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Rencontre romantique dans la Cabane Hurlante.
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Asclépius Underlinden
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Re: Rencontre romantique dans la Cabane Hurlante.

Message par : Asclépius Underlinden, Sam 1 Oct 2016 - 1:02



Pas de réponse depuis plus d'un mois, je me permets de squatter : MP si problème.
PV avec
87

La nuit dans la tête


C’était une de ces nuits sans lune, un peu froide, banale et informelle. Une de ces nuits que les mélancoliques passaient à dormir, car nul rayon de lumière argentée n’était là pour illuminer leur visage emplit de regrets et d’espoirs déchus. Une de ces nuits, où les chats de gouttières miaulaient toujours sur les tuiles des toits, où les goules ne cessaient de taper dans les fondations, où l’herbe ne cessait de bruisser sous l’impulsion du vent. Une nuit, sombre, banale, faite pour dormir, en somme. Rien de palpitant.
Une nuit qu’avait choisi l’aristocrate : nuit propice à aller étendre ses longues tiges osseuses de jambes sur le gazon du parc de Poudlard, une nuit où l’on pouvait trimballer un bouquin dans un sac lourd, une nuit sans se séparer de sa tige de pin à l’œil qui de la lucidité…

Etrange mélange, d’avoir été choisi par un symbole de lucidité…
Mais bon, les symboles sont ce qu’ils sont… Et s’il devait s’arrêter à chaque simulacre de symbole qui ponctuait ses pas et rythmait la monotonie de ses journées… Il n’en finirait plus. Et puis… C’était bien beau, tout ces symboles, mais ça ne veut généralement pas dire grand-chose dans la vraie vie : c’est plutôt un truc à réservé à ceux qui peignent, chantent ou écrivent. Ouais, les symboles, c’est pour la fiction Et comme il n’était pas un personnage de fiction, ce n’était pas pour lui.

CQFD

C’est la nuit sans lune, le voici qui avance : pieds nus dans l’herbe humide d’une pluie ponctuelle typiquement anglaise, vêtu d’une lourde cape scolaire d’un noir sale et dépourvue de fantaisie. Sans le règlement de Kholov, il aurait probablement revêtu une cape couleur carmin, ou citrouille, ou ocre, ou aquamarine : pourquoi s’entraîner si jeune à revêtir un linceul ? C’était d’un sobre, d’un triste, d’un pathétique… Il préférait, parfois, la couleur, les motifs, l’éclat rutilant, l’excentricité communément admise en cette bonne société

Petit soupire las et pathétique
Masse fourbue

Quelques pas supplémentaire, on évite la chute potentielle, engendrée généralement par les extrémités les plus faibles de cette chair putride,
Le tic revient : amasser de la pulpe sous les ongles abîmés d’encre, d’ingrédients de potions et de savon. La pulpe de l’avant-bras, surtout, là où il y avait les veines bien visibles, bien violettes et bleues, qui avaient l’indécence de surgir en ruisseau sous sa peau malade et translucide, évitant les grains de beauté, comme si c’était des arbres, des excroissances végétales dans ce décors marins…
Corps comme paysage ?

Nouveau soupir, similaire au précédent, car les Muses, elles aussi, sont lassées, par ce Minuit propice uniquement aux volées de corbeaux.

Il était une fois Minuit
Croassement du Corbeau
Edgar Allan Bro


Un petit rire, assez clair, petite source, vague ruisseau, échauffement en brume.
Boucles qui se secouent un instant,
Réflexion : état oculaire des lieux.

Ouais, c’était vide.
C’était pas comme s’il avait un rendez-vous coquin, après tout.

Vague sourire narquois puis la masse qui déprime en direction du sol : affaissement de la carnation, et de l’incarnation. Le voici qui, l’outil auditif collé contre les vieilles lattes du plancher, ramasse la poussière avec ses boucles de cheveux sans s’en soucier : il s’est déjà pris suffisamment de toiles d’araignées dans la chevelure en venant ici pour ne guère s’en soucier davantage.

Toc toc toc

Silence vide

Toc toc toc

Silence vide

Toc toc toc

Silence creux

Un sourire, il recommence, toqué, à toquer contre les lattes, avant de gratter, entre les rainures, cherchant la faille du bois, préoccupé, occupé d’un devoir, souci d’un détail assez infime, au demeurant…
Mais… Pouvait-il…
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Re: Rencontre romantique dans la Cabane Hurlante.

Message par : Mangemort 87, Ven 14 Oct 2016 - 9:08


Il est d’usage, pour se comprendre, se réapprendre, de chercher ses racines. Souvent, l’on se raccroche à des gens. Concept bien fallacieux ! Ils changent de visage, se laissent enterrer, non, pour savoir d’où tu viens, c’est à l’espace qu’il faut se référer. Aux lieux qui t’ont constitué. Chercher les marques non que tu as mais qu’ils t’ont laissé. Quelle vanité de croire qu’on peut impacter un lieu ! Non, non, c’est un fait rarissime, qui ne s’obtient qu’en luttant une vie entière ; mais même quand c’est le cas, on ne les influence jamais autant qu’ils nous ont modelé.

Pour suivre les enseignements de ton maître, tu retournais donc sur tes pas, là où tout avait commencé. Les premiers jeux dangereux dont les Mangemorts avaient su te rendre folle. Les Impero, les ordres gravés dans le verre, le chandelier et le bois, les cicatrices étalées dans la chair, les rires martelés par les cris ; c’était un tout si flou qu’il était compliqué d’identifier le fil d’Ariane pour s’y retrouver. S’il y en avait un, d’ailleurs. Non, tu te rappelais d’une fois, une fois où deux possibles contraires s’étaient étalés.

Tu avais rendez-vous avec 13, et il avait désapprouvé la hiérarchisation de tes priorités, parce que tu te refusais à traiter de la même manière un kidnappeur et sa victime. Vous aviez échangé, et au gré des mots tu étais passée de prédatrice à proie en un maigre claquement de doigt. Peut-être était-ce la base, oui. L’essence. Cette conscience de l’ambiguïté du statut humain, du statut sorcier, où passif et agressif sont toujours si entremêlés.

La vie se fait survie, lutte de pouvoir et d’influence, dont les plus puissants obtiennent un instant le droit de régir, voire arrêter, la vie de quiconque... avant de se faire manger par un plus gros poisson.
Mangé par un plus gros chat.
Mangé par un plus gros... tu sais plus, le chat est consommateur tertiaire, un plus gros Truc quoi.
(Avec la majuscule des choses qu’on maîtrise pas.)
Enfin, il n’était pas gros, le jeune homme, d’autant que tu le connaissais sans masque et sans fard, mais vous avez saisi l’idée. Cette nuit-là, donc, tu ne te rappelles plus trop quelle promesse tu rompis, mais ce fut pour te rendre à la Cabane Hurlante où s’était, par le passé, déroulée cette improbable rencontre.

Tes plans furent pourtant rapidement modifiés par un bruit répété à un rythme régulier. Quelqu’un était là. Tapant contre du bois. Toc toc toc. Who's there? You know. You-know-who? Avada- okjesors. Oh, oui, un prisonnier, mettez ça dans la gamelle d’or s’il vous plait. Comment ça tu n’en as pas ? C’est beau de rêver de croquettes dans des gallions fondus. Passons. Baguette en main, tu t’élances à la rencontre du captif à maltraiter...

Tes pieds font allègrement crisser le parquet, alertant ta proie de ta venue immédiate, laissant l’adrénaline lui pourrir l’esprit, et enfin ton regard se pose sur la victime de- wait. Y avait pas de cage. Pas de prison. Pas de captif. Juste un petit c*n qui tapait sur le sol. Nope, y a pas de porte sous cette planche, tu as déjà essayé avec la joue quand on t’y as projetée il y a de cela quelques temps. La silhouette t’est d’abord méconnaissable. Cape scolaire souillée, chevelure empoussiérée, seul son nez traverse le rideau de cheveux depuis ton angle d’approche.

