AccueilPortailRechercherS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
Page 9 sur 10
Quand la magie noire s'exprime...
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant
Mangemort 91
Mangemort à la retraite
Mangemort
à la retraite

Quand la magie noire s'exprime... - Page 9 Empty
Re: Quand la magie noire s'exprime...
Mangemort 91, le  Mer 12 Juil 2017 - 18:32

La volonté était réel, presque autant que ce visage de remplacement qui se soudait à l'original dans une volonté et un ressenti d’entièreté que peu savait encore sentir. Une refus de le quitter, parce que dessous, on les écoutait, on les craignait. Parce que dessous ils apprenaient à exister.
Parce qu'ils n'étaient personne et tout le monde à la fois.
Parce qu'on ne les connaissait pas.
Parce qu'il pensait plus haut,
Quand l'autre criait tout bas.
Ils avaient appris ce que coûtait la vie, pour quelques sorts maudits. Le droit de respirer, d'évoluer et de courir. D'écouter et de parler. Et de ne plus se cacher, de ne plus s'enfuir. Le simple droit de rêver.
On leur avait appris,
Et il le récitait.

Le temps était venu de transmettre à l'enfant-brume qu'ils affectionnaient tant. De lui apprendre durement comment faire. Comment sortir du gouffre qui tentait de le noyer. Ça commence par une perte d'humanité, pour en fabriquer une autre. Plus forte. Plus centrée
Sur les idées interdites.
Celles qu'au début on regrettait de penser.

L'interrogation restait néanmoins légitimée par une inquiétude et une idée préconçue. Celle absurde que de voir un inconnu masqué dans la rue ne débouchait jamais à rien de bon. Mais c'était aussi une idée à déconstruire. Parce qu'ils l'aideraient.
Parce qu'ils le pouvaient.
Et parce qu'ils le voulaient.
Pour une pseudo paternité inventée de toutes pièces,
Et la non-volonté de voir son fils sombrer.

Parce qu'on ne veut plus
-te voir tomber si bas.

Lïnwe Felagünd
Lïnwe Felagünd
Référent Maître de JeuGryffondor
Référent Maître de Jeu
Gryffondor
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Arithmancie

Spécialité(s) : - Demi-Vélane
- Permis de transplanage


Quand la magie noire s'exprime... - Page 9 Empty
Re: Quand la magie noire s'exprime...
Lïnwe Felagünd, le  Mar 18 Juil 2017 - 14:21

« Parce qu'on ne veut plus
-te voir tomber si bas. »
lui dit-on presque familièrement.

Non d'un ton qui se veut insultant, méprisant ou colérique. Mais ceux qu'on aimerait tant voir murmurés le soir pour s'endormir paisiblement. Ceux d'un père aimant. Ceux d'un frère qu'on a jamais vraiment eu. Ceux d'une sœur qu'on a perdu. Ceux d'une mère. Ceux d'une mère qui se cache derrière ce masque et qu'on croit aussi morte que le grand-père dans sa tombe poussiéreuse.

Un croassement qui vient de l'autre côté du mur. La porte grinçante et la toiture encombrante d'une maison laissée orpheline au coin de la petite avenue. Des tuiles tombant, se brisant dans la rue des nues. Des nues. Des nuées sauvages. Et la pluie qui pleure ses cordes. Faut-il y grimper ou s'y pendre ? Faut-il encore pouvoir espérer ne serait-ce qu'une seule fois. Espérer l'ombre grandissante derrière lui. Espérer de voir grandir cette obscurité rassurante. Et pas d'obscurité sans lumière. Comment ? Comment peut-il y apporter lumière et renaissance ?

« Co-... com-ment... ? » fit-il en accompagnant le cri des corbeaux sur sa tête malade. Comment voit-il ce gouffre nauséeux sous les pieds de l'enfant-brume, l'enfant perdu ? Un troisième œil sur le front du corbeau.

Lui aussi se tenait-il sur une branche épaisse de l'arbre-temps ?
Lui aussi croassait-il comme cet oiseau noir qui vomit son rat-déjeuner ?

Lui aussi a-t-il perdu ses racines un jour ?
Lui aussi a-t-il perdu un être cher, pour qu'il vienne le chercher ainsi ?
— il se tient bien droit mais bien loin du tronc.

Lui aussi est-il tombé de ce radeau médusé ?
Lui aussi est-il mort noyé sous les décombres de la vie ?
— on dirait la Mort, que l'enfant a tant attendue.

Et elle vient le chercher. Elle a fini de l'humilier. Elle a fini d'en rire de sa misérable petite vie de gosse capricieux. Elle vient le chercher. elle vient le chercher non pas pour l'emmener dans son paradis noir. Elle vient le chercher. Elle vient le chercher et l'aider. Elle vient le chercher pour lui offrir son aide. Elle est prise de remords. Elle a honte de se voir ainsi dans le miroir cassé.

Elle est venue le chercher pour l'élever
comme ce corbeau dans le ciel
une autre victime
radieuse
dans ses
mains

dans ses
serres.

Et maintenant, que fallait-il faire
pour s'envoler ?

Dis-lui, marchombre.
Dis-lui ce qu'il faut faire.


Dernière édition par Lïnwe Felagünd le Lun 4 Sep 2017 - 21:29, édité 1 fois
Mangemort 91
Mangemort 91
Mangemort à la retraite
Mangemort
à la retraite
Année à Poudlard : Aucune année renseignée

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Quand la magie noire s'exprime... - Page 9 Empty
Re: Quand la magie noire s'exprime...
Mangemort 91, le  Lun 4 Sep 2017 - 21:22

Il leur faudrait penser un jour, à cette tendresse inconnue qui leur étreignait la poitrine à la vue de la chevelure enneigée. Cette même tendresse que leur inspirait encore un ventre arrondi dans le nuit où se battait la vie. Sans qu'ils n'y comprennent rien, sans qu'ils ne cherchent quoique ce soit.
Ils ne voulaient au grand jamais
Le ramasser encore si bas.

