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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante
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Azaël Peverell
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Azaël Peverell, Ven 22 Sep 2017 - 19:19


Les mots qu'elle lâche semblent flotter un instant dans les airs. Le temps du transplanage. Pour une fois, tu ne le vis pas si mal. La sensation est toujours désagréable, et t'aurais probablement pu recracher ton dernier repas si tu n'étais pas si habitué. Mais tu restes focalisé sur autre chose que ce transplanage de quelques mètres. Tu ne comprends pas cette façon qu'elle a de s'adresser à toi. Comment elle peut, en quelques mots, te faire croire que tout n'est pas perdu pour toi. Comme si elle voyait quelque chose en toi. Quelque chose d'invisible pour les autres. Qui est devenu invisible pour toi aussi. Mais t'as envie d'y croire. De t'accrocher à elle, de voir où elle peut te mener. D'accepter son aide.

Tu lâches son bras rapidement après le transplanage. C'est déjà limite un exploit que tu l'aies saisi. Mais, étrangement, ce contact là, il ne t'a pas fait peur. Tu l'as supporté sans peine. Tu lui fais sans doute plus confiance encore que ce que tu ne croyais. Uniquement parce qu'elle ne va pas t'abandonner, t'en es persuadé. Alors il est hors de question que tu la déçoives une fois encore. T'es bien décidé, tu feras ce qu'il faut pour que les Masqués ne détournent pas leur regard de toi. Pour qu'elle ne détourne pas son regard de toi. T'as envie de compter, de faire parti de ceux qui font la différence. Et c'est ta peur qui t'en empêche. Mais si tu n'es plus seul, tu n'as plus à avoir peur. Tu peux compter sur elle, et ça te soulage plus que tu ne saurais le dire.

La situation reste bizarre. Inattendue. Tu t'étais préparé à te faire engueuler, voire à te prendre quelques sortilèges pour te rappeler ce que t'étais sensé faire. Ou même pire encore. Et finalement, tu vas repartir rassuré ? Y'a comme un problème, un truc qui cloche. Mai tu refuses de te dire qu'elle se moque de toi. Que ses mots ne sont que du vent, qu'une espèce de propagande personnalisée. Non. T'as décidé de lui faire confiance. Alors t'esquisses un léger sourire. Tu passes ta main dans tes cheveux pour te redonner une contenance. Tu remets un semblant de masque toi aussi.

- Merci... J'fais comment si j'ai besoin de vous ? Pour vous appeler ? Ou pour vous trouver ?

Bah ouais, il serait peut être temps d'en parler de ça. Parce que, c'est vrai qu'ils savent souvent parfaitement où te trouver, quand ils ne te tombent pas dessus par hasard. Suffit de voir aussi la lettre qui t'es parvenue pour le rendez-vous de ce soir. Mais si jamais toi, t'as besoin de les contacter, t'es sensé faire comment ? Tout ce que tu sais, c'est qu'ils ont un espèce de QG à Pré-au-Lard, sauf que voilà la galère pour trouver. Et pour se faire inviter. Ouais, tu préfères te mettre au courant si jamais y'a un moyen plus simple.

edit 25/10 : lizzie arrive !
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Lizzie Bennet
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 26 Oct 2017 - 10:14


Tu crois que la mission Azaël est une réussite. Enfin, une réussite. Tu savais même pas ce que t’allais faire en le voyant, et puis d’un coup boom, tu t’es dit que t’allais laisser ta vulnérabilité faire le job. Est-ce une réussite ? Tu as envie de le croire. Tu ne te bases, pour une fois, pas sur un résultat objectif. Pas sur l’odeur ou la couleur de ta potion, non. Juste sur comment tu te sens.

Et tu es, une fois n’est pas coutume, apaisée.

Toi, toi la citrouille vivante. Toi si effrayante en apparence et vide de l’intérieur. Toi celle qu’on ne sort qu’une fois par an. Toi, aujourd’hui, t’as l’impression que tu te sens bien. Et que Azaël y est pas pour rien. Vous êtes en train d’apprendre à vous apprivoiser. Et c’est aussi inquiétant qu’excitant.

Tu as l’impression d’avoir 5 ans et de te faire ton meilleur ami de bac à sable. C’est désespérant. Mais pour une fois que tu ressens des émotions positives, t’as pas vraiment envie de les refouler.

- Y a quelque chose qu’on peut faire. Avoir un code secret.
- Vocabulum pronuntiandi interdictio Rlacénacé.


La magie noire, c'est beau, c'est long, mais c'est épuisant. Tu pensais néanmoins que ton code à tendance tchèque ne pouvait sortir dans une conversation quotidienne. Ça ne pourrait venir que de lui. Ça ne pourrait que t'être destiné.

Pas à pas, vous deveniez, l'un pour l'autre unique au monde.
- Voilà. Si tu dis Rlacénacé, je saurais que tu me cherches. Je saurais où tu es. Et je te rejoindrai.

