AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
Page 11 sur 13
Une rencontre particulière
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 10, 11, 12, 13  Suivant
Altaïr Debrooks
Serdaigle
Serdaigle

Re: Une rencontre particulière

Message par : Altaïr Debrooks, Mar 24 Mai - 19:13


Certaines personnes entraient dans votre vie, la bouleversaient, puis s'évanouissaient dans l'Oubli, non sans laisser un vide derrière elles. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Ces derniers temps, Altaïr avait malheureusement fait un tel constat, lui qui avait au contraire besoin d'épaules solides pour le supporter alors que, tel un nouveau né, il pénétrait dans un monde nouveau pour lui. Puis, il y avait d'autres personnes, qui s’immisçaient dans votre quotidien plus tardivement, mais qui vous donnaient l'impression de les connaître depuis toujours tant ils avaient su se montrer présent aux moments propices. La qualité d'une relation ne dépend pas exclusivement du nombre d'années, mais plutôt de la mesure à laquelle elle avait su vous être bénéfique. Aussi amer ce constat fût-il, l'ancien Serdaigle devait admettre que récemment, ce n'étaient pas ses amis de toujours ou même sa famille qui avaient su se montrer là quand il le fallait, mais ses frères d'armes de l'Ordre du Phénix. Aussi, lorsque la jeune femme se retourna et lui dédia un sourire sincère, il ne put s'empêcher d'en faire autant. Il était assez surprenant de constater à quel point il avait su s'attacher si facilement à Amy, mais apparemment la traque d'une mage noire et une formation intensive pouvaient accentuer le processus. Le lien qui le liait à ses autres camarades Phénix semblait indéfectible, et bien plus puissant que n'importe quelle magie ancestrale, puisqu'il fonctionnait sur un rapport de confiance réciproque.

Lorsqu'ils furent à l'abri de la pluie diluvienne et des oreilles indiscrètes, la bonne humeur de son amie prit aussitôt l'ascendant. Ce qu'il appréciait particulièrement chez Amy, c'était qu'elle n'alourdissait jamais ses propos de filtres ou de bonnes manières futiles. Il était relativement facile de se sentir à l'aise en sa compagnie, une qualité qui semblait de plus en plus rare dans un monde où fleurissaient les esprits pervertis par la méfiance et le mépris.

« Hé bien, quelle surprise. Même par un temps pareil tu ne sais pas te passer de moi ?
- Ne t'emballe pas, ça me coûte de devoir supporter encore la vue ton insupportable minois. »

Ses lèvres s'étirèrent en un semblant de sourire, mais dans ses pupilles éclatait un feu d'artifice de malice. Quiconque connaissait un minimum Altaïr savait qu'il ne fallait jamais prendre ses paroles au premier degré, et qu'il exprimait son affection au travers de répliques toujours plus bienveillantes les unes que les autres. On ne le changerait probablement jamais, mais une fois qu'on avait su décoder ses manières, il était facile de déceler l'essence même de ses mots.

« Comment tu vas ? Qu'est ce qui t'amène beau brun ? »

Arquant un sourcil face au surnom qu'elle venait de lui attribuer, il se contenta de faire la moue. La familiarité, c'était le credo d'Amy, et autant dire que cela fonctionnait plutôt bien avec Altaïr, lui qui était encore un grand enfant dans l'âme. Mais après tout, pouvait-il en être autrement à seulement dix-huit ans ? Probablement, mais le jeune homme refusait d'être une nouvelle victime de la société actuelle qui se faisait un malin plaisir de détruire la jeunesse. On ne pouvait pas dire qu'il était quelqu'un de banal, lui qui fricotait avec des milieux d'opposition clandestins, mais au moins il gardait sa personnalité et ne cherchait pas à paraître plus vieux et mature qu'il ne l'était. Certains voyaient en cela une faiblesse d'âme ridicule, d'autres préféraient regarder les bons côtés.

« Va pas croire que c'est toi qui motive ma visite, brunette, j'te vois assez souvent au QG. J'voulais juste savoir si par hasard vous aviez besoin d'un extra au Chaudron, au cas où, ce serait cool si je veux un jour quitter le taudis de mon cousin. »

Tenter de paraître neutre dans la voix, ne pas exposer sa vulnérabilité, mais tout de même laisser suggérer que ça demeure une urgence. Les quelques adresses sorcières où il s'était rendues présentaient toutes le même discours, et remettaient pour certaines en cause son manque d'expérience et de qualifications. En revanche, Samuel lui avait clairement fait comprendre qu'il ne pourrait jamais espérer obtenir un job chez les Moldus avec son style vestimentaire. Il s'en remettait donc aux mains de l'ancienne Poufsouffle, bien que la réponse lui parût déjà évidente.
Revenir en haut Aller en bas
Amy Shields
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de transplanage
Animagus : Fennec


Re: Une rencontre particulière

Message par : Amy Shields, Sam 28 Mai - 14:46


Avoir de l'affection. Qu'est ce que ça voulait dire déjà ? Apprécier quelqu'un ? L'aimer ? Dans quel sens ? Non mais c'est vrai, au moment ou Altaïr lui avait rendu son sourire, ces mots étaient venus comme ça dans la tête d'Amy. Elle avait de l'affection pour lui. Mais de nouveau, qu'est ce que ça signifiait ? Sûrement qu'elle l'appréciait à sa juste valeur. Pas d'amour là dedans hein, ah non non. Pourquoi cette réticence d'ailleurs ? Très bonne question. Pourquoi pas en même temps ? Attends, elle pensait à quoi là ?? Il fallait vraiment qu'elle se calme, ces derniers temps, son esprit partait beaucoup en sucette. Evitant de se remémorer l'épisode du cousin qui la drague, elle se força à ne plus penser au sentiment destructeur apparut dans sa tête quelques secondes avant. Elle devait se concentrer sur ce que le jeune homme était en train de lui dire.


- Ne t'emballe pas, ça me coûte de devoir supporter encore la vue ton insupportable minois.


L'animagus ne put s'empêcher de lâcher un petit rire provocateur en lui frappant gentiment le haut du torse pour le réprimander. Amy adorait cette complicité qu'il y avait entre eux. Se chercher et se faire la guerre c'était vraiment ce qui amusait le plus la jeune femme lorsqu'elle était en sa compagnie. Non, l'admirer ne faisait clairement pas parti de ses passes temps. Bah quoi, plusieurs fille lui avait déjà parlé de lui en.. bien. Voilà, parler de lui en bien. Et voilà, elle repartait en sucette.. Stop. N'empêche, elle l'adorait ce petit bout d'homme. Plus que ce qu'elle ne laissait paraître. Mais en même temps, laisser paraître n'était pas un des points forts de la brunette.


