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[Toilettes de Mimi Geignarde] Affrontements.
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Artemis O'Toole
Préfet(e)/Poufsouffle
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Affrontements.

Message par : Artemis O'Toole, Mer 12 Juil 2017 - 10:22


Ça allait devenir compliqué. Arty n’était pas au bout de ses peines, mais maintenant qu’il avait décidé de rester, il devait assumer. Pas moyen de revenir en arrière, dorénavant, il était bel et bien coincé dans ces maudites toilettes pour filles, avec une fille. Et pourtant, rien de romantique là-dedans, vraiment, rien du tout. Même pas une trace, une étincelle d’une quelconque lumière. Mais ce n’était pas encore le moment de paniquer. Le regard planté dans celui de l’autre, il n’arrivait pas à le déchiffrer, savoir ce que cette jeune fille pensait, ce qu’elle voulait. Effectivement, elle était malheureuse, en colère, mais quoi d’autre ? Elle avait réagi avec violence, et maintenant, tout semblait calme, mais pas paisible. Le genre de calme avant une explosion, d’émotions ici.
Puis elle prit la parole, à ses mots, les yeux du Poufsouffle s’agrandirent. Il ne comprenait pas, il était perdu d’un coup, comme ça. Il avait eu raison en fait, cette fille était complètement imprévisible. Comment réagir maintenant ? Si sa tête avait bouilloné auparavant, ce n’était rien par rapport à maintenant, et sûrement rien non plus à ce qui allait se dérouler par la suite. Il se sentait étouffé, pris au piège, il essayait de démêler ses mots, mais pas moyen, ses dires sortaient de nulle part et ne faisaient pas sens dans l’esprit du jaune & noir.
Malheur.
Si seulement une trappe décidait de s’ouvrir sous ses pieds, là, maintenant. Ou qu’elle s’exclame en criant un joyeux « Surprise », c’était une blague, haha.

Mais non. Il était vraiment dans cette situation qui n’avait rien de cocace. Jamais il ne s’était senti comme ça avec quelqu’un, aussi mal à l’aise.
Il ouvrit la bouche pour répondre, non elle n’était pas une peste, il s’excusait, mais rien ne sortit. Parce qu’elle n’avait pas fini, pas encore.
Il doutait maintenant, est-ce que tout ça n’était pas de sa faute ? En réalité, oui, il était venu, comme ça, mine de rien, elle n’avait rien demandé à personne. Il était donc absolument responsable de ce qu’il se passait.

- Ecoute, je … Mais elle n’avait pas encore terminé. Elle avait l’air tellement anéantie. S’il ne se souvenait pas d’elle. Eh bien non. Il était parti pour s’excuser, lui dire qu’il était absolument désolé, qu’effectivement il avait dû la blesser d’une quelconque façon que ce soit en apparaissant dans un moment de solitude. Mais là, c’était trop bizarre. C’était une élève, comme lui, de quoi parlait-elle exactement ? L’avait-il déjà vue ? Oui, sûrement, mais une autre question se posait. N’était-elle pas folle ? Le prenait-elle pas pour quelqu’un d’autre ?

- What ? Ecoute, je… Bon, ça commençait à devenir répétitif, il ne savait absolument pas quoi répondre, tellement il était abasourdi. Peut-être qu’il devait s’asseoir, réfléchir au calme, mais cette conversation ne pourrait pas tenir des heures, il fallait enchaîner, essayer de comprendre. Il souffla donc, pour prendre un peu de courage.

- Je ne voulais pas te faire du mal, je suis désolé, c’est vrai, je n’aurais pas dû te déranger. Non tu n’es pas une peste, juste quelqu’un sur les nerfs qui a réagi avec ardeur, je comprends, je suis tombé au mauvais moment. Mais en même temps, ta réaction, là, c’est du n’importe quoi.

Il pourrait s’arrêter, lui aussi, la laisser réfléchir, elle aussi. Mais Arty est un moulin à paroles, il n’y pouvait rien. Et puis elle était trop proche, là, il ne savait plus, pourquoi elle lui touchait le bras ? Non, c’était vraiment trop bizarre. Il dégagea alors doucement la main de la vert & argent pour poser les siennes sur sa tête, essayer de contrôler les pensées qui se bousculaient à l’intérieur. Il avait l’air d’un idiot, maintenant, s’était-il vraiment mal comporté avec elle ? Il secoua la tête, mouvement pour faire sortir cette mauvaise pensée, jamais il ne se comportait mal, c’était pas dans son cœur, ce comportement.

Je t’ai vue, là, toute seule, en train de pleurer. J’étais inquiet, c’est tout, je voulais t’aider. Mais visiblement tu ne veux pas d'aide.
Il leva les yeux au ciel, hésita. Et comment ça si je ne me souviens pas de toi ? C’est quoi cette histoire ? T’as trop bu c’est ça ? Avoue, ta pris un truc chelou, t’es sous le choc, t’es malade. Il se rapprocha alors d’elle, et lui fit un câlin.
Comme ça, venu de nulle part. Il avait décidé de ne pas entrer dans la confrontation, et ses histoires bizarres qu’elle inventait, ou qu’elle croyait vraies. Arty voulait lui montrer qu’il n’était pas méchant, il l’avait déjà fait en rangeant sa baguette, mais curieusement, elle s’était emballée. Un peu trop. Ce câlin apparaissait comme un éléphant dans une bijouterie, mais il avait la qualité de permettre à Arty de faire une pause. Il fallait reprendre la conversation au début, dans la normale, salut moi c’est Arty, comment ça va. Parce que là, ça partait dans les sens, et émotionnellement il était pas prêt.

C’était peut-être une réaction plus étrange encore que celle de la blonde. Et alors qu’il était dans les bras de la Serpentard, l’irlandais se demandait vraiment pourquoi il avait fait ça, quelle idée lui était passée par la tête, à tous les coups, ça allait empirer la chose. Se rapprocher comme ça d’une fille, gentiment, ça pouvait pas passer. Mais, encore une fois, les conventions sociales ce n’était pas trop son truc, et il voulait juste marquer un temps d’arrêt à ce semblant de dispute. Rien de plus, faire comprendre à la vert & argent qu’il était un ami. Et heureusement, elle ne pouvait pas voir sa tête à cet instant, la grimace qu'il faisait, comme avant de mettre dans sa bouche un aliment qu'on n'aime pas, avant de faire quelque chose dont on sait que ça va être douloureux. Parce que oui, il pressentait la suite de cette situation comme particulièrement douloureuse.
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Ellana Lyan
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Affrontements.

Message par : Ellana Lyan, Dim 16 Juil 2017 - 10:50


Les paroles s’envolent, je ne comprends plus rien, il continue de parler comme s'il avait pu recevoir le double de la salive que les être humains possèdent en générale. Je bats plusieurs fois des paupières, la situation me parlait tellement irréel que j'ai presque l'impression que d'un instant à l'autre je vais me réveiller, tous mes plans comme mes grandes théorie perdent pieds face à ce petit jaune aux réaction absolument imprévisible. C'est qu'il commençait vraiment à m'énerver l'enfant avec ces manies grotesques, la prochaine fois il faudrait lui conseiller de s'habiller d'un t-shirt "Je suis le plus mignon de tous les pouffy, vient me faire un câlin". Je soupire quand soudain, le dit câlin décide d'arriver plus vite que prévu, il allait falloir que je me lance dans une carrière de voyante parce que pour le coup c'était plutôt imprévu. il devait être de ces gens qui font des câlins à tous le monde pour la moindre occasion, quand à moi j'étais plutôt celle qui envoyé des sortilège à tous le monde pour les voire souffrir pour des raisons plus ou moins justifiée dont toutes avait la même racine, père. Complétement opposés, deux élèves au milieu des toilettes de Mimi qui se font un câlin sans que ni l'un, ni l'autre ne semble comprendre pour quoi. C'était quand même un peu étrange et n'importe qu'elle mauvaise langue qui passait par là aurait pu inventé un ragot bien croustillant sur le petit et moi, ce qui je dois l'avoir m'aurait fortement déplu au point que la personne en question ne s'en serait pas sortir idem, tous comme le petit poufsouffle d'ailleurs.

