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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Lieu de passage
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Erin Burton
Gryffondor
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Re: Lieu de passage

Message par : Erin Burton, Ven 7 Aoû 2015 - 13:06


Erin et l'inconnu se regardaient en chiens de faïence, ils se disputaient encore pour la valise. Vu comment c'était parti, cette histoire allait durer des heures. Erin essayait de résister à la poigne de l'homme mais il semblait plus fort qu'elle. Têtue comme elle était, elle n'en démordrait pas, c'était sa valise.

-Je suis sûr que si vous n'étiez pas aussi obstinée, vous auriez trouvé Votre valise !

L'inconnu ne manquait pas de toupet. Erin lui lança un regard noir.

-Ma valise est dans votre main, donc lâchez-là.

L'homme tira un peu plus fort, Erin commença à lâcher sa valise. Sa poigne devenait moins ferme, mais elle posa sa deuxième main en renfort de la première, ça n'allait pas se passer comme ça. La jeune femme ne pourrait pas tenir longtemps à ce jeu-là. Sans compter qu'à côté, les gens commençaient à s'impatienter. Certains râlaient, d'autres tentaient d'aider les jeunes gens en vain. Pourquoi avait-elle décidé d'aller dans le monde moldu ? Pourquoi n'avait-elle pas voyagé dans le monde sorcier ? Erin n'arrivait pas à capter les conversations à côté, en même temps, elle était occupée à essayer de récupérer sa valise qui risquait d'être volée par un inconnu. En même temps, ils ne parlaient pas tous anglais et elle avait d'autres occupations

-Par tous les caleçons roses de Merlin ! Donnez-moi cette valise !

Cette histoire est totalement ridicule, je vous propose de poser cette valise et regardons enfin à qui elle appartient, même si je suis sûr que c'est la mienne et que la vôtre est encore sur ce tapis, s'exclama l'ancienne lionne tout en désignant le tapis qui roulait encore avec des valises dessus.

Erin n'amorcerait aucun mouvement tant qu'elle n'était pas certaine que l'inconnu la pose. Imaginait, elle relâchait la pression sur la valise et qu'il en profitait pour partir loin d'ici. S'il tentait ça, la jeune femme serait capable de le suivre à travers toute la ville...
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Actarius Bright
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Re: Lieu de passage

Message par : Actarius Bright, Jeu 13 Aoû 2015 - 19:11


Actarius jaugea longuement la jeune demoiselle, portant son regard azur tantôt sur elle, tantôt sur la valise. Cette valise tant disputée. La méthode qu'elle lui proposait semblait tenir bien évidemment la route mais, pouvait-il avoir confiance en elle ? Il ne la connaissait pas après tout. Et même s'il n'avait rien d'important dans sa valise - rien que son compte bancaire ne saurait remplacer en tout cas -, il ne tenait pas à voir la première inconnue s'en aller avec celle-ci.

*Ah...*

En cet instant précis, il aurait vraiment apprécié avoir appris la Legilimencie. Il se voyait triturer dans la tête de l'inconnue pour découvrir ses intentions... Et ses secrets les mieux gardés tant qu'à faire. Et peut-être même qu'il s'y essaya alors que l'idée lui traversait la tête. Sans résultat. Evidemment.
Son regard se portait encore sur la demoiselle alors qu'il relâchait la pression sur la poignée qu'il tenait. Sans lâcher encore. Il ferma les yeux et se passa la main dans ses cheveux, réfléchissant et jaugeant leurs options.

On va faire comme vous dites. Mais à une condition. Hmm... Deux. On retrouve cette deuxième valise qui est censée se trouver sur le tapis, dit-il en jetant un bref coup d’œil à la recherche de la Précieuse, et si jamais vous aviez raison, vous me permettrez de vous offrir un café. Autrement, c'est pour vous. Cela vous convient-il ?

Bon, il n'attendait pas vraiment son accord. Il avait déjà laissé la valise entre ses mains, divisant son attention entre elle et le tapis, à la recherche de l'autre valise. Et il la suivrait jusqu'au bout du monde si elle se barrait.

[...] Il ne fallut pas user de beaucoup de patience puisque l'un des moldus qui avait été gêné par la dispute s'était chargé de récupérer l'autre valise avant lui. Et de la lui "jeter" pour que le Serpentard et la demoiselle s'éloigne. Actarius espéra, si c'était belle et bien sa valise, que sa baguette de secours ne se soit pas brisée. C'est qu'il l'avait mise par-dessus toutes ses affaires - il ne s'attendait pas à devoir ouvrir son bagage devant tout le monde.

Le sorcier se retourna, cherchant du regard la blonde-brune-difficile-à-dire. Peut-être souhaitait-elle faire l'examen des valises dans un coin "calme" de l'aéroport ? Ou à l'extérieur ? Avec la foule, il ne la trouvait plus du regard et un p'tit vent de panique le saisit...
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Erin Burton
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Re: Lieu de passage

Message par : Erin Burton, Lun 17 Aoû 2015 - 11:34


Erin voyait clairement dans le regard de l'inconnu qu'il n'avait pas confiance en elle. La jeune femme pouvait parfaitement le comprendre. Elle remarqua que le jeune homme la regardait avec une certaine insistance, elle avait une tâche sur le nez. Au moment ou l'ancienne Gryffondor allait lui demandait ce qui clochait, et entendit l'homme au yeux azur parlait.

- On va faire comme vous dites. Mais à une condition. Hmm... Deux. On retrouve cette deuxième valise qui est censée se trouver sur le tapis,  et si jamais vous aviez raison, vous me permettrez de vous offrir un café. Autrement, c'est pour vous. Cela vous convient-il ?

Ma parole, il cherchait à la draguer ou quoi, la jeune femme opina de la tête pour lui montrer qu'elle était d'accord, c'était un bon arrangement. Elle sentit la poigne de l'homme faiblir, il relâchait. Erin fit de même et la posa à côté de tous les deux. Elle regarda l'inconnu pour voir sa réaction, apparemment, il n'en avait aucune. Ce dernier n'avait amorcé aucun mouvement.

L'ancienne s'éloigna un peu et fit en sorte de se mettre de retrait, pour vérifier les faits et gestes de l'homme. Comme ça, elle était sûr de voir ses mouvements et pourraient réagir au plus vite en cas de fuite. Ses yeux noisettes scrutèrent le tapis mais ne vit pas du tout la valise. Erin attendit au moins cinq minutes, avec leurs disputes, les deux jeunes gens n'avait certainement pas vu la valise passer devant eux. Dépitée, la jeune femme commença à revenir vers l'homme, ce dernier avait un air paniqué sur le visage.


-J'ai cherché la valise de ce côté, en montrant une portion du tapis un peu plus loin, aucune... Oh, vous l'avez retrouvé, mais c'est super. Bon on regarde à qui est cette valise ?, en désignant la valise qui était sujette à une discorde.

Erin scruta les alentours, elle avait mis dans sa valise des livres parlant du monde magique. C'était très risqué de l'ouvrir dans un monde moldu, surtout qu'une grande attention leur été accordé. La jeune femme n'aimait pas ça.[/i]
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Kathleen Gold
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Re: Lieu de passage

Message par : Kathleen Gold, Dim 3 Avr 2016 - 21:46


Pv avec Malena Kane


Tu as fermé les yeux, tu t'es endormie, avec les rideaux verts tirés, tout autour de toi. Tu as quitté en quelques minutes cette chambre aux murs noirs, pour te retrouver dans un autre monde. Tu te sens passer d'allongée à debout, de l'horizontale à la verticale. Tu ouvres les yeux, et tu ne sais pas encore où tu es.

Tu vois des arbres. Tu vois du vide. Tu vois des déserts, tu vois des océans. Tu sens du feu, tu sens du sel. Tu rêves.

Tu ne cherches pas à donner du sens à ce que tu vois défiler sous tes yeux. Tu te contentes d'avancer. D'avancer dans la longue robe blanche que tu portes, une robe blanches aux gouttelettes bleues et vertes. Comme les reflets de la glace, des montages immenses que tu vois à l'horizon, par delà les immensités marines et le soleil. Tu es glace. Tu avances, pieds nus, sur l'herbe et le sable, tu te laisses glisser avec délice dans cette illusion, dans ce monde éphémère.

Tu rêves.

Soudain, la pluie commencent à tomber, et les nuages s'agitent. Des nuages gris, vaporeux qui délivrent leurs larmes glacées sur toi. Tu renverses la tête et tout ton corps en écartant les bras, alors que ton rêve t'autorise à ressentir chaque goutte qui s'abat sur toi avec plus de force à chaque fois. Tu te sens vivre, tu te sens vivante, tu te sens éveillée. Tu fermes les yeux.

La pluie s'arrête d'un coup - ou tout doucement - et tu rouvres les yeux. Tes cheveux sont secs et sauvages, leurs boucles blondes cascadant dans ton dos comme l'eau qui s'écoule des rochers non loin. Tu prends le bas de ta robe à une main, et laisse tes pieds s'enfoncer dans la mousse, alors que la nuit tombe. La pénombre s'installe dans ton monde utopique, mais tout brille autour de toi. Les gouttes de pluie que le ciel a laissé tomber partout sauf sur toi brille sous l'éclat de la lune. Tu avances, avances dans la glace qui te brûle, jusqu'à arriver dans un nouveau lieu, le nouvel endroit de démence.

