recherche dans les eaux sombres

Message par : Hugh Dey, Mer 27 Jan - 14:56


Je ne lui faisais pas peur. Dommage… Peut-être que si elle connaissait toute l’histoire, toute ma vie, elle me regarderait autrement. Mais, est-ce que j’en avais réellement envie en fait ? Je n’étais pas trop sûr. Après tout je m’étais battu longtemps pour qu’on arrête de me regarder comme un monstre. Même avec Evan, le prof que j’avais d’abord rencontré au Chaudron Baveur. Car avec ce qu’il m’avait dit, il m’avait foutu une bonne grosse claque dans la tronche. Lui, et Kholov avant encore… Personne n’avait oublié dans ceux qui savaient. Alors autant profiter de cette image qu’elle avait encore de moi. Sans tâche aucune.

Et peut-être la briserai-je un jour. Un léger sourire traversait mon visage. Malicieux cette fois. Et mon regard perdu dans le vague parlait pour moi. Je m’imaginais briser cette image une deuxième fois. J’avais l’air fou, certes, mais pas dangereux. Ce serait drôle qu’ils se rendent tous compte de ce que j’étais capable de faire. Mais finalement ce n’était pas forcément une si bonne idée. Après tout, j’aurais un meilleur effet en surprenant tout le monde.

- Je préfère être dehors pour être seule, c'est comme ça ! Et toi ? Pourquoi n'es-tu pas dans ton placard alors ?

Bien. Comme revenant à la réalité je me rendais de nouveau compte de la présence de la jeune fille. Voulait-elle réellement savoir pourquoi je n’étais pas dans mon placard ? Avait-elle entendu la légende du placard qui pue ? Certes il ne puait plus à présent. En dix ans l’odeur avait disparu. Surtout lorsque le matelas avait été retiré. Mais certains élèves en parlaient encore parfois. Enfin bref… Pour lui répondre, je me contentais d’abord de lui tapoter la tête, comme s’il s’agissait d’un animal fort gentil.

« Parce que dans le placard y a pas de miroir. Mais moi j’voulais voir ma tête. Dans l’lac tu vois… »

OK, ma raison était bancale, mais tu voulais que je réponde quoi à sa question aussi ? Pis après ça au moins je pouvais enchaîner. Je me regardais les pieds d’abord, en passant les mains partout sur mes jambes, puis en remontant et les yeux et les mains.

« En même temps ch’uis magnifique, ça s’comprend nan ? Si t’avais mon corps de rêve comme ça, tu voudrais pas le même ? Si allez ch’uis sûr ! »

Et avec ça je faisais un sourire de gros lourd, en haussant les sourcils tu vois. Un truc bien pénible , mais qui pourrait devenir hyper craquant si je m’y mettais. Quoi que… Comment on faisait pour changer son sourire au point qu’il devienne craquant ? J’savais pas faire moi…
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Linoa Pluma
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Re: Recherche dans les eaux sombres

Message par : Linoa Pluma, Mer 30 Mar - 0:13


~ Pv avec Kohane Werner ~

Dimanche. 4h50 du matin.

Derrière le château, le ciel commençait déjà à adopter des teintes plus claires, annonçant l'arrivée prochaine des premiers rayons du soleil. La bise qui soulevait les cheveux de Linoa était fraiche, mais cette dernière avait bien chaud : en effet, sous la cape de son uniforme, elle portait une combinaison de plongée reçue la veille par hibou. La tenue appartenait à sa mère, et quoiqu'étant un peu étroite — mais il valait mieux cela que le contraire —, convenait à la jeune fille.

La Serdaigle glissa les doigts dans la poche de sa cape pour y rencontrer les filaments visqueux d'une branchiflore, fraichement cueillie dans les serres de l'école. Elle déglutit : bientôt, il allait falloir avaler cette cho... cette plante, afin d'avoir accès à la sensation de respirer avec des branchies et de pouvoir nager "gaiment" dans le lac. Tout cela était à la fois stressant et excitant, et l'impatience de la jeune fille lui donnait de légers tremblements dans les membres et une pulsation cardiaque relativement élevée. Elle s'approcha davantage encore des abords du lac, mais pas trop à découvert, à l'abri des fenêtres du château sous quelques arbres solitaires.

Soudain, une once de doute s'empara d'elle : et si Kohane ne la rejoignait pas ? L'élève, rencontrée il y avait peu de temps, aurait très bien pu se raviser, ou même tout simplement oublier le rendez-vous ; après tout, Linoa la connaissait à peine. Malgré cela, elle avait choisi de lui faire confiance, ayant trouvé la Gryffondor très sympathique et ayant senti son enthousiasme à l'idée d'explorer les tréfonds du lac avec des branchies en sa compagnie. La Serdaigle eut un sourire en repensant à la façon qu'avait Kohane de s'exclamer à la moindre surprise et à son évidente impulsivité. Si cette dernière venait, cette aventure leur conférerait une relation particulière de "criminelles complices" : d'abord le vol de branchiflores, ensuite la sortie hors couvre-feu et enfin la visite des tréfonds du lac... Clairement de quoi se faire expulser. Heureusement, les "crimes" en valaient certainement la chandelle.

Soudainement, un bruissement se fit entendre : une silhouette s'approchait lentement. Désireuse d'être fixée sur l'identité du nouvel arrivant, Linoa tendit la baguette devant elle et lança un #Lumos.
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Kohane Werner
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Re: Recherche dans les eaux sombres

Message par : Kohane Werner, Ven 1 Avr - 19:31


Les rideaux de mon lit à baldaquin étaient tirés. Allongée sous les couvertures, je ne dormais pas. J'avais les yeux grands ouverts, le coeur palpitant. J'avais chaud. J'étais toute habillée. Et sous mes vêtements, cette combinaison de plongée. Ca n'avait pas été facile pour moi de me la procurer. Linoa avait parlé d'en louer une, dans un magasin Moldu. Je m'étais dit que j'allais faire ça. Sauf qu'il m'était impossible de m'échapper jusqu'au Londres Moldu, n'ayant aucun moyen de locomotion ni de permis de transplanage. J'avais alors eu recours à ma meilleure amie : ma cousine !
Sarah était plus âgée que moi. Elle avait... je calculai mentalement. Vingt-six ou vingt-sept ans, un truc comme ça. Elle avait sa vie d'adulte, avec son mari et sa fille. Elle n'était plus scolarisée depuis longtemps et pouvait donc se rendre autant qu'elle le voulait dans le Londres Moldu. Elle était très gentille et pouvait être très complice avec moi. Je lui avais envoyé un lettre avec ma demande, la suppliant de n'en rien dire à ma mère. Néanmoins, je n'avais pas spécifié à quoi la combinaison servirait.
Elle avait accepté après moult hésitations. Et me l'avait envoyée par hibou.