Un mot. Un mot.
Un mot, c'est pas grand chose, mais quand c'est partagé, cela prend - très vite ? trop vite ? - des allures de futur. Et si on s'emballe, ce n'est pas bien grave. Au moins ça fera un papier cadeau en moins pour Noël.
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Azaël Peverell
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Azaël Peverell, Jeu 2 Nov 2017 - 23:25


Elle propose un code secret. Pour vous deux. Pour que tu puisses la joindre lorsque tu en as besoin. Et, étrangement, ça te rend heureux. T'as l'impression de compter un peu plus à ses yeux. Comme si elle acceptait de te donner une réelle importance, pour elle, ou pour la cause. Tu ne sais plus trop où te situer à présent. Parce que c'est difficile pour toi, de faire le tri. Même si les idées de l'Ordre Noir te plaisent, si ses membres ne s'intéressaient pas à toi, jamais tu ne te serais intéressé à eux. C'est à cause de ce besoin viscéral qu'on te remarque. Qu'on t'aime, un peu. Ou du moins qu'on soit fier de toi. Pour changer.

La voilà qui récite une formule qui t'est totalement inconnue. Et plutôt compliquée. T'es bien incapable de la retenir, t'espères que ce n'est pas tout ça le code secret, sinon t'es pas prêt de pouvoir l'appeler. Mais elle reprend rapidement la parole. Explique comment le sort fonctionne. Tu n'as qu'un mot à retenir. Un simple mot pour la faire venir à toi. Tu ne risques pas de le dire au hasard d'une conversation pour rien en pus, vu que tu n'as pas la moindre idée de ce qu'il signifie, ni même de quelle langue il s'agit. Mais tu hoches la tête, en le plaçant dans un coin de ta mémoire. Pas moyen que tu l'oublies, c'est bien trop important pour toi. Comme si ce mot pouvait te rendre spécial lorsque tu le prononceras.

Mais il est hors de question pour toi d'en abuser. Seulement si t'as réellement besoin de lui parler, ou d'elle, tout simplement. Mais pas pour rien, jamais. Tu ne veux surtout pas qu'elle regrette de placer cette confiance en toi. D'accepter de te porter un peu, sur un bout de ton chemin, long ou pas. Pour le moment, tu comprends qu'elle est là pour toi, et ça te rassure. Nouveau petit sourire de ta part.

- Merci.

Pas grand chose à dire de plus. Parce que ça aussi, ce n'est qu'un mot. Mais il est sincère. Tu lui es réellement reconnaissant. Sans doute plus que pour quiconque d'autre. Elle t'a ouvert les yeux, un peu, ce soir. Elle t'a empêché de perdre encore davantage confiance en toi, et a préféré te soutenir. Ta loyauté lui est à présent totalement acquise.


Fin du RP
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Aiko Wilkerson
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Aiko Wilkerson, Mar 7 Nov 2017 - 18:39


Privé,
Bennett

C'est que l'après-midi avait été vide, pas très enrichissante. J'avais traîné aux trois ballais dans l'espoir de voir des vissages rayonnants, lumineux. Mais je m'étais heurtée à des murs, des vents glaciaux, des visages fermés. Le monde était bien triste. Il me déprimait. J'avais trouvé refuge dans un coin, à boire mon chocolat chaud, encore comme une enfant, alors que je quitterais poudlard dans quelques temps. Je savais, je le sentais, je voulais m'en aller. Je me demandais s'il y avait des endroits plus joyeux, plus colorés, des endroits où je pourrais sourire et rigoler à nouveau. Un frisson me traversait tandis que je terminais mon chocolat. Réchauffée, prête à affronter le froid de novembre, le brouillard et les petites gouttes de pluie., j'ai payé et je suis sortie.

Les rues étaient bien vides. Pour un mardi après-midi c'était étrange. Je me souvenais qu'il y a peu encore peu les artères principales du village étaient bondées, que les ruelles grouillaient de villageois et d'élèves. C'était déprimant. Au fond de mes poches, je me réchauffais les mains comme je le pouvais parce que je n'avais pas de gant. Ni d'écharpe ou de bonnet d'ailleurs. Et il faisait au moins quatre degrés dehors. La moumoute de ma veste en jean était clairement ce qui me réchauffait le plus. Mal équipée. Et j'ai marché, sans savoir où j'allais. J'avais besoin de me promener, peut-être pour réfléchir ou simplement pour me dégourdir.

Au bout d'une demi-heure à faire le tour de Pré-au-Lard je me suis retrouvée face à une grande colline. Vous savez, la fameuse colline de la cabane hurlante. Alors je me suis approchée du petit grillage où un panneau noir informait en lettre pintent et blanches : Kept Out. La cabane hurlante, cette légende urbaine, une maison hantée. Alors je me suis approchée un peu plus, parce que je me souvenais du temps que j'avais passé à l'intérieur. Flash-Back de mes anciennes années. Et quelques années lointaines maintenant... J'ai enjambé le grillage et j'ai monté la côte jusqu'à entrer dans la petite maison. Sauf que ben voilà, apparemment j'étais pas la seule.

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Rikka M. Bennett
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Rikka M. Bennett, Dim 12 Nov 2017 - 16:50


Bric à brac dans la Cabane Hurlante
~ pv Aiko Wilkerson ~



Un nuage de brume se forma devant le visage de la Gryffondor alors qu'elle expirait l'air de ses poumons après avoir pris une goulée fraîche. Elle n'avait pas l'habitude de ce genre de réactions car en Floride, en cette période de l'année, les températures étaient encore très élevées même si le soleil n'était pas toujours au rendez-vous. Les quelques fois où elle rendait visite à ses grands-parents en Écosse, c'était durant l'été et il faisait bon. Katerina s'amusait donc de voir cette buée sortir de sa bouche mais son nez tout froid ne s'amusait pas de ce froid. Heureusement, ses oreilles étaient protégées par un bonnet et ses autres extrémités — mains et pieds — étaient bien emmitouflées dans gants et chaussettes épaisses. Son cou était drapé de l'écharpe de Gryffondor et la jeune fille avait revêtu son manteau d'hiver par-dessus des vêtements chauds. Seulement, la zone nasale posait problème.