Alors c'était contre-nature. Contre-moral, mais ils essaieraient, tant bien que mal. De porter l'enfant, de l'aider. Contre principe, et nul mot au grand maître. Ils le formeraient, l’attacheraient debout aussi longtemps qu'il le faudrait.  
Ils ne laisseraient aucune peur
L'approcher.

Illusion réaliste
Qu'ils ne maintiendraient guère au final.


Alors autant le former, dans ce que certains appelleraient les vices de la magies. Mais qui eux leur soulage l'existence, par la possibilité de lutter d'égal à égal avec les ombres chinoises qui dansent sur leurs draps. Et la question qui LES laisse transparaître. Comme si le front s'ouvraient. Schatten qui se pose sur l'épaule, reprend une seconde les fils en riant. Les éclats qui envahissent le crâne, à presque le casser. À presque s'oublier. L'absence d'un instant alors que seul subsiste la voix monocorde et mortuaire.
Qui les remplace une seconde.
Les temps d'un automne.

comme dans un jeu de carte.
coupe les têtes.
brûle les atouts un par un,
et regarde toi.
je t'apprendrais.

dans dix jours de ça, là où tu m'as vu la première fois.
n'oublie pas.
 

Volte face.

-Rideau.
Evan
Evan
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Arithmancie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


Quand la magie noire s'exprime... - Page 9 Empty
Re: Quand la magie noire s'exprime...
Evan, le  Jeu 16 Nov 2017 - 21:05




Instinct Animal
With Elly


L’Écosse. Sa terre gorgée de souvenirs ancestraux. De pierres dressées, face au ciel. De criques époustouflantes et diamantées par le soleil déclinant. De côtes rongées amoureusement par une mer aux embruns électriques. Des terres empourprées de pluies chaudes. Un voyage unique.

Là où était ton manoir. Votre manoir. Là où vous vous étiez liés. Là où tu l'avais sauvée. Là où vous vous étiez tout dit. Là où vous vous étiez unis. Là où vous aviez vécu. Là où vous vivriez encore.

En ce jour d'automne, où les nuages grisâtres s'amoncelaient en grands paquets au-dessus de vos têtes, vous aviez décidés, d'aller vous promener dans une des grandes forêts, non loin de votre domaine. L'idée de vous évader, de vous transformer, de ressentir cette terre et ces bienfaits sous vos instincts les plus poussés. Elle en Renard, toi en Loup.

La matinée avait apporté quelques pluies et à voir l'habit du ciel, il était fort à parier que vous recevriez une nouvelle saucée dans votre entreprise. Si votre matin s'était déroulé sous la couette dans les bras l'un de l'autre, rapidement l'idée de vous évader, de faire une petite escapade, était venue entre deux discussions. Et c'était le cœur léger, vivant, tenant la main de ta belle, que vous étiez sortis avec cette envie commune.

Vous aviez transplané à quelques kilomètres de votre demeure. Et vous marchiez à l'orée de la forêt massive et ses nombreux arbres centenaires. L'odeur de la terre humide flottait dans l'air. Tu avais pris des vêtements légers de ton côté, sachant que ceux-ci ne perdureraient pas. Elly elle, habillée un peu plus chaudement. L'avantage d'être un animagus plutôt qu'un loup-garou.

C'est profitant de ces effluves riches, de la flore époustouflante, que vous marchiez silencieusement. Vous aviez tous les deux le même respect pour le monde animal et la nature, aussi cette expérience promettait d'être enrichissante. Alors que si vous vous retourniez, vous verriez que vous n'êtes plus qu'entourés d'arbres, tu t'arrêtes, ta belle faisant encore un pas, mais toi la retenant par la main, alors elle se stoppe aussi.

Quelques secondes s'écoulent, où des oiseaux font entendre divers chants sans que vous ne puissiez les distinguer. Tu l'attires à toi pour qu'elle atterrisse dans tes bras, le temps d'échanger un baiser passionné avec elle. Il était fini le temps des secrets où elle ignorait tout de tes parts d'ombre. Elle en était pleinement consciente et les acceptait.

Tu perds une de tes mains dans sa douce chevelure, contemplant ton amour, absorbant le sourire qui colorait ses lèvres comme un papillon enjolive une fleur. Tes émeraudes noyés dans son bois qui ne cesse de t'ensorceler comme au premier jour où tu t'étais égaré dedans. Instant de communion. A observer celle qui était Tout, sous ton cœur haletant, comme chaque seconde qui s'écoulait près d'elle, fragrance de ton bonheur.

- Je pense que c'est bon là... Je te laisse ouvrir la marche après ?
- Oui, je passerais devant.

Tu lâches les mains de ta compagne, et recules de quelques mètres. Un regard vers le ciel, et tu amorces ta transformation. Ta colonne vertébrale craque de toute part jusque dans ta nuque. Les os de tes bras et jambes également et tu tombes à quatre pattes dans la foulée. Tu sens tes muscles qui s'épaississent dans une désagréable sensation qui t'était pourtant devenue familière avec les années. Ton cou s'épaissit, ton torse également, ta mâchoire craquèle et ta dentition se transforme.

Ton nez s'allonge pour laisser place à un museau proéminent et à ton odorat qui tout de suite s'enflamme. Un poil noir et blanc embrase ta chair et te recouvre. Tes doigts eux aussi se métamorphosent et tes mains changées en pattes s'habillent de griffes acérées. Une queue touffue se met rapidement en place, alors que tu rouvres les yeux sur un regard encore plus perçant que d'habitude.

Ta transformation est complète, tu analyses ton environnement. Ton regard scrute la forêt que tu vois en noir et blanc. L'odeur des pluies passées et à venir englobe tous tes sens et les griffes de tes pattes s'enfoncent dans la terre moite. La gueule ouverte, tu respires rapidement, avant de poser ton regard non loin de toi, sur le petit renard argenté, sur ta compagne elle aussi transformée...
Invité
Anonymous
Invité

Quand la magie noire s'exprime... - Page 9 Empty
Re: Quand la magie noire s'exprime...
Invité, le  Jeu 16 Nov 2017 - 22:00

Une discussion envolée, quelques mots en guise d’acception à la proposition savoureuse. Lui et toi, vous aimiez la nature, la forêt, ce qu’elle avait à vous offrir de plus charmant, tant dans la tranquillité de celle-ci que dans sa beauté. Intemporelle, résistante encore et toujours malgré les assauts de l’humanité. Splendide, superbe. Et tu aimais ça, que de te trouver simple animal dans l’étendue verdoyante.

