AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc :: Le Lac
Page 17 sur 17
Petit moment a deux
Aller à la page : Précédent  1 ... 10 ... 15, 16, 17
Daemon Stebbins
Préfet(e)/Gryffondor
Préfet(e)/Gryffondor

Re: Petit moment a deux

Message par : Daemon Stebbins, Jeu 8 Mar 2018 - 23:14






Tension entre cousins...

Josephine Campbell
Daemon Stebbins

“Une dispute obstinée souvent aliène les deux parties pour quelque temps. ” ♫♫♫


Je me sentais en phase avec ce que je disais. Le fait que Joséphine essayait de me faire la morale m'énervait au plus haut point. Je n'aimais pas ses allusions ou ses commentaires. Parce que sa copine était grande et majeur. Je n'avais pas être tenu responsable de ses actes. Chacun sa route et ses emmerdes. Et puis quand j'avais touché à son petit chéri waouuu. Elle avait sorti ses griffes. Mais j'étais sûr de mes propos au vue de son regard. Le petit Louis n'était pas un novice avec le sexe opposé.

- Tu ne veux pas que je le mêle à ça. Alors ne te mêle pas de mes affaires.

Je la fixais avec un sourire ironique.

- Tu m'idéalises trop Joséphine... Tu n'as vu qu'une partie de moi. Je ne suis ni ange ni prince. Je suis juste moi. Et comme chacun, j'ai aussi ma part d'ombre et peut-être un peu plus de défauts mais je les assumes. Si ce que je suis ne te plaît pas, tu n'es pas obligée de le voir ou de le supporter. Comme j'ai dit un jour à Aria, tu ne devrais pas juger les autres. On ne sait jamais comment on peut finir. Tout le monde peut avoir cette facette même les plus gentils d’entre nous.

Puis j'avais décidé de continuer sur son vert et argent.

- Et puis, tu ne devrais pas faire confiance à un vert et argent. Parce qu'ils cachent ce qu'ils sont et une fois qu'il aura eu tout ce qu'il voulait de toi, il changera et il partira en te mordant pour que jamais tu puisses oublier... Jusqu'à qu'il n'y est qu'une enveloppe noircie, prêt à balayer tous les beaux discours et les idéaux que tu pouvais avoir. Quand tu auras enfin grandi, tu pourras parler de tout ça en adulte.

Oui je disais ces choses pour la pousser à me laisser tranquille, à s'éloigner de moi comme j'avais repoussé Aria en quatrième parce que je ne supportais pas l'image qu'elle me renvoyait et que je voyais dans ses prunelles.

- Alors que comptes tu faire avec ce vert et argent ? Continuer ou abandonner ?

Je voyais bien que j'étais en train de gagner vers le but que je m'étais fixé. Lui faire perdre espoir en moi. Je ne voulais plus d'attache qui pourrait m'empêcher complètement d'être libre de tout ce que j'avais envie de faire et comme je l'entendais...


Code Daemon

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Josephine Campbell
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Petit moment a deux

Message par : Josephine Campbell, Ven 9 Mar 2018 - 11:52


Daemon savait trouver les mots pour lui faire mal. Il abordait les bons sujets et tournait les phrases de telle façon que tout ce qu'il disait, Jo le percevait comme une attaque. Il n'avait peut-être pas tort sur tout cependant. Elle n'aurait pas dû lui dire toutes ces choses. Et peut être que oui, elle l'avait trop idéalisé. Mais la prise de conscience faisait mal. Elle avait l'impression d'avoir perdu quelqu'un pour toujours et elle faisait ce qu'elle pouvait pour que son cousin s'en aperçoive. Sinon, il ne se serait pas encore privé pour faire une remarque mesquine.

- Et puis, tu ne devrais pas faire confiance à un vert et argent. Parce qu'ils cachent ce qu'ils sont et une fois qu'il aura eu tout ce qu'il voulait de toi

*Ah oui et c'est-à-dire...?*

- Il changera et il partira en te mordant pour que jamais tu puisses oublier... Jusqu'à qu'il n'y est qu'une enveloppe noircie, prêt à balayer tous les beaux discours et les idéaux que tu pouvais avoir.


Est ce que Daemon se rendait compte qu'il parlait de ce qu'il s'était passé avec sa copine ? Il était en train de tout mélanger. Son expérience malheureuse et la relation que Jo entretenait avec Louis. Elle ne pouvait pas savoir de quoi était fait l'avenir, mais elle était persuadée que Louis ne ferait jamais cela avec elle. Et les deux garçons ne se connaissaient même pas, d'où il pouvait sortir tout cela ! Et puis, quel était le but exactement ? La mettre en garde ou juste lui faire mal ?

- Quand tu auras enfin grandi, tu pourras parler de tout ça en adulte.


C'était ça être adulte ? Faire tout et n'importe quoi, sans se soucier des autres ? Et bien ça ne donnait pas du tout envie...

- Alors que comptes-tu faire avec ce vert et argent ? Continuer ou abandonner ?


Et il insistait en plus !

Jo avait envie de partir. Elle ne voulait plus le voir. Peut-être que tout cela n'était qu'un cauchemar en fin de compte. Qu'elle allait se réveiller et retrouver son cousin adorable à la table Gryffondor au petit-déjeuner. Si seulement... Mais elle venait d'enfoncer ses ongles dans sa paume de main et rien ne s'était passé.

