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Petit moment a deux
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Elhiya Ellis
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Re: Petit moment a deux
Elhiya Ellis, le  Mer 19 Juil - 17:05

« Doxy », non mais, et après il se plaignait de « princesse » ? C’était quoi le pire ? se coltiner le surnom d’une fée mordeuse par un sombre inconnu, ou être traitée de princesse car on se permettait des airs de supériorité ? Pour le coup, Elhiya avait préféré ne pas s’attarder plus longtemps sur ce sobriquet ridicule que le brun aimait prononcer. Ca ne valait absolument pas le coup de dépenser de l’énergie sur ce point. Ses yeux se haussèrent au ciel une fraction de seconde quand il prononça le surnom.

Cependant, contre toute attente, le brun entrait dans son jeu, suivant la légère danse qu’elle menait pendant qu’elle effleurait sa chemise d’une imperceptible caresse. Elle ne s’y était pas attendue du tout. Même si en réfléchissant un peu, elle aurait pu se douter qu’un garçon se targuant de faire se pavaner des filles devant lui, était forcément habitué à ce genre de manœuvre. Tant pis. Elle avait commencé et ne laisserait pas les propos du brun l’atteindre. En même temps, avec quelle doucereuses paroles pensait-il être apte à la piquer ? En lui répondant sérieusement à chacune de ses répliques ? Ri-di-cule ! C’était elle, et elle seule qui mènerait cette danse, et ce n’était pas la surprise de sa caresse subtile sur sa joue qui la déstabiliserait ! Enfin… en théorie. Ses joues s’étaient très faiblement empourprées à ce contact, chose totalement stupide de sa part, elle avait baissé sa garde inconsciemment à ce geste ampli d’une douceur insoupçonnée, mais jurait intérieurement de ne plus se laisser surprendre.

Il jouait, elle aussi, sauf que lui, y prenait part d’une manière plus mesquine, l’informant en un murmure qu’elle n’était pas assez convainquant. L’invitant presque à adopter une attitude de parfaite pimbêche frétillant irrévocablement face à un male. Il voulait qu’elle allie plus loin, qu’elle lui montre ce qu’elle était capable de faire, sauf que la blonde l’ignorait elle-même.  Et surtout, elle ne se considérait ni comme une fille facile, ni comme une de ces demoiselles qui gloussaient au moindre regard. Non, c’était raté, il lui fallait plus que quelques mots chuchotés à son oreille pour le laisser prendre le dessus sur cet échange totalement chimérique.  Tout naturellement, et sur le même ton mielleux, Elhiya voulu bien lui préciser son fond de pensée.


« Ho Daemon, pour quelle raison saugrenue voudrai-je faire l’effort d’être plus persuasive ? »

D’une  légère moue moqueuse à l’attention du brun, elle avait récupéré Muffin afin de tirer sa révérence après quelques mises au point rapides.  Sauf que le mutisme temporaire du garçon -signe éventuel de reddition- se mua soudainement en un intérêt palpable. Pourtant elle n’avait rien dit de plus qui pouvait attiser la curiosité du brun. Or, il se rapprocha, détruisant l’espace qu’elle avait construit en récupérant le félin dans ses bras, pour lui affirmer qu’il était déçu et qu’il s’attendait à plus. C’était inattendu, la blonde avait cru être claire en stoppant net le faux jeu de séduction,  ça ne l’intéressait pas. IL ne l’intéressait pas.  Personne ne l’intéressait de cette façon. Si elle lui avait octroyé un semblant d’attention, ce n’était uniquement car il lui avait échauffé les sangs à poser un jugement hâtif sur son physique de blonde aux yeux clairs. D’un soupire las, Elhiya inclina la tête sur le côté, ne lâchant pas le regard piqué d’ambre du jeune homme, et reprit avec une certaine aigreur dans la voix.

« Car tu t’attendais réellement à plus ? Selon toi, Daemon,  qu’est-ce qui est le plus frustrant ? La satisfaction d’avoir obtenu sans difficulté une faveur que tu ne mérites pas, ou, l’espoir de l’obtenir un jour, sans savoir si tu obtiendras autre chose que l’illusion que c’était à ta portée ? »

Elle lui sourit doucement, sans aucune trace de raillerie ou suffisance,  se renvoyant elle-même à ses propres souvenirs douloureux de gamine trop sensible. L’espoir, l’attente, les promesses impossibles lui paraissaient nettement plus dures à supporter qu’un simple et honnête refus de la part d’autrui.  Mais le métisse ne connaissait peut-être pas ce genre de torpeurs, celles qui vous emprisonnaient jusqu’à ce que votre esprit, éreinté d’avoir voulu trop croire abandonne à vous une simple et douloureuse réalité : l’espoir était un poison. Il fallait éviter de l’accueillir en soit avant qu’il n’apporte avec lui ses nuées de désespoir. Une douleur se fit sentir sous sa poitrine, étouffante, lancinante, latente, attendant tout insidieusement de se  manifester à la moindre occasion. Une tentative pour prendre une large inspiration pour la faire partir quand, le brun, agrippa Muffin pour la reposer à terre.

Elhiya resta un instant coite, prise au dépourvu, se demandant ce qui prenait à Daemon. Elle tenta de protester, fronçant les sourcils et entrouvrant la bouche pour râler. Mais aucun mot ne franchi la barrière de ses lèvres alors que les bras du jeune homme vinrent l’attirer à lui. D’un mouvement fluide, il profita de son effet de surprise, effleurant quasiment sa bouche sans un mot. Ce n’avait duré que quelques millièmes de seconde, mais la blonde, réellement pas à l’aise, se trouvait en proie à une multitude de pensées. Elle voulut détourner son regard, faire taire son imagination fertile, qui lui intimait de le laisser faire, mais en vain. Les battements de son cœur s’emballaient de plus belle, la dépossédant un court instant de son self-control. Elle détestait ça, tout comme elle ne supportait pas l’embrasement de ses joues. Elle pouvait les sentir tourner au rouge alors que Daemon se nichait en son cou  pour y déposer une légère caresse avant de souffler quelques mots, vraisemblablement content de lui.

Rare était les fois où cela arrivait, la blonde sentait son regard se durcir inexorablement,  donnant au doux bleu aigue-marine de ses prunelles l’éclat métallique d’une arme. Elle n’avait pas sa baguette à portée, et franchement elle n’en avait pas besoin. Son premier réflexe étant de gifler  abruptement Daemon, elle y avait peut-être été un peu fort, mais elle n’avait pu se contenir. S’il avait fait ça juste avant, pendant qu’elle jouait avec ses boutons de chemises, elle l’aurait très certainement repoussé en douceur. Mais là, prise en traite, elle n’était soudainement plus d’humeur joueuse. Reculant d’un pas, la mâchoire serrée, son cœur faisant de nouveaux bonds dans sa cage thoracique, elle n’essayait même plus de recouvrir son calme.  Elle était  hors d’elle, mais trouva la force nécessaire pour fulminer sans se repeindre en invectives.


« JAMAIS ! Tu entends ? Plus jamais tu ne m’approches de la sorte sans mon consentement ! »

Son teint de porcelaine arborait des couleurs qu’elle n’aimait pas. Et même si elle pouvait mentir et dire que c’était sous l’effet de la colère, elle savait parfaitement qu’elle ne rougissait pas uniquement suite à ce coup de sang. Daemon n’avait en soit rien fait de préjudiciable, sauf que son simple geste de main dans sa nuque lui avait donné des frissons, son bras au tour de sa taille l’avait perturbée, son souffle chaud sur ses lèvres avait activé ses sens et sa caresse dans son cou l’avait troublée. Autant être franche. Elle, si peu habituée au rapprochement physique avec un garçon, avait du mal à rebondir et faire comme si de rien n’était. Fort heureusement l’agressivité avait pris le dessus sur son bouleversement. Et si elle ne pouvait pas empêcher Daemon de constater la couleur de ses joues, elle pouvait non sans mal intimer à ce dernier qu’il n’avait pas intérêt à réitérer.

Muffin avait cessé de ronronner, tournicotant entre les jambes des deux adolescents, demandant d’un miaulement hésitant, ce qui se passait. Elhiya ne lui adressa même pas un regard, ce n’était pas le moment, elle se contentait  de regarder froidement le brun. Sa réaction était excessive, elle le savait, mais aucune excuse ne sortirait de sa bouche, à la place, un mot, un seul franchi sèchement la barrière de ses lèvres.