Tu n’avais encore connu son côté Marchand de la Tamise, mais cette bosse t’étais familière. Diantre. Encore lui ? Tu commençais à le voir partout, à croire qu’il te prenait en chasse. Sauf que pour l’heure, il n’avait pas l’air de remarquer ta présence. Ou du moins de s’en formaliser. Tsss. Un #Incendio informulé vint se jeter dans le faible espace séparant le bas de sa joue et le sol, promettant un bel arrangement de la coupe de l’UnderChose. Motif, le saluer, tester ses réflexes, bien sûr, c'était pas du tout gratuit.
- Tu cherches quelqu'un ? Regard prêt à le manger cru. Et dans le même temps, envie de jouer qui déjà s'annoncer. Plus vous vous croisiez, plus il parvenait à t'intriguer.
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Re: Rencontre romantique dans la Cabane Hurlante.

Message par : Asclépius Underlinden, Mer 16 Nov 2016 - 16:30




Toc toc toc

Toc toc toc

Toc toc toc


Ça sonnait creux. Mauvais signe. Y semblerait qu’il n’y ait rien, là-dessous…
Ne voulant y croire, le concevoir seulement, il se mit à gratter le bois qui pourrissait au fil des années, faute d’entretient… Mais que faisait la mairie de Pré-au-Lard ? C’était tout de même un bâtiment essentiel pour la commune, au moins pour le tourisme ! A moins… A moins que ce ne soit Poudlard, qui soit en charge de cette cabane ? Ça semblait presque logique… Presque, mais les doutes substituaient, comme maintenant, comme toujours…
Poudlard, ça semblait logique… Après tout, l’établissement scolaire possédait un grand domaine… Etait-ce valable, juridiquement parlant ? L’institution renouvelait-elle un bail tous es cent ans auprès du gouvernement écossais ? Wait… Un gouvernement écossais ? Bon, britannique, alors. On lui pardonnerait ce travers en société : après tout, il venait du fin fond d’un Länder oublié, qui avait connu ses heures de gloire en 1848, à peu près… Ou un peu loin…

Faudra qu’il demande quelques renseignements au maître de l’élite, et actuel seigneur du domaine de Poudlard : Sergeï Kholov. S’il était disposé à assouvir sa soif de connaissances…
Peut-être sera-t-il indulgent envers son petit esprit atrophié ? Après tout, il lui avait bien donné un joli badge qui brille, sur la poitrine… ça voulait dire quelque chose, non ? Ce n’était pas insignifiant, si ?

Toutes ces réflexions divergentes, ne l’avançaient guère… Il était toujours dans la même position : élève seul, sale, empoussiéré, malade (de quoi ? Corps ? Esprit ? Cœur ?), perdu… Il faisait belle figure. Dommage que Vacuitas ne soit pas là pour le voir… Même si leur duel avait déjà dû lui régaler les mirettes, question pathétique de la situation… Vu comment il s’était trouvé au sol, à pleurer, morver, baver… Gagner…
Panem et circenses !


Un crissement sur le sol.
Ç’aurait pu être un avertissement, qu’un esprit lucide aurait interprété, intégré… Ce serait devenu consubstantiel pour l’être qui utilisait ses ongles inexistants pour gratter le bois pourri de vieilles planches.
Mais, Asclépius Underlinden, IIIe du nom, ne possédait pas d’esprit lucide.

Il ne vit donc pas la menace, mais la reçut cependant parfaitement dans la face : un coup d’Incendio non-forumlé, mais bien visible, bien placé, et voici une toile d’araignée qui flambait, puis une boucle, puis deux…
Avec un sursaut de surprise (non, il n’avait pas la présence de crier, tel une biche effarouchée), il empoigna le premier bout de bois à disposition (qui, fort heureusement, par un tour de magie scénaristique, s’avérait être sa précieuse baguette en bois de pin), et lança, sur lui-même (enfin, plutôt sur sa coiffure), le premier sort étranglé qui lui traversa judicieusement l’occiput, plus sûrement qu’un pic à glace dans un fait divers nécrologique :

« - #Calvorio ! »

Et le voici le crâne chauve : disparues les boucles folles et désordonnées ! Disparu le pelage soyeux qu’il prenait plaisir à entretenir, en hommage à une vieille idole de son enfance : Gilderoy Lockhart.
Qu’importe : l’important, c’était d’avoir écarté la menace ! On ne pourrait plus l’attaquer par bassesses capillaires interposées désormais !

Les guibolles chancelantes, à cause de l’adrénaline qui commençait sournoisement, mais sûrement, à s’insinuer dans son frêle organisme, le serpentin parvint à se remettre debout, plus rapidement que lorsqu’il se réveillait en retard un matin de cours.
Sans prendre garde aux conséquences (c’était pas son genre), il pointa sa baguette devant lui et formula un #Protego. Une base qui lui était rapidement apparue comme étant nécessaire, pendant cette fameuse Coupe de duels où il s’était… Illustré ? Ridiculisé, plutôt… Passons…

Dans un éclair fugace de lucidité, il avait conscience que ce Protego n’était là que pour la mise en scène, et ne serait certainement pas suffisant pour sa protection…
Comment savait-il qu’il était en danger ? Facile…
Vous êtes seul, la nuit, et un être tout de noir vêtu, masqué, apparemment joueur et menaçant vous aborde, dégageant des phéromones de danger qui imprégnaient la maigre atmosphère de ce faible baraquement… Réaction instantanée : vous vous mettez à suer de terreur : le regard acculé et les tripes emballées.

En si peu de temps, il s’était retrouvé la proie geignarde d’un chat sauvage.
Bravo.

Néanmoins, malgré la peur qui suintait des pores de sa peau, son orgueil démesuré lui permettait de rester debout. Il n’avait jamais supplié personne, et même s’il ne souhaitait guère mourir ce soir (oui, prévoyons le pire tout de suite), il serait prêt à se battre… Non… A provoquer.
Tant qu’à partir, autant le faire par les grandes portes, non ? Lui, ne prendrait pas les portes de service !

« - Effectivement : j’étais parti en quête de Dame Tranquillité.

Ton chantant, comme il en avait l’habitude.
L’habitude, la routine… C’était rassurant. Ça faisait drastiquement baisser la tension.
Même s’il avait les cordes vocales un peu enrouées. Mais, chut.

Mais vous me paraissez autrement plus… Palpitante… ?

Comme les battements quasi-effrénés de son pauvre organe cardiaque, oui.

Miss ? »

Si l’autre attaquait, il se défendrait. Comme pour le duel…
Il ne faisait plus usage de la magie, depuis son accident. Tout du moins en public, et quand il en faisait, généralement, c’était de petits sorts laborieux et souvent échoués…
Mensonge ?
Qu’importe ce que pensaient les autres de lui : la représentation ne cessait jamais. A quoi pouvait-on occuper sa vie, si l’on ne jouait pas ?
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Re: Rencontre romantique dans la Cabane Hurlante.