Je regardai l'heure : 4h45. Le temps que je me lève et que je parcours tout le château, je serais pile poil à l'heure.
Silencieusement, je quittai mon lit. Tout le monde dormait. Ouf. Personne dans la salle commune. Pas une marche qui craque (en même temps, c'est de la pierre...). Je sortis dans les couloirs que j'arpentai dans le noir. Je ne voulais pas utiliser ma baguette de peur de réveiller les tableaux avec ma lumière.

L'air de la nuit était frais. Mais je n'avais pas froid. Mes vêtements et ma combinaison suffisaient. Dans ma poche, j'avais la petite plante qui y était installée depuis plusieurs jours. Une branchiflore volée dans le serres. Délit très grave. Sans compter ce que Linoa, ma nouvelle amie de Serdaigle et moi allions faire. Si nous étions découvertes, certainement que nous nous ferions expédier chez nous à coup de pied avant même d'avoir pu dire chocogrenouille !

J'espérais que Linoa serait là. Il n'y avait pas de raison pour qu'elle me fasse faux bond. Si ? Nooon ! Elle semblait si motivée, si partante, si enthousiaste. Je me souvenais encore son large sourire qui valait tous les mots du monde.
J'accélérai le pas. Mon coeur battait de plus en plus vite. Normalement, à une telle heure, personne ne devait être debout. Et une fois que nous aurions disparu dans les eaux profondes du lac, plus personne ne nous trouverait jusqu'à ce qu'on réémerge.

Je plongeai mécaniquement la main dans ma poche. Elle était là. Branchiflore. Ce truc bizarre qu'il allait nous falloir ingurgiter sans recracher. Beuuurk... rien que d'y penser, je sentais une boule dans mon ventre. Enfin bon...

J'arrivais en vue du lac. Faites que Linoa soit là ! Sinon, j'aurais l'air vraiment débile. Mais surtout, cela signifierait que nous ne pourrions pas vivre cette fabuleuse expérience à deux. Parce que le faire tout seul, c'est bof bof. Non, c'était plus drôle à deux !
J'étais presque au lac quand une lumière m'aveugla.

Clignant des yeux, je reconnus, au bout de la baguette, Linoa. Mon visage s'éclaira alors tandis que j'allais vers elle :
-Bonsoir. Ou bonjour, lui dis-je, d'un ton jovial. Comment ça va ? Tu es prête pour cette merveilleuse expérience ?
Je ne me perdis pas ne blabla inutile quoi de neuf, comment va ta famille, et les cours, et les amis, et au fait, tu viens d'où.... Nous n'étions pas là pour parler de notre vie passée, de notre famille et de nos rêves. Nous étions là pour, justement, en accomplir un, de rêve. Et vivre ensemble le truc le plus fou qu'on puisse vivre : se prendre pour des poissons !

Délicatement, je sortis la branchiflore de ma poche, la déposai dans ma paume ouverte.
-J'ai réussi à me procurer un combinaison, lui dis-je en fixant la plante. Tu as pu emprunter celle de ta mère ? demandai-je, levant les yeux vers elle.
Mes pupilles brillaient d'excitation. Dans peu de temps... dans peu de temps l'inimaginable allait se produire ! Mon coeur battait à tout rompre.
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Linoa Pluma
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Re: Recherche dans les eaux sombres

Message par : Linoa Pluma, Ven 1 Avr - 22:55


Linoa abaissa sa baguette lorsqu'elle reconnut l'arrivante. Inutile de l'éblouir plus longtemps.

- Salut, Kohane !

-Bonsoir. Ou bonjour. Comment ça va ? Tu es prête pour cette merveilleuse expérience ?

Elle sortit sa branchiflore de sa poche. En guise de réponse, Linoa acquiesça d'un signe de tête vigoureux, la gorge un peu serrée par l'excitation.

-J'ai réussi à me procurer un combinaison. Tu as pu emprunter celle de ta mère ?


- Oui, la combinaison est arrivée hier. J'espère que la tienne porte aussi chaud que la mienne !


Linoa tira la langue. Même si elle faisait en sorte de ne rien laisser paraitre, elle n'avait qu'une hâte : se débarrasser de son uniforme scolaire pour pouvoir respirer un peu. D'ailleurs, depuis plusieurs minutes déjà, elle sentait des gouttes de sueur couler dans sa nuque. Mais elle n'avait pas le temps de se préoccuper de cela pour le moment : avant de se lancer, il fallait mettre plusieurs choses au point. C'était son côté Serdaigle qui reprenait le dessus : de l'aventure ? Oh, que oui ! Mais de l'aventure sans se préparer à toutes les éventualités au préalable ? Oh, que non...

- Bien, commença Linoa d'un ton plus sérieux, consciente que son discours allait être long. Peut-être serait-il plus facile à digérer si elle allait vite ? Elle continua : Avant de partir, il faut qu'on se fixe certaines "règles" : premièrement, on commence à remonter près de la surface cinquante minutes après avoir plongé, pour être sûres de ne pas mourir noyées (elle remonta la manche de l'uniforme pour dévoiler une grosse montre). Deuxièmement, si on venait à être séparées, on remonte toutes les deux à la surface pour se retrouver plus facilement et éviter de se retrouver piégées, seules. Troisièmement, si l'une de nous est en danger, et uniquement en cas de danger pour éviter de se faire repérer par de quelconques créatures, elle lance un jet d'étincelles rouges avec sa baguette.

Pour appuyer ses dires, Linoa agita légèrement sa baguette. Il allait de soi qu'elles allaient chacune conserver leur baguette durant l'expédition : sous l'eau, les sortilèges fonctionnaient tout aussi bien, et elles auraient besoin d'un peu de lumière dans les endroits les plus obscurs.