Toute à ses ruminations concernant le temps, la métisse marchait à pas de loup. Elle se trouvait dans la Cabane Hurlante, cette fameuse bâtisse célèbre qu'elle s'était promis de visiter un jour — et elle n'était pas protégée complètement des intempéries. En ce magnifique mardi après-midi, alors qu'elle avait du temps libre — pas de devoirs, pas de leçons, rien — et qu'elle comptait bien profiter de celui-ci, Kat avait décidé de sauter le pas. Personne ne l'accompagnait car elle voulait explorer le coin seule, telle une aventurière. Bien évidemment, elle avait prévenu Holly qu'elle serait par là, au cas où elle ne serait pas rentrée pour le souper. Néanmoins, la jeune fille se demandait bien ce qui voulait bien lui arriver. Elle était en sécurité, non ?

Katerina se remémora la première fois qu'elle avait visité Pré-au-Lard, près de deux mois et demi plus tôt. Elle y avait fait une rencontre particulière... Frissonnant tant par le froid que par les souvenirs, la métisse mit de côtés ses pensées et observa l'escalier qui grimpait jusqu'au premier étage. Au rée-de-chaussée, il n'y avait que de vieux meubles défoncés et en morceaux. Peut-être que d'autres choses intéressantes attendaient là-haut ? Il n'y avait qu'un moyen de le savoir : monter. Posant un pied prudent sur la première marche, la brunette monta et grimaça lorsque la marche grinça. Ce fut le cas de la troisième, la cinquième et la huitième. Mais au moins, l'escalier tenait bon...

— AHHH !

Cri de surprise. Un rat venait de sauter — oui, de sauter — devant ses pieds, en provenance du premier étage. Se saisissant face à cette rencontre impromptue, la jeune fille eut un mouvement de recul et son pied ne rencontra que le vide... du moins, il rata la marche du dessous — la septième — et ce qui devait arriver arriva : Kat bascula en arrière. Le temps semblait comme ralenti tandis qu'elle chutait.

Le choc fut rude. Mais coup de chance ou bonne étoile, la brunette se retrouva étendue sur le dos, sans trop de dégâts. Elle sentait une douleur poindre au niveau de ses fesses et de ses coudes mais tout semblait fonctionnel. Elle resta quelques instants allongée, un peu sonnée et mit plusieurs secondes à se rendre compte de ce qu'il s'était passé. Tomber dans les escaliers à cause d'un maudit rongeur qui ne prévenait pas quand il débarquait ! Il fallait le faire. La rouge et or se mit à rire toute seule. Heureusement que personne n'était là pour assister à cette catastrophe ambulante qu'elle était.

Bougeant un doigt, un orteil, puis tous ses membres, l'adolescente fut soulagée de constater qu'elle sentait tout. Oui, tout était fonctionnel. Mais lorsqu'elle voulut se remettre debout, sa vision sembla s'éclairer et tomba sur une silhouette qui se tenait là, devant elle. Ou derrière. Difficile de le dire selon la perspective. En tout cas, il y avait quelqu'un et ce quelqu'un était témoin. Katerina cessa de bouger et remarqua qu'il s'agissait d'une autre adolescente, peut-être un peu plus vieille qu'elle. Bon, il s'agissait sans doute d'une élève de Poudlard. La honte... Il lui fallait prendre contenance.

— Euh... Salut ! fit Katerina d'un air tout à fait naturel. Tu devrais venir essayer, le sol est hyper confortable !

Ou pas.
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Aiko Wilkerson
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Aiko Wilkerson, Sam 18 Nov 2017 - 13:24


La porte d'entrée était lourde et poussiéreuse et surtout, elle faisait un boucan d'enfer. Grincement, rouille. Tout était en lambeau aussi. Quand je me suis retrouvée dans cette petite maison, le temps s'est arrêté. La porte s'est refermée en douceur derrière moi et mes yeux se sont posés sur une petite photo, sépia, qui bougeait dans un cadre brisé. Une petite fille qui dansaient sous des arbres, avec une jolie robe longue. L'été sûrement. Elle était très mignonne et donnait presque du charme à cet endroit. J'ai été interpellé parce que je ne me souvenais pas avoir vu cette photo les dernières fois. Peut-être que quelqu'un l'avait posé là, pour s'en débarrasser ou bien pour accueillir les gens. Qui sait.

La première fois que j'étais venue ici, et bien ça remontait à cinq ans. La deuxième année. Une année assez folle et haute en couleur. D'abord, je m'étais liée d'amitié avec pas mal de filles dans les dortoirs, on avait même fait un jeu de société géant pendant une nuit, la bonne époque. Et puis on était venu ici et on s'était installé dans la chambre du haut. Même chambre où j'avais rencontré Kelly, un an plus tard. J'étais curieuse de voir à quoi elle ressemblait aujourd'hui. Cela faisait presque deux ans que je n'avais pas revisiter cet endroit.