Une espèce de pièce t'entoure, les murs sont tantôt semblables à ceux de Poudlard, tantôt comme à Gold Manor, puis enfin, totalement nus. Un éclair passe, et tu lèves la tête vers le ciel. Le plafond est de verre, tu vois le ciel, les étoiles, la nuit au dessus de toi. Tu écarquilles les yeux d'émerveillement et tu guettes une étoile filante.

Tu baisses ta tête, la tournant légèrement sur ton cou, et rouvres les yeux que tu as fermé après avoir été éblouie par la lumière des étoiles. Tu regardes la pièce, et tu approches du verre de vin rouge posé non loin de toi, sur une table basse. Tu y trempes tes lèvres, et les laisse se colorer de rouge carmin avant d'avancer vers le lit blanc comme ta peau. Tu fronces les sourcils. Tu commences à te demander où tu es. Ce qu'il se passe.

Tu commences à essayer de raisonner en rêvant. Tu te demandes ce qu'il se passe. Pourquoi cette pièce, qui change tout le temps. Pourquoi ce toit en pluie d'étoile. Pourquoi cette atmosphère trop parfaite. Tu t'assois sur le lit et tu fixes le ciel, en cherchant des réponses. Tu fermes les yeux. Tu attends.

Tu as l'impression de ne faire que cela au quotidien. Attendre quelque chose qui n'arrive pas. Tu es piégée dans ce rêve sans pouvoir rien y faire. C'est étrange. C'est calme.

Mais tu es seule.

Seule comme jamais. Tu espères quelque chose qui ne vient pas. Tu ne sais pas quoi t'attendre de ce monde de folie. Mais tu pressens un événement à venir, et tu te tends légèrement à mesure que les minutes s'égrainent et que les étoiles s'éteignent et se rallument successivement. Tu ne comprends pas, mais tu espères.

Confusion déconcertante.
Ton esprit logique ne te permet pas de l'expliquer.
Et tu ne sais pas encore si cela te convient. Il faudrait que les étoiles tombent pour te faire sourire.
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Malena Kane
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Re: Lieu de passage

Message par : Malena Kane, Dim 10 Avr 2016 - 22:00





____________________


Tu lèves la tête. Vision brève et floue de cabarets nocturnes à cette heure du milieu nuit où tout le monde est ivre. Un tumulte de voix, de rire, de visages, de bouches qui remuent dans un mouvement de paroles et de baisers. Y a des baisers smack d’amoureux qui ont oublié la passion des premiers instants, y a des baisers passionnés, enflammées qu’on aura perdu dans les draps au petit matin. On se lève, on gagne la porte d’un bar en jetant la cigarettes dans les caniveaux, on danse, on drague discrètement, ouvertement, brillent des désirs extravertis, on oublie, on s’oublie soi-même pour se laisser aller, se laisser vivre, se laisser respirer, on gagne la rue avec un verre à la main, les lèvres humides, et une nouvelle clope qui finira avec les autres. On a l’impression que la nuit est éternelle. Qu’elle ne finira jamais. Il ne fait jamais noir sur la ville.

T’es assisE sur une marche, non traumatiséE par le fracas des bouteilles non loin de toi. Les sons arrivent à tes oreilles enveloppés dans de la barbe à papa. Les lumières aussi, tu les vois comme derrière des lunettes, derrière une glace qui les atténue. T’es au ralentit, et t’apprécies le rythme endiablé de la vie ce soir. Tu bouges pas, t’es bourréE, genre, pas qu’un peu, complètement bourréE. Comme d’hab. T’as plus de moments bourréE que des moments avec un esprit… quoi ? Comment ? Clair ? Sain ? Finalement, c’est pas l’état de ton esprit quand t’es bourréE ? Sentiments, émotions, pensées, tout s’accordent sur une même note, la note bleue, cette note qui sublime, sublime, tornade, marrée, musique langoureuse, voix et instruments qui chantent sur une vague, sublime, la note bleue.

Elle apparait, disparait. Réapparait, disparait encore. Chacun à sa façon, ressent l’influence de la lune qui vient d’apparaitre dans un coin du ciel entre deux nuages, lumineuse, telle une vie de possibilité encore à découvrir, de hasard mathématiques, de principes d’incertitude. Et là-bas, dans un repli de la nuit, des lampions colorés, de la musique, on s’embrasse, un baiser qui t’éclabousse. Rêve, désir, tristesse, frustration , feu. Rond lumineux lacrymal. Tu pleures ? Larmes qui sont venues d’un coup, du fond de tes entrailles. Larmes perles pour manifester ce sentiment non explicable que te procure soudainement ce gros point lumineux dans le ciel. Mélange d’émotions tendres, peur, passion indescriptible. Quelque chose de trop grand même pour toi, trop complexe. Il manque quelque chose à cette nuit de fête, d’ivresse. Il manque quelque chose… mais tu ne sais pas quoi.

Entre la nuit et la lumière. La lune étend une ombre jusqu’à toi. L’ombre d’un arbre en forme de bras. Elle te touche le pied. Proposition. Tentative d’approche. Tu acceptes. Troc entre toi et la Lune, entre la Lune et toi. On se passe quelque chose. Ta tête tombe doucement. Troc, deal. L’ombre s’éloigne. Tu retournes à ton observation affamée comme si de rien n’était. C’était rien. Juste le marchand de sable. Marchand de sable pour Malena l’insatiable. Tu abandonnes. Ta tête tombe encore. Tu t’endors.

Tes yeux sont fermés, malgré toi. Il manque quelque chose à la nuit, tu vas partir à sa recherche. Après quelques secondes, tu n’es tombéE que sur l’obscurité de tes paupières, et de ton esprit lacéré de trou noir. Y a des images de la lune, d’immeubles, des lumières des bars, instants que tes iris ont photographiés enregistrés automatiquement. Et tout s’est accéléré, on passe de la 1ère à la 5ème. Rouge-bleu-orange-jaune-violet qui serpentent de droite à gauche, de gauche à droite. Tu te laisses porter, mais ce que tu ne sais pas, c’est que c’est toi qui conduis. Tu continues de foncer sur la route des rêves, tu pousses la machine, ton imagination jusqu'à ses extrêmes limites.



Tu te retrouves dans un endroit étrange. Tu n’es plus sur la marche de la place mais ailleurs. Une sorte de forêt. Des goutes de pluie qui tombent. Quelques gouttes seulement. Des clameurs à répétition qui viennent de loin - du vent ?, et se secouent d’arbres en arbres comme des milieux des petits singes qui sautent courent sur la cime des grands arbres pour échapper à une tempête approchante, menaçante. Une forêt qui transpire le mystère. Elle a une odeur spéciale, particulière. C’est une belle forêt, t’essaie donc d’en capter le moindre détail. Pour t’en souvenir. Surtout de ces arbres, qui frémissent, tanguent grincent comme des portes. Des dizaines et des dizaines de portes qui en les empruntant s’ouvriront vers des mondes ailleurs.

Un silence. On entend un bruit de tempêtes, les portes entre les arbres sont violentées. Les portes battent. Aspiration. Un courant t’emporte comme un vulgaire pantin - le marionnettiste à le visage d’une ange bleue.  /

// BIM. //

T’arrives à l’entrée d’une pièce.
Et.
Elle est là.
Elle.

Quand tu la vois tu comprends. ce quelque chose qui manquait, c’était pas qu’à la nuit qu’elle manquait, mais à toi. À toi surtout. Toi. Elle avait laissé un trou béant, un trou noir là où y a tes entrailles. T’en as presque les larmes aux yeux, tant cette évidence t’éclate au visage.

Elle te tourne le dos. Elle ne t’a pas vuE. Elle est assisE sur le lit. Une mèche cache son visage. Tu poses tes yeux sur le haut de sa nuque… et au fur et à mesure que ton regard descend le long de son corps, sa robe se défait…ton ventre se crispe. Comète T’es sexy. Tes doigts dansent avec ses boucles dorées sans les toucher, et libèrent son parfum. Sniiiiif. Inspiration. Apnée. Planer. Le monde tourne à l’envers. Comète. Expiration.

Tu entres totalement dans la pièce, tu te retiens de ne pas briser, percer son espace tout de suite. Ne pas l’envahir, et la rejoindre sur le lit, t’oublier contre elle. L’air est humide, étincelle sur chaque parcelle de sa peau. Des bulles abordent la pièce sans plafond. Tu en touches une. Electricité. Foudroiement. Bulles de désir. Y en a partout. Elles vibrent comme tous les poils sur ton corps. T’as des éclairs dans les yeux, des éclairs qui la déshabillent sans gêne. Tu veux voir ce qui y a en-dessous. Sa robe flotte et te laisse entrevoir une partie de sa jambe.

Et tu approches doucement. Très doucement dans ton costume et ta chemise blanche. T’es sur tes gardes. Tu sais surtout que la rapidité gâcherait ce moment. Votre moment. Celui que tu attends depuis. Toujours. Bien avant ta naissance.

Es-tu son rêve ? Est-elle le tien ? Tu aimerais croire que tu es le sien. Qu’elle pense à toi, te désire comme tu la désires. Comète, Dragon. Encore une fois, fusion. Collision. Baston de passion. Corps qui vont exploser en feu d’artifice. Peau contre peau. Ame contre Ame. Comète. Purée. Tu te répètes. Tu n’as qu’une envie. Foncer. Foncer comme on fonce sur une route déserte, une route à travers le désert, comme on appuie sur l’accélérateur pour sentir le vent, la vitesse, arracher la peau, arracher les secondes, comme on appuie sur l’accélérateur pour sublimer sa vie, la rendre folle, défier la mort pour vivre toujours plus, se sentir vivant.