- Quatrièmement, il faut qu'on parvienne à communiquer. Logiquement, la branchiflore n'agit que sur nos voies respiratoires, et on devrait conserver nos cordes vocales. Ce sera suffisant pour les sortilèges, mais entre nous, on ne s'entendra pas... On pourrait essayer de lire sur les lèvres, mais j'ai bien une petite idée qui serait à tester, une fois sous l'eau.

Elle se tortilla, comme un peu gênée d'avoir songé à tout ça, avant de continuer :

- Si on se jette un Sonorus, je pense que la compréhension pourrait devenir possible sur une certaine distance.
Elle sourit. Maintenant, si ça ne fonctionne pas, on pourra toujours utiliser les signes de plongée de base (elle joignit son index à son pouce pour former un rond, ce qui signifiait "tout va bien"), ou même un Flambios. Bref, on devrait s'en sortir.

Petit discours fini. Linoa eut un sourire désolé, espérant que la pauvre Kohane n'était pas totalement assommée. Pour terminer, la jeune fille conclut, autant pour elle-même que pour sa camarade :

- Enfin, il faut se préparer à tout ce qui nous attend : avaler cette branchiflore, ça signifie rester obligatoirement une heure la tête sous l'eau, parce qu'on n'aura plus la capacité de respirer de l'air. Rester dans ce lac, ça signifie avoir la probabilité de tomber sur des créatures malfaisantes, et de devoir se défendre. Ou de rester coincées quelque part et de ne pas pouvoir remonter à temps. Est-ce que tu es prête à cela, Kohane ?

Ce discours, elle se l'était déjà tenu à elle-même, et la curiosité, la soif d'expérience et d'action l'avaient emporté ; mais comme elle avait en quelque sorte entrainé Kohane avec elle, elle s'en sentait responsable, et ne lui en tiendrait pas rigueur si elle avait un changement d'avis de dernière minute. Elle devait être au courant des dangers qu'elles encouraient. Imitant la Gryffondor, Linoa sortit elle aussi sa branchiflore et répéta en plongeant son regard déterminé dans celui de sa camarade :

- Est-ce que tu es prête ?
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Kohane Werner
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Re: Recherche dans les eaux sombres

Message par : Kohane Werner, Jeu 7 Avr - 13:05


Linoa me salua avant d'acquiescer vigoureusement, après que j'eus sorti ma branchifore de ma poche. Elle semblait à la fois excitée et stressée. A dire vrai, je ressentais un peu la même chose. L'envie d'aller explorer le fin fond du lac mais également une petite pointe de peur. Et si ça tournait mal ? Et si on se faisait prendre ? Et si...

Linoa me confirma qu'elle avait bien reçu sa combinaison. Ouf. Un bon point. Ensuite, passons à la chose suivante. Voyons voir... Je n'eus pas la temps de penser plus que mon amie prit les choses en main.
Lorsqu'elle reprit la parole, son ton était très sérieux.
-Avant de partir, il faut qu'on se fixe certaines "règles", commença-t-elle.
Elle parla alors de commencer à remonter près de la surface au bout de 50 minutes. Sage décision. Je hochai doucement la tête pour lui montrer mon accord.
- Deuxièmement, si on venait à être séparées, on remonte toutes les deux à la surface pour se retrouver plus facilement et éviter de se retrouver piégées, seules. Troisièmement, si l'une de nous est en danger, et uniquement en cas de danger pour éviter de se faire repérer par de quelconques créatures, elle lance un jet d'étincelles rouges avec sa baguette.
J'eus un petit sourire : elle pensait vraiment à tout. Je dois avouer que j'étais contente d'être avec elle : certainement que j'aurais été plus du genre à foncer dans le tas sans trop réfléchir en amont et ne penser que face au danger. Au moins, avec Linoa, nous étions préparées à toutes les éventualités. Belle qualité de Serdy !

- Quatrièmement, il faut qu'on parvienne à communiquer. Logiquement, la branchiflore n'agit que sur nos voies respiratoires, et on devrait conserver nos cordes vocales. Ce sera suffisant pour les sortilèges, mais entre nous, on ne s'entendra pas... On pourrait essayer de lire sur les lèvres, mais j'ai bien une petite idée qui serait à tester, une fois sous l'eau.
Là, j'arquai un sourcil, un air interrogateur sur le visage. Quelle était donc cette idée qu'elle semblait gênée de dire ou de penser. Je ne répondis rien, attendant la suite, attendant de connaître sa superbe idée.

- Si on se jette un Sonorus, je pense que la compréhension pourrait devenir possible sur une certaine distance.
Oh mais oui ! Elle avait raison, cette petite ! Intelligente, intelligente. Après tout, ce n'était pas une Serdy pour rien. Je lui fis un large sourire en levant le pouce, l'air de dire : bien pensé !

Enfin, Linoa termina en parlant de l'inconnu. Nous ne savions absolument pas quel genre de créatures nous allions pouvoir rencontrer dans le lac. Et comme elle le rappelait si justement, la branchiflore obligeait de rester sous l'eau une heure. Car, comme un poisson, l'air nous serait fatal.
- Est-ce que tu es prête à cela, Kohane ? demanda Linoa, d'un ton encore plus sérieux que précédemment.
Elle sortit sa branchiflore, comme si elle semblait dire que elle, elle était prête à tout ça. Prête à affronter l'inconnu, pour le meilleur et pour le pire.
Elle répéta sa question en plongeant dans mes yeux un regard déterminé.

Je restai muette quelques secondes. Bien sûr que j'étais prête. Mais, pour une raison que j'ignorais, je ne répondis pas de suite. Finalement, je posai solennellement une main sur l'épaule de la jeune Serdy.
-Cela va de soi, lui dis-je, grand sourire aux lèvres.
Oui, j'étais prête. On ne peut plus prête.

Je la regardai un moment dans les yeux. Le jour qui se levait projetait sur les visages des ombres étranges. Le parc, le lac, tout me semblait si différent. Et Linoa aussi.