Alors j'ai longé le petit couloir plein de poussière et de toiles d’araignée. J'ai toussé un peu, comme étouffée par toute cette saleté et j'ai entendu un gros BOUM, qui m'a fait sursauter ! La peur de ma vie ! Qu'est-ce que ça pouvait bien être ? Un meuble qui venait de tomber ? Un cadre cassé ? Des animaux ? Un épouvantard ? Ou bien quelqu'un ? J'ai sorti ma baguette de ma poche, et je me suis approchée tout doucement, sur la pointe des pieds. J'ai retenu mon souffle et... une fille ! Oh, juste une file. J'ai relâché mes muscles tendus et j'ai soupiré en rigolant. Plus de peur de que de mal.

Je me suis approchée. Apparemment le sol était confortable. Un peu d'humour ! Je me suis contentée de sourire et je lui ai donné ma main pour l'aider à se relever. C'était une gryffondor et elle était fière de porter ces couleurs. Son écharpe était très jolie d'ailleurs, en bien meilleur état que la mienne. J'ai rangé ma baguette avant qu'elle ne puisse la voir et je me suis grattée la tempe. Il fallait bien que je me présente.

- Salut, moi c'est... hum.. Aiko. Ça fait longtemps que tu es... là ?

Pour ne pas dire par terre. D'ailleurs je me demandais comment elle avait fait pour se retrouver dans cette position !
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Anna Keats
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Anna Keats, Sam 10 Fév 2018 - 0:32


"Pendant le temps d'un cours"
PV 40
LA de 40 et 91

Un marché avait été conclu dans les rues de Pré-au-lard, la veille de l'exercice, de la salle haut perchée, des yeux verts et des yeux bleus au même endroit. Ce marché je l'aimais et je l'avais accepté immédiatement. Le masque inconnu avait eu l'idée, il était venu me trouver, l'échange n'avait pas duré longtemps puisque la seule condition à respecter était de disparaître et qu'on ne me voit plus dans le château. Ainsi le Masque avait contacté l'Ombre pour moi, car c'était l'objectif initial. S’entraîner pendant l'heure qu'il me laissait.

Le trajet avait été plutôt facile, sortir des dortoirs bien avant que quiconque de Serdaigle ne sorte. Éviter les couloirs fréquentés, longer les murs, constater que personne ne posait son regard sur moi, redevenir l'une des briques du château. Poser mes pieds dans le parc, rejoindre l'arbre millénaire, connaître la technique pour passer et arriver enfin au lieu désiré. C'était presque trop facile. La partie la plus difficile était maintenant entre les mains de celui qui me couvrait. J'avais totalement confiance en lui, mais j'étais simplement inquiète pour la position dans laquelle je l'avais mis. Au final, je lui étais infiniment reconnaissante.

Ainsi j'avais attendu dans le lieu prévu, la cabane hurlante. Le meilleur endroit possible, le temps allait être limité pour moi,  c'était donc rapide de faire le trajet. Dans le pire des cas, qui pourrait remarquer mon absence, j'avais l'habitude de me réfugier dans la bibliothèque, dans un coin du dortoir ou un endroit éloigné du parc du château pour travailler et être seule. La baguette glissée dans ma main, je savourais ma dose de nicotine avant de rencontrer pour la troisième fois le Pédagogue.
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Invité, Dim 11 Fév 2018 - 21:15



Instants semblables à aucun autre, car la marche du Temps est singulière. Un pas après l’autre. Cours d’un fleuve où aucune goutte n’est similaire à une autre. Tout comme le sont les rencontres et les nuit.
Rencontre de cette nuit qui ne sera semblable à aucune autre, bien qu’il y ait des similitudes. Les acteurs, le décor, le contexte. Trois éléments essentiels et tellement de variations différentes. Ce soir, Cabane Hurlante : Enfant Anna & Le Pédagogue, pour une heure d’entraînement. Pièce courte en un acte. Les déguisements sont les mêmes : chacun porte sa propre peau sur le dos.

Les camarades 9&1 sont au cœur du stratagème. Sur le chemin, se demander quoi enseigner. Arriver, enfin, dans le lieu foulé à tant de reprise que l’empreinte de ses bottes s’est probablement imprimée dans les rainures du bois.
Sa figure sort, la tête, du moins, près de l’Enfant à bout de souffle : « - De quoi ton cœur a-t-il faim ce soir ? Un temps. Si tu ne souhaites dire, tu sais que je peux voir. »

Fourchette au centre.
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Anna Keats, Mer 14 Fév 2018 - 4:21


Un nuage de fumée s'en allait hors de ma bouche, dernière inspiration avant de voir l'Ombre entrer dans la demeure maudite. Le bois craquait sous la clope que j'écrasais avec mon pied et silencieusement j'abaissais ma tête vers le Maître. Il n'aimait pas être ainsi nommé alors je m'abstiendrais, aucun intérêt à vexer. L'heure tournait et débattre d'un nom serait que pure perte.
Sa voix apparaît et me rappelle le goût amer de la lecture des pensées, cette sensation que j'étais loin de vouloir revivre. Peut-être devais-je  porter mes interrogations sur cela. Une heure, tant de choses à apprendre, si peu de sable..

« Je ne veux pas voir cette intrusion se reproduire, de votre part ou de quelqu'un d'autre, surtout des autres. Je vous mettrais en danger, et moi avec. Où dois-je me renseigner pour contrer votre capacité. Est-elle rare ? Ou n'importe quel idiot du ministère peut me sonder. »

Un haussement des lèvres assez ironique s'était dessiné sur mes lèvres à la prononciation du ministère. Cependant mon air restait sérieux.. la réponse était importante pour moi.  

