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Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante
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Elysion Stella
Gryffondor
Gryffondor

Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Elysion Stella, Lun 23 Jan - 23:45


Elysion est accompagnée d'une pnj Aiko
qui ne s'exprimera qu'en japonais (italique et gras)

Réveillée par le lever d'Aiko qui partageait mon lit pour éviter qu'elle ne disparaisse je ne sais où et à faire je ne sais quoi durant mon sommeil, bien que j'avais surtout peur qu'elle n'amène un quelconque cobaye humain non consentant chez moi_suivis par un Auror. J'ouvris donc les yeux pour l'observer se lever et se rendre dans la salle de bain. Me levant à mon tour, je décidais de profiter de sa toilette pour préparer un déjeuner typiquement japonais et non empoisonné_enfin, si le riz que je décidais de prendre avait réchappé au passage de ma Toxique Colocataire.

Une fois la table dressée et le petit-déjeuner prit pour ma part, je fus rejoint par mon aînée_de je ne savais combien d'années_ qui me remercia pour le repas avant de l'attaquer. Tout en m'enjoignant d'aller me préparer, ce que je fis d'un pas résigné, après tout, c'était une journée de repos et si j'aurais été seule : j'en aurais profité pour lézarder au lit...Enfin, ce programme sera pour un autre jour après tout, il semblerait qu'enfin j'apprendrais ce qu'attend exactement de moi la Sorcière Japonaise. Ainsi, je profitais longuement de la sensation de l'eau chaude et de la mousse parfumée aux plantes pour éveiller complètement mes sens et mon esprit.

Une fois séchée_du moins la peau, les cheveux étant gardés mouillés pour les coiffer comme il faut_je me vêtis d'un kimono d'intérieur afin d'aller rejoindre celle qui avait le fin mot de l'histoire. Du moins, je le croyais jusqu'à qu'elle me tende une étrange lettre parlant d'une occasion qui se présenterait bientôt pour régler une Ancienne et de porter un coup fatidique à nos débiteurs et pour cela, on devait se rendre ce soir à la Cabane Hurlante...

Que dire d'autre à part que j'avais d'un coup envie de partir loin d'ici car cela sonnait trop à une Vengeance de Clan à mes yeux : or, pour que le Clan Maternelle_enfin surtout Aiko_ décide de suivre les indications d'une lettre d'un Gaijin et quitte le Japon, le Crime commis devait être grave surtout pour appeler du Sang en retour. Ce n'était pas bon et il y avait peu de chance qu'elle me laisse me désister ou ne pas me mêler de cette histoire...Il ne me restait plus qu'à essayer de trouver une quelconque excuse ou négocier ainsi qu' un déguisement pour préserver mon anonymat : après tout, je travaillais à Pré-au-Lard.


~~Ellipse de la journée, soir~~

Me voici donc à Pré-au-Lard avec tout ce qui pourrait se révéler utile dans cette Quête dans mes poches et où j'attendais que le temps passe, tentant de m'acclimater de ma nouvelle coupe de cheveux et de masque à gaz, seules choses nouvelles qui pouvaient me gêner. Ayant depusi longtemps l'habitude porter des lentilles_d'un vert anis et d'un sweat. Tandis que ma cousine_après moult effort de ma part, se retrouvait avec un sweat portant l'inscription " placebo " qui la rajeunissait et des cheveux teints en argent : seules concessions qu'elle accepta sur son apparence initiale pour "adopter une apparence inoffensive et préserver son anonymat"...même si je n'ai rien pu faire pour ses lèvres noires : au pire, les gens croiront que c'est du rouge à lèvres ou un tatouage.

Une fois certaine qu'Aiko allait plier à ce qu'on avait convenu_ c'est-à-dire que je me présenterais comme son simple Guide et traductrice aux autres bien qu'elle n'avait pas réellement besoin d'Intermédiaire si elle arrivait à passer sa fierté. Nous nous mimes en route vers la Cabane Hurlante, moi devant la guidant parmi l'obscurité et le froid hivernal. Tandis que le vent nous soufflait dessus jusqu'au bout en évitant tout contact avec les passants.

Je remarquais très vite la célèbre bâtisse de bois qui tenait toujours malgré l'agression du Temps et du Climat, vaillamment soutenue par les Enchantements la soutenant. Et seulement, deux silhouettes me furent visibles dans ce décor, une masculine et une féminine ainsi que plus jeune. Nôtre duo ressortait parmi ce quatuor qui portait des tenues plus civiles. Penchant sa tête à mon oreille, Aiko me chuchote doucement de sorte à n'être entendue que par moi :

"-Je crois que d'Autres Invités ont été convié à nôtre Festivité...à voir pour quelles raisons, Ils sont venus eux...Des chasseurs ? Des Commanditaires ?

Haussant légèrement les sourcils et les épaules face à ses propos, je décidais de saluer les deux autres personnes et de mettre en route nôtre comédie, comme si j'avais reçu la consigne de les saluer. Ainsi, d'une voix étouffée par le masque à gaz et sonnant malaisé, je dis :


"Bonsoir, nous sommes Anis et Placebo...Nous avons été conviés à...ce rendez-vous."