Habillée d’un jean gris, d’une veste ample et d’une écharpe nouée autour de ton cou, tu suis ton bien-aimé hors de sa propriété. Non, votre propriété. Celle où vos histoires s’étaient nouées, vos langues déliées, délaissant les mensonges et les ténèbres, la justice et les aurors. Pour ne laisser exister que vous, deux amants, deux amoureux, deux amis. Et dans la plus folle simplicité qui faisait ce que vous étiez. Deux âmes qui s’étaient trouvées, embrasées, pour ne faire plus qu’une.

Et vos transformations eurent lieu à l’orée d’une forêt d’apparence calme et sans histoire. La tienne se fait, à ton sens, plus rapidement et moins douloureusement que la sienne. Vos os craquent de concert, et alors que lui s’allongent, toi tu te raccourcis, pour te trouver sous les traits de ton canidé fétiche. Renard de Magellan, découvert un soir de printemps. Tu te secoues un instant dans l’herbe mouillée, attendant que ton bien-aimé finisse lui aussi sa transformation.

Et vous voici tout deux transformés, un instant, tu trouves dommage de ne pas pouvoir pénétrer son esprit, pour que vous puissiez communiquer même sous vos formes animales. Néanmoins, au fil du temps, vous avez appris à vous comprendre, des gestes, des attitudes, des mimiques qui font passer des messages clairs. En tout cas pour vous deux.

Tu n’as pas besoin de le regarder pour savoir qu’il va te suivre à la trace, son odorat sans doute plus développé que le tien aurait pu te débusquer n’importe où, dans n’importe quel bosquet où tu déciderais de te planquer. Vous formiez un duo imparable, lui la force et la puissance, toi la finesse et l’agilité. Sans un regard pour lui, tu t’élances alors au travers de la forêt, appréciant la moindre des images qui s’imposent à tes yeux perçants. Qu’il s’agisse de la simple goutte d’eau qui tombe d’une feuille, à la fougère qui secoue ses feuilles sous l’effet du vent. Un régal de te balader ainsi, d’oublier les contraintes de ta vie de sorcière bipède, loin du brouhaha londonien. Et surtout, proche de lui …
Evan
Evan
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Arithmancie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


Quand la magie noire s'exprime... - Page 9 Empty
Re: Quand la magie noire s'exprime...
Evan, le  Jeu 16 Nov 2017 - 22:45






Toi loup et elle renard, vous vous observez quelques secondes. Tu la renifles, humant son odeur que tu reconnaissais entre mille, mais là encore bien plus envoûtante que sous sa forme humaine. Vos yeux perçants se croisent furtivement, bien que ses prunelles ne sont que deux ombres pour toi. Tu ne vois plus leur habit de bois. Et son regard vise les profondeurs de la forêt.

Tu suis son mouvement de tête, avant de la voir s'élancer, dans les premières herbes, sur les premières mousses, sur les feuilles déchues des arbres qui jonchaient parfois le sol par dizaines. Certaines étaient comme des nénuphars sur la surface d'un étang, abritant, des vestiges des pluies de la matinée. Gouttes qui volaient, sous vos pas pourfendant la forêt.

Tu suis ta belle, elle bien plus agile, qui se faufile, à vive allure, là où toi tu te déplaces parfois en bonds, écrasant tout sur ton passage. Les arbres s'enchainent, les fleurs ne sont que des odeurs furtives qui passent à vos narines. Toutes les feuilles sont blanches pour toi, au milieu d'un décor bien noir. Mais tu la sens, la vois, la suis comme ton ombre te précédant.

Ta moitié. Tu sais qu'elle est là et la retrouverait n'importe où si tu devais la chercher. Tu sens parfois l'odeur d'autres animaux qui devaient trainaient non loin de votre route folle. Mais tu ne quittes pas la petite silhouette argentée de tes yeux. Alors tu ne fais que les sentir, et tu ne peux qu'imaginer ce qu'ils étaient.

Les odeurs se multiplient, parfois arrivent et s'effacent en l'espace d'un ou deux bonds. Seule la sienne reste immortelle et bien présente. En suivant un sentier qui s'est métamorphosé en lit de feuilles perdues, vous tombez sur un vaste tronc d'arbre mort qui enjambe votre route. Alors qu'elle arrive à se faufiler dans le mince couloir formé par sa cassure centrale, toi tu sautes par-dessus, laissant rapidement l'obstacle comme un souvenir.

Vous arrivez à un carrefour, où une route bifurque sur la gauche et semble se perdre vers un chemin plus caillouteux. Alors que celui de droite semble conduire vers des herbes hautes et des arbres plus espacés. Peut-être vers un bosquet. Ta belle s'arrête un instant, tu fais de même juste à côté d'elle, tes griffes s'enfonçant dans le sol. Tu souffles un peu. Elle aussi.

Vous vous regardez un instant, toi penchant la tête sur le côté, comme si tu savais que vous étiez du même avis. Alors tu la vois repartir comme une flèche, direction le chemin de droite et ses herbes hautes. Tu t'élances derrière elle sans attendre, la rattrapant rapidement et cadençant ton allure à la sienne.

Tu la vois se perdre dans les hautes herbes mais tu peux suivre aisément le sillage qu'elle forme, comme si elle dessinait une vague au milieu d'une mer silencieuse. De longues minutes s'écoulent ainsi, à l'odeur d'une pluie nouvelle qui ne semblait être plus qu'une question de minutes avant qu'elle n'abatte son chant mélodieux.

C'est alors qu'un bruit retentissant vous fait vous arrêter net au milieu des herbes. Un coup de feu, tiré face à vous. A quelques centaines de mètres certainement, mais non loin. Étiez-vous sur un territoire de chasseurs ? Tu vois ta compagne te regarder, et vois sur sa gueule comme une note d'inquiétude. Et toi aussi tu n'es pas rassuré.