Tu t’approches. Toujours plus. Une table vient d’apparaitre devant toi. Un verre dessus. Que tu bois d’un trait. Chaleur qui descend jusqu’à ton bas ventre. « - Si tu gagnes, je suis à toi. Si je gagne, tu es à moi. Qui craquera en premier ? » et, toujours à quelques mètres d’elle, tu avances ton premier pion : un baiser qui effleure son cou, et une bulle de désir que tu fais glisse sur elle. Tu triches. Et alors ? T’es qu’unE foutuE volcan prêt à se déchainer.


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Kathleen Gold
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Re: Lieu de passage

Message par : Kathleen Gold, Dim 10 Avr 2016 - 23:17


Souffle de feu. Souffle de poussière. Une inspiration, un souffle qui se bloque alors que l'air se refroidit et se réchauffe en même temps, et que ta peau se marque de petites traces. Morsure du froid, fer rouge de la chaleur. Tu n'en peux plus de ces contraires constants, de ces contraires qui s'attirent et qui sont indissociables désormais. Inséparables quand l'Autre est là. Tu ne te retournes pas vraiment. Tu agites la tête.

Tu distingues sa silhouette du bout de tes cils blonds, longs cils qui semblent le/la toucher. Illusion d'optique. Tu le/la touches littéralement des yeux, alors que tu sens un soupir échapper de tes lèvres. Son qui passe un mur, barrière de tes morceaux de chair. Son qui disparaît dans un nuage de fumée, de vapeur, et qui s'envole pour rejoindre les étoiles. Etoiles qui brillent, bri-brillent, pour former des constellations. Un dragon qui s'enroule autour d'une comète. Tu lèves les yeux au ciel et tu fermes les yeux. Nouveau soupir.

L'agrafe de ta robe qui glisse contre ta peau. Contact froid du métal, contact brûlant de mains invisibles. Tu ne demandes qu'à les avoir sur ta peau. Tu tournes vers la tête et le/la regarde. Tourbillon. Obsession. Tu plonges dans le rêves. Trou noir, fondu au blanc. Cut. Pas tout de suite.

Tu ne veux plus rêver. Et en même temps, tu veux y glisser. La tête la première. Te perdre et te trouver.
Trop
De
Contradiction.

Tu fixes, tu dévores du regard la silhouette. Fine, forte. Tu en as marre des contradictions. Place au concret. Tu veux réaliser le concret. Dans un éclat de regard halluciné, tu te vois te lever, contourner le lit et franchir de nouveau les mètres qui vous sépare, de nouveau toucher son cœur, toucher sa nuque, déchirer chemise et veste...

Stop.

- Si tu gagnes, je suis à toi. Si je gagne, tu es à moi. Qui craquera en premier ?

Voix qui t'arrête, et qui allume tellement de flamme en toi. T'es un bâtiment en flamme, tu es un navire percuté par la violence des canons ennemis, ennemis qui ont levé un pavillon allié. Tu rêves. Le jeu vient de reprendre et tu as déjà failli perdre. Déjà failli céder. Mais non, Dragon. Oh, Dragon... - oui Dragon, il t'a manquée, comme il s'imagine pas. Mais tu ne céderas pas cette fois. Tu pourrais, pourtant, comme avant, comme au bar. Comme devant la table. Mais tu avais gagné la dernière fois. Et ta victoire se transformerai en défaite cuisante maintenant.

Défaite ardente.

Tu ne bouges pas, mais tu fermes encore les yeux et revois le baiser, tu ressens le goût de sucre sur ta bouche, sur ta langue. Tu sens l'odeur de souffre se diffuser autour de toi. Odeur musquée. Tu es paumée. Tu te laisses emporter. Tu le/la veux. Tu ne le saurais pas avec les yeux ouverts. Mais dans tes songes fantasmés, tu sais que tu le/la désires avec force. Avec autant de force qu'il.elle a mit à t’envoûter et à faire de toi son jouet. Désir. Tu mets un mot sur ce sentiment, sur cette envie qui te pousse à te saisir de sa lèvre du bas et la tirer vers toi encore et encore.

Tu ne sais pas comment tu fais pour rester immobile, tête tournée, à le.la fixer avec tes yeux de glace devenus braises. Tu ne sais plus ton nom, ou que tu es dans un rêve. Un pied dans la réalité, un autre dans le fantasme. Tout ce qu'il faut maintenant, c'est de plonger complètement.

Pluie d'étoile devant tes yeux quand tu le.la regardes.

Tu te redresses, tu lui retires la vue de ton dos. Dos qui s'était arqué pour qu'il.elle puisse te bouffer du regard comme la dernière fois, comme tu l'imagines, comme tu voudrais qu'il.elle le fasse. Non, tu le lui enlèves. Tu te retournes, et tu avances. Tu places une main, puis l'autre, sur les draps, draps blancs. Draps glissants, draps eau froide, draps rivière. Et tu avances, et tu laisses glisser ta robe contre toi, avec cette petite fente qui laisse apparaître un morceau de mollet. Il te suffirait de le remonter un peu pour révéler plus de peau. Mais tu ne le feras pas.

Son regard dans le tien. Ton regard dans le sien. Encore et toujours. Pour l'éternité éphémère de ce rêve. Tu te rassois, posément, tranquillement, chaque centimètre de peau que tu découvres est choisis. Tu portes toujours ta robe à dos - à cœur - ouvert, même si dans tes hallucinations, elle a glissé en chemin, en traversant le cours d'eau. Tu ne veux pas bouger. Ou plutôt si. Tu veux bouger, toucher, ressentir. Sentir de nouveau une brûlure sur ta hanche...

Tu te retiens. Tu veux gagner. Tu veux te l'accaparer, l'avoir pour toi. Tu veux, tu veux, tu veux... Tu veux le monde, la galaxie. Tu voudrais même plus, mais toujours avec le dragon avec toi. Tu laisses descendre tes yeux de nouveau, et tu imagines ce que cela ferai de rejoindre le verre sur la table. Verre qui a quitté la table et atteint ses lèvres. Qu'il.elle porte à sa bouche.

Mort.
Tu veux être le verre, glisser quelque chose d'encore plus personnel que ton sang. Sang de vin. Tu veux glisser sur ses lèvres. Tu as l'impression qu'elles n'ont été crée que pour cela d'ailleurs. Tu n'as pas besoin de boire, ni de manger. Tu te demandes si t'abreuver de son être serait suffisant pour te combler ici bas - ici haut. Tu ne le sais pas. Pas plus que le reste.

-Je veux gagner.

Tu n'as pas parlé.

-Je veux perdre.

Tes lèvres n'ont toujours pas bougé. Mais ta voix se répercute entre les murs, sur le plafond de verre, dans l'écho glacé-brûlant de vos rencontres. De votre collision onirique. Collision qui n'était pas encore arrivée, mais que tu sens approcher. Que tu appréhendes, et que tu attends. Tes lèvres ont bougé finalement.

Tu exhales. Tu expires. Mais tu ne respires pas. Ton corps ne semble pas pouvoir recevoir, juste donner. Tes mains te démangent, ton dos te brûle - le contact de ses yeux lui manque - et ta poitrine qui se soulève beaucoup trop rapidement. Tu ne sais pas comment ton cœur supporte la charge d'électricité qu'il subit depuis quelques secondes, depuis des années.

-Tu craqueras en premier.

Tu lèves lentement - car rien ne presse - ton bras blanc, ta main aux bouts des ongles de nacre. Tu lui offres ta main, mais tu ne veux pas qu'il.elle la saisisse. Tu ne veux pas un contact du bout des membres. Tu veux une fusion complète. Corps contre corps. Âme à âme.  

Tu te lèves, il.elle te lève. Tu es debout. Tu ne sais pas comment. Respiration presque saccadée, calme olympien. Tu ne peux pas renier la contradiction. Tu ES contradiction en sa présence. Toujours, tout le temps et tu ne voudrais rien changer. Non. Il faut que tu fasses la distinction entre ce que tu veux et entre ce que tu ne veux pas. Entre tes désirs et... le reste.

Pulsions.

-Viens...

Cette fois tes lèvres ont clairement bougé, pour former cet unique petit mot. Invitation/ordre. Promesse ? Non pas vraiment. Tu n'as rien à promettre, rien à offrir. Tu n'as pas pensé à prendre ou à donner. Tu veux juste fondre. Fondre comme un immense morceau de pierre contre un autre, qui formeront un nouveau monde. Nouveau lieu. A toute vitesse.

Mais vous êtes lenteur. Vous ne bougez pas vraiment. Vous êtes immobiles alors que le vent se lève et souffle contre toi, agitant tes cheveux dans tout les sens. Mais malgré l'océan doré qui envahit ton visage et tes yeux, tu parviens toujours à le.la fixer. A le.la vouloir.

Tu n'as pas oublié comment il.elle t'avait abandonné dans ce bar, contre cette table. Tu n'as pas oublié comment il.elle ne s'était pas retourné/e. Tu as besoin de remédier à ça.

-Cède.