Jetant un regard à Placebo_Aiko_ comme en quête d'une approbation, nous allâmes nous positionner à l'opposée de la jeune femme adoptant comme elle, une distance de sécurité entre la bâtisse, sa personne et l'homme qui semblait expérimenté.
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Alice Grant
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Alice Grant, Mer 25 Jan - 15:21


La serdaigle pensait passer une journée de cours plutôt banale, ce qui n'était pas de refus de temps en temps. Sa folie lui avait laissée quelques traces et cicatrices, mais elle semblait bien morte, alors elle s'était dérouillée de ces mois sans exercice ni sommeil, petit à petit, reconstruite, réintégrée. D'abord son adhésion à l'équipe de Quidditch de sa maison. Puis son poste de serveuse aux Trois-Balais. Après avoir touché le fond, sa vie décollait, il fallait croire. Trop de malheur entraîne le bonheur et inversement, n'est-ce pas? Bref, elle était clean, son seul shoot étant l'adrénaline qui galvanisait son corps à chaque fois qu'elle sortait dans les rues de Londres pour espionner. Ça lui avait vraiment manqué. Avoir confiance en soit, maîtriser ses paroles, ses gestes, ses pensées -qui, parfois, partaient un peu loin, mais bon-, sentir son cœur battre lorsqu'elle se faisait passer pour ce qu'elle n'était pas ou qu'elle écoutait une conversation. Un jeux? Non, elle prenait ses escapades au sérieux - surtout quand le danger lui frôlait la nuque-, mais on ne pouvait pas dire qu'elle n'appréciait pas.

Donc, une journée normale. Ah, mais c'était sans compter sur cette lettre. Anonyme. Qu'elle avait lue, relue, parcourue, sans rien en tirer de plus que ce qu'elle disait. Ou plutôt demandait. Jamais dire non quand il s'agissait de stopper des salops. Alice n'était pas du genre à ignorer ce genre de choses, et ça avait l'air d'être écrit de façon posée, assurée, et très sérieuse. Un piège? Si on voulait la tuer, alors on se serait attendu à ce qu'elle n'aille pas au rendez-vous, et on l'aurait fait lorsqu'elle était seule, sans prévenir, surtout pas en envoyant une missive. Perdre l'effet de surprise était évité par les criminels, en général. Mais ça ne voulait pas dire qu'elle n'allait pas prendre ses précautions habituelles. Surtout pas. Voyons. Il fallait être reconnaissable par l'envoyeur. Mais pas non plus trop voyant. Le déguisement fut écarté immédiatement, elle opta pour sa chère cape d'invisibilité, presque neuve. Salem, sa tête réduite, resterait postée dans l'appartement familial, juste au cas ou.

Bon, ça lui faisait enfreindre le règlement de Poudlard, mais elle n'était plus à ça près depuis longtemps... même si une certaine gryffondor lui avait intimé de le suivre... tant pis, il y avait des choses plus importantes qu'une couvre-feu. Pas comme si c'était la première fois. Rha, la Cabane Hurlante. Endroit discret, à l'abri des regards, où on était rarement dérangé, très bon choix. Mais... ça pouvait pas être un resto chic, pour une fois? Au moins, elle connaissait les lieux. Juste un peu. Assez pour ne pas trop craindre la vieille maison hantée. Enfin pas si hantée que ça, comme l'avait confirmée sa première fois avec Keira, mais chut, il ne faut pas briser le mythe. Évidement, la sang-mêlée prévoyait d'arriver au moins avec trente minutes d'avance. Ces réflexes acquis au cours des huit dernières années étaient presque devenus automatiques. Elle ignorait si c'était une bonne chose ou non, mais c'était sa nature de curieuse.

La poursuiveuse enfila des vêtements pratiques, lui permettant une certaine agilité. Son sac à dos noir était trop encombrant, surtout si elle prenait simplement la cape. Elle opta plutôt pour la capacité de ses poches, elle jeta un Sortilège d'Extension Indétectable sur son pantalon, pour y glisser son masque noir et "l'invitation". Mieux valait conserver la lettre, on la lui demanderait peut-être pour s'assurer que c'était bien elle. Sa baguette fut cachée dans sa manche, comme toujours, et elle passa enfin sa cape d'invisibilité, pour s'assurer de ne pas être suivie. Paranoïa? Non, prudence. Quelques minutes de marche plus tard, elle aperçut enfin la Cabane.

A sa grande surprise, quatre personnes étaient déjà sur les lieux. Mais il lui avait semblé que l'expéditeur n'était pas plusieurs. Il y avait d'autres invités? Fallait me le dire si c'était une fête. J'aurais ramené du thé. Avançant à petits pas parce que la cape ne couvrait pas ses bruits, la jeune femme les regarda de la tête aux pieds. Un homme, qui devait avoir la trentaine, plutôt bien bâti, était perché sur une branche d'arbre. Ensuite, au pieds de l'arbre, trois filles. Une, d'un ou deux ans plus âgée qu'elle, était déjà croisée, sûrement à Poudlard ou au bar. Pour finir, deux femmes adultes, apparemment ensembles. L'une avec un masque... à gaz. L'autre avec des cheveux argentés. Des gens bien différents, en somme. Peu probable qu'ils se connaissent, à part les deux dernières. Sûrement pas ses "commanditaires".