« Gryffondor ? »

Dédaigneux, voilà le mot qui pouvait décrire le timbre de voix  correspondant à cette question.  Ce n’était pas volontaire, juste une manœuvre d’évitement récurrente.  En acceptant de répondre à ses provocations, elle avait fini par oublier  de lui demander d’où il venait. Tout simplement car habituellement, la blonde n’avait que faire des stéréotypes qui berçaient les diverses couleurs de Poudlard. Pourtant, là, toujours en proie à une colère noire, elle ne put s’empêcher de faire le rapprochement avec les élèves de cette maison qui se croyaient de manière général tout permis. C’était un affreux cliché, car elle savait pertinemment que ni Sid, ni Aria, ni Loredana n’étaient comme ça. Pourtant ils étaient rouge également. Sans un mot de plus, comme si cette question concluait toute discussion possible, l’écailleuse toisa durement le brun.
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Re: Petit moment a deux
Daemon Stebbins, le  Mer 19 Juil - 21:46

Une rencontre déroutante .. Le hasard nous entraine vers le destin qui nous attend
Pv Elhiya Ellis
Mon LA accordé à Elhiya pour la suite

Je ne savais pas pourquoi en effet, elle devait se montrer plus intéresser par moi que par un autre. A cette question, j'avoue que je ne pouvais y apposer une réponse claire. Mon cerveau se posait bien trop d'interrogations à cette seconde, perdu dans les yeux bleus de la demoiselle, même si j'arrivais encore à le cacher. Je tentais en vain de mettre de l'ordre dans mes pensées mais c'était beaucoup plus facile à dire qu'à exécuter. Je n'étais pas habitué à ne pas faire face aux gens. Puis elle continua l'interrogatoire. Cependant, je pus me ressaisir et lui rétorquer :

- Ni l'un, ni l'autre ne sont vraiment enviables. Puisqu'ils infligent chacun une douleur différente à leur manière. L'une parce qu'on s'aperçoit que ce n'était qu'un mensonge dû à la facilité. L'autre parce qu'elle tue l'espoir qu'on a éprouvé avec cette possibilité qui pouvait être devant nous mais qu'on a conscience de ne jamais pouvoir atteindre. Ce genre de cicatrise ne disparaît pas si aisément et peut engendrer une douleur assez délicate à dompter.

Mon explication ne venait pas d'une expérience vécue, mais bien de ma réflexion. Pour moi, c'était de la pure logique.

Pour le moment, les seules relations, que j'avais eues, n'avaient jamais été réellement sentimentales. Elles s'étaient produites au cours de soirées, bien trop arrosées, pour fêter une victoire de quidditch, l'after d'un bal ou encore n'importe quel prétexte pour faire la fête. Provoquant même une ou deux fois, mon réveil dans des bras inconnus avec des explications, la plupart du temps, désagréables suivi de grincement de dents ou de quelques pleures de filles éconduite par rapport à une quelconque relation hypothétique. Non, mon premier baiser n'avait pas été avec quelqu'un que j'appréciais et ce fut encore moins le cas de ma première pratique sexuelle. Certes, je n'en étais pas fier et c'est pour cette raison, que j'avais choisie, cette année, de mieux maîtriser mes débordements festifs. Après tout, je n'étais plus un adolescent vu que j'avais atteint ma majorité sorcière. Il était temps de prendre ce côté de ma vie en main au grand désespoir de mes compères de dortoirs qui ne comprenaient pas où était le mal.

Finalement, la réaction que je redoutais par-dessus tout, à cause de mes agissements, arriva de façon brusque et un peu trop excessive à mon goût. Assurément, j'aurais pu facilement bloquer son poignet et ainsi ne pas recevoir cette gifle. Cependant, au fond de moi, je savais que cette dernière était parfaitement justifiée et méritée. C'était par principe que j'avais laissé faire la blonde jusqu'au bout. La douleur dura quelques secondes seulement. La percussion s'était avérée assez mordante sur ma joue. Peut-être aurais-je une légère trace visible uniquement par moi à cause de la couleur de ma peau. Je n'avais pas bougé d'un iota gardant mes yeux prisonniers de ceux empli de fureur d'Elhiya. Bien sûr j'avais voulu jouer. Toutefois, je n'aurais pas dû me laisser entrainer aussi loin par mon envie d'avoir le dernier mot et prouvait que je pouvais avoir le dessus de la sorte.

Ce genre d'attitude ne me ressemblait absolument pas. D'ordinaire je maîtrisais parfaitement la moindre parcelle de mon être. Néanmoins, avec Elhiya, quelque chose faisait que je n'y parvenais pas. Décidément cette fille était spéciale et je m'en rendais compte encore plus. Elle me hurla dessus, je lui permettais de le faire parce que derrière sa dureté ainsi que son agressivité, je voyais surtout le trouble et la perplexité d'une jeune fille blessée face à la situation que j'avais engendrée. Je ne pensais pas pouvoir me montrer aussi imbécile que cela. Je lâchais calmement alors :

- Je suis désolé Elhiya. Je n'aurais pas dû pousser les choses de la sorte... Je...

Etrangement, j'avais du mal à m'expliquer. Je ne pouvais pas lui balancer comme cela que c'était parce qu'elle me troublait et que c'était la première fois que cela se produisait depuis que j'étais entré au château. Ce n'était pas à cause de ma fierté que je ne réussissais pas à l'avouer, mais bien à cause de mon éducation. Montrer ses émotions n'étaient pas une chose normale au Japon. Les démonstrations et le manque de respect envers les autres n'étaient pas à prendre à la légère. C'était un comportement honteux.

- J'espère que tu pourras vraiment me pardonner. Je ne voulais pas te blesser de la sorte. Je me suis emporté bien loin de ce que je suis réellement. Et ne m'en demande pas la raison car pour le moment, je ne pourrais te donner une explication qui saurait satisfaisante pour l'un et l'autre.

Et à peine avais-je finis de me justifier que la jeune fille balança à haute voix le nom de ma maison.

- Effectivement, je suis de la maison des rouges et ors. J'espère que tu ne la détesteras pas à cause de mon erreur.

J'espérais qu'elle ne se focaliserait pas sur ma maison pour me faire payer. Avait elle cru à mes excuses ? Pour le moment, je n'en savais rien. Toute ce que j'eus à cet instant, était ma culpabilité. Et c'est un sentiment que je n'appréciais guère.

Je me baissais pour caresser Muffin afin de calmer un peu la boule de poils, qui s'inquiétait de ce qui se déroulait entre sa maîtresse et moi. Je tentais de reprendre une conversation naturelle, plus posée, sans être vraiment sûr que cela fonctionnerait avec Elhiya qui était sur la défensive et continuait de me toiser froidement.

- Et toi, quelle est ta maison ?

Est-ce que cette tentative réussirait ? J'émettais de forts doutes. Toutefois, je devais persévérer pour ne pas perdre la compagnie d'une telle fille. J'avais le sentiment que si je ne rattrapais pas les choses, je le regretterai amèrement et pour un très long moment. Malgré mon comportement, je voulais encore profiter de sa présence et de son attitude singulière. J'aimais voir ce tempérament de feu en action. C'est alors que les rouages de mes méninges se mirent à tourner à plein régime pour trouver un moyen d'empêcher toute retraite de la part Elhiya. Je devais tenir bon et vite...


Dernière édition par Daemon Stebbins le Jeu 20 Juil - 18:13, édité 1 fois
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Re: Petit moment a deux
Elhiya Ellis, le  Jeu 20 Juil - 10:23

Le résonnement sonore de l’impact de sa propre main sur la joue de Daemon l’avait surprise,  mais, bien moins que la réaction du garçon, qui, malgré la gifle, continuait à lui faire face. L’air de défi qui miroitait quelques instants plus tôt dans son regard l’avait totalement abandonné, comme s’il avait été forcé de réaliser que chacun de ses gestes pouvait avoir une conséquence. Aucun éclat de voix de sa part, aucune attitude trahissant un semblant de colère ou de vexation suite à ce genre de déconvenue. Au contraire, il marmonna des excuses,   cherchant visiblement les bons mots, les bonnes justifications, les bon arguments qui calmeraient la blonde. Mais rien, absolument rien de ce qu’il pouvait dire, de sa manière hésitante, ne parvenait aux oreilles d’Elhiya.