- Qu'est-ce que ça peut te faire ? ça te préoccupe vraiment ? Tu ne connais pas Louis et tu te permets de dire toutes ces choses. Tout ce que tu viens de dire, c'est ce qu'il s'est passé avec Elhiya. Tous les serpentard ne sont pas mauvais, vils, calculateurs et destructeurs. C'est stupide. Et oui, je vais continuer avec Louis parce que je ne me suis jamais aussi bien senti avec quelqu'un. Je sais que je peux lui faire confiance, chose que tu devrais réapprendre à faire.

Elle pensait avoir trouvé quelqu'un avec qui elle pouvait avoir une relation semblable à une relation frere/soeur avec Daemon, mais elle se disait qu'elle s'était peut-être trompée. On ne dispute jamais comme ça avec quelqu'un de sa famille si ?
Revenir en haut Aller en bas
Daemon Stebbins
avatar
Préfet(e)/Gryffondor
Préfet(e)/Gryffondor
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Petit moment a deux

Message par : Daemon Stebbins, Ven 9 Mar 2018 - 18:12






Tension entre cousins...

Josephine Campbell
Daemon Stebbins

“Une dispute obstinée souvent aliène les deux parties pour quelque temps. ” ♫♫♫


Je n'avais jamais vu Jo dans cet état. Mais il fallait dire que je n'y avais pas été de main morte non plus dans mes propos. Je voulais qu'elle arrête de me juger, de me faire la morale et qu'elle se mette dans mes baskets. Certes elle défendait son amie. Cependant, j'étais sa famille pas un simple étranger. C'était peut-être aussi ça qui me mettait hors de moi également.

- Bien sûr que je me sens concerner. On est certainement en désaccorder mais quoiqu’il se passe, à mes yeux tu seras toujours ma cousine, un membre de ma famille. Néanmoins si tu continue avec lui, tu ne pourras pas dire que je ne t'aurais pas prévenu le jour où il te brisera le cœur et que tu viendras pleurer auprès d'Aria et moi. Ce jour là, je n'hésiterai pas à te dire: " Je te l'avais bien dit". Mais tu es grande, à toi de prendre tes décisions.

Je faisais une pause et ajoutais :

- Maintenant, en ce qui concerne, ce que je fais de me soirées et avec qui je couche, n'est pas ton affaire. Et si ta copine n'est pas capable de faire la part des choses, ce n'est pas mon problème. Comme je te l'ai déjà dis, je ne me sens coupable de rien. A son âge, elle aussi doit grandir. Compliqué ou pas, il était qu'elle apprenne à se maîtriser. Parce que d'autres, n'hésiteront pas à aller beaucoup plus loin sans aucun ménagement. Et si tu es si inquiète, il te reste trois solutions. Petit un, tu peux la suivre dans ses soirées et te faire son ange-gardien. Mais adieu tes moments avec ton copain.

Je réfléchissais et me dit qu'au moins elle serait loin de cet espèce de vert qui avait jeté son dévolu sur elle.

- Petit deux, tu peux la séquestrer lors de ces fêtes là. Petit trois : Même si tu es son amie et que tu veux l'aider, il faut que tu comprennes qu'on ne peut pas sauver tout le monde ni malgré eux. Seul les gens peuvent le faire eux-même. Toi, tu ne peux qu'être une spectatrice impuissante et cela te rendra dingue d'être ainsi.

Est-ce un message uniquement au sujet d'Ellana. Mais cela,je n'en étais pas conscient.

- Maintenant en ce qui me concerne soit tu fais comme Aria, tu me laisses tranquille. Soit, tu persistes et je crois qu'un conflit ouvert va se déclencher entre nous. Et crois moi, chère cousine, tu ne veux pas m'avoir contre toi.

Je la fixais en plongeant mes prunelles dans les siennes. Je ne plaisantais absolument pas et à ce jeu là, j'étais un champion inconditionné. Elle pouvait le comprendre au vue de ma petite démonstration...


Code Daemon

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Josephine Campbell
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Petit moment a deux

Message par : Josephine Campbell, Lun 12 Mar 2018 - 22:14


Jo avait dû faire une erreur quelque part. Peut être qu'elle n'aurait pas dû laisser de l'espace à Daemon comme il leur avait demandé à Aria et elle. Elle aurait peut-être dû s'imposer et rester le plus possible avec lui, même s'il n'était pas d'accord. Elle avait respecté son choix et peut être qu'elle n'aurait pas du. Elle pensait qu'il aurait su gerer la souffrance causée par sa rupture violente avec son ex en procèdant à sa façon, mais de toute évidence elle avait eu tors. Peut-être que cela n'avait fait qu'aggraver les choses... Elle aurait du s'en mêler ! Elle aurait dû le faire parler. Il avait gardé toute la haine en lui et voilà ce que cela donnait.

La culpabilité commençait à la ronger. Elle avait été nulle sur toute la ligne.

Elle avait envie de partir et de pleurer. Elle avait de plus en plus de mal à soutenir ce regard qu'elle ne reconnaissait pas.

Mais Daemon n'en avait pas fini. Elle avait réveillé la bête en lui et il ne lâcherait rien. Au contraire, elle avait l'impression qu'il prenait un malin plaisir à enfoncer le clou en reparlant d'Ellana. Bien sûr qu'elle savait qu'elle ne pouvait rien faire, mais il devait bien avouer quand même que la situation était étrange. Et c'était son Ellana. Il venait de l'abîmer encore plus qu'elle ne l'était. Alors oui, sa sœur de cœur avait sa part de responsabilité, évidemment, mais elle en voulait à Daemon d'être tombé sur elle. Pourquoi avait-il fallu que ce soit elle ?!