Message par : Mangemort 87, Ven 2 Déc 2016 - 3:43


A peine as-tu pénétré la salle que le mioche se... s’achevelise ? se chauvelise ? comment le dire ? Tu n’en as pas la moindre idée, mais ça lui va pas des masses. Ça fait un petit caillou tout lisse.
Un petit caillou s'était perdu
Dans une forêt noire
Un petit caillou s'était perdu
Et n'avait plus d'espoir

ô d’espoir il n’avait pas tort !
ça n’existant plus
plus hors du plaisir
du corps
tu te rappelles
de te noyer dans sa salive
de te couler dans sa sueur
tu sentais encore
et son désir et sa peur
quand l’on se déchire
se divise
à grands coups de langue
à petits mouvements
insidieux
de doigts
qui s’immiscent
là où faut pas
la mélodie
du tapotement
du clapotis
de l’index
le mental était destruction
c’est à la chair qu’il fallait
s’adonner
avec minutie

Si peu d’espoir que son seul réflexe face à ta magnificence était de se protéger. On a quand même vu mieux inspirer. Tant que l’on ne sait pas ce que l’autre pense de nous, on évite les signes aussi évidents. Se montrer passif agressif c’est inviter à l’agressivité passive. Et Merlin, qu’elle était prête de déverser hors de tes lèvres... La période était mauvaise, l’âme était laide, couverte de pustules et de doutes et de neige, alors il était mal barré le gosse s’il s’officialisait en opposant. Il aurait pu chanter-
Je suis un caillou
Un petit caillou
Un joli caillou

Voire pousser jusqu’à accuser le Petit Poucet de son abandon. Il aurait pu chercher à se rapprocher de toi... Mais il n’en était rien. Il parlait, d’un ton chantant, d’un ton mensonge qui te donnait envie de le tuer. Les hypocrites prétendant t’aimer quand ils te craignaient étaient vraiment les pires, comment pouvait-il être si mal inspiré ? Il reprenait.
- Effectivement : j’étais parti en quête de Dame Tranquillité.
Mais vous me paraissez autrement plus… Palpitante… ?
Expiration par les narines. prononcée. amusée. moqueuse presque. mais pas tout à fait.
Tu te défends de tout ce qui te semble palpitant ? Crains-tu à ce point le piment de la vie ? Elles doivent être bien fades, tes pâtes- On y venait, voix dédaigneuse, ennuyée, embourbée de frustration à l’idée qu’il puisse jouer pareilles cartes. Le pire, le pire fut la syllabe suivante.

Il lâcha un Miss interrogatif. Vous pensez que tu ne supporteras pas qu’on te demande ton nom ? Ton matricule ? Oh diantre non ! Non l’enjeu est que Miss se trouve être le mot le plus révulsant de la langue anglaise. « Ms » n’existe pas pour rien ! -aussi le reprends-tu l’instant d’après. Voix mi aigrie, mi-aiguisée.

...............Pourquoi prétendre de manquer de relief ?
et de goût
tu pourrais briller
plus que ces
mortes
étoiles
je le vois à tes réflexes
incertains
incohérents
diraient d’autres
je le vois à ta différence
une capacité d’exister
hors du moule
hors de la norme

Montre moi qui tu es, petit. Qui tu es vraiment.

Il n’y aurait de fin de secret
sans passer
par les identity politics
tout s’obtiendrait
par la lutte
pour définir ce que signifie
être soi
être sorcier
dans un monde dominé par les moldus
il fallait qu’on sache
comment ça nous dessinait
les uns les autres
c’est pour ça que je n’attaquais pas
dépassais un temps tu
il fallait voir
s’il était intéressé
par nos quêtes identitaires

Par deux fois, tu l'as rencontré. Il est temps de dépasser les ren- les rancoeurs. D'apprendre à le connaître. Aussi. Sait-on jamais.
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Re: Rencontre romantique dans la Cabane Hurlante.

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 2 Déc 2016 - 18:16




Une déglutition, dans la glotte.
Soutenance d’un regard, incertain, incohérent, malhabile, fébrile, fiévreux, indocile.
Face à lui, le chat sauvage, le prédateur. Lui, proie automatique. C’était quasi-organique : inscrit dans sa chair… Gravé, marqué, depuis la naissance. Pas besoin de porter la marque de la honte sur le front, il en était l’ambassadeur.
Congénital.
Dégénéré.

Pour ça, qu’il n’avait aucune présence d’esprit.
Pour ça que-…
Les portes, il les ouvrait et les fermait à sa guise. Parfois, même, il les entrebâillait.
Voilà bien, pourquoi, il pouvait être qui il voulait. En rêve. Toujours. C’était son plus grand pouvoir… Sa plus grande capacité à vivre… Rêver… Se complaire dans son illusion de vie, parce que dehors, derrière les portes, c’était moche. Comme lui. Comme cette bourbe dans laquelle il s’enlise. Qui lui colle les cordes vocales, lui bouche les narines et fait suinter sa peau d’une peur consubstantielle.

Des sourcils, toujours blonds, pas très bouclés cependant, qui se froncent. L’autre, qui lui parle de ses pâtes. Ça la regarde, la façon dont il accommode ses pâtes ? Dont il les rend digestes ? On ne lui en a jamais cuisiné, des pâtes. Pas à son souvenir. De quoi elle se mêle ? Qu’est-ce qu’elle veut ? C’est un jugement ? C’est un jugement. Pourquoi juger ? Elle juge. Pourquoi ? Pourquoi ? Position supérieur ? Elite ? Foutaises, foutaises… Qu’importe ? Oui, qu’importe… Pas besoin de son avis. Besoin de son avis, de personne. Personne. S’il fallait se fier à Toutlemonde pour exister. Donc, personne, personne. Elle n’était personne. Nemo. Pas besoin de s’y attarder.

Main fébrile autour du bois de pin,
Qui s’abaisse, tranquille, morne.
Regard plus vague, aussi.
Toujours fiévreux, toujours tremblant.


Jusqu’à la pointe du métal, dans sa chair.
Ses muscles se tendent, son regard se lève vers l’alter.
Voix en coton-tige d’acier et de barbelés, qui s’infiltre dans son oreille, tourne, tourne, pour y retirer la crasse des discours, puis s’enfonce jusqu’à l’occiput… Pas tout au bout, cependant. Mais juste assez, pour gratter la cervelle à disposition.

Impression que son « jeu-je » n’a pas plu. Que l’autre, en face, s’attendait à autre chose.
Déception ?
Regard qui se fronce, avec le nez, les sourcils.
Impression désagréable du Jugement.
Minos, Eaque, Rhadamanthe vous font le plaisir de vous accueillir au sein de leur demeure ! Vous prendrez bien une balance, une épée et un bandeau pour vous cacher à la vue de tous ?


Le « vraiment »
« Qui tu es vraiment »
Ça réveille son réflexe nasal du reniflement aristocratique.

Mais, plus
Bien plus

Ça instille dans son regard glauque de la surprise. Toujours un peu de peur, et un éclat de colère au fond de son marais de regard. Marais mort, avec de la poiscaille qui pourrit dans le fond des eaux saturés.
Il ne parvient pas à empêcher ses épaules de trembler,
Sa bouche, de se tordre un instant fugace,
Du rire, de percer quelques barrières.

Bref, fugace, incisif, lui aussi. Sans cœur, ce rire faible et pathétique.
Un peu comme le personnage duquel il est tiré.

Reprise d'un tempo, un peu plus sérieux, un peu plus saccadé :
« - Qui je suis vraiment ?
Pourquoi ?
Celui sous vos yeux, sir, n’est-il pas le vrai ?
Qu’est-ce qui vous permet d’en juger ?
Pouvez-vous comparer ?
Vous jugez, vous jugez…
Votre Jugement, allez l’enterrer au fond de votre litière nauséabonde.
»

Mots crachés,
Avec cet accent germanique, si particulier, d’une forêt limitrophe du Danemark. Cet accent aux allures shakespeariennes, qui lui fait rouler les « r » sur la langue. Comme un galet, que l’on dégusterait.
Colère, qui n’est jamais bonne conseillère. Y avait tout un poème là-dessus, d’ailleurs… L’Iliade, ou, la colère d’Achille. Cet enfant gâté… Il ne l’avait jamais apprécié… A se laisser aller par la colère, sans pouvoir réfléchir, incapable d’émettre un jugement

On en revient toujours aux juges.
Soupir las, tremblotant.
Garde baissée depuis si longtemps,
Le jeunot semble pensif, plus observateur, plus vague, maintenant que ce remous fugace est passé dans sa mer de cœur.
Parce que, cœur de mère, il n’y a pas.
N’aura pas.
Jamais eu.

Elle tremble, cette main arachnéenne qui tient ce bout de bois magique.
Il tremble, cet être osseux. Mais il ne sait plus trop si c’est de la peur. Ou, si ça en est, il ne sait trop de quoi il a peur… Habitué qu’il est, à avoir peur de tout, de rien, des autres, de lui…
Pour cela, qu’il ne se posait pas de questions, sur lui.
Il était un peu tout : saltimbanque d’un monde imaginaire mis à sa disposition.
Le réel ?
Il marchait sur un fil bien trop élevé pour s’en soucier.