Il parlait, certes. Ses lèvres articulaient des paroles qu’elle n’entendait pas, qu’elle ne voulait pas entendre. Elle était coupable, tout autant que lui, si ce n’était plus en fait, et en avait parfaitement conscience. Cependant, durant un vague instant, la jeune fille avait cru qu’elle aurait pu garder le contrôle sur ce garçon, occultant totalement qu’il était bien plus expérimenté qu’elle sur le domaine. Il l’avait dit en plus, clairement, sans aucune équivoque, à cause de quel sortilège avait-elle pu l’oublier ? Non... La magie n’était pour rien dans cette situation, elle était encore trop candide, elle s’en rendait compte, comme un retour de gifle glacé. Elle s’en voulait, plus qu’elle ne lui en voulait. Elle avait été stupide.

Et pourtant, la colère qui l’animait ne désemplissait pas, son sang bouillonnait toujours, son cœur, continuait à danser furieusement, sourd à ses demandes de trêve salutaire. Elle inspira profondément, se pinçant l’arête du nez tout en fermant les yeux. Elle devait se reprendre.  Elle était habituée aux conflits, elle était Verte, née pour l’être suivant les dires de ses parents, les provocations étaient supposées ne pas l’atteindre, alors pourquoi, les siennes, à lui, qui n’avait rien de différent d’un autre, n’avaient pas eu le même effet. Nouveau profonde et très longue inspiration, alors qu’elle reposait les yeux sur Daemon qui venait de conclure par le fait qu’il ne pouvait s’expliquer. Comme si elle en avait quelque chose à faire. Ce n’était pas son problème de connaitre les tenants et les aboutissants des manières déplacées du jeune homme. Il avait l’habitude de jouer, c’était plus ou moins ce qu’il avait dit, donc, il n’y’avait pas à chercher plus loin. Ça ne l’intéressait pas. En fait si, rien l’idée que pouvoir connaitre ce qui avait poussé Daemon à revenir à la charge lui nouait l’estomac.  Mais elle n’arrivait pas à se l’avouer.  Elhiya trancha durement.


« Je n’ai que faire de tes justifications. »

Froid, distante, limite altière, la blonde avait finalement réussi à recouvrir un peu de contenance. Son rythme cardiaque s’affolait encore un peu, mais au moins ne sentait-elle plus le tambourinement de son cœur sous sa blouse  en coton. Un soupir de soulagement aurait été le bienvenue si, en soutenant le regard de Daemon, elle n’avait pas intercepté l’ombre d’un regret dans l’ambre délicat de ses yeux. Elle en était responsable, elle le savait parfaitement, il n’avait pas à se sentir coupable, mais elle n’arrivait à lui dire, sa bouche s’entre-ouvrait, dans l’incapacité totale de prononcer un son.  Aussi, elle détourna le regard, troublée par son propre évitement.

Elle n’avait pas coutume de fuir, au contraire, c’était tout l’inverse, elle aimait les conflits, prenait plaisir à les nourrir, à les aviver, elle se délectait de voir les autres tourner les talons, en colère. Mais là, quelque chose l’en empêchait. Elle se moquait, usuellement, des états d’âme des autres, leur tristesse ne la touchait pas, leur fureur l’amusait,  leur blessure n’était qu’un moyen de pression. Mais là, c’était l’inverse, un simple regard sur ce Rouge, et un sentiment de mal-être l’empoignait, elle devait s’excuser, mais il en était hors de question.

Ce ne pouvait pas être un simple jeu qui la chamboulait autant, ça n’avait pas de sens. Ses sentiments s’étaient exacerbés depuis cet été. Incontrôlables, toujours présents, bouillonnants et éclatants comme une bulle de savon à la moindre déconvenue. Elle n’y avait pas porté d’intérêt lors de sa légère rixe avec l’autre Aiglonne, les caractères des deux filles n’étant absolument pas compatibles. Elle ne s’était pas non plus formalisée de son étonnante jovialité avec la joueuse de Rose, cette gamine était tellement mignonne qu’elle ne pouvait faire autrement. Et avait trouvé tout simplement naturel de passer son temps à taquiner l’autre Poufsouffle à qui elle était incapable de refuser quoi que ce soit au final…

Mais là, mêlée  à divers sentiments qu’elle n’arrivait à contrôler, prisonnière d’ un esprit qui lui imposait une flopée d’idées et d’images contradictoires, elle ne savait plus comment agir.  Colère et froideur fondaient comme neige au soleil alors qu’elle sentait encore le frisson de la caresse que Daemon avait posé dans son cou, alors que rancœur et déception teintaient inexorablement le tableau lorsqu’elle se revoyait en  train de le laisser faire, pendant qu’une petit voix enfouie très très loin en elle se languissait à l’idée qu’il en fasse plus.


« Je.. »

S’excuser, encore une fois, elle voulait s’excuser alors que c’était lui qui continuait à le faire.  Mais un seul mot franchi la barrière de ses lèvres. Il était hors de question de s’excuser ! Lui, il Essayait poliment de la radoucir, lui rappelant que ses actes n’avaient pas à impacter les autres élèves de sa maison, impassible, d’une étonnante douceur. Elhiya avait levé sur lui des yeux ternis, dont la fougue et la fureur avaient laissé place à une certaine confusion. Impossible de soutenir son regard, inexplicablement. Pour la première fois de son existence, Elhiya se sentait mal à l’aise vis-à-vis de quelqu’un à cause d’une de ses propres réactions. Et franchement,  ça l’agaçait.

Daemon eut la brillante idée de reporter son attention sur Muffin, récoltant un élan de gratitude silencieux de la part de la blonde qui le regardait faire. L’animal, sous les caresses, trouvait un apaisement suffisant pour se remettre à ronronner. Au moins, les félins, eux, n’étaient pas soudainement pris par un cas de conscience, ils avaient de la chance.  Et puis... visiblement ils étaient capable de détourner temporairement le centre d’intérêt des humains. Le brun continuait à caresser la minette, cessant enfin d’essayer de trouver les bons mots à adresser à Elhiya, quand il lui demanda finalement de quelle maison elle arborait le fanion.

C’est sûr qu’ainsi habillée, comme une moldue, elle ne brandissait pas l’étendard vert et argent  de son dortoir. Un rictus amer se dessina sur ses lèvres alors qu’elle s’efforçait de ne regarder que Muffin.


« Serpentard.  A quoi t’attendais-tu d’autres ? »

Son ton s’était à nouveau fait tranchant, sans appel contrairement à l’ébauche de balbutiement qu’elle avait tenté juste avant. S’aventurer sur le terrain bancal des maisons et de leurs caractéristiques  ne pouvait que renfrogner la blonde. Comme si  lui rappeler qu’elle était une écailleuse –et finalement à juste titre-était censé la rendre plus aimable et ouverte à un retour normal de discussion. De toute façon, la seule chose apte à apaiser la blonde, serait très certainement de recouvrir un espace de tranquillité sans personne, à moins qu’un whisky pur-feu comme prenait parfois sa meilleure amie soit plus efficace.

Se cantonnant à cette idée, afin de faire taire le trouble qui subsistait encore en elle, la blonde estima qu’il y’avait la dedans peut-être une ébauche de solution. Elle reposa les yeux sur le brun, refreinant cette ridicule envie de lui présenter des excuses et se pencha sur Muffin pour la caresser également. Simple manœuvre pour éviter ses yeux noisettes alors qu’elle lui proposait un échappatoire à la tension qui planait dans l’air depuis qu’elle l’avait giflée


« Et je ne serais pas contre un verre en ce qui me concerne. »

Bon, il fallait être réaliste, proposer à un garçon capable de la perturber en un simple regard d’aller boire un coup, n’était franchement pas l’idée du siècle. Surtout qu’Elhiya savait parfaitement qu’elle ne tenait pas l’alcool, après, elle ne comptait pas partir dans l’excès non plus, ce n’était pas vraiment dans ses habitudes. Quoi que vu qu’elle avait du mal à agir normalement ces derniers temps elle pouvait douter.[/b]
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Re: Petit moment a deux
Daemon Stebbins, le  Jeu 20 Juil - 22:00

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Au vu de ses mots, Elhiya n'était pas décidée à me pardonner. Le regard qu'elle continuait sur moi, me faisait encore plus sentir coupable. Vraiment, je ne savais pas comment rééquilibrer les choses. J'avais fait du mieux que j'avais pu pour montrer ma repentance et celle-ci se révélait être un échec complet. Pourtant à plusieurs reprises, j'avais vu qu'elle désirait me dire quelque chose mais sans succès. Il avait bien eu ce "je". Cependant il n'avait débouché sur rien d'autre que ce silence assourdissant qui avait durée plusieurs minutes pendant ma expiation. Une idée, il m'en fallait une et vite. Néanmoins rien ne me venait. j'avais la sensation que mon cerveau me trahissait alors que j'avais besoin qu'il réagisse au quart de tour. C'est alors que la blonde me jeta le nom de sa maison à la figure d'une manière assez tendue,s'attendant certainement que j'émette un jugement. Je lui répondis sans hésiter :

- Elhiya...