Couteau vers le milieu
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Invité, Jeu 22 Fév 2018 - 13:08



Une familiarité dans la démarche. Un échange entre l’initiée et l’initiant. Une attitude décontractée qui finit, écrasée, sous une semelle pressée. Une heure. Si peu de temps, que faire pour occuper l’espace ? 9&1 devaient bien s’amuser à l’heure actuelle, laissant le soin du baby-sitting aux camarades. Mais soit. La compagnie de l’Enfant Schomann n’est pas si déplaisante, bien qu’elle demeure… Sujet à controverse. Notamment de part ces résidus de vision, émergeant de ses souvenirs… Et de son attitude. En soit, rien de répréhensible. Davantage malaisant. Mais elle était prompte à l’écoute, l’obéissance et la découverte, et il n’y avait qu’une heure… Ne pas perdre de temps.
Sujet sur la table : la lecture des pensées. Grimacer légèrement au souvenir, rien qu’un masque d’argile ne puisse aisément cacher à la vue des pairs. Sembler plutôt détendu. Après tout, c’est un sujet maîtrisé : « - Avec suffisamment de travail et de volonté, n’importe quel idiot peut effectivement parvenir à n’importe quoi. Le tout étant bien entendu nuancé en fonction des utilisateurs et de leur pratique. Mais, effectivement, méfie-toi des idiots en provenance du Ministère, car ce sont des idiots parfaits : tenaces, obtus et déterminés dans leur bêtise. Nonobstant, navoir aucun doute qu’on est le meilleur dans ce domaine de lecture des esprits. Pour empêcher un intrus de pénétrer dans ton esprit par le biais de cette discipline de lecture des esprits, la legilimancie, tu peux commencer à pratiquer l’occlumancie. Avec ton jeune âge et ton absence d’expérience, tu demeures encore vulnérable… Pour un certain temps. En l'état, plusieurs années te sont nécessaires pour maîtriser cette discipline, comme toute autre. Comme quoi, tout est relatif. L’occlumancie est une pratique d’organisation des pensées. Le but étant de parvenir à vider son esprit de tout ce qui lui apparaîtrait, pour ne demeurer qu’une feuille vierge, sans filigranes, ni rien. Simplement du vide : pour cela que les idiots semblent si doué, alors qu'ils ne font que brasser du vide stérile. Si tu souhaites débuter sur ce chemin, commence par la méditation. Ou le yoga. »

Rentrer dans la cabane, le parquet qui gémit sous les semelles. « - Pour ce qui est de la sécurité… Les secrets finissent toujours par se dévoiler, contrairement aux mystères. Auquel cas, ça serait une Apocalypse. Léger rire qui émane de sa personne : une petite blague étymologique, c’était toujours bon à prendre. N’oublie pas que corps et esprit sont intimement liés : pas de séparation entre les deux. Détends ton corps pour détendre ton esprit, dans un premier temps. »

S’adosser contre un mur et observer l’Enfant. Temps de s’agenouiller dans la poussière, entre les rainures et les différents courants de pensées. C’était peut-être le pire exercice qui soit, pour une rencontre d’une heure, car l’un des plus complexes. Mais, bon, qui n’essaye pas, se retrouve sans cuillère.
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Anna Keats, Jeu 8 Mar 2018 - 18:21


Cette situation face à une ombre était loin d'être une habitude. J'avais eu tellement de ressentis par le passé j'avais été traversée par de nombreux sentiments et chaque apparition avait été unique. Cette sensation que j'avais face au Pédagogue était la plus calme de toute, calme mais puissante. J'étais toujours impressionnée, j'avais toujours l'appréhension de devoir partager mes souvenirs, mais mon cœur était confiant. Je ne connaissais pas le visage sous le masque et contrairement à toutes les fois passées, je ne ressentais pas le besoin de le connaître. Sans doutes avais-je mûrie depuis la première de mes entrevues mais j'avais l'intuition que l'identité de l'Ombre n'aurait pas d'importance, une intuition qui se rapprochait d'un sentiment de familiarité.

Chassez le naturel, il revient au galop. Mon nouveau mentor avait cette particularité de toujours prendre soin de bien expliquer les choses. Même si cela devait durer des heures ou des lignes, j'appréciais cette façon de tout dire sans qu'il n'y ait besoin de poser de questions supplémentaires. L'occlumancie. Cela semblait difficile, mais surtout long, d'après ces dires j'en aurais pour des années à fermer mon esprit, en peut-être encore plus pour prendre l'avantage sur celui d'en face. Mais là, j'avais bien trop subi, j'avais bien plus peur de trahir alors je m'exercerai, je chercherais et je réussirai à les protéger, à nous protéger. Je suis restée bien trop pensive, si bien que j'entendais son rire s’élever entre les murs sans avoir entendu l'origine.

