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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Quand la magie noire s'exprime...
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Evan
Serpentard
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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Evan, le  Jeu 23 Nov - 18:01






les corps rassemblés, ta belle revient vers toi, te délivrant une nouvelle phrase savoureuse dont elle avait le secret. Et dont tu te délectais à chaque fois, comme tu aimais lui en renvoyer d'autres spécialement pour elle.

Tu ris avec elle, car tu savais bien que lorsque tu étais transformé, généralement tu n'étais plus conscient de tout ce que tu faisais, livré à une force supérieure qui t'emmenait vers des excès de colère que tu ne contrôlais pas toujours. Encore plus si Elly était là et que quelqu'un s'en prenait à elle.

Tu la vois qui use de quelques sortilèges réparateurs, afin de camoufler les plus gros indices de ta folie. Elle parle ensuite d'un dernier détail qu'il reste à vérifier en te remettant sa baguette que tu gardes précieusement, toujours l'observant en te demandant ce qu'elle imaginait.

Tu la vois récupérer le fusil, et tirer par deux fois sur tes cadavres, permettant joyeusement aux entrailles du premier et à la cervelle du second d'aller faire un tour dans l'herbe alentour. Un habile camouflage de sa part. Les deux coups de feu avaient fait s'envoler une flopée d'oiseaux des arbres alentours.

Vous échangez un regard, habillé d'un subtile sourire, complices, dans vos méfaits diaboliques. Tu espérais que la biche se porterait bien après cette journée, les moldus eux, n'étaient qu'un divertissement. Ils avaient eu la sanction qu'ils méritaient, simplement.

Tu hoches la tête pour répondre à l'affirmative à sa question, et tu la vois se transformer de nouveau en renard et s'enfuir délicatement dans les fourrés. Tu marches un instant entre les corps sans vie, jusqu'au moldu qui avait oublié une partie de la sienne. Tu le regardes quelques secondes, pensant à sa misérable vie, sans l'ombre d'une étincelle de pitié dans les yeux.

Et tu t'écartes alors, vers le sillage laissé par ta belle. Tu poses sa baguette au sol, et te transforme à nouveau non sans quelques douleurs plus prononcées. Puis tu récupères le morceau de bois dans la gueule, et reprends ta course à la poursuite de ton aimée.

Derrière, dans le bosquet ensanglanté, restait le vestige de votre journée. De la stupidité des hommes, et de ce qui en avait résulté. Vous étiez deux animaux qui avaient protégé un des leurs, deux sorciers qui avaient rendu leur justice, teintée de cette fragrance de ténèbres.

Seul restait un moldu perdu dans ses pensées, ayant tué ses amis. La biche elle, peut-être voguait vers de grands espaces, libre et bien vivante. Le Renard et le Loup, eux, retournaient vers leur antre. Celle de deux âmes liées jusqu'aux abysses les plus profondes comme dans la clarté la plus resplendissante. Alchimie complexe de vos sens, créait votre délicieuse essence...

You are beautiful... ~ Fin du RP ~ ...Sache que je te..
amour
Azénor Philaester
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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Azénor Philaester, le  Sam 30 Déc - 8:24

pv ft. Keats


Elle était de ces refrains que l’on apprend par coeur. Mélodie entêtante qui fait sourire malgré l’envie. Un regard auquel on pardonnerait tout, ne reprocherait rien. Elle aurait pu paraître majestueuse si elle n’avait pas cette lance au fond du cœur. Brisée a jamais a cause de gens comme eux. Mais qu’était-elle prête à faire en dépit de ses amours.



De longues manches serrées, un col roulé qui agrippe le cou, un pantalon tout aussi foncé qui épouse tout. Aucun détail laissé au hasard, un masque blanc fondu à mon visage, des yeux de biches d’un vert truqué mais cette même bouche rouge qui pourrait presque m’identifier. Je ne suis plus Azénor, personne digne de confiance et chargée de responsabilités. J’ai redressé mes épaules et levé ma tête. J’ai déployé mes ailes hautes jusqu’au ciel, me voila Phénix.

Nos larmes sont précieuses nos larmes sont or nos larmes sont bijoux. Une goutte qui effacerait tout. Guérir en surface mais crier en profondeur. L’histoire des non-dits, l’histoire du cœur.
Pourquoi me suis-je retrouvée là, au beau milieu de tout ou au beau milieu de nulle part. Attendrais-je quelqu’un que je ne peux citer. Le saurais-je sans trop vouloir l’avouer.
Tu voudrais pleurer mais tu n’y arrives pas. Effacer toute la souffrance en deux trois larmes transparentes mais impossible, le cœur est trop serré. Quand tu n’arrives même plus à prétendre, à te convaincre toi-même, tellement tu es stupide et malhonnête. L’image du miroir change un peu on pourrait presque croire que tu te plais. Est-ce encore un leur, qui vraiment le sait.

Ce que je fous au beau milieu d’un cimetière, en pleine soirée? Demande à la lune que veux-tu que je te dise. Elle seule pour l’instant m’a suivit du début de mon périple jusqu’ici. Tu sais des fois je me sens comme si elle-seule pouvait réellement comprendre les gens. Ce mot que l’on emploie a tout va alors que l’on en a pas acquis le sens. On ne comprend pas ce que comprendre signifie. C’est évident.

Les pas craquent sous la neige épaisse. Souvenir d’une enfant qui aurait passé des heures à s’en foutre éperdument du froid, si tant est qu’elle était heureuse de nager dans l’immensité du parc de Poudlard. Mémoire étonnante. Pouvoir se rappeler de choses futiles qui marquent cependant un esprit mais oublier des choses pourtant cruciales.
Un soupir pour cette nuit qui guète. Je me balade entre les tombes je lis quelques noms. Quelques #orchideus par ci, d’autres par la. Pour les morts oubliés qui ne seront plus jamais qu’un nom gravé dans du marbre. Ont-ils accompli ce qu’ils voulaient, ont-ils laissé ne serait-ce qu’une petite trace dans l’histoire de l’humanité. Étiez-vous Tom étiez-vous Remus. La peur vous a-t-elle rattrapé malgré tout.
Je m’arrête vers un défunt Mark. J’imagine un autre nom à sa droite.
Un sourire en coin, un peu caché.

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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Shae L. Keats, le  Mer 3 Jan - 22:58

contenu sensible

Just forgot
if air has a taste
different from poison


volutes qui fuient dans les embruns nocturnes lorsque l'urgence du corps se fait sentir. l'urgence de sentir quelque chose alors courir a s'en exploser les poumons, et a pleurer ses cotes pour les sentir un peu.
j'voulais un corps en vie, du mouvement
du vivant. et cuver cet alcool qui me mordait les veines sans cesse, malgré la demi-bouteille envoyée seul.e ce soir.
j'cours pas droit, j'vois le monde flou. j'ai du mal a respirer, il y a urgence a se tirer de la. a avancer, prendre l'air qui n'aide pas, le froid qui mord les bras nus rendu a la torpeur de l'hiver. j'tangue sans savoir ou je suis. parce qu'il y a des nuits froides ou quand la panique vous gagne, ce sont les sens qui guide les jambes. c'est le grincement du portail que j'ai reconnu. une mélodie d'enfance que je n'avais pas entendue depuis des lustres, dix-sept ans pour être précis.e. une mélodie traumatique qui m'avait empêché.e de revenir par colère ou orgueil, par peine ou fierté. et alors je sais, j'suis venu.e une fois ici, mais le parcours est connu sur le bout des doigts. j'aime pas les cimetières, pas celui la, j'veux rien voir du tout. j'veux pas comprendre. alors #obscuro auto-inflige pour ne plus comprendre et marcher marcher dans les souvenirs, revoir les jours d’été alors que la neige craque sous les pieds en écho avec le bruits des mille pieds sur les paves. les odeurs de fleurs loin des volutes.

j'remonte l’allée centrale a neuf ans comme a vingt-six. même chemin sans vision dans l'un des tableaux. huitième allée sur la gauche, et sixième tombe. et le souvenir se coupe alors que je tombe a genou sur la pierre, que le genou gauche s'ouvre un peu. il n'y a plus la chaleur de l’été ni la torpeur des pleurs.
il n'y a que le froid et que le noir volontaire. les grands doigts glaces pour parcourir la stèle et sentir l’épaisseur des lettres.
Lydia Keats.
Mère déchue partie trop tôt /ou trop tard selon les versions/ et sans raisons explicitées , l'image restante se composant de sang et de carrelage. alors de colère le poing qui s’écrase sur la stèle alors que la peau se fissure encore un peu plus.  toujours aveuglé.e pour ne pas voir, ne toujours pas accepter. l'adulte enfant.
je tremble un peu alors que les ongles s'enfoncent dans la peau violemment. Douloureusement.

et un bruit qui craque silencieux.
pas loin.
sans que je sache
si l'autre m'a vu
qui serait de nuit dans un cimetière
si ce n'est un confrère
alors au milieu de quelques gouttes de sang qui s’échappent par la manche au milieu d'un halo blanc sur le sol
je me lève.
j'accueille
celui qui ne vient pas pour moi.

t'es la pour moi ?
j'crois pas aux séraphins


les yeux blancs et aveugles qui ne scrute rien
mais reste fixe sur un point vide.


Dernière édition par Shae L. Keats le Mar 25 Déc - 16:06, édité 1 fois
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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Azénor Philaester, le  Sam 6 Jan - 0:08


J'aime bien dessiner des fleurs avec mon doigts. De vrais bouquets de vraies fleurs. Maintenant que de mes mains je peux faire presque ce que je veux. Jamais sortir sans sa baguette cependant, on ne sait pas sur qui on pourrait tomber
n'est-ce-pas
j'ai dis tomber

Trop occupée à dessiner des fleurs aux premiers venus défunts désormais réduit à absolument rien, décorer des tombes vides, j'en ai raté la venue incroyable de... Leo?! Enfin pas Leo, son alter ego. Elle est un elle, un peu bourrée, pas très sur d'elle. Une seconde d'incompréhension, deux de panique. Un coup de baguette et je suis Azénor. Je suis la fille que tu connais, mais si bien-sûr, celle qui t'a enlevé de la noyade, souviens-toi enfin on a réussis à respirer, on a sauté d'un pont, on a même aimé. Qui penserait qu'en tes yeux à toi je trouverais réconfort. Tu as cette coquetterie dans l’œil, et cette étrange façon de ne pas me reconnaître. Moi je t'identifierai entre mille tu sais, tu as changé ma vie je dirais, à un moment précis, un moment donné, où j'étais tenue de te rencontrer. Je t'ai pas sauvé seule évidemment pas. Toi aussi tu étais là. A m'envoyer tes mots en pleine figure, à me faire comprendre que toi et moi un rien nous détache. Mais c'est comme La Création d'Adam, on est si proche, mais jamais nos doigts ne se toucheront
pas vrai?

t'es là pour moi ?
j'crois pas aux séraphins


un froncement de sourcils
t'es aveugle ou quoi? C'est quoi cette lueur dans tes yeux. Je t'ai reconnu d'autant plus à ta voix, feras-tu de même. Ouvriras-tu de nouveau ton monde à ma première syllabe. Je t'en défi, de vouloir autant que moi toucher du doigt l'impossible. Se confronter à nouveau, confronter, nos différents, nos haines
Je me rapproche pour arriver quasiment vers toi, pourquoi es-tu là, qu'est-ce-que
un regard vers le bas
Lydie Keats
Et pourquoi ne l'ais-je pas vu plus tôt, ce nom qui fait tilt. Je me souviens tu sais, de ton visage d'enfant détestant le monde de t'avoir enlevé maman, figure maternelle, héroïne, déesse, bonté divine, modèle, pilier, frisson dans tout le corps,
tu as un cœur pas vrai? Puisque tu es capable de venir là, et de t'écorcher le genou sur une tombe représentative d'une période révolue depuis longtemps, longtemps. Est-ce que ce nom résonne encore dans ta tête nuit et jour, celui de maman. Fais-tu ce rêve, où ils reviennent à nous. Le fais-tu souvent. Revois tu sa mort pendant des périodes de choix, consulterais-tu son avis, détestes-tu le monde simplement de ne pas pouvoir. Viens-tu ici, aveugle et innocent pour regagner sa mémoire.

je serai jamais là pour toi
not anymore


provocation
attente
et puis défi
ne me déçois pas
paradoxal n'est-ce-pas?
l'histoire de nos vies


Dernière édition par Azénor Philaester le Jeu 15 Mar - 10:58, édité 1 fois
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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Shae L. Keats, le  Sam 24 Fév - 12:32

J'étais prêt·e moi, à ce que tu m'emmènes. J'savais que ça finirait comme ça, une crise cardiaque, une overdose. Aveugle, d'hypothermie dans un cimetière en hiver, ça n'a rien d'étonnant. J'en avais rien à foutre de crever comme un·e chien·ne, j'voulais juste qu'le séraphin m'emmène, loin, j'sais pas où, j'm'en fous, je veux juste que ça s'arrête, le froid, j'en ai marre de craquer mes os comme des allumettes sur les stèles mordantes.
À aucun moment j'ai pensé que ça pourrait être toi, ou qui que ce soit que je connaissais,
le réel était trop éloigné,
et j'étais persuadé.e que j'étais en train de claquer.

J'étais venu.e pour la première fois depuis longtemps, trop longtemps, passer mes doigts sur un nom qui n'était plus. J'étais venu.e ici de colère et de rage, il m'avait fallu attendre de la haïr pour me perdre sur sa tombe.
Parce que les émotions négatives sont toujours plus faciles à écouter.
Alors je suis là pour taper du poing, pour me casser les ongles sur ta tombe, pour te dire comme je te hais de m'avoir laissé.e, de n'avoir rien dit, te dire que je te hais d'avoir donner vie, je suis là pour reporter colère sur quelqu'un qui n'est plus là, parce que c'est toujours plus simple que d'hurler sur les vivants.

je serai jamais là pour toi
not anymore


et contre toute attente ce passeur là n'a pas la voix d'un ange. Une voie connue pour un saut, de l'eau dans les poumons, une voix connue pour me ramener quelques mois en arrière, une voix d'oubli, d'intrusion, une voix qui avait tout volé, les pensées les plus intimes, les plus profondes, les plus secrète, celles qui font mon malheur, que personne n'a jamais su.
ton nom m'échappe mais le saut de l'ange.
Au fond je me souviens de toi
tout ne m'est pas inconnu tu vois.
je t'ai pris pour la faucheuse

Et y a la frustration qui monte, et grimpe, ce besoin de se lever, pour être à ta hauteur, j'en ai marre d'être constamment diminué.e. D'être toujours celui qu'on traîne, je n'te vois pas, je ne vois plus rien, mais au moins je suis en face
et je t'en veux
de ne jamais me laisser crever.
qu'est-ce que tu veux ?
amer
cette peur entière de te voir te glisser dans ma tête.
je veux apprendre à contrôler ça.
je veux réussir à te battre pour que personne ne sache
ne joue plus avec ma tête
j'ai pris trop d'oubliettes.
on a trop farfouillé,
j'ai l'impression de ne même plus m'appartenir.
Azénor Philaester
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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Azénor Philaester, le  Jeu 15 Mar - 11:17


Avec toi c'est toujours pareil. J'te vois, j't'aperçois et de loin le violon commence déjà ses notes entêtantes. C'est toujours le même style, le même genre. Une musique qui appelle la larme, le cœur qui tambourine de ne pas savoir, d'avoir trop connu, la pluie dont on ne regarde pas l'arrivée, écrasante contre la terre. De la boue dans les chaussures, étouffée d'envie, impossible de fermer les yeux sur quelqu'un en qui on n'a pas la moindre parcelle de confiance; et pourtant rester bloquer à se regarder comme si l'Autre était réponse et sécurité. Des bribes de phrases, comme toujours. Des sous entendus, des expectations. Des déceptions?
Et dans tes yeux qui ne comprennent rien je vois pourtant toute ta peur du vide et de l'infini. Quelles sont mes possibilités, qu'est-ce-que je veux, me demandes-tu.
Je ne suis pas venue pour toi. On est que de l'imprévu, de l'improvisation, on fait et on avisera. Je crois que c'est ce qui fait la magie de notre haine. On se déteste à en vouloir davantage. On a comme besoin l'un de l'autre pour pas crever.

Tu sais je suis si fatiguée, que personne comprenne, que j'en ai même la flemme d'expliquer. Sourire éternel cloué aux lèvres pour rester dans le paraître, parce que c'est ce que la société demande, ce que la société ordonne. Je suis rattrapée par le temps qui me fait des croches pattes à longueur de journée, ne croyez pas que c'est par hasard que je me suis perdue dans le jardin de la mort, on ne croit que ce qui nous aide à mieux dormir la nuit.
mais malgré tout des fois
je dors pas la nuit
hantée à tout jamais
mais dire que ça va
vouloir toujours plus

Quand est-ce-que l'être humain se rendra-t-il compte de ce qu'il a déjà? Facile à dire pas vrai? Des bras qui serrent certains aimants certains mortels. Comment on fait la différence déjà, comment vivre au jour le jour et oublier les questions qui chambouleraient une vie

alors, qu'est-ce-que je veux

mais qu'est-ce-que je veux, maintenant? Ou dans toute ma vie? Parce que je veux bien que tout soit plus simple, que la simplicité prenne le dessus, que la vie soit un soleil et que la chaleur d'un cœur remplace les épines de la rose que tu m'as offerte la dernière fois. Elles me piquent de vouloir te revoir. Elles s'adoucissent en ta présence. Et ça me tue moi.
mais qu'est-ce-que je veux, de toi?


tout savoir

Aysha Brayd
Aysha Brayd
Préfet(e)/Serdaigle
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Re: Quand la magie noire s'exprime...
Aysha Brayd, le  Sam 26 Jan - 11:44

RP Unique

Aysha vérifia une dernière fois ses calculs. Elle avait interprété comme elle avait pu les coordonnées géographiques qu'elle avait trouvées dans le livre de la bibliothèque pour désigner un point sur la vieille carte qu'elle conservait dans sa chambre depuis des lustres, sans en avoir eu l'utilité jusqu'ici. Le point indiquait un emplacement au nord de la ville de Perth, ce qui correspondait à la description du livre. Sa mère n'était pas là ce jour-là, et elle avait bien l'intention d'en profiter pour retrouver les traces de son père. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle ferait une fois sur place. Elle ne savait pas ce qu'elle allait trouver là-bas. Si elle voyait son père ? Elle ne savait pas comment elle réagirait, si elle irait lui parler ou si elle rentrerait, pour en parler à sa mère. Elle n'en savait rien du tout. Mais elle avait besoin de savoir, ce besoin irrépressible de recoller la pièce manquante de son puzzle, de comprendre pourquoi son père, qui lui avait promis de revenir, qui le leur avait promis, n'était jamais revenu. Est-ce qu'il les avait trahies ? Sa mère n'avait manifestement jamais souhaité partir à sa recherche mais depuis qu'elle avait trouvé la lettre, Aysha ne pensait qu'à cela. C'était son père ! Il fallait qu'elle sache.

La préfète descendit les marches de sa maison écossaise quatre à quatre et fit quelques pas dans le jardin. Elle avait rarement transplané sur une aussi grande distance. Elle habitait dans la province voisine. Elle ne savait pas si elle était capable de faire cela mais elle se devait d'essayer. S'y rendre par des moyens normaux lui prendrait trop de temps, beaucoup trop, et elle n'avait qu'une journée devant elle. Elle devait être de retour avant que sa mère ne soit revenue. Il fallait qu'elle essaye ainsi. Elle rouvrit la carte devant elle et fixa le point avec intensité. Il n'était pas facile de transplaner dans un endroit inconnu. Elle ne pouvait véritablement le visualiser. Mais sa détermination était immense, et elle savait précisément où elle voulait aller. La carte était formelle. Aysha se concentra, ferma les yeux et visualisa la carte derrière ses paupières closes. Et elle transplana.

Avant même d'ouvrir les yeux, Aysha sentit le vent qui lui fouettait le visage avec force. Elle regarda autour d'elle. Elle était bien au milieu des plaines, écossaises sans aucun doute. Plusieurs bâtisses étaient visibles tout autour d'elle, assez lointaines cependant, et elle ne savait pas vraiment laquelle pouvait correspondre au point de sa carte. Non loin de la bleue coulait une rivière, étroite et sinueuse, et elle la retrouva facilement sur la carte. Elle orienta cette dernière correctement et enjamba le cours d'eau : le point était de l'autre côté, plus loin. Elle marcha tout droit, se fixant la rivière comme point de repère. Bientôt, il lui sembla être arrivée à proximité du point, et elle releva la tête. Une demeure s'offrait à ses yeux, à quelques mètres de là. Mais elle n'avait plus la grandeur décrite par le livre. Le pan avant était complètement effondré. Au sol se dressait un amas de pierres noires qui semblait recouvertes de cendres. On aurait dit que quelque chose avait violemment explosé au rez-de-chausser de la propriété. Et surtout, il n'y avait pas signe de vie. L'endroit était à l'abandon.