- Daemon... Tu es quelqu'un d'important à mes yeux. Je ne veux pas de conflit avec toi. Mais je n'arrive plus à te suivre. Tu as l'air tellement détaché de tout. On dirait que tu ne peux plus rien ressentir... Tu dis que tu seras toujours là parce qu'on est de la même famille. Mais c'est ça toi ta vision de la famille ? Être là pour dire "je te l'avais bien dit" ? C'est ça ?

*Qui brise le cœur de qui là ?*

Un pas en arrière, puis un deuxième. Les larmes menaçaient de se déverser sur ses joues et elle n'avait pas envie qu'il le voit.

- Dans ce cas... Je te laisse tranquille... Mais je vais te demander d'en faire de même...


Elle ne voulait pas qu'il dise oui. Elle voulait qu'il réagisse. Qu'il se rende compte qu'il avait complètement déraillé et qu'il n'était plus lui.
Revenir en haut Aller en bas
Daemon Stebbins
avatar
Préfet(e)/Gryffondor
Préfet(e)/Gryffondor
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Petit moment a deux

Message par : Daemon Stebbins, Mar 13 Mar 2018 - 5:24






Tension entre cousins...

Josephine Campbell
  Daemon Stebbins

“Une dispute obstinée souvent aliène les deux parties pour quelque temps. ” ♫♫♫


Je  l'avais écouté encore et encore. Je ne comprenais pas pourquoi c'était si choquant ce que j'avais fait. J'avais même demandé à cette fille si je devais arrêter pour qu'elle soit certaine de sa décision. Alors pourquoi me traitait-elle aussi durement. J'avais je ne prenais de force que je voulais et si elle m'avait dit stop, je me serais arrêter pour partir en chasse d'une proie, un autre corps dans lequel me perdre. Je détaillais Jo. J'avais émis un petit rire lorsqu'elle avait prononcé ces mots.

- Ah oui. Je suis tellement insensible que j'ai même demandé à ta copine avant d'aller plus loin si elle était certaine que je voulais aller jusqu'au bout, que je pouvais arrêter là et la laisser partir, lui laissant la porte de sortie grand ouverte. Mais elle l'a fermée et elle est resté dans cette chambre avec moi. Alors excuse-moi mais si elle ne t'a pas parlé de ce passage, je n'y suis pour rien. Je ne suis pas le genre apprendre ce qu'on m'offre sans être certain que c'est ce que désire aussi l'autre personne. Je suis peut-être un enfoiré voir même un sa**p à tes yeux mais j'ai toujours respecté la volonté de mes partenaires de jeu.

Je faisais une pause parce que cela ne m'avait enchanté de dévoiler ce genre de détails. Car c'était entre ses filles et moi. Cependant il fallait que ma cousine descende de ses grands chevaux. Et touche la réalité du monde de ses doigts.

- Oui j'ai dis que je serais là. Oui je te dirai cette phrase sans un remord ou regret. Non parce que j'aurai raison. Mais pour que jamais tu n'oublies cette leçon amère que tu auras découverte à ton tour et que tu apprennes que le monde n'est pas toujours ton ami ni comme tu l'imagines avec des cœur et de l'amour partout. Cependant j'aurai été là pour t'aider à remonter et appréhender les choses pour que tu reviennes à la lumière.

Je n'étais pas calme malgré l'apparence de froideur que j'avais prise à cet instant. Parce qu'elle devait entendre la suite. Non je bouillonnais en fait.

- Ensuite ce n'est pas tout. A mon tour te dire ce que je ressens Choupette. Moi aussi je suis déçu. Tu me juges si facilement. Même si cette fille est importante pour toi, tu lui pardonnes à elle ses erreurs. Quand bien même, d'après ce que tu dis, elle ne fait que retomber sans arrêt. Néanmoins envers moi, tu n'as pas de pitié. Tout ça parce que je suis le garçon dans l'histoire. Lorsqu'on tient à quelqu'un, j'estime qu'on ne met pas d’œillères. On se doit de lui dire certes la vérité même si cela fait mal. Mais on doit être aussi être juste avec les deux parties. Là, il n'y ni clément ni diplomate. Tu acceptes ses fautes, pas les miennes pourtant elles ont la même valeur. Toutefois, je ne vois que des reproches et de l’agressivité envers moi. Aucune compréhension, aucune compassion à part une mise en accusation en bonne et due forme. Parce que j'ai couché sans sentiment parce que j'ai voulu oublié durant quelque heures... La douleur et la froideur de ce monde... Oublier que je ne faisais pas parti des chanceux qui pouvait être complet...

J'avais marqué une pause. Parce que les sentiments me dépassaient et que je me dévoilais trop à mon goût.

- Non, j'ai droit au seul autre membre de ma famille auquel je tiens qui m'enfonce comme si j'étais un étranger qui tape pour me blesser et qui s'étonne ensuite que j'en fasse de même quand je me sens acculer. Parce que je n'ai pas le droit à de la miséricorde ou à un échange avec un peu de douceur pour chercher à comprendre ou savoir comment les choses ceux sont joués. Iln'y a eu qu'une version prise en compte et ce n'est pas la mienne. Non j'ai droit à quelqu'un qui saute aux conclusions hâtive et qui a déjà posé son verdict sur mon être alors que soit disant je suis quelqu'un d'important...