Soufflant de votre course effrénée, tu sens ton cœur grandement accéléré dans ta poitrine. Puis elle reprend la marche, doucement cette fois, fendant les herbes avec précautions, toi baissant la gueule et fléchissant un peu plus tes jambes pour avancer en étant moins visible. Tes sens encore plus aux aguets. Car là, non loin, il y avait d'autres prédateurs que toi. Et aucunement tu ne permettrais que ton renard soit mis en danger.
Invité
Anonymous
Invité

Quand la magie noire s'exprime... - Page 9 Empty
Re: Quand la magie noire s'exprime...
Invité, le  Jeu 16 Nov 2017 - 23:43

Vos pattes pourfendent les herbes, les fourrés, les bosquets, lui écrasant tout sur son passage, alors que l’empreinte de tes pattes abîment à peine la terre. Votre chemin en croise un autre, et d’un accord tacite entre vous deux, vous suivez celui qui vous semble le plus approprié à votre escapade animalière. Et votre course effrénée reprend, avant de s’arrêter subitement.

Un bruit – un vacarme plutôt – qui retentit à tes oreilles, à vos oreilles. Et vos regards qui se croisent, qui s’entrechoquent. D’une position d’oisiveté apparente, vous passez tous les deux sur la défensive. De prédateur, il était possible que vous passiez à proie. En un instant. Néanmoins, tu entends des gémissements, suivi de rire. Les premiers semblent provenir d’un animal, les seconds, d’êtres totalement abjects. Et la colère s’injecte dans tes veines à une vitesse infernale.

Sans un regard pour Evan, tu t’avances, et tu constates avec lenteur la scène qui se joue sous tes yeux. Une sublime biche, allongée, le flanc débordant d’un sang rougeoyant, et ses yeux, criant toute l’agonie et la douleur qu’il lui était possible de supporter. Et toi, renard, habituellement prédateur, charognard, tu te retrouves entre la victime et les bourreaux, le regard empli de colère. Tu les entends qui grognent, ces imbéciles. Combien sont-ils ? Deux, trois ? Quatre peut-être ? Tu n’en sais rien. La rage bourdonne à tes oreilles, et leurs moqueries te paraissent de plus en plus insupportables. Il t’adresse la parole, sans se rendre compte que tu peux les comprendre « Oh un petit nuisible ! Allez tire lui dedans » et les rires se font toujours plus forts. Tu grognes, montre tes crocs prêts à bousiller chaque parcelle de leur misérable petit corps.

La biche derrière toi tremble de part en part, sans doute que la plaie sur son flanc ne lui laissera pas beaucoup de répit. Alors tu bondis sur l’un des types, lui saisit le poignet et serre ta machoire aussi fort que possible. Rapidement, le sang se répand, le type secoue son bras d’une manière vigoureuse. Tu retombes sur tes pattes. Et retourne l’attaquer de part en part, arrachant chaque parcelle de peau que tu peux arracher. Le type hurle et ses potes rigolent comme des abrutis. Avant de comprendre que leur ami souffre visiblement beaucoup.

L’un d’eux arme son fusil, et le pointe sur toi. Tu souris intérieurement, viens garçon, tu ne sais pas quel loup se cache derrière le bosquet et ce qu’il fera de toi à l’instant où tu appuieras sur ta gâchette. Quoiqu’il en soit, toi, tu te trouves devant la biche, apte à la défendre à tout moment. Impossible de laisser ces c*nnards s’acharner sur l’animal de la sorte.
Evan
Evan
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Arithmancie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


Quand la magie noire s'exprime... - Page 9 Empty
Re: Quand la magie noire s'exprime...
Evan, le  Ven 17 Nov 2017 - 0:09






Tu les entends, les gémissements qui s'élèvent, à mesure que vous avancez. Et les paroles, les rires étouffés. De ces merdes de moldus insignifiants. Des chasseurs. A mesure que vous avancez, tu le sens, l'odeur du sang justement. Elly sort de votre couvert, alors que toi tu restes à l'orée.

Mais tu la vois, la biche allongée, dans une complainte d'une lente agonie. Et ces bouffons qui semblent tous heureux comme si elle était un trophée alors que Mère nature l'avait érigée en Joyaux. Ton sang boue dans tes veines et tu sens les pulsions animales et ton instinct bestial et meurtrier qui affole ton cœur et monte à tes tempes.

Tu scrutes un à un ces imbéciles, ces meurtriers, comme les fichant dans ta tête en te demandant lequel y passerait en premier. Et tu les entends, qui parlent et rigolent d'Elly en la voyant approcher, elle se mettant devant la biche. Et tu sors juste ta gueule des herbes pour observer, prêt à bondir dès qu'un la menacerait.

Ils rigolent d'elle, la jugeant certainement faible, et tu penches ta gueule sur le côté, sortant déjà les crocs, ne voyant aucune issue possible autre qu'une qui imposerait à leur famille une visite aux pompes funèbres et un cercueil fermé.

Et tu vois ta compagne qui saute pour attaquer un des chasseurs, s'agrippant fermement à son bras comme si elle voulait lui arracher. Le moldu la fait tomber au sol sous des moqueries de ses comparses amusés. Dans ta tête, ce n'est qu'une question de secondes. Ils ne le savent pas encore. Mais dès lors qu'ils lèveraient la main sur elle, ils seraient morts.

Tu vois ta belle qui retourne de plus belle à l'assaut du chasseur, lui arrachant des cris de douleur, certainement avec des morceaux de peaux ou de chairs. Tu vois l'homme qui charge son fusil, entends le déclic dans ta tête qui sonne comme un avertissement.

Il te faut moins d'une seconde pour tout analyser. Tu vois l'homme qui lève son fusil vers Elly, comme une scène au ralenti. Ta gueule est relevée et tes pattes avant déjà hors des fourrés. Un premier bond alors que le coup de feu retentit, et tu vois une gerbe de sang qui sort de ta compagne l'envoyant au sol.