Que faire? Se montrer? Les écouter? Non, ça risquait de pas leur plaire lorsqu'ils s'en rendraient compte. L'ex-folle enfila le masque noir qui dissimulait ses yeux, la capuche de son sweat noir ses cheveux et retira sa cape d'invisibilité, direction la poche agrandie. Elle s'approcha plus près du groupe, prudemment, méfiante, la main droite prête à saisir sa baguette dissimulée dans sa manche. Mince, maintenant qu'elle était visible, fallait parler. Pour dire quoi? "On m'a demandée?" Trop prétentieux. "Bonsoir" Trop banal. "Bouh!" Très drôle. "Kirabakamba!" ...
- Bonsoir. Ton calme, posé, interrogateur. Qui révélait rien, cachait rien. C'était bien finalement. Bonsoir. Poli.
Nul besoin d'être agressif. Simplement sur la défensive. J'viens en paix, frappez pas. Ne rien ajouter de plus, attendre la réaction des autres. S'arrêter aussi au pieds de l'arbre. Coup d’œil à la cabane. Il fait froid au fait.
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Nya O'Neal
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Nya O'Neal, Sam 28 Jan - 23:09


Quelques jours auparavant, j’avais reçu une étrange lettre : anonyme, on ne peut plus vague… Son auteur se contentait de stipuler une date, une heure et un lieu. J’avais tout d’abord cru à une mauvaise blague et n’y avais pas prêté plus attention que cela, mais curiosité oblige, j’avais finalement décidé de me rendre sur les lieux. Même si je n’avais pas pris la peine de relire la missive plusieurs fois, il me semblait y avoir décelé un nom qui m’était familier : Madverier. La seule personne que je connaissais avec ce nom-là était cet espèce d’ahuri du Ministère qui se pensait au-dessus de tout. Après m’avoir annoncé qu’il avait tué mon père biologique, il avait continué à me provoquer et avait semblé bien trop proche de s’en prendre à moi à mon goût.

Non seulement je méprisais le personnage pour son comportement, mais j’avais aussi cru comprendre qu’il faisait partie d’une famille influente de sang-purs, que je haïssais donc par principe. Faut dire que la famille d’Aileen n’avait pas vraiment été un bon exemple. Leurs magouilles m’exaspéraient, et la verte n’aurait jamais dû avoir autant de pression sur les épaules. Ne serait-ce que pour tenter de la venger, je me devais de me pointer au rendez-vous. Massacrer un ou deux sang-purs qui ne s’y attendraient pas, ça ne devait pas être bien compliqué, si? Bon, je m’avançais probablement un peu, là. Je n’avais aucune idée de qui serait présent sur place. Le peu d’informations que fournissait la lettre était bien loin d’être suffisant pour savoir dans quoi je mettais les pieds, mais peu importe.

Emmitouflée sous ma cape d’invisibilité qui, en plus de me préserver des regards indiscrets, me maintenait bien au chaud, je me dirigeai donc vers le Saule Cogneur. Décidément, ce malheureux morceau de tissu avait bien des vertus. Contrairement à la fois où je m’étais battue contre l’arbre avec Azaël, cette fois-ci, le saule ne me vit pas et je pus donc aisément me frayer un chemin jusqu’au passage qui me mènerait directement à destination, faisant tout de même attention à ne pas piler sur une racine.

Je n’étais pas en avance, certes, mais j’étais tout de même bien loin d’être la première personne sur les lieux. Je me demandais si Elly, l’inconnu perché dans l’arbre -à qui je venais d’adresser un clin d’œil sans réaliser qu’il ne l’avait pas vu puisque j’étais encore cachée sous ma cape- et les deux autres inconnues avaient reçu le même genre de missive douteuse… À en juger par leurs discussions, je doutais qu’ils aient une idée plus précise que moi de ce qu’ils pouvaient bien faire ici. Je m’assis donc au pied de l’arbre et attendit de voir ce qui allait se passer ensuite. Je ne comptais pas révéler ma présence tant que je n'en saurais pas un peu plus.
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Jean Parker
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Jean Parker, Sam 4 Mar - 22:57


Pv ft. Nya

LA mutuels accordés

C'est dur de transplaner dans cet état la... Meilleur moyen de faire une connerie, et de transformer une soirée ou certaines choses étaient prévues en soirée en nuit blanches aux urgences de Sainte Mangouste. En plus pour un apprenti médicomage, c'est pas top top prestige, un coup à passer un sale quart d'heure. Mais bon la pour le coup tout semblait s'être bien passé. Il venait d'arriver à l'endroit escompté, tenant la main de Nya pour la manœuvre de déplacement difficile à faire. L'alcool l'avait mit dans un état... Étrange, quand il y a des fourmis parcourant son corps usé, l'impression que le corps tangue, que l'esprit divague, que la cabane hurlante semble une super idée. Ce qui est sans doute tout sauf le cas mais bon le sorcier avait eu cette idée, et bon sûrement pas un grand nombre de sorcier avaient fini leur soirée arrosée la bas, mais bon quand on voit l'état des lieux et des alentours, on peut tout à fait comprendre cela.

S'allumant une cigarette, Jean jeta un œil aux alentours. L'ambiance était pesante, le ciel bien que éclairé uniquement par la clarté de la lune semblait parsemé de nuages, les arbres semblaient avoir perdus leurs feuilles, enfin bref tout aurait fait peur aux n'importe quelle personne normale. Nya qui semblait être également passée dans une autre phase que celle dans laquelle on est naturellement, ne sembla pas dérangée par le lieu choisi, après tout si ça se trouve c'est elle qui en avait donné l'idée à Jean. Cela avait du se passer il y a pas si longtemps en plus, mais bon l'apprenti médicomage l'avait déjà oublié. Il n'y avait qu'une idée et une seule qui était présente dans l'esprit embrumé du sang-pur pour le reste de la soirée, c'était de bien s'amuser avec Nya.