Les mots qui suivirent me rendirent perplexe. Cela devait être une interprétation de ma part, mais l'Ombre me demandait réellement de pratiquer le yoga là maintenant tout de suite ? Je montrais un visage incompréhensif. J'imaginais une heure un peu plus passionnante, pour avoir prit le risque de me faire remplacer. Mais s'était là la première étape d'une longue pratique à venir donc je m’agenouillais sur le bois vieilli. Je cherchais à détendre le moindre de mes muscles, fermant mes yeux dans un premier temps, j'essayais de vider ma tête de toute pensée par la même occasion. J’espérais que le mage noir ne s'introduirait pas à nouveau, cela ne me mettait pas dans mon assiette.
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Invité, Lun 12 Mar 2018 - 18:47



Un soupçon de doute dans la posture et le regard de l’Enfant, qui pourtant s’exécute. Un sourire, dessiné en plis dans un coin d’argile bombé. La tradition de l’obéissance est une vertu qui se cultive. Ce n’est pas inné. Encore moins chez des individus adolescents. De même que les enfants : ils sont sans limites. Pour cela que l’éducation doit en poser. Et l’éducation ne s’arrête pas aux portes de l’école. Non. Pour cela qu’il fallait faire preuve de pédagogie au quotidien : le quotidien d’une Ombre. Particulièrement en compagnie des partisans… Et de l’élite de ces partisans.
Malléables, dociles. Pas tous. Chez la plupart de l’insolence. Et probablement un taux de Q.I. frôlant le négatif. Mais bon. On ne pouvait pas tout avoir. Se dire qu’il devait y avoir bien pire dans les rangs des Horreurs ou des Poulets Braisés vu ce qu’ils avaient à proposer comme confrontation.

Petite pensée gratuite, mais c’était toujours satisfaisant pour l’ego.

La figure est assise, jambes croisées vers l’intérieur, en tailleur. Yeux fermées.
Laisser un peu de temps : vérifier les alentours, une nouvelle fois. Non. Personne. Seulement la lune, impartiale et immobile. Peut lui importait, à elle, la lecture des pensées.

Détourner les talons et doucement s’approcher. Le dos est tendu, se courber soi-même, le masque à hauteur de visage, le regard devant, la main gauche face au cœur de l’Enfant, tandis que la droite appuie sur sa nuque pour intimer à son corps une détente.

« - Détends-toi, il ne se passera rien. Il n’y a que toi, que moi, et je te fais confiance. Et tu me fais confiance. Un temps, aspiré, la main gauche gantée se pressant dans un poing, au fil des mots. Je ne viendrai pas dans tes pensées, pas tout de suite : une prochaine fois, quand le véritable entraînement débutera. Et avant, si je discerne de la corruption dans ton cœur… Détourner le regard, le masque fixé contre le visage de profil, toujours fermé. Tu ne peux pas me mentir, nous mentir : sous ta peau, ton cœur palpite. Même entre les chairs, l’on distingue la boue noire de la corruption. »

La discours s’amuït, presque fébrile tandis que la carcasse se redresse. C’était dit. Plus qu’à laisser l’Enfant se concentrer en paix, maintenant qu’elle était rassurée, et potentiellement plus détendue après ce léger rappel.

En avisant une posture moins concentré, s’exprimer de nouveau, succinct, pour la suite de l’exercice : « - Remémore-toi l’intégralité de ta journée, dans tous les détails possibles. Tu peux faire usage de ta voix si tu le souhaites. Puis, essaye de trier ces informations : celles d’intérêt, et les autres. »

Exercice de mémoire. Toujours nécessaire et efficace.
Entre-temps, s’être déplacé, pour s’être installé, en position-miroir, les yeux clôt sous l’argile. Attente.
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Anna Keats, Lun 2 Avr 2018 - 18:00


Les jambes laissées à la poussière,  rien aux alentours pour déranger la pratique, le silence présent était apaisant. Seuls les mouvement de l'Ombre étaient parasites, mais nécessaires à la pratique. Je le sens approcher, je sens sa présence tout près de moi, et sans contrôle je m'étais crispée légèrement. Par la suite, elle avait décidé de poser ses mains sur moi, je sursautais légèrement. J’émis un souffle long et doux pour aider mes membres à se décontracter. Ma tête se pencha vers l'arrière pour épouser la forme de son membre sur moi, mon dos se redressait, presque cambré. Je ne savais pas comment ses doigts bougeaient mais les endroits sur lesquels ils venaient se poser étaient précis et avaient un pouvoir irrationnel.
À quoi tu pensais, coquillette va !
Ses paroles m'aidaient, confiance n'était pas n'importe lequel. J'avais confiance en eux dans une certaine mesure, je pouvais me laisser à eux mais jamais je ne serait certaine d'en sortir indemne, ils avaient une vision particulière du monde, différente de la mienne pour le moment. Puis ensuite elle vint à parler de corruption, seulement qu'entendait-elle par là. Une dévotion à un autre groupe, une autre idéologie, l'envie de trahir et de dire, se sentir portée par la société et y trouver des avantages, bien sûre que sur certains aspects je ne collais pas totalement et mon esprit avait déjà été corrompu par les mentalités que l'on m'a inculquées depuis ma plus tendre enfance. Tant de variations possibles, comment savoir qu'est-ce qu'elle attendait. Mon cœur battait plus fort, toujours quand je venais à réfléchir et quand la peur de la Légilimencie refaisait surface. Mais même combien mon esprit pouvait être corrompu, je n'avais rien à leur cacher.

« Je suis forcément corrompue, mais je ne vous cacherai rien. »

L'ombre se levait lentement, je la sentais quitter mon corps doucement pour enfin exprimer la suite du cours improvisé. Ainsi commençait le listing intérieur de toutes ces choses passées, certaines chuchotées involontairement.