Plus de raison, plus de sens, ils se perdent, juste de la démence. Tu cours vers elle, et bondis au-dessus les pattes en avant vers l'homme qui venait de lui tirer dessus. Tu n'es que folie. Tes griffes s'enfoncent sous son épais manteau pour se planter dans ses chairs et le lacèrent. Ses cris déjà résonnent. Son fusil à déjà rendu l'âme au sol.

Tes crocs viennent se planter dans son cou que tu brises dans la seconde qui suit, du sang de l'homme dans la gueule. Alors que tes sens assimilent ce qui se passe derrière toi, tu laisses retomber le corps inerte de ta gueule. Tu entends les fusils qui se chargent. Tu es devenu la cible. Tu bondis sur le côté, partant dans une course d'esquive, pour éviter leurs balles, pour mieux revenir à la charge.

Tu ne t'arrêterais que lorsqu'ils seraient tous morts. Où que toi tu ais péri. Ton regard un instant vers ton renard, pour lequel tu es prêt à donner ta vie...
Invité
Anonymous
Invité

Quand la magie noire s'exprime... - Page 9 Empty
Re: Quand la magie noire s'exprime...
Invité, le  Ven 17 Nov 2017 - 9:05

Tout se passe trop vite, un regard en arrière et tu comprends que le loup – ton loup – ne tardera pas à montrer ses crocs. Le moldu à charger son engin de malheur, tes yeux perçoivent le mouvement de ses doigts alors que le projectile t’atteint. Un glapissement de douleur alors qu’une plaie perfore ta cuisse. Tes yeux sur la biche, une ombre qui passe au-dessus de toi. La douleur s’annihile, tu restes là, l’observant se jeter sur celui qui a eu l’audace de te blesser. Tu entends sa colonne vertébrale qui craque, le sang qui gicle, et en à peine quelques secondes, son corps sans vie qui tombe à terre.

Désormais, les bons à rien de moldus sont en proie à une peur panique qui peut se lire dans leurs yeux. Risibles, ils sont risibles. Sans doute angoissés par le sort qui leur était réservé, à eux aussi. Les balles partent et tu observes Evan qui bondit de part en part, tentant l’esquive. Ton sang bouillonne d’une colère sans nom. Tu jappes de cette colère qui a pris part en toi. Et finalement, la réalité qui s’impose à toi.

Tu recherches en toi la force pour te transformer, hors de question de les laisser s’en sortir aussi facilement. Ton sang s’écoule doucement mais qu’importe : pas besoin d’être en bon état pour balancer des sortilèges. Alors la transformation s’opère, devant une biche qui ne doit pas vraiment comprendre ce qui se passe. D’ailleurs, les moldus non plus, puisqu’ils restent un instant figés, leurs fusils chargés. Sourire malsain alors que tes cheveux blonds descendent en cascade le long de ta nuque. Ton jean s’auréole d’une tâche de sang qui te tire un rictus méprisant. Doucement, ta baguette s’extirpe de ta manche, s’arme et vise.

Cela les fait rire, ils ne comprennent pas – est-ce l’adrénaline qui les tient à rire comme cela ? Ou est-ce l’effet d’un bâton de bois tenu dans les mains d’une jeune femme blonde qui avait auparavant l’apparence d’un renard ? Etrange sourire qui se dessine sur ton visage. Ta baguette pointée sur le premier idiot « Avada Kedavra ». L’éclair de lumière verte s’extirpe de ton arme et file droit sur cet imbécile, qui meurt sur le coup. Son cadavre s’écroulant au sol. Tu hurles « Alors qui sera le prochain ? ».

Méprisante à souhait, tu constates que les deux survivants veulent se faire la malle. Comment leur faire comprendre qu’aucun d’eux ne réchapperait à la folie qui s’était emparé de vous face à la vision de la biche ensanglantée. Un regard vers celle-ci, d’ailleurs, qui n’a pas bougé, soupirant sa douleur.
Evan
Evan
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Arithmancie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


Quand la magie noire s'exprime... - Page 9 Empty
Re: Quand la magie noire s'exprime...
Evan, le  Ven 17 Nov 2017 - 9:39






Tu entends les balles qui sifflent de leur concert de mort à tes oreilles. Elles ne te passent pas loin et une t'arrache même une touffe de poil à en sentir ta peau brûlée sur ton dos. Mais la douleur est furtive, et tu te doutes que la balle n'a pas pénétré ta chair. Et d'un seul coup les projectiles s'arrêtent, et tu n'entends pas le rechargement de leurs armes.

Tu te retournes pour leur faire de nouveau face. Et tu vois ton renard, ta belle, qui se métamorphose devant eux, reprenant sa forme humaine. Tu vois la paie à sa jambe, mais elle ne semble pas gravement touchée. Heureusement. Et tu entends des rires qui s'échappent des trois berlots qui restent. Tu viens de tuer leur pote et eux se marrent en voyant ta compagne qui les met en joue avec sa baguette.

Tu grognes, tu ne leur laisserais pas de nouveau l'occasion de s'en prendre à celle qui était Tout pour toi. Tu entends la formule, vois un éclair de lumière blanche à tes yeux qui part. Et un des hommes tombe à terre comme une des nombreuses feuilles morte.

Et les deux survivants sont alors pris par une peur panique et commencent à s'enfuir. C'était hors de question. Tu vois le regard d'Elly sur la biche. Tu sens ces deux sang écoulés. Celui de l'animal et celui de ton amour. Nouvelle pulsion de haine. Ton regard se pose sur les deux fuyards, l'envie de sang imbibe tes yeux.

Alors tu t'élances, soulevant des petits monceaux de terre derrière toi. Il ne te faut que quelques enjambées pour rattraper les fuyards et tu bondis sauvagement sur l'un d'eux. Tes quatre pattes plantées dans son dos alors qu'il s'écroule comme une Mer** dans le sol de la forêt en un cri qui s'est étouffé aussi rapidement qu'il était apparu sous la douleur.