« - Vous désiriez quelque chose ? »

Ton de la politesse commerciale.
Sourire professionnel.
Regard qui s’est déjà perdu ailleurs,
Un ailleurs plus sécuritaire que celui auquel il était confronté.
Quand ça devenait trop réel, il fuyait.
Fuite en avant.

La fugue.

En musique, une fugue…
C’est si beau…

Pourra-t-il en jouer une, encore ?
S’il mourrait ici, il ne pourrait plus en jouer.

Bah…
Qu’importe…
S’il mourrait…
S’il mourrait ici, maintenant,
Hic et nunc,
Plus jamais, jamais, il ne serait confronté au réel.
Et pour toujours à jamais, il serait dans un ailleurs choisi,
Mais pas forcément désiré.

Pensée de consolation, qu’il accepte, comme le lot du même nom.

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Re: Rencontre romantique dans la Cabane Hurlante.

Message par : Mangemort 87, Lun 16 Jan 2017 - 9:17


Tu l’observes te juger
T’écouter
Curieuse de sa réaction

Les mots sont des ingrédients
Il faut les mélanger en suivant
La recette
Respecter les mesures

Tu n’aimes te résoudre
A tenir compte des lignes
Tu es de ceux qui dépassent
quand ils tentent de colorier
Tu es de ceux qui ne peuvent
entrer dans une case
qui s’y sentent en cage

tes mots à toi
ne sont une potion
si malgré tout
ils devaient faire une composition
ce serait sans doute du jazz
se réinventant chaque soir

il t’écoute donc
de toute évidence assez hostile
à tes syllabes
tu le vois dans ce reniflement
cette torsion des épaules
tkstkss

tu ne sais si cette apparence est réelle
une chose est claire
.he’s the ultimate dramaqueen

alors quoi
pourquoi faut-il direct se brusquer
prendre le monde comme une provocation

il faut être bien ennuyeux pour être celui
qu’on a l’air d’être

il faut un grain de folie
pour voir les autres couleurs
tu avais plus d’espoir en lui

et là

ça faisait tout gris
tout vide
tout lisse

quand je désire quelque chose, j’me sers
par exemple là


son attitude
son vouvoiement
te fout une envie de lui mettre une rouste
< magique oc

la beauté de ton esprit
c’est quand même ton rapport avec la culpabilité
d’un côté tu serais la première à te buter
de l’autre tu pourrais mettre le feu au monde
< et te sentir désolée pour toi même

d’ailleurs
d’ailleurs il y avait quelque chose que tu désirais
quelque chose de lui
#Ango Nubes

son souffle
son souffle jusqu’à ce qu'il se rappelle
pourquoi aimes-tu respirer

Honey, we all got to go sometime, reason or no reason.
Dyin's as natural as livin'.
The man who's too afraid to die is too afraid to live.
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Re: Rencontre romantique dans la Cabane Hurlante.

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 10 Fév 2017 - 1:43



Une provocation du plus fort, parce qu’il se savait être le plus faible.
Le désir d’une confrontation, parce qu’il n’y avait que dans le mélange des énergies, que vraiment, on se sentait exister. En tout cas il fonctionnait ainsi. Pas sûr que ce soit probant, pas sûr que ce soit efficace, sûr qu’il était souvent à la ramasse. Mais il ne réfléchissait pas aux conséquences, car elles ne pouvaient que l’impacter, lui, sans vraiment le toucher. Il pouvait être à la fois cible, bouclier et épée. Même si, plutôt bouclier. Il allait s’instituer Chevalier, ou Valet. Valier, peut-être ? L’un ou l’autre, ce ne serait certainement pas dénaturé.
Alors, il n’y avait rien à regretter. Non, rien de rien. Même si là, baguette baissée, garde délestée, il était à la merci du prédateur, comme il l’avait toujours été. Pas pour autant qu’il allait lui faire le plaisir de renoncer. Pas pour autant, qu’il allait se consoler dans l’eau salée de ses larmes.
Il voulait…
Brume destructrice, en mains avides sur son cou blanc : sentir les veines palpiter, et, lentement, en baiser de spectre mortel, arraché chaque souffle, peu à peu, du corps fragile et tremblotant.

Pas de supplique, pas de réplique. Tu te piques de me connaître, tu prends un tic, à me méconnaître. Toi chat sauvage, moi enfant perdu, je ne te ferais pas le plaisir, de me mettre à nu.
Ce n’est pas parce que mon crâne est en caillou, ce n’est pas parce que je suis à terre, ce n’est pas parce que je suffoque, que je vais me taire.
Je vais continuer à chanter, je vais continuer à clamer, je vais continuer à clamer. Tu n’aimes pas ce côté lisse, va, je te comprends. Moi, j’aime te provoquer, j’aime cette sensation, dans cette souffrance, dans cette strangulation… Dans la douleur, c’est là que je me sens vivant… Vivre… Ce n’est que comme ça.
Tu sais quoi ? Il paraît que la vie, ce n’est qu’un pendule, qui oscille entre la souffrance et l’ennui. Le mec qu’a sorti cette citation, n’était pas un jouasse. Mais, tu sais quoi, je suis bien d’accord avec lui. Sauf que moi, chat sauvage, je provoque le pendule, je lui donne des coups, je souffle dessus : je veux quitter l’ennui, pour rester perpétuellement dans la souffrance.
Parce que, chat sauvage, tu dois savoir : je veux vivre. Je te le dis avec mes mots, je te le dis avec mon cœur, je te le dis avec mes yeux, je te le dis avec mon âme : j’aime jouer, mais je préfère vivre. Parce qu’il y a pleins de jeux différents, parce qu’on ne les connaît pas tous, parce que je ne les ai pas tous exploré, imité… Je veux apprendre, encore, je veux faire, toujours, je veux continuer à jeter des pierres dans les lacs morbides, pour faire des remous.

A terre, le vermisseau, à genoux. Sans souffle pour alimenter la machine. ça déraille. Souffle erratique.
Mains qui se relâchent, retombent le long du corps, quittent le cou, en vaines tentatives de stopper le spectre.
Essai d’une posture en dos droit, à genoux. Semblant de dignité. Expression d’orgueil.
Souffle qui se meurt.
Regard ancré dans l’Autrui.

Je n’ai pas peur.
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Re: Rencontre romantique dans la Cabane Hurlante.

Message par : Mangemort 87, Lun 20 Mar 2017 - 19:15


L’enfant est fou, c’est la seule explication. Là où d’autres répliquent s’insurgent provoquent blessent mugissent larmoient craignent lui... lui se contorsionne. Lui fait des kaplas avec ses doigts il leur donne des formes étranges le long de son cou comme un dessin de Kaur comme un film de Burton. Il les allonge les étire la fumée les courbe les souffle comme on soufflerait dans les voiles de fer raides rigides de l’opéra. Lui ne dit rien mais il soutient ton regard du début à la fin. Il a quelque chose qui le pousse. Il refuse de te dire quoi, de t’expliquer ce qui le maintient en vie, pourquoi il se bat, quelle utilité ont les battements de son chétif coeur, mais il reste droit.

Il a une rigidité dans l’oeil qui te capture le poignet comme un étau. Pour un enfant, pour un enfant t’as l’impression qu’il a vécu. Un peu. Peut-être n’êtes-vous si différents qu’il n’y paraît ? Et le voilà qui cesse de tenir sa gorge qui se pose à genou il attend quoi que tu l’adoubes ou l’exécutes parce que ni l’un ni l’autre ne correspondent toi tu ne vis que pour le jeu et pour l’heure la souris verte n’en est qu’à ses débuts. Trempe la dans l’huile, trempe la dans l’eau, ça fera un escargot tout chaud. Tu trouveras bien un français pour la manger après.

Tu dissipes la fumée sans le lâcher du regard. Il te faut comprendre. Tu sais pas pourquoi, t’avais laissé cette Beth de pacotille au placard, celle qui voulait toujours savoir comment l’autre pensait, et la voilà qui ressurgit, assoiffée. Comment tu penses gamin. Dis moi comment tu vis. Pourquoi tu ne te bats, pourquoi tu ne me résistes. Tu aimes ça ? On s’il avait idée de l’arsenal de bad copitude que tu as en magasin... Il ne le mérite pas, il est trop jeune pour ça.