Dernière édition par Kathleen Gold le Jeu 12 Mai 2016 - 21:33, édité 2 fois
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Malena Kane
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Re: Lieu de passage

Message par : Malena Kane, Lun 11 Avr 2016 - 22:50



Yel. Rêve.
De l’horizontal, de la vertical.
Manège enchanteur. Masque à gaz qui fait tourner les étoiles. Le haut est en bas, le bas est en haut. Pas d’amnésie, les sensations sont toujours là. Là. Palpitations. Frémissements. Embrasement.

Elle te tourne le dos, t’offrant ses yeux. Le devant de son corps aux courbes incertaines, ça fait tourner la tête. Tu glisses le long de son corps. Etourdissement. Comme un début de mal-être, d’inconfort. Plus de repères et contractions dans l’estomac.

// Elle a fait tomber la robe. Elle est nue. // Ton coeur loupe une marche. Tu dégringoles, chute d’un immeuble dont la cime touche les étoiles : Direction le sol, s’écraser, s’exploser la gueule. Tu viens de la voir nue. Là, sous tes yeux, à demi-assisE sur le lit. Ou tu viens de rêver ? Rêver dans un rêve ? Ça existe ça ? Tu viens vraiment d’imaginer son corps lait et vanille ? Blanche fille. Tu pers la tête.

Sa robe délivre certaines parties de ses jambes que tu as, lors du bal, trouvé foutrement sexy. // Elle a fait tomber la robe. Elle est nue. // P*tain. Tu tentes de garder le contrôle, de lui faire face, mais tu respires à peine. Délivre… Délivre Délivre Délivre Les nuits tombent une à une sur ce monde onirique. Quelle bêtise Cupidon. Cupidon.
C.U.P.I.D.O.N perd la tête.

-Tu craqueras en premier.
Anticipation, imagination de mouvements dansés, son bras se lève ?, sa peau frémit?, ses lèvres bougent?, elle se lève ?, et s’approche. Toujours plus près. Emporte un baiser. Un baiser . Te vole un souffle. Souffle.

Tu craqueras en premier. Comme la dernière fois ?

-Viens…
Coup de poing dans les entrailles. Un appel. L’appel de la forêt. L’appel du sauvage. L’appel du désir. De l’abandon total. Détruire les barrières, les effacer, déverser sa nature dans le flux.
-Cède.
J’aimerai.
Tellement.

Il faut ? Il faut ? Il faut ? Il faut ? Il faut ? Il faut ? Il faut. Dès que tu diras Oui. oui... Oui... Oui...
Céder. Depuis le 1er jour. Quand elle a déchiré l’atmosphère et que tu as été frappéE par son parfum dont les effets durent encore. Poison. Toxic. Elle vit dans chacune de tes cellules. Tu es emprisonnéE dans chacune de ses cellules. Délivre… Délivre Délivre Délivre

Tout est lent, tel e sang roule à 300 à l’heure dans les veines. Profiter du silence néanmoins pour lire, et relire sa peau. La toucher comme une page sacrée, contourner chaque lettre avec ses doigts, retourner chaque mot dans sa tête, jouer // Elle est nue, et la Comète gémit // avec les sonorités, et les images, froisser la page, la marquer à jamais. Délivre… Délivre Délivre Délivre

Cède. Cède.
Yel. Rêve. // Elle est nue, et la Comète se mord la lèvre // Tu défaillis, t’es sur le point de te dissoudre sous l’attaque des images futures? - réelles?- un autre espace temps ?- des images traitres. Ça pète en toi, c’est fusion explosion déraison. Tu appuies une main sur la table, et son bois, dur, fort, puissant, rude remonte en toi. Besoin sexuelle - un besoin urgent, urbain. Deux êtres qui s’embrassent devant un bar, éclaboussure de désir. Délivre… Délivre Délivre Délivre

Entre elle et toi. Entre toi et elle. Est-il besoin de dire ? La toile est tendue. La réalité est périmée. Cracheur de feu. Fusée. Était-il temps de la quitter ? De l’abandonner ? Trop tard, trop tôt. Tu es partie comme ça, entre deux baisers. Souffle coupé. Que tu es prêt à récupérer là maintenant, à chaud. Délivre…  Délivre Délivre Délivre

// Comète gémit, elle t’arrache la peau du dos //
Je ferai tout ce que tu veux, tout d’avance pour que tu danses sous mes doigts.
PrêtE à poser ton âme là, sur son corps. Un tour, un seul pion d’avancé, et déjà, la partie est finie ? Tapis. - Mon âme sur ton corps brûlant, elle se dissout. Mais tu ne bouges pas. Toujours pas, alors que tu sens sa peau goût de Miel. Ô ange du mal, fin pétale, qui m’enlaces, qui me chasses. Délivre…Délivre Délivre Délivre

Des armées de mots, d’images désarment ton âme.
// Ta peau. Tu saignes. Sur la table. Sur le lit. Ses ongles de Dragon à la Comète qui t’arraches chaque petit souffle, chaque… un cri. Tu sens sa chaleur. // Tu la regardes. Et sa robe qui vole. Qui continue de descendre dans son dos. Son dos, tu le vois comme s’il était encore devant toi. Retour en arrière ? Altération du temps. Des espaces. // Contre elle, contre sa bouche, ses lèvres//, et si loin d’elle. Désir trop puissant, douloureux, désir de toute une vie, // ses cuisses, ses jambes… ses hanches. // délivre… Délivre Délivre Délivre

Tu laisses tomber ton verre. Il éclate en mille morceaux de bulles désirs.
« - Délivre-moi »
Dès que tu diras oui. Oui. oui... Oui... Oui...
Echos. Depuis le début ?
Sa voix ? Imaginée ? La tienne ? À qui appartient-elle ?
Un pas. Un autre... Un autre... Un autre...
Echos de pas.

La pièce sans sans plafond de verre dans laquelle.
Ne pas frapper.
Ne pas entrer.
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Kathleen Gold
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Re: Lieu de passage

Message par : Kathleen Gold, Mar 12 Avr 2016 - 19:28


-Mon âme sur ton corps brûlant, elle se dissout.

Son âme ? Âme, âme... Le mot tourne dans ta tête, danse dans ton regard. Une âme dragon, qu'est-ce que cela donnerai sur ta peau, contre ta peau ? Quels reflets cela créerait-il ? Il.elle te dit que tu brûles, mais tu n'es que désolation gelée. Glace, mise à nue, donnée à la chaleur ? Non, plus tu réfléchis, plus tu sens qu'il.elle a raison, que le froid a été soufflé. Tu peux sentir chaque fragment de toi, tout ton sang bouillir.
Qu'a-t-il.elle fait de toi ?...

Le.la dissoudre. Faire fondre son âme contre ta brûlure. Rôles inversés, geyser de lave qui surgit d'on ne sait trop où sur tes pores de comète. Le tatouage. Chemin de feu - de mains - laissé sur toi, qui te lance de nouveau. Comme chaque matin, comme chaque soir depuis que l'Autre t'a marquée. C'est de là que provient la chaleur : tu irradies. Soleil bleu ? Tu aimerais te rapprocher, écraser ton être enflammé sur le corps étranger, corps aimant et collision, pour le faire fondre contre toi - par tes rayons.
Fusion, sublimation.
Alchimie.
Rêve.

Tu t'interroges, comme ça, sans bouger ni faire quoique ce soit depuis tout à l'heure. Tu sens tes os-papiers et ton sang-encre s'animer pour tatouer de nouvelles arabesques aux formes indécentes sous ta peau, cachés  de tous. Approche Dragon, approche et tu pourras les voir... Tu veux les lui montrer, qu'il les touche et les fassent vibrer à la surface de ta chair. Qu'il.elle te...

Un verre qui se brise.

Tes pensées s'égaraient contre sa peau et ta bouche recherchait sa gorge dans les tréfonds de ta conscience. Des bouts de verre - verre éclair, verre foudre ? verre tonnerre - volent et atteignent ton cœur, ton corps, brûlent ton esprit et enflamme ce qui reste. Les morceaux gouttes d'eau tranchantes, traces de buée, frappent et écorchent robe et teint blanc.

Tu portes rien, tu portes une robe. Il.elle voit tout, il.elle doit imaginer... Images brouillées.
Tu avances, tu ne bouges pas, tu ne comprends rien. Tu écarquilles les yeux. Tu le.la vois avancer - tu le crois du moins. Il lui suffirait d'encore un pas, un de plus, et tu te jetterais à son cou, mains-dérives, yeux dans la nuit.

Au lieu de cela, tu lèves les yeux.

-Délivre-moi.

God.
Le.la délivrer. Mettre fin a supplice. Briser les chaînes. Tellement de frisson dans cet ordre/demande. Tu n'es pas assez généreuse pour cela... Mais trop égoïste pour ne pas l'entendre. Tes pieds foulent le sol, ta robe imaginaire effleure un tapis fantasmé. Tu marches.

Tu obéis.

Obéir mais ne pas céder. Résister. Essayer du moins.
Rapprochement.
Tu t'arrêtes, à quelques centimètre de la créature non identifiée. Tu ne touches pas - sauf des yeux. Pas comme lors de votre dernière rencontre. Tu veux le.la forcer à céder. A son tour, à lui.elle. Pas toi. Mais c'est une lutte, un combat, une nouvelle guerre. Aussi dur que de respirer dans l'espace.
Impossible.
Tu arrives devant lui.elle, plus lentement que prévu. Pratiquement plus d'air. Il n'y en a pas assez pour vous deux, le vide l'absorbe, vous devez vous rationner. Vous le partager. Tu inspires, et ses expirations sont ton oxygène.