Sur ce, je retirai mon manteau, mon uniforme. Il fallait que je puisse directement plonger dans l'eau, une fois la branchiflore avalée. Je restai donc en combinaison, pliai soigneusement mes affaires. Des yeux, je cherchai un endroit bien distinct où les poser, afin de les retrouver le plus rapidement possible en sortant. Je repérai un gros arbre, imposant, peut-être le plus gros de ceux qui entouraient le lac. Je le désignai d'un signe de tête à mon amie :
-On n'a qu'à poser nos vêtements là. Je pense qu'on repèrera l'arbre facilement.

Puis je regardai à nouveau la branchiflore, dans la paume de ma main. La manger... il allait falloir la manger. Sans faire de chichis. D'un coup. Comme ça... Beurk...
Je levai une dernière fois les yeux vers Linoa et lui fis un sourire encourageant.
-Allez, va falloir se lancer.
J'inspirai profondément.
-A trois. Un... deux...
Je déglutis.
-Trois, prononçai-je dans un souffle.
Cette fois, je ne me démontai pas. Fermant les yeux, rejetant la tête en arrière, je plaquait contre ma bouche ouverte la paume de ma main. La branchiflore alla directement se déposai sur ma langue.

La texture était vraiment étrange, dégoûtante. Heureusement, ça n'avait pas de goût. Mais j'avais l'impression de mâcher des choses visqueuses semblables à des vers de terre.
Alors que mes dents s'activaient pour réduire la plante en charpie, mes lèvres affichaient une grimace de dégoût. Beurk... Même s'il n'y avait pas de goût, la sensation était pire que ce que j'avais imaginée. Et encore, je ne l'avais pas encore avalée. Elle ne faisait donc pas encore effet.

Je déglutis et sentis le tout passer dans ma gorge. Les effets ne se firent pas attendre. Je me sentis comme brûlant de l'intérieur. Quelque chose changeait en moi. C'était... bizarre. Bizarre et douloureux. Je restai un moment prostrée, à sentir mes organes se modifier. L'expérience était indescriptible. Jamais je n'aurais pu m'imaginer une telle chose. Il fallait le vivre pour le savoir.

Lorsque tout l'intérieur de mon corps brûla au-delà du soutenable, sembla suffoquer comme si je manquais d'oxygène, je me rendis alors compte que l'air n'était plus pour moi. Il fallait que je plonge. Maintenant.
Le plus rapidement possible, la vue légèrement brouillée, je me dirigeai vers la berge du lac. Je remarquai que mes mains étaient désormais palmée. De quoi bien nager alors.
J'avais mal calculé le temps. Je ne pensais pas que ça agirait aussi vite. Je ne pensais pas que je resterais prostrée quelques secondes. Les quelques secondes qui me manquaient pour atteindre l'eau qui, pourtant, n'était qu'à quelques pas. Tout mon corps criait grâce, demandait ce que je ne pouvais encore lui donner. C'était comme si mon sang cessait, peu à peu, d'alimenter mes muscles, mes membres, mon cerveau. Mes jambes devinrent lourdes et, la vue brouillée, les tempes résonnant du battement de mon coeur, je vis enfin l'eau, juste sous moi. Il suffisait que je m'y laisse tomber. Que je bascule tout mon poids en avant. Et je serais sauvée. Sauvée.

Je ne me fis pas prier. Je me laissai tomber, tel un gros paquet, dans le lac. Dès que j'entrai en contact avec l'eau, je me sentis revivre. C'était comme si je pouvais à nouveau respirer, comme si le sang de remettait à nouveau à circuler. Je restai un court moment à me laisser attirer vers le fond avant de donner quelques coups de bras (ou de nageoire) pour ne pas trop m'éloigner.

Je fis un tour sur moi-même pour regarder partout autour de moi, histoire de repérer Linoa. J'avais un large sourire aux lèvres. J'étais dans l'eau. J'étais un poisson. Enfin !
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Linoa Pluma
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Re: Recherche dans les eaux sombres

Message par : Linoa Pluma, Ven 8 Avr - 22:47


Kohane ne répondit pas tout de suite à la question. Avait-elle une hésitation de dernière minute ? Elle finit néanmoins par poser la main sur l'épaule de Linoa et par la rassurer en répondant :

- Cela va de soi.


Linoa se détendit, et lui sourit en retour. Un court instant, elle avait cru que ses avertissements avaient effrayé sa camarade, et elle était soulagée de constater que ce n'était pas le cas. Comme Kohane commençait à se débarrasser, la Serdaigle en fit de même, ravie de pouvoir enfin retirer une couche de vêtements. Une petite brise vint lui chatouiller la nuque, et elle soupira, beaucoup plus à l'aise. La combinaison de plongée, sombre et moulante, la rendait un peu embarrassée, mais elle n'en montra rien : après tout, la Gryffondor était dans le même accoutrement. Elle coinça soigneusement sa baguette dans la manche de la combinaison, afin d'éviter tout oubli.

Kohane désigna un endroit pour déposer leurs vêtements, et Linoa la suivit. En déposant ses vêtements sur ceux de son amie, elle murmura, un peu pour elle-même :

- En plus, il parait qu'il y a un trésor enfoui au fond du lac...


Elle sortit rapidement de sa petite rêverie quand elle se rendit compte que le moment était venu d'avaler les fameuses branchiflores. Elle jeta un regard de dégoût à Kohane, qui la rassura d'un sourire.

-Allez, va falloir se lancer.


- Il va bien falloir, oui
, se convainquit la Serdy en marmonnant.

-A trois. Un... deux...


Linoa approcha la branchiflore de sa bouche. Elle ne se sentait absolument pas prête à ingérer cette chose, mais sa gorge nouée l'empêchait d'en faire part.

-Trois.

Mode automatique activé. Ouverture de la bouche. Déplacement de la main. Positionnement de l'horreur en bouche. Fermeture de la mâchoire. Début de mastication.


C'était purement ignoble : visqueuse, la plante produisait de petits bruits de caoutchouc à chaque coup de mâchoire. Linoa refoula un haut-le-coeur et, le nez pressé entre son pouce et son index pour parer à tout goût douteux de la chose, elle commença à s'avancer à pas chancelants vers le lac. Le pragmatisme avant tout. Heureusement qu'elle n'avait rien mangé depuis la veille, sans quoi tout serait sans doute déjà remonté. Elle mastiqua, mastiqua du mieux qu'elle le pouvait en essayant de porter sa concentration ailleurs, comme sur l'eau calme du lac qui s'approchait de plus en plus, par exemple. Arrivée à son bord, elle s'effondra à genoux, la tête penchée vers l'avant, en donnant de derniers coups de dents avant de finir par déglutir.