Juste un peu d’huile sur le feu. D’Atshum Draconis en direction du savon rond exempt de chignon qui sommeille au dessus de ses yeux. De ses yeux d’un autre temps.
Il a un monde dans ses yeux, un monde que tu comprends pas, un monde que tu connais pas, t’as juste envie d’apprendre sa langue, de l’entendre chanter son histoire avec des hurlements pour vocalises.

Brûle jusqu'à l'horizon.

_who‽r‽u_
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Re: Rencontre romantique dans la Cabane Hurlante.

Message par : Asclépius Underlinden, Mar 28 Mar 2017 - 16:00



Il attend, il craint, il étouffe. Langue pâteuse, coincé dans un coin, peut-être un aphte qui se forme dans la bouche, qui donne envie de mordre la joue. Mais tout est en apnée, il est un véracrasse. Ça lui va bien, de loin. Les deux bestiaux ne sont pas bien différent, si ce n’est que lui, avait une conscience. Et il avait conscience que, là, il allait mourir. Il pouvait mourir. Que son cœur battait, et qu’il était tout à fait contingent.
Et dans ses pensées, ça oscillait en pendule. Entre le délire de la souffrance, parce qu’il n’y a vraiment que comme ça qu’on se sent vivant, et la hargne à vouloir rester en vie. Mauvaise herbe tenace, rigidité des convictions. A peu près le seul truc ayant un semblant de dureté chez lui. Mais quelle dureté. Ça lui faisait sa colonne vertébrale, tant c’était solide. Sorte de métal des Antiques, qui lui forgeait la cage thoracique en corset sur-mesure.
Et pis, le souffle. Ce souffle qui passe, et qui fait chanter les os de fer, parce qu’il veut continuer à chanter, à souffrir, à vivre, en somme.

Longue expiration, toujours à genoux.
Bouffée d’oxygène dans l’occiput.
Recommencer l’opération.

A lentes respirations, la machine organique se remettait en plus. Impression de souffler, jusqu’à recevoir une sorte de substance visqueuse sur le crâne désormais dégarni.

Et, enfin, libération, sans reconnaissance. Parce qu’il n’avait rien demandé, il n’avait fait qu’espérer. Il était toujours passif. A force d’avoir été élevé à attendre, à avoir appris à s’ennuyer, il ne savait plus agir.
Sauf, que, si, il savait agir. Il commençait, à se réveiller. Sauf qu’il n’agissait qu’en parlant. Sauf qu’il n’avait, comme arme, qu’un peu de souffle, dans des poumons en outres percées de part en part. Il était un patchwork, la vieille couverture indispensable du canapé. Peut-être.
Il était vivant, alors, il pouvait bien être ce qu’il voulait.

Oui.
Presque soulagement.

Il tâte la substance visqueuse du bout de ses longs doigts osseux, ce squelette transparent, cette vulnérabilité médicale exprimée par son physique. Il trempe dans la mixture, lèche, goûte, grimace, manque de gerber.
Morve de dragon.

Ça semblait logique. Le faciès en rondeurs linéaires, l’oxygène qui pulsait tout autour comme un cœur serré dans une main de chirurgien, et de quoi faire brûler le tout.
Sur un bûcher. Vraiment. Il aurait presque préféré la pendaison : histoire de se faire la cloche retentissante, au-devant d’un chœur de corbeaux. Corps-beaux. Corpses.

Mais, l’autre lui demandait qui il était. L’autre avait une sorte de faim, elle aussi, dans les entrailles. Fallait repaître le chat sauvage de sa personnalité. Lui donner le monde qu’il avait au cœur, l’exprimer avec des mots, la faire voyager dans ce qu’il avait, de son rapport au monde. C’était intrusif, c’était désagréable, c’était une occasion pour lui, de parler.
Alors : il ferait étalage de ce qu’il savait. Parce qu’il était vivant. Parce qu’il n’avait pas peur. Parce qu’il ne rompait à aucun moment le contact visuel. Parce qu’au fur et à mesure de son énonciation, comme s’il était la marionnette d’une quelconque musique intime, il s’élevait, petit à petit. Sortait des genoux, pour retrouver une dignité rigide. Et, non, il ne manquait pas non plus de souplesse, sur cette mesure de Bach, son corps suivait le tempo. Et le tempo, c’était lui, qui le dictait, se faisait l’orateur de son Existence, donnant au chat sauvage, sa nourriture psychologique :

« - Je suis, fatigué.
Je suis, malade.
Je suis, seul.
Je suis, rêveur.
Je suis, passionné.
Je suis, jeune. Donc, radical.
Je suis, hargneux.
Je suis, lâche.
Je suis, défaillant.
Je suis, perdu.
Je suis, vulnérable.

J’aime.
J’ai peur.

Je suis, en vie. J'ai un monde au cœur, et je parviens à l'exprimer avec des mots.
»

Un silence, presque mortuaire.
Et sur le visage grave, se dessine la singularité d’un sourire taquin, presque cynique. Parce que, s’il devait brûler, autant faire brûler l’autre en parallèle : « - Par contre, vous, pour assaisonner vos pâtes, la seule épice que vous avez trouvé, c’est de la farine.

Mais, ce ne serait pas la première fois, que je me trompe.
»

A ton tour.
Qui es-tu, corpse balancé ?

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Re: Rencontre romantique dans la Cabane Hurlante.

Message par : Mangemort 87, Dim 2 Avr 2017 - 2:32


l’enfant était fou
l’enfant était fou
l’enfant était fou
il avait la tête ronde comme un caillou
et le gluant dégoulinait dessus
mi-reptilien
mi-oeuf à la coque
qui fout du jaune de partout
même sur les genoux

sauf qu’il est comme les bébés
qui gouttent tout ce qu’ils touchent
il trempe les doigts dans le produit du sort
et le dégoût envahit ses traits
poussin
tu avais même pas informulé
c’était pas dur de se douter ce qui attendait
au moins tu découvrais que c’était encore moins ragoûtant
que les loups de mers qu’il léchait enfant

par contre
par contre plus que sa folie c’est ses mots
qui te firent perdre la mesure
ils te glacèrent plus que prévu

l’enfant était conscient
il était conscient de son corps de ses besoins de ses envies
il était conscient de ses faiblesses de ses forces de ses doutes
de ses idées et ses pulsions

l’enfant savait qu’il vivait
et à sa manière il aimait ça
et toi t’étais là
une acidité dans la peau
un nuage de pollution dans la salle
à pas savoir que répondre
parce qu’il tapait trop juste il tapait universel
il tapait dans les mots où n’importe qui peut se reconnaître
mais sans jamais l’admettre
surtout la vulnérabilité
ou surtout les deux derniers
il avait ce monde au coeur
toi t’avais ce poison dont tu te galvanisais
et que tu assénais à toutes les âmes croisées

enfin non
pas exactement
parfois y avait plus de nuances que ça
parfois quand tu endossais le masque tu révélais ta vraie nature

t’étais la force fragile
t’étais le point d'humanité qui avant de passer aux actes croyait dur comme fer en des idéaux 
t’étais celle qui se rend compte au fur et à mesure qu'elle a ses cartes à jouer
t’étais celle que le sacrifice des autres terrifie 

(toi)
(et toi)
(qui aviez tout basculé)
(tout bousculé)
(tout bouleversé)


tu n’oubliais pas
t’étais celle que le sacrifice des autres pousse à se donner plus
t’étais la plus instinctive et la plus inclusive
t’étais la plus dépendante de l’avis de 67
t’étais la plus craintive et la moins raisonnée
ce qui faisait peut-être de toi la plus dangereuse
tu trembles
parce que tu es plus dangereuse pour toi
que pour l’autre
et tu le sais
tu sais qu’à force de n’avoir peur de mourir
tu ne vas rien foutre
tu vas te jeter droit
dans la g*eule de la louve
qui te connait déjà
pattes blanchies ou pas
— il parait que ça sert, la farine
— ça permet de passer pour un mouton
— do you want to be my undead friend?
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Re: Rencontre romantique dans la Cabane Hurlante.