C'était la première fois que je prononçais son prénom et j’espérais surtout que cela ne serait pas la dernière.

- Je ne m'attendais à rien. Je ne jugerai jamais les gens sur leur maison. Je sais très bien qu'il y a des gens biens et mauvais dans chacune.

Je respirais un bonne bouffée d'air et ajouta :

- Honnêtement, je ne sais pas comment m'y prendre pour que tu te rendes compte de combien je regrette mon attitude. Je suis pas le genre à faire des excuses donc peut-être tu penses que je m'y prends mal ou que je ne fais que prononcer des paroles vides de sens pour toi. Mais crois moi, c'est une grande première pour moi. Je n'ai pas l'habitude de tant interagir avec les autres. Très souvent, je me contente de les écouter ou de sortir des phrases qui me paraissent logiques dans la situation à laquelle ils font face. Mon éducation n'a pas été du genre à m'apprendre à être vraiment démonstratif. C'est comme ça, chez les japonais. Ma sœur Aya a su y parvenir parce qu'elle posséde les traits de caractères de mon père. Moi, j'ai ceux maternels.

Je n'avais pas cillé une seconde en dévoilant ce côté de ma personnalité. Après tout, si je voulais réussir à l'atteindre. Il fallait bien que je prenne un risque. Quitte à ce qu'elle ironise sur ma situation en me traitant de fils à maman.

- Peut-être l'as-tu connu. Elle était à Poufsouffle et sortait avec Jamie Mac Culloch qui était de la maison.

* Mais qu'est-ce qui me prend de meubler de la sorte. Tu es entrain de tomber bien bas Stebbins.  Ressaisis-toi idiot ! *

Je ne savais plus de quelle manière me dépêtrer de cette situation. Plus je tentais de réparer ce qui s'était produit quelques minutes plus tôt, plus jamais la sinistre impression de me noyer dans l'un des célèbres marécages perpétuels du magasin de farces et attrapes Weasley. Que les relations, avec une personne qui vous intéresse, semblent compliquées. Il faudrait que j'envoie un hibou à Jamie afin qu'il m'éclaire sur ce sujet. Car, si je l'envoyais à ma sœur, j'en entendrais certainement parler jusqu'à la fin de mes jours.

Je fus tirer de mes pensées quand j'entendis la serpentarde évoquer l'envie d'un verre. Je n'étais pas certain que ce soit la plus brillante des idées. Cependant si cela me permettait de sortir de ce bourbier, il n' y avait pas à hésiter une seconde. Je lançais alors :

- Où souhaites-tu aller pour cela ? D'après moi, nous avons plusieurs possibilités.  Premièrement,rester ici tandis que je vais chercher de quoi de te désaltérer à la cuisine. Sinon nous pouvons nous rendre à Pré-au-Lard au trois balais ou à la tête de Sanglier, si tu n'aime pas te retrouver dans la foule.

Je souhaitais par-dessus tout que l'une de ses propositions face écho au besoin de la jeune fille. Ainsi, peut-être, avec le changement de décor, la souafle reviendrait au centre du terrain et nous pourrions recommencer les choses sur de meilleures bases.

* Merlin fait que ce soit possible *

- Alors que décides-tu, Doxy ?

Je n'avais trouvé que cela pour montrer mon envie de calmer les choses...
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Re: Petit moment a deux
Elhiya Ellis, le  Ven 21 Juil - 10:18

Son nom, il avait prononcé son nom comme une lancinante supplication douloureuse qu’elle ne comprenait pas. Imperméable au semblant de détresse qu’elle pouvait lire dans son regard piqué d’ambre. Il était trop tard pour les regrets, elle pensait que son attitude distante était suffisamment équivoque pour qu’il le comprenne. Mais non, le brun avait pris une grande inspiration à son tour, avant de déverser sur elle un flot de parole considérable, laissant la blonde abasourdi alors qu’elle l’écoutait, impuissante. Il n’arrêtait pas, se justifiant du mieux qu’il pouvait, se mettant à nu, pointant du doigt son éducation japonaise trop stricte, ou encore son caractère trop docile qui ne l’avait pas poussé à la rébellion. Elhiya ne savait pas où se mettre, en aucun cas elle n’avait désiré en savoir plus sur ses agissements, du moins pas comme ça. Son estomac se noua désagréablement, ennuyée pour lui. Elle voulait qu’il cesse d’essayer de justifier, elle n’en avait pas besoin, enfin, elle ne lui avait surtout rien demandé. D’un sourire en coin, elle posa sur lui un regard attendrit, à sa grande surprise. Elle n’aurait jamais cru qu’il désirait si ardemment se faire pardonner, et quelque part, ça avait réussi à la toucher. Elle, si prompte à dénigrer les sentiments des autres...Elle, si amène à tourner en dérision la moindre état d’âme… Elle se retrouvait à détourner les yeux devant ce garçon, comme une gosse qu’on venait d’houspiller après jeté exprès un ballon à la figure d’un gamin…

Il ne semblait pas vouloir s’arrêter, lui demandant soudainement si elle avait connu sa sœur, une Jaune, elle se contenta de lui adresser un regard inquisiteur, ne saisissant pas très bien où il voulait en venir. Pourquoi aurait-elle connu sa sœur ainée ? Dans quelle réalité alternative aurait-elle pu copiner avec une Poufsouffle plus âgée ? Se rendait-il compte que dans sa logique d’expiation il avait fini par lui emmêler les idées ? Plus que par la simple caresse de son souffle chaud sur ses lèvres ? Pas sûr. Elhiya avait préféré ne faire comme si de rien n’était, concluant uniquement que s’il s’acharnait autant à lui fournir un lot d’explications –quelques peu bancales-, elle pouvait bien tacher de ne plus trop loin en vouloir. D’où la suggestion d’aller boire un verre !

Sans trop d’étonnement, après la tirade qu’il avait utilisée pour se justifier, le brun parut satisfait de cette proposition. Pas vraiment intéressé à l’idée d’ingurgiter un liquide alcoolisé, mais soulagé de ne pas se prendre une nouvelle réflexion piquante dans les dents. Il énuméra plusieurs possibilités à la blonde, sautant sur l’occasion pour changer de sujet. Elle lui sourit doucement, d’un simple sourire en coin qui transparaissait, finalement, comme amusé. Compliqué de réussir à rester imperméable devant ce soudain engouement. Mais il était hors de question qu’elle le laisse entrevoir que sa colère s’atténuait rapidement face à ses efforts. Et quant à son trouble… elle ne voulait pas y penser, elle s’efforçait tant bien que mal à chasser de son esprit les images qui lui était venues insinueusement en tête quand il l’avait agrippée par la taille. Et pour le moment ça semblait fonctionner, tant qu’il restait à une distance suffisante en tout cas. D’un geste bref, la blonde récupéra son Flereur dans les bras, et hocha négativement de la tête aux propositions évoquées par Daemon. Se releva, et sans un regard commença à se diriger vers sa place initiale.


« Rien de tout ça, retrouve-moi à la gare d’ici un quart d’heure si tu veux m’accompagner. Moi je dois ramener Muffin et Myrtille dans mon dortoir. »

Brève et concise, si elle pouvait limiter le contact visuel avec le brun ça l’arrangeait pour le moment. Elle ne lui laissa pas le temps de poser plus de questions, et s’éloigna de lui, le félin miaulant tout contre sa poitrine, très certainement mécontent d’être ainsi délogé de son coussin d’herbe frais. Bloc de dessin, boursouflet, et sac contenant le reste de ses affaires embarqués à la va-vite pour se diriger vers l’enceinte de l’école et ne pas trainer plus longtemps dans le champ de vision de Daemon.