Et comme j'avais reçu les choses, je les renvoyais parce que je n'étais pas Daemon ni dey. J'étais la partie sombre, meurtrie, blessé. La partie à vif qui mordait quand on l'atteignait. Qui attaquait non pour vivre mais pour survivre et garder encore un peu la tête hors de l'eau avant de disparaître complétement dans les profondeurs.

- Alors de nous deux, qui est vrai le méchant ?

Puis il y avait eu la demande. J'avais fini par répondre en disant :

- Ne t’inquiète pas, je vais te ficher la paix comme tu le désires. Tu n'auras plus à te forcer. Après tout, je ne fais pas le poids avec mes quelques mois dans ta vie. Je reste l'étranger...

Je n'avais rien rajouté. Je l'avais observé quelques secondes alors que je marchais, reculant de quelques pas avant de me tourner pour m'évanouir de devant ses yeux. J'étais sorti du château et j'avais transplaner pour aller boire la laissant avec sa propre conscience...


(Fin du rp pour moi. Tu peux le conclure. Merci choupette.)


Code Daemon

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Josephine Campbell
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Petit moment a deux

Message par : Josephine Campbell, Dim 18 Mar 2018 - 9:06


Jo avait prié pour tout cela n'arrive pas. Et c'était bien en train de se passer. Pas de prise de conscience de sa part, mais bien le renfermement sur lui-même. Il ne comprenait pas ce qu'elle lui reprochait, avoir jeté son dévolu sur la fragile Ellana. En même temps, comment aurait il pu le savoir ? Il avait été clair avec elle peut-être. Cependant, il ignorait que ce n'était pas si simple en ce qui concernait la serpentard. Mais peut être que ce qui la dérangeait le plus, ce n'était pas tant que les deux aient eu une nuit ensemble, mais plutôt la prise de conscience que Daemon allait mal et qu'elle n'avait rien fait pour qu'il aille mieux.

Tout ce qu'elle pensait avoir fait, respecter sa décision, être présente, mais pas trop, le distraire, tout cela n'avait pas fonctionné. Tout cela n'avait servi à rien. Et il confirma ses craintes. Il était déçu lui aussi. Il disait qu'elle n'acceptait pas ses fautes. En fait, c'étaient les siennes qu'elle n'acceptait pas. Elle n'avait pas su gérer la peine de son cousin. Elle n'avait pas pris conscience de l'ampleur de son mal-être et avait reporté sa colère sur lui alors qu'elle s'en voulait à elle-même.

La pluie de reproches qui suivit, elle se la prit en pleine face. Elle n'ouvrit pas la bouche écoutant tout ce que Daemon avait à dire. Et il avait beaucoup à dire. Le mal-être que Jo ressentait jusque-là ne fit que grandir. Elle se sentait de plus en plus mal. Elle n'arrivait plus à le regarder dans les yeux. Ces derniers étaient rivés ailleurs, sur le sol.

Peut-être qu'au fond, il n'était pas possible d'être pleinement heureux. Maintenant qu'elle avait trouvé Louis, elle venait de perdre son cousin. "L'étranger". Ce mot-là, il vint s'enfoncer dans le cœur de Jo comme un poignard, parce que depuis qu'elle avait appris leur lien de parenté, elle avait toujours considéré l'inverse. Leur relation était agréable et facile. Elle n'avait jamais eu besoin de se forcer ou de faire des efforts. Ils s'entendaient bien et elle pensait le comprendre. Cependant, aujourd'hui, elle ne savait plus. Alors qu'elle leur trouvait des ressemblance flagrantes hier, désormais, aujourd'hui, c'était tout le contraire.

Il semblait penser que son histoire avec Louis n'avait pas d'avenir et qu'elle allait mal se terminer. Elle ne pouvait bien évidemment pas être sure à cent pour-cent que cette histoire dure longtemps, même si aujourd'hui, il lui était difficile de s'imaginer passer une journée sans le voir, ni être avec lui, mais elle ne pensait pas qu'une rupture était évidente aux yeux de Daemon. Est ce qu'il le pensait vraiment ou bien disait cela pour la blesser ?

Elle ne savait pas, elle ne savait plus... Et lorsque son cousin disparu de dessous ses yeux, la peine et la culpabilité purent enfin sortir accompagnées d'un torrent de larmes.


Fin du RP pour nous deux
Merci Didou
amour
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Re: Petit moment a deux

Message par : Invité, Sam 28 Avr 2018 - 2:11


[RP] w/ Isolde Hawkes
J'ai son L.A.

D’abord les bras, au-dessus de la tête, puis la nuque qui roule et fait le tour avec la bouche grande ouverte, les paumes au ciel et les doigts qui y tendent. Je baille à m’en décrocher la mâchoire, j’suis épuisée. Je suis pas habituée, ni concentrée. J’ai du mal avec le calendrier et l’emploi du temps qui pense pouvoir mettre du savoir dans des petites cases ordonnées ; y en a à qui ça plaît et ça rassure, mais pas moi. J’ai surtout l’impression de déborder alors que je sais que je suis capable de plus.
Bien que je me pose la question assez régulièrement depuis mon arrivée dans ce pensionnat. En fait, je ne sais vraiment rien. Surtout par rapport à beaucoup qui en savent trop. Je sais pas où me placer mais j’aimerais bien pourtant, m’intégrer. Mais souvent, j’ai l’impression qu’il y a comme un papier entre nous. Pas du genre oppressant, juste du genre, là, et c’est bien suffisant. Et moi, à part souffler dessus, je pense pas arriver à plus.

