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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Quand la magie noire s'exprime...
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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Invité, le  Dim 1 Jan 2017 - 22:38

Lenteur du mouvement du Nordique. Comme pour la narguer qu'elle était désormais sans défense, qu'elle était désormais à la merci du froid qui l'entourait. La rousse ne peut retenir un frisson d'ailleurs, la tentation du feu de bois devenait de plus en plus forte. Rentrer et se réchauffer. Rentrer et échouer. Vhagar, de son côté, semblait se foutre éperdument de la température, s'amusant à comparer leurs deux baguettes, radicalement différentes. C'était assez ironique d'ailleurs qu'ils s'entendent aussi bien, de part leur différence d'âge, de part leurs personnalités différentes, de part leurs différences d'attitude. Le Nordique était bien plus posé, calme, terre à terre, que l'irlandaise. Alors qu'il était un roc, stable, difficile à atteindre, encore plus à s'en rapprocher, elle était vent marin, libre, insouciant, changeant. Et pourtant...Vhagar lui apportait une stabilité qu'elle se surprenait à apprécier.

- Bien. Ça va être très simple. Tu as ici une hache.

La rousse dirigea son regard vers l'instrument pointé par le Nordique. La hache en question semblait solidement fichée dans une souche, une épaisse couverture de neige la recouvrant. Que voulait-il qu'elle fasse avec un outil coincé, rouillé, inefficace? Elle eut sa réponse quelque secondes plus tard lorsque Dragon, utilisant SA baguette, tenta de créer un feu sur le sol gelé.

- J'ai pas de bois. Va m'en chercher je te prie.

Aileen haussa un sourcil, déjà il se permettait d'utiliser SA baguette, sa partie d'elle lui permettant d'incanter, pour lancer un sortilège qu'il savait pertinemment voué à l'échec. Mais en plus, il semblait accuser cette dernière de cette non-réussite, se plaisant à observer sous toutes les coutures un des objets les plus personnels qu'un sorcier ne puisse avoir. Si la rousse eut été louve, elle aurait sorti les crocs. En l'absence de ceux-ci, néanmoins, elle fusilla simplement Vhagar du regard. Ce dernier remarqua son petit manège et, d'un ton plus vif, plus sec, la rappela à l'ordre.

- Tu attends que la neige tombe ? T'es déjà en retard.

Bon, elle n'avait pas 36 000 solutions, ravalant une réplique cinglante qui serait tombée dans l'oreille d'un sourd, la rousse se dirigea vers la hache. Autant focaliser sa frustration sur quelque chose d'utile pour une fois. Elle avait été assez intelligente pour avoir pris une paire de gants en cuir. Bon, ils n'étaient pas les plus efficaces du monde, mais ils l'empêcheraient de totalement geler. D'un coup sec elle tira pour déloger la hache.

Échec.

Cette dernière ne voulait définitivement pas bouger, alors Aileen la secoua un peu, histoire de casser la glace qui c'était formée et, utilisant son pieds comme levier, tira un coup supplémentaire, la délogeant. Vhagar semblait l'observer attentivement, se moquait-il déjà d'elle? Lui lançant un énième regard noir, elle s'enfonça plus profondément dans le bois, cherchant un arbre aux branches assez basses pour qu'elle puisse les couper. Ça ou un bouleau, ils étaient assez simples à couper.

Au bout de quelques minutes de marche, dans le froid, la neige lui coupant une bonne partie de sa vision, elle trouva l'arbuste idéal. Pas trop petit, pas trop gros, idéal pour faire un feu avec. La rousse n'attendit donc pas avant d'utiliser sa hache et se mit au travail.

Un coup, l'écorce vola, Aileen pensa à un moyen de faire payer à Vhag cet entrainement inutile et contraignant.

Deux coups, le bois vert commençait à poindre son nez, l'irlandaise avait froid, mais l'exercice commençait à la réchauffer.

Cinq coups, l'arbre était bien entamé, un peu plus et il allait tomber.

Sept coups, l'arbre tomba et Aileen ne put retenir un petit cri de victoire. Elle l'avait fait! Pendant un moment toute l'amertume qu'elle avait eu envers son mentor s'estompa. Satisfaction.

Satisfaction qui dura jusqu'à ce qu'elle s'empare du tronc, et cherche le chemin qu'elle venait d'emprunter. La neige avait eu le temps de recouvrir toute trace de son passage. Combien de temps était-elle restée à abattre ce fichu bout de bois déjà?

- Vhag??? Es-tu proche?

Pas d'autre réponse que le sifflement du vent, elle tenta une nouvelle fois d'appeler son mentor, sans succès. Elle était bel et bien perdue.
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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Everard Lloyd, le  Dim 8 Jan 2017 - 21:52

Cela faisait plus d'un quart de douzaine d'heure que Vhagar avait vu son élève s'échapper dans les bois armée de la hache. C'était encore pleine matinée, mais quelque chose clochait. Si la jeune fille était du genre à exposer publiquement son mécontentement, il la connaissait mal comme étant une véritable rebelle à faire l'école buissonnière. Ce n'était pas l'école, mais enfin. Le temps qui coulait par ce froid devenait de plus en plus inquiétant, et pourtant le Nordique, qui depuis tout ce temps n'avait pas décalé un simple doigt de pied, retardait le moment ou il allait falloir lui venir en aide. Au fond elle n'avait pas eu besoin de sa baguette mais plutôt d'un décent sens de l'orientation.