Message par : Asclépius Underlinden, Jeu 20 Avr 2017 - 16:05



Il attendait, le caillou terni par la morve qui s’écoulait, le regard lucide sur le corpse-épouvantail. Corpse chat-sauvage, à la faim tenace. Faim de connaître l’autre, le décortiquer, jouer aux osselets entre ses griffes, puis ronger tout autour, avant de s’envoler dans les poumons, pour venir asphyxier chaque petite cellule, en un nuage de fumée noire. Oui, cela aurait pu se passer ainsi, tandis que lui debout, le regard clair, observait le Masque.
Et pourtant, pas une griffe ne sortit des pattes, et, au contraire, les oreilles semblaient s’abaisser.

Elles semblèrent s’abaisser, et lui, en retour, bougea le museau. Petit caillou perdu, sourit dans les bois sombre : ça fait une petite lumière de luciole, et il se sent un peu lampe, un peu objet-utile, pour les autres cailloux perdus de la forêt. Il se sent un peu divaguer, en observant le chat sauvage. Alors, il s’approche, d’un pas mesuré, puis d’un autre. Depuis qu’il s’est blessé, il ne peut s’empêcher, de faire attention aux pas qu’il emprunte, vu qu’il ne peut plus voltiger dans les airs. Ses ailes ont fondues. Mais, peut-être n’en avait-il jamais eut, à contrario de l’Ancêtre. Ses ailes à lui étaient belles, de ce qu’il avait compris. C’était étrange, parce qu’il avait le regard froid, dans le tableau au-dessus de la cheminée.

Il se gratta le caillou du bout de ses doigts calleux et ongulaires de musicien-potionniste. De Beethoven des mixtures secrètes, parce qu’il aimait, reprendre le même thème, encore et encore, les mêmes formes, encore et encore, et s’en amuser. Toujours, ce qu’il accomplissait, ce n’était qu’un dérivé. C’était facilement perceptible, après tout, son nom même était du recyclé. Lui-même, était un produit recyclé.
Le chat sauvage le savait-il ?
Probablement, si la bête a faim, elle vient fouiller les poubelles.
Peut-être que lui petit caillou, était juste perdu dans une forêt de détritus, en attendant que les griffes viennent gratter sa surface, percer le cocon, laisser s’épancher le liquide épais de la vulnérabilité ?

Il intima à ses lèvres un sourire. Ses yeux aussi, semblaient sourire, d’un sourire calme, comme ceux des gens en soins paliatifs. Après tout, il était calme, après cette effusion de véracité, qui avait fait trembler son cœur, trembloter sa lèvre inférieure, et picoter ses orbes glauques.

Do you want to be my undead friend ?

« - Oui ! Mais, il nous faut nous apprivoiser ! Comme cela, pour pourrez être mein undead friend en retour !
Et puis, on pourrait boire du thé, avec un bâton de cannelles, et on se raconterait des histoires ! Je vous raconterai la mienne, si vous voulez, si ça vous intéresse : c’est une histoire d’amour ! Enfin, plutôt, une histoire sur l’amour…
»

Il souriait au visage de paille d’en face. Il souriait, en s’approchant, dépassant le nuage noir qui lui avait pollué la respiration, quelques instants plus tôt. Il souriait, innocent, vulnérable, le cœur-monde ouvert dans la poitrine : il suffisait d’un simple coup de griffe, pour faire s’épancher le liquide épais, laisser la plaie ouverte, et se faire mouche de cellules.

Alors, il tendit la main,
Offrit la patte blanche et veineuse ouverte,
Laissa les doigts-squelettes s’étirer.

Et dans le sourire de son regard, le miroir embrumé de la faim du chat sauvage,
Sa pupille, à lui, enfarinée.
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Re: Rencontre romantique dans la Cabane Hurlante.

Message par : Mangemort 87, Dim 30 Avr 2017 - 22:17


— je

il avance vers toi prudent
il caresse son crâne gluant
il a des mots plein la bouche
des mots et il touche
là où il faut pas
là où tu veux pas
qu’est-ce qui t’avais pris de poser
sur votre rencontre insensée un nom
amitié
tu t’étais crue dans le bac à sable
à laisser des mots passer tes lèvres
sans filtre sans modération

— c’est sans doute une belle


(voix qui s’étouffe)
(comme si des mains)
(se fermaient sur ta gorge)
(pas n’importe quelles mains)
(tes mains)
(t’as les dents qui se cognent)
(on dirait un cauchemar)
(sauf que tu ne peux)
(te réveiller)

et il continue d’avancer
prudent mais déjà trop sûr
déjà trop sûr par le simple fait qu’il
approche
alors qu’il faudrait fuir
tu es l’alliance de la Peste et du Choléra
tu es la lèpre et la mort et tant de choses encore

apprivoiser ? qu’a-t-il pensé ?
que tu étais un renard ?
oh si renard tu étais
ta fourberie manquait de grâce
tu ne trahissais pas les bonnes personnes aux bons moments
tu étais mauvaise
et toujours lovée
dans un contre-temps

« le cœur-monde ouvert dans la poitrine »

« le cœur-monde ouvert dans la poitrine »
« le cœur-monde ouvert dans la poitrine »

il n’y avait d’autre manière de le dire
ou plutôt, s’il en était, leur fadeur te révulsait
un instant, devant ce trop plein d’espoir
d’innocence
de candeur
de cannelle
tu vacillas
mais quand il tendit la main vers toi
tu pensas à harmony
l’oiseau chanteur
et d’un seul coup la mélodie
qui te cinglait le coeur
changea

c’est comme revoir la même scène
avec des lunettes de soleil
en posant sur le monde un filtre
sombre et glauque
d’un coup tu te prends à te dégoûter
d’avoir pu proférer ces mots
ce petit n’était digne de toi
ou plutôt
tu ne serais jamais digne de lui
il était déjà domestiqué
et toi
toi tu étais un félin instable
à la loyauté impossible

indomptable

tu allais le déchirer en lambeaux
sans faire exprès
s’il restait trop près

alors tu as fait ce que tu fais de mieux
tu as voulu le faire fuir
le faire retourner dans son monde
où l’air est rose et pur
où personne ne porte
de lunettes de soleil
pour cacher à la face du monde
le miroir de leur âme
tu ne serais jamais l’oeil
d’un autre
tu ne savais que blesser
tu l’avais déjà blessé
par le passé
il ne savait pas
peut-être même
ne se rappelait-il pas
tu te surpris à souhaiter
que l’être aux mains osseuses
au crâne dégarni
et au coeur trop rempli
soit heureux
heureux loin de toi

tu n’arrives pas à respirer
tu ne sais pas pourquoi
peut-être es-tu déjà
sous le charme de ses mots
peut-être es-tu seulement
en train de mourir
une nouvelle fois

mais comme tu sentais
qu’il ne laisserait la page
se tourner
qu’il allait vouloir dominer
le chapitre
il fallut éloigner
l’âme trop tendre
l’âme guimauve
du monstre félin

tu dégainas tes doigts
comme un bouclier
leva contre son crâne un
Incendio
(en vrai tu trichais)
(ta main gauche tenait la baguette)
(et ce fut elle qui ajouta l’Imagonem)
son crâne s’embrasa
tu espéras que la peur
de brûler
serait plus forte que la réalité
de l’absence de chaleur
tu le regardas une fois
une larme sur ta joue
roulait
comme si un sillon
attendait son passage
tu avais l’impression que ta joue se creusait
pour l’aider à rejoindre
ton menton
dont elles pendirent lamentables
car elles n’étaient déjà plus une

il faut partir
maintenant
avant que l’être ne parvienne
à t’apprivoiser
tu transplanas
mais avais l’impression
d’avoir laissé un bout de ton oeil
là bas

(the end; de catwoman à dramaqueen)
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Asclépius Underlinden
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Re: Rencontre romantique dans la Cabane Hurlante.