Alors je prends mon sac, j’enlève mes chaussures que je noue autour de mon cou par les lacets et je vais au lac. J’aime bien cet endroit parce qu’il y a l’eau et la terre et le vent et les sons. Il n’y a que des sensations sensibles et du calme. J’ai pas besoin d’être apaisée, mais c’est pas un lieu d’hyper-stimulation non plus alors je m’y sens bien. J’aime y faire la sieste ou lire ou plutôt me baigner. Oui, je pense que je vais faire ça, avant que le froid écossais ne vienne éternuer sur le lac.

Dévalant les marches, m’excusant auprès de ceux que je bouscule quand je leur rentre dedans, je me dépêche de retourner dans le mon dortoir pour enfiler mon maillot de bain d’une pièce (en plus, il est jaune, si ça c’était pas un signe !), de remettre ma robe et ma cape par-dessus, puis de repartir en courant au bord du lac en oubliant sciemment chaussures et collants ! Comme la cravate. J’aime pas. Je me sens enfermée alors que j’aimerais juste pouvoir faire autre chose, mieux. Communiquer. Avec la Nature-même, pourquoi pas ?

J’arrive en souriant et reprend mon souffle en envoyant balader ce qui ne me servira pas à la baignade. Y a pas beaucoup de monde et ceux qu’il y a sont très loin, plus proche du château. Je me suis éloignée, j’ai pas envie d’être dérangée quand je ne connais pas vraiment les gens. Je n’auras pas eu cette pensée il y a quelques mois mais, comme quoi, la vie en internat, ça change ! A partir du moment où on remplace le shampoing des camarades par de la colle, bah on commence à devenir un peu méfiant.

Je m’étire, histoire de chauffer les muscles, avant de mouille ma nuque, mes bras, mon ventre et mes jambes.
C’est parti pour le grand plongeon et, ce coup-ci, j’espère y croiser le Calamar !

Et…. ! 1 ! 2 ! Et…

Quoique…

La visite impromptue au Calamar, ça allait devoir attendre un peu, je crois. Parce qu’il y a une fille qui arrive pas loin de moi. J’eu pût ne pas la remarquer, ne pas y prêter attention tout de suite (ce qui n’aurait pas été très polie, je suis d’accord avec vous), mais elle m’avait parlé. Je crois. En tout cas, j’ai entendu une voix, des sons de son côté qui sont plus humain que le vent dans les feuilles. Alors je me retourne vers elle dans un « - Hein ? » très expressif, histoire de l’enjoindre à développer. Parce que, c’est pas tout ça, mais j’ai des profondeurs sous-marines à explorer moi !
Revenir en haut Aller en bas
Isolde Hawkes
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Année à Poudlard : Troisième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Petit moment a deux

Message par : Isolde Hawkes, Sam 28 Avr 2018 - 22:46


L.A. mutuel (:

Ce jour-là, Isolde était de fort bonne humeur. Elle se sentait en pleine forme et pourtant elle avait passé les dernières semaines à se lever en ronchonnant, manger un gros petit déjeuner, aller en cours, manger un gros déjeuner, retourner en cours, casser la croûte pour le goûter, cours, manger, douche et dodo. Et parfois elle sortait un manuel de son sac pour caler la fenêtre de son dortoir qui se refermait systématiquement avec un grincement particulièrement irritant.

En tailleur sur son lit, la rouge et or laissa le vent lui caresser les joues. Pas de cours en ce dimanche. Le jour parfait pour se remettre au sport. Elle en était ravie et frémissait de plaisir à la simple idée des courbatures qu'elle aurait le surlendemain, preuve des efforts qu'elle ne fournissait plus depuis trop longtemps. Isolde avait toujours été une grande sportive et pratiquait intensivement le judo lorsqu'elle habitait à Londres avant que cette stupide école de magie ne la convoquât – sans vraiment lui laisser le choix – pour une scolarité qui allait durer sept longues et pénibles années. Elle en était à peine à sa deuxième et en avait déjà assez.

Bon, il y avait le quidditch. Enfin, le vol. Isolde voulait intégrer l'équipe mais avait loupé l'échéance pour s'inscrire aux dernières sélections. Elle s'en était beaucoup voulu, d'ailleurs. Pas d'activité un peu stimulante, donc. La jeune sorcière était comme une lionne en cage et était en permanence d'une humeur particulièrement exécrable. Il était vraiment temps d'y remédier car son propre agacement l'agaçait. Elle devait lâcher l'énergie bestiale qui bouillonnait en elle.

Isolde retira le haut de son pyjama. Son torse encore dénué de formes frissonna quand une brise fraîche pénétra de nouveau dans la chambre. Elle enfila un maillot de bain bleu marine par-dessus lequel elle revêtit un débardeur rouge, un pantalon de sport noir, des baskets sombres aux motifs pourpre et enfourna dans son sac à dos une serviette de piscine roulée en boule qui sentait encore la lavande que Mrs Hawkes aimait mettre dans les armoires. Coup d'œil à sa baguette. Naaaah, elle n'en aurait pas besoin.

Elle quitta la pièce en courant à moitié. Revint trente seconde plus tard pour récupérer son truc en bois qui lançait des sorts, pour reprendre une expression moqueuse de Leanne. Et c'était parti. Elle commençait son footing alors même qu'elle n'avait pas quitté l'enceinte de Poudlard. Elle ne pouvait pas se retenir davantage. Les quelques élèves matinaux qu'elle croisa la toisèrent comme si elle était une bête de foire ; elle leur lança en retour un regard noir qui leur fit détourner les yeux.