Se lever, regarder le ciel, les oiseaux –  le miroir de la salle de bain commune de mon dortoir – un vide
L'assiette de haricots sucrés, la texture farineuse dans ma bouche –  noir
Une odeur de parchemins usés, le bruit des pages tournées et l'article 73, encore une fois – les autres qui gueulent dans le rayon d'à côté – néant
Des escaliers –  nada
La grande salle le repas de midi, impossible de savoir ce que j'ai mangé – ou alors c'était là les haricots – je sais plus
Les devoirs de potions, ceux donnés par l'autre professeure – griffonner les pages dans la salle commune – théoriser, prendre de l'avance – cacher le livre sous le matelas
Les yeux posés sur mon réveil – l'attente – la luminosité qui diminue –
L'arrivée ici.


J'avais des gros trous, beaucoup d'informations inutiles, peu de visages, rien de constructif. Cet exercice me faisait réaliser bien des lacunes. J'étais là pour l'occlumencie, je devais consciente de mon inattention en tant que partisane. Trouver des infos sans ouvrir les yeux était assez dur.  
Mes yeux étaient toujours fermés, je ne savais pas si l'Ombre attendait un résumé ou mon avis personnel sur ma journée et ma capacité à m'en rappeler. Je restais alors silencieuse.
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Invité, Jeu 5 Avr 2018 - 20:31



Le silence, ce moment de vide sculptural, laisse la place à une réponse, tandis que son absence corporelle semble se délier dans l’atmosphère. Des mots que l’on sait vrai, mais qu’ils sont dangereux. L’Enfant en a-t-elle conscience ? Pense-t-elle consciemment que donner raison à son obsession paranoïaque de corruption soit la chose la plus sage à faire ?
Mais l’Enfant n’est pas sage.
Pas encore.
Elle est confiante, ainsi abandonné sur le sol-poussière de cette cabane dont les cris, portés par la nuit tranquille, ne sont plus que des soupirs et des gémissements. Elle attend l’aurore, pour pouvoir crier de nouveau. Mais là, sous la clarté de la lune et la pression du ciel assombrie, tout s’amuït, tout est tranquille. Même l’Enfant, a ses muscles décontractés, son esprit presque paisible, bien que semblant toujours craintif. Le sentir, par les émanations de sa pulpe – si proche. Quelque chose comme de la retenue.
De la confiance, oui. Mais pourquoi ?
Pour qui ?

Demeurer assit, non loin, pensant à l’Enfant, observant le dessin des mots sur ses lèvres adolescentes, la tension dans ses sourcils bruns, le retroussement de son nez mutin.
Quelque chose d’irrépressible.

Récitation au fur et à mesure que le fil de la conscience et de la mémoire s’étirait, dessinant un passé immédiat, racontant une journée sur le bout de deux lèvres apposés, de souffles qui deviennent sons avant de s’amuïr eux aussi. Une fascination certaine et soudaine, tandis que sous l’argile, c’est un sourire qui se dessine. Presque comme une récompense, à la performance, bien que le contact ne soit qu’imag-in-é.

« - Bien. »

Un simple mot, tranchant pourtant l’atmosphère qui avait retenu son souffle. Quelque chose qui capitule, quelque chose qui se prépare, dans le coin du sourire, sur le bout de la langue et des caresses verbales.

« - Un peu dur, peut-être ? N'hésite pas à entretenir et muscler fréquemment ta mémoire par cette pratique Presque comme une caresse, pour l’enjoindre à ouvrir les yeux. Je vais te soumettre un dernier exercice pour ce soir, après quoi, tu pourras repartir. Tout du moins, si tu arrives à repartir. L’éclat de l’émail qui perce l’argile et se reflète avec le rayon lunaire. Réponds-moi, et je te laisserai partir. Baguette pointée au cœur. #Domo Domui Dominatum Vocis ! »

De nouveau, ce sort. L’avoir expérimenté il y a peu, jusqu’à être en mesure de le lancer sans risque sur des êtres humains. Du moins, l’espérer ?

Son esprit prend petit à petit possession des lieux : des cordes vocales, en l’occurrence. Se fait sa place, son nid, avant de tirer sur les fils, de caresser les cordes, et de chuchoter dans l’esprit que l’on accapare, à la manière d’une place forte :


« - Dis-moi… A quel point es-tu corrompue ? »
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Anna Keats, Lun 16 Avr 2018 - 20:51


Je me sentais brumeuse, je n'osais toujours pas ouvrir les yeux mais plus les secondes défilaient, plus l'envie de rester se sentait. J'étais simplement là et elle avec moi. La nuit tombante, je frissonnais par moments, je n'attendais qu'une chose à ce moment, qu'elle vienne à moi. Qu'elle mette un mot sur cela. Mais de mon côté je devais calmer mon impulsivité, celle qui venait à contre-courant de la position à adopter. La pensée qui voulait la contrôler, qui voulait la retourner...cette situation qui commençait à m'étouffer. J'étais soumise, assise, les yeux clos en attendant les ordres de celle qui me tournait autour. Toujours rien, elle savait me faire languir, faire monter la pression où était-ce seulement un temps de réflexion, une illusion qui me faisait voir un temps bien trop long.

Et puis un mot lâché, comme s'il avait été glissé au creux de mon oreille. Un son qui remontait le long de mon cou à la limite de la nuque et qui avait ce goût tant attendu. Un stress qui s'envolait enfin, un compliment ou plutôt la preuve d'un accomplissement. Manquais-je cruellement d'attention pour ressentir autant de bien à être valorisée, aimais-je cela ?