Animé par la volonté de la laisser réussir, Vhagar observait les alentours les bras croisés, cherchant une raison de ne pas porter secours. Il n'y avait que dans les films moldus que les méchants laissaient mourir ceux qui traînaient derrière. En réalité, ces alliés, bien qu'un peu plus faibles, demeuraient des alliés précieux dans certaines circonstances, et la vie de collaborateurs importait trop pour les négliger. D'autant plus qu'une simple erreur ne méritait pas le rejet. Aileen était sûrement bien plus forte qu'il n'aurait espérer l'être au même âge. Ce pourquoi il voulait la laisser se débrouiller. Lui porter secours allait être un échec non seulement pour elle mais aussi pour lui. Alors retardant toujours son départ, il alluma une cigarette dans ce froid glacial, peinant quelque peu à l'embraser. Cinq minutes de répit.

Finalement, à la dernière bouffé, il leva un pied, puis l'autre, comme si ses bottes avaient collé le sol à force d'y être implantées. Et malgré les heures passées là, la maigre chaleur des semelles n'avait pas suffit à défaire l'herbe de son manteau neigeux. On y discernait à peine les traces des pieds du Nordique. Il jeta son mégot dans le feu de camp encore vide, qui attendait le bois de la fillette. La fillette perdue, qu'il partait retrouver. Il passa une main dans des cheveux, chassant le givre et la neige qui y avaient élu domicile. Il resserra un coup son manteau et le boutonna. Le vent était particulièrement violent et faisait probablement perdre plus d'une vingtaine de degré au ressenti du froid. Ce qui veut dire que le paysage londonien s'apparentait à une contrée du Nord de la Sibérie. Encore plus froide que les températures appréciées par le Nordique. La pauvre était peut-être déjà morte, tout compte fait, car il savait que les autres toléraient moins le froid que lui, comme les autres jouissaient des premières chaleurs quand lui suffoquait déjà à l'arrivée du printemps.

Il rangea la baguette de son apprenti, celle que jusqu'à lors il observait, et comparait à la sienne. En bon traqueur, même si la neige continuait de recouvrir des traces marquées depuis plusieurs heures, il pourrait peut-être la retrouver, avant que le pire des cas de figure ne se produise...
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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Invité, le  Lun 9 Jan 2017 - 2:16

Survivre.

Il fallait qu'elle réussit à survivre, le temps que Vhagar la trouve, ou qu'elle tombe sur quelqu'un qui pourrait l'aider. La rousse savait pertinemment qu'en s'éloignant trop, elle risquait de perdre toute chance de trouver un quelconque repère. Elle se résigna donc à chercher un endroit propice à attendre la fin de la tempête. L'irlandaise aurait beaucoup plus de chance de se retrouver si ses traces de pieds n'étaient pas effacées après quelques minutes à peine.

Elle se dirigea donc, bois dans une main, hache dans l'autre, vers ce qu'elle devinait être une colline. Peut-être qu'avec la hauteur, elle pourrait retrouver plus facilement son chemin, ou du moins apercevoir une lueur provenant de la caverne.

Peine perdue

La serpentard ne savait pas combien de temps elle avait mis pour monter la colline de fortune, mais avec le vent et la neige environnante, elle n'arrivait pas à distinguer autre chose que des formes noires confuses qu'elle soupçonnait être des arbres. C'était bien sa chance....Ses doigts commençaient doucement mais sûrement à geler, ses pieds devenaient de plus en plus insensibles, elle n'arriverait à rien tant que la tempête ferait rage. La rousse se résigna donc à trouver un endroit ou s'abriter. C'est alors qu'elle eut son premier coup de chance de la journée, en redescendant la petite colline, elle tomba sur une petite caverne, assez grande pour qu'elle puisse s'y abriter le temps que le vent se calme.

Il faisait agréablement chaud dans la caverne, et Aileen se surprit à déposer bois et hache sur le sol, le temps de trouver une bonne position pour s'installer et commencer à faire un petit feu. Elle se sentait idiote, à s'être perdue ainsi dans le froid. Vhag allait sûrement rire d'elle une fois qu'ils se seraient retrouvés, se moquant de son inaptitude à se repérer en forêt.

Mais en même temps...C'est pas ma faute d'avoir été élevée en ville toute ma vie. Je peux difficilement rivaliser avec Dragon qui a connu les grandes forêts scandinaves...

Alors qu'elle s'attelait à commencer un petit feu, tentant de se souvenir des leçons de survie qu'elle avait lu dans un livre, elle entendit un petit cliquetis qui provenait du fond de la caverne. Elle s'arrêta, le temps de décider s'il s'agissait uniquement des bruits du vents ou de son imagination, avant de l'entendre de nouveau, plus rapproché. Aileen eut à peine le temps d'attraper sa hache que déjà, une jeune acromentule surgissait des tréfonds de la grotte.

-Eh bien, moi qui me demandais ce que j'allais bien pouvoir manger cet hiver...Voilà mes proies qui viennent à moi. Je suis décidément chanceuse cette année.

L'irlandaise ne pût s'empêcher de trembler. Sur toutes les créatures qu'elle aurait pu croiser sans sa baguette, il fallait qu'elle tombe sur une acromentule. Le seul prédateur qui allait pouvoir la poursuivre à travers le froid, qui avait l'intelligence nécessaire pour échapper à n'importe quelle stratégie que la rousse pourrait élaborer. Il fallait qu'elle parte de là, le plus tôt possible, elle prit donc les jambes à son cou et se redirigea vers l'extérieur.