S'avançant dans le jardin, le sorcier chercha des appuis plus ou moins stables, pour compenser une démarche fébrile et éviter de tomber par terre devant la jolie rousse. Cela serait ridicule et le mélange de flemme et d'alcool pourraient provoquer une torpeur incontrôlée. Nya semblait moins bourrée que Jean, elle ne semblait pas galérer à marcher vers la sinistre demeure.

Au bout de quelques minutes de marche, ils arrivèrent devant le bâtiment. Il tenta tant bien que mal d'ouvrir la porte, ce ne fut pas bien difficile, elle n'était pas verrouillée. L'endroit était poussiéreux, sinistre, glauque, tout donnerait envie de partir à quelqu'un de sobre mais bon ce n'était pas leur cas aux deux.

Faire ça ici, on doit être les seuls depuis toujours. dit Jean en souriant à la jeune femme.

Ils étaient la, et qu'oi qu'il se passe, cela allait sans doute être mémorable.
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Nya O'Neal
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Nya O'Neal, Dim 5 Mar - 0:57



Quiproquo qui finit bien… Ou pas
(avec Jean Parker)


Suite de ce RP
J’ai le LA de Jean

Dans son état, je n’étais pas sûre que ce soit une bonne idée de laisser mister Parker transplaner, mais il ne me laissa même pas le temps de lui dire que j’avais moi aussi mon permis de transplanage avant de m’embarquer dans ces idioties. Visiblement, ma proposition de continuer la soirée dans la cabane hurlante ne lui avait pas déplu. En quelques secondes à peine, il m’avait attrapé par la main et nous nous retrouvions devant l’édifice. Je l’observai quelques secondes, espérant de tout cœur qu’il n’allait pas vomir ses tripes tout de suite. Je n’avais toujours pas la moindre idée de la quantité d’alcool qu’il avait ingurgitée avant que j’arrive, mais il devait avoir dépenser pas mal de gallions pour réussir à se mettre dans un état pareil. Heureusement pour moi, son estomac avait l’air plus solide qu’il n’y paraissait.

Je suivis donc mon interlocuteur et m’allumai moi aussi une cigarette, sous le ciel nuageux de cette nuit d’hiver. La température était relativement agréable – ou peut-être que ce n’était qu’une illusion liée à l’alcool. En tout cas, il ne me fallut pas bien longtemps pour trouver un spot où m’assoir. Faut dire que, pour moi, tout pouvait se transformer en chaise, quand j’avais envie de poser mon popotin quelque part. Je terminai donc mon bâton de cancer, confortablement installée dans l’herbe jaunie par le manque d’eau. Jean ne l’entendait pourtant pas de cette oreille et reprit bien vite sa marche vers la cabane, manquant de se casser la figure à chaque pas. C’était plutôt comique à voir, pour être honnête… Pour un futur médicomage, il ne s’inquiétait pas des masses pour ses organes.

Après avoir écrasé ma clope sur le sol et y avoir laissé traîner le mégot, je rattrapai bien vite le blondinet. Sa remarque me fit gentiment sourire. À peine avait-il ouvert la porte qu’il s’exclamait déjà qu’on devait être les seuls à envisager terminer une soirée un peu trop arrosée ici. Si seulement il savait… Au moins, Aileen ne semblait pas avoir eu la même idée que moi. Il n’y avait personne d’autre. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la boisson lui avait fait perdre toute espèce de filtre. Il n’essayait même plus de cacher ses arrière-pensées et sous-entendait clairement qu’on allait coucher ensemble. Je n’allais pas m’en plaindre.

Je lui emboitai donc le pas et le poussai gentiment, histoire de voir à quel point son équilibre était atteint. Mauvaise idée. Il ne tenait vraiment plus debout mais, au lieu de s’écraser lamentablement sur au sol tout seul comme un grand, le jeune homme m’attrapa au vol et m’entraîna dans sa chute. Je toussai légèrement, le choc avec le sol ayant remué une bonne quantité de poussière. On avait l’air malins comme ça, tiens, lui allongé sur le dos et moi ben… Affalée par-dessus. Amusée, je m’emparai de ses mains et les maintins au sol. Je doutais fort qu’il soit en état de se relever tout seul, même sans que je le bloque, mais peu importe. D’un coup de pied bien placé, je refermai la porte derrière nous. Sourire aux lèvres, je répondis finalement à sa remarque.

« Désolée mon grand, mais j’en doute. En tout cas, tu seras pas mon premier. »
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Jean Parker
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Jean Parker, Lun 3 Avr - 14:21


La tête tournait encore et encore, les volutes d'alcool ingérés dans son organisme faisaient de plus en plus effet, les pas étaient lourds, et marcher droit devenait de plus en plus difficile. C'est comme si les pensées étaient encore à peut prêt claires, enfin sur ce que les deux jeunes gens allaient faire tous les deux, mais l'expression de celles-ci étaient plus que compromises. Peut être faudrait-il songer à arrêter de boire de la sorte, à faire passer les verres les uns après les autres comem de vulgaires verres d'eau, à la seule différence que chaque gorgée de nectar alcoolisé rendait ses sens et sa réflexion plus compliquée encore.