Soupir buée.

Il.elle exerce une gravité irrésistible. Champ d'attraction, atmosphère étouffante. Ses yeux - trous noirs t'aspirent facilement, attrapent la comète au vol et en fait une petite chose insignifiante.
Et son cou. Cou - col blanc. Petits plis de chemise. Tes mains se lèvent, les saisissent. Ne pas toucher la peau. Ne pas entrer en contact.

Ne pas céder.

Tu ne sais pas si tu es à l'autre bout de la pièce, ou si tu alignes réellement ton corps au sien. Si ta poitrine se soulève vraiment sur la sienne, sans la toucher. Mensonge. Seul un tissu - morceau de papier te donnes l'illusion de résister, de vaincre. Explosion du cœur, pluie de lave qui te tombe dessus. Courant électrique frustré.
Tu trembles fort.
Tu ne peux plus - plus de résistance. Tout s'écroule; l'enveloppe de la comète s'est flétrie. Plus d'armure. Tu ne peux plus nier ou repousser ce qui te tord le ventre. Ton envie pour le Dragon.

Pour sa lèvre.

Tu approches lentement ton visage. Tu le penches aussi, sur le côté, vers la droite - ou la gauche - pour ne jamais toucher le sien. Faire durer ta propre agonie. Tes yeux naviguent entre son regard et ses lèvres, incertains de ce qu'ils préfèrent contempler. Sa lèvre du bas qui te tente depuis les premières neiges d'un village lointain. Lèvre de feu doux - douce brûlure - porte d'Eden et sucre de grenade.
Tes dents la touchent.

-Es-tu à moi ?...

As-tu perdu ?
Tu insuffles tes mots tremblants entre ses lèvres. Vent qui souffle sous la porte. Tu ne cèdes pas, pas tu ne gagnes pas.
Qu'importe.
Tu refermes tes lèvres autour de la sienne. Tu l'emportes, tu la goûtes et la savoures, yeux clos. Ton cœur s'écrase sur lui.elle. Nouveau soupir de contentement cette fois, soupir frissonnant. Tu enfermes sa lèvre.

Tu l'enfermes dans cette prison pour lui permettre de voler.
Tentative de libération.
Âmes en cavale.
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Malena Kane
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Re: Lieu de passage

Message par : Malena Kane, Mer 4 Mai 2016 - 0:33


Il était une fois où toi et une comète.
Il était une fois où l’univers d’une comète, univers de sensations tourbillons de couleur, gravite autour de toi ; te donne l’impression d’être le centre du monde.
Il était une fois où ça fou le put*in de vertige.

Il est impossible, même en se concentrant très fort, avec le front plissé et les yeux qui poussent vers la mémoire de se rappeler, de décrire comment vous en êtes arrivé-es là. Comment elle en est arrivée à cette mini distance pourtant longue comme la route 66.
Arriver à cet instant.
Cet instant

qui fuit déjà mais qui entraine à sa suite
un autre instant,
et encore un autre,
un autre…
…comme une mer envoie sans cesse ses vagues couvertures écarlates recouvrir sa plage, pour la protéger ou pour la garder jalousement du ciel, cacher son corps nu et doré, et goûter avidement sa peau réchauffée par le soleil.

Tu n’as pas eu le temps d’esquisser un mouvement, ni même une respiration normale. Tu étais prêt-e à céder, à lui céder toute ton âme, tout ton corps
mais.
-Es-tu à moi ?...
Voilà qu’elle te rend encore plus fou, et folle.
Qu’elle assoit encore un peu plus cette domination qu’elle a sur toi.
T’es captif-ve, capturé-e, enchainé-e, tu sautes le plus haut possible mais son apesanteur te ramène à elle, le pire, c’est que t’aimes ça, que tu n’as pas le choix. Tu n’aimes pas, ne pas avoir le choix. Elle, ça dépasse toutes ces considérations terriennes.

Elle a capturé ta lèvre entre deux anneaux pailletés d’espace et de désir.
Tu te retrouves en le jour et la nuit, le Diable et le Dieu, le ciel et la terre,
t’es qu’un quelqu’un, qu’un corps, qui flotte et tournoie entre sa lumière ambrée et obscure son aube et son crépuscule.

Sous ta poitrine,
y a un truc qui s’accroche trébuche se rattrape saute virevolte chavire rugit, braille. C’est ton coeur, tu penses. C’est que tu ne crois plus en rien sauf en ce désir brûlant que tu as pour elle, ce désir qu’elle t’a soufflé avec ses yeux.

Dans tes yeux,
ça déborde de ce désir trop grandissant, trop encombrant pour le garder ; il s’écoule en flammes qui, encore trop loin d’elle - quelques millimètres à peine, sèchent et deviennent des cendres. Quand vas-tu céder ? elles te disent, insistent. Quand ?

Et puis d’un coup,
les secondes qui ne sont pas secondes dans cet espace de rêve, se sont élevées, l’impression d’un nuage, une volée de petits oiseaux brûlés, la mer, le soleil blanc, et les cendres sur tes joues ont frémi, impatientes,
tu as incliné ton toi rempli de passion, et tu as hurlé silencieusement.
Des ailes de dragon ont poussé dans ton dos, et puis il y a
toi contre elle, elle contre le lit, le lit contre toi,
tes yeux dans ses yeux.

- Malena.
un temps,
abandon,
puis
ta bouche contre la sienne,
tes mains contre son corps
qui caressent agressent pressent.

Oui.
Il était une fois où toi et une comète.
Il était une fois où ça fou le put*in de vertige.

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Kathleen Gold
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Re: Lieu de passage

Message par : Kathleen Gold, Jeu 5 Mai 2016 - 23:48


C'est un petit bout d'instant qui passe. Instant à la durée relative, dans deux endroits distincts. Une part de toi est allongée dans ton lit de dortoir, yeux clos et respiration lente. Tu ne vois rien d'autre que l'obscurité de tes paupières fermées. Alors que ton autre toi dérive jusqu'ici. Cet autre toi a les yeux ouverts, et sa respiration n'est que buée et lutte pour un peu d'air. Tu ne vois rien d'autre que l'obscurité de ses yeux tourbillons. Tu es deux, tu es double, mais tes deux parties ne font que mourir d'envie de se réunir pour se retrouver ici même, dans cette autre monde, que tu espères être une autre partie de la réalité. Tu es divisée, tu es torturée de ne pas sentir tout pleinement. Tu veux recoller les morceaux de ton âme qui se sont égarés par tu ne sais quel sortilège.

C'est sa faute.

Pendant ce petit bout d'instant, tu l'embrasses, tu t'embrases. Tu sens vos lèvres se mouvoir, tu sens le Dragon pulser contre toi, tu sens l'étourdissant vide dans lequel tu plonges. Tu te sens transportée, par le vent, par ses ailes, et déposée sur la piste d'envol. Fin du premier voyage, début d'un autre bien plus fort. Tu as déjà consumé beaucoup de ton cerveau, de ton cœur et de tes tripes dans ces premières escales, mais tu n'en as pas fini. Tu sens des serres t'enlacer, des baisers se perdre. Tu devines les draps-rivières de tout à l'heure dans tons dos, le long de sa taille, et le Dragon qui tantôt te surplombes, tantôt à côté de toi. Ce qui ne change pas, c'est l'espace entre vous, l'écart papier-bible chassé par un souffle. Tu passes ta main dans ses cheveux en scellant tes dents blanches sur la bouche affamée.

-Malena.

Malena. Tu passes une main tremblante sur son cou et sa joue alors que les siennes s'affairent bien plus vite contre toi. Tu as du mal à tout saisir, tout comprendre et pourtant tu ne manques aucun détail. Tu regardes ses yeux. Malena. Tu dis le mot comme une incantation très ancienne, perdue depuis des millénaires, dans une antre où de grands êtres ailés ont caché leur trésor. Tu le prononces lentement, tu en apprécies chaque lettres. Malena. Tu aimes la façon dont le prénom s'articule entre tes lèvres. Mal. Ta bouche se clôt pour faire sortir un son rond, pour donner l'impulsion au reste du mot. Lèvres qui se ferment pour former le nom/mot approprié. Lena. Ta langue effleures ton palais deux fois pour finir le nom, et tu resserres tes mains sur lui.elle. Malena. Tu répètes le nom contre ses lèvres.

Tu regardes le ciel. Tu as son visage au dessus de toi, et la voûte de verre encore plus haut. Tu pourrais créer des supernovas, des Big Bang, juste au dessus de vous, tu pourrais compter chaque étoiles et citer toutes les constellations une à une. Mais tu préfères la nuit que tu as juste sous ton nez. Tu préfères laisser aller tes mains et tes lèvres. Tu oublies le ciel et le reste. Il n'y a plus que Malena et le lit. Tu n'oses pas dire autre chose, tu trouves que tout autre mot serait discordant maintenant, alors que te laisser emporter par le rêve et bien plus attrayant. Tu ne dis rien d'autre pendant un nouveau bout d'instant. Puis ça sort tout seul, comme lorsqu'un rêve te perd, lorsque tu sens qu'il échappe à ton contrôle. Comme lorsqu'un autre s'immisce dans tes pensées et te force à prononcer d'autres mots, des mots que tu ne veux pas prononcer. Tu n'as pas envie de gâcher le moment, tu sais que ce sera le cas si tu ouvres la bouche.