Linoa eut l'horrible sentiment que la plante était restée coincée dans sa gorge. Elle inspira une grande bouffée d'air avec plus de difficulté que d'habitude, et sentit ses membres s'engourdir, pris de légers spasmes. Elle leva les mains devant son visage et vit ses doigts se relier entre eux via de fines membranes, comme les pattes d'une grenouille. Elle en eut le souffle coupé. Ce n'était rien cependant par rapport à la transformation de ses pieds, qui s'allongèrent à vue d'oeil pour former de longues palmes lisses. Elle les toucha du bout des doigts, médusée.

Une fois la surprise passée, Linoa tenta de reprendre une bouffée d'air, mais n'y parvint pas. Paniquée, elle essaya de recracher la plante visiblement coincée dans son gosier en toussant, mais rien ne se produisit, et elle sentit les premiers symptômes du manque d'air apparaître. Les mains serrées sur la gorge, dans l'espoir peut-être que la pression expulse la branchiflore, elle entra alors en contact avec de petites et étranges excroissances de peau, et comprit : c'était les branchies. Elles étaient déjà là ! La jeune fille s'empressa alors de se laisser tomber en avant et de glisser dans l'eau la tête la première. Une fois totalement immergée, elle inspira précipitamment un grand coup, et expira dans un long soupir de soulagement. Elle l'avait fait : elle avait avalé une branchiflore, et était à présent sous l'emprise de ses effets.

Contrairement à ses craintes, le froid de l'eau ne l'atteignit pas plus que ça, et elle commença à tester un peu l'efficacité de ses nouveaux membres. D'un coup, elle se propulsa vers l'avant et, surprise par la distance parcourue en un battement, laissa échapper un petit rire étouffé par l'eau. Elle regarda alors autour d'elle et aperçut Kohane non loin, facilement repérable dans l'eau claire. Elle s'approcha avec un large sourire triomphant, avant de sortir sa baguette de la manche de sa combinaison et de la pointer vers sa gorge.

- #Sonorus !


Des petites bulles s'échappèrent de sa gorge en un grognement inaudible. Le sort lancé, Linoa se tourna vers son amie.

- Tu m'entends ?


Mais il n'y avait pas besoin de réponse : elle se rendit elle-même compte qu'elle s'entendait distinctement, et en eut un sourire ravi. Elle tournoya sur elle-même pour évacuer son trop-plein d'excitation, en soufflant plein de bulles autour d'elle. C'était le bonheur. Sa nouvelle (et courte) vie de poisson commençait merveilleusement bien. Elle rit et reporta son attention sur sa camarade, puis avisa les profondeurs sous leurs pieds palmés.

- Prête à descendre ?


Elle alluma sa baguette d'un #Lumos informulé, totalement parée à l'exploration.
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Kohane Werner
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Re: Recherche dans les eaux sombres

Message par : Kohane Werner, Sam 16 Avr - 19:40


Je repérai rapidement Linoa. En même temps, c'était le seul être humain en dehors de moi à être en trin de nager si pieds sous l'eau du lac. Je lui fis un sourire et crus la voir sortir sa baguette.
- Tu m'entends ?
Je fus impressionnée de voir avec quelle précision, justement, je l'entendais. Car c'était comme si nous étions sur la terre ferme, côte à côté. L'eau ne semblait plus étouffer les bruits comme elle le faisait habituellement. A mon tour, je sortis ma propre baguette que je pointai dans ma direction.
#sonorus.
Je n'avais encore jamais testé ce sort car je n'en avais jamais eu l'utilité. Cette fois-ci, j'allais enfin voir comment il fonctionnait :
-Nickel ! répondis-je, étonnée de m'entendre parler aussi fort.
A l'aide de mes nouvelles nageoire, je rejoignis la Serdy, toute contente qu'on y soit enfin.

- Prête à descendre ?
Elle alluma sa baguette et je l'imitai. C'était une bonne initiative pour pouvoir se repérer dans les profondeurs obscures du lac.
-Tout à fait prête, lui dis-je, large sourire aux lèvres.
Mon excitation devait se sentir. Un rêve, que je ne qualifierais pas de vieux car il ne m'était venu qu'en contrant Linoa et la branchiflores, était en train de se réaliser.

Je n'ajoutai rien d'autre mais lançai à mon amie un regard qui semblait dire : let's go !
Et je commençai à exercer mes nouveau membre, faisant quelques longueurs tout en m'enfonçant progressivement dans le lac. De ma bouche s'échappaient des bulles, preuve que je respirais désormais sous l'eau.

Je me demandais ce qu'on allait trouver. J'avais entendu dire qu'il y avait de sirènes dans le lac. Ce n'était pas une légende, c'était vrai puisque les sorciers du Tournoi de Trois Sorciers du temps d'Harry Potter avaient dû les affronter. Un instant, je pensai aux moldus et à leurs différentes croyances concernant ces femmes mi humaines mi poisson. Il y avait les versions mythologiques, des charmeuses qui entraînaient les marins dans l'eau par leur chant jusqu'à ce qu'ils se noient. Certains disaient même qu'elle pouvaient vivre sur terre, en prenant l'apparence de femmes mi humaines, mi oiseaux. Et puis je connaissais aussi la version gentille petite sirène qui finissait très mal suivant le conte de... comment s'appelait ce Moldu déjà ? Ah oui, Andersen ! Et enfin, la version dont les enfants moldus du siècle passé raffolaient avec une petite sirène amoureuse qui finit par trouver quelques part une paire de jambes et par se marier avec un gentil prince.
A écouter ce que disaient les sorciers, la version la plus proche de la réalité était celle de la sirène dangereuse, peut-être enjôleuse et charismatique mais terriblement terrifiante.

Cette pensée en tête, je continuais de nager tranquillement. Pas une ombre menaçante en vue, tout était beau. Comme dans un rêve. La jolie couleur de l'eau avec les premiers rayons de soleil qui se reflétaient. Les algues qui s'agitaient gentiment. Quelques petits poissons inoffensifs que je baladaient par là. Large sourire aux lèvres, je m'arrêtai, me tournai vers Linoa. Faisant un salto avant (très facile à faire lorsque l'eau vous porte ainsi), je m'exclamai, toute joyeuse :
-C'est trop bien !!!!!