Elle n'eut pas le temps de faire deux pas que déjà l'araignée avait sautés sur elle, la plaquant au sol. Se retournant rapidement pour bloquer la mâchoire de la créature avec sa hache, la rousse se battait dans un combat qu'elle ne pourrait gagner. Elle était affaiblie par ses heures dans le froid, sa baguette et dragon étaient loin d'elle. Elle allait probablement mourir là, seule, oubliée, idiote.

Non.

Elle asséna un coup de hache dans la gueule de l'acromentule, espérant se libérer. En vain, elle eut tout juste le temps de crier que déjà les mandibules de l'araignée étaient sur elle.
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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Everard Lloyd, le  Ven 13 Jan 2017 - 5:28

Le vent apporta une petite brise d’inquiétude. Il voyait mal Aileen faire l'école buissonnière, et c'était peu son genre de faire croire au drame pour faire sortir le Nordique de sa sieste hivernale. Les deux baguettes coincées l'une avec l'autre dans son fourreau en cuir, il quitta la cabane de bois pour marcher tranquillement à la recherche de son élève. Les traces avaient a peu près disparu, mais la neige qui tombe de manière homogène ne faisait que recouvrir le trou des semelles d'un nouveau manteau neigeux, épaississant d'avantage celui qui n'a pas été foulé. Il suivit donc les traces, jusqu'à arriver, au bout d'un bon moment, en face d'une souche d'arbre abattu. Une souche ridicule. Arbre probablement pas plus gros qu'un vieil arbuste. Si la novice comptait revenir avec un bois de cette taille, elle aurait fait un bon nombre d'allers retour. Cependant elle ne l'avait pas ramené. Il s'était donc bel et bien passé quelque chose inattendu. Il continua alors sa recherche de plus belle, quite à employer tous les moyens nécessaires. Il lui fallait plus de flaire, ou mieux entendre.

...


Run.

La peur de la jeune fille était parfaitement perceptible. Elle tremblait plus que de peur que de froid. L'accromentule avançait vers elle dans un bruit sordide. Le bruit de la créature s'entendait de loin. Plus que le souffle effréné d'Aileen qui puisait dans ses réserves. La pauvre semblait prise au piège.

Run.

Des pas. Elle courrait. On entendait encore et de mieux en mieux les sons des huit pattes qui de manière cohérente rattrapent celles de la sorcière qui n'en porte que deux. Le bruit insectueux s'arrête un moment. L'araignée a probablement sauté sur sa victime. Vite. Plus vite.

Run.

Un métal frappe et un cris monstrueux s'en suit. A t'elle vraiment besoin de son aide ? Mais ce n'est pas de la douleur qu'on entend. La bête redouble de rage. La deuxième redouble de vitesse.

Run.

L'accromentule tenta un deuxième saut. La rousse se retrouva plaquée au sol, à bout de force. C'est alors que la course se termina. Le monstre fut projeté quelques mètres plus loin par la bête au pelage immaculé, qui ouvrit alors la gueule pour laisser un petit objet des plus précieux au sol, et laissant un sourd rugissement terroriser l'octopode. La baguette d'Aileen était juste à ses pieds. L'once ne se retourna même pas pour voir en quel état se trouvait la sorcière et bondit de nouveau sur la sombre araignée, l'assénant de plusieurs coups de griffes et de crocs. Le combat fût assez bref. Le monstre alors mort, le félin attrapa la hache, plantée dans le cadavre, et coinça le manche entre ses dents acérées. Ce qui semblait être une simple panthère des neiges déposa l'outil au pied de l'apprentie toujours au sol, à côté de sa baguette, comme pour lui rappeler que sa tâche n'était pas terminée. Et elle disparut aussi vite qu'elle lui avait sauvé la vie.

Vhagar, de retour à la cabane, se doutait bien qu'Aileen avait comprit la capacité du Nordique. Mais il sourit à l'idée de tout nier en bloc. Après tout, elle n'aurait aucune preuve concrète.
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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Invité, le  Lun 16 Jan 2017 - 6:39

Souffle d'une lame dans la nuit
Danger qui rôde
Comme une onde de plaisir

Sentir l'haleine de l'acromentule couler sur sa peau. S'imaginer le sang couler sur ses crochets. S'imaginer son venin rentrer dans le corps. S'imaginer la neige teintée de rouge et les yeux qui s'effacent. S'imaginer un monde où l'on n'existe que sous une forme éventrée, à servir de nourriture à une araignée. Les pensées filent et les mots se perdent.

Aileen ferma les yeux.

Le temps de sentir la pression de l'araignée disparaître de son corps, d'entendre le corps de l'acromentule s'écraser au loin, de toucher un bois familier qu'on venait de déposer à ses côtés. Vhagar était arrivé. La rousse ouvrit les yeux d'un coup pour voir du blanc parmi du blanc, un être sauvage dans une forêt qui l'était tout autant. Une panthère des neiges intimidant le prédateur en face de lui. Une panthère des neiges qui venait de la sauver. Une panthère qui se jetta presqu'aussitôt sur celui qui avait mis en péril la vie de l'irlandaise quelques secondes plus tôt. Ce fût une panthère et non pas Dragon qui acheva le monstre. Un félin gracieux, au pelage maculé de sang, qui déposa la hache rouillée aux pieds de la jeune fille. Et, avant que cette dernière ne puisse la remercier ou même la flatter, cette dernière s'enfonça dans les bois.

Comme un rêve cauchemar qui s'achevait.