Plus que l’envie de se repaitre dans un verre de whisky, la blonde aspirait à un semblant de calme sur le trajet retour afin de se remettre les idées en place. Dure d’ignorer ce qui venait de se passer cette dernière demi-heure, elle avait beau essayer, mettre la meilleure volonté au monde, elle ne cessait de gamberger. Non pas car Daemon l’avait troublée en l’attirant à lui –n’importe quel garçon de son âge ayant fait de même, sous effet de surprise, l’aurait fatalement perturbée pendant un court instant- mais car c’était son propre comportement qui la gênait. Jusqu’à présent, son esprit ne l’avait jamais trahit de la sorte en lui imposant des idées du genre. Habituellement, il lui sommait juste de se débarrasser de l’importun d’une réplique cinglante ou d’un sortilège, mais là... Rien de tout ça. Au contraire, il lui intimait carrément de se laisser faire, de voir ce que le brun pouvait proposer, de l’inviter à en faire plus…

*Rhaa fait chier*

Ca n’avait pas de sens, et ça l’agaçait plus que tout, cette fichu image était revenue, alors qu’elle n’en voulait pas, la faisant piquer un far alors qu’elle se dirigeait vers les cachots. Secouant la tête énergiquement de gauche à droite pour se reprendre, elle manqua de bousculer un Serpentard qui sortait de la salle commune. Sans un mot d’excuse elle s’engouffra dans sa chambre, reposa les animaux sur le lit et récupéra les affaires nécessaires pour prendre le train, maugréant tout seule. Ce trouble finirait bien par lui passer, pas le choix, quand elle s’était retrouvée face à l’autre Serpentard adulte et hautain qui se prenait pour un tombeur, elle n’avait pas cillé d’un pouce. Donc elle ne voyait pas pourquoi –ni comment- un gosse comme Daemon arriverait à l’ébranler. C’était car il l’avait eu en traitre qu’elle s’était déstabilisée, rien de plus. Et puis c’était forcément un gamin à ses yeux vu qu’il était encore étudiant, donc la seule explication plausible était celle-ci : la surprise avait joué en sa faveur. Rien de plus

Brève vérification du contenu du sac : bloc de dessin petit format et fusain –elle ne voyait pas pourquoi elle ne les prendrait pas-, roman moldu qu’elle n’avait pas encore fini, porte-monnaie comportant les deux types de pièce monétaire- petites boite à cookies faits par sa mère –même si avec son estomac encore en berne elle n’escomptait pas pouvoir en grignoter un-, bouteille d’eau, baguette et… Myrtille. D’un haussement de sourcil désapprobateur, Elhiya délogea la boule de poil qui avait sauté dans son sac. Où elle comptait aller, le petit Boursouflet n’était pas le bienvenu. La gratifiant d’une caresser et la positionnant sous son oreiller, la blonde fila rejoindre la gare de Poudlard.


[Fin du Rp pour nous 2 – suite plus loin]
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Re: Petit moment a deux
Zélie Hepburn, le  Dim 20 Aoû - 7:49


The hurt wants what he whants
- pv Fergus -

__________________________




Tu as disparu. Ta tête a quitté Poudlard, elle a plongé d'une traite dans l'univers si particulier que tu tiens entre tes mains. L'histoire d'un Poirot, d'une enquête, d'un meurtre. Tu n'as pas notion du temps. Depuis combien de temps es-tu assise là, au bord du lac ? Depuis combien de temps, es-tu enfuie dans les pages de ton livre ? Tu as rejoint le parc en fin de journée, tu ne supportais plus l'excitation de ta salle commune. Tu as de plus en plus besoin de solitude ces temps-ci. Parfois, ça te prend comme ça, une soudaine envie de t'isoler du monde, de retrouver la fraîcheur de dehors, tu es aussi pâle qu'un fantôme à force de rester cloîtrée à l'intérieur. Tu es assise depuis plus d'une heure au pied d'un grand arbre qui t'apporte l’ombre dont tu as besoin pour ne pas fondre sous le soleil.

Ton livre t'a été offert par ta mère. C'est un livre marqué, annoté, souligné par sa petite main. Elle te comprend mieux que personne, ta moman, elle semble même parfois lire dans tes pensées. Tu as besoin de repos, de te changer les idées et voilà qu'Ivy pointe le bout de son bec, un colis à la patte. Mais qu'est-ce que c'est qu'ce truc... Tu aimes lire, 'fin ça dépend quoi et ça dépend quand. Tu apprécies lire, dira t-on. Ce qui te plait, c'est le pouvoir qu'ont ces bouquins poussiéreux de t'absorber dans leurs pages. Lire ? Borf... Dix minutes plus tard te voilà obnubilée par c't'inspecteur au nom de légume et gare à celui qui osera te déranger. Quel est le dicton déjà ? On ne dit pas qu'on n'aime pas alors qu'on n'a pas goûté.

T'enfuir... Tu aimerais tellement t'enfuir. Loin des soucis, loin de tes angoisses, de tes peurs, loin de ton monde qui semble ne plus être le tien. Un enfant perdu rêvant du pays imaginaire, une gamine voulant disparaître dans le fond de son armoire, une petite blonde tombant de ses rêves comme elle tomberait dans un trou. Tant de comparaisons étaient possibles. Tu aimerais tellement t'enfuir et le meilleur moyen que tu ais trouvé jusqu'à maintenant se trouve être la lecture mais tu ne te l'avoueras sans doute jamais. Tu y as pensé une fois, à créer ton propre univers, à le décrire dans des pages. Tu ne t'y prends pas si mal avec les phrases, seulement qui serait intéressé par ce genre d'histoire futile ? Si seulement tu décides de le partager, ce qui est loin d'être certain. Partager quoi ? Ta déprime, ta tristesse, tes pensées complètement folles ? Certainement pas.

Un bras que te tend le vent vient t'arracher ton livre des mains. Il s'envole, vole, virevolte et atterrit quelques mètres plus loin. Tu essayes de me faire passer un message ? Toi, tu restes assise au pied du grand arbre, tu es enracinée. La réalité vient de te frapper de plein fouet. Tu n'es pas dans un de ces mondes merveilleux, tu es ici, dans le parc de Poudlard, occupée à fondre comme un glaçon en plein désert, alors tu combats ta fainéantise et tu te lèves. Peu importe ceux qui passent, peu importe ceux qui regardent, peu importe ceux qui jugent, tu te lèves et retires ta cape de sorcier, tu ne lances pas même un regard à ton pauvre bouquin gisant toujours sur le sol à quelques mètres de là. Tu retires ton t-shirt, tu retires ta jupe, tu retires tes chaussures, tu retires tes chaussettes et t'approches du lac. Tu regardes longuement cette étendue d'eau qui ne bouge pas. Elle fait la sieste peut-être ? Pas une onde ne vient troubler ce beau tableau. Tout est si calme, tout est si paisible. Pourquoi tout est si calme et si paisible excepté toi ? C'est tellement injuste. Pourquoi ne pourrais-je pas être sereine, pourquoi ne pourrais-je pas être heureuse ? C'est tellement injuste ! Alors tu sautes sans réfléchir, tu viens troubler ce beau tableau, tu viens le déchirer en deux. Tu te laisses emporter dans les profondeurs du lac sans tenter de te débattre. À quoi bon ? Tu laisses l'eau se balader dans tes cheveux, caresser tes pieds, refroidir ta peau brûlante. Tu voudrais tant rester là, bercée par les bulles.

Mais tu remontes.

L'oxygène qui s'engouffre dans tes poumons te fait sentir plus vivante que jamais. Tu laisses ton corps flotter à la surface de l'eau comme une branche tombée de son arbre, tu fermes les yeux et tentes de sentir chaque rayon du soleil réchauffer ta peau mouillée. Tu ne remarques pas cette silhouette, cette ombre qui est soudainement apparue sur la berge et qui te regarde.  

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Re: Petit moment a deux
Fergus Blake, le  Dim 20 Aoû - 9:16

Il fait chaud...