Va pas croire que c'est toi qui motive ma visite, brunette, j'te vois assez souvent au QG. J'voulais juste savoir si par hasard vous aviez besoin d'un extra au Chaudron, au cas où, ce serait cool si je veux un jour quitter le taudis de mon cousin.


- Dommage, ça m'aurait fait plaisir.


Petit clin d'oeil ironique avant de continuer, intriguée par la question.


- Bien sûr, ça fait toujours plaisir des sous en plus pour le Chaudron mais.. Tu n'as pas encore pu t'acheter d'appartement ?


Qui était-elle pour dire ça ? Elle non plus, après 3 ans à squatter chez ses parents, elle n'avait pas encore pu s'acheter de chez elle. Pourtant, il serait peut-être temps d'y penser, non pas que ses parents la dérangeaient mais à la fin ils étaient.. lourds. Mouais, avoir un chez soi ça pourrait vraiment être le pied. Mais, pour l'instant il lui fallait attendre. Trouver un colocataire pourrait grandement améliorer la situation d'Amy. Encore fallait-il en trouver un, de colocataire. Pas ennuyant, de préférence pas en couple. Bah, si c'est un mec qui habite avec elle et que sa copine soupçonne quelque chose, bonjour l'ambiance ! Bref, il lui fallait chercher. Mais en attendant, elle attendait la réponse de son ami. Un éclair suivi d'un coup de tonnerre passèrent dans le ciel. La jeune femme frissonna. Mais quel temps pourri sérieux.
Revenir en haut Aller en bas
Altaïr Debrooks
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de transplanage


Re: Une rencontre particulière

Message par : Altaïr Debrooks, Ven 3 Juin - 18:57


Les préambules, ça craignait. Il ne s'agissait que d'une excuse pour retarder une échéance, rendre poli ce qui pouvait potentiellement être déplacé et pire encore, se donner l'impression de pouvoir échapper à l'inévitable. Caresser l'interlocuteur dans le sens du poil, arrondir les angles, progresser tendrement vers le sujet tant convoité, toutes ces pratiques débectaient Altaïr. Avec lui, inutile de se fatiguer avec des prétendues formules de politesse, il fallait rentrer dans le vif du sujet. Et vite. C'est pour cette raison qu'il ne s'était pas attardé sur les questions formelles de la brunette, et qu'il ne lui avait pas rendu la pareille ; non pas que la réponse ne l'intéressait pas -quoique- mais il trouvait complètement aberrant de prétendre justifier sa présence en prenant des nouvelles d'Amy. La raison de sa venue était toute autre, impossible pour lui de ruminer et de tourner autour du pot. Il avait besoin de son aide, et c'est pour cela qu'il avait introduit le sujet de manière aussi brutale. Mais avec sa compagne de l'Ordre, il savait qu'il n'avait pas de souci à se faire concernant son manque de politesse ou de mesure : s'il commençait à bien la connaître, elle ne perdrait pas de temps à le lui reprocher.

« Dommage, ça m'aurait fait plaisir. »

Ironie, sincérité, impossible de démêler le vrai du faux. Chacun interprétait les paroles de l'autre selon ce que le cœur et la raison pouvait filtrer ou non, et il était à la fois doux et entêtant de jouer avec les sens des phrases. Le dialogue, qui se faisait à deux devenait une aventure solitaire qui permettait à chaque participant de tracer sa propre route, et de faire progresser la discussion à sa guise. Cette fois-ci, l'ancien Serdaigle préféra se fier au clin d’œil de son amie, puis la paya de la même monnaie, non sans ajouter une pointe d’ambiguïté. Il fallait bien s'amuser un peu, non ?

« Bien sûr, ça fait toujours plaisir des sous en plus pour le Chaudron mais.. Tu n'as pas encore pu t'acheter d'appartement ? »

Aucune retombée trop brutale, il s'y était plus ou moins attendu. Tâchant de masquer le petit goût amer de déception qui meurtrissait ses papilles, le jeune homme passa une main dans ses cheveux encore mouillés. Piètre tentative, puisque même si Altaïr savait très bien jouer la comédie pour dissimuler sa tristesse ou pour obtenir ce qu'il désirait, il ne parvenait jamais à émanciper complètement le voile de la déception. Elle tirait ses traits, embrumait ses pupilles. Alors, comme toujours dans ce genre de situation, il se mit à sourire, laissa même échapper un rire léger, qui sonnait assez faux après l'annonce d'Amy. La situation était assez gênante. Certes, le Chaudron Baveur n'était pas l'unique enseigne sorcière de la capitale, mais le fait qu'il ait pu le demander à une personne qui lui était proche rendait le refus plus difficile à digérer. Ce n'était pas une question de rancœur, mais juste de fierté.

« A ton avis, tête de nœud, si j'avais mon appartement, je ne squatterai pas en permanence au QG ou chez mon cousin ! J'sais bien que je ne suis pas pudique, mais quand même je n'suis pas non plus un exhibitionniste ! »

Afin d'illustrer ses propos, il la poussa légèrement au niveau de l'épaule, pas méchamment, juste amicalement. Bien évidemment, depuis qu'il avait quitté Poudlard et qu'il devait s'occuper de se nourrir, son compte en banque commençait à s'épuiser, et plus particulièrement la petite avance généreusement prêtée par sa mère avant son départ pour l'Espagne. Alourdir sa bourse de Gallions devenait une urgence, aussi devait-il se contenter de quelques travaux temporaires avant de se lancer dans ce à quoi il aspirait. Sachant qu'il n'avait jamais eu une haute estime de ses capacités, ses ambitions demeuraient encore fragiles, mais il savait pertinemment qu'il finirait par trouver ce pour quoi il était vraiment fait. Mais pour l'heure, il avait d'autres priorités.

« Tu ne connaîtrais pas quelqu'un qui rechercherait quelqu'un pour n'importe quel job, même si c'est saisonnier je m'en contrefiche ? Ou alors quelqu'un qui chercherait un coloc', avec un loyer abordable pour un jeune de mon âge ? »

Maintenant que la conversation était lancée, il ne servait plus à rien de chercher à l'éluder. La jeune femme qu'il avait en face de lui ne lâcherait pas le morceau si facilement, et il était maintenant plus facile de jouer cartes sur table ; le plus dur était passé. Vous voyez, les préambules, ça craint.
Revenir en haut Aller en bas
Amy Shields
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de transplanage
Animagus : Fennec


Re: Une rencontre particulière

Message par : Amy Shields, Ven 17 Juin - 18:48


- A ton avis, tête de nœud, si j'avais mon appartement, je ne squatterai pas en permanence au QG ou chez mon cousin ! J'sais bien que je ne suis pas pudique, mais quand même je n'suis pas non plus un exhibitionniste !