La Gryffondor se sentait si vivante ! Elle n'avait pas ressenti cela depuis une éternité. Fermant les yeux et se laissant porter par ses jambes, elle envoya son sac valser à proximité du lac en se disant que de toute manière, personne n'irait lui voler ses affaires. Elle les retrouverait lorsqu'elle repasserait devant. L'eau était sombre et lisse comme de coutume. Elle partit à droite, longeant l'immense bassin qui se trouvait donc sur sa gauche. La dernière fois qu'elle avait fait du sport remontait à un bon moment mais malgré l'absence d'entraînement, Isolde n'était absolument pas essoufflée. L'air était encore frais et lui brûlait légèrement les poumons mais c'est ainsi qu'elle aimait ressentir les choses. Se sentir bouger, sentir son corps braver les éléments et le forcer jusque dans ses extrêmes limites.

Au bout d'un kilomètre et demi environ, elle fit demi-tour et poussa un petit piaillement de bonheur en effectuant quelques pas chassés. Elle tenta un moonrun peu convaincant et se remit dans le bon sens. Revenant au point où elle avait éjecté son sac, elle aperçut une silhouette fine en maillot de bain jaune qui prenait la température de l'eau puis se préparait à plonger. Isolde fut tellement exaspérée qu'elle ne se permit certainement pas de retenir un élégant juron.
— P'taiiiiiiiiiiiiiiin !

Quelques enjambées et elle se retrouva à deux mètres de la fille.
— Hein ? lui répondit plus courtoisement cette dernière d'un air surpris.
— Mais t'es sérieuse, là ? s'énerva la Gryffondor, légèrement à bout de souffle. Le lac il fait, j'sais pas, un kilomètre de long, et toi tu te mets juuuuuste là où j'ai mes affaires.

C'est vrai, quoi ! Ce n'était certainement pas la place qui manquait et Isolde avait horreur de ce genre de situation où elle avait l'impression qu'on violait son territoire. Elle pointa ses affaires du doigt… Il y eut un court moment de flottement.
— J'avoue qu'elles sont un peu cachées par l'herbe, commenta-t-elle d'une voix radoucie mais toujours un peu sèche.

Puis, croyant que la conversation s'arrêtait là et que la petite allait décamper pour s'installer à une distance raisonnable, Isolde vint s'asseoir sur la pelouse encore humide de rosée et s'étira superficiellement le temps de retrouver un rythme cardiaque convenable. Elle retira pantalon et débardeur puis s'approcha du lac.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Re: Petit moment a deux

Message par : Invité, Dim 29 Avr 2018 - 13:07


Je l’écoutais s’énerver, les yeux comme des grenouilles ou des gouttes de pluie. Plic-ploc. Ça cligne et je comprends. J’ai l’impression d’être entrée dans son territoire sans autorisation. J’aurais peut-être dû être un peu plus prudente. Mais faut dire, ses affaires, je les avais pas vu. Et quand bien même… Voilà. C’était si grand ici, mais faut croire que l’instinct grégaire des gens les pousse à se coller les uns aux autres. Je faisais pas exception. Mais faut dire, je commençais à me sentir un peu seule dans ce monde que je ne connaissais absolument pas avec des gens qui ne me disais rien. J’avais vécue toute ma vie avec des connus, et là, BIM ! Inconnus de partout.
C’était donc une réaction normal que de s’accrocher à ce qui était à nous. Un bout de terre, un emplacement de brosse à dents. Je la comprenais cette inconnue. J’aurais probablement réagie pareil. Pas avant, mais maintenant oui. J’avais sensiblement changé d’état d’esprit. Et je sais pas si ça me plaisir. J’évitais de trop y penser pour ne pas avoir peur parce qu’après, ça serait fichu. Généralement, les gens sentent quand un inconnu à peur. Et l’inconnu en question… Bah c’était moi. Pas trop avec les premiers années, mais davantage avec la majorité de la population qui était là depuis un bon bout de temps.

« - Ah, pardon. J’avais pas vu. »

Rien de plus vrai dans mes propos tandis que je suivais du doigt son indication, m’attendant à voir l’évidence même nimbée de lumière…
A la place je dû plisser les mirettes pour distinguer quelques couleurs et aspects de tissus entre les herbes.

Ouais.
C’était pas évident quand même.

Je me pris à sourire, parce que finalement, c’était assez comique comme situation. Pis elle avait juste l’air grognon, ce que je comprenais, une fois encore. Plus c’est grand, plus on s’attache à ce qu’on peut. Je plaquais peut-être mes propres sentiments sur elle, mais elle m’avait l’air un peu seule aussi. Un peu comme moi.
C’est pour ça que, contrairement à ce que j’aurais dû faire maintenant que j’étais au courant que j’empiétais sur son côté de terrain, contrairement à ce que j’avais appris, je ne bougeais pas. J’avais pas envie de partir. Peut-être pas tout de suite.

« - Hey ! Comme c’était pas évident que c’était un bout de ton territoire, ça te dirait de faire la course avec moi ? Je désigne le lac, au cas où ça serait pas évident que je parlais du fait de nager l’une contre l’autre alors qu’on était toutes les deux là pour se baigner au vu de nos maillots de bain. Si tu gagnes, je m’en vais, no problemo ! Mais j’te préviens, je sais très bien nager. »

J’avais une posture toute droite et y avait un grand sourire qui quittait pas mes lèvres. C’était pas que je me vantais, je savais effectivement bien nager. Nager vite surtout. Parce que j’aimais bien ça, que c’était un truc que je pratiquais plutôt régulièrement pendant la belle saison.
Et que j’avais aussi, peut-être, un petit complexe de la compétition. Allez savoir ?