Abasourdie, Aileen se releva tant bien que mal. Mis à part ses membres engourdis par le froid et quelques ecchymoses, elle n'avait aucune blessure. Le félin sauveur, son mentor qui la guidait, semblait s'en être assuré. Ce dernier devait d'ailleurs l'attendre assez impatiemment. La jeune fille prit donc sa baguette, incanta un rapide Consectetuer Dryer sur ses vêtements, s'assurant d'avoir assez chaud pour le chemin du retour. Elle se dirigea vers la caverne, ramassa le bois d'un bras, la hache dans l'autre main et la baguette dans sa poche. Ce n'était pas parce qu'elle avait récupérée cette dernière qu'elle avait oubliée le désir de Vhagar. Pas de magie pour sa mission.

Suivre les traces du félin dans la neige.

Elle ne mit pas tant de temps à retrouver la voie de la petite cabane, maintenant qu'elle savait où aller. Maintenant que son esprit était clair et éclairé par l'adrénaline de s'être presque fait tuer. La rousse restait sur ses gardes, comme si une araignée risquait de sortir lui sauter dessus à chaque instant. Puis, après une dizaine de minutes de marche, elle y était. Elle était en sécurité. Ouvrant doucement la porte elle tomba sur Vhagar qui s'était réinstallé à l'intérieur.

Les mots sont des armes, les mots sont des dons, les mots ne se gaspillent pas.

En silence, elle déposa la hache et le bois dans un coin de la cabane. Elle ne savait pas vraiment quoi dire, comment agir avec Vhagar. Il venait de lui sauver la vie, il venait de se dévoiler en tant qu'animagus. Et quel animagus...Une panthère des neiges, un félin qu'elle avait envie de flatter, tellement sa fourrure paraissait douce. Chose qu'elle n'aurait probablement jamais l'opportunité de faire, malheureusement, Vhagar n'étant pas particulièrement fan des contacts physiques. À son grand désarroi d'ailleurs, Aileen appréciait pouvoir montrer son affection aux personnes qu'elle appréciait. Elle avait grandi entourée de caresses, de câlins, d'affection et d'amour. Que ce soit de Nya, d'Alister ou de sa mère.

Hésitant un peu, la rousse se rendit proche du Nordique et le tira dans un câlin maladroit. Elle lui devait la vie. Elle lui devait ses nouvelles compétences, son assurance lorsqu'elle se promenait désormais dans l'Allée des Embrumes. Elle lui devait d'avoir cassé l'ennui.

-Merci.
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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Everard Lloyd, le  Lun 13 Fév 2017 - 20:39

Alors que Vhagar jouait le rôle de l'innocent attendant toujours son morceau de bois pour daigner sentir le bout de ses doigts dans ce froid glacial, il eut à peine le temps de retirer un peu de neige de son visage et de ses bras lorsque que Aileen fit son apparition dans la pièce. Elle resta silencieuse, déposant sa misérable branche et la hache dans un coin de la petite pièce. Vhagar la regarda avec un petit regard désapprobateur. Il s'attendait à un peu plus venant d'une femme avec autant d'entrainement. Mais alors qu'il allait taire le silence, elle s'approcha près de lui et le prit dans ses bras. Sachant logiquement qu'il était inutile de nier son rôle dans le sauvetage de dernière minute, il lui rendit son calin de façon encore plus maladroite, atteignant son oreille assez près pour souffler:

- Dans l'abdomen, par dessous. Tu n'aurais pas eu besoin de moi.

Une hache même rouillée pouvait en effet largement faire l'affaire contre une accromentule. Ces créatures était assez bête pour s'exposer de manière fréquente à de lourdes représailles suite à une attaque. Aileen allait le savoir bien assez vite. Mais ce genre d'entrainement serait pour une autre fois. Pour le moment il leur fallait du bois pour le feu. Alors que son apprentie était toujours collée à lui, il posa gentiment ses mains sur ses hanches pour la repousser un peu sans la brusquer. Manière tendre de mettre fin à ce contact gênant. Il lui laissa un moment pour souffler. Elle allait chercher de quoi couper son arbuste en morceaux plus petits. Lui la regardait faire, sans ouvrir la bouche. Il la regardait faire, et la jugerait après. Elle ne s'y prenait pas mal en fin de compte. Juste un petit couac. Il n'y aurait jamais une quantité de bois suffisante. Alors plutôt que de l'envoyer dans un bourbier pareil que le premier, avec une hache qui se couperait rien, il fit voler la baguette d'Aileen hors de sa poche, elle s'en rendit compte. Elle n'allait bien sûr rien dire et continuer ses petites affaires.

Alors Vhagar la prit de sa main de prédilection. Numen Arma. La baguette toute fine se transforma en une lourde hache bien plus menaçante et bien plus apte à couper du gros bois. L'acier qui avait prit forme brillait malgré la lumière qui peu à peu s'en allait. Il la contempla un moment, puis interloqua la belle rousse, et lui tendit la belle arme.

- Celle-ci ne te fera pas défaut.


Il l'aidait certes, mais ses yeux ne disaient qu'une chose, il était l'heure d'y retourner. La nuit tombait peu à peu, et le feu ne tiendrait pas assez longtemps avec si peu de bois. Il leur fallait qu'il dure la nuit. Toute la nuit.
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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Invité, le  Dim 19 Fév 2017 - 4:55

On a beau être notre pire ennemi, on se préfère, c'est toute l'histoire

Une odeur de forêt, de vent du Nord et de glace étrangère se mélangeait à une maladresse du geste, une affection novice. Après tout, depuis quand Vhagar Meraxès donnait-il des câlins? Un souffle dans l'oreille de la rousse.

- Dans l'abdomen, par dessous. Tu n'aurais pas eu besoin de moi.