Tu lui plantes à maintes reprises tes griffes dans le dos, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucun son qui sorte de lui. Tes pattes rougeoyantes de ta colère et vengeance. Ton regard foudroyant le dernier fuyard. Et instinctivement, tu te retournes, regarde ton aimée. Comme t'attendant, à ce qu'elle porte le dernier coup, ou cherchant dans son regard l'approbation de sa part, pour que toi tu le fasses...

Pauvres moldus perdus sur votre territoire de chasse...
Invité
Anonymous
Invité

Quand la magie noire s'exprime... - Page 9 Empty
Re: Quand la magie noire s'exprime...
Invité, le  Sam 18 Nov 2017 - 16:09

Tu observes les choses, à distance, toujours prêt de la biche qui souffre sans doute le martyr. Et tu la regarde, et elle te regarde. Et les choses alentours, et la souffrance des moldus autour, tu t’en moque. De ces cris étouffés, de ce sang qui gicle, tu n’en tiens pas rigueur. Seul l’animal et la souffrance qu’elle ressent compte. Ton regard passe à ton compagnon, occupé à hachurer le corps d’un chasseur. Prédateur qui se retrouve proie. La pensée t’arrache un sourire.

Le dernier survivant semble avoir compris que la fuite n’était pas le meilleur moyen pour s’en sortir. Ou peut-être était-ce parce qu’il était terrorisé par la peur, par l’angoisse de l’inévitable. De ce qui allait lui arriver. Car toi, comme lui, comme le loup occupait à déchirer un cadavre, tous, vous saviez l’action qui allait s’enchainer.

Ta baguette se lève, méthodique. Un rictus méprisable sort alors qu’il vous supplie de l’épargner. Un rire s’extirpe de ta gorge. Va-t-il mourir ? Oui, assurément. Aussi rapidement que l’autre ? Non, tu n’en ai pas certaine. Une mise en joue rapidement et prononce un «Incarcerem » qui aura tôt fait de le ligoter. Il se retrouve à terre et ne cesse d’hurler. Toi, tu lâches ta baguette, attrapes un fusil resté à terre. Et dans ta tête, tu te mets à chanter une vieille comptine moldue.

Nous n’irons plus au bois …

Les lauriers sont coupés …

La belle que voilà, la laisserons nous danser …

Un pas, deux pas, trois pas. Des pas lents, mesurés, un rictus méprisable sur le visage, et toujours l’imbécile de moldu qui hurle au secours. Tu parles, d’une voix blanche « ne comprends-tu pas que qui que tu appelles personne ne viendra à ton secours ? ». Armé le fusil tant bien que mal – tu avais déjà vu ton père le faire pour faire fuir des moldus à l’orée du mas familial. Viser. Perception bafouée par la rage qui a envahis tes veines. Trembler. Un peu. Viser, encore. Tirer. Faire mouche. Mais ne pas tuer. Tu l’entends qui hurle sa douleur, une plaie sanguinolente sur le côté du flanc. Tu te penches sur lui « Tu souffres, n’est-ce pas ? ». Un hurlement comme toute réponse.

Entrez dans la danse, voyez comme on danse …

Sautez, dansez, embrassez qui vous voudrez …

La belle que voilà, la laisserons nous danser …

Tu poses le fusil, le laisse à proximité du moldu. Un signe à Evan, un hochement de tête de gauche à droite suivi d’un « Hors de question que tu le tue ». Sourire machiavélique sur tes lèvres alors que tu récupère ta baguette. Un rapide soin à la biche, qui demeure là un instant, avant de prendre la fuite dans les fourrés. Partant loin de votre folie. Nouveau regard à Evan qui ne semble pas comprendre pourquoi tu laisses le dernier moldu vivre encore. Tu t’expliques « Je veux qu’il paye, qu’il pense avoir tué ses camarades, qu’il pense avoir fait un massacre ». La légilimancie va t’être d’une grande aide là-dessus cela ne fait aucun doute.
Evan
Evan
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Arithmancie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


Quand la magie noire s'exprime... - Page 9 Empty
Re: Quand la magie noire s'exprime...
Evan, le  Dim 19 Nov 2017 - 3:09






Toi bête assoiffée de sang, tu regardes ta belle. Pour avoir l'ordre de tuer la Mer** de moldu ou qu'elle te signifie qu'elle allait s'en occuper. Des cris s'élèvent de la part du moldu, toi tu contemples ta compagne.

Tu vois son geste, son incantation, et observe le chasseur se retrouver entourer de cordes solides. Le souffle toujours haletant, tu regardes ta compagne, tu la  vois faire tomber sa baguette
 Tu suis chacun de ses gestes méticuleusement.

Tu avances à pas lents non loin d'elle. Tu la vois récupérer un fusil, et tu attends qu'elle ne donne le coup de grâce, savourant intérieurement cette vision. Un tir pourfend le ciel, le moldu est touché. Tu jubiles, entendant les cris du moldu blessé.

Tu suis de tes yeux Elly qui s'avance vers lui. Quelques mots, et tu la vois récupérer sa baguette. Et tu entends ses mots, que tu ne tueras pas le moldu. Tu la dévisages, mais à toute confiance en elle. Et tu l'observes soigner la biche vers laquelle tu t'approches. Tu la vois guérir, avant, après quelques instants la voir se relever et partie gambader dans les fourrés.

Tu te demandes alors la suite avec le moldu, et tu tu retournes avec un regard intrigué dans tes yeux de loup. Et elle te dit ce qu'elle a en tête, et tu ne peux t'empêcher d'aimer son idée.

Elle était ton complément, ta moitié, ton tout. Vous formiez l'Alpha et l'Oméga. Et cette pièce dans laquelle vous jouiez montrait bien toute votre complicité. Tu la regardes, et décide de reprendre ta forme humaine. La biche n'était plus là. Seuls restaient le moldu empaqueté, ta compagne et toi.

La métamorphose inverse ne se fait pas sans que tes os craquent de toutes parts, pour une douleur pas vraiment  agréable bien qu'acceptable. Tu reprends peu à peu ta forme humaine, tes os et muscles retrouvant leur apparence originelle. Tu te retrouves nu au milieu de cette toile étrange.