En tout cas, j’espérais qu’elle accepte, sinon j’aurais l’air cruche. Un peu plus qu’avant quand j’avais pas vu ses affaires, bien entendu.
Revenir en haut Aller en bas
Isolde Hawkes
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Année à Poudlard : Troisième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Petit moment a deux

Message par : Isolde Hawkes, Mar 1 Mai 2018 - 19:10


La fillette au maillot jaune – Poufsouffle ? – ne chercha pas à argumenter contre Isolde et accepta au contraire les reproches que la deuxième année lui faisait. La petite présenta ses excuses et lorsque la Gryffondor reconnut que ses affaires n'étaient pas très en évidence non plus, elle ne tenta même pas d'insister et de lui faire comprendre qu'elle exagérait, à s'énerver comme ça. Un bon point pour elle qui n'avait pas l'air casse-pieds. Isolde en fut satisfaite. Pas parce qu'elle avait en quelque sorte gagné cet échange, mais parce que l'incident était clos, il n'y avait pas lieu d'y revenir.

Ou peut-être que si, mais en y rajoutant une pointe de défi :
— Hey ! Comme c'était pas évident que c'était un bout de ton territoire, ça te dirait de faire la course avec moi ? Si tu gagnes, je m'en vais, no problemo ! Mais j'te préviens, je sais très bien nager.

Territoire ? Faire la course ? Gagner ? Isolde trouva la proposition tout à fait alléchante. Elle pouvait se montrer très territoriale et était capable de se comporter presque comme un animal pour défendre ce qui lui appartenait. Son adversaire l'avait bien cernée. Nouveau bon point. Isolde frémit en songeant à la course folle et sans merci à laquelle elles allaient toutes deux se livrer. Elle se tourna vers son interlocutrice et, les pupilles de ses yeux sombres étrangement dilatées comme si elle était un chat excité par le jeu et l'esprit de chasse, accepta de relever le défi.
— Ça me paraît assez honnête, fit-elle en soignant volontairement son vocabulaire pour avoir l'air plus intimidante, sans pour autant paraître agressive.

Ni une, ni deux, Isolde plongea dans l'eau glacée et se retint de dire à sa camarade à quel point il y faisait froid. Cette dernière la rejoignit quelques secondes plus tard. Une fois acclimatée à la température et après quelques mouvements pour éveiller davantage ses membres, la Gryffondor posa la main sur le rebord et invita l'autre fillette à faire de même.
— T'as l'air fair play, j'te laisse donner le départ. Tu comptes jusqu'à trois, on va jusqu'au machin qui dépasse là-bas. Elle pointa le machin en question qui dépassait là-bas. Et on revient. On a le droit de se donner de l'élan. Par contre on s'attrape pas les bras ou les pieds, pas de contact. Pour la lutte on verra après.

Elle regarda en direction de sa concurrente pour s'assurer qu'elle avait bien compris les règles et qu'elle était d'accord. Isolde lui faisait spontanément confiance donc elle ne craignit pas d'avoir à insister sur le respect des consignes. Elle raffermit sa prise, plia les jambes et attendit le signal, prête à se propulser.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Re: Petit moment a deux

Message par : Invité, Jeu 5 Juil 2018 - 21:59


HRPG:
 

J’essayais de ne pas trop sourire, histoire d’avoir l’air plus intimidante pour cette confrontation. Le dos droit, la tête haute. Mais j’y arrivais qu’à moitié. La perspective de montrer ce dont j’étais capable et d’avoir potentiellement un adversaire, quelqu’un contre qui me mesurer et avec qui faire la course, me dépasser physiquement, éveillait mon esprit de compétition et mon appétit pour la chose. J’avais les yeux brillants, moi aussi, et je voyais bien dans le regard de ma camarade que tout ça, ça ne la laissait pas indifférente : elle devait avoir le même point de vue que moi sur la façon d’envisager cette rencontre, et j’en étais plutôt contente. Cette journée allait de surprise en surprise, mais c’était loin de me déplaire car, même si je perdais à la fin, au moins, je me serais bien amusée entre-temps !
Mais, bien entendu, je n’avais aucune intention de perdre. Franchement, l’issue de cette petite joute était assez évidente. Surplus de confiance en moi ? Mésestime de mon adversaire ? Pas du tout : simplement une grande confiance en mes capacités. Et quand on y croit, bah la moitié du travail était déjà fait. Ne restait plus qu’à accomplir l’autre moitié.

Aussi, je la suivis rapidement dans l’eau, prenant le temps de me mouiller la nuque, les bras et les jambes succinctement avant de sauter.
Brrr !!
J’avais beau en avoir eu un aperçu, mais c’était froid quand même !
Bon, je ne mis pas trop longtemps à m’y habituer : c’était tout de même plus froid au Canada, fallait pas se mentir.

Je fis quelques étirements, dans l’eau, parallèlement à ma camarade. J’avais envie de gagner, elle aussi. Ça se sentait. Comme des auras qui se répondent entre elles. En chanson ? Aucune idée. Quoiqu’il en soit, je me sentais prête. Et à la fin de ses explications, je lui accorde un grand sourire de ma composition, ainsi qu’un signe de la main pour montrer que je suis prête : main levée, auriculaire, annulaire et majeur levé, index derrière le pouce afin de former un rond. Langage plus ou moins universel que celui des signes, en tout cas, elle comprenait.