Amy ne put s'empêcher de sourire à cette insulte. Comment la prendre au sérieux en même temps ? Et puis le reste de sa phrase faisait franchement marrer. Y avait bien que lui qui pour lui parler de sa pudique attitude. Ouais, ce mot se disait pas mais tant pis, elle s'était comprise. En même temps elle aurait été capable de faire pareil, ils étaient assez matures et assez intelligents que pour comprendre qu'ils se cherchaient continuellement et que par conséquent, ce qu'ils se disaient ne devait être le motif d'aucune gêne. Bref, sans attendre qu'il continue, elle lui répliqua directement et d'un ton aussi amusé que tranchant.


- La tête de nœud te dit d'aller te faire voir mon grand. Je veux bien que mon intelligence est sans égale mais je ne peux pas tout deviner quand même.


La phénix éclata de rire. Il y avait bien qu'à lui qu'elle disait ce genre de truc. Enfin, elle le disait parce qu'elle savait bien qu'il savait ( oula ) qu'elle ne pensais pas du tout ce qu'elle venait de dire. Ce n'était pas du tout son style de dire ce genre de truc. Le Serdaigle la poussa un peu par l'épaule pour la narguer. Elle lui sourit et lui fila un gentil coup de coude dans les côtes sans pour autant lui faire mal. C'était juste une forme de vengeance gentille. 


Tu ne connaîtrais pas quelqu'un qui rechercherait quelqu'un pour n'importe quel job, même si c'est saisonnier je m'en contrefiche ? Ou alors quelqu'un qui chercherait un coloc', avec un loyer abordable pour un jeune de mon âge ?


Excellente question. Amy réfléchit quelques instants puis, une idée lui vint. Sauf que cette idée fit s'emballer le coeur et le cerveau de la jeune femme. Bah c'est vrai quoi, elle n'avait jamais cohabiter avec un mec et encore moins seule. Enfin, là ce n'était pas un mec, c'était Al' quoi. Oui, dit comme ça c'était très bizarre mais c'était vraiment comme ça qu'elle voyait les choses, à aucun moment elle aurait pu s'imaginer que.. Wouah, Stop ! Calmos la dedans ! Comme à son habitude, la brunette divaguait mais elle avait réussi à ne pas le montrer extérieurement. Du moins, c'est ce qu'elle pensait. Elle fit un grand sourire et fila un coup de poing dans le bras d'Altaïr en répondant d'une voix enjouée.


- Bah y a moi ! Je vis encore chez mes parents mais j'aimerais beaucoup déménager et vivre seule parce que bon, voilà. Mais avec mon salaire je n'ai pas assez pour me payer un appartement pour moi. Alors si t'es intéressé, je veux bien vivre avec toi ! Bon, c'est un énorme sacrifice que je fais là pour t'aider mais tu me le revaudras hein ?


Enorme sourire. Sa réponse était peut-être un peu.. enfin pas assez.. Ouais, c'était une réponse à la Amy quoi. Pourquoi donc devait-elle changer ça ? Bon, maintenant elle attendait la réponse du grand brun en espérant qu'elle ne l'avait pas froissé ou qu'il ne s'était pas senti obligé. En attendant, la jeune femme passa ses doigts dans ses cheveux bruns pour essayer de les dompter malgré l'humidité. Rien à faire. La pluie, c'est vraiment nul.
Revenir en haut Aller en bas
Altaïr Debrooks
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de transplanage


Re: Une rencontre particulière

Message par : Altaïr Debrooks, Mar 21 Juin - 11:53


Fixant la noirceur d'une étoile qui lui semblait aussi proche qu'inaccessible, il se remémorait ses songes d'antan avec une candeur qui aurait été toujours aussi intacte si elle n'avait pas été souillée par la menace des ombres masquées. Ses rêves de grandeur envolés en un battement d'ailes miroitaient dans l'océan sombre qu'il avait volontairement délaissé au profit d'une vie terrestre semée de dangers et soumise à variations. Il lui semblait même que, perchés comme ils l'étaient dans la voûte céleste, ils le méprisaient, raillaient son échec, ravivaient la douleur de l'amertume. La dureté de la chute se faisait on ne peut plus acide alors qu'il se retrouvait contraint à exposer ses faiblesses à son amie, alors que le ciel se targuait de déverser sur eux cette pluie diluvienne, comme si Quelqu'un recrachait ses ambitions utopiques et vaines. Cette humeur pessimiste n'enlevait en rien la vigueur de sa requête, et il osait espérer qu'Amy l'empêcherait une nouvelle fois de rentrer dans l'appartement de son cousin sans que sa situation n'ait bougé d'un millimètre.

L'ancien Serdaigle se détourna peu à peu du spectacle affligeant qui ne faisait qu'accentuer son dépit puis porta ses espoirs sur sa camarade Phénix. Avec surprise, il put lire de l'hésitation dans ses traits froncés, et pour une fois il entrevit une lueur d'espoir jaillir des ténèbres dans lesquels il était plongé depuis bien trop longtemps déjà. Une nouvelle fois, il ne s'agissait probablement que d'une illusion qui s'estomperait dès qu'elle ouvrirait la bouche, mais il y avait quelque chose de rassurant dans le fait de confier son sort à une personne sur qui on pouvait compter. De ne pas être l'acteur principal de la scène mais uniquement spectateur, et de se laisser guider en fonction de l'intrigue qu'elle chercherait à tisser. Il demeurait transi, pendu à ses lèvres, attendant fébrilement le dénouement, tandis qu'elle se faisait un malin plaisir de faire durer le suspense. C'était certainement involontaire, mais dans la situation présente, il ne pouvait pas être totalement sûr.

« Bah y a moi ! Je vis encore chez mes parents mais j'aimerais beaucoup déménager et vivre seule parce que bon, voilà. Mais avec mon salaire je n'ai pas assez pour me payer un appartement pour moi. Alors si t'es intéressé, je veux bien vivre avec toi ! Bon, c'est un énorme sacrifice que je fais là pour t'aider mais tu me le revaudras hein ? »

La réponse de la gérante du Chaudron Baveur sonna comme un coup de théâtre aux oreilles d'Altaïr, digne d'un deus ex machina. Mais au-delà de la surprise, il ignorait comment il devait interpréter les paroles de la jeune fille, tant il était pris au dépourvu. Dans un sens, cela semblait être la solution idéale, les deux jeunes adultes s'entendaient bien et se faisaient mutuellement confiance, notamment depuis qu'ils avaient réussi à capturer ensemble un mage noir, et qu'ils avaient multiplié les séances d'entraînement au quartier général. Et puis, à deux, ils étaient bien moins vulnérables, ils pourraient intervenir ensemble lorsque leurs Gallions d'urgence brûleraient, sans craindre de se retrouver seul face à un danger qu'ils ne pouvaient pas évaluer la plupart du temps. Néanmoins, l'idée de sacrifice qu'avait avancée Amy laissait suggérer qu'il devrait se sentir redevable, sentiment qu'il abhorrait au plus haut point. Il s'agissait peut-être d'une expression une nouvelle fois ironique, mais pour une fois, il se sentait gêné à l'idée de s'immiscer ainsi dans le quotidien de son amie.