La sensation de chaleur de son câlin que je me demande pourquoi je n'ai toujours pas repousser commence à m'étouffer, non pas que cela soit désagréable, je n'ai pas grand chose contre les câlins bien que je préfère quand même ceux que Kalsi, qui malheureusement n'est plus là pour m'en faire à présent, mais je dois dire que dans cette situation, c'est assez gênant que pour que j'ai envie de lui fracasser le crâne sir l'un des robinets. Cette pensées m'effraie un peu, comment donc puis-je avoir des pensées pareil, je me mords la lèvre avant de le repousser violemment comme j'aurais déjà du le faire quelques bonne minutes plutôt. je ne comprend vraiment pas à quoi tu joues ? mes yeux lançant des éclaires, je ne sais plus trop ce que je dois faire dans cette situation, la raison m'ordonne de fuir, la haine de le faire souffrir je ne sais vraiment pas ce que je dois considérer comme étant le bon choix dans ma situation, je sais que c'est mal de ne pas écouter la raison mais d'un autre côté, cela me torturerais de le laisse s'en sortir de la sorte, j'aurais pu continuer mon petit jeu de manipulation, m'appuyant sur cet inattendu câlin mais je n'ai plus envie de m'amuser de la sorte. À présent je veux juste lui donner une bonne leçon pour qu'il me fiche la paix une bonne fois pour toutes.

Baguette en main, j'avance d'un pas vers lui. Erreur ? Je n'en ai plus rien à faire. Tu m’écœures... mais réellement. C'est quoi ton problème exactement ? Tu te prends pour un super héro sans défaut ? Tu crois avoir assez d'empathie pour plonger ce monde dans une joie et une bonne humeur infinie ? Désolée de te décevoir mais tu n'est rien du tout qu'un mouton de plus parmi des centaines d'autre, ta pauvre petite condition ne te permettra jamais de réaliser quoi que ce soit de grand. Sourire sadique qui se dessine sur mes lèvres. Dis moi, quel est donc ton plus grand rêve ? j'aurais pu également demander "es-tu un cliché jusqu'au bout" mais après tout qu'elle importance, la réponse sera certainement plus constructive si ma question est posée comme ça et puis de toute façon je ne devrais pas faire la maline avec ce genre de chose, je ne suis moi même pas si loin du gros cliché des vert et argent alors je ne vais certainement pas lancer la pierre, de toute façon on ne choisit pas sa condition même s'il est évident qu'il nous seraient bien difficile de nous entendre...
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Artemis O'Toole
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Affrontements.

Message par : Artemis O'Toole, Lun 24 Juil 2017 - 13:40


Bon. Il ne pouvait pas dire qu’il ne s’y attendait pas, pour le coup. Ce serait un mensonge encore plus gros que lui. Quoi que, il ne s’attendait pas forcément à ce que ledit câlin dure aussi longtemps, c’était même inquiétant. Lui n’osait pas trop bouger, et elle, il ne savait pas. Mais la suite des événements était très prévisible. Elle le repoussa, fortement, violemment. De nouveau, Arty lâcha un petit cri de surprise, pas si surpris que ça, mais bon, admettons. Il n’était pas vexé, le moins du monde, la fin de ce petit moment de tendresse était un soulagement, après tout, il ne la connaissait pas, et ça commençait à devenir weard. Il se retrouve alors face à elle, face à ses yeux enragés, sa colère sans limites. Arty reste de marbre. Il attend, qu’elle dise quelque chose, qu’elle s’énerve davantage, il le savait. Elle avait profité du câlin, maintenant c’était bel et bien terminé. Elle s’était resourcée, elle avait gagné de l’énergie. On passe à autre chose, un truc avec de l’action, qui bouge, et qui va faire des étincelles. Le Poufsouffle passa sa main dans ses boucles qui entouraient son visage, il n’était plus question d’être mal à l’aise, à présent il devait anticiper les coups que la Serpentard allait lui donner, parce qu’elle allait lui en donner, c’était certain. Il se contenta alors de la regarder, un petit sourire en coin. Pas provocateur du tout, il essayait de se montrer réconfortant, peut-être même pour l’encourager. Elle pouvait y aller, il se tenait prêt.

Par contre, il avait oublié l’élément de la baguette magique. Lui l’avait rangée, il y a ce qu’il trouvait des heures. Inutile de la ressortir, du moins pour moment. Elle s’avance, c’est vrai, pendant une petite seconde il a cru qu’il allait y passer. Il ne bougea pas. Que pouvait-elle bien lui faire exactement ? Pas grand chose, pas ici, pas dans son état.
Il l’écouta alors déblatérer ses mauvaises paroles, elle crachait plus qu’elle ne parlait. Arty osa lever les yeux au ciel, il n’en avait pas marre. Peut-être que si, finalement, la provocation était de rigueur. Il avait essayé, de la réconforter, de se montrer gentil, de se montrer avenant. Et non, elle ne voulait pas, il l’avait bien compris dorénavant. Il n’avait plus d’autre angle d’attaque, alors il improvisait. Comme si ses mots allaient le toucher, lui. Le Poufsouffle s’occupait des sentiments des autres, pas des siens. Ça ne l’intéressait pas. Les insultes, les menaces, ça glissait. Après tout, il ne cherchait plus à lui plaire dorénavant. Il voulait qu’elle aille mieux, c’est tout. Si pour ça elle devait lui aboyer dessus tel un petit yorkshire enragé, soit. Il pourrait encaisser. D’ailleurs, il sourit davantage à l’idée du petit chien, ça ne lui correspondait pas trop, mais l’image était rigolote.

- Parce que ton petit discours là sur ce monde moche c’est mieux ? Mieux que ma soi-disant joie de vivre ?  Je ne me prends pour personne, je ne crois rien, en rien. Tu es là, j’suis là, c’est tout.

Elle avait sûrement raison. Il n’était rien, il n’accomplirait rien, juste un grain de sel dans un petit bocal entouré de ruban coloré. Rien de plus, mais il s’en foutait. Il ne se préoccupait que de l’instant présent, là, maintenant. D’où sa dernière phrase, pour le moment rien ne l’importait plus que de voir la suite de cette rencontre. Même pas un pas en avant, ou en arrière, mais ça pouvait se comprendre, lui, il voulait l’aider. Mais elle ? Pourquoi n’était-elle pas partie en ronchonnant & en claquant la porte ? Elle devait forcément attendre quelque chose, ne serait-ce que de prendre du plaisir en essayant de le torturer. En déchargeant tout son venin sur lui, pas de problème. Après tout, dorénavant il était là pour ça. Il allait donc tout faire pour assurer au mieux le rôle qu’il se donnait. Il regarda par-dessus l’épaule de la vert & argent, faisant mine de réfléchir, une demi-seconde.

- J’pense que j’aimerais bien chevaucher un dragon, tu sais, un beau dragon bleu et orange. Mais dans le passé. Ouais. Chevaucher un dragon bleu au Moyen-Age.

Il rit et replongea son regard dans celui de la blonde en haussant un seul sourcil. Il était continuellement dans cette position d’attente, il venait de renvoyer la balle. C’était sous-jacent, il ne l’avait pas demandé de façon militaire. Il n’avait pas dit et toi ? Parce qu’il avait un peu peur de la réponse bien sûr, et puis son visage questionnait quand même la Serpentard. Il était curieux, malgré tout. Comme s’il voulait creuser dans la petite personne blonde en face de lui. De toute façon, il savait bien que sa réponse n’allait pas lui convenir, aucune n’aurait été, aucune n’aurait changé son attitude et l’aurait calmée. Alors autant rigoler un petit peu, y’a que ça de vrai.
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Ellana Lyan
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Affrontements.

Message par : Ellana Lyan, Mar 8 Aoû 2017 - 12:47


Comment arriver à détester un être aussi pur, aussi aimable, aussi emphatique. Je n'aurais jamais du y arriver, il ne m'avait rien fait de mal, c'était simplement défendu sans vouloir me blesser, c'était assez étrange comme situation et j'aurais pu me surprendre à fondre en larme, briser se masque que j'essaye de construire sur mes émotions pour étouffer leur son. Il aurait été facile de lui dire simplement qu'il me fait penser à ma petite sœur, ou du moins celle que je considère comme telle, ma petite rouge et or au grand sourire, j'aime lui parler, l'écouter raconter sa vie qui passe en tout insouciance, elle me donne l'impression d'aller un peu mieux, je deviens plus humaine à ses côtés, en quoi est-ce donc différent ici ? Le vide causé par l'absence de Kalsi est-il à ce point difficile à combler ? Quel est donc le nom de cette rage qui m'a empoisonné le cœur sans que je ne puisse y prendre garde ? une semaine plus tôt et tout aurait été différent, si seulement les choses s'étaient passées différemment, peut-être que dans quelque temps, je reviendrais avec des excuses, je ne sais pas, j'ai presque peur de moi, de se que mes lèvres et mes mains seraient capable de laisser échapper envers cette être auquel je ne devrait même pas mériter de parler.