Tu t'approches d'Elly, posant une main sur sa joue alors que tes yeux sont rivés sur sa blessure. Elle représentait absolument tout ce que tu aimais et te complétait parfaitement. Puis tu confrontes son regard, un murmure.

- La blessure, ça va ... ? Pointe d'inquiétude dans ta voix, même si tu avais l'impression que sa blessure n'était pas des plus sérieuses ou dangereuses. Puis tu ajoutes 《 Fait lui ce que tu veux, je suis avec toi... 》 Ta façon de lui dire que tu étais là.

Que peu importait ce qui se dressait devant vous, tu étais et resterais là pour elle. Peu importait les épreuves. Peu importait ses doutes, tu l'aimais et resterais là, chaque jour, pour elle. Dans la Justice comme dans les Ténèbres. Elle était ton complément, ta raison d'être et ton visage d'avenir.
Invité
Anonymous
Invité

Quand la magie noire s'exprime... - Page 9 Empty
Re: Quand la magie noire s'exprime...
Invité, le  Dim 19 Nov 2017 - 17:48

Nu comme un vers, revenant à son corps d’origine – au demeurant très beau. L’image t’enlève un sourire tandis que tu t’accroupis à proximité du moldu qui n’a de cesse de vous hurler aux oreilles que vous êtes des monstres, tu murmures, entre tes dents « C’est toi le monstre », et plus rien ne transparait dès lors de tes yeux. Tu rassures Evan d’un léger signe de tête. La douleur s’annihile. Avec plus ou moins de facilités, néanmoins elle est toujours contrôlable lorsque la vengeance exécute son dessein.

Accroupie à proximité de l’ordu*e, tu poses ta baguette sur son front « Oubliette ». Effacer pour mieux recréer, pour transformer les souvenirs, pour le rendre coupable du carnage alentours. Un sourire malsain sur tes lèvres, ta baguette à nouveau se pose sur sa tempe. Il résiste, semble ne pas comprendre ce que tu lui réserve. Il secoue sa tête. De ta main libre, tu bloque son menton, serrant aussi fort que possible – qu’il comprenne qu’il n’y avait aucune échappatoire à ce que tu lui réservé.

Un murmure, quasi inaudible « Legilimens » et la projection dans les souvenirs de l’imbécile est quasi immédiate. Tu constates que l’oubliette a été particulièrement efficace. Il ne se rappelle de rien, et c’est là, que tu distilles le doute, que tu installes de faux souvenirs. Lui qui tire sur ses compagnons de chasse, atteint d’une folie sans nom. Et les rires machiavéliques que tu disperses dans sa mémoire, que tu lui attribues. Le poids d’une conscience que tu réinstaures.

Tu te tournes vers l’Adam de ta vie (sauf qu’il s’appelle Evan, oui merci) .Tu lui lance un simple « Va falloir que je me balade avec des fringues à toi pour que tu n’offres plus ton corps ainsi ? ». Sourire en coin de circontance. Un bref regard aux cadavres plus loin « J’imagine qu’il va falloir que je les répare … pour camoufler trace de ton passage ? »

Evan
Evan
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Arithmancie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


Quand la magie noire s'exprime... - Page 9 Empty
Re: Quand la magie noire s'exprime...
Evan, le  Dim 19 Nov 2017 - 22:47






Un regard entendu, détendu, au milieu de ce chaos et votre folie. La biche était vengée, soignée, et pourrait certainement profiter d'un bon moment de répit. Elle te sourit, tu es confiant, vivant. Dans cette scène dont vous étiez les acteurs et les scénaristes. Après la première scène triste. Vous aviez tiré le rideau sur ces idiots.

Le dernier chasseur hurle tout ce qu'il peut, sentant très certainement sa dernière heure venir après avoir vu ses potes se faire massacrer un à un. Qu'il se pisserait dessus que ça ne t'étonnerait pas. Tu regardes ta compagne, suit chacun de ses mouvement de tes yeux aimants.

Tu savais, que tu l'accompagnerais jusqu'au cœur d'un volcan rageur, jusqu'au centre d'un typhon ravageur, jusqu'au sommet d'une montagne sans fin cachée derrière les nuages, jusqu'aux océans les plus reculés pour être son courage. Tu savais, que pour elle rien ne t'était impossible alors qu'elle récrivait sans cesse le possible.

Chandelier à la bougie immortelle dont elle était la flamme.

Tu la vois s'accroupir, lui délivrer quelques mots comme le visage de la sentence qu'elle s'apprêtait à prononcer. Tu t'approches d'elle, restant juste derrière, comme étant une ombre visible pour le moldu, pour accentuer la peur en lui.

Elle lui lance un oubliette, et un sourire sadique s'empare de tes lèvres. Tu comprends vite où elle veut en venir. Un traitement peut-être pire que la mort. Et tu la regardes faire, jouer avec ses pensées, ses souvenirs, lui complètement pantin aux désirs machiavéliques de ta belle. Vous formiez un duo empourpré de délicieuses ténèbres.

Quand elle eut fini, elle se retourne vers toi et tu ne peux t'empêcher d'éclater de rire à sa phrase. Puis tu suis son regard sur votre œuvre et garde un visage amusé de la scène et la situation.

- Oui, ça pourrait être une solution pour les vêtements... Tant que je ne fais ça que devant toi ça va... Sourire malicieux sur ton visage, puis tu enchaines. J'avoue... J'y ai été un peu fort... La biche déjà, puis toi, c'était de trop... La prochaine fois je te demanderais de prendre ma baguette, je pourrais t'aider comme cela si on recroise ce genre d'individus...

Tu regardes le moldu qui vient de se faire lobotomiser par ta compagne. Son visage semblait complètement emprunt à une peur panique qui devait venir des nouveaux souvenirs qu'Elly avait instaurés en lui. Tu savourais le voir ainsi, constater l'œuvre de celle qui partage ta vie.

Alors tu te déplaces vers le moldu le plus éloigné, le premier que tu avais tué, pour le rapprocher de l'autre et ainsi faciliter le travail à ta belle. Trainant son corps ensanglanté qui continuait de se vider dans les herbes du petit bosquet. Titre de la représentation, "Odeur funèbre, une biche libérée par un renard et un loup."