« T'es sûre de toi ? Parce que je ne veux pas m'imposer, c'est pas mon genre. Ta proposition est vraiment géniale, je t'assure, je signe n'importe quand, mais si ça te dérange, tu n'as pas à te sentir obligée... »

Le bruit des gouttes qui s'écrasaient sur le toit des bâtiments qui les encerclaient occupa le silence, comme un doux rappel à l'ordre pour le Phénix. Sa réponse pourrait affaiblir les convictions d'Amy et par conséquent la faire douter, si bien qu'il venait peut-être de détruire l'unique opportunité qui se présentait à lui depuis qu'il avait quitté les murs protecteurs de Poudlard. Mais au moins, il s'était montré honnête avec son alliée, et préférait mettre les choses au clair avant d'entamer quelconque procédure irréversible. Il ne voulait pas que sa présence pèse sur elle, puisqu'il estimait que sa bonne humeur et son optimisme étaient bien trop précieux pour se laisser assombrir par une contrainte. Pourtant, au fond de lui, il espérait qu'elle demeurerait convaincue, et qu'il pourrait alors se laisser contaminer au quotidien par cette vitalité qu'elle dégageait par tous les pores de sa peau.
Revenir en haut Aller en bas
Amy Shields
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de transplanage
Animagus : Fennec


Re: Une rencontre particulière

Message par : Amy Shields, Sam 2 Juil - 14:50


- T'es sûre de toi ? Parce que je ne veux pas m'imposer, c'est pas mon genre. Ta proposition est vraiment géniale, je t'assure, je signe n'importe quand, mais si ça te dérange, tu n'as pas à te sentir obligée...


Un énorme sourire apparut sur les lèvres de la jeune femme. Le doute et la surprise qui se lisait dans le regard du grand brun était juste exquis. Bah quoi ? Non elle n'était pas sadique mais le fait qu'il ne se soit pas douté de sa proposition l'étonnait un peu. Il aurait dut s'en douter non ? Ou alors elle avait carrément l'air de le détester mais c'était pas ce qu'elle voulait faire passer comme message. Loin de là. Puis, vivre avec Altaïr pourrait s'avérer.. épique. C'était le mot, épique. En réalité, le doute de son ami lui faisait plaisir et la rassurait, ça prouvait qu'il n'était pas prétentieux, et ça c'était déjà pas mal aux yeux de la brunette. En grande jouette qu'elle était, elle attendit un peu avant de répondre, histoire d'un peu le stresser, puis lui donna un petit coup de coude dans le ventre accompagné d'un clin d'oeil.


- Ca t'arrive d'arrêter de flipper pour rien ? Je ne demande jamais dans le vent. Si je te propose c'est que j'ai envie. En aucun cas tu ne m'obliges. Donc relâche la pression un coup puis viens boire un verre avec moi.


La Phénix tira la langue. Cette dernière phrase était à moitié vraie. Il fallait vraiment qu'il se détente parce qu'en un sens, ça lui donnait l'impression qu'elle était un monstre et que ça le faisait flipper de cohabiter avec elle. Mais ça signifiait aussi qu'il se souciait quand même un peu d'elle non ? Oui, elle pouvait le prendre comme ça aussi ! Après, qui pouvait lire dans les pensées des gens ? Absolument personne. Un coup de tonnerre se fit entendre. Elle soupira. Il faisait vraiment moche. Ca en devenait tannant. Amy se tourna de nouveau vers son frère d'arme pour l'observer et réfléchir. Habiter ensemble pouvait se révéler très pratique vu leurs rang au sein des Phénix. Pas besoin de se cacher ou de partir en cachette. Pas besoin de mentir ou d'avoir des secrets. Non sérieux, cette colocation n'avait que du bon. Enfin presque. Mais elle n'allait pas s'attarder sur les points négatifs. N'empêche que vivre à deux, ça allait être assez marrant étant donné leur relation actuelle. La brunette recommença à sourire toute seule en s'imaginant tous les mauvais coups qu'ils pouvaient se faire mutuellement. Elle lui dit alors d'une voix enjouée.


- C'est bon alors, t'accepte de vivre avec le monstre que je suis ? Franchement ça peut que être bien pour tous les deux !


Bon, peut-être pas jusque là mais, elle avait trouver un coloc', elle allait pas le laisser filer comme ça !
Revenir en haut Aller en bas
Darnel James Williams
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


déplacé

Message par : Darnel James Williams, Dim 7 Aoû - 20:18


with Alexeï Dragoslav
“Black night”

C'était un samedi, Darnel ne savait plus de quel mois, les jours se confondent, ils se ressemblent tellement, il se réveilla tôt ce jour là, aux alentours de huit heure trente. Il ne savait pas pourquoi il se réveilla si tôt, un jour de vacances, lui qui était connus pour être un dormeur professionnel. Il pensait à Azénor, qui était partie en vacances, tandis que lui était resté à Londres. Elle, elle avait de la famille, lui n'avait que des yeux pour pleurer. Mis à part sa mère et sa soeur qui travaillaient toutes les deux, il n'avait personne avec qui passer les vacances.

Il resta dans son lit à regarder le plafond, ne sachant quoi faire de sa journée de vacances. Une journée de plus passé loin d'elle. Il voulait arrêter d'y penser, pour profiter de ses vacances, mais il ne pouvait pas. Il se décida enfin à sortir du lit, il est neuf heure. Il se dirige vers la salle de bain, Enteï le suit du regard, la langue tiré, tellement il faisait chaud, même à cette heure-ci. L'ex-poufsouffle lui caressa la tête et commença à se dénuder, il prit une douche, seul.

Une fois qu'il eut finit sa toilette, il se dirigea alors vers son armoire qui était, comme à son habitude, mal rangée, mais il n'allait pas faire de rangement aujourd'hui. Il était décidé à passer sa journée avec son animal de compagnie. Il se dirigea alors vers la sortie de son appartement pour se retrouver dehors. Il se balada pendant quelques minutes pour promener son petit husky, la lumière du soleil éclaircissant ses yeux bleus déjà très clairs.

Après plus de deux heures de promenade les deux acolytes rentrèrent à la maison pour se désaltérer et manger un morceaux. Darnel ne sachant que faire, il passa tout l'après-midi à jouer aux échecs version sorcier, Enteï dormant dans son panier. Voilà que la fin de journée pointe le bout de son nez. Et après une journée enfermé il se devait de sortir. Il se fit beau, mangea un petit morceaux et prit la direction de la sortie.

Se baladant dans Londres il cherchait un bar où boire un coup et se faire vibrer la tête et il ne mit pas longtemps avant d'en trouver un dans lequel il n'y avait pas trop de monde majoritairement composé d'hommes, ce ne sera pas ce soir qu'il pourra se rincer l'oeil. Quoi qu'il n'en avait plus besoin, simplement en pensant à Azénor ça ne le dérangeait même plus que la part masculine soit aussi importante. Il se posa au comptoir et commença par boire une pinte.

Code by Pokipsy
Revenir en haut Aller en bas
Alexei Dragoslav
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une rencontre particulière

Message par : Alexei Dragoslav, Mer 17 Aoû - 11:59


Les vacances touchaient presque à leur fin. Il ne restait plus que quelques semaines avant que la majorité des enfants sorciers britanniques ne se retrouvent tous confinés dans le château. A la fois excité, anxieux mais également impatient, Alexeï s’imaginait déjà retrouver ses nombreux amis au sein de la salle commune des Poufsouffles. Le jeune homme avait décidé de profiter au maximum des quelques rares journées où il était seul afin de s’adonner à une de ses passions, flâner dans les ruelles du Chemin de Traverse. Tout ce qu’un sorcier pouvait un jour espérer obtenir se trouvait en ces lieux. Rares sont les jeunes qui ne souhaitaient pas dompter le nouveau balais magique qui venait de sortir.



En fin d’après-midi, presque en début de soirée, après avoir passé la plupart de son  temps sur l’avenue, le suédois avait décidé de finir sa balade dans un de ses bars préféré où il avait l’habitude de boire un verre ou deux, toujours très bien accompagné. La dernière fois qu’il s’y était rendu c’était avec une demoiselle de Serdaigle, particulièrement éméchée qui avait fini presque ivre morte sur la voie publique. Depuis ce jour, Alexeï s’était promis d’arrêter la consommation de ses conquêtes à une demi-douzaine de verres de bierraubeurre afin qu’elles soient pleinement consciente de leurs actes.



Il était près de 19 heures lorsque le Poufsouffle passa les portes du bar. Ce dernier était bondé. Même la place favorite du jeunot était occupée par une espèce de Viking portant la barbe et sirotant une pinte. Par chance,  la place à la droite de l’énergumène restait libre. Alexeï s’y installa tout en interpellant l’occupant d’à côté :




-          Salut, la place est libre ?



Sans vraiment attendre de réponse, le suédois était déjà assis sur le tabouret et commanda comme son nouvel ami une pinte. C’est à ce moment-là qu’il prit la liberté de regarder plus en détail le brun à sa gauche. Plutôt grand, portant la barbe et prenant soin de lui. Aucun doute, il ne venait pas dans ce bar uniquement pour boire un verre.



-          Mon petit doigt me dit que t’es ici à la recherche de quelqu’un, tu veux un mec de quel type toi ?



Tout en attendant la réponse du beau brun, le blondinet plongea ses lèvres dans le breuvage ambré et but une gorgée du liquide qu’il venait de commander.
Revenir en haut Aller en bas
Altaïr Debrooks
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de transplanage


Re: Une rencontre particulière

Message par : Altaïr Debrooks, Dim 21 Aoû - 17:15


Accord d' Alexei pour poster + LA d'Amy.

Même si les larmes célestes continuaient de s'écraser lâchement autour d'eux, Altaïr n'en ressentait plus ni la fraîcheur, ni l'amertume. Tout son corps était animé par un feu nouveau, naissant des échecs qu'il avait essuyés et consumant sans répit les déceptions qui l'avaient affaibli. L'espoir, pour la première fois depuis de nombreux mois, venait de prendre possession de sa raison. Cette colocation pourrait lui apporter de nombreux avantages, mais le plus important étant qu'il aurait enfin un endroit qu'il pourrait considérer comme un foyer. Depuis qu'il avait quitté Poudlard et qu'il avait été précipité dans le monde abstrait de la majorité, il avait dû jongler entre les recherches concernant la disparition de son père, son implication au sein de l'Ordre du Phénix et la quête d'un travail, tout cela en assistant à la dépression inévitable de ses réserves d'or. L'idée qu'il puisse garder un point d'attache qu'il pourrait partager avec Amy le rendait fiévreux et ravivait en lui l'étincelle de gaieté qui s'était éteinte. Finalement, la solution à ses problèmes était le plus souvent à portée de main : tout était une question de lucidité.

« Ca t'arrive d'arrêter de flipper pour rien ? Je ne demande jamais dans le vent. Si je te propose c'est que j'ai envie. En aucun cas tu ne m'obliges. Donc relâche la pression un coup puis viens boire un verre avec moi. »

À l'entendre ainsi, l'ancien Serdaigle ne put s'empêcher de lui rendre son sourire. La moue qu'il arborait n'avait rien de superficielle, elle exprimait à la fois le soulagement et la joie qu'il éprouvait à la perspective d'avoir un semblant de vie stable. La présence d'Amy achevait de rendre l'ensemble harmonieux et plus encore, délectable. Il considérait la jeune femme comme une véritable amie mais il espérait que leur colocation donnerait un souffle nouveau à leur relation, sans vraiment savoir ce qu'il attendait. L'euphorie de la nouvelle enjolivaient probablement ses pensées, mais elles n'en demeuraient pas moins surprenantes.

« Mieux vaut être prévoyant, ma petite, surtout que tu ne sais pas dans quoi tu t'es aventurée. J'suis pas facile à vivre, tu sais. »

Ses lèvres tressaillirent, rendant ainsi son affirmation peu crédible. Tous les deux avaient déjà eu l'occasion de cohabiter au sein du quartier général de l'Ordre, mais cette fois-ci il s'agissait de partager la même habitation, ce qui pourrait aussi bien créer des étincelles que des moments uniques.