Pourquoi avais-je décidé d'aller dehors sous ce soleil? À peine étais-je sorti du château que je sentais chaque rayon de cette boule de feu dans le ciel plomber sur moi avec toute sa chaleur. Je retirai immédiatement ma cape noire au revers rouge, la pliant et la tenant sous mon bras. Roulant les manches de ma chemise et déboutonnant les deux boutons les plus hauts, je repris mon chemin. Ma route vers nulle part. Parfois, à Poudlard, il est si facile de se demander quoi faire, de chercher un endroit où respirer. J'ai toujours l'impression de croiser des élèves un peu partout et, même si j'aurais moins de chance d'en rencontrer, je ne préfère pas aller dans des locaux de classe en journée de congé.
C'est pourquoi je suis allé dehors. Même si d'autres étudiants y sont, c'est bien plus facile de simplement s'éloigner un peu, vivre sa vie, quoi. On n'est pas limité par les couloirs, les escaliers, les portes... Me dirigeant vers le lac, endroit où j'aimais bien observer la nature, je faisais attention à ne pas m'approcher trop des autres. Après une semaine de cours un peu plus dure qu'à l'habitude, après quelques nuits de trop à dormir très peu, à trop penser et à me poser bien trop de questions, j'avais énormément besoin de décompresser. Je m'assis près d'un arbre, le lac sur ma droite, observant la forêt, ses arbres dansants, suivant les petites bourrasques de vent qui allaient et venaient par-ci, par-là.
Le ciel était sans nuage. J'aurais pu apprécier une toute petite pluie, ou même un peu de nuages pour faire de l'ombre. Visiblement, c'était trop demander. Soupirant, je fermai les yeux. Je ne pensais à rien. Je faisais de mon mieux pour seulement me concentrer sur moi-même. Ma respiration, mon corps. Pourtant, je pensais à tout, à rien... Que vais-je faire, après cette dernière année à Poudlard? Certains ont tant de buts, d'aspirations, de rêves... Moi, je ne veux qu'être libre de faire ce que je veux... Ça existe, comme métier? Peut-être chez les moldus? Ça peut valoir la peine de vérifier...

Non. Pas maintenant, reposes-toi, penses à rien.

Pourtant, ce n'était pas facile. J'entendais d'autres élèves s'agiter. Ils ne s'arrêtaient pas. J'attendis un peu, mais ça n'arrêtais vraisemblablement pas. Ne portant pas trop attention, je ne captai que quelques mots, mais je ne comprenais pas du tout ce qu'ils disaient. J'ouvrais un oeil, voyant des jeunes pointer vers le lac. J'ouvris l'autre oeil, dirigeant ma paire de yeux dans la direction que pointaient les doigts des élèves.
Une fille. Mais ce n'étais pas qu'une fille. Une fille de mon âge, Gryffondor à en juger par les couleurs de la cape de sorcier qu'elle venait de jeter par terre, était maintenant en train de retirer son t-shirt. Puis ce fut le tour de sa jupe, de ses souliers et de ses chaussettes. J'aurais été intrigué, mais quand elle s'avança vers le lac, je fermai les yeux. En fait, je la comprend. Il fait si chaud. J'ouvris les yeux à nouveau. Le lac!? Ce n'est pas nécessairement l'endroit préféré des élèves pour se baigner. À peine avais-je eu le temps d'ouvrir les yeux que je la vis sauter dans l'eau. L'eau si calme du lac était maintenant toute agitée. Le son produit par son entrée dans l'eau avait déchiré une certaine ambiance de manière bien plus drastique que les murmures des élèves qui m'avaient fait remarquer cette fille plus tôt.
Avant même de m'en rendre compte, j'étais debout. Je marchais vers la rive du lac, non-loin de la jeune femme nageuse. Elle tardait à remonter à la surface. Comme moi, lorsque je vais sous l'eau. Je profite de chaque instant dans cet univers silencieux, flou, mais particulièrement appréciable. Je me demande si l'eau est froide...

Justement!

Je m'approchai un peu plus de la rive. Les autres élèves se désintéressaient peu à peu et commençaient à retourner à leurs occupations. La jeune femme était remontée à la surface. Contrairement à son entrée sous l'eau, sa sortie s'était faite doucement, sans bruit. Elle se laissait flotter, les yeux fermés, le soleil brillant à travers chaque petite goutte sur sa peau mouillée. C'était franchement très beau à voir. J'avais soudainement envie de la rejoindre. Juste comme ça. Ça semblait agréable, et ça me changerait les idées. Mais oserais-je la déranger? l'interrompre? Pourquoi pas, je n'ai pas grand chose à perdre.

- T'as envie d'un peu de compagnie? lui demandais-je, souriant. Sans attendre la réponse, je commençais déjà à déboutonner les boutons de ma chemise qui ne l'étaient pas déjà.
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Re: Petit moment a deux
Zélie Hepburn, le  Mar 22 Aoû - 0:07



Tu regardes le ciel. Tu sembles si légère. Qui aurait cru que l'étendue d'eau serait suffisamment forte pour supporter ton poids ainsi que celui que tu portes sur les épaules ? Plus rien ne compte à cet instant. Les arbres, ton livre, les créatures qui nagent sous ton corps brûlant ont disparu. Il n'y a plus que toi et l'immensité du ciel. Le voilà ton univers tant recherché. Le ciel. Qu'est-ce qui peut bien se cacher derrière ces nuages ? Comment pourrais-tu l'atteindre ?

Tu retournes à la réalité lorsque tu entends cette voix au loin. C'est une voix grave, une voix que tu ne connais pas. Elle résonne dans ta tête comme une alarme incendie.

    « T'as envie d'un peu de compagnie ? »


Te voilà aussi lourde que le plomb. Tu te redresses pour éviter de couler dans les profondeurs du lac, à nouveau. Tu regardes celui qui vient de te déranger dans ta perte de contrôle. C'est un garçon Gryffondor qui n'a apparemment pas attendu ta réponse pour commencer à se déshabiller. Tu le dévisages. Tu aurais peut-être rougi en temps normal, tu es tout de même en sous-vêtements, mais aujourd'hui tu as décidé de laisser ta gêne de côté. Il doit avoir ton âge, seize, dix-sept ans. Il est grand et te regarde avec ses yeux caramels, de magnifiques yeux caramels. Il est beau, magnifiquement beau. Tu le fixes sans rien dire. Un léger frisson parcourt ton corps. Il délivre un tel charisme qu'il en devient troublant. En tant normal, tu ne t'aurais jamais permis de reluquer un gars de la sorte, mes tes yeux semblent collés à son corps découvert. Tu as perdu ta voix. Les mots viennent s'échouer sur le bout de ta langue. Ton cœur loupe un battement, t'obligeant à dévier le regard. Quelque chose d'étrange émane de lui et sans que tu puisses l'expliquer, il réussit à t'intriguer. Il étire ses lèvres en un grand sourire et tu te sens aussitôt rougir. Ressaisis-toi, bon sang !

    « Je suppose que ma réponse n'a pas beaucoup d'importance.»

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Re: Petit moment a deux
Fergus Blake, le  Mar 22 Aoû - 4:39

Ce n'était pas voulu, mais je crois bien l'avoir surprise... Sa réaction fut adorable. Perdant l'équilibre qu'elle avait trouvé à la surface de l'eau, elle me trouva du regard, se redressant pour ne pas s'enfoncer sous l'eau. Nos regards se sont croisés, puis je la vis me regarder alors que je finissais de retirer ma chemise. Alors que je terminais de retirer mes vêtements, je sentais son regard qui me fixait. Amusé, je la regardai de nouveau, mais elle dévia immédiatement le regard. Je lui souris, afin de la rassurer, mais je vis ses joues prendre une teinte plus rosée alors qu'elle vit mon sourire.

- Je suppose que ma réponse n'a pas beaucoup d'importance, me dit-elle alors que je sautais dans le lac, éclaboussant un peu la nageuse par la même occasion.

Effectivement, ma décision était prise depuis un moment déjà. Il faisait trop chaud pour ne pas se baigner, surtout en voyant une fille comme elle le faire. Je la trouvais assez jolie, avec ses cheveux châtains pâles et ses magnifiques yeux verts, et son rouge à lèvre. Sa peau et ses cheveux mouillés la rendaient encore plus jolie, reflétant de partout les rayons du soleil. Je plongeai quelques secondes la tête dans l'eau, m'habituant à la chaleur, ou plutôt la fraîcheur du lac. En ressortant la tête de l'eau, je passai ma main dans mes cheveux afin de les empêcher de se placer devant mes yeux, puis me retournai vers la jeun gryffondor, qui semblait avoir 15 ou 16 ans. Je remarquai son petit nez, légèrement retroussé, qui la rendait encore un peu plus mignonne. Mignonne ou jolie? Un peu des deux. J'avais de la difficulté à déterminer son âge... Peut-être avait-elle 17 ans, comme moi, en fait! C'était difficile à dire. Ja m'approchai d'elle afin de lui parler, mais j'eu un petit blocage de quelques secondes en croisant son regard. Remerciant la vie de ne pas avoir une peau qui rougis beaucoup, je me lançai.