Je sentais sa voix à nouveau, je mémorisais chacune des lettres qui sortait de ses lèvres, chaque conseil qui venait à être dicté, chaque moment passé avec elle. Et puis comme le contact d'un glaçon sur une peau brûlante, les derniers vers avaient fait ouvrir mes paupières. Juste le temps de voir l’extension de son bras sur ma poitrine, pointé vers mon cœur, ce cœur qui lui accordait une certaine confiance, ce cœur qui se voyait violé avant de ne pouvoir esquiver.

« Dis-moi... À quel point es-tu corrompue ? »

Je plaquais ma main sur mes lèvres, les yeux écarquillés en direction du masque. Je tentais de reprendre possession de ma voix, de simplement lui dire de partir, d’arrêter de parler dans ma tête et dans ma bouche. Mais rien ne sortait, ma voix restait dans mes pensées sans l'atteindre. Mes yeux s'encraient plus profondément vers l'Ombre devenue maître de mes fils.
Les doigts sur mes lèvres s'élevaient sur mes tempes, je fermais mes yeux un instant, essayant de crier à l’intérieur d’arrêter, que je la sentais, que je ne voulais pas continuer. Je forçais, j'essayais de visualiser cette présence étrangère dans mon corps, de faire d'elle une silhouette que je pourrais dégager. Si seulement cela était possible.

Inquiète dans ma position de partisane, montrer à ce masque un peu plus de mon être misérable. Chaque entraînement à ses côtés se soldait par une brillante démonstration d'une de mes non-capacités. Comme lors de ma conscience perdue dans la rue, du vol de mes souvenirs, lors de mon membre brisé, comme la marque de brûlure qui serait à jamais gravé sur mon bras. J'en avais assez.
Je n'arrivais pas à faire taire mon raffut intérieur, elle ne m'écoutait pas de toute manière. Alors je me taisais, juste un instant. Et puis j'essayais d’écouter, de l'accepter, de passer outre à cette sensation si détestable, l'impression d'être salie de cette intrusion à chaque seconde. Je testais le contrôle que son sort avait sur moi, à quel point il était une copie de l'Imperium. J'essayais de me mettre debout, lentement, de relever ma tête chancelante. Je me rapprochais du masque, j'avais décidé de m'en approcher le plus possible, d'être assez proche pour que ma respiration se pose sur l'argile mais sans jamais le toucher. J’espérais ne pas être arrêtée avant de crier ma pensée.

*Vous me corrompez et vous pouvez me corrompre autant qu'il vous plaira car je suis à vous.*
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Re: Douloureuse rencontre - Cabane Hurlante

Message par : Invité, Mar 1 Mai 2018 - 21:04



Se faire luthier ou musicien.ne en tirant sur les cordes. L’archet est la volonté, les cordes vocales l’instrument. L’imagination comme seule technique. Il y avait des mots à dire et à penser, mais n’être pas là pour abuser de l’Enfant. Simplement donner une leçon : un avant-goût de la puissance des esprits, sans pour autant la faire fuir.
Alors qu’elle tente de s’armer pour lui faire face. Le raffut des souvenirs et des pensées, comme une mer qui gronde mais à qui l’on refuse l’expression de sa sauvagerie, de sa puissance. Quelque chose d’océanique dans cet être. Caché sous les flots et les remous, le sel et les algues. Plus profondément, dans les abysses de l’être, l’épine primordiale de la pensée. Pouvoir la toucher la retirer, en rester loin, de cette intimité. S’être déjà positionné comme présence bien trop… Occupante. Place forte. Gepetto. Pygmalion. Marionnettiste et elle douce poupée au visage adolescent dont le dernier cri ne demande que la corruption.

Un rire qui s’échappe, entre ses lèvres bombées. Un rire venant de l’Ombre qui doucement se rétracte, retrouve sa voix, quitte ce corps enfantin tandis que deux mains gantées viennent encadrer son visage de poupée passive… Pas tant que cela, finalement. Avoir senti la volonté. Voir ce qu’on voulait y voir. Satisfaction.
Leçon susurrée, en récompense, sur le ton du secret, dans cette caresse des joues et des tempes et des pommettes : presque maternel. Presque pour rassurer :

« - Corruptiare, dérivé du bas latin Corrumpere, signifiant détruire, anéantir… puis par extension : gâter, détériorer, corrompre. Les lettres qui roulent dans le souffle. Deux sens qui dérivent de cela en ancien français : premier sens, endommager, détériorer, maltraiter quelque chose ou quelqu’un. Deuxième sens qui est moral : un paradigme de la douleur et de la colère comme : affliger, faire de la peine, mais aussi irriter, mettre en colère. Une pause tendre dans son amertume, tandis que les gants s’écartent de la pulpe et que la forme se relève, haute, droite, Magister des pensées pour une nuit bien trop fugace. Tu eus pût me frapper, cela t’aurais libérée. Penses-y la prochaine fois : la défense peut passer par l’attaque, et il ne doit y avoir aucun compromis dans la défense de ton esprit, ton bien peut-être le plus intime. »

Sourire à l’Enfant sous l’argile, et en lui tendant les mains, l’enjoindre à se relever. « - Nous nous reverrons. Je modèlerai ta détermination à l’image fluctuante de tes désirs intimes. D’ici là, Enfant, reste toujours digne. Bientôt, les rossignols chanteront. »

Peut-être y avait-il des ressortissants d’affection dans ces mots. Aucun geste pour trahir un sentiment, simplement un ton égal, tandis que la figure opère un départ dans cette nuit au sein lourd de promesses d’avenir.


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