Je fis encore deux ou trois pirouettes, exprimant sans retenue ma joie et ma satisfaction.
-C'était une super idée d'essayer la branchiflore. Finalement, la mastiquer et l'avaler en valait la peine, non ?
Riant, je remis en mouvement mes nageoires. Et je m'enfonçais de plus en plus, de plus en plus loin. Je voulais trouver le fond, voir jusqu'où ça allait. En plus Linoa avait dit qu'il y avait soi-disant un trésor au fond du lac. Nous allions pouvoir voir si c'était vrai.
-Tu crois qu'on va rencontre quel genre de créatures ? demandai-je tout en continuant de nager. Tu penses qu'il y a des requins là-dedans ? Ce n'est qu'un lac, quand même, pas un océan.
Et je continuais mon avancée, baguette à la main, insouciante. A dire vrai, je ne pensais plus vraiment à un danger réel. Il n'y avait rien que semblait vouloir obscurcir notre horizon alors...
-Contente de faire cette expérience avec toi, fis-je à Linoa, avec un sourire amical.
C'était dingue de voir comment on pouvait accorder sa confiance à quelqu'un d'à peine connu, pour faire une grosse connerie ensemble. Enfin, connerie... disons plutôt expérience pour ouvrir son esprit à d'autres peuples. Voilà !
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Linoa Pluma
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Re: Recherche dans les eaux sombres

Message par : Linoa Pluma, Sam 30 Avr - 12:21


Tandis qu'elles amorçaient une descente dans les profondeurs, Linoa sentait tous ses membres parcourus de très légers tremblements. Peur ? Froid ? Absolument pas : c'était l'excitation. La sensation était exquise, mais malgré tout, la jeune fille s'en voulait de ne pas être plus apte à canaliser ses émotions. Elle admirait les gens qui parvenaient à rester impénétrables en toute circonstance, même si, il fallait bien l'avouer, cela leur retirait un peu de sympathie.

Quelque chose lui frôla le bras, et elle regarda, surprise, un petit poisson pourpre s'éloigner. Un sourire vint étirer ses lèvres : l'espace d'un instant, elle venait d'oublier qu'elle se trouvait sous l'eau et qu'elle y progressait comme un animal aquatique. Son déplacement par battements de pieds et par équilibration avec les bras était devenu naturel, comme si elle avait fait ça toute sa vie. Aurait-elle été un poisson dans une vie antérieure ?

- C'est trop bien !!!!!


Linoa pouffa de rire devant les pirouettes de son amie, qui semblait habitée d'une joie immense. Comme elle la comprenait ! Linoa répondit à ses cabrioles en tournoyant sur elle-même.

-C'était une super idée d'essayer la branchiflore. Finalement, la mastiquer et l'avaler en valait la peine, non ?

- Absolument, répondit la Serdaigle avec un grand sourire.

Elle avait d'ores et déjà mis de côté le moment désagréable de l'ingestion de la branchiflore, une épreuve qui ne représentait rien en comparaison de la récompense qu'elle offrait.

Sous leurs pieds (ou plutôt, leurs nageoires), l'eau devenait de plus en plus sombre, obscure. Linoa leva les yeux en direction de la surface, et la différence de clarté la saisit. Si cela continuait, elles n'y verraient bientôt plus beaucoup plus loin que le bout de leur baguette.

-Tu crois qu'on va rencontre quel genre de créatures ? Tu penses qu'il y a des requins là-dedans ? Ce n'est qu'un lac, quand même, pas un océan.

En guise de réponse, la jeune fille secoua la tête de gauche à droite : hormis de rares exceptions, les requins vivaient dans l'eau salée. Mais qu'en était-il des créatures magiques ? Sans doute y avait-il en ces lieux des choses beaucoup plus à craindre que les requins... Une petite angoisse commençait à monter insidieusement en elle.

-Contente de faire cette expérience avec toi.


- Et contente de la faire avec toi, répondit Linoa avec un sourire dissimulant toute inquiétude.

Soudainement, la jeune fille arrêta se battre des nageoires pour s'immobiliser dans l'eau. Un peu plus bas, devant elles, on pouvait distinguer d'étranges... rochers ? ou constructions en pierre ? d'une envergure apparemment impressionnante. Vers l'ouest, on devinait les ondulations régulières de ce qui semblait être un champ d'algues hautes, et vers l'est, l'obscurité devenait encore plus intense et on n'y voyait rien. La baguette tendue vers le bas, Linoa tourna le visage vers Kohane avec un air interrogateur :

- Alors... On va par où ?
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Kohane Werner
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Re: Recherche dans les eaux sombres

Message par : Kohane Werner, Jeu 5 Mai - 19:55


Linoa était tout aussi enthousiaste que moi de cette petite virée dans l'océan. Bon, OK, la lac était loin d'être l'océan mais tout de même... J'avais l'impression qu'il était infini, sans fond, sans délimitation. Vous savez, un peu comme ces enfants, dans ce roman pour Moldu, qui pénètrent dans une armoire et découvre, dans cet objet de taille restreinte un monde qui semble infini. Eh bien c'était la même impression que j'avais. Je me demandais comment il était possible que ce lac me paraisse si petit de l'extérieur et si gigantesque de l'intérieur.

Nous descendions, toujours plus, toujours plus loin. La clarté rassurante de l'eau proche de la surface se dégradait peu à peu. Plus nous avancions, plus c'était sombre. Et ce malgré nos baguette et notre lumos. Néanmoins, je n'allais pas m'arrêter à ce détail ! J'avais envie de savoir ce qu'il y avait tout au fond et ce n'était pas ce noir qui allait m'en empêcher. A priori, Linoa n'était pas prête non plus à rebrousser chemin. Tant mieux. On avait cinquante minutes à faire sous l'eau, autant les employer à faire quelque chose d'excitant. Parce que certainement que nous n'aurions plus jamais l'occasion de recommencer.

Soudainement, je vis, devant moi, Linoa qui s'arrêta. Je freinai brusquement, faillis presque lui rentrer dedans. Je tendis le cou pour voir. Un amas de rochers ou un truc dans le genre, de grande envergure, certainement de bons habitats pour quelques créatures marines.
- Alors... On va par où ? demanda la Serdaigle.