Message par : Asclépius Underlinden, Mar 2 Mai 2017 - 14:00



Il y avait, chez les deux êtres, dans cette cabane, cette rencontre romantique, car romancée, une sorte de brume qui pénètre la pulpe, pour se loger juste en-dessous : comme un tissu que l’on porte, non pas sur son épiderme, mais juste en-dessous de la peau. Comme une autre peau, en-dessous, de la même façon qu’un oignon, qui avait plusieurs couches. Ou d’une orange. Il fallait peler la première couche, et se heurter à la suivante. Et dans le processus, on pleurait, car, peut-être, blessait-on l’oignon, dans le processus ? Peut-être n’avait-il pas envie, qu’on lui retire ses couches de protection ? Qu’on l’expose nu au regard du monde, dans toute sa vulnérabilité.
L’on pourrait dire que les êtres de ce tableau étaient des oignons. Sauf que l’un, avait le cuir plus solide, des couches plus épaisses. Et l’autre, ne savait pas mettre de distance entre ses différentes rencontres. Alors, il n’avait aucune honte à exposer sa vulnérabilité, sans pudeur. Parce que son cœur était remplit, et que sa sensibilité n’arrivait pas à contenir toutes ces émotions qui se heurtaient entre elles, comme des voiture à la fête foraine, ou des éléphants qui se battent pour la dominance, ou ces atomes qui se heurtent et refusent de s’associer.

Pourtant, là, les atomes s’étaient accrochés. Il avait été poussé à la proximité, li qui n’avait pas de conscience du bien et du mal, car il était parti au-delà, avec des valeurs sans rapports avec la société. Lui qui avait peur du danger, et qui était attiré, par ce désir auto-destructeur, par cette peur. Lui qui aimait les rencontres, les amitiés nouvelles, et laisser sa logorrhée s’écouler librement, en flux de cascade, au même rythme que les larmes.
Les larmes étaient peut-être le seul barrage à ses épanchements. Quand elles commençaient à couler, il ne parvenait plus à s’exprimer.

Que ce soit pour lui, ou pour les autres.
Incapable de statuer sur les origines de la tristesse, ou d’apporter une consolation.

La main tendue à l’inconnue, il attendait, tranquille, en caillou sensible, avec le cœur au centre de la pierre. Sorte de vivant inclut dans une immobilité, dans une couche temporelle. Au fil des années, probablement, les couches pourront-elles s’enlever ?
C’était un peu le principe même, d’apprendre à connaître les gens. Et lui, voulait apprendre à connaître le corpse du chat sauvage, l’essence du chat sauvage, le cœur vivace, sous la pulpe du chat sauvage. Il voulait toucher ce cœur, le sentir, et le dévorer avec tendresse, pour l’aider à épancher sa peine, et avoir, en retour, an undead friend.

Mais pour cela, avant, il fallait se domestiquer, se faire confiance, apprendre à se connaître. Il n’avait pas peur du Masque, plus : la main de 39 était sur son épaule, dans une bienveillance fantomatique. Et lui, était un inconscient qui aimait son statut déviant.

Mais alors qu’il tendait la main, sans faillir, dans une détermination toute enfantine (il était têtu, pour cela que son cognomen était « Asinus », l’âne). Il appréciait la compagnie de ce corpse-alter et voulait découvrir encore plus. Lui accorder, déjà, sa confiance, écouter son histoire, et chanter dans le jardin des rossignols. Ils pouvaient y aller, il fallait y croire !

Mais il recula, la chaleur de sa main disparaissant pour se loger dans sa tête, en un clignement d’œil qu’il ne sut décrire, malgré le vocabulaire enrichie qu’il détenait. La main retirée, en fuite, portée à la tête, la surprise et l’effroi combattait sous ce crâne-galet, tout lisse, qui attend la mer, tout en s’ancrant dans le sable de Chronos. Oui, des galets, c’était ce qu’ils étaient.
Et dans le galet d’en face, un sillon humide qui le transforma en savon.

Il voulut se rapprocher, retendre la main, mais hésita, par réflexe incertain, par peur, peut-être, et le chat sauvage prit la fuite.
Et lui, cœur domestiqué, s’abaissa sur ses genoux, à genoux.

Do you want to be my undead friend ?

Lui, métamorphosé, en statue de sel de bain.

___________________
HRPG

Fin du RP
Merci pour tout ❤
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Re: Rencontre romantique dans la Cabane Hurlante.

Message par : Daegan Harltøfsen, Dim 18 Juin 2017 - 1:37




PV Alhena Peverell


FlashBack

Baillant à pleine bouche, le jeune homme observait d'un œil attentif l'araignée tisser sa toile contre l'encadrement de la fenêtre barricadée de la Cabane Hurlante. Il lançait de temps en temps des regards vers la porte défoncée de la vieille bâtisse. Avec le temps, les nouvelles générations n'avaient pas eu peur de défoncer les différentes entrées de la maison abandonnée pour venir s'y amuser.Néanmoins, depuis le temps que Dae' y venait, il n'avait jamais croisé personne. Du coup c'était devenu son endroit fétiche. Enfin, pas réellement SON endroit, étant donné que depuis quelques semaines il le partageait avec son amie Alhena. Pinçant ses lèvres d'un air préoccupé, il observait toujours la porte dans l'attente de cette fameuse demoiselle. Ils avaient prit l'habitude, sans avoir besoin de se prévenir, de se rejoindre ici plusieurs fois par semaine en fin d'après midi. Depuis la fin de leurs examens de fin de scolarité, ils s'étaient énormément rapproché. Certainement grâce aux secrets que la serpy' avait confié au brun. Ce dernier s'était trouvé être une oreille attentive et une épaule plus que solide. Il appréciait les moments avec Alhena, c'était simple d'être avec elle. Pas de prise de tête, ils s'aimaient comme des gamins. M'enfin "ils s'aimaient".. Daegan l'aimait. Savoir si c'était réciproque était une autre histoire. A part des sourires complices, des sous-entendu et des contacts chaleureux, il n'y avait pas grand chose. Néanmoins ça lui suffisait. De moins en moins d'accord, mais pour l'instant il gérait assez bien la situation.

Le norvégien se mit à se rouler une cigarette dans laquelle il versa une poudre verdâtre, pas grand chose. La première taff était toujours la meilleure, surtout lorsqu'il n'avait pas mangé de la journée. Direct à la tête ! Yeux fermés, respiration lente, il s'adossa contre le mur derrière lui. Il se mit à penser à Katherine, l'amie de sa famille, le mettant en garde contre les filles de son âge. « Les gonz' de votre générations elles n'savent pas.. elles n'savent pas s'qu'elles veulent ! Attention à qui tu fréquentes, tu pourrais être triste.. déçu ! Déçu.. » Un fin sourire se dessina alors sur ses lèvres. Malgré les atrocités et les remarques négatives de la vieille femme, il ne pouvait s'empêcher d'éprouver de l'affection pour elle. Elle faisait ça pour son bien, après tout. Néanmoins il ne ressentait pas le besoin de se méfier d'Alhena. Ils étaient bien trop attaché l'un à l'autre, elle ne le laisserai jamais tombé et c'était réciproque. Naïveté adolescente peut-être, mais il se plaisait à le croire. Elle lui manquait souvent. Trop souvent. Il avait eu un coup de foudre amical avec cette fille, et ça n'arrêtait pas d'évoluer. Limite flippant, en faite. Rouvrant ses yeux, le nordique prit une moue boudeuse en voyant qu'elle n'arrivait toujours pas. Allait-elle venir au moins ? Son estomac se tordit un instant à l'idée qu'elle lui pose un lapin. Oui oui, c'était à ce point là, je vous avais prévenu..
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Alhena Peverell
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Re: Rencontre romantique dans la Cabane Hurlante.