Aileen ne savait pas ce qui était le plus drôle, la confiance aveugle que semblait avoir Vhagar en ses capacités, ou le moyen que ce dernier utilisa pour faire cesser le petit moment d'affection qu'ils avaient eu les deux. Mais sur ses hanches, la poussant doucement, signe que la pause était terminée, qu'il était temps de continuer. Mouvement doux de la tête pour lui signifier qu'elle avait compris. Mouvement efficace des bras pour tailler le restant du bois avec la hache rouillée. Mouvement de sa baguette qui fila droit dans la main de Vhag, la rousse haussa un sourcil mais ne dit rien, se contentant d'attendre et voir ce que son mentor allait faire. Elle n'eut pas à attendre longtemps que déjà une hache en acier prit forme.

- Celle-ci ne te fera pas défaut.

Oh nononononon, elle n'allait pas ressortir dehors, geler, manquer de se faire tuer et...Un regard de Vhagar lui enleva toute envie de se plaindre. Elle sorti donc affronter une autre fois le froid. Au moins, cette fois-ci, elle avait une hache digne de ce nom. Mais pas de boussole ou quoi que ce soit pour se repérer bien sûr. Nonnnn ça aurait été trop demander.

-Foutu hiver et p***in de neige de....

Plus tard, c'était décidé, Aileen s'en irait vivre dans un pays chaud. En marchant dans la forêt, elle s'imagina un vent chaud qui soufflait sur elle, la plage avec du sable fin. Ou avec des galets. Et des plantes tropicales, des poissons qui nageraient avec elle dans l'eau azurée, avec une température ne descendant jamais en dessous du proverbial 20 degré. Et....

Regardant autour d'elle, la rousse s'aperçut qu'elle s'était encore une fois perdue dans la forêt. Elle ne reconnaissait aucunement les lieux alentours, n'étant pas sure dans quel coin elle s'était aventurée cette fois-ci. Vhagar allait la tuer....Il allait devoir venir la chercher une seconde fois, si elle ne mourrait pas de froid avant. Tout ça à cause de rêveries stupides et de...

Ah non, la neige ayant arrêté de tomber, elle pouvait clairement voir ses traces de botte dans la neige. Elle n'aurait qu'à les suivre pour revenir à bon port. La rousse prit donc sa hache fermement, et commença à abattre un petit sapin pour le ramener à Vhagar. Quelques dizaines de coups et une bonne dose d'effort plus tard, elle avait un arbuste à traîner à la cabane.

Le tout prit une autre dizaine de minutes. Un fois installée devant l'endroit, l'irlandaise commença à découper les différentes branches, puis à diviser le tronc en petites bûches, déposant le tout par terre, là où Vhagar avait tenté d'allumer le feu. Une fois le tout terminée, la rousse alla chercher le Nordique à l'intérieur.

-Terminé! J'espère que c'est assez cette fois.



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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Everard Lloyd, le  Ven 17 Mar 2017 - 12:07

(Bus de Luxe / Wifi / Place de ouf) -> J'peux répondre sur le trajet :P


Le ciel se tâchait de nuances de roses. Le crépuscule était plus beau que d'habitude, et la nuit se faisait de plus en plus proche. Et Aileen n'étant toujours pas revenu, Vhagar commençait une fois de plus à ne plus tenir en place. Entre réflexion et réflexion, il vivait ce qu'il n'avait pas ressenti depuis plusieurs années. Ressentir. Sentiment oublié. Mais savoir son poulain potentiellement en danger le faisait frémir. Lui pour lui les sensations telles que l'amour ou l'inquiétude ne s'étaient pas exprimées. Loin de réellement se faire mouron, il s'assit et posa ses coudes sur ses genoux. Il lui laisserait sa chance se montrer qu'elle peut se débrouiller toute seule. Après tout, en cas de danger, elle utiliserait sa baguette. Parce-qu'au final hache ou pas elle n'avait qu'à lui rendre sa forme normale pour se débrouiller aussi bien qu'un sorcier expérimenté qui cherche son chemin. Et si une bête venait à de nouveau l'attaquer, elle disposait d'une hache en bel acier et d'une panoplie de sortilèges aussi efficaces les uns que les autres. Il ne lui manquait plus que la pratique, et quelques sorts à utiliser à l'abri des regards indiscrets, ou sur ceux-ci. Elle était bientôt prête.

Quand on parlait de la louve, il la sentit malgré le froid arriver avec ce que ses oreilles perçurent comme un petit arbuste. Elle vint le chercher après avoir tout poser sur le sol, là ou il avait de manière absurde rater volontairement l'allumage du premier feu. Elle lui dit quelques mots, auxquels il ne répondit point. Il sorti sa baguette pour faire léviter vers lui deux rondins tout juste coupés sans la moindre hache. Il en retira tout résidu qui ne saurait correspondre à un fessier qui désire rester sec, et il s'assit, invitant Aileen à faire de même sur le deuxième en face de lui.

- Ça ira pour cette fois, le but est surtout que tu acquiert un peu d'endurance et de force. La prochaine il faudra donc plus de bois. Tu dois pouvoir riposter même en étant désarmée. Un sorcier n'est rien sans sa baguette, mais un homme n'est rien s'il panique après la perte d'un petit bout de bois.

Alors que la nuit se faisait de plus en plus sombre, le contexte s'apparenta de plus en plus à une soirée de camping autour du feu. Et même si la discussion n'était pas du tout semblable à celle que l'on abordait dans les stations balnéaires, la nuit se montra douce. Le vent avait perdu de son intensité, et les sons de la forêt ajoutait un peu d'aventure à des histoires de duels et de combats épiques. C'était ce soir qu'Aileen allait découvrir le pouvoir de la noirceur.