Mes yeux regardèrent les chemins qui s'offraient à nous. Traverser un champ d'algue où aller là où on n'y voyait goutte, se précipitant ainsi vers l'inconnu le plus total ?
Lèvre pincée. Une petite angoisse commença à monter de mon ventre. Nous n'étions pas dans notre élément. Ce qui signifiait que nous ne connaissions pas le terrain. Donc si on se faisait attaquer, ça n'allait pas être une partie de plaisir. Alors se faire attaquer dans un lieu tellement sombre qu'on ne devait pas y voir à deux pas ou plutôt deux coups de nageoire devant nous...
Ma main se resserra légèrement sur ma baguette.

-Personnellement, commençai-je d'une voix lente, je préfère les algues. Je ne me sens pas trop rassurée dans le noir complet...
J'étais une Gryffondor mais pas une idiote. Je ne voulais pas à tout prix prouver mon courage et je savais choisir la sécurité (ou du mieux le plus sécurisé dans une situation donnée) à certaines moments.

Sourire à l'adresse de Linoa qui voulait dire : allons-y.
Coup de nageoire. Me revoilà en train d'avancer. Arrivée à la hauteur des rochers, je m'aperçus qu'ils étaient vraiment imposants. On aurait dit un peu ces rochers qu'on met dans les aquarium, mais version grandeur nature c'est-à-dire à l'échelle humaine. J'avais l'impression d'être une petit poisson rouge dans un grand aquarium et je m'attendais à voir, à tout moment, un oeil se coller contre la vitre et m'observer comme on observe un animal.

Je chassai cette idée de ma tête et continuai d'avancer. J'observai un moment les algues qui s'agitaient doucement. Elles me rappelaient un peu les branchiflores, avec leur sorte de vers qui mouraient dès qu'on les retirait de l'eau.
Donnant un coup de nageoire, je m'engageai dans ce champ peu commun. Je souris puis ris quand mon visage effleura les longs bras des plantes. Ma combinaison empêchait le reste de mon corps de sentir leur chatouillis.
Je tournai la tête de Linoa, enchantée de cette découverte. Puis je m'amusai à continuer d'avancer en salto avant. J'en profitai, étant donné que sur terre j'en étais totalement incapable.

La lumière déclinait cependant, le peu qu'il restait combiné à nos baguettes suffisait pour voir assez clairement. Pas un bruit, pas un mouvement. A croire que toutes les créatures du lac avaient déserté pour nous laisser le champ libre dans notre exploration.

Mais soudain, je sentis un frisson me parcourir. Je ne compris pas pourquoi. Un truc, qui avait électrisé ma colonne vertébrale. Je m'arrêtai, yeux suspicieux. Je n'avais rien vu, rien entendu et pourtant...
Une ombre. Sursaut de ma part. Sueur froide. Dents serrée.
Je me rapprochai de Linoa :
-Purée, tu as vu ?
Il y avait eu un truc. Je ne savais pas quoi mais l'ombre que j'avais entraperçu précédemment revint. Rapidement. Elle s'était juste reflétée sur les algues. Pas un son. Qu'est-ce que c'était ? Une sirène mécontente qu'on empiète sur son territoire ? En même temps, y'avait pas écrit : "ici commence le territoire de untel" alors...

Mon coeur s'emballa. Ma main se crispa sur ma baguette.
-Mer**, lâchai-je dans un souffle. C'est quoi ?!
Ne pas paniquer. Se calmer. Je savais qu'on prenait de gros risques en venant ici. Mais en vérité, je le savais sans trop le savoir. Je le savais sans jamais avoir considéré cette possibilité sérieusement. Sauf que là...
Peu de lumière, une ombre... J'avais l'impression d'être dans un film.

De ma main libre j'agrippai le bras de bras de Linoa. Il ne fallait pas qu'on se sépare. Ou on serait bien mal. Le mieux était peut-être de faire demi-tour avant qu'il ne soit trop tard. Mais en même temps, malgré la peur, l'angoisse, j'étais curieuse. Qu'est-ce que c'était ? Et puis, ça nous ferait une belle aventure... sauf si on mourait ici et maintenant, bien évidemment.
Combien de temps nous restait-il ? Car il y avait aussi ce souci-là. Si jamais on se faisait attaquer, qui nous disait que les créatures nous laisseraient repartir pile poil au bout de l'heure afin qu'on ne crève pas asphyxiée ?
Trop de paramètres à prendre en compte...

-Ca fait combien de temps qu'on est ici ? demandai-je à Linoa, d'une voix rauque.
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Linoa Pluma
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Re: Recherche dans les eaux sombres

Message par : Linoa Pluma, Sam 21 Mai - 20:02


Kohane marqua un instant d'hésitation. Pesait-elle le pour et le contre... à moins qu'aucune des trois choix ne l'enchantait ? Il était vrai que les rochers et les algues offraient toutes deux des alternatives promptes aux rencontres avec des créatures... Mais qu'en était-il de la noirceur qui s'étalait à leur droite ? Elle pouvait receler d'étranges mystères, tout autant que les pires des rencontres. Ce n'était pas vraiment l'alternative préférée de la Serdaigle.

-Personnellement, je préfère les algues. Je ne me sens pas trop rassurée dans le noir complet...


Linoa laissa échapper un soupir de soulagement.

- Va pour les algues, alors !


Elles reprirent alors leur descente en bifurquant vers la gauche. En passant à côté des rochers, Linoa ne put s'empêcher de se demander ce qui pouvait s'y cacher : étaient-ce les vestiges d'une construction ? Dans ce cas, ils pouvaient dissimiler des choses intéressantes. Mais leur intérêt premier, c'était leur hauteur : ils devaient être visibles à une certaine distance. Linoa se tourna alors vers sa compagne d'aventure.

- Ces rochers seront notre point de repère : si on se perd, on se retrouve ici, ok ?


*Et si l'autre ne revient pas après un moment, on part à sa recherche pour la sauver*
, songea la jeune fille, qui n'osa prononcer ces paroles à voix haute : la tension était déjà assez palpable comme cela, et si c'était comme ça qu'elle comptait agir en cas de pépin, elle ne pouvait demander à Kohane d'en faire de même, et préférerait même que cette dernière prenne la fuite plutôt que de risquer sa vie.