Il ne semble pas capable de me détester, est-ce donc un défi ? Pourrais-je arriver à te prouver que je suis une véritable saleté ? Ne serais-je pas fixée sur mon état si par malheur tu te décides à me haïr, ne pourrais-je pas me dire que j'ai touché le fond ? Tant de questions qui se bousculent sans que je ne parvienne à faire le tris. Je soupire. Mes paroles ont beau mentir, je l'envie quand même réellement de cette bonne humeur qui semble l'habiter en permanence, peut-être qu'un peu de temps à ses côtés me ferai du bien, voir même changer, du moment que ce n'est pas moi qui le transforme, envie ça ne risque pas vraiment d'arriver et puis de toute façon il faut que j'arrête de me faire des plans pareil dans ma tête car je n'aurais de toute façon pas le loisir de les expérimenter et peut-être est-ce mieux comme ça... Oh, dans quoi donc me suis-je encore fourrée ? Ses paroles résonnent à mes oreilles comme claquantes de vérité mais que vais-je bien pouvoir répondre à cela ? Faire encore une fois comme si j'étais persuadée de mon mensonge de vie noir alors que je sais que c'est lui qui a raison ? Ai-je vraiment le choix... Je commence sérieusement à me détester.

Peut-être que j'aurais été comme lui en fin de compte, si mes parents ne m'avaient pas laissée tomber, si on ne m'avait pas donné à ces tortionnaires incapable d'aimer. J'aurais peut-être atterri chez les jaunes comme ma grande cœur, nous aurions pu devenir les meilleurs amis du monde, malheureusement tous ne se passe jamais comme dans un livre pour enfant et si je me retrouve en ce moment à lui cracher ma haine au visage c'est en grande partie du à ce passé trop compliqué, cette douleur interne que j'essaie tant bien que mal de cacher. Je m'en veux un peu de me reposer sur cela alors que je sais très bien ne pas y être pour rien mais je n'ai pas l'impression d'avoir le choix, en ce moment je suis absolument dépassée.Ton enjoué, le voilà qui reprend la parole tout en répondant à ma dernière question, alors c'est donc ça ton plus grand rêve ? Mes yeux s'agrandissent, toi aussi tu aimerais voler ? Brève illumination avant que mon visage ne redevienne sombre, je n'ai pas envie de me confier, je ne sais pas pourquoi j'ai cet espèce de rempart qui me pousse à l'animosité alors que je pourrais encore tout construire. Je l'imagine chevauchant un dragon avec un décor médiévale en arrière plan et un petit sourire se dessine sur les lèvres alors qu'il laisse éclater un rire.

La tension monte en moi, je ne sais pas vraiment ce que je dois faire, une nouvelle menace ? Simplement lui répondre ? Je suis partagée entre le début d'affection que je développe pour lui e cette haine plus grande encore qui me pousse à le haïr pour le simple fait qu'il soit heureux sans doute. Je recule d'un pas. Tsss, tu n'as vraiment aucune ambition ! Une pause, je dépose mon regard vers les éviers. Moi aussi je voudrais voler, avec des ailes peut-être... Voix un peu plus enfantine, comme une manifestation de la gamine cachée en moi lorsque je ne suis pas comme ça. Mais ce n'est pas possible et puis de toute façon je n'ai plus d'aile ! Ton froid, cassant sur la voix qui se veux forte alors qu'elle se trouve brisée. Les hommes ne volent pas !
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Artemis O'Toole
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Affrontements.

Message par : Artemis O'Toole, Jeu 10 Aoû 2017 - 11:21


Il l’avait senti, ça ne pouvait pas venir de nulle part. Il savait que l’autre était fragile, déboussolée, détruite peut-être. Dans son attente il avait observé, malgré son air de fripon. Il l'a sentie défaillir, personne n’est profondément méchant, mauvais. Et puis bon, Arty avait ce côté charmant irrésistible, c’était comme ça, difficile de garder le cap n’est-ce pas ? De le faire souffrir, de lui chercher embrouille, parce qu’il s’en fout aussi, tout simplement. On peut tout lui faire, il ne ressortira pas plus fort, pas plus faible. Indifférence la plus totale, tant qu’on rit un peu quoi. Peut-être que sa carapace finirait-elle par se fissurer, se briser, & Arty pourrait s’y infiltrer tout doucement, faire entrer un peu de lumière. Il ne voulait que ça, c’était fou quand même, cette volonté d'encourager les autres, les réconforter, leur dire que malgré tout, ça va aller, de mieux en mieux. Un optimisme sans failles. Effectivement on pouvait le trouver idiot, ridicule, mais ça avait le don aussi de mettre les autres mal à l’aise, devant tant de lumière. Autant de matière brute, qui ne s’enquiquine pas avec les problèmes, la vie moche, les autres sûrement aussi. Il la voit alors vaciller, s’apprêter à parler, elle doute. Il s’attend au pire, comment allait-elle lui répondre, lui crier dessus, ou alors s’avouer vaincue et tout lâcher. Il aimerait bien. Finalement elle recule. Il l’observe, elle n’attaquerait donc pas, ou peut-être prenait-elle son élan pour faire mal. Mais non.

Il n’avait aucune ambition, décidément, c’était redondant. Elle n’avait rien trouvé de mieux à dire. Il attend encore, parce qu’il sent, qu’elle hésite, qu’elle tergiverse. La laisser venir. Ne pas bouger, être une sorte de repère. Et puis, elle se détourne, de nouveau un acte de recul. Arty la voyait s’éloigner de plus en plus, dans ses pas, ses yeux, il fallait qu’il la rattrape avant qu’elle ne tombe trop loin dans ses idées pessimistes, ses idées grises & glaciales. Sinon, elle allait finir par traverser le sol, et ça risquait de finir mal. Tout de même, l'esquisse d'un sourire taquin se dessine sur le visage du Jaune & Noir. Comme quoi, ils avaient peut-être des points communs, elle l’avait avoué, avec ce moi aussi. Elle voulait voler mais tout de suite ça se brise, ses ailes, ses idées sur un homme volant. Elle n’avait pas tort. Il décida de s’approcher d’elle, même si elle partait loin, lui montrer que lui il était là, et que ses ailes étaient toujours en très bon état, qu’elle pouvait compter sur lui, éventuellement. Il essaie d’accrocher son regard au sien, l’obliger à le regarder même s’il ne le pouvait pas vraiment. La forcer un peu à sentir sa présence.

- Elles sont où tes ailes ? J’peux peut-être t’aider à les retrouver.


Sûrement, c’est ce qu’il voulait. Il prendrait d’ailleurs n’importe quoi pour lui faire croire qu’elles étaient encore là ses ailes, mais juste elle ne les voyait pas, elle était trop enfoncée dans des idées noires, des larmes et de la rage. Elle ne pouvait rien distinguer de bien, mais il était là pour ça. Elle avait essayé de garder un souffle froid dans sa voix, mais il avait senti, la fissure. Il s’y engouffrerait donc, sans peurs. Puis c’était intéressant cette histoire d’ailes, il fallait qu’il sache, exactement de quoi parle-t-elle, de quelle perte exactement ? Il ne la connaissait, ne l’avait jamais vue mais se demandait s’il pouvait tout de même apporter un peu quelque chose dans ce décor sombre autour d’elle. Il aurait même dessiné des soleils, des fleurs et des arcs en ciel pour voir son regard briller. Alors que bon, elle avait l’air tellement affligée & ce n’était pas son rôle, il n’était pas son ami. Mais après tout, il aimait beaucoup les jeux de rôle, c’est rigolo, entrer dans la peau de quelqu’un d’autre. Il pourrait faire un petit effort, pour elle.

- Et puis même, on peut imaginer ensemble, s’allonger, rêver de voler. Ça peut partir loin les illusions tu sais, et c’est pas pour ça qu’c’est pas réel. C’est possible, tout est possible. On a pas tous un dragon sous la main. Quoi que, il y a toujours les balais volants.


Il aurait pu développer, lui faire comprendre que le fait de voler n’était pas juste que physique, que certaines émotions fortes pouvaient très bien faire l’affaire. Le bonheur, la joie, l’ivresse donnaient des ailes. Les ailes c’était aussi le courage, est-ce qu’elle avait perdu son courage ? Avait-elle peur de quelque chose ? Arty aurait voulu déjouer la mécanique qui s’effectuait sous le petit crâne blond en face de lui, quelque chose allait de travers c’était sûr. Il manquait une pièce importante voire plusieurs, il faudrait les retrouver pour que le tout fonctionne correctement. Un véritable bricoleur le Arty. Il mettrait même une salopette bleue pour rabibocher son ingénierie intérieure. La faire glisser pour qu’elle croit voler, la pousser à aller loin. Il fallait qu’elle lui parle du mécanisme d’abord, si elle le voulait bien, et ce n’était pas gagné. Mais il devait connaître un peu le système pour tenter de faire quoi que ce soit, savoir quels outils il allait devoir utiliser pour faire de son mieux.  

- De quoi tu as peur ?

Il n’avait pas posé cette dernière question d’une voix grave, sérieuse annonçant une intrigue pesante. Au contraire, il était plutôt enjoué, curieux, ce qui pouvait paraître bizarre et déplacé, mais pas du tout. J’vous assure. Est-ce que c'était une marque de courage, poser cette question comme ça, survenue de nulle part ? Ou une trace de petite folie ? Allez savoir.
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Ellana Lyan
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Affrontements.

Message par : Ellana Lyan, Sam 12 Aoû 2017 - 12:43


Du stade de haineuse et colérique, je passe à intriguée, qui est donc cet imbécile heureux pour encore une fois rester là à m'écouter et me répondre sans que je n'arrive à comprendre pourquoi mes insupportables pétages de plombs et crises de nerfs intempestives ne l'on pas encore fait fuir. À ce stade si et pour plus grand bonheur ou malheur tout dépend du point de vue ainsi que de ce que je souhaite réellement, n'importe quel enfant de son genre aurait pris la fuite pour ne pas risquer de se faire contaminer par cette violente folie qui semblait émaner de moi. Contrairement à l'oisillon fou ou la fée qui dégageait une aura de folie douce et bienfaitrice qui laisse les regards amusé et compatissant se poser sur elle, j'avais plutôt l'impression d'être un monstre, le genre de personne que l'on se plait bien plus d'enfermer que de laisser passer en souriant. Il fallait croire que le jaune était unique en son genre ou alors qu'il ne se collait à aucun modèle de personne existant déjà, j'avais l'impression en le voyant qu'il se contentait simplement de vivre sans se poser de question avec un optimisme à faire flancher mes grandes certitudes sur un monde bien trop noir. d'un autre côté, je doutais sincèrement qu'il soit toujours le même si nous avions eu la même enfance mais qu'importe. Il était là, j'étais là, nous étions différent et cela ne m'enchantait pas vraiment. Pour tout dire j'avais réellement envie de lui faire ravaler sa joie de vivre jusqu'à ce qu'il s'étouffe avec celle-ci, d'un autre côté c'était bien joli de faire des belles métaphores mais pour lui faire avaler quelque chose d'immatérielle il fallait quand même y aller...

J'avais beau tenter de le haïr du plus profond de mon être, je devais avouer que ses questions et ses phrases étaient assez déstabilisantes comme intrigantes que pour me donner envie d'y répondre. On me les a arrachées quand j'étais petite. Pourquoi as-tu donc envie de m'aider ? Un pourquoi bien qu'un comment aurait tout aussi bien pu faire l'affaire mais de toute façon ce n'était pas bien difficile, il me suffisait de fuir mes parents adoptifs comme j'avais prévu de le faire si par malheur mon père levait à nouveau la main sur moi et à l'instant où je partirais, je peux être sûre d'avoir droit à un nouveau départ, du moins je l'espère, je crois bien que je devrait y avoir droit après tant de longue année à souffrir de leurs menaces et leurs coups, chacun sa chance et je comptait prendre la mienne bientôt si les choses ne parvenaient pas à s'arranger. Il était hors de question que subisse encore maintenant que j'avais presque atteint ma majorité, je risquais également beaucoup moins d'ennuis ! Il continue à parler en me décrivant une autre image du mot voler qui semble mieux coller à mes pauvres petites capacités d'être humain. j'ai presque envie de fermer les yeux, de laisser sa voix me bercer et de m'imaginer chacun de ses mots, ses phrases qui deviennent des images colorées dans l'imaginaire fou de mon cerveaux.

Et puis une nouvelle question qui brise un peu le fil de mes pensées multicolores qu'il m'avait mise en tête. Veut il donc réellement savoir de quoi j'ai peur ? Comme un tour de paroles qui s'échange, une question, une autre, à toi, à moi et puis les réponses qui coulent comme des cascades vives en parallèles, s'alimenter l'une 'autre si c'était possible, mais ça ne l'est pas. Parce que volcan je fais couler de la lave en fusion alors que d'une source épurée c'est une eau claire et bienfaitrice qu'il laisse filer. Tant mieux ? Tant pis ? Qu'importe ce n'est pas à moi de choisir ce chemin inexistant formé sur un sentier d'illusion et de parole. Les possibilités s'ouvrent multiples, restée sérieuse ? floue ? indécision permanente qui me bloque un peu, je ne sais quelle voie emprunter et lui serait-il donc possible que je me confie ? que je parle de ce qu'il me pèse comme un mauvais cadeau si facile à lui mettre sur le dos, bien qu'il ne semble pas en vouloir. Peut-être qu'il parviendra à le lancer loin d'ici alors que je n'y arrive pas. Je ne sais plus que penser. J'ai peur de mon père, de mes cauchemars, de me retrouver seule et de tomber. Phrase déballée sans respiration, la peur qu'il se moque un peu trop forte et un regard vers lui, comme une invitation à connaîtres ses propres craintes.
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Artemis O'Toole
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Affrontements.

Message par : Artemis O'Toole, Mer 16 Aoû 2017 - 15:29


C’était comme tenter de domestiquer un chat sauvage. Doucement, mais sûrement, s’avancer mais rester sur ses gardes. Il n’y avait plus de traces de colère impressionnante chez la blonde, ou c’était parfaitement caché. Plus de villosité, elle s’était calmée, parlait peu, mais des mots qui foudroyaient Arty à l’intérieur. En même tant, c’est lui qui l’avait cherchée, qui voulait absolument savoir pour l’aider. Maintenant il ressemblait à un parfait idiot, comment pouvait-il bien l’aider, elle, qu’il ne connaissait pas ? Il n’était pas psychiatre non plus, il n’avait aucune capacité à aider les gens qui ont des problèmes. Elle avait effleuré un problème d’enfance, ses ailes disparues alors qu’elle était jeune. Le Poufsouffle déglutit. Ça commençait à aller loin cette histoire, un peu trop loin. Alors que Serpentard s’ouvrait à lui il se retrouvait là comme un parfait crétin. Et s’il ne pouvait pas l’aider ? Il ne pouvait pas se contenter d’un simple « There, there » accompagné d'une tape sur l'épaule. Ça n’allait pas le faire, elle lui en voudrait à tous les coups. Et puis elle enchaîne, sur ses peurs, mortelles, sombres. Elle semble se dévoiler et se révéler complètement, devant lui, est-ce qu’il faisait vraiment cet effet-là aux gens ? C’était un de ses super-pouvoirs ? Si c’était ça, il fallait qu’il essaie de l’utiliser avec parcimonie parce que devant de telles révélations, il était complètement perdu.

Arty, à la fois téméraire et angoissé. Il avait osé s’avancer, la chambouler, la forcer à lui parler. Et maintenant, que pouvait-il faire ? Faire confiance en la situation, il supposait que ça viendrait, au feeling. Il passa sa main dans ses cheveux, marque de gêne chez lui. Il garda un instant dans ses doigts ses boucles folles, et laissa tout tomber. Il s’éclaircit alors la gorge, essaie de trouver les bons mots, les mots justes si c’était vraiment possible. Les mots qui n’allaient pas la mettre de nouveau en colère, qui réveilleraient l’affrontement. Non, il fallait des paroles douces et joyeuses pour tenter de contrebalancer avec tout ce qu’elle venait de dire. Il finit par hausser les épaules.

- Je sais pas pourquoi. Parce que t’es là, et que t’as l’air d’avoir besoin d’aide. C’est tout.

Aussi parce que c’était lui, parce que c’était dans son habitude de ne jamais laisser personne tomber. Quand bien même ces révélations le mettaient mal à l’aise, ce n’était pas lui qui les vivait, il ne pouvait pas faire semblant de ne pas avoir entendu, il ne pouvait faire marche arrière dorénavant. Il était vraiment confronté au problème, à ses problèmes. Alors autant se lancer et tenter de les résoudre, ou de les faire oublier, tout simplement. Il n’y avait pas d’autres raisons profondes que ce qu’il venait de lui dire, rien d’autre que sa personnalité, qu’il n’était pas du genre à tourner le dos à une demoiselle en détresse, voilà tout. Et puis, parce que l’alternative était de partir à toutes jambes et c’était la honte. Voilà. Alors ils étaient vraiment là tous les deux, autant essayer de démêler la situation.

Bon, il fallait donc essayer de retourner aux sources, tout simplement. Déjà, son père à elle, Arty n’avait pas envie de le rencontrer. Un papa qui fait peur, c’est forcément une mauvaise chose. Les cauchemars, bon ça, à la limite, il pouvait comprendre, lui qui pourraient être entouré à l’instant présent d’un nuage toxique rouge sang rempli de démons, mais bon, maintenant ça va, il savait faire la part entre la réalité et la fiction, les rêves et la paranoïa. Qu’elle se retrouve seule, là encore, c’était tout à fait compréhensible, la solitude. Mais bon, il ne pouvait pas lui dire qu’il serait celui qui l’empêcherait de tomber, c’était impossible, il ne pouvait pas rattraper tout le monde, il n’avait que deux bras fragiles. Mais ce n’était qu’une peur, pas la réalité. Il esquissa alors d’un sourire compatissant, comme s‘il savait de quoi elle parlait.

- Bon alors, on va faire ça de t’façon logique. Ton père, s’il te fait peur, faut plus le voir. Au revoir, salut. Ensuite tu sais, on a tous des cauchemars, des fantômes qui nous hantent, mais faut voir ça comme des copains, des petits trucs qui nous accompagnent. Et puis j’suis sûr qu’il y a des gens autour de toi là, faut pas rester comme ça. Même si tu tombes, dis-toi qu’tu pourras pas tomber plus bas ou qu’il y aura toujours quelqu’un pour te rattraper.

Ses mains s’étaient mises à s’agiter alors qu’il parlait, comme si elles illustraient ses paroles, son pep talk nul. Sa pensée positive qui semblait s’écraser contre le carrelage froid des toilettes pour filles. Il ne savait pas trop remonter le moral en fait, il était maladroit et ridicule, mais on ne pouvait pas lui en vouloir d’essayer. Il essaya de reprendre confiance en lui en prenant une moue réfléchie.

- Moi j’ai peur de ce qu’il y a là dans le noir, tu vois, tapi, qui nous attend et qui est prêt à bondir. Ça peut être tout et n’importe quoi, un monstre, une maladie, un assassin, tout. C’pour ça, il suffit de tourner la tête.


Enfin, ça ne marchait pas toujours. Parfois ça t’envahissait et te paralysait totalement et alors il n’y avait rien à faire que de céder parfaitement à la panique qui t’étouffait. Mais il ne pouvait pas lui dire ça, sinon ça allait faire un effet boule de neige pas très agréable. Néanmoins, plus cela avançait, plus il prenait confiance en lui, il ne pouvait plus s’arrêter, ça l’embarquait comme ça. Il avait peut-être peur qu’elle lui réponde d’un ton sec, qu’elle lui dise que c’était du n’importe quoi, que ça n’avait aucun sens. Alors que c’était tout ce qu’il avait, qu’il ne pouvait rien faire de mieux, de plus. Une chose qu’il pourrait encore faire était de l’écouter, de donner son avis, mais il sentait qu’il n’était pas le confident qu’elle cherchait. S’il continuait à parler, c’était peut-être aussi qu’il essayait de constituer un tourbillon de lumière autour d’elle pour qu’elle chasse les pensées obscures qui pourraient l’envahir bientôt. Ça, il savait bien le faire, avec un sourire charmant et un regard malicieux.

- Tu sais, parfois, je pense qu’on vit dans la tête d’un géant et qu’on n’est pas responsables de ce qui nous arrive. C’est le géant qui décide de tout, on n’est pas libres. Alors autant en profiter et se laisser aller, parce que le reste, ce n’est pas de notre ressort.

Alors ça, c’était le pompon. Comme discours optimiste, il n’aurait pas pu trouver mieux que l’histoire fatale qu’ils n’étaient pas des êtres réels mais des éléments constitutifs d’un rêve d’un géant. Finalement c’était elle qui allait s’enfuir en courant sans regarder derrière elle. Elle allait le prendre pour un fou, un cinglé qui ne savait pas ce qu’il disait. D’un autre côté, les histoires à dormir debout, ça pouvait illuminer l’esprit, faire penser à autre chose. Oui, c’était pour ça qu’il avait inventé cette illusion de tout un monde au sein d’un véritable géant. Et encore une fois il était dans cette position d’attente, de crainte aussi peut-être pour la réaction qu’elle allait avoir face à ses paroles un peu tordues mais pleines de gentillesse.
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Affrontements.

Message par : Ellana Lyan, Ven 18 Aoû 2017 - 9:19


Il y avait des gens chez qui tout semblait simple, le moindre problème trouvait une solution plus qu'évidente à leur yeux et ils pouvaient se permettre de garder le sourire en presque toute situation, ce qui, malheureusement était loin d'être mon cas. Enfance déchirée, mensonges, parents à demis-fous, le monde avait une question très relative de la normalité dans ma tête ce qui me poussait la plus part du temps à ne pas être considérée tout à fait comme parfaitement saine d'esprit, d'un autre côté, qui pouvait donc vraiment prétendre l'être ? Certes il fallait bien une référence mais comme je ne connaissais pas ce modèle de normalité je jugeais inintéressant de m'aligner sur ses manières et ces idéaux, nous menions tous notre propre combat et personne ne me semblait en droit de juger autrui, bien que si cette règle me semblait l'évidence lorsqu'il s'agissait de moi, une fois en situation de bizarrerie venant de la part de quelqu'un d'autre, je me trouvais bien incapable de faire vivre cette théorie en étant plus ouverte, il fallait croire que je vivais simplement dans mon monde à moi, un monde non rempli de licorne ou de rose et d'amour mais bien un enfer dont je ne pouvais sortir et qui s'apparentait bien trop étrangement à une prison dans laquelle je me retrouvais esclave et non princesse comme j'aurais sans doute du le réclamer, après tout ce monde était à moi non ?

Le petit jaune qui avait décidé de m'offrir des fleurs alors que j'étais occupée à tirer sur mes chaines pour m'évader, ce qui ne m'avait pas réellement plus, avait au lieu de s'enfuir comme n'importe qui de sensé, du moins de mon point de vue, insister pour rester jusqu'à me mettre hors de moi. J'aurais sans doute pu lui cirer dessus encore une fois, lui faire du mal ou du moins tenter de lui en faire, seulement je me retrouvais assise entre mes flammes à me confier sans que je ne comprenne bien comment j'avais pu en arriver là. Certes ce n'était pas désagréable de parler mais j'avais de plus en plus l'impression de la voir comme un peu diablotins au sourire d'ange venu me tourmenter en infiltrant un petit rayon de soleil trop haut pour que je ne puisse jamais l'atteindre mais assez bas pour que j'en ai envie. Je regardais mes chaines d'un air dépité alors que le goût de la poussière commençait à me faire tousser, à mille lieu de cette pièce étrange j'étais retenue prisonnière de mes démons dans un coin de ma tête. Un monde qui se reflétait dans mes yeux mais qu'il n'aurait pourtant jamais su voir.

Il me dit que je ne dois plus voir mon père et je soupire doucement, merci petit mais ce n'est pas vraiment comme si j'avais le choix en fait ou si mère me faisait moins peur en réalité, c'est uniquement qu'elle s'abstient de me donner des coups, elle. Il faut croire qu'elle se contente de les ordonner à mon père, je crois qu'elle le manipule un peu de toute façon mais qu'importe, j'ai déjà bien assez du mal avec ça que pour me mêler de leurs histoires. Il parle des fantômes et des cauchemars comme des amis et je jette un regard autour de moi, dans cet enfer si sombre, les créatures de l'obscurité m'ont enchaînée, comment pourrais-je jamais les voire comme des amies ? Il me faudrait me ranger de leur côté, devenir leur souveraine et me plonger dans le mal comme il y a si longtemps, mais je n'étais pas reine ou simplement une reine-esclave que ma faiblesse à renversée. Non, je ne peux pas me permettre d'arrêter de me battre contre eux, quand à tomber plus bas... C'est sur que j’espère ne pas descendre encore plus, quand à remonter il faudrait que j'ai plus de force, pas encore maintenant...

Il continue en me parlant des choses cachées dans le noir et je hoche doucement la tête, oui ça je connais, je comprends, les choses auxquelles on ne s’attend pas, qu'on ne voit pas, il dit qu'il faut tourner la tête mais je n'en suis pas si sûre à vrai dire, j'aurais peur que l'on m'attaque de dos, non je préfère regarder les démons en face et me battre plutôt que de passer à côté en croisant les doigts pour qu'ils ne me remarquent pas, c'est sans doute stupide mais je suis un peu trop impulsive pour me canaliser si je les sais tout près. Autant je suis d’accord avec les propos précédent, autant quand il me parle de tête de géant, j'ai la cruelle impression qu'il se fiche royalement de moi. Fronçant les sourcils, je recule de deux pas et croise les bras alors que mon regard noir revient au galop tu veux bien arrêter de te foutre de moi ? la fragile confiance que je lui portais vient de se briser sans le moindre avertissement je t'écoute, je te parle, je te dis ce qui me fait peur, je comprends tes histoires et toi tu viens me sortir la plus grosse idiotie que je n'ai jamais entendue ! C'est n’importe quoi ! N'importe quoi ! N'importe quoi ! La phrase résonne dans ma tête alors que je le fusille des yeux, la baguette en main. Arrête de me prendre pour une idiote ! Je ne suis pas folle, non et tu n'es pas obligé de voir si je vais te croire, parce que je ne suis pas folle, pas folle !

Le garçon ne m'avait rien demandé et nous nous connaissions à peine, non, même pas, nous ne nous connaissions pas, nous avions échangé deux moi et voilà que ma tête se mettais à cogner douloureusement alors que tout mon être se sentais trahis pour une raison que j’ignorais étant donné que nous n'avions fait que parler, enfin entre les menaces et les petites crises de nerfs de ma part. Mais voilà, quand l'on se trouve au cœur de l'enfer, la moindre attention ou parole aimable vaut plus du centuple de ce qu'elle représenterait dehors et la plus petite trahison, bien que le jaune n'en ai pas réellement fait une même si dans ma tête il se foutait de moi, était de fait bien plus dur à supporter. Vas-t-en ! je lui tourne le dos en espérant ne plus le voir lorsque je me retournerais, ou peut-être qu'il n'ait pas bougé, je ne savais plus trop ce que je désirais au final...
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Artemis O'Toole
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Affrontements.

Message par : Artemis O'Toole, Sam 19 Aoû 2017 - 23:03


C’est-à-dire qu’il s’en doutait fortement. Ça ne pouvait être autrement, avec cette fichue histoire de tête de géant. Forcément, elle allait s’énerver, s’égosiller, se fâcher et le prendre pour un hurluberlu. Et bien c’était gagné. Jackpot. Tous les efforts qu'il avait entrepris venaient soudainement de partir en fumée. D’un coup comme ça, elle s’était refermée comme une huître et c’était pas très beau à voir. La blonde venait en effet de littéralement se refermer. Ses bras lui servaient dorénavant de bouclier contre toutes les bêtise que pourrait dire Artemis. Il se retrouvait face à un mur, un mur pas content. Ses cheveux étaient même prêts à se transformer en fils électriques pour lui faire du mal. Il esquissa alors un geste en arrière alors qu’elle commençait à lui crier dessus. Juste un élan d'instinct de survie, logique. Visiblement, elle n’était pas du genre à vivre dans des histoires à dormir debout et d’un coup le jeune Poufsouffle sentit comme un gouffre se creuser en dessous de lui. Il fallait qu’il se sorte de cette maudite situation. Ils étaient absolument différents. Alors que lui vivait pratiquement constamment dans un monde régit par les histoires tirées par les cheveux, elle, visiblement, refusait d'y croire.

Mais en soi, cette histoire de géant n’était pas à laisser de côté. C’était juste une représentation imagée de la fatalité, rien de plus. Il aurait dû lui expliquer qu’elle ne pouvait pas contrôler les actions des autres, qu’il fallait laisser faire les choses comme elles le voulaient. Mais c’était trop tard, elle était trop loin maintenant. Elle avait même repris sa baguette. Les mains d’Arty s’élevèrent alors légèrement pour lui faire signe de ne pas lui faire du mal, que finalement, il ne l’avait pas exprès. Il la sentait se délier sous ses yeux, se décomposer. La colère transfigurait de nouveau ses yeux, elle lui en voulait vraiment, au plus profond d’elle. Et il comprenait, ou presque, pourquoi elle réagissait aussi virulemment. Elle était déçue car elle pensait pouvoir lui faire confiance, et lui sortait des conneries plus grosses que lui. Ses pensées à elle, pas celles d’Arty, parce que pour lui cette histoire de géant était absolument tout à fait plausible, sans aucun doute. C’est alors qu’il remarqua qu’elle parlait en écho. C'était assez drôle et cette réflexion lui fit hausser un sourcil. C’était comme si elle répétait tous les mots plusieurs fois, le « n’importe quoi » ainsi que « pas folle ». Décidément, elle était vraiment cassée cette jeune Serpentard. Elle voulait absolument qu'il entende tout ce qu'elle disait, elle appuyer sur les points important. Mais elle n'avait pas besoin, il le savait, et il était absolument d'accord avec elle. Il était quelqu'un de conciliant.

Et puis d’un coup elle se retourne, Arty imagine une moue boudeuse sur sa tête puisqu’elle agit comme une enfant de six ans. Les bras croisés, le dos tourné, elle lui demande de s’en aller. Ça devenait redondant. Ils étaient de retour à la case départ. Le Blaireau soupira. Peut-être qu’il fallait vraiment qu’il s’en aille, peut-être qu’il n’arriverait pas à la réparer, que c’était trop de travail pour lui. Après tout, il ne pouvait pas réussir tout le temps à répandre de la lumière autour de lui. Ce fut un échec, c’est tout, maintenant il pouvait passer à autre chose et sortir de ces toilettes pour filles.
Pourtant il n’osa pas. Partir n’était pas une bonne solution pour lui. Non, cette histoire ne pouvait se terminer que de deux façons, soit elle le menaçait de mort, auquel cas il n’aurait pas le choix de partir, soit elle lui faisait un sourire tout va bien allez on peut rentrer chacun chez soi. C’est pourquoi il se rapprocha d’elle et tenta quelque chose. Non pas un câlin cette fois, mais juste, il posa sa main sur son épaule avant de se replacer juste devant elle.

- Eeh je sais bien que tu n’es pas folle, je disais ça comme ça, pour rire, pour te détendre. Excuse-moi. Je ne voulais pas rire de toi, au contraire. J'te l'promets.

Il avait dit ça d’une voix la plus calme et douce possible. Essayer de l’apaiser de nouveau, la calmer un petit peu. Il savait très bien qu’il prenait là un énorme risque, pour sa propre vie même. Mais il s’en fichait. Il n’aimait pas quand les gens étaient fâchés contre lui, surtout quand cela provenait d’une confusion. Jamais il n’avait voulu la prendre pour une idiote, il ne se permettrait pas, ce n’était pas du tout son genre.

- Et je ne partirai pas, je te l’ai déjà dit. Va falloir te faire à l’idée.


Il n’avait pensé être du genre têtu. Au contraire, il était plutôt du genre je m’en foutiste, ne voulant froisser personne. Mais il sentait que s’il quittait les toilettes à cette minute précise, il passerait à côté de quelque chose, cette histoire ne connaitrait pas de fin. Or, il faut toujours une fin satisfaisante sinon on ne peut avancer dans la vie, c’est comme ça. Par conséquent, cet épisode ne pouvait se terminer sur la mauvaise idée qu’il avait eu d’évoquer un géant, et elle de croire qu’il voulait se foutre d’elle. C’est ce qu’on appelle plus ou moins un quiproquo et ce n’était pas du tout une excellente fin, au contraire. Alors il était là, devant, tentant désespérément de rectifier ce qu’il venait de faire, réparer son erreur. D’où son air inquiet sur le visage et le regard suppliant qu’il adressait à la blonde en colère.
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Ellana Lyan
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Affrontements.

Message par : Ellana Lyan, Dim 27 Aoû 2017 - 10:03


C'est un bien étrange coup du hasard tout de même que de me retrouver dans cette situation avec ce petit jaune qui lui non plus ne semble rien avoir demandé à personne d'un autre côté l'idée aurait été extrêmement dérangeante de souhaiter cette rencontre bien que je ne veux pas vraiment savoir ce qu'il est en train de se passer dans la tête du Poufsouffle, je croise les doigts pour ne jamais avoir des pensées pareilles, je risquerais de me noyer dans son optimisme et je préfère éviter de mourir si possible, surtout de cette façon, quoiqu'il en soit l'heure n'est pas vraiment à ce genre de réflexion sur les pensées positives, je suis en train de lui en vouloir ou du moins d'essayer de trouver une bonne raison de le faire bien que cela soit extrêmement compliqué
je pourrais pourtant vraiment sans problème ni remords me retourner et lui balancer un petit sortilège pour l'entendre crier ou encore lui faite une ou deux jolies cicatrices qu'il devra garde à vie pour se rappeler à jamais de moi mais pourtant...
je ne sais pas, peut-être un manque d'envie soudain, cela arrivait parfois dans le métier, un petit coup de mou et voilà on brisait une image de grande méchante en quelques secondes, le genre d'erreurs que je n'ai pas vraiment le loisir le loisir de me permettre

sauf que ce n'était pas moi, j'ai renoncé depuis longtemps à cette étiquette qui délicatement se décolle de ma peau
et je sais que je peux si facilement replonger dans ce côté que je voudrais pourtant éradiquer, mais quelle est donc cette fichue instabilité qui me ronge de la sorte me faisant basculer d'un côté à l'autre sans que je ne puisse rien y faire
incontrôlable je ne peux choisir la face que je veux montrer, prise dans les évènements avec des réactions insoupçonnée de moi même, il devait y avoir un problème, quelque chose de cassé en moi qui ne me permettait pas de fonctionner correctement, un rouage en moins peut-être une pièce maitresse détachée, penser un jour blanc et l'autre noir, sourire avant de monter des dents
c'est quoi le problème Ellana ? pourquoi la notion de normalité semble t-elle donc planer à des kilomètres de toi comme inatteignable ? Tout est-il réellement subjectif ? je me perds dans des interrogations insensées alors que toujours de dos je l'entends parler, une main sur mon épaule et je revois à nouveau son visage, les yeux au sol comme honteuse de m'être emportée ainsi pour une histoire de géant, si ça se trouve il a raison et c'est moi qui ne comprends rien de toute façon c'est un peu trop tard à présent.

Il s'excuse sans que je ne comprenne trop pourquoi d'ailleurs alors la question sort de mes lèvres tu t'excuses toujours ? la tête un peu penchée sur le côté, les yeux plissé pour le détailler tu sais que c'est ma faute, non ? phénomène étrange que ce garçon qui semble planer à quelques centimètres des problèmes de la vie qu'affronte les mortels ordinaires, il continue sur sa lancée en me confirmant bien son intention de rester, je lève les yeux au ciel en retenant à grande peine un sourire entre exaspération et amusement  c'est pas possible, t'es un demi-dieu toi ! ouais à vrai dire ça me parait même carrément logique maintenant que je le dis, t'as des pouvoirs surnaturels où ?... Peut-être que c'est un truc de pouffy aussi, Kalsi arrivait à me supporter lui aussi enfin jusqu'à un certain point...

je réfléchis tout haut sans plus me soucier trop de la présence du jaune jusqu'à ce que mon regard se repose une nouvelle fois sur lui tu débordes d'un optimisme qui me fait peur, vraiment, j'hésite entre t'étrangler et m'enfuir en courant là tout de suite.. mon timbre un peu plus léger précédemment redevient sérieux alors que je lui offre cette dernière phrase qui à bien y réfléchir me fait passer pour quelqu'un de vraiment déranger enfin si l'on considéré que je n'ai jamais prétendu un jour ne pas l'être mais qu'importe quand on est pas au courant ça peu être effrayant mais je pense que le petit fini par être habituer à mes saut d'humeur constants et mes réactions changeante du tout au tout en une poignée de minutes, peut-être que le pire est que je m'en rende compte mais qu'importe, je ne peux pas y faire grand chose de toute façon Orchideus un bouquet de magnifiques fleurs apparait dans ma main certes sans doute moins joli que celui qu'il voulait m'offrir mais tout de même plutôt pas trop mal pour une première fois, je hausse les épaules tout en lui tendant

puisque tu ne veux pas partir je vais m'en chargé moi même regard assassin avant de baisser les yeux sur mon bouquet tiens c'est pour toi... je suis désolée d'avoir abîmer ton bouquet, en générale je... j'aime bien les fleurs... il prend les fleurs et sans regarder son visage je tourne aussitôt les talons et m'en vais d'un pas rapide sans un regard en arrière en croisant les doigts de toutes mes forces pour qu'il ne me suive pas, je n'ai vraiment plus envie de le voir celui là.
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Artemis O'Toole
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Affrontements.

Message par : Artemis O'Toole, Jeu 31 Aoû 2017 - 12:46


Bien sûr qu’il s’excusait toujours, c’était de sa faute, il aurait du la laisser pleurer tranquillement toute seule et ne pas la saouler avec cette histoire de fleurs. Il s’excusait aussi d’être trop collant, d’être têtu et de refuser de l’abandonner dans ces toilettes, alors qu’elle n’était pas dans le meilleur état du monde. Mais elle enchaîne, il est un demi-dieu, il a des supers pouvoirs. Il aurait voulu lui répondre que oui, c’était comme ça, il n’y pouvait rien. Il était trop adorable pour être méchant, pour être détesté. Ça ne fonctionnait pas, il ne voyait la vie que dans des couleurs acidulées et puis c’est tout. C’est-à-dire qu’il ne se laissait pas abattre, par rien, ça lui glissait dessus, ça ne l’atteignait pas. En fait, il ressemblait plus à un petit nuage tout fluffly, tout ce qui pouvait lui faire du mal lui passait à travers, sans aucune douleur. Il haussa donc les épaules mais n’osa rien dire. En plus, un nom qu’elle avait évoqué avait fait tilt dans sa tête, Kalsi, il savait qui était ce mec, celui qui l’avait envoyé foncer dans le mur. Du coup il n’aimait pas trop être comparé à ce garçon, ils n’avaient strictement rien en commun.

Puis il lève les sourcils. Est-ce qu’il n’y avait pas d’autres solutions ? Est-ce que ça se résumait vraiment qu’à ça, l’étranglement ou la fuite ? N’inspirait-il pas d’autres sentiments chez les gens ? C’était étrange, ça le dérangeait un petit peu comme ça, il aurait bien voulu quand même que les gens l’apprécient et non pas qu’ils aient envie de l’étrangler. Ça faisait peur en fait, il s’imaginait en train d’être étranglé par la blonde là, c’était pas beau à voir. D’ailleurs, à cette image il frissonna. Et encore, il résista à l’envie soudaine de se protéger le cou. Mais maintenant il avait vu, il savait qu’elle n’était pas vraiment méchante, au contraire, qu’il résidait une certaine fragilité à l’intérieur de la Serpentard. Quoi que, c’était peut-être pour cette raison qu’elle était davantage sur les nerfs, ne surtout pas mettre à jour cette fragilité. Faire semblant de rien, surcompenser. C’est alors qu’il revêt un air absolument surpris. Voilà qu’elle venait de créer un petit bouquet de fleurs à l’aide de sa baguette. Invraisemblable. Il s’attendait à tout sauf à ça, vraiment, elle lui fait comprendre qu’éventuellement elle pourrait l’étranger, puis lui offre des fleurs.

Arty est complètement déstabilisé, il ne sait pas quoi faire, comment réagir, il murmure un simple « Merci » en prenant ce bouquet, comme ça, tout petit et discret, il n’est pas sûr qu’elle l’ait vraiment entendu. Puis elle s’en va. Il hésite, ne sait pas trop comment prendre ce merveilleux don floral, est-ce qu’elle s’excusait vraiment ? Parce qu’après tout ce n’était qu’un simple bouquet de fleurs, il n’allait pas être traumatisé toute sa vie à cause de ça. Puis il la regarde s’en aller. Il la laisse, il ne compte pas la suivre, pourtant il aurait pu le faire, lui poser mille et une questions, tu vas où, tu t’appelles comment, pourquoi tu fais ça, elles sont belles tes fleurs, à plus tard. Mais non, ce n’est pas possible, la pauvre elle avait sûrement besoin de prendre l’air après cette fameuse rencontre.

« Ok. Bon, ben salut. » Finalement il soupire de soulagement. C’était trop bizarre cet épisode dans les toilettes des filles. Trop d’émotions d’un coup, trop de doutes, trop de questions, trop de gêne. Cela lui avait vraiment creusé l’appétit. Il se demanda s’il reverrait la blonde au détour d’un couloir et comment il réagirait, s’il aurait peur qu’elle le menace de nouveau ou pas du tout. Peut-être qu’il devrait lui envoyer un bouquet de fleurs à son tour, lui rappeler ce qu’il s’était passé, et qu’éventuellement il était peut-être un ami. Allez savoir, en même temps Arty veut être ami avec tout le monde, il ne fait pas de jaloux. Surtout ceux qui comme ça, sont très différents de ce qu’il est lui. Mais là, ça avait été particulièrement compliqué, de faire avec les rapides sautes d’humeur de la Serpentard. Et il était sorti vivant de cette rencontre ! Aucune blessure, rien du tout, il était complètement indemne, si c’est pas incroyable ça ! Il se revoyait encore sous le joug de la baguette de la Vert & Argent, il aurait pu mourir, c’est sûr.