---[Fin du RP]---
Lïnwe Felagünd
Lïnwe Felagünd
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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Lïnwe Felagünd, le  Mar 21 Mar 2017 - 22:47

Quand la magie noire s'exprime... - Page 8 Friori10
Le tournant
Quand la magie noire s'exprime... - Page 8 Friori11
avec Mangemort 91


Marchombre parmi les feuilles entassées mortes
le regard vide le cerveau d'idées vides de mots de sensations
énergie d'une jeunesse refoulée - perdue
comme le vieux souvenir du commerçant
au coin de la rue qui vend ses croissants
pâte d'amandes et brin de poussières
                                           amères.

Lïnwe n'est devenu qu'un vieux journal qu'on aurait laissé là sur un banc, un jour de novembre de mars, un jour pluvieux humide et triste. Il se contentait de marcher — comme un ombre attentée il se contentait de tourner dans des rues désertes de Londres pour la cinquième fois de la journée. Pour s'identifier. Se perdre. S'identifier parmi les pages blanches d'un feuillet. Une marche qu'il espérait stimulante et purifiante. Il y avait comme une lueur d'espoir que la pluie lui lave son corps nu et ses maux d'esprit. Une douche hygiénique qui lui brûlerait le corps et l'envie. Cette envie qui le ronge — incertain de sa survie.

C'était... c'était comme s'il plaçait une prière bénédictine sur ce bain méditatif torpeur des nuages et de mère nature qui lui offre ce visage. Pyramide des astres et fenêtres sur cour - cheminées dévoilées sans gant de velours - contour fluide flouté par l'eau qui lui arrive par secousse sur le visage nu. Cisaillé. Rapiécé. Par la lourdeur d'une divinité exclue broyant une inconnue par vengeance. Par pure vengeance, parce qu'on ne lui avait pas immolé une offrande au dîner.

Alors il marche. Comme si marcher allait la sauver
allait le sauver de ce cauchemar qui lui coule comme
une abeille et son sang qui est plus doux que le miel.
Mangemort 91
Mangemort 91
Mangemort à la retraite
Mangemort
à la retraite
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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Mangemort 91, le  Mer 26 Avr 2017 - 22:11

Il y avait ce jour là dans l'air une affreuse odeur soufrée, traînée par la pluie sur le bitume. Leur cape dessinait à leur suite des courbes en arabesque, patineuses artistiques involontaires d'un jour de printemps inquiet. Ils se demandaient à quoi donc pouvaient bien rêver les patineurs, qui entre deux rires, tracent des lignes et des cœurs. Comme si aucune peur ne pouvaient jamais les rattraper. Aucune obligation. Aucune idée pour laquelle on se doit de lutter.

Ils auraient aimé
Dans une autre vie,
Savoir patiner.
Autrement que dans le vide.

Vinaigrette à l'âme en morceaux, ils marchaient, le masque toujours vissé, ancré, de plus en lus. Pour être sauvage, imperturbable, non reconnaissable. Pour afficher cette figure de marbre que nul ne saurait reconnaître. entre mille. Trop d'émotions pour qu'aucune ne soit traître. Ils avaient reconnu l'ombre au loin, mais se plaisait à comprendre, à façonner l'idée que l'autre ne les reconnaîtrait jamais.
L'enfant prodige d'une autre époque.
Où les fées tintinnabulaient encore,
au printemps,
temps d'espoir lavé de tout cauchemars.

Ils suivaient, comme une main sur l'épaule tourmentaient, sachant pertinemment que le temps venu, ils l'aiguilleraient, comme il se devait, comme ils auraient du bien lus tôt, si l'âme incandescente ne s'était pas entièrement consumée à cette époque des barques à la dérives.
De la lune miel.  
Ils suivent et s'arrêtent, non loin à un moment opportun. La voix râpe, non reconnaissable. Pour ne pas trahir le secret d'une vie qu'à moitié soufflée lorsque le visage n'est pas complet.

cesse de marcher, enfant de brume. tu vas tomber.    
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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Lïnwe Felagünd, le  Mar 2 Mai 2017 - 22:16

Des barques à la dérive. Des barques à la dérive qui se remplissent d'eau céleste. Cette douche qu'actionnent les nuages maîtres en esclavage au-dessus des têtes au-dessus de la sienne qui brûle. La sienne qui brûle d'envie de passer par un conduit de cheminée encore tiède juste avant l'heure de dîner. Avant l'heure d'enfourner la tourte aux saveurs exotiques. Un pigeon qui s'empresse et marche droit devant lui comme si le vent le menait là où il devait aller. Une girouette dans les airs et les cheveux qui tombent encore plus. Encore plus. Toujours plus. Les cheveux qui se lamentent comme la dernière fois. Comme hier et avant-hier. Comme tous les autres soirs d'ailleurs. Et ce jour-ci était particulier. Comme si, comme si quelque chose de lumineux allait se passer. Comme si le ciel allait s'ouvrir en deux, soudainement. Et qu'une main pleine de rédemption allait l'accepter et l'accueillir. Et se serait à lui de pleurer comme un nuage triste.

Il passe devant un mendiant qui compte ses dents - le regard ailleurs manquant de lui manger une manche toute rouillée. Il est à terre à demi-allongé à demi-vivant et fait flipper. Passe devant. Passe devant. Est-ce ceci le déchet humain ? Est-ce ça l'âme en peine ? Et le destin ? Et la vie ? Est-ce vraiment ce que l'on souhaite ? Est-ce la fortune que peut nous mener une existence ? Et l'intérieur d'un cœur douloureux ressemble-t-il à ça ? Hein ? A ce vagabond chanteur de rue qui abonde d'ivresse et de puanteur immonde coulant contre les pavés ternes de la cité.