-Kathleen.

Il.elle t'a forcé à parler, avec ses yeux-sorts. Tu griffes sa nuque pour ça, à cause de cet #Impero informulé. Tu ne voulais pas, tu préférais ne penser qu'au sien, de prénom, aux syllabes qui s'enchaînent bien dans ta bouche sèche. Tu t'accroches à il.elle, jambes et bras de part et d'autres de son corps. Tu tiens ses cheveux et tu embrasses. Surplombant et surplombée. Tu t'accroches parce que plus besoin de fusée. Tu n'as qu'à observer le spectacle d'un dragon qui s'envole, et te laisser aller sur ses ailes. Enfin.

C'est un petit bout d'instant. Tu ne veux pas qu'il finisse. Tu préfères voir les vestes et les costumes partirent en fumée. Voir des tissus glisser tout comme ta robe. Tu préfères sentir les écailles contre ta peau. Essence conte chair.

Tu ne veux pas que l'autre partie de toi cligne des paupières.
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Malena Kane
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Re: Lieu de passage

Message par : Malena Kane, Lun 6 Juin 2016 - 12:20


S’abandonner.
S’abandonner à l’émotion que suscite le contact de vos corps enveloppés par vos esprits dopés aux rêves. S’abandonner totalement, consciemment vers l’autre, dans une quête de ne plus être soi, mais de faire partie d’un tout, de pouvoir accéder à une stade supérieur de conscience qui s’échappe à elle-même. Comme du vent qui court après le vent. Faire partie des ondes invisibles, les rejoindre, jouer avec elles, pour elles, contre elles.

S’abandonner.
S’abandonner à cette pulsion double - boum boum, boum boum - qui déchire l’âme de sa tendresse aiguisée qui a longtemps trempé dans le bestial, le sauvage, une faim inassouvie, éternellement inassouvie. La poésie céleste, la poésie brutale.
J’ai un monstre au creux du ventre
boum boum, boum boum.
qui veut la bouffer, la déchirer à coup de baisers,
à coups de peau contre peau.

Chaque partie de ton corps demande à être en elle.
Les peaux frémissent -sssssssssssss, sous l’effet d’une brise, non,
d’un vent,
non, d’une tempête de désir.
Dans le cyclone, les cellules combattent, s’embrassent
fusion douloureuse, impossible.

Dans l’oeil du cyclone,
il y a cet endroit ; là où les rivages opposés se rejoignent,
le nirvana ?
Là où deux âmes envoyées l’une vers l’autre, l’autre vers l’une,
au-delà des frontières du réel,
tentent d’accéder.
En vain ?

S’abandonner.
À en oublier de respirer. La tête tourne, manque d’oxygène.
S’abandonner.
À en oublier d’avaler sa salive. La bouche s’assèche.
Tu ne sais plus comment faire - avaler sa salive ? Un mystère.
Prendre Kathleen. Physiquement, comme par son nom. Tourner ces lettres, qui forment un mot, tourner ces lettres dans sa bouche et s’en abreuver.
Le mastiquer, le croquer.

Kathleen.
Tu l’as appelé toute la nuit. Tu as l’impression d’avoir couru toute cette distance jusqu’ici pour l’attraper, pour pouvoir intensifier ton corps avec ce prénom. Pour avoir le plaisir égoïste de jouer un peu avec. Juste pour le plaisir divin, le plaisir du plaisir,
que Kathleen procure.
Tu aurais voulu hurler son nom pour que les arbres l’entendent,
pour que les rêveurs l’entendent,
pour qu’il résonne au creux du monde. Kathleen.
Kathleen en milliers de soupirs.

Mais tu n’y arrives pas.
Tu ne fais que murmurer le souffle de la bête aux portes de son…
oreille.  
Kathleen.

Je suis venu te voler cent millions de baiser,
cent millions de baisers
en petites brûlures,
en petites morsures
en petites coupures.

Tu n’as plus de tête.
Juste un corps. Mêmes les pensées ne sont plus pensées,
mais des ondes, des coups de jus qui vont et viennent,
s’essayent à électrocuter une Comète.

Ta main qui glisse et monte le long de sa cuisse, sous la robe.
Ta main qui glisse et descend le long de ses hanches, sous la robe.

Tu te rends compte de la puissance créative entre vous.
De cette puissance puissance que tu ressens partout en toi. Une force titanesque.
Qui grandit, grandit, grandit et se tend…
partout dans tes muscles.
Tu pourrais déchirer l’invisible,
écarteler le silence, si tu le voulais.

Si tu le voulais.
Mais monter, monter implique toujours une
chute
de vêtements qui, après la jouissance du chaud et du chaud qui brûlent ensemble,
de tes mains sur sa poitrine, sur le bas de son dos,
entraine vers le fond
ton sentiment de toute-puissance.

Une peur s’immisce.
Tu ne t’es jamais posé-e cette question.
Celle-là, qui sonne comme un cor dans ta tête :
« Que vas-tu choisir d’être ? »

Une forme noire, monstrueuse, un trou noir se forme là, entre les jambes.
C’est un monstre horrible, le monstre horrible du choix.
Décider d’être l’un ou l’une.
N’y a-t-il pas moyen d’être les deux ?
Peut-être bien.
Mais quel est ce moyen ?
Tu n’en as aucune idée.

Panique,
Tu pas-nique pendant quelques secondes.
Quelques secondes.
Et légèrement,
les murs du rêve tremblent,
s’ébranlent.

Kathleen…
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Kathleen Gold
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Re: Lieu de passage

Message par : Kathleen Gold, Lun 6 Juin 2016 - 14:09


Plus de temps, plus d'espace pour se questionner.

Tu n'as fait que cela, te laisser aller. Depuis le début, depuis les brises froides. Depuis le slow - slow motion - aux allures de ballet du Diable dans lequel tu t'es lancée, glissée, à corps perdu et au cœur agité de Parkinson.

Tremblements. Assurance.

Les étoiles rentrent en collision. Leur éclat lumineux paraît fade. Comme une droguée à l'adrénaline, tout semble plus intense. Tout, mais pas tout. Juste la forme qui te surplombe, les yeux trous noirs et les cheveux caresses restent clairs. Seuls éléments que tes sens amplifient, perçoivent. Sens qui ressentent.

Ses mains sur toi.
Tes mains sur les siennes.

Délire/délice onirique dont le sens échappe à tous, qui n'est compréhensible que pour vous. Vous deux, vous multiple, vous n'avez pas qu'une facette. Vous brillez. Vous avez exclu le monde - ou est-ce le monde qui vous a chassé ? Peu importe. Tu acceptes ton exil avec délectation.

Sucrerie qui fond.

Forces de l'univers. Inconnues et imprévisibles. Qui. Vous. Ont réunis dans un manoir sans toit, cabine sans hublot. Tu sais que tu le paieras bientôt. Bien - assez - tôt.
''Encore un peu de temps. De... répit...''
Rester entre ses mains, ses phalanges qui craquent sur ta peau. Entre ses gestes, entre ses ongles. Entre et contre. L'Autre.
Malena ?
Malena qui souffle Kathleen. Malena qui imprime une image de toi. Carte d'étoiles, indices sur la cachette de champs de météore.



Dis moi Dragon,
est-ce que voler, te poser sur une comète brûle ? Car la comète, elle, ressent tes respirations enflammées, le souffre des volcans que tu expires, le goût de la lave qui casse ses lèvres.
Tu la fais brûler.

Malena. Autre, autre tu. Comment se forment les cratères des comètes ? Pense-tu qu'ils se forment à cause d'autres astéroïdes ? Qu'à force de percuter leurs semblables, ces comètes s'entrechoquent, se détruisent ? Qu'une météorite se divise, et perd peu à peu des bouts d'elle même dans l'espace au cours de ses voyages ? C'est ce qu'il se passe, la plupart du temps, bout de rochers parmi tant d'autres qui se font du mal entre eux, ne pouvant partager un même lieu, quant bien même il s'agirait de l'infini de l'espace.
Mais parfois, dans de très rares cas, un perturbateur arrive. Un dragon arrive. Il s'est approché. A prit place, s'est installé et a bouffé une partie de la comète.
Jusqu'au centre
jusqu'à l'os
ne laissant rien que des petits morceaux de son âme.




Expression difficile.
Pendant que. Le temps. Aiguilles qui fuguent. Qui pointent vers le haut.

Il n'y a pas de son dans l'espace. Pas de bruit. Juste du silence, tout est silence. Pourtant, tu en entends, des souffles étouffés, souffles essoufflés. Qui sortent de ta gorge, faisant trembler l'intérieur de tes joues. Paroles inarticulées qu'il.elle tire de toi. Mal.

Car oui, ce mot suivi d'autres syllabes plus chantantes... Mal-Lena. Ça revient encore, ça prend de la place. Les bruits s'envolent, passent dans l'air, deviennent ce que vous respirez. Mal respirer, respirer Mal. Plus de différence.
Droguée au rêve. Âme bouffée par le Dragon.

''Réveille toi.''

Premier écho terrifiant qui survient des plus profonds tréfonds de ton être. Tu le rejettes
au fond de l’abîme  
le repousse en assombrissant la nuit. Les étoiles brillent plus fort, comme lorsqu'un mourant sursaute.