L'ondulation régulière des algues était rompue au fur et à mesure que les deux filles progressaient. Sur ses gardes, Linoa conservait les doigts bien serrés autour de sa baguette magique, sans laquelle il aurait fait bien trop sombre à son goût. Elle baissa les yeux en direction des racines des algues, qu'on ne pouvait pas distinguer. Les herbes marines devaient être vachement longues.

- Purée, tu as vu ?


Linoa releva la tête, interpellée par le ton angoissé de son amie. Elle plissa les yeux et allait répondre qu'elle ne voyait rien, lorsqu'elle aperçut elle aussi une ombre passer entre les algues, non loin devant elles. Elle se figea. Puis tressaillit légèrement lorsqu'elle sentit la main de Kohane s'agripper à son bras.

- Ca fait combien de temps qu'on est ici ?


- Cela doit faire un bon quart d'heure
, répondit la Serdaigle à voix basse.

Elle n'eut pas l'occasion de jeter un oeil à sa montre, car une seconde ombre derrière sa camarade attira son attention. Elle tapota doucement l'épaule de son amie pour lui conseiller de se retourner. Alors, une troisième ombre apparut à leur gauche, plus lente, celle-ci, comme si elle allait s'arrêter devant elles. L'ombre révéla alors des pattes aux doigts extrêmement longs avant de lancer un glapissement menaçant.

- Oh non, Kohane, ce sont des strangulots !


D'un mouvement de nageoires, Linoa se plaça dos à dos avec la Gryffondor. Il était inutile de fuir, à présent : le glapissement de la créature en avait rameuté d'autres, et elles étaient encerclées. Les créatures devaient être un peu moins d'une dizaine, et s'échauffaient avec des grognements agressifs. La Serdaigle tendit sa baguette devant elle, les muscles tendus, la peur au ventre mais la tête froide, prête à se défendre.

- Tiens-toi prête, souffla-t-elle à Kohane.

Comment cette dernière réagissait-elle, dans son dos ? La peur la paralysait-elle ? S'il le fallait, Linoa n'hésiterait pas à les défendre toutes les deux ; mais face à huit ou neuf strangulots, ses chances de réussite étaient passablement limitées. Elle se mordit les lèvres, passa en revue tous les sortilèges de défense qu'elle connaissait et se prépara à accueillir la première attaque.
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Kohane Werner
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Re: Recherche dans les eaux sombres

Message par : Kohane Werner, Dim 29 Mai - 15:45


[color=#008080]'Ashton Parker pour les dés]

Double danger à présent : le temps et les créatures. Linoa les identifia la première comme étant des strangulots. En soi, ce n'était pas les trucs les plus terrifiants du monde. Cependant, là, ils arrivaient en masse.
La Serdy semblait aussi peu rassurée que moi. Mais, et nous l'avions toutes deux compris, nous n'avions pas d'autre choix que l'affrontement. De toutes les façons, ils nous bloqueraient le passage si on tentait de s'enfuir. Et puis, il fallait faire vite si on ne voulait pas mourir d'asphyxie. Trois quarts d'heure restant. C'est peu...

Je sentis quelque chose contre mon dos et constatai que Linoa venait de se plaquer contre moi, prête au combat. Se serrer les coudes pour s'en sortir. Il allait vraiment falloir jouer jeu d'équipe. Et hors de question qu'on en laisse une derrière. Du moins telle était ma décision. J'ignorais ce qu'en pensait Linoa et je n'avais sincèrement pas le temps de l'interroger sur de telles questions. Au Diable les mots, place à l'action !

Les strangulots glapissaient, agitaient leurs longs doigts, comme désireux de venir nous saisir à la gorge. Excitation, empressement de leur part. Sueurs froides pour moi. Nous n'étions pas dans notre élément, ici, bon sang ! Il allait falloir assurer.
- Tiens-toi prête, me souffla la Serdaigle.
Hochement de tête. Oui. Ma main se crispa sur ma baguette levée. Réagir. Vite.

Je sentis une bouffée de chaleur et d'angoisse me submerger mais je m'efforçai de rester calme. Inutile d'aggraver encore plus la situation. Inutile d'inquiéter Linoa. On n'avait pas besoin de ça.
Coeur qui accélère... eh, vieux, lâche pas, lâche pas ! Reste là, ralenti, tout va bien, on va s'en sortir.

Des bulles s'échappèrent de ma bouche alors que j'expirai pour retrouver un certain apaisement.
-Ca va aller, murmurai-je, d'un ton certes peu convaincant mais empli d'un certain espoir.
On allait s'en sortir, pour sûr...

Soudain, nouveau petit glapissement des créatures et attaque. J'eus à peine le temps de voir la forme foncer dans notre direction. Ce n'était que le début... peut-être le début de la fin. Car seulement un strangulot se mit en mode offensif, toutes griffes ou plutôt tous doigts dehors. Les autres restaient, tout aussi menaçants. A croire que ces trucs avaient une certaine intelligence et avaient un plan !

Le strangulot jailli, mon coeur fit un bond dans me poitrine et, voulant réagir, je quittai quelques instants le dos de Linoa. Ce contact physique qui me rassurait tant s'était envolé. J'avais l'impression d'être plus seule que jamais. M'en sortir. S'en sortir. Remonter à la surface. Vivantes. C'était ça, qu'il fallait viser.

1- Kohane lance un #protego qui repousse le Strangulot. Néanmoins, celui n'en est pas affaibli et semble vouloir attaquer de nouveau assez rapidement, encouragé par les glapissement de ses compères.

2- Kohane lance un #stupéfix qui rate sa cible car, trop paniquée, elle vise dans la première direction. L'éclair passe à ras du strangulot qui ne s'en formalise pas outre-mesure et lance ses longs doigts en direction de Kohane.

3- Kohane tente de stopper le strangulot dans sa course cependant celui-ci esquive et fonce en direction de Linoa.


4- Kohane lance un #immobilus qui fait mouche : la créature est arrêtée nette, figée. Mais ses compagnons n'en paraissent que plus en colère car leurs glapissements redoublent d'intensité.
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