« Cesse de marcher, enfant de brume. Tu vas tomber. » une voix râpeuse comme une lime à ongle
et un couteau de barbier qui fait saigner la gorge en un coup maniéré pour un client insatisfait.

Le clochard était déjà loin derrière lui mais une autre forme plus douteuse plus sombre
moins palpable plus houleuse plus absurde comme un rêve magnétique entre deux gorgées -
et un conseil noir.

« Je suis déjà tombé. Corbeau. » se retournant par politesse
regarder droit dans les yeux à qui l'on s'adresse — et c'est une ombre qui marche
tout comme lui qui la suit comme un mirage et ce rat d’égouts depuis midi.

Et ce masque qui trône sur son visage
qui est-elle cette ombre ?

Des souvenirs sur l'actualité se redressent comme le navire qui chavire,
des bribes d'images et d'horreurs qu'on fait circuler sur des ombres et des masqués.

« Que me veux-tu ? » direct sans passer par la phrase
Qui es-tu ? ni de vouvoiement car l'empressement oblige et le tiraillement.

La peur sait-elle pleurer ?


Dernière édition par Lïnwe Felagünd le Ven 16 Juin 2017 - 15:54, édité 1 fois
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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Mangemort 91, le  Mar 6 Juin 2017 - 0:41

Ils avaient suivi l'enfant de la brume, dont les troubles accentuaient sa démarche sinueuse de bipèdes assaillis par les poids imprévus. Ils l'avait suivi comme un colibri égaré dans la nuit. Un oiseau de pluie dont les pluies acides ont dévoré  sa vie soufflée à demi. Déjà trop compliqué pour l'oisillon.
Ils l'avaient suivi car reconnu auparavant comme l'enfant qu'ils n'auraient jamais, qu'ils couveraient coûte que coûte. Qu'ils répareraient au fil de sucre. Ou autrement, même si pour ce faire ils se devaient d'employer des moyens que la bienséance commune aurait plutôt tendance à qualifier de peu moraux. Mais au fond, c'est ainsi qu'ils s'étaient eux-même sauvés. En dernier recours. Dans une tentative désespérée, ils s'étaient trouvé une famille bancale, tordue, brumeuse. Mais néanmoins appréciable. Pour qui ils auraient versé leur sang sans la moindre hésitation.

Mais l'enfant avance, sans que la fumée ne s'écarte. Car les pouvoirs surréalistes ne sont offerts qu'aux nobles heureux et vertueux. Classe inaccessible. Leurs nerfs s'emmêlent en bouquet de fils alors qu'ils réalisent à quel point le chemin de lisière d'un enfant de lumière peut dévier sous les coups d'existence. Un volte-face, et un paradoxe aux yeux de nuits. Des traits assumés, offerts au monde, face aux leurs. dissimulés par la force des choses.

Je suis déjà tombé. Corbeau.

L'appellation qui leur tire un frisson électrisé. Tiré d'un rire glacé qui leur taillade les veines de l'intérieur. Aux lames de rasoirs. Le rire du corbeau articulé contemplant le monde depuis leur épaule.

Que me veux-tu ?

Empressement dénué de toute paraphrases. De toutes règles de civilité fortuite, et une fierté mal placée qui les prend soudainement, les confortant dans une décision de poète, ignorant ostensiblement le savant.

Nous voulons t'aider.
Ta présence ici nous invoque en muet.








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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Lïnwe Felagünd, le  Ven 16 Juin 2017 - 17:26

Le ciel pleure des lames de rasoir
alors qu'en fasse de lui gueule un corbeau
de sa proie démunie il croasse et se laisse
choir à cette nouvelle tentation qui l'invite
comme une ombre dans la ruelle à côté
comme une ombre chapardée au mur
comme une ombre
comme une ombre
comme une injure.

« Nous voulons t'aider. fit-il dans
un rire de chaise électrique et de porte grinçante

Ta présence ici nous invoque en muet. »

comme un démon dans le feu tourbillon
du bûcher aux damnés.

Qui est-il ? Ou qu'est-ce donc ? Pour que cette ombre lui murmure ces choses. Pas un chat noir dans la rue et pourtant, il se pourrait bien qu'il arrive un malheur. Un grand malheur alors que cette ombre lui offre son aide. Une coïncidence que de voir cet enfant meurtri gambader dans la rue inerte et grise ? Une coïncidence que de voir cet orphelin du bonheur s'échapper à des activités inexistantes ? Cette ombre aurait-elle la science infuse ? Comment ? Comment pouvait-on connaître cette vérité... cette réalité ?

Alors — « j'ai pas b'soin d'aide »
pensée à la voix tremblante.

Et Lïnwe en avait besoin. Il le savait. Il avait besoin de cette ombre pour panser son passé.
Il avait besoin de cette ombre pour connaître les pires atrocités du monde.

Qu'on le batte. Qu'on l'inonde. Qu'on l'abonde. Qu'on le soutienne.
Qu'on le jette. Qu'on le noie. Qu'on le brûle. Qu'on le gèle.
Qu'on l'aime. Qu'on l'octroie. Qu'on l'aide. Qu'on l'aide.

Il en avait besoin. Il avait besoin de cette ombre pour remédier à cette morsure -
fragilité. Il avait besoin qu'on lui montre la noirceur de ce monde
et de cette noirceur
redécouvrir la lumière de la lune et du soleil.
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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Mangemort 91, le  Mer 28 Juin 2017 - 5:54

Et ils avaient cette fibre presque maternelle pour l'enfant brue semblait non pas noyé mais bien écartelé entre deux vagues. Une d'acide et une amère. Ils avaient une fibre dont ils aimeraient faire une corde afin de pouvoir lui lancer et l'aider à se remettre sur pieds.