L'écarte
De tes deux mains.
Tremblements et assurance.
L'une est presque forte, semble ne pas t'appartenir. L'autre, tu la reconnais plus : la faible, qui hésite, virevolte, se met des barrières. La forte et la faible. Ce que tu pourrais être, et ce que tu es.
Forte, partie qui s'éveille seulement dans l'imaginaire. Seulement quand tu dors.

La forte qui lutte, s'active. Erre dans ses cheveux, sur ses épaules.
Parcoure le corps habillé-dénudé. Ôte le costume, ou laisse sa main brûler dessus.
Déchire son dos. S'accroche à lui, repousse la réalité. Laisse des traînées de lumières-comètes. Trace de ton passage. Tatoue son dos comme ta hanche.  
Force qui s'égare - pendant que tes hanches s'enflamment sous son toucher et que les étoiles trouvent un miroir dans tes yeux maintenant bleu nuit - s'égare plus bas. Toujours. Audace de l’inconsciente. Témérité démarrée par l'envie d'imiter les courants d'électricités qu'il.elle fait naître au creux du dos. Du ventre.

La faible qui reste sur sa joue. Qui n'ose pas bouger. Au début. Qui reste lente. Trace un itinéraire, un plan de voyage. Un aller retour, de son cœur à sa mâchoire de nouveau. Qui obéit au plan... Mais il n'y a pas de retour en arrière pour les astres. C'est partir jusqu'à mourir.

Tu t'accroches à elle.lui. Tu ressens une distorsion dans votre monde. Tu t'empares de sa gueule de Dragon avec ta bouche. Encore et encore.
Tu ne veux pas que ça s'arrête.
Seule l'imagination t'a mené là, seule l'imagination t'a permit d'exister.
Larme.
''Réveille toi.''

Éveil,
Raison

Je
ne
veux

pas.

Pitié.
Mordre sa bouche dans des chansons aux accords désespérés et fougueux d'une fin de morceau. Laisser la force guider ton autre main, te laisser complètement aller à la folie du rêve alors que tu vas devoir le quitter dans une heure.minute.seconde.

Voyager grâce au Dragon. Plus sur son dos ni sur ses ailes. L'envelopper.

Larmes.
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Re: Lieu de passage

Message par : Malena Kane, Ven 1 Juil 2016 - 15:24


Bloqué, perdu, étouffé entre deux horizons. Le rêve.
Deux horizons. L’éclatant et le pâle. Le rêve.
Lentement. Qui se rapprochent l’un de l’autre. Le rêve.
Taux d’oxygène en baisse. L’oxygène se barre. Se tire. Le rêve.
Le rêve crève devant tes yeux.
Aplatit, écrasé. Le rêve.

Il agonise
suffoque
tremble
dislocation
detestation
désincarnation
décontraction
destruction
il crève
crève - crève
il crève
le rêve

qui s’accroche à toi, sur un bout de ton âme encore un peu solide, qui y croit encore,
un bout encore en équilibre sur les ondes cosmiques.
Le reste de l’âme vient de tomber,
et tombe,
comme des petits morceaux de peau défraîchies
griffés tailladés raclés
par le temps, le réel
et ses vérités d’enc*lés

pas comme elle
et sa beauté nue avec ses yeux en course folle à travers le vide
et sa beauté nue avec ses yeux en course folle à transpercer le silence avec ses flammes
une comète en mission
t’attraper te retenir
foncer vers toi te percuter encore encore encore
marquer ta peau contre sa peau faite d’humanités stellaires.

Elle devient floue
c’est plus une femme, juste une idée, un truc impossible insaisissable que t’as cru saisir.
C’est plus une femme, ça n’a jamais été une femme. C’est Comète.
T’as peur de perdre celle que jamais tu n’as touché
la peur les doutes te tiennent en esclavage dans une cage de larmes
tu te mords la langue, ou c’est la sienne, tu te mords la langue et tu mords sa langue avec ta langue, tu te mords la langue qui jamais ne peut lui parler, la goûter. T’as l’impression d’embrasser Comète par-delà le temps qui te dit que jamais vous ne vous rencontrerez.

d’autres bouts de ton âme tombent
et le rêve, en miettes,
est avalé par le monstre la pieuvre noire
qui ouvre sa gueule, sa grande gueule béante de gueule,
le monstre la pieuvre noire qui dévore
au coeur de ton bas ventre.
Put*in, put*in, tu veux pas que ça s’arrête
mais, put*in put*in, t’es incapable de faire un choix.
tu la sens, elle, Comète, et son désir, et ton désir, et votre désir
prêt à être consumé l’un en l’autre, l’un avec l’autre
tu la vois, tu la sens, tu peux (presque) encore la toucher,
mais t’es incapable, de choisir,
tu sais pas qui t’es.
tu te floutes, tu te gommes avec tes incertitudes.
T'es faible.

ta pensée s’éloigne avec ton rêve vers le monstre la pieuvre noire
qui a un sourire meurtrier. Tout part, presque. Quelques restes, avant le départ et le noir.
Ton rêve est un animal
et tu viens de fracasser son crâne avec un pistolet à plomb
en attendant la décapitation,
le rêve est encore engourdi
la lame coupe coupe coupe les nerds, les muscles, la chaire
et le rêve
gueule sa douleur.

ta pensée s’éloigne avec ton rêve vers le monstre la pieuvre noire
qui a un sourire meurtrier et qui laisse la discordante anxiété, la discordance souffrance
rugir dans ton âme.

Comète,
Trouve-moi,
Libère-moi
du doute corrosif.


Trop tard.
Le rêve crève devant tes yeux.
Aplatit, écrasé. Le rêve.

Il agonise
suffoque
tremble
dislocation
detestation
désincarnation
décontraction
destruction
il crève
crève - crève
il crève
le rêve

se réveille
amputé,
vide.
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Kathleen Gold
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Re: Lieu de passage

Message par : Kathleen Gold, Jeu 18 Aoû 2016 - 22:22


S'accrocher
Saisir ce qui peut l'être
Ne pas couler.

Ne pas battre des cils, ne pas fermer les yeux de peur de laisser les larmes te noyer à la surface
A la réalité.
Basculer, griffer
Sentir, ressentir,
Se persuader que quelque part, dans un morceau de votre propre monde
Ce n'est pas qu'une illusion en battement de ton - vos coeurs qui s'écrase sur le verre du plafond
Pour exploser en éclats froids qui écorchent la peau.

Entendre, percevoir, ou du moins les imaginer, ces mots qui sortent de nulle part,
Ni d'entre ses lèvres qui font cramer les tiennes ni d'ailleurs.
Rattraper les ailes du dragon pour ne saisir que des écailles mortes alors que tu veux encore voler
Ses ailes qui transportent loin de tout, pour un moment de répit, enfin.

Essayer de le retenir avec tes mains, tes lèvres ou tout ce qui pourra le faire rester
En vain.
Il s'enfuit et s'évapore alors que le réveille toi continue de
chuchoter parler hurler dans tes oreilles.

La repousser, la faire taire,
Demander au Dragon de t'emmener avec yel
Loin de tout cela.
Tu n'es comète que dans ses yeux, tu es cendres dès qu'il décide de voyager.

La voix continue de hurler, alors qu'il ne peut pas l'entendre et qu'il part, sans arrêter de lier vos chairs dans un pan d'éternité-seconde. Bouche, ongles, contact qui ne peut durer mais que tu réclames encore entre deux éclats de voix-verre brisé.
Alors que le dragon s'en va, laissant un goût d'Eden empoisonné sur tes dents.
Te laissant glacée dans cette chambre, les bras serrant le vide, serrant
toi
En essayant de faire revivre ce moment du rêve dont tu n'as pas conscience.
Retrouver d'autres bras que les tiens, ceux qui t'ont fait sentir étoile pendant quelques minutes-heures.
Pendant que la voix continue de crier et que tu fixes dans des gouttes d'eau les étoiles qui t'ont abandonnée, celles qui sont restées pendues au plafond
Qui ne sont pas tes sœurs, juste des bouts d'optimisme
Rêveur.

Reviens.

Essayer de boire le vin qui reste alors que les coupes disparaissent, que le ciel se tord en gris,
Et que tes doigts se perdent dans des draps déçus.
Ta robe s'effiloche, elle n'est plus vue, elle n'est plus importante,
Tu restes sur le lit en espérant encore un miracle qui ne viendra pas, parce que dans les rêves les voyages n'ont pas forcément de fin.
Mais aucun n'a le goût du répit, de sucre en sirop, aux odeurs de fumée et aux yeux-flammes.
C'était une parenthèse que tu veux élargir avec tes mains qui ont déjà réussi à distordre des règles bien établies.

Tordre et distordre alors qu'un Autre pouvait t'aider à écarter les barreaux
A oser l'indécent.

Qui n'est plus.
Qui laisse les micro secondes avant ton réveil devenir la seule échappatoire, la seule chance de revoir ses ailes.

Yel ne reviendra pas
Et la voix se tait.

Laisse moi me réveiller.

Mais la torture dure et dure
Esprit qui ne veut plus te délivrer d'un monde obscur
Alors que tes yeux clos voit des
hommes animaux
animaux hommes
Approcher, rien que des ombres sanglantes, énormes ou squelettes
Qui te dévorent avec leurs lèvres sans que tu puisses te saisir des leurs,
Qui font éclater le ciel dans un
Cri inaudible.