Une fois que les deux sorciers furent rentrés tous deux dans la bâtisse peu chaleureuse, Jean se tourna vers Nya. Le temps de se tourner vers la jolie rousse, celle-ci s'amusa à le pousser, et malheureusement vu la baisse de réflexes et d'appuis, le sorcier glissa et attrapant Nya par le poignet, la fit tomber avec lui. Par chance, ils ne semblaient pas s'être fait mal. Le sorcier sourit quand en rouvrant les yeux il découvrit Nya affalée sur lui, le fixant dans les yeux. Avant de refermer la porte, la jeune femme saisit les mains de Jean, l'empêchant ainsi de bouger. C'était assez rare qu'une femme prenne le dessus de la sorte avec lui, non pas que ce soit désagréable, mais l'occasion ne s'était jamais encore présentée.

Désolée mon grand, mais j’en doute. En tout cas, tu seras pas mon premier.

Ce n'est pas bien grave va. Cela ne va pas nous empêcher de kiffer, tu verras.

Jean n'avait ni la force ni l'envie de se débattre, car bon il y avait sans doute un endroit plus confortable et agréable pour passer la nuit que le plancher de la cabane hurlante, mais bon vu leur état, ils n'auraient sans doute aucun grand mal à faire leurs affaires. Faisant un terrible effort pour lever son cou, le sorcier s'amusa à aller ceuillir un baiser sur les lèvres de Nya. Cela ne la dérangerait sûrement pas et il fallait bien que cela finisse par arriver ce soir. Fermant les yeux, le sorcier savoura ce moment malgré les effluves d'alcool qui se mettaient à faire un grand n'importe quoi en lui.
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Nya O'Neal
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Nya O'Neal, Mer 5 Avr - 2:30


Même si j’étais loin d’en être au stade du médicomage, je n’avais pas forcément les idées claires non plus. Ma petite blague aurait rapidement pu tourner au vinaigre vu l’état de mon interlocuteur. M’enfin, personne n’était blessé, c’était le principal. Les réflexes du jeune homme n’étaient pas si atteints que cela, puisqu’il ne manqua pas de s’emparer de mon bras et de m’entraîner avec lui dans sa chute. N’ayant pas particulièrement envie de m’écraser face la première contre le sol, je plaçai mes bras droit devant moi pour amortir ma chute – même si le corps à moitié éveillé de Jean à lui seul aurait probablement fait la job. La position dans laquelle on se retrouvait s’y prêtant plus que bien, je le maintins au sol, sans oublier de refermer la porte derrière nous.

La remarque du vert et argent me décrocha un léger sourire. Vu les expressions qu’il utilisait, il devait côtoyer des moldus assez fréquemment. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas entendu cette expression complètement désuète et incomprise de la majorité des sorciers. Je m’en allais lui répondre que l’expérience risquait d’être différente de toute façon, puisque la dernière personne avec qui je m’étais laissée aller dans la cabane hurlante n’était autre qu’Aileen (on s’entend que les hommes et les femmes sont pas mal différents à ce niveau-là), mais je n’eus même pas le temps d’ouvrir la bouche que le serpent s’étira juste assez pour venir déposer un baiser sur mes lèvres. La manœuvre avait semblé bien plus compliquée que nécessaire, d’ailleurs, et je ne pus retenir un léger sourire.

Ses babines avaient un goût assez intense de whisky. SI je n’avais pas déjà été dans un état d’ébriété, l’embrasser aurait probablement suffit à me communiquer le sien. Loin de me laisser abattre pour autant, j’en profitai pour me faire un peu plus entreprenante et lui rendis bien évidemment son baiser. Après avoir machinalement repoussé mes cheveux qui commençaient à être dans le chemin, je l’embrassai à nouveau, plus langoureusement cette fois. Après tout, on était tous les deux des adultes consentants qui savaient très bien comment cette soirée allait finir, pas la peine de perdre plus de temps. On en avait déjà perdu bien assez.

Je relevai la tête quelques secondes, scrutant les environs. Le sol, c’est bien beau, mais on allait vite avoir mal partout si on ne trouvait pas quelque chose d’un peu plus confortable. Dans mes souvenirs, il y avait toujours eu un vieux fauteuil délabré dans un coin de la bâtisse. C’était peut-être un peu glauque, mais on risquerait moins d’être couverts de bleus le lendemain. Pour le romantisme, faudrait repasser, hein, mais bon, personnellement, je préférais de loin ce genre d’endroits à un lit couvert de roses bien trop cliché à mon goût. Sans même prendre la peine de lui expliquer le but de tout cela, je m’emparai de la main de Jean, l’aidai à se relever puis me dirigeai vers le fameux sofa.
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Azaël Peverell
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Azaël Peverell, Mar 2 Mai - 21:51


Autorisation de JJ pour récupérer le sujet
RP avec 87


Une lettre t'était parvenue. Et vu la saloperie de piaf qui l'a amenée, t'as pas eu trop de doute pour savoir qui te l'envoyait de base. La lettre n'était pas forcément menaçante. Plus... inquiète ? On t'y reproche de ne pas donner de nouvelles, de ne pas avoir cherché à les contacter. C'est vrai, t'as rien fait pour ça. Tu t'es plutôt fait oublié, juste quelques nouvelles rencontres par ci par là. Notamment avec 91 dont tu connais à présent l'identité. Mais t'as rien fait pour les aider réellement. Une fois de plus, t'as servi à rien. Pas par manque d'envie. Mais simplement... Le temps passe plus vite que prévu. T'avais pas la moindre idée de ce que tu pouvais faire, et t'as remis tes réflexions à plus tard, encore et toujours. Visiblement, aujourd'hui, c'est un peu trop tard. Parce qu'on risque de te demander des comptes.