« C'est bon alors, t'accepte de vivre avec le monstre que je suis ? Franchement ça peut que être bien pour tous les deux !
-Bon, je crois que j'suis prêt à prendre le risque. Suis-moi, je pense qu'il y a pas mal de formalités à prendre en compte, et ce sera sans doute moins contraignant autour d'un verre. »

Le Phénix se livra à découvert à la tristesse du ciel et accueillit les gouttes d'eau sans rechigner, oubliant la métaphore déprimante qui lui avait effleuré l'esprit auparavant. Il nourrissait l'espoir que cette soirée marquerait un renouveau dans sa vie, et que ce changement serait accompagné de pleins d'autres, tout aussi bienfaiteurs pour son moral et sa vie en général. Lui qui avait toujours cherché à se débrouiller par ses propres moyens venait de tirer une leçon de cette discussion avec sa sœur d'arme : parfois, il était préférable de mettre sa fierté de côté et de se confier à des personnes que l'on jugeait digne de confiance. La solitude écrase une âme en perdition, tandis qu'une main tendue permettait d'affronter les embûches de la vie avec plus d'aisance. Il n'avait pas à supporter seul le poids d'un monde qui ne cherchait qu'à écraser les plus faibles, il devait s'entourer de personnes de confiance -les Phénix. Pendant que toute cette pression s'évadait de son corps, Amy et lui quittaient la ruelle côte à côte, scellant d'une même démarche le début d'une nouvelle vie.
FIN DU RP.
Revenir en haut Aller en bas
Darnel James Williams
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Une rencontre particulière

Message par : Darnel James Williams, Ven 2 Sep - 12:54


with Alexeï Dragoslav
“Black night”

La pinte qu'il avait demandé descendait à grande vitesse. L'ex-poufsouffle avait visiblement soif et ne s'apercevait même pas qu'il avait déjà quasiment finit sa consommation. Il allait en commander une deuxième, cette fois-ci pour la déguster lorsqu'il se fit sortir de sa solitude par une voix plutôt clair et non agressive. C'était un jeune homme, sûrement encore étudiant, les cheveux blond très clair au même titre que ses yeux. Sûrement un originaire des pays de l'est. Il lui demanda gentiment si la place à côté de lui était libre ce qui fit hocher la tête du jeune tatoué en signe d'approbation. Comme lui, l'inconnu commanda une pinte. Il avait le droit de boire lui ? Quoi que les lois sorcières sont bien moins restrictives que celles moldues en ce qui concerne l'alcool chez les jeunes. Darnel esquissa un sourire car ce nouvel homme avait choisit une bonne boisson. Après tout, il aurait pu commander quelque chose de plus... Soft.

- Mon petit doigt me dit que t’es ici à la recherche de quelqu’un, tu veux un mec de quel type toi ?

Effectivemment, il aurait pu prendre quelque chose de beaucoup plus soft, limite non-alcoolisé. Une boisson de demoiselle quoi. La question de son interlocuteur choqua le jeune homme car c'était la première fois qu'une personne du même sexe s'adressa à lui de cette façon. Il voulait le draguer ou quoi ? A l'époque où il était encore célibataire, c'était plutôt lui qui abordait les filles de cette manière. A la fin de sa phrase, Darnel s'est presque étouffer en avalant une gorgée de travers ce qui fit tomber un petit peu de bière sur son pantalon qui était encore jusque-là propre. Après avoir finit de tousser et avoir reprit ses esprits il s'adressa à lui de façon plutôt colérique avec une voix rauque comme il sait si bien le faire :

T'es sérieux là ? Regarde moi ça ! A cause de toi je suis me suis foutu d'la bière dessus.

Il se racla la gorge et bu une nouvelle gorgée de bière pour s'apaiser la gorge et continua du même ton :

Ecoute je ne sais pas ce que tu cherches, mais tu fais fausse route. Je ne suis pas de ce genre là et pour répondre à ta question, non je ne recherche personne.

Code by Pokipsy
Revenir en haut Aller en bas
Lydie Nouël
avatar
Préfet(e)/Gryffondor
Préfet(e)/Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une rencontre particulière

Message par : Lydie Nouël, Sam 29 Oct - 23:48


PV avec 91

Vent dans mes feuilles. Alignés avec mes frères, nous montrions le chemin. Enfermés dans une cage de bois, comme si nous pourrions nous évader, cela faisait cinq longues années que nous ne nous étions pas déplacés, si l'on omettait notre croissance naturelle. Réaction de protection, mes feuilles se faisaient moins nombreuses. Bientôt, je plongerai dans une vie ralentie, ne sentirai presque plus le froid persistant, dormirait calmement.

La nuit, heureusement, le calme revenait. Plus un animal ne perturberait mon écorce, les lumières s'éteignaient, les bruits de la ville diminuaient, m'occtroyant ces moments de calmes que l'on m'avait arrachés dès ma naissance. J'aurais dû être près de mes frères, les racines plantées dans la terre, non dans le goudron. Régulièrement, je sentais la pression de certains bourgeons et branches, qu'à coup de tronçonneuse on me supprimait.

Mais là n'était pas le centre de mon attention. Non loin, quelqu'un descendait le chemin que nous montrions. À l'abris des transports mécaniques, ses pieds nus frappaient la pierre polie. Dans sa branche gauche, elle tenait une paire de sandale festive. Sa branche droite était occupée à essuyer l'humidité de ses joues. Ses troncs fins s'emmêlaient dans une robe longue qu'elle ne semblait pas avoir l'habitude de porter. Sa déception criait.

Elle descendait, nous longeait. Elle avait une démarche précipitée, ne se souciait d'où elle allait. Elle venait de quitter un lieu, cause de sa peine. On lui montrait la voie. La bonne. Tant qu'elle ne s'écartait pas, elle était en sécurité. Ni moi, ni mes frères, ne pouvait déterminer ce que, dans l'ombre d'une ruelle adjacente, pouvait bien se dissimuler.
Revenir en haut Aller en bas
Mangemort 91
avatar
Mangemort
Mangemort
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une rencontre particulière

Message par : Mangemort 91, Dim 30 Oct - 2:08


Un, deux, trois,
Nous irons au bois.
Quatre, cinq, six,
Cueillir des cerises,
Sept, huit, neuf,
Dans un panier neuf,
Dix, onze, douze,
Elles seront toutes rouges.

Rouges comme le sang qu'ils espéraient récolter ce soir, si leurs entretiens avec d'éventuels adeptes à leur cause venaient à mal tourner.  Ils s'étaient approché d'une ruelle lambda, espérant que le coin serait plutôt tranquille, sans heurts particulier. Peut-être auraient-ils la chance de pouvoir roupiller un peu avant de devoir rentrer. Ils s'étaient assis, fredonnant des comptines enfantines derrière leur masques, mauvaise habitudes que leur avait donné ce cher Matricule Deux-Huit. Mais dont ils peinaient à se défaire.

1,2,3
Nous irons au bois.

Le temps s'écoulait lentement pour eux, et leur ennui se faisait de plus en plus palpable. Ils entendaient au loin les reste d'une soirée festive dans laquelle ils auraient aimé aller semer le trouble. Si ils n'avaient pas été seuls ce soir. Heureusement, l’agitation ne se faisait jamais bien attendre très longtemps, car déjà des pieds déchaussés claquant sur l'asphalte se propageaient en ondes sonore jusqu'au cerveau de ces chers 9 et 1 qui, réajustant leur masque, se levèrent doucement.

4,5,6
Cueillir des Cerises.

Ils aperçurent au loin une jeune femme, qui marchait l'air insouciante le long des arbres. Une jeune femme déjà connue, croisée et contournée. Ils la savaient engagée, ils avaient déjà pu l'observer. Et ce n'était pas un comportement qui leur plaisait. Une sorte de pseudo hippie pied nue dans la rue, il n'en fallait pas plus pour exciter un peu leur baguette qui se pâmait désormais sous leurs doigts.

7,8,9,
Dans mon panier neuf.

L'illumination fut rapide, alors que la rousse passait devant un tronc vieilli en carcan, prison bi-centenaire d'une sève en quête de liberté, ils se firent la réflexion qu'une bonne entrée en matière ne se faisait jamais sans une bonne pincée d'angoisse. Ils lui lancèrent d'abord un #Legglutten informulé avant de s'extraire de l'ombre qui les cachaient.

10, 11, 12
Elles seront toutes rouges.

"Se promener ici en pleine nuit n'est pas une action sûre rouquine, qui sait qui vous pourriez rencontrer. Peut-être me laisserez-vous vous raccompagner ?"

Ils laissèrent échapper un rire glacial, tournant autour de la jeune femme, leur soirée allait enfin pouvoir commencer.
"11,12,13,
Pendant cette parenthèse.
14,15,16,
Écraser la punaise.
"
Revenir en haut Aller en bas
Lydie Nouël
avatar
Préfet(e)/Gryffondor
Préfet(e)/Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une rencontre particulière

Message par : Lydie Nouël, Jeu 3 Nov - 13:59


Je suis une meurtrière.
Bien plus mortelle que ceux qui prétendent à une cruauté sanguinaire, je tue, malgré moi, sinon je me meurs. Ma trompe s'enfonce sous l'épiderme, telle l'aiguille chérie de l'héroïnomane, suceur maxillaire. Pourtant, on ne me chérie point. On me chasse à coup de fouet, mais j'ai déjà commis mes méfaits. Ma salive perturbera votre organisme, bientôt vous vous arracherez les cellules à coup d'ongle. Ne l'oubliez pas, je suis partout. Être de l'obscurité en quête de lumière, vos rayonnements ne peuvent m'échapper.

Contrôlée par un instinct que je ne comprenais point, mes sensilles me guidèrent vers ma nourriture. Endroit sombre à l'abris des regards, on ne me remarqua point lorsque je me glissai sous un masque, appliquant le principe de piqueur-suceur. Jamais je n'éprouvais de compassion à l'égard de ces humains, maintenant porteurs d'éléments pathogènes, ou non. Car cela ne me concernait pas. Relevait de la rareté.

Entre sueur de surface et sang de capillaire interne, mon travail fût bientôt fini. Malheureusement, ma proie entra en mouvement. Décidant que le moment de voler vers quelqu'un d'autre était venu, mes ailles entrèrent en mouvement et se frayèrent un chemin entre tissus et autre matières synthétiques. Rapidement, la lumière d'un lampadaire m'entraîna et m'éblouit. Je ne pouvais plus qu'entendre, sentir et goûter.

- Se promener ici en pleine nuit n'est pas une action sûre rouquine, qui sait qui vous pourriez rencontrer. Peut-être me laisserez-vous vous raccompagner ?

Substance collante en abondance, que mes sensilles odorantes n'identifièrent pas comme étant du nectar nutritif. Déception cuisante, faux espoir dont je désirais me venger, comme j'en étais accoutumée. Furtivement, mon corps chétif se rapprocha. Mes antennes et mes yeux détectaient une proie sans défense, qui se débattait vivement du nectar trompeur, en vain. Elle s'immobilisa soudainement tandis que l'agresseur faisait des rondes avec gaieté, créant un tourbillon d'air qui pertubait mon trajet.

Prenant de la hauteur pour pouvoir spectater la scène à la lumière de mon lampadaire, ma faim se manifesta. Je la poussai au fond de mon esprit, elle attendrait. Des longs poils d'une couleur des plus étonnantes étaient en batailles, raides et inertes comme de la paille. La propriétaire semblait aux aguets, transpirait la molécule alarme, qui lui ferait peut-être réaliser des miracles. Pourtant, il y avait de l'eau salée sur ses joues, je parvenais à la goûter à distance. Cette eau sèche accompagnait un sentiment balayé par le danger. Ce que ma vision ne me permettait de distinguer, c'était son visage, réfléchi, attristé, apeuré, paralysé. Comment les humains pouvaient-ils ressentir autant de choses?

Moi, je voulais juste piquer. La piquer elle, voir si son sang était aussi sucré que le nectar tant aimé. Je ne vivais que pour survivre, ne comptais pas m'éterniser dans ce monde que pour assurer mon hérédité. Profitant de l'immobilité de ma victime, mon vol maladroit me mena jusqu'à son épaule découverte. Comme un déclic furtif, elle me chassa du plat de sa main, visant l'abdomen. Ce dernier, percé, étala son contenu sur sa peau, sang auparavant prélevé. Stupéfaction envolée, elle se saisit rapidement d'une branche, la brandit face à son aggresseur, tremblante.

- Laissez moi tranquille!

La pauvre, elle n'était pas en état. Même moi, fin de vie, elle ne m'effrayait pas. Quelle fin de vie. Adieu mon hérédité.
Revenir en haut Aller en bas
Mangemort 91
avatar
Mangemort
Mangemort
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une rencontre particulière

Message par : Mangemort 91, Dim 13 Nov - 23:19


Round and round like a horse on a carousel
We go
Will I catch up to love, I can never tell
I know
Chasing after you is like a fairy tale
But I
Feel like I'm glued on tight to this carousel