Message par : Alhena Peverell, Dim 25 Juin 2017 - 17:05


RP Daegan
Flash-back, Alhena a 18 ans
LA Mutuel

Être heureux, drôle de sensation.
Sourire quand tout va mal.
Quand les secrets s'acheminent vers le coeur, que les morts recouvrent les nuages. Lèvres humides, yeux qui cherchent un endroit. L'herbe qui frôle les mollets et les mots qui ne s'échappent pas de la gorge. Juste un silence.
Un moment d'errance.
Éternelle instance qui se perd dans les pensées.
T'avances

Quel étrange fait de venir dans cet endroit. Depuis quelques temps, histoire de retrouver des rires, tu viens te perdre ici. C'est comme un autre univers, c'est un monde perché et tu prends goût à l'irréalité de tes sens. Sourire aux lèvres, tu vas vers l'entrée. Tu retrouveras bientôt Daegan. Être bienveillant, toujours là pour écouter.

________Oui, mais qui est-il ?

Un frisson te parcourt l'échine.
Toi, jeune fille qui ne sait pas ce que l'avenir te réserve. Tu ne sais pas à quel point le futur risque d'être douloureux. Parsemé de bombes, d'éclat de verre et de voix.
Une haine à l'état pure qui dévore les veines. Tu n'imagines même pas que l'aimer, t'amèneras à danser là où la lumière ne désire pas se montrer. C'est charnu, c'est trop malsain, pour pouvoir survivre au fond de cette cave dans laquelle s'abandonne les âmes égarées.

Bim Bam Boum
_Qui est là ?
Le grand méchant loup


Soupire qui dévale l'oesophage. Une main qui pousse la porte. Un sourire qui amène à la joie _viens, on s'aime et on découvre le bonheur ?
C'est étrange, tu n'as pas encore peur. Tu ne te méfies pas. Tu sais que ça peut se finir mal, comme la dernière fois, mais tu crois encore que la chance tourne.
Et puis c'est Lui

Hello le viking !

Clin d'oeil, mains dans les poches. Tu émets un rire clair. Il est temps de se laisser porter vers une enfance enterrée.
Être soi en dix leçons avec Daegan. C'est possible tu crois ?
Parcourir et écrire une histoire qui peut se finir bien ? Après des rires, des sourires et un peu d'amour. De toute manière, l'important c'est d'aimer sur l'instant.
Tu te déplaces jusqu'à lui, te pose à ton tour contre le mur. Un baiser sur les joues qui s'échappe. Un bonjour comme un autre. Ne pas trop se dévoiler, de pas trop en dire, ne pas se trahir.
Si ça venait à mal se terminer, tu aurais tout gâcher.

Alhena, fermes les yeux et cours.

Tu parles, ou tu le laisses faire la discussion ? Parfois, le silence est trop amer pour les instants passés ensemble. Un regard, une idée qui germe.

C'est toi le chat !

Et tu fuis avant qu'il ne t'attrape.
Tu t'aventures vers l'inconnu pour que le monde ne continue pas de tourner dans le même sens. Tu veux que les couleurs se mélangent et que les iris se rencontrent au détours d'un autel.

_Dis, tu veux jouer avec moi Daegan ?
Jouer à être insouciant




Dernière édition par Alhena Peverell le Ven 28 Juil 2017 - 17:46, édité 1 fois
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Daegan Harltøfsen
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Re: Rencontre romantique dans la Cabane Hurlante.

Message par : Daegan Harltøfsen, Mer 5 Juil 2017 - 16:21



« Hello le viking ! - Ah bah enfin ! J'ai cru que t'avais trouvé mieux à faire. » Un large sourire vient étirer les lèvres du jeune homme alors qu'il échangeait une bise chaleureuse avec la nouvelle venue. Elle était belle, une beauté froide. Il évitait de trop attarder son regard sur les traits de son visage, il se ferait démasquer. En général, le norvégien était très direct sur sa façon de penser ou ses sentiments. Néanmoins, il fallait avouer que la peur de faire fuir la brune prenait le dessus sur son honnêteté. On n'est pas sois-même lorsqu'on veut plaire à quelqu'un. A tort ou à raison. Il tire une nouvelle fois sur sa cigarette trafiquée, l'odeur se répand dans la cabane hurlante. Elle parfume le vieux bois humide. On dit souvent qu'un lieu est un témoin éternel. De quoi cet endroit est-il témoin depuis tant d'année ? Daegan était même fière de contribuer, à son échelle, à l'histoire de cet endroit. Lui aussi, il avait des secrets ici, des moments passés à l'abri des regards. Nouvelle taff, il expire lentement, il frissonne. Il ne sait pas si c'est à cause de ce qu'il respire ou si c'est à cause de la femme assise à côté de lui dont le corps frôle le sien. « C'est toi le chat ! - Hein ? » Trop tard, elle s'enfuit déjà. Les yeux enfantins du bonhomme s'illumine d'une lueur malicieuse. Sans scrupule il jette la cigarette pas encore terminée. Il se lève et se lance à la poursuite de sa proie, tel le chat qu'elle désire qu'il soit.

La maison n'est pas très grande, à l'époque elle devait ressembler à n'importe qu'elle maison banale : un salon, une chambre avec un lit à baldaquin, une petite salle de bain, un placard à balais.. Des gens ont vécu ici. Mais le norvégien n'avait pas le temps d'imaginer l'ancienne vie de cette bâtisse, l'ombre féminine qui lui échappait lui importait bien plus. Où était-elle ? Elle s'était cachée ? Non, il venait de l'entendre courir. « Caches toi, t'as raison de me craindre. » Provocation, il voulait qu'elle l'affronte directement. Il se précipita vers la chambre d'où le bruit émanait. Personne. C'était une ombre cette femme. C'était certainement pour ça qu'il pensait autant à elle, elle le poursuivait autant qu'elle lui échappait. Comme en cet instant précis. Il quitta la chambre et marcha à pas de loup, elle se trahirait.. CRAC. Le plancher qui hurle lorsqu'on lui marche dessus. Elle était tout près. Alhena passa juste devant lui en courant, à quelques mètres, il s'élança alors et saisi sa chance. Tendit son bras pour attraper celui de la brune. On pouvait dire ce qu'on voulait sur la force de caractère de la serpentard, Daegan restait le plus fort physiologiquement parlant. C'est donc sans mal qu'il tira le bras féminin pour la ramener à lui.

De son autre main, il saisit l'autre biceps maigre de la jeune adulte. Le regard malicieux et victorieux du norvégien narguait Alhena. Les pupilles masculines s'ancrèrent dans celles de la perdante. Un sourire narquois prit place au coin des lèvres de Dae'. Il la dominait de sa hauteur et de sa carrure, c'était presque jouissif. « La prochaine fois choisi un jeu où tu es sûr de gagner. » Ça aurait du être narguant, mais ça n'avait été qu'un chuchotement. Presque comme un secret, une invitation provocante. Il y avait bien des jeux où le brun au regard de glace pouvait se perdre. Il y avait bien des parties qu'Alhena pouvait gagner. Ils étaient des enfants que le temps rattrapait.
Les yeux trop clairs dérapent pour épouser les lèvres féminine. Ce n'est pas un regard d'enfant, la malice avait disparu. L'homme rend sa liberté aux bras frêles et fais l'effort de relever ses pupilles vers celles de son amie. Une brûlante passion l'habitait, celle qui causait la perte des Hommes disait son grand père. Alhena causerait-elle sa perte ? Qu'elle le fasse, il n'en avait pas peur. Il se sentait même attiré par cette dangereuse énigme. Un sourire reprit finalement place sur les lèvres du norvégien. « C'est à moi du coup, j'me cache et tu dois me trouver. Mais tu comptes jusqu'à 50 ! J'suis grand, j'ai besoin de temps. » Sans attendre, il la força à se retourner face au mur pour lui imposer le comptage. Un baiser volé contre la peau fragile de son cou, presque comme s'il en avait le droit alors que ce n'était qu'une infime solution pour satisfaire sa frustration, et Daegan se dirigea vers la cuisine de la maison pour trouver une cachette.

Il aimait ces jeux, il aimait ce temps perdu à être naïf, il aimait cette gamine.
Soudain, une douloureuse évidence.
Le vent l'emportera.
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