- En effet, j'ai bien envie de me rafraîchir un peu! dis-je. Quel est ton nom?

Mes yeux plongés dans les siens, je ne pouvais empêcher le sourire en coin qui voulait se dessiner sur mes lèvres. J'ai bien fait de sortir prendre l'air, tout compte fait. J'aurais pu rater cette fille et ne jamais la rencontrer. Il y avait véritablement un je ne sais quoi dans son regard, dans son visage, qui m'attirait. Pourquoi pas? Autant faire connaissance!
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Re: Petit moment a deux
Zélie Hepburn, le  Mer 23 Aoû - 4:45




Ton visage reste impassible malgré la tempête qui fait rage dans ton cerveau et dans ton cœur. Qui est ce garçon ? Pourquoi ne l'as-tu jamais croisé auparavant ? Dans quelle maison est-il ? Tant de questions sans réponse se bousculent dans ta tête alors que le bel Apollon continue de défaire sa chemise, doucement, petit à petit, comme pour te préparer à la suite.

Il plonge sans hésiter dans le lac, dans ton lac. Sa tête finit par réapparaître hors de l'eau. De petites gouttes ruissellent sur son visage, le caressent délicatement, dessinent ses traits. Tu gardes tant bien que mal ton calme et tentes de chasser ce je-ne-sais-quoi qui te prend subitement les tripes et qui te fait paniquer. Tu ne souris pas, tu en es incapable. Ce garçon vient de te pétrifier, il ne lui a fallu que d'un regard. Cette perte de contrôle-là, tu n'en as pas l'habitude, tu en es terrifiée.

    « En effet, j'ai bien envie de me rafraîchir un peu ! Quel est ton nom ?»


Mon ? Tu ne l'écoutes que d'une oreille, tu as plongé dans ses yeux qui ne sont plus caramels, non, ils sont verts. Maintenant, tu le perçois clairement. Une couleur si particulière, un vert bruni. Tu ne réponds pas tout de suite, tu tentes de mettre une distance entre vous, d'accrocher un voile entre vos deux visages, tu tentes de te protéger de ce garçon qui est apparu sans prévenir et qui commence peu à peu à prendre le contrôle de ton esprit. Tu n'arrives plus à retrouver pied, tu te perds et ça te terrifie. Il te voit sûrement comme une adolescente asociale, ou comme une proie difficile à attraper.

    « Zélie, je m'appelle Zélie. Hum... Et toi ? Dans quelle maison es-tu, je n'ai pas l'impression t'avoir déjà croisé. Je suis peut-être aveugle, ce n'est pas exclu non plus.»


Après tout, il est peut-être à Gryffondor ? Retenir les visages ça n'a jamais été ton plus grand talent. Même ce visage... Tu es incapable de citer plus de cinq lions qui te croisent pourtant chaque jour en entrant dans la classe.
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Re: Petit moment a deux
Fergus Blake, le  Mer 23 Aoû - 5:40

L'avais-je effrayée? La jeune fille avait une réaction assez spéciale. Elle semblait se figer, incapable de sourire. Elle me fixait dans les yeux, faisant attendre sa réponse, alors qu'elle semblait avoir un peu de misère à rester stable à la surface. Je ne pouvais, malgré ça, m'empêcher de la trouver mignonne. En fait, sa réaction la rendait un peu plus adorable. Alors qu'elle ne quittait pas mes yeux du regard, j'en profitai pour admirer un peu plus les siens, qui étaient vraiment magnifique. Un très beau vert.

- Zélie, je m'appelle Zélie. Hum... Et toi ? Dans quelle maison es-tu, je n'ai pas l'impression t'avoir déjà croisé. Je suis peut-être aveugle, ce n'est pas exclu non plus.

Zélie... Joli nom! Par contre, elle ne semble pas avoir remarqué que je suis dans la même maison qu'elle. Pour être franc, si je n'avais pas vu son uniforme plus tôt, j'aurais peut-être pensé qu'elle était dans une autre maison. Je n'avais jamais vraiment remarqué cette fille, et maintenant ça me semblait presque impossible. Comment ai-je pu être aussi aveugle? Enfin, au moins je ne suis pas le seul. Profitant de la légèreté que l'on gagne dans l'eau, je me laissai flotter sur le dos.

- Je m'appelle Fergus... Et je suis dans Gryffondor, comme-toi!, dis-je en faisant un signe de tête vers la cape de sorcière qu'elle avait laissée sur la rive. Honnêtement, je ne me rappelles pas non-plus t'avoir croisé... Ça semble fou, non? Tu es en quelle année?

Je parlais beaucoup... C'est toujours la même chose. Dès que je passe un bon moment avec quelqu'un, que je n'ai pas envie que la conversation s'arrête, je ne peux m'empêcher de rajouter quelque chose ; une question, une idée, une proposition d'activité... En fait, c'est presque cette manie qui me fait me rendre compte que je passe un bon moment. Je regardais le ciel, bleu, bien éclairé, avec quelques oiseaux qui volaient par-ci, par là... Quelle beauté, c'est poétique. Puis, je me tournai vers l'autre lionne, fixant de nouveau mon regard dans ses yeux. Là, c'est pareil. Quelle beauté, c'est poétique.
Je senti mes joues devenir légèrement plus chaudes, je rougissait. Pourquoi donc? Je ne suis pas timide, gêné...
Mais je ne suis pas complètement moi-même depuis que je suis avec elle...
Enfin, si, mais ces papillons dans l'estomac me font agir bizarrement...
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Re: Petit moment a deux
Zélie Hepburn, le  Mar 29 Aoû - 15:12



J'ai supposé que la rencontre se passait lors de la fin de leur 6e. MP si à redire.
Sorry pour ce manque d'inspi critique.

Il était là, à quelques centimètres de ta peau, de ton corps presque complètement nu. Il se laisse flotter sur le dos comme toi quelques minutes auparavant, lorsque tu ne le connaissais pas encore. Étrange. Tu voudrais disparaître et ne jamais repartir. Des sentiments contradictoires ne cessent de se cogner dans ta tête. Tu as peur, peur de cette sensation qui te prend soudainement les tripes. Une sensation pourtant pas si désagréable.

    « Je m'appelle Fergus... Et je suis dans Gryffondor, comme-toi ! » Tu lèves un sourcil... Comment a-t-il su que... Ah. Ta robe de sorcier laissée sur la berge. T'a-t-il vu te déshabiller ? Tu rougis légèrement à cette idée. « Honnêtement, je ne me rappelles pas non-plus t'avoir croisé... Ça semble fou, non ? Tu es en quelle année ? »


Il est donc dans la même maison que toi ? Un sentiment de culpabilité te secoue soudainement. Tu ne l'as jamais remarqué, pourquoi ? Pourquoi son visage ne sait-il pas imprimé le première fois que tu l'as croisé ? Parce que tu l'as automatiquement déjà croisé, ce n'est pas possible autrement. Ta culpabilité s'apaise quelque peu lorsque tu te rends compte que lui non plus ne se souvient pas de toi. C'est un inconnue à tes yeux comme tu es une inconnue aux siens. Il faut toujours quelques secondes à ton cerveau pour se reconnecter. Il t'a posé une question, tu es censée lui répondre. Tu sais, comme dans tous dialogues.

    « Oui... C'est assez surprenant. Je suis en sixième année et... toi ? La même, je parie.»


Bien sûr... Un fantôme, comme tout le reste de ta classe. Une silhouette transparente que tu ne remarques qu'une fois qu'elle te bouscule. Ça se passe presque à chaque fois comme cela même si tu caches plutôt bien ton jeu. Amitié, tu ne saurais pas décrire ce terme. Il est toujours question d'exagération, de fausseté, de jet'adorejet'adore en excès, tout ça brouille la vérité et la réalité.
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Re: Petit moment a deux
Fergus Blake, le  Dim 3 Sep - 1:02

- Oui... C'est assez surprenant. Je suis en sixième année et... toi ? La même, je parie.

Je ne sais comment elle avait deviné, mais en tout cas, la situation me paraissait tout d'un coup plutôt étrange. Deux gryffondors de la même année, il faut vraiment être aveugle pour se rencontrer à la fin de l'avant-dernière année de notre vie à cette école... En tout cas, vaut mieux tard que jamais. Elle parle peu, mais sa voix est si plaisante à entendre. Je me laissais toujours flotter, mais je ne regardais plus le ciel. Je la regardais elle, avec ses cheveux qui trempent dans l'eau, sa peau qui semble si douce.