Toujours cette ronde du sadique à laquelle ils s'accrochaient, sans laisser leurs mains glisser le long de la barre, parce qu'ils étaient retenus par ce que vous, les gens normaux, appelez la violence. Eux ils préféraient le terme de folie. D'oublie. Ou disons le franchement: De liberté. L'anonymat de leur masque leur offrait des possibilités insoupçonnées, jusqu'ici à peine effleurées dans le monde des rêves. Aucune limite. Alors ce soir, ils comptaient bien s'amuser.
Sur le carrousel infernal de la psychose. Et traumatiser la jeune proie offerte à eux par les hasards des rues. Peut-être avaient-ils déjà eu affaire à elle dans une vie lointaine de confort, mais cela était trop éloigné pour que leur mémoire ramène le sujet sur le tapis et qu'ils prennent la peine d'y réfléchir.
Alors ils tournent autour, sur des pulsations malsaines que eux seuls entendent, "voices" comme ils se plaisent à l'entendre. Ils agitaient leur boite crânienne à la manière de ces pantins un peu désarticulés, qui ne savent pas comment orienter leur nuques. Un débat du un qui se voulait stoïque, et des neuf qui se voulaient expressives. Ronde. Interminable.
Trop de possibilités de jeu à trier, trop d'idées pour qu'eux seuls puissent tous les réaliser, et vu leur trouvaille de la soirées, ils se dirent qu'ils pouvaient bien partager un peu. Dénudant leur avant bras, laissant apparaître leur marque, ils y posèrent le bout de leur baguette, appelant leurs frères, voir si l'un d'entre eux aussi souhaitait tomber la bride en cette belle soirée.

Come one, come all
You must be this tall
To ride this ride
At the carnival
Oh come take my hand
And run through playland
So high, too high
At the carnival

Ils voyaient cette eau salée couler en cascade le long des joues de la jeune femme, et ils sentaient ce sourire métallique étirer leurs lèvres sous leur masque. Ils n'attendraient peut-être pas leur compère pour agir, si ils leur laisser un bout, cela passerait. Ils s'arrêtèrent donc devant la jeune femme, alors que cette dernière les implorait de la laisser, ce qui les amusa d'avantage. Elle tendait une branche devant elle, sûrement dans l'optique de se défendre, mais elle n'irait pas bien loin. Réajustant leur prise sur leur baguette, ils eurent vite fait de lancer un #Incendio sur l'arme improvisée avant que celle-ci ne se désagrège au sol.
Ils pouvaient maintenant passer aux choses sérieuses. "Ne t'inquiète pas trésor, on voulait juste te ramener, laisse-nous juste étouffer tes larmes avant." Et ils lancèrent un #Ango Nubes.

And it's all fun and games
'Til somebody falls in love
But you've already bought a ticket and there's no turning
back now
 
Revenir en haut Aller en bas
Mangemort 82
avatar
Mangemort à la retraite
Mangemort
à la retraite
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une rencontre particulière

Message par : Mangemort 82, Jeu 17 Nov - 1:51


Et voilà qu’on se retrouvait là
solide
visible invisible
combattant impossible
habillé
tout de nu noir vêtu
à attendre.

ce rideau métallique qui enfin, avait décapité les dernières manifestations en faveur du jour. Cuic. Cuic qu’on avait entendu en se léchant les lèvres, les têtes étaient tombées sur le sol glacé, elles avaient éclaté, macabres, en une énorme flaque de sang d’ombre qui se répandait sur toute la ville, un monstre en cavale, violant jusqu’à l’intimité des appartements endormis. Et pourtant.

Pourtant, Londres ne respirait toujours pas. Elle souffrait, encore. Oh oui, elle souffrait. Et chaque nuit, c’était la même chose. Elle souffrait, encore. Les traces des huit nuits de veilles étaient inscrites sur notre gueule qu’on ouvrait sous notre masque seulement pour bouffer quelques trucs crounch, crounch, que nos ongles ténèbres attrapaient, déchiraient. Parfois, parfois, parfois, on laissait échapper un rugissement : un rire. Un rire déclenché par ce trop plein de frustration emmagasinée, un rire nerveux, en cavale, qui s’en allait dévorer chaque recoin silencieux.


Et voilà qu’on se retrouvait là
solide
visible invisible
combattant impossible
habillé
tout de nu noir vêtu
à attendre

sur notre perchoir, un spectacle désespérant, à sentir les sons de Londres comme pris au piège ; à voir les bouches d’égouts fumantes de flots de révoltes étouffés ; à crever de faim, un ventre au milieu des ordures et des canettes de bières qui coulent, quotidien qu’on ne pouvait plus voir, raison de nos écailles noires. Oh Londres. Londres.

Oh Londres, Londres. LONDRES! Libère-toi. Laisse exploser ta folie. Laisse danser dans la mort de tes rues des araignées de mer au pattes poilues, des chaises aux dents crochues, des étoiles de mer violettes et visqueuses aux prises dans des proches d’eau autour de rocs rouges, des pianos désaccordées aux yeux de lion, des lapins aviateurs, des montgolfières au rire de gouttière, et ces grands nuages noirs au grand galops sur les trottoirs qui sous la tourmente du vent électrifient ces âmes engourdies !

Oh Londres, LONDRES. Libère-toi ce soir! Ne nous renvoie pas à l’incubation des doutes et des peurs, du frétillement de la mort - sal*pe, affole-nous d’amour de faim de folie et garde oui surtout garde loin les requins aux têtes remplis de Mer**, garde loin les requins qui, jour après nuit, accumulent les kilos en trop, garde les requins loin de ton coeur qui rongent tes ongles en tortillant du cul.

Oh Londres. Londres. Ton silence nous glace. Le sang nous appel.
And it's all fun and games
............. 'Til somebody falls in love

Et voici qu’apparut de tes entailles un cheval des enfers. Sourire, on ouvrit les bras, on se laissait tomber dans le vide, la faim dégoulinant de nos canines. Sur le haut bâtiment avec lequel on flirtait à la vertical, on s’amusait à faire la course avec notre ombre. On riait du coeur. On avait reconnu, l’espace d’un instant, on s’était reconnu dans les ténèbres, on, instruments tout en tripes en coeur et en ventre soigneusement conçus.


But you've already bought a ticket and there's no turning
back now

CLAC.

Dans la noirceur de la nuit, ils surplombaient une jeune demoiselle. Ils avaient leur baguette plus longue que la nuit, plus longue que l’épine dorsale douloureuse de la montagne, plus longue que tous les cris qu’ils avaient arraché et qu’ils arracheraient.

91.

On avait faim.
- On chasse des mouches 91 ? on chantonna en s’approchant un peu plus de notre proie. Londres est endormie. Réveillons-là, parlions-nous de Londres ou de la jeune fille ?, à savoir, la conclusion était la même : faisons-la crier par sa gorge des bombes qui exploseront ce pays mort !

Et si on commençait par lui prendre une oreille ?
Revenir en haut Aller en bas
L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message
Contenu sponsorisé

Re: Une rencontre particulière

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 11 sur 13

 Une rencontre particulière

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 10, 11, 12, 13  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.