Le top départ était plus ou moins implicite. Moins, dans le sens où je le formulais à voix haute : « - Et un… Deux… Trois !! » Et on s’élance toutes les deux dans l’eau. J’admire notre synchronisation avant de vite l’oublier, afin de me concentrer sur mes mouvements et ma respiration. Etre la meilleure, lui prouver quelque chose, peut-être, tandis que je focalise mon crawl en direction du machin qui dépasse là-bas. Je vois pas trop ce que c’est, elle non plus. Dans l’eau, je sens les remous de ses mouvements, et je suppute que ça doit en être de même de son côté. On reste assez égales, mais là encore, ça paraît dérisoire. Je me sens emportée, par cette dynamique d’affrontement, par mon corps qui affronte cet élément aqueux que j’affectionne. Quelque chose qui m’avait manqué, au-delà du manque d’exercice physique, en quittant le pays, les autres. Je saurais pas le dire, mais je crois en avoir retrouvé une partie.
Je me sens en confiance : Inspiration, Expiration, j’y suis presque !

Je bats plus vite des pieds, étends davantage les bras, je me sens frénétique ! Y a le machin qui bouge pas, je tends les doigts et…

Là, y a le souffle qui se coupe.
Et je comprends pas, alors que je sens une lourdeur autour de mon dos et mon ventre. J’ouvre grand la bouche (mauvais réflexe, pour crier), avant de me faire emporter sous l’eau.
Et je bois la tasse, alors que je bats des jambes et des bras, comme un insecte prisonnier, afin de me libérer.

Je ne veux pas perdre !
Et surtout pas en mourant !

Y a l’air qui commence à manquer, je retiens, je tape, je griffe, je me débats, mais j’ai l’impression que ça ne sert à rien, ou presque.
Au secours !
Revenir en haut Aller en bas
Isolde Hawkes
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Année à Poudlard : Troisième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Petit moment a deux

Message par : Isolde Hawkes, Sam 28 Juil 2018 - 17:28


Les deux adversaires se toisaient, se jaugaient, cherchaient à s'intimider, tels deux félins engageant un combat d'intimidation avant de se livrer à un inexorable corps à corps sans merci. Isolde percevait l'excitation parcourir ses muscles ; elle ne sentait même plus que ses jambes tiraient légèrement en raison du footing dont elle revenait tout juste.

Une fois le farouche duo glissé dans l'eau et prêt à en découdre, Isolde laissa la future perdante donner le signal du départ. Elle fixa le repère qu'elle avait mentionné, carnassier ne quittant pas sa proie des yeux. Seules quelques ondulations de l'eau venaient troubler la surface noire et lisse du lac.

Puis des éclaboussures. Crawl bien maîtrisé. Respiration tous les quatre mouvements, lorsque le bras droit effectue sa rotation. Quand le souffle devient plus court, air aspiré un temps sur deux. Les deux silhouettes avancent à une vitesse similaire. Isolde se sent néanmoins gênée par son épaisse tignasse qui absorbe le liquide telle une éponge, rendant sa tête lourde à chaque fois que celle-ci sort de l'eau. Regards jetés de temps en temps à sa camarade. Quelques gouttes qui pénètrent ses yeux ouverts ; ça pique un peu mais hors de question de jouer les faibles.

Le point de repère arrive enfin à leur portée. C'est l'adversaire d'Isolde qui mène de peu. Mais la course est loin d'être finie car il reste encore le trajet du retour. La rouge et or en a encore sous le pi…
— Eeeeh ! s'exclame, surprise, la nageuse en voyant son acolyte disparaître soudainement de la surface.

Le mouvement est trop inattendu pour être une facétie de la part de la fillette au maillot jaune. Isolde sait que quelque chose cloche. Elle ignore son essoufflement et son cœur qui lui martèle la poitrine. Petite goulée d'air. Elle plonge sous l'eau. On n'y voit pas bien clair, mais elle parvient à discerner la main de sa camarade qui est tendue vers elle mais qui s'éloigne progressivement. Isolde se propulse et finit par parvenir à agripper le bras de sa partenaire. Elle tire, tire de toutes ses forces. Elle sent une résistance mais elle est trop occupée à tracter pour se demander ce qui se passe et quelle créature a cru drôle de s'en prendre à la jeune baigneuse. Il devient plus qu'urgent de respirer. Vite. Cri d'effort étouffé par l'eau ; seules les bulles désordonnées s'échappant vers le haut témoignent de ce rugissement silencieux.

De l'air. Isolde sent ses poumons brûler. La tête de sa camarade est également hors de l'eau. Les yeux sont fermés. Prise de panique, la deuxième année lui donne désespérément des petites claques pour la réveiller. Ses mouvements précipités doivent agacer l'assaillant qui lance une seconde attaque, s'en prenant cette fois à la jambe d'Isolde. Ça griffe et ça se met à tirer. La préadolescente donne des coups de pied au hasard, à la fois pour rester à l'air libre, pour tenter de se libérer de l'emprise de son agresseur et si possible pour l'assommer au passage. Elle pousse des cris aigus et mitraille sa compagne d'infortune de claques de plus en plus insistantes. Réveille-toi, réveille-toi, réveille-toi !

EDIT : Ma partenaire de RP ayant supprimé son compte, le sujet est désormais libre.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: Petit moment a deux

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 17 sur 17

 Petit moment a deux

Aller à la page : Précédent  1 ... 10 ... 15, 16, 17

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc :: Le Lac-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.