T'es arrivé dans la Cabane Hurlante un peu en avance. Evidemment, t'es le premier sur place. Et l'attente commence. Attente angoissante. Parce que tu ne sais pas réellement à quoi t'attendre. La lettre te propose de l'aide. Mais n'est-ce pas simplement un subterfuge pour être sûr que tu viennes ? Dans tous les cas tu serais venu. T'assumes des actes. Ou le fait de n'avoir rien fait dans le cas présent. Mais ça ne t'empêche pas d'avoir peur. Parce que tu n'as pas envie qu'ils te reprochent quoi que ce soit. Tu n'as pas envie de les décevoir, eux aussi. Tu es même venu sobre. T'as à peine bu quelques verres dans ta journée. Parce que ton penchant alcoolique a été un peu trop repéré.

Tu fais les cent pas dans la salle la moins délabrée de l'endroit. Qui reste tout de même en très mauvais état. C'est la pièce dans laquelle la prise d'otage a eu lieu. La pression que tu ressentais alors est toujours là, comme amplifiée. Parce que cette fois, tu ne passeras pas inaperçu, tu ne peux pas te cacher dans la masse. Tu es seul face aux idées que tu dis défendre. Que tu veux défendre. Des idées auxquelles tu crois, et que tu n'aurais pas honte de brandir. Mais que tu n'as jamais partagé avec qui que ce soit. Qui reste à l'état de pousse dans ta tête, sans que tu ne cherches à les arroser. T'as pris l'habitude de voir tes actions ignorées, inutiles, ou punies. Alors, consciemment ou non, tu as décidé de ne plus agir. De simplement te laisser porter, pour voir où ça te mène.

Un oeil à l'heure. Qui n'avance finalement pas si vite que cela. T'en as assez d'attendre. Tu veux savoir ce qu'il va se passer. Si oui ou non tu dois t'inquiéter. T'es toujours en train de tourner dans la pièce, comme un fauve en cage. Tu serais mieux dehors, à l'air frais. Tu respirerais peut être un peu mieux. Ta main se passe dans tes cheveux nerveusement. T'essaies même pas de te trouver une excuse qui tienne la route. Tu veux simplement qu'ils continuent de te considérer de leur côté. Et savoir quoi faire pour les aider. T'as quand même ta baguette dans ta poche. Parce que tu préfères prévenir que guérir. Tu rabats ta capuche sur ta tête. Ce simple geste te donne un semblant de protection. Une espèce de coupure avec l'extérieur. Alors t'en profites pour essayer de te persuader que tout va bien se passer.
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Mangemort 87, Lun 22 Mai - 0:18


tu as rendez-vous avec le garçon à la bouteille
non qu’il soit particulièrement beau
ou particulièrement bon fournisseur
du whisky t’en trouveras ailleurs
mais il dégage un petit quelque chose
une fragrance de lost boy

tu as été lui plus jeune
une égarée qui ne savait en quoi croire
qui avait besoin d’un mentor
d’un guide
qui avait l’impression de tout rater
et s’évertuer à être toujours plus rebelle
à rejeter les ordres
pour pouvoir dire que c’est pas parce que t’avais raté
c’est pas parce que tu pouvais pas
c’est parce que tu voulais pas
le non était ta façon de te réaffirmer sujet

mais le non le non
à un moment il tourne en rond
et les projets contre on en fait pas grand chose
l’ordre du phénix n’avançait pas parce qu’ils n’agissaient que contre nous
alors que nous on agissait pour le plus grand bien
ou du moins ce que nous pensions être le plus grand bien
après on n‘était qu’humains
lumières et ombres
on pouvait se tromper

CRAC

aujourd’hui il fallait voir s’il était prêt à être pour
au fond de son âme
s’il arriverait à faire le premier pas
mais rien n’imposait qu’il le franchisse seul
s’il avait besoin d’aide tu pouvais l’épauler
67 n’en saurait rien
tu voulais juste être celle
que nul n’avait été pour toi
tu espérais en déduire de quoi il avait besoin

tu entends depuis des années des gens dire des mots dont ils ne connaissent le sens
ils ne les disent pas ils les empruntent
à des poètes et des artistes
ils volent des mots car ils sonnent bons en bouche
ils disent je t’aime 90 fois et s’endorment
sans jamais se souvenir

tu approches de l'entrée
(glauque de le retrouver ici, un peu ?)

mais toi c’est pas ça que tu vas lui offrir au petit
tu veux lui offrir une vraie aide
sans ambiguïté
juste une inconnue vers qui se tourner
dans le besoin
pas besoin de requiem juste une écoute
gaffe chaton, on dirait presque que
tu te laisses apprivoiser

— bonsoir, gamin
— alors, tu racontes un peu ?

voix comme une lame
qui râpe
contre la pierre qui l'aiguise
voix comme un miel
qui enlise
le fer

acidulée est l'orange sanguine
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Azaël Peverell
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Azaël Peverell, Ven 2 Juin - 20:11


L'attente se termine au moment où la voix résonne. Et pourtant, tu te figes un court instant. Tu retiens ton souffle sans même t'en rendre compte. Tu te tournes vers la voix. Ce simple mouvement semble débloquer tout le reste. Ta respiration reprend lentement, et ton regard fixe la masquée qui te fait face. T'essaies de garder ton calme. Après tout, elle n'a pas encore sauté sur toi pour t'attaquer ou essayer de te tuer dans d'atroces souffrances, c'est un bon signe, pas vrai ? T'hésites un instant, mais tu finis par retirer ta capuche, restant ainsi à découvert. Comme pour montrer que t'es bien de son côté. Comme pour prouver que t'as pas l'intention de te cacher.