Réveil.
Respiration introuvable sur un coin de l'oreiller.
Il ne reste plus qu'a ressasser,
Ne pas refermer les yeux
Revivre un moment qui commence déjà à se brouiller
Entre deux sursauts de la poitrine et de la gorge.


Fin du RP pour moi
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Esteban R. Lefebvre
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Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: Lieu de passage

Message par : Esteban R. Lefebvre, Mer 19 Oct 2016 - 16:58


Post unique Flashback : 4 ans plus tôt - Mars 19 ; quelque part en Autriche

Situés à plusieurs mètres de distance les deux adversaires se jaugent du regard. Malgré la séparation, leur regard intense observe la moindre faille, la moindre ouverture. #Everte Statum ! Puis l'un détourne le regard, les sourcils froncés, confus et l'autre arbore un sourire narquois. Quoi c'est tout ? Le grand Esteban Lefebvre ne peut lancer qu'un ridicule Everte Statum ? C'est amusant ! En plus tu m'as... raté ? Andreas n'a jamais été tendre durant leur duel, et c'est ce qui plait à Esteban. Le jeune homme face à lui se plie en deux laissant planer un doute sur l'efficacité du sortilège. L'aurait-il touché ? Son espoir déjà mince s'évanouit brusquement quand son adversaire se met à rire. Oh le c*n, il est bien stable sur ses jambes !

*P*tain ! Je ne suis même pas fichu de lancer un sort aussi simple !
Non. C'est le stress. Je suis nerveux. Donc je perds mes moyens. Voilà. Ressaisis-toi, maintenant !*

Je vais te montrer ce que c'est qu'un vrai sortilège et pas des enfantillages de garderie. #Gladius Purpura ! Esteban se dit qu'il est réellement dans la mouise. Premièrement, qui dit nom de sortilège inconnu, dit forcément "DANGER". C'est peut-être un peu tiré par les cheveux, mais il part de cette logique, et celle-ci ne l'a jusqu'alors jamais trompée.
Deuxièmement, la lame colorée qui fonce droit sur lui ne lui dit rien qui vaille et...

Il est violemment projeté en arrière et atterrit quelques mètres plus loin. Il a une vive impression d'être passé sous un tracteur et il a une douleur lancinante à l'épaule. Bon, cela aurait pu être pire, pense-t-il en se recroquevillant en position fœtale. Hum... Au moins, il n'a visé qu'une petite partie de son épaule. Cette mascarade ne peut plus durer.

C'est bon, j'en ai marre ! Inutile de s'acharner, je n'y arriverais pas...
Comment ça ? Tu ne peux pas abandonner maintenant voyons ! Devenir un Sorcier expérimenté ne se fait pas en quelques heures. Tu crois qu'ils vous envoie à Poudlard pour faire mumuse avec la Dame Blanche ? Esteban est momentanément irrité par la remarque du Métamorphomage. Bien sûr que non ! Mais si c'était aussi simple...
Ecoute Andreas,  je ne veux plus utiliser la Magie Ok ? Tu ne peux pas me forcer à-
Justement, mais je peux te redonner cette envie que tu avais. Toi qui t'extasias devant une plume en lévitation même un Hippogriffe te laisse de marbre. Que s'est-il passé après ta dernière année au Château ?

Oui que s'est-il passé après cette année décisive et ses premiers pas dans la vie adulte ? Rien d'exceptionnel du point de vue d'un Sorcier. Mais lui, un Moldu plus que Sorcier a été "traumatisé". Ce terme est drôle, hors contexte. À la fin de ses études, il ignorait quoi faire ? Pourquoi ne pas bailler aux corneilles et attendre le déluge ? Bonne idée, mais la vie est une pourriture.  J'ai découvert des aspects de la Magie qui me répugnent. Murmure le Français une fois debout. La Magie Noire : oui il s'y est plongée et dingue qu'il a aimé joué avec le feu. Malheureusement, ce n'est pas lui qui s'est brûlé les ailes. Bon sang ! Il aurait donné sa vie pour sauver la leur.

Une main sur son épaule intacte le fait relever la tête qu'il ne se souvient pas avoir baissé. Il pleut ? Une inspection de la couverture nuageuse lui apprend que le ciel ne pleure pas. Alors est-ce lui ? Pourquoi maintenant ? Tu te souviens-tu des Khafrê cette famille chez qui j'ai logé pendant plusieurs mois ? - Oui... En Egypte. - Hé bien, après Poudlard je voulais découvrir tellement de choses, et puis il y a eu cette possibilité dans cette famille [...]

Flashback - Environ 1 ans plus tôt - Janvier, 19 :
 

Ce qui me révulse c'est qu'il s'est joué de leur gentillesse. M*rde, le plus jeune n'avait que quatre ans. Murche veut juste se venger de mon père pour une raison stupide. La femme qu'il aimait est tombée amoureuse de mon père, mais malheureusement pour elle il n'était pas intéressé. Alors qu'est-ce qu'elle a fait, elle s'est suicidée ! Et l'autre pingouin là, il s'est mis en tête de détruire mon père et quoi de mieux que de s'en prendre à sa famille ! - Je sais que tu es dégoûté par tout ce qui se rapporte au Monde Sorcier mai- - Non tu ne comprends pas ! J'avais une image féerique de ce monde. Un havre de paix, de bonheur et pas un lieu aussi tordu que l'autre monde. Alors la Magie, ce n'est pas maintenant que je vais m'y replonger...
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Nya O'Neal
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Re: Lieu de passage

Message par : Nya O'Neal, Sam 12 Nov 2016 - 22:39



Que la fête commence!


Aileen et moi avions choisi la journée parfaite pour notre party de Noël. Nous avions décidé de le faire le 22 décembre, histoire que tous les participants puissent venir, même s’ils avaient déjà quelque chose de prévu en famille ou avec des amis les soirées du 24 et/ou du 25. La météo jouait en notre faveur et, malgré la neige qui ne cessait de tomber, la température restait agréable pour un mois de décembre. Dehors, la neige tombait effectivement à gros flocons et recouvrait le sol d’une épaisse couche blanche - dans laquelle je n’avais bien évidemment pas manqué de faire l’ange en arrivant. En à peine une vingtaine de minutes, le trou que j’avais creusé n’était plus visible. Si la tendance se maintenait, les épreuves que nous avions imaginées risquaient de nous offrir un sacré spectacle.

J’étais arrivée bien plus tôt que l’heure à laquelle nous avions convié nos invités, de façon à pouvoir aider mon amie et sa famille à organiser le tout. Nous avions donc dressé un magnifique sapin décoré de nombreuses petites babioles dans un coin du salon. Histoire de limiter un peu les dégâts et de ne pas avoir à ramasser toutes les épines qui se retrouveraient sur le sol le lendemain matin, l'arbre avait été ensorcelé d'un bref coup de baguette magique. Une douzaine de sucres d’orge y étaient accrochés, au cas où les invités auraient un petit creux. S’ils avaient un plus grand appétit et désiraient manger quelque chose d’un peu plus consistant, des snacks avaient aussi été mis à leur disposition sur une grande table non loin de là : chips en tout genre, sandwichs faits maison, barres de chocolat, bretzels, dragées surprises de Bertie Crochue pour les plus courageux, etc. On n’avait bien entendu pas oublié la partie la plus importante : l’alcool. Du rhum à la bierraubeurre, en passant par la sangria, j’espérais vraiment satisfaire les goûts de tout le monde. On avait aussi pensé aux plus jeunes et acheté plusieurs bouteilles de sodas et de jus de citrouille. Des banderoles aux couleurs des quatre maisons (même s’il n’y aurait aucun Serdaigle présent) étaient réparties aux quatre coins de la pièce, qui était aussi ornée de houx, de chaussettes du père Noël, d’anges et autres décorations de Noël.

Une dizaine de minutes avant le début des festivités, tout était fin prêt. Du moins, c’était l’impression que j’avais. On avait fait de la place dans le placard pour entasser les manteaux et les chaussures de tout le monde et libéré une table assez conséquente pour entreposer les cadeaux. Préférant mettre toutes les chances de notre côté, Aileen avait même lancé des sortilèges de protection pour empêcher d’éventuels moldus qui passeraient par là de venir perturber nos activités.  Épuisée, mais fière de mon coup et pressée de faire découvrir à nos invités ce qu’on avait préparé pour eux, je m’assis quelques minutes sur le sofa. La mère et le frère de la vert et argent, qui s’étaient prévus une autre soirée, ne tardèrent pas à nous laisser la maison, nous priant d’essayer de ne pas tout briser. Je leur souris aimablement et les remerciai une énième fois pour leur gentillesse et leur générosité. Personnellement, je n'aurais certainement pas laissé la maison à une quinzaine d'adolescents/jeunes adultes...

La douzaine de petits sorciers triés sur le volet n’allait d'ailleurs pas tarder à arriver et j’avais bien besoin d’un petit remontant après cette journée passée à tout mettre en ordre. Je me dirigeai donc vers la table et me servis un bon gros shooter de Captain Morgan, que j’avalai cul-sec en espérant que l’alcool me réveillerait un peu. J’allais proposer quelque chose à boire à la jolie rousse, quand la sonnette retentit. Le sourire aux lèvres, je me dirigeai donc vers la porte et l'ouvris...

HRP:
 


Dernière édition par Nya O'Neal le Lun 12 Déc 2016 - 3:26, édité 9 fois
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