Ils avaient une fibre
Dont le monde ne voulait pas.
Dont la morale ne voulait pas.
Ils avaient une fibre
Qu'eux-même ne supportaient pas.

Alors dans les pas taciturnes et noctambules, ils avaient espéré s' en débarrasser, découvrir un secret.
Mais le monde sonnait creux.
Et son âme sonnait vide.
Alors ils n'avaient pu que s' interroger sur la santé mentale de l'enfant.
Et s' angoissée d'avantage lorsqu'il avait réfuté leur aide.
Cette main qu'il nentendzit presque jamais.

Alors la colère grinçante.
La voix menaçante.
Comme une promesse d'explication
Qui s' immisceroait ensuite.
Le sort Oedipien de l'angoisse permanente.#Obscuro et #Terrorim.
Distinctement.
Pour s' assurer d'être entendu.
Pour une première leçon improvisée en haute voltige.
Et sans jamais aucun filet.

Tu peux choisir d'avancer à tâtons dans la peur et sans savoir quand enfin tuntlmberas.

Et les sorts qu'ils rompent,
Une fois à ses côtés.
La main sur son épaule.
Comme celle d'une fibre paternel.
Fraternelle.
Qu'ils accepteraient plus.

Ou accepter notre aide.








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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Lïnwe Felagünd, le  Lun 10 Juil 2017 - 19:07

Musique
Une ombre à la colère grinçante comme une porte de vieille bâtisse abandonnée. Une ombre qu'on se réserve le droit de s'y perdre. Se perdre dans le noir complet. Sans aucun sens pour y remédier.

Une ombre étincelante de cruauté paternelle. Un fouet à droite, une règle à gauche. Une ombre gigantesque, s'élevant comme une muraille. Une ombre fidèle comme la peste.

Une ombre généreuse comme une mère porteuse. Attendrissante à ses instants de paix. Qui veut faire bonne action auprès des orphelins de la rue. Rats des égouts. Une ombre périlleuse, la main agile. Fraternelle.

Une ombre sur qui compter lorsqu'il fait trop noir. Une ombre pour se sortir du néant. Du monde rocailleux et vide comme une coquille de dragon gelée sur les sentiers isolés des régions du Nord.

Une ombre. Un reflet d'ombres. Un jeu d'ombres.
Un regard d'ombres. Un château d'ombre.
Une rue sombre. Que de noirceur et de valeur

pour se permettre de tomber
d'un étage.

« Tu peux choisir d'avancer à tâtons dans la peur et sans savoir quand enfin tu tomberas. » fit-elle
cette ombre aussi sournoise qu'intelligente
sans pouvoir contrôler autre chose
que son ouïe

chercher à tâton
le vide
la peur
de tomber
au fond.

Et soudain les alentours
qui reprennent forme
comme dans un rêve

qu'il avait déjà cru faire
ou était-il éveillé ?

est-il éveillé ?

« Ou accepter notre aide. » une main bienveillante
pour montrer à l'enfant
qu'il peut être aidé.

Et brusquement, comme si un crochet le fit revenir à la vie. Suffoquant un instant comme si il n'avait jamais respiré. Plaqué contre le mur. Sous la pluie battante. Les pavés monstres. Le sourire aventureux. Au coin des lèvres. Le mal — hisse ses bannières, du coin de ces lèvres juteuses de bambin inaccompli.

« Je... je... oké. Pourquoi faites-vous cela ? »

La peur ?
Ou le soulagement ?
De savoir qu'il n'est plus tout seul.

Tout ce qu'il veut, lui,
c'est de la retrouver elle
et de la tuer elle.

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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Mangemort 91, le  Mer 12 Juil 2017 - 18:32

La volonté était réel, presque autant que ce visage de remplacement qui se soudait à l'original dans une volonté et un ressenti d’entièreté que peu savait encore sentir. Une refus de le quitter, parce que dessous, on les écoutait, on les craignait. Parce que dessous ils apprenaient à exister.
Parce qu'ils n'étaient personne et tout le monde à la fois.
Parce qu'on ne les connaissait pas.
Parce qu'il pensait plus haut,
Quand l'autre criait tout bas.
Ils avaient appris ce que coûtait la vie, pour quelques sorts maudits. Le droit de respirer, d'évoluer et de courir. D'écouter et de parler. Et de ne plus se cacher, de ne plus s'enfuir. Le simple droit de rêver.
On leur avait appris,
Et il le récitait.

Le temps était venu de transmettre à l'enfant-brume qu'ils affectionnaient tant. De lui apprendre durement comment faire. Comment sortir du gouffre qui tentait de le noyer. Ça commence par une perte d'humanité, pour en fabriquer une autre. Plus forte. Plus centrée
Sur les idées interdites.
Celles qu'au début on regrettait de penser.

L'interrogation restait néanmoins légitimée par une inquiétude et une idée préconçue. Celle absurde que de voir un inconnu masqué dans la rue ne débouchait jamais à rien de bon. Mais c'était aussi une idée à déconstruire. Parce qu'ils l'aideraient.
Parce qu'ils le pouvaient.
Et parce qu'ils le voulaient.
Pour une pseudo paternité inventée de toutes pièces,
Et la non-volonté de voir son fils sombrer.

Parce qu'on ne veut plus
-te voir tomber si bas.

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