- B'soir.

Ta voix est plus assurée que ce que tu n'aurais pensé. C'est plutôt une bonne chose. Mais tu viens de te rendre compte que tu n'as pas la moindre idée de comment t'es sensé appeler la mage noire qui te fait face. Tu ne t'arrêtes cependant pas très longtemps sur ce questionnement qui n'en est pas vraiment un. Vu le nombre de personnes dont tu ignores le nom, une de plus ou une de moins, t'es plus franchement à ça près. En revanche, tu bloques un peu sur sa question à elle. Raconter, tu veux bien. Le problème c'est que t'as absolument rien à raconter. T'as rien fait. T'as rien changé à tes habitudes, ni à ta vie. Du moins pas suite à ta rencontre avec certains masqués. Le reste, c'est personnel, et t'as pas franchement envie de t'en servir comme excuse. T'es pas du genre à raconter ta vie, et tu doutes clairement qu'elle soit là pour jouer la psy.

- J'crois qu'il y a pas grand chose à raconter...


Cette fois-ci, tu détournes les yeux. Tu te contentes de regarder un point fixe. Parce que t'es pas fier de toi. Et que, même si t'as l'habitude de n'être toujours que déception aux yeux des autres, tu commences à avoir du mal à le supporter réellement. D'autant plus lorsqu'il s'agit d'une cause que tu veux réellement défendre. Alors même si tu n'as pas vraiment d'explication à fournir, même si t'as pas envie de te chercher des excuses, tu te sens obligé de te justifier un minimum, comme un enfant pris la main dans le sac.

- Mais c'pas que j'veux pas hein. C'juste que je savais pas trop c'que j'pouvais faire, pis... Bah euh... Le temps est passé plus vite que prévu.

Tu finis par te taire totalement. Maintenant que t'as parlé, t'as simplement l'impression de t'être enfoncé. Si ça se trouve, elle ne comptait même pas te faire la morale ou quoi que ce soit. Yeux rivés au sol, voilà tes mains qui s'enfoncent dans tes poches, comme pour essayer de te donner une certaine contenance.
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Mangemort 87, Dim 11 Juin - 18:24


Sa voix est plus posée, moins revancharde, que d’ordinaire. Satisfaite, tu te surprends à sourire. Un tic vif secoue pourtant tes lèvres quand il annonce n’avoir rien à raconter. Ça, c’est moins prometteur. Pourtant, il ne semble pas vraiment avoir d’excuse. Limite limite.

Ce n’est pas comme quand tu avais du effectuer une filature de Evans et que ta binôme avait disparu de la circulation — puis toi de même, vu que tu avais fini à Azkaban. Non, le temps passait juste trop vite. Ahem. Pour tout le monde mon grand.

Enfin, ce n’est pas que le temps passe trop vite. Parfois, il s’empêtre dans une lenteur inégalable ; c’est une boue dont on ne sait se détacher. Le vrai problème c’est que plus la mission fait peur et plus on la repousse. Avec l’expérience on s’y donne plus rapidement. Avait-il seulement peur de l’échec ?

Ralentir, un temps. Dissimulait-il les raisons pour lesquelles il n’avait pas encore pris ses responsabilités ?
— Azaël, si tu permets que je t’appelle ainsi, garde en tête qu’il n’y a pas de secret entre nous. Si quelque chose, ou quelqu’un, se met sur ton chemin, il ne faut pas hésiter à en parler.

Des gens à recadrer ou à buter, c’est toujours pour toi ! Tu fais un bon secrétaire-bourreau, en fait. Même Elenna parlait plus sous tes menaces, c’est dire. Si quelqu’un avait compris ce qu’il cherchait à entreprendre… Si quelqu’un l’en suspectait et tentait de l’influencer, par la menace, la conviction ou la persuasion, tu pouvais intervenir.

Il fallait juste qu’il parle. Qu’il sache qu’il pouvait te parler. Que tu étais là pour lui.
— Si l’obstacle c’est toi, je peux te guider. Les voies de la magie sont parfois compliquées à arpenter seul.
Une pointe de mélancolie termina ta phrase ; tu étais bien loin du chat joueur et piqueur de bouteille. Car tu savais ; tu savais qu’il ne faut demander plus à l’autre que ce qu’il peut partager.

Rule n°1.

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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Azaël Peverell, Sam 24 Juin - 16:35


La réponse ne se fait pas trop tarder. Elle pense que peut être quelqu'un t'empêche de faire ce qu'il faut. Mais tu sais bien que t'es le seul responsable de ton inactivité. Tu vas pas mettre la faute sur quelqu'un d'autre. D'autant plus que, pour le coup, les conséquences pour la personne en question risquent d'être relativement irréversibles. T'es venu ici en te disant que t'allais assumer tes responsabilités, et c'est ce que tu vas faire. Tu te contentes d'un léger hochement de tête lorsqu'elle demande si elle peut t'appeler Azaël. Après tout, c'est ton prénom, ça reste le plus simple. Même si tu ne te rappelles pas lui avoir déjà dit. Elle s'est sans doute renseignée.

- C'est d'la faute de personne d'autre.