Du coup, il avait bien mérité de manger un petit quelque chose et de se poser tranquillement dans un fauteuil bien confortable. Plus jamais il n’offrirait des fleurs, c’est fini.


Fin du RP pour nous deux. Merci amour
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Affrontements.

Message par : Harmony Lin, Dim 17 Sep 2017 - 17:15


RP privé avec Madilyn Nebulo

Ce matin, je me réveille avec une envie de voyager. De partir loin. De traverser l'univers et d'avoir des étoiles plein les yeux. J'ai envie de voir autre chose que ces murs. J'ai envie de sentir le vent dans mes cheveux alors que je pourrais courir vers des lendemains meilleurs. J'ai envie de découvrir ce pays où mon père est né. J'ai envie de découvrir de nouvelles choses, de nouvelles personnes, de nouvelles cultures. Mais je ne peux rien faire de tout ça.

Alors au lieu de m'apitoyer sur mon sort, je décide de vite me préparer et de faire ce voyage. Mais une seule possibilité pour le faire. Le faire à l'intérieur. L'imagination. Rêver que chaque mur s'étend, s'écroule, laissant place tantôt à une savane dense et à une chaleur insoutenable et tantôt à une forêt luxuriante et humide. Les deux destinations pleine d'animaux que je rêve de rencontrer.

Alors je cours un peu dans le jardin, m'imaginant tout ça, je me cache, je souris, je rigole et surtout, surtout, je vis. Je me fiche de savoir qu'on me voit faire la folle. Mais je vis mes rêves et rien n'est plus beau que cela. Alors que je continue de rêver, je me retrouve à l'intérieur, à côté des toilettes de Mimi Geignarde.

Et doucement, je sors de mon rêve, épuisée mais heureuse. J'ai besoin de me rafraîchir après toute cette course, après ces diverses émotions. Alors j'entre dans les toilettes et je bois un peu. Un sourire aux lèvres, les yeux encore perdus dans mes espoirs et rêves. Un jour, ils deviendront tous réalité. Je m'en fais la promesse.
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Affrontements.

Message par : Madilyn Nebulo, Jeu 21 Sep 2017 - 12:17


Tu titubes à travers les couloirs
Sans vraiment savoir ce que tu f**s là
Le cliquètement de tes pas sur la pierre
Sonne étrangement métallique
Tu te cognes aux parois
Vertiges
Spasmes
Chocs
La nuit dernière t'as un peu bu
Un peu trop sans doute
Et c'est pas la première fois
T'es drôlement lourde
Comme un poids de métal qui s'auto-traîne sur le pavé
Alors que les autres, la Foule
Volent et sautillent
Tu les regardes d'en bas
Pâteuse
Eh ouais
Voilà ce que tu serais peut-être
Si tu t'étais pas f**tue en l'air
Peut-être que tu volerais pour aller en cours
Que tu sourirais aux inconnus
Que tu chantonnerais à travers Poudlard
Peut-être que tu serais encore la blanche colombe
Immaculée
Qu'on a souillée cette nuit-là
Souillée de sang, de rouille et de ténèbres
Avant de la transformer en monstre
Hein
Peut-être que tu serais
Heureuse
Pouah !
Pourquoi ça te donne tant envie de gerber, ce mot-là ?
Sûrement parce que c'est tout ton contraire
Ouais, sûrement


Et puis, où tes pas te mènent ?
Tu vois, même ça tu le sais pas
Tu te laisses guider, tu te laisses avoir
En fait tu t'en f**s, qu'on t'enfonces dans la m***e
Vu que t'y es déjà
Ouais mais sauf que là, t'es dans un endroit que tu connais
Pour cause, ça sent pas la rose dans cette pièce
Ça pue autant que dans les tréfonds de ton âme
Et encore
Et puis là-bas y a une petite fille
Et puis elle est tellement...
Lumineuse
Que ça t'écoeure
Elle sent bon
Une fleur céleste au milieu des enfers
Et c'est si insupportable
Encore une enfant
Encore une colombe
Pure et joyeuse
Ouais...
Heureuse

C
ette blancheur, cette chasteté
Angélique
Ben, tout ça, ça affole ta noirceur et ton obscurité
Qui se rebellent, là, au fond de tes ténèbres
Entre vous deux, y a comme une façade lisse
Comme un miroir
C'est ton reflet de petite fille
C'est toi si t'avais pas été salie
Toi, p****n !
Alors tu sens ton démon belliqueux qui se cabre et se torsionne
Et tu lui laisses la plaçe
Ce soir t'as besoin de vengeance
Bien froide, s'il vous plaît
Et bien saignante

Tu sens tes pupilles se dilater
Dieu que ça fait du bien de s'estomper
De s'effacer
Sous les ténèbres
Tu entends ta voix jaillir
En râle rauque
Ça te plaît, d'être aussi heureuse ?
Ta respiration se fait sifflante, bruyante, perçante
Ça t'amuse, de me narguer ?
Tu t'es laissée posséder par tes spectres
Pourtant... Ce visage...
Tu te rappelles de cette harmonie ? De cette espérance ?
Maintenant pour moi y a plus d'espérance
Mais pour toi y en auras toujours
T'es contente, hein ?

Allez
Achève-là
Qu'elle rende son âme
Vomisse toute cette blancheur et cette pureté
Cette innocence
Ce bonheur
Mais au fond, tu sais pourquoi tu la détestes tant ?
Parce que tu aurais pu lui ressembler
Et tu la hais tellement pour ça
Qu'elle te fait ressembler à cette ombre qui t'a attaquée une nuit
Réduis-là en charpie
En poussière

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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Affrontements.

Message par : Harmony Lin, Ven 29 Sep 2017 - 0:38


Je descend à peine de mon petit nuage que je sens une présence à mes côtés. Quelqu'un vient d'entrer dans les toilettes aussi. Mais je ne sais pas pourquoi, je ne regarde pas encore cette personne mais quelque chose me fait froid dans le dos. Comme si je sentais les ennuis arriver. Et doucement, je reviens sur Terre. Dure réalité qui rattrape un oiseau qui s'est trop éloigné en direction du Soleil. Et alors que je capte son regard, il ne me dit rien qui vaille. Son regard est froid. Il est agressif. Et je déglutis.

- Ça te plaît, d'être aussi heureuse ?

Un silence se fait tandis que l'incompréhension se peint sur mon visage. On n'entends que le bruit de nos deux respirations. La sienne, bruyante, semblant envahir tout l'espace alors que la mienne est pour l'instant calme et douce.

- Ça t'amuse, de me narguer ?

Cette fois-ci, mes sourcils se froncent tandis qu'une légère pointe de colère vient accompagner l’incompréhension qui règne en moi. La narguer ? Mais de quoi parle-t-elle ? Je ne fais rien de tel. Je ne m'amuserai jamais à jouer avec les sentiments de quelqu'un, qui que ce soit. Ça n'est pas mon genre. Et narguer, c'est essayer de faire réagir quelqu'un en le prenant par les sentiments. C'est un acte mauvais que je ne veux pas faire. Alors pourquoi pense-t-elle ça ?

- Maintenant pour moi y a plus d'espérance
Mais pour toi y en auras toujours
T'es contente, hein ?

Hein ? Mais... Qu'est ce que j'ai fais ? Espérer, ça n'est pas bien ? Et pourquoi je serais contente qui lui arrive des malheurs ? Je ne souhaite même pas ça à mon pire ennemi alors... Ça n'est pas demain la veille que j'essayerai de faire quoi que ce soit de mal envers quelqu'un. Qui plus est quelqu'un que je ne connais pas ou peu.

Alors le ton plutôt doux par rapport au sien agressif, la voix rempli d'incompréhensions alors que la sienne ne tremble pas, je répond. Les yeux dans les yeux. Toujours cet espoir au fond du regard. Elle est toujours là. Cette part de rêve. Cette part de bonheur que je recherche. Pour toujours, elle habitera mon regard.

- Je... Je... Non, je ne suis pas contente si pour toi il n'y a plus d'espérance. D'ailleurs, je suis sûre qu'il y en a, même si tu ne la vois pas. Et jamais je ne chercherai à te narguer...


Je soupire légèrement, ne sachant pas trop quoi faire. Il n'y a plus qu'à espérer qu'elle se calme et comprenne que peu importe ce qui arrive, l'Espoir est toujours présent.
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