Quelque part, le sauvetage de l'animal et le massacre de ses assaillants était votre chef d'œuvre, votre art. La vie animale avait plus d'importance pour vous que celle de beaucoup. Vous étiez liés dans votre Justice, dans vos Ténèbres. Alchimie nébuleuse et ô combien exquise. Là l'Un pour l'Autre. Tout l'Un pour l'Autre.
Invité
Anonymous
Invité

Quand la magie noire s'exprime... - Page 9 Empty
Re: Quand la magie noire s'exprime...
Invité, le  Jeu 23 Nov 2017 - 15:24

Le regard complétement perdu du moldu te semble délicieux. De ton point de vue, il est en tout cas complétement délectable. Savoir que tu manipules sa conscience, ses souvenirs, te rend euphorique d’une joie difficilement descriptible. Faire payer les massacres des âmes innocentes. Tout comme la biche qui y serait probablement passé si vous n’étiez pas intervenue.

Plaisir à tes lèvres, que de le voir tenter de te résister alors que tu entres dans son esprit comme tu le souhaites, aucune résistance n’existe dans son esprit. Tu distilles les souvenirs modifiés, avant de t’extirper du crâne de l’inconscient qui a croisé votre route. Sourire sur tes lèvres quand tu te relèves et que tu contemples les cadavres des moldus lacérés par Evan.

Tes doigts frêles frôlent le bois de ta baguette, tentant de creuser cette dernière avec tes ongles. Un soupire s’extirpe alors que, tu murmures à destination d’Evan « Tu ne sais pas faire les choses proprement ». Rire mélodieux qui s’enfuit au creux de la forêt où nul âme n’ose visiblement déranger vos plans mortels. Quelques sortilèges bien placés et les cadavres ne ressemblent plus qu’à des corps sanguinolents et déchirés de part en part. Tu murmures « Un dernier détail », posant ta baguette dans la main d’Evan, avant d’aller, à nouveau, chercher l’engin distillant la mort.

Tu armes le fusil, et vise sur la cage thoracique du premier. Ré-armement, avant de tirer dans la tête du second. Parfait petits meurtres sorciers camouflés en parfait petit pétage de nerf du moldu. Qui s’en voudra toute sa vie. Pour l’innocence bafouée des animaux, le prix de sa conscience ne pèse pas assez lourd. Néanmoins, tu es plutôt satisfaite de ton plan machiavélique, pour un peu tu y prendrais presque gout. Tu laisses un dernier regard à Evan, avant de lui dire « On rentre ? » et de reprendre ta forme animale et de t’élancer dans les fourrés alentours.  Laissant le moldu à son triste sort.


- Départ d’Elly –
:kiss:
amour

Evan
Evan
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Arithmancie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


Quand la magie noire s'exprime... - Page 9 Empty
Re: Quand la magie noire s'exprime...
Evan, le  Jeu 23 Nov 2017 - 18:01






les corps rassemblés, ta belle revient vers toi, te délivrant une nouvelle phrase savoureuse dont elle avait le secret. Et dont tu te délectais à chaque fois, comme tu aimais lui en renvoyer d'autres spécialement pour elle.

Tu ris avec elle, car tu savais bien que lorsque tu étais transformé, généralement tu n'étais plus conscient de tout ce que tu faisais, livré à une force supérieure qui t'emmenait vers des excès de colère que tu ne contrôlais pas toujours. Encore plus si Elly était là et que quelqu'un s'en prenait à elle.

Tu la vois qui use de quelques sortilèges réparateurs, afin de camoufler les plus gros indices de ta folie. Elle parle ensuite d'un dernier détail qu'il reste à vérifier en te remettant sa baguette que tu gardes précieusement, toujours l'observant en te demandant ce qu'elle imaginait.

Tu la vois récupérer le fusil, et tirer par deux fois sur tes cadavres, permettant joyeusement aux entrailles du premier et à la cervelle du second d'aller faire un tour dans l'herbe alentour. Un habile camouflage de sa part. Les deux coups de feu avaient fait s'envoler une flopée d'oiseaux des arbres alentours.

Vous échangez un regard, habillé d'un subtile sourire, complices, dans vos méfaits diaboliques. Tu espérais que la biche se porterait bien après cette journée, les moldus eux, n'étaient qu'un divertissement. Ils avaient eu la sanction qu'ils méritaient, simplement.

Tu hoches la tête pour répondre à l'affirmative à sa question, et tu la vois se transformer de nouveau en renard et s'enfuir délicatement dans les fourrés. Tu marches un instant entre les corps sans vie, jusqu'au moldu qui avait oublié une partie de la sienne. Tu le regardes quelques secondes, pensant à sa misérable vie, sans l'ombre d'une étincelle de pitié dans les yeux.

Et tu t'écartes alors, vers le sillage laissé par ta belle. Tu poses sa baguette au sol, et te transforme à nouveau non sans quelques douleurs plus prononcées. Puis tu récupères le morceau de bois dans la gueule, et reprends ta course à la poursuite de ton aimée.

Derrière, dans le bosquet ensanglanté, restait le vestige de votre journée. De la stupidité des hommes, et de ce qui en avait résulté. Vous étiez deux animaux qui avaient protégé un des leurs, deux sorciers qui avaient rendu leur justice, teintée de cette fragrance de ténèbres.

Seul restait un moldu perdu dans ses pensées, ayant tué ses amis. La biche elle, peut-être voguait vers de grands espaces, libre et bien vivante. Le Renard et le Loup, eux, retournaient vers leur antre. Celle de deux âmes liées jusqu'aux abysses les plus profondes comme dans la clarté la plus resplendissante. Alchimie complexe de vos sens, créait votre délicieuse essence...

You are beautiful... ~ Fin du RP ~ ...Sache que je te..
amour
Contenu sponsorisé

Quand la magie noire s'exprime... - Page 9 Empty
Re: Quand la magie noire s'exprime...
Contenu sponsorisé, le  

Page 9 sur 10

 Quand la magie noire s'exprime...

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright Bureau RPG.