- Oui, je suis en sixième aussi...

Mieux vaut tard que jamais, mais j'aurais tout de même aimé la rencontré plus tôt. L'année tire à sa fin, et après il n'en restera qu'une autre. J'ai l'envie de passer beaucoup de temps avec cette Zélie, mais je me connais, c'est toujours pareil. On s'écrira peu durant l'été, on se reparlera pas vraiment à la rentrée de l'année d'après, et voilà, oubliés. J'ai cette fâcheuse tendance à ne pas garder mes relations trop longtemps... Mais je ne sais pourquoi, j'ai tout de même envie de plus qu'une simple rencontre dans un lac avec une inconnue. J'ai envie de connaître plus que son nom et que son âge, mais je pense que je peux laisser ça pour une prochaine fois.

Le lac était calme, mais il y avait tout de même une sorte de courant qui me faisait bouger légèrement. Alors que j'étais une nouvelle fois perdu à observer les nuages, je senti quelque chose ; nos bras s'étaient touchés. Je sursautai, ce qui me fit cessai de flotter. Avalant un peu d'eau, je remontai à la surface, le teint rouge.

- Désolé, je voulais pas..!

Je coupai ma phrase là. Pourquoi je m'excusais? J'ai souvent cette manie sous la pression, de toujours m'excuser pour rien. Si je n'avais rien dit, elle aurait sûrement tout simplement ignoré ce contact si minime, mais maintenant, grâce à moi-même, je risque d'avoir l'air stupide... Je la regardais quand même, un sourire plutôt timide affiché sur mon visage.
Zélie Hepburn
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Préfet(e)/Gryffondor
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Re: Petit moment a deux
Zélie Hepburn, le  Dim 10 Sep - 15:38



Laisse toi flotter


Tu le regardes. Tu n'arrives pas à détacher tes yeux de ses cheveux mouillés, de sa peau, de ses yeux. Tu te sens si vulnérable, si fragile, lui paraît si fort, si robuste. Tu es la feuille, il est le tronc. Ton coeur arrête de battre lorsque ses pupilles plongent dans les tiennes. Tes joues deviennent écarlates mais il ne le remarque sûrement pas tant il semble absorbé par le vert de tes yeux. Il te regarde. Cet instant semble irréel. Cet instant ne dure que quelques secondes, tu voudrais qu'il dure une éternité.

    « Oui, je suis en sixième aussi... »


C'est voix est douce, elle te caresse les oreilles. Même maison, même année, c'est tout de même étrange, presque inimaginable, comme ce moment, comme la bulle qui s'est formée autour de vos corps inertes. Puis c'est la panique, tes poils s'hérissent lorsque son bras vient frôler le tien. Un brève seconde qui permet à ton esprit de se déconnecter. Fergus sursaute et se détache, il enfuit son visage aussi rouge qu'une pivoine dans l'eau, derrière son bouclier. Il finit par remonter à la surface, le teint écarlate.

    « Désolé, je voulais pas..! »


Tu te sens si vulnérable, si fragile, lui paraît si fort, si robuste... Non, il est maintenant aussi vulnérable et fragile que toi. Ta gorge est sèche, tu as froid, tu as chaud. Tu prends alors pleinement conscience de ce qui se passe. Enfin. Depuis tout à l'heure, tu sembles inaccessible, détachée. Que doit-il en penser ? Inaccessible ? Ce contact vient de te prouver le contraire. Tu lui souris.

    « Ce n'est rien... Je ne mords pas. »


Tu ne sais pas ce qui te prend mais tu as soudainement envie de le faire rire, de le faire sourire. Revoir ses lèvres s'étirer, ses yeux briller, alors tu l'éclabousses. C'est tellement facile.
Fergus Blake
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Re: Petit moment a deux
Fergus Blake, le  Dim 17 Sep - 6:07

- Ce n'est rien... Je ne mords pas.

Une chance qu'elle ne mord pas. Depuis tout à l'heure, c'était ma seule crainte! On ne sait jamais, ça peut faire mal quelqu'un qui mord. Je ne pu m'empêcher de sourire, mais ce sourire disparut aussi vite qu'il était arrivé lorsque la jolie Gryffondor décida de m'éclabousser. Cependant, en voyant son regard et son petit sourire, cette expression à quelque part entre l'incertitude et une certaine espièglerie, je lui rendit un sourire en coin, essuyant avec ma main l'eau qui m'était arrivée dans le visage. Puis, je l'éclaboussai à son tour, ne pouvant m'empêcher de rire.

Elle était spéciale, cette Zélie. Non seulement avait-elle un nom aussi joli qu'unique, mais elle avait un caractère qui lui convenait parfaitement, à ce nom. Elle semblait quelque peu réservée, détachée, peut-être même un peu froide au début. Pourtant, elle n'avait pas hésité à laisser son uniforme sur la plage afin d'aller se baigner dans le lac de l'école, sous le regard d'autres élèves. Alors qu'elle m'avait semblé à la limite gênée lorsque j'étais arrivé, elle me provoquait maintenant en duel. Oui, un duel d'éclaboussures, mais c'est quand même un duel. Je l'aime bien, ce duel. Sans danger, amusant. Il me permet de former une sorte de lien, un bon moment, avec Zélie. Zéli-Zélo. Zéli-Zél'eau.

Je ne put m'empêcher de sourire encore plus. Depuis quand est-ce que je cherche des surnoms à ceux et celles que je rencontre? Je ne fais jamais ça. Étrange. Ça a surement un lien avec cette douce sensation dans ma poitrine qui évolue lentement en moi depuis tout à l'heure. Je le connais, ce sentiment. Aussi doux que troublant, il me donne l'impression d'avoir le ventre vide, le coeur plein, les poumons à la fois remplis, trop pleins d'air, à la fois vides, impossibles à remplir. Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive, et j'ignore où tout cela va me mener, mais j'espère que ça pourrait bien finir, cette fois.

Mais qu'est-ce que je raconte? Je viens de la rencontrer...

Je l'éclabousse une nouvelle fois, me préparant à cacher mon visage en cas d'éventuelles éclaboussures nouvelles de sa part.
Lïnwe Felagünd
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Re: Petit moment a deux
Lïnwe Felagünd, le  Dim 19 Nov - 15:56

Après deux moi sans réponse, je me permets de reprendre le sujet. PV si soucis.

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Confessions
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avec Twinzy


LA de Zack.
Suite à cette correspondance.


Des pas dansant sur les pavés glissants de l'école. La givre du froid sur les lèvres, brille de mille éclats face au vent. Ce vent d'hiver impertinent. La saison est tombée et le ciel se pare d'un long manteau de fourrure blanche. Les arbres sont dénudés de toute feuille et pourrissent sous le verglas. Senteur de neige matinale qui est tombée pendant la nuit. Senteur de mort silencieuse. Une douce agonie florale. Des spectres qui parcourent la petite place. C'est peut-être le seul moment de l'année où certains d'entre eux arborent ce sourire étoilé. Sourire d'enfant qui submerge les cadeaux. — Par opposition au monde, Lïnwe

qui descend les dernières marches menant tout droit au parc du domaine. Qui aurait l'idée de sortir par ce temps ? Si ce n'est le garçon et ses idées insolites. Si on réfléchit bien, le concept est bon et permet d'éviter toute autre distraction sonore que la litanie qui s'échappe des deux bouche de garçon. Et le couinement des chaussures dans la rive fine et poudreuse. Manque de détermination certaine dans les hautes sphères, là-bas, au-dessus des têtes.

Le monde est outrageusement muet. Et lorsqu'il parvint près du lac qui imite sans crier gare l'esthétique d'une claire patinoire, son ami est déjà là. Assis sur le banc, à se geler les c*uilles sûrement. Mais à force de penser au froid, ça brûle. C'est dans la tête. La tête qui se perd dans les dédales de folles neurones. La tête qui est sous contrôle schizophrénique. La tête qui se penche, de biais, à la manière des félidés lorsque quelque chose attire leur attention. Les yeux qui s'ouvrent en grand, le cœur qui palpite, comme ses bras qui enserrent le jeune homme d'une amitié sincère. La peur au ventre. Et la satisfaction de le revoir. Comme une fascination.

- Salut. J'ai amené quelque chose. fit-il
en laissant entrevoir une bouteille de whisky dans sa longue poche de caban.

A défaut d'être très bon en potion, il est précieux en alcool.
— Le petit remontant.

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