Aysha resta interdite un moment. Elle avait imaginé de nombreux scénarios : son père était là, avec sa famille, ayant renié Aysha et sa mère, ou bien ils avaient déménagé, quitté la propriété, ou bien il n'était pas là et n'était jamais arrivé à bon port. Mais elle n'avait jamais anticipé le fait que le manoir puisse être dans un tel état. Comme si quelque chose de grave s'y était produit. Elle ne savait même pas à quant pouvait remonter cet incident, ce pouvait très bien être les vestige d'un accident ayant eu lieu bien avant sa naissance. Ou bien ayant eu lieu quelques jours auparavant seulement. Cependant, de là où elle était, Aysha pouvait apercevoir une végétation qui se frayait un chemin parmi les décombres, et s'épanouissait entre quelques pierres noircies.

La bleue, ne sachant quoi penser ni comment réagir, décida d'aller chercher des informations sur ce manoir dans le village voisin. Elle transplana à nouveau, et fut cette fois plus précise. Elle rouvrit les yeux à l'entrée d'un village et pénétra dans ses rues avec un pas rapide. Elle commençait à prendre conscience de l'ampleur de sa découverte. Elle ne pouvait retrouver son père. Sa seule piste était une impasse. Elle devait savoir ce qu'il s'était passé dans cette demeure. Elle interrogea quelques passants, mais certains disaient ne rien savoir, d'autres ne lui répondaient même pas. Elle posa ses yeux sur un homme, assez âgé, qui était assis sur une chaise en tissu sur le bord de la rue, et qui secouait la tête en chantonnant.

- Excusez-moi, monsieur... Est-ce que vous savez ce qu'il s'est passé dans la propriété qui surplombe la plaine, non loin du village ?

- Tu veux parler du manoir de Perth ?

Aysha hocha la tếte.

- On n'a jamais vraiment su ce qu'il s'était passé. Le manoir a explosé, un après-midi. C'était très violent, je m'en souviens bien, j'étais ici, sur cette même chaise, et tout le village a tremblé. Mais vous savez, la famille qui habitait là-bas était très discrète, ils ne venaient jamais au village et il y avait pas mal de rumeurs qui couraient sur leur compte...

- Quel genre de rumeur ?

- Ils avaient l'air un peu détraqués. Ils étaient toujours habillés de façon étrange, enfin pour le peu qu'on les voyait, et ne se mêlaient jamais aux habitants du village. Certains disaient qu'ils croyaient à la sorcellerie, et à tous ces rituels vaudou. Si vous voulez mon avis, ils n'étaient pas très sains d'esprit. Moins je les croisais, mieux je me portais.

Aysha ne releva pas. C'était l'attitude d'un moldu, il n'y avait rien de surprenant.

- Mais cette explosion, quand a-t-elle eu lieu ?

- Oh, vous savez ma petite, quand on vieillit le temps ne passe plus de la même façon... Je ne saurais dire si c'était il y a dix ou vingt ans.

- C'était il y a quatorze ans. Au tout début du mois de mai.

Aysha tourna la tête. Dans l'embrasure de la porte se trouvait une femme. Elle semblait plus jeune que l'homme et parlait d'une manière bien moins aimable. La bleue ne savait pas vraiment depuis combien de temps elle était là, à les écouter.

- Ah, très bien... Merci madame, merci beaucoup.

La femme ne répondit rien et l'homme hocha la tête en souriant. Aysha resta un instant plantée là, puis, leur offrant un sourire peu convaincant, fit volte face. Elle fit quelques pas et s'arrêta. La femme lui parlait :

- C'était une famille étrange. Si j'étais vous je ne m'aventurerais pas trop sur ce terrain là. Tout le monde était soulagé lorsqu'ils ont disparu.

La préfète ne se retourna pas et continua son chemin, les dents serrés. Quatorze ans. Cela correspondait à la date où son père était parti. Elle avait trois ans. Elle ne se souvenait pas s'il était parti en mai ou à un autre moment, mais les pièces reprenaient leur place et s'assemblaient peu à peu, et la coïncidence lui semblait trop grosse. Une fois sortie du village, elle transplana à nouveau, persuadée que cette explosion et la disparition de son père étaient profondément liées.
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