Regard toujours fuyant. Ce serait bien plus simple à assumer si quelque chose s'était mis en travers de ton chemin. Non, là, t'es juste incapable d'agir. Incapable de faire quoi que ce soit. Tu ne sais pas comment t'y prendre, tu ne sais pas ce que t'es sensé faire. Et t'as peur de faire quelque chose qu'il ne faut pas, de te planter lourdement. Peur de les décevoir encore plus que si tu ne faisais absolument rien. Alors t'as choisi la solution la plus simple à tes yeux. Même si t'es pas foutu de l'expliquer. Même si tu te rends compte que ce n'est pas comme ça que tu vas avancer. Même si ça risque de te retomber dessus aussi.

Et puis une nouvelle phrase. Comme si elle avait compris que tu bloquais. Que t'y arrivais pas. Que t'es incapable de le faire seul, que t'as besoin d'aide. Même si tu ne le demandes pas. Même si tu refuses de l'avouer. Tu es celui qui t'empêche d'avancer. Et tu stagnes depuis bien trop longtemps. Tu finis par lâcher :

- J'crois que c'est bien moi l'obstacle.

Ou comment dire que t'acceptes l'aide proposée sans l'avouer réellement. Comme par peur d'être jugé trop faible. Parce que c'est ce que c'est pour toi, d'avoir besoin de l'aide de quelqu'un d'autre. Une faiblesse. Et c'est difficile de les exposer comme ça. C'est difficile d'accepter devant quelqu'un qu'on n'y arrive pas, parce que seul, tout semble insurmontable. Tu lèves les yeux vers elle, comme pour lui demander ce que t'es sensé faire à présent qu'elle sait. Et aussi pour être sûr qu'elle va bien te guider. Parce que tu t'es tellement paumé que t'as du mal à te retrouver. T'espères simplement qu'elle ne pense pas que ce sont tes motivations qui ne sont pas suffisantes. Parce que tu crois réellement en leur cause, et tu veux qu'ils puissent compter sur toi.
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Mangemort 87, Sam 8 Juil - 0:04


azaël se comporte comme un enfant pris en faute
comme un enfant toujours en tort
comme s’il avait fait une bêtise
ce serait mieux qu’il ait fait une bêtise
cela voudrait dire qu’il a fait quelque chose
qu’il a tenté

mais il est paralysé
il a peur d’essayer
enfin tu crois que c’est pire
plus enfoui que ça
tu crois à sa manière de fuir ton regard
qu’il a peur d’exister
il a peur de s’autoriser à vivre

quelle cicatrice le saigne tant ?
difficile à dire, tu ne le connais pas assez
mais tu sens qu’il est de ceux qui ont peur de tout
peur d’eux comme du monde
alors tu vas l’aider à s’apprivoiser
car il n’est pas possible d’avancer sans erreur

pourtant il est nécessaire d’avancer
chaque bébé pas grandira plus tard
et oui, on tombe en route
mais on se relève ensuite
avec ou sans aide
et pour l’instant tu vas même faire de ton mieux
pour lui éviter de tomber
tu vas t’improviser béquille
et le guider autant que tu peux

tu t’avances, provocatrice
— alors azaël, pourquoi tu fais ch*er mon novice ?


avant de partir dans un rire doux
un rire sucre
— prends mon bras, tu veux ?

tu as tendu la main vers lui
car il est temps de déplacer l’obstacle
tu dois lui montrer quelque chose
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Azaël Peverell, Mer 19 Juil - 10:54


T'attends la réaction d'en face avec incertitude. Comme si le fait qu'elle te propose son aide te semble toujours inconcevable. Parce que tu n'es pas sûr de la mériter. T'es même à peu près certain du contraire. Ils ont d'autres partisans, probablement bien plus utiles que toi pour eux. Des partisans qui sont prêts à tout, et qui font tout. Contrairement à toi, qui reste totalement en retrait. Qui ne se rend même pas compte que tu t'es arrêté de vivre alors même que le temps ne peut que continuer son cours. Nouvelle preuve s'il en faut que tu ne sers à rien. Que même pour quelque chose qui te tient à coeur, tu ne parviens pas à te libérer des chaînes que tu continues de porter.

Pourtant, la réaction est plutôt bonne. Un rire, une provocation. Ton regard plonge dans le sien. Probablement pour la remercier. Parce qu'elle décide d'être là malgré tout. Parce qu'elle ne t'abandonne pas, comme toi tu l'as fait pour eux. Elle reste là. Elle te tend la main. Peut être que t'es un peu plus important que ce que tu penses. A ses yeux du moins. Tu réponds à sa question par un léger sourire, et tu hausses légèrement les épaules avant de répondre sur un ton que tu veux ironique.

- Parce qu'il le mérite. C'est un vrai crétin.

Tu le penses un peu plus que ce que tu veux bien laisser penser. Mais peu importe. T'es prêt à croire qu'elle va réellement t'aider. Qu'elle est différente des autres. Qu'elle ne cherchera pas à te rabaisser. Et qu'avancer avec elle sera bien plus simple que de te démener seul de ton côté. D'autant plus qu'on peut dire sans risque de se tromper que jusqu'à présent tes efforts pour t'en sortir ont plutôt été vains. Tu regardes le bras tendu un instant. Pendant une fraction de second tu hésites. Mais le temps du doute est terminé. T'es prêt à voir ce qu'elle veut te montrer. Et à faire ce qu'elle te demande. Tu prends son bras sans poser plus de questions.
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