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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Sur la Côte d'Azur
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Mary Drake
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Re: Sur la Côte d'Azur

Message par : Mary Drake, Ven 17 Nov 2017 - 16:09


Faut croire que c'est un rp à 17

La poigne se serre, l'étau sur le coeur se relâche, inspiration soudaine, tentative de voler de ne pas s'écraser mais c'est raté. Les sensations déferlent, tout se passe très vite. Le cri s'échappe avant même que j'ai le temps d'essayer de le retenir. Il s'écrase contre la surface du vent. La distance n'est pas si lointaine. Rapide et lente. Les images viennent s'imposer. Pas eu le temps de les effacer cette fois-ci. Je ne suis pas la seule à tenter de me rassurer en crachant tout ce qui pouvait se retrouver dans mes poumons. Mered à côté de moi fait de même. Vide t'as essayé de nous enfermer dans la routine infernale de la mort. Une, deux fois sans jamais pour autant nous avoir pour de bon Vide finalement nous sommes au dessus de toi, notre trampoline ~ coussin d'eau est là pour nous sauver là où la terre n'a fait qu'échouer. Le pont n'a pas craqué et malgré la chute j'ai été relevée par des mains qui m'y ont obligées Vide où les sensations sont plus que décupler.

L’atterrissage n'est cependant pas des plus délicats Vide tu t'es quand même entêté à penser mais si on ne croit pas mourir je suis sûre qu'on reste en vie ~ comme maintenant. J'ai lâché sa main alors qu'il y a l'impact douloureux ~ sans pour autant être moins enivrant
Lentement je m'enfonce dans l'eau, oubliant là où je me trouve
Salée, sur mes papilles, les yeux, ça pique et ça réveille, tout clair
Une silhouette, des visages flous, des rochers flous, un monde pas très net qui semble pourtant plus réel que la
Surface que je perce quand le manque d'oxygène se fait ressentir
Mes épaules retrouvent avec joie l'air frais j'en déduis que l'eau n'est pas si froide
Puis c'est le tour de mon nez, prendre une bouffée d'air pour à nouveau revivre ~ respirer, aucun processus ne semble s'être arrêté
Les battements se calment peu à peu, il suffit d'entendre la voix de la petite plus si petite que ça dans mon dos
Oui, on l'a fait
Une joie immense vient baigner le coeur dans un sentiment intense de fierté
Sourire qui rejoint celui de ma comparse de vide
En effet, on l'a fait
~ C'est magnifique là, en bas, comme si des rêves de poissons se baladaient pour donner cette nuance onirique
Transportée dans des histoires imaginaires en un clin d'oeil, dommage de gâcher la clarté de l'esprit en une simple déclaration mais j'arrive à me reprendre avant de m'évader trop vite
~ Pas envie de recommencer mais vas-y si tu en as envie
Tournée sur le dos, position de l'étoile de mer, flottante sur l'eau si vaste et si pure en attendant que je ferme les yeux
~ J'ai envie d'être une étoile

Il suffit de demander, je reste dans ma position et laisse les remous masser mon dos en cet instant collé contre des vêtements trempés
J'implore les vagues de m'envoyer à la dérive comme l'est parfois un coeur trop douloureux mais elles n'en font rien, enfin j'imagine que je suis déplacée, mais pas trop non plus, faudrait pas un accident en fait, échouer sur les rochers c'pas sympathique comme mort
Alors j'fais l'ange, impression de surplace qui glace, les bras battent vers le haut vers le bas
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Mary Drake
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Re: Sur la Côte d'Azur

Message par : Mary Drake, Lun 18 Déc 2017 - 11:28


Il se trouve que l'erreur est humaine, mais 18 c'est pas mal non plus

On peut dire que j'ai été au bord de la falaise, que j'ai sauté, affronté une nouvelle fois le précipice, murmurant au vide qu'il pouvait me donner des ailes, que c'était le moment parfait, finalement j'ai retrouvé non pas le sol et l'eau, et contrairement à la terre plate elle est douce, caresse la peau avec ces jolis remous. Au loin, une voix m'explique que je suis une étoile. Pourtant je n'ai pas encore l'impression d'être dans le ciel, d'illuminer, de tenter d'être splendide, stopper cet impression de morbide. Une étoile ce n'est pas compliqué. C'est à des années lumière de la Terre mais tout le long de sa vie même après elle continue de briller, de nous observer de toute sa hauteur. Surplomber les plaines et les montagnes. Mais sa plus grande qualité, c'est apporter des sourires et être source d'émerveillement à l'infini.

Tu te dis sirène Mered mais tu ne te rends pas compte des responsabilités qui pèsent sur les épaules de ces créatures mystiques, j'ai voulu en être une et la peau s'est déchirée dans un cri assourdissant, de quoi déchirer les tympans. Une voix jolie ne s'échappe pas de leurs lèvres rosées, simplement un étourdissement qui fait tourner la tête à des milliers de kilomètres heures. J'aimerais te le dire tu sais, que c'est dangereux, que le monde peut vite s'écrouler avec ces simples faits dangereux, que tu peux vite sombrer à nouveau, mais je n'ai pas envie de t'enlever cette joie alors que pour l'instant tu sembles rayonner de bonheur et je ne sais que trop bien qu'il est éphémère, alors laissons tomber mes craintes quant à la suite, il n'est noté nul part que tu vas subir, à nouveau souffrir, j'veux pas te pourrir les idées, faut seulement regarder le ciel et s'arrêter de penser. Profiter des dernières gouttes d'adrénalines qui sont dans nos veines.

Dans une mer à la dérive
Un corps en peine
N'est-ce pas lui qui dévie
De sa trajectoire

Tu veux juste accuser le liquide
Mais ça t'en es pas capable
Trop peur que d'une main
Il t'attrape le col
Et te noies
Coup de colère

Instant pendant lequel le naufrage arrive, visage immergé dans un océan infini, suffoquer, ne plus savoir ou donner la tête, j'ai arrêté de réfléchir, mal de nez mal de tête, et surtout l'incompréhension, qu'est-ce que je fiche sous l'eau ? Les yeux ouvert dans une marre floue ça pique mais je tombe sur toi et ça me permet de garder le calme quand ton sourire rassure, c'est comme un tout va bien qui stoppe l'inquiétude, ici je ne suis pas seule, je suis avec toi, et ces poissons qui nagent un peu partout, encore des êtres dansants. Le monde n'est fait que de beauté de courbes et de lignes qu'on peut comparer à un ballet. Là où les yeux se posent je vois toujours des ombres dansantes, flottantes dans des étoffes de tissus. Ici les nageoires sont les pans de matières qui ondulent selon les courants de l'eau.

Soudain, l'air semble manquer, retrouver la surface devient une priorité. J'ai l'impression d'être emprisonné. Les poumons se font lourds, j'ai oublié momentanément ce que ça faisait, Des mouvements orageux pour retrouver l'air, être cet objet à mis chemin en plein dans le dioptre. Une fois percé, frayeur, faut pas qu'elle devienne une éternelle c'était bien beau d'oublier qu'on avait besoin d'oxygène pour vivre. Mered ! Faut pas la laisser là. Et si elle oubliait elle aussi ? Impossible. Inspiration pour la retrouver, trouver son bras et la tirer à son tour vers l'air. Tu vas bien ? C'est dangereux ! N'y retourne plus ! Sourcils froncés d'inquiétude, tremblements de froid il est temps de rentrer je crois. C'est beaucoup trop pour une journée.
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Matt Deliers
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Re: Sur la Côte d'Azur

Message par : Matt Deliers, Lun 23 Juil 2018 - 12:34



RP avec Rikka M. Bennett


- Le ptit Deliers s'en est allé -


- Contenu sensible : trash, suicide -

Cannes, 19:47

Il existe mille et une façons de mettre fin à ses jours. Se passer la corde au cou. Se tailler les veines. Insulter un hyppogriffe. Se tirer une balle dans la tête. Dire à un irlandais qu'il est anglais. Dépoter une mandragore adulte. Se jeter sous un train. S'attacher les pieds à une pierre pour ensuite se jeter d'un pont. Tomber d'un balai depuis une vingtaine de mètres de haut. Tout simplement tomber dans le vide... Tout simplement.

Assis dangereusement sur le toit d'un hôtel cannois. Matt surplombait le vide mortel sous ses pieds. Un ultime saut ; se jeter dans le vide. Rendez-vous funeste avec la Mort. Lui tendre les bras dans l'espoir d'un accueil chaleureux. Retrouvailles bras ouverts avec son frère surtout. Dîner joyeux convivial au Paradis avec les autres partis trop tôt de ce monde. Dernière course folle avec atterrissage en beauté trente mètres plus bas. Sur le béton encore brûlant de cette journée estivale merdique. Impact fatal obligatoire dans la contre-allée. Cette ruelle invisible du public où trônent en reines les poubelles et où seuls les déchets finissent. Jetés par les cuisiniers de l’hôtel. Sortis de cuisine car plus personne n'en veut. Pas même les clochards ayant désertés l'impasse pour tenter leur chance une centaine de mètres plus loin. Se révélant, eux et leur âme en peine, dans la lumière du soleil couchant sur la baie.

Deux jours depuis LeJour. Le Deliers déplie ce morceau de lettre une énième fois pour relire les quelques mots qu'il renferme. Un maigre bout de papier. Froissé comme sa vie. Fissuré comme son cœur. Ecriture fanée traduction d'un ennui irréversible et bientôt mortel. Tristesse absolue. Profonde fragilité. Des gouttes viennent délicatement s'imprégner sur l'encre. Rendant illisible certains passages. Il essuie en silence ses joues moites. Il essuie en silence ses yeux qui ne crient plus désormais. Allez, courage. C'est bientôt fini. Il range le papier dans sa poche.


Si vous lisez ces quelques mots, il est trop tard. Je m'en vais.
Surtout ne pleurez pas, je l'ai fait pour vous.

Matt Deliers


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Re: Sur la Côte d'Azur

Message par : Rikka M. Bennett, Dim 29 Juil 2018 - 10:37


Le p'tit Deliers s'en est allé
~ #6 Matt Deliers ~


C'était l'anniversaire de grand-mère Bennett, et pas n'importe lequel. En effet, Isolde fêtait ses septante ans. Un cap important. Si beaucoup de personnes âgées voyaient ce nouveau palier d'un mauvais œil, il n'en était rien pour la sorcière qui se fichait bien de l'âge qu'elle avait. Elle était encore jeune dans sa tête et avait la santé, alors pourquoi se morfondre sur les années qui passaient ? Rikka était heureuse de voir sa grand-mère dans cet état d'esprit et avait eu l'idée de lui faire un cadeau de tonnerre pour cette étape. Depuis toujours, Isolde voulait voyager mais elle n'en avait jamais vraiment eu l'occasion. Alors, avec l'aide son grand-père Henry, l'ancienne Gryffondor lui avait organisé un long week-end à Cannes, là où depuis de nombreuses décennies se tenait le Festival de Cannes, une fête moldue consacrée au cinéma. Isolde avait toujours eu envie d'aller y faire un tour, juste pour voir. Bien entendu, le Festival n'avait pas lieu à ce moment-là mais cela n'enlevait en rien à la beauté du lieu.

Ainsi donc, la blondinette vint chercher ses grands-parents le vendredi matin, après un transplanage lui ayant fait hérisser tous ses poils ― elle n'aimait définitivement pas ça. Isolde se demandait bien ce que lui préparait sa petite-fille et ne put retenir une mine suspicieuse lorsqu'elle comprit que son époux était aussi dans le coup. Rikka ne lui donna aucun indice sur leur destination et avec Henry, elle emmena sa grand-mère jusqu'à un port où un bateau les attendait pour partir en direction de la France. Au bout d'un certain temps, Isolde ne posa plus de questions, se contentant de profiter de ces instants passés avec sa famille. Peu lui important la destination, du moment qu'elle était avec les gens qu'elle aimait. En voyant sa mine réjouie et détendue, heureuse, l'ex rouge et or ne s'empêcher d'être elle aussi heureuse.

Ils arrivèrent sur la côté normande en début d'après-midi. Après un rapide déjeuner dans une petite crêperie locale, le groupe prit le train et s'en suivit une longue journée de trajet. Ils avaient beau être âgés, ses grands-parents étaient solides et un voyage de cette durée ne leur faisait pas peur. Ils observaient le paysage, riant aux éclats comme des enfants. Ça faisait plaisir à voir. Rikka espérait que le week-end resterait sur cette note joyeuse car elle ne voulait pas que l'anniversaire d'Isolde soit gâché. Pour elle, tout pouvait arriver ― elle en savait quelque chose. Mais mieux valait ne pas y penser et profiter du moment présent, tant qu'on le pouvait.

Il n'était pas loin de minuit lorsque le groupe arriva enfin à destination. Lorsque la grand-mère Bennett comprit où ils étaient, elle ne put retenir des larmes de joie. Cannes. Même à cette heure imbue, l'endroit était magnifique. Et l'hôtel que la sorcière avait choisi était tout simplement splendide. Rikka, fatiguée par cette longue journée de voyage, fut bien aise de se mettre sous les couvertures. Ses grands-parents avaient une chambre à côté de la sienne et ils devaient être tout autant fatigués, sinon plus. Mais leur mine enfantine laissait deviner que ce trajet ne les avait pas dérangés ; la destination valait le coup. Le voyage aussi.

Le lendemain, une grande journée les attendait. Ils se levèrent un peu tard mais ils avaient bien pu profiter du confort de l'hôtel pour se ressourcer. Après un petit-déjeuner copieux, les trois compères partirent en exploration de la ville. Isolde voulut bien évidemment voir où se tenait le Festival. Ils passèrent également un moment à la plage et Henry attrapa un coup de soleil sur le visage. A la fin de la journée, aux alentours de dix-neuf heures, ils se retrouvaient à table en train de souper à l'hôtel. La fatigue les rattrapait mais ils allaient pouvoir profiter des lieux. Du moins, les grands-parents car c'était aussi l'occasion pour eux de se retrouver tous les deux, en amoureux, loin de leur foyer. Rikka les laissa donc après le dessert et se demanda quoi faire. Retourner dans sa chambre ? Se promener aux abords de l'hôtel, seule ?

Explorer l'hôtel. Aller sur le toit pour admirer la vue sur la baie. Voilà qui était une bonne idée. Ainsi donc, la jeune femme grimpa tout en haut. Heureusement qu'elle n'était pas sujette au vertige car la hauteur devait bien faire... quoi, une vingtaine de mètres ? Mais même avec ça, la vue en valait la peine. Le ciel était dégagé en ce début de soirée, le soleil commençant sa course vers le coucher, au-delà de la mer. Le spectacle était magnifique. Rikka se sentait presque apaisée, reposée. Rien ne pouvait lui arriver...

Puis, alors qu'elle respirait un bon coup, elle se rendit compte qu'elle n'était pas seule sur le toit. Il y avait quelqu'un. Assis sur le bord du toit, trop proche du vide. Son cœur rata un battement. De dos, elle constata que la personne était jeune. Un jeune garçon. Que faisait-il tout seul, assis là ? Cela ne lui disait rien de bon. Alors, tout doucement, Rikka s'approcha et lui parla tout doucement, pour ne pas l'effrayer.

― Hé, salut... ça va ? Je peux me joindre à toi ?

En s'approchant, elle remarqua qu'il tenait un bout de papier dans ses mains. Elle ne voyait pas ce qui était écrit à cette distance mais elle avait un mauvais pressentiment.


Dernière édition par Rikka M. Bennett le Mer 1 Aoû 2018 - 14:18, édité 1 fois
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Re: Sur la Côte d'Azur

Message par : Matt Deliers, Mar 31 Juil 2018 - 22:48


- Contenu sensible : trash, suicide -

C'est drôle comme la vie peut paraître réellement intéressante à un moment aussi fatidique. On se surprend dans une telle situation à accorder une si grande importance à de si petits détails inutiles d'ordinaire. Les yeux gonflés du Deliers se posent dans un premier temps sur les poubelles en contrebas. Elles sont là. Elles ont toujours été là. Depuis quoi... des années ? Et elles seront probablement toujours là. Dans des années. On se surprend dans une telle situation à humaniser des choses inanimées, des objets dérisoires, des êtres insignifiants - de notre point de vue -  et auxquels on n'aurait jamais prêtés attention en temps normal. Sûrement pour se réconforter soi-même. Sûrement pour faire une psychanalyse sur un autre sujet que soi-même en espérant que cette fois l'étude ne rate pas.

Ces foutues poubelles ont du en voir passer. Elles en verront probablement d'autres passer. Tristesse de se dire qu'elles ne connaîtront jamais Cannes si ce n'est qu'au travers de cette ruelle merdique remplie de sacs éventrés et dégoulinants de salissures. Ses yeux se posent dans un deuxième temps sur un couple se promenant sur l'avenue piétonne bordant la plage. Main dans la main, rien ne semble pouvoir les arrêter, pas même le temps ni même le clochard assis croisé qui leur demande une simple petite pièce, ne serait-ce que pour survivre cette nuit. Matt a un rire empli d'amertume. Ses yeux se posent ensuite sur l'horizon. Le soleil, astre imperturbable, amorce lentement sa chute pour disparaître et aller saluer l'autre côté de la Terre. Le seul à être ancré dans sa routine quotidienne et qui semble entièrement s'en satisfaire. Ses yeux se posent enfin sur une mouette siégeant sur le toit d'en-face. Elle semble calme, posée, fatiguée. Sûrement en train de méditer sur sa propre vie elle aussi.

Il ferme les yeux. Il respire calmement. Rien ne sert de s'énerver. Rien ne sert de s'emballer. C'est presque l'heure. C'est presque le moment. Allez, courage. C'est bientôt fini. Tout sera fini. Bientôt. Pas encore. Pensée fracassante dans son esprit de plus en plus embrouillé. Assis depuis désormais une heure. Deux heures ? Peut-être moins. Sûrement plus. Il ignore tout simplement depuis combien de temps il est posé sur ce rebord. Il sait juste que c'est la fin. Rien de plus honorable que de décider quand cette dernière arrive. La dernière mouette, le dernier coucher de soleil, le dernier clochard, le dernier couple romantique, le dernier instant.

Il pose les mains de chaque côté de ses hanches pour se préparer. A la manière d'un plongeur qui entame sa plongée en apnée. Les mots fendent alors l'air devenu soudainement pesant et malaisant. L'effet de surprise le fait sursauter. Matt ne s'attendait clairement pas à ce que quelqu'un soit sur le toit. Pas aujourd'hui. Pas maintenant. Premièrement : ça va ? Nouveau rictus amer en entendant cette question. Matt la trouve stupide. Au vue du contexte elle est stupide. D'une manière générale elle est hypocrite et posée par pure politesse. Qui pose la question en en ayant réellement quelque chose à foutre de la réponse accordée ? Si ça va tout va. Si ça va pas ah bon ? qu'est ce qui ne va pas ? On feint la comédie. On s'improvise ami, médecin ou psychologue l'espace d'un instant. Puis on passe au suivant. Question. La seconde a l'effet d'une bombe. Le je peux me joindre à toi ? auquel son esprit meurt d'envie de répondre t'approche pas, sinon je saute..

Le Deliers est en colère, las de toutes ces conneries et souhaite en finir. Il tourne la tête par-dessus son épaule gauche avec le visage fermé pour faire face à l'inconnu. Ses yeux implorent le pardon tandis qu'ils se remettent à pleurer silencieusement. Il ne dit rien. Il en a marre. Terriblement marre. Il est fatigué. Terriblement fatigué. Il ne sait plus où il en est. Matt regarde la nouvelle venue en éclatant en sanglots. A travers ses prunelles embuées il la détaille. Elle est jeune. Elle est belle. Des cheveux blonds dorés comme les blés. Des yeux verts ou bleus - on ne sait pas trop - respirant la pureté et l'innocence des cieux. Sûrement un ange venu lui rendre visite avant la fin. Il lui sourit tristement avant de se retourner pour faire face à son destin.


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Re: Sur la Côte d'Azur

Message par : Rikka M. Bennett, Mer 1 Aoû 2018 - 14:48


Le p'tit Deliers s'en est allé
~ #6 Matt Deliers ~


Qu'on le croit ou non, le sixième sens existait bien. Toute personne n'ayant aucun problème possédait la vue, l'ouïe, l'odorat, le toucher et le goût ― cinq sens que l'on apprenait à utiliser tout au long de sa vie. Certains n'avaient pas la chance de les avoir tous les cinq. Il leur manquait soit la vue, soit l'ouïe, soit le goût, soit l'odorat, soit le toucher. Oui, ils pouvaient n'avoir que quatre sens, voire trois, voire deux... S'ils étaient vraiment malchanceux. Mais peu importe la personne en question, qu'elle ait l'usage de tous ses sens ou non, un sixième était bel et bien présent. On l’appelait sixième sens car il n'avait pas de nom précis. Comment nommer quelque chose que l'on ne comprenait pas réellement ? Dont l'existence était remise en doute par beaucoup ? Alors, on se contentait de l'appeler sixième sens. Ce sens impalpable qui permettait de percevoir des choses non visibles.

Était-ce parce que Rikka était une femme et que les femmes étaient réputées pour avoir ce fameux sens ? La sorcière n'en savait rien et, à vrai dire, n'en avait cure en cet instant. Tout ce dont elle était certaine, c'était qu'elle sentait que quelque chose n'allait pas. Au plus profond de son être, elle sentait la détresse émaner de ce garçon, assis seul sur le rebord du toit. Pas dupe pour un sou, l'ancienne Gryffondor savait que l'endroit choisi pour se poser n'était pas anodin. A moins qu'il ne soit inconscient et casse-cou, le jeune inconnu aurait pu s'asseoir sur les caisses qui traînaient là ou rester debout, à bonne distance du bord, pour contempler le coucher du soleil. Mais ce sixième sens indiquait qu'il n'était pas là uniquement pour admirer le paysage.

Le jeune inconnu tourna la tête vers elle. Il avait sursauté, surpris par la voix de Rikka. Il ne s'était certainement pas attendu à ce que quelqu'un d'autre soit sur le toit en même temps que lui. Qui d'autre voudrait passer sa soirée sur le toit d'un hôtel, alors que Cannes n'attendait que d'être visitée ? L'ancienne rouge et or en faisait partie. Et son petit doigt lui disait qu'elle avait bien fait d'être ici plutôt qu'ailleurs, comme si le destin en avait voulu ainsi. Le visage du garçon n'exprimait rien... mais ses yeux disaient tout. Ils s'emplirent de larmes, échos d'une douleur sans nom. Les sanglots qui suivirent détaillaient la détresse qui devait sommeiller au plus profond de lui. A cet instant, Rikka savait que sa présence n'était pas anodine. Ce garçon était en mille morceaux.

Tandis qu'il reportait son attention sur le vide, la jeune femme posa ses fesses à côté de lui, sans mouvement brusque. Elle se força à ne pas regarder en bas. Sa concentration ne devait aller qu'à ce jeune inconnu en détresse. Elle posa une main sur les siennes, sentant qu'il tenait un morceau de papier froissé. Sans naïveté, Rikka savait de quoi il s'agissait, ou du moins le croyait. Que pouvait-elle bien faire ? Elle n'avait jamais été dans une telle situation. Elle n'avait pas de frères ni de sœurs plus jeunes et ne savait pas quel tact elle pouvait avoir avec un adolescent d'au moins dix ans son cadet. Pourtant, elle devait essayer.  

― Le coucher du soleil est magnifique vu d'ici, tu ne trouves pas ? dit-elle toujours d'une voix douce. J'aime l'admirer. J'aime le regarder terminer sa course dans la mer et voir apparaître les étoiles peu à peu. On se sent tout petit, insignifiant, face à l'immensité qui s'ouvre à nous.

Rikka ne savait pas du tout où son discours allait la mener, mais quelque chose qui soufflait de continuer à parler.
Le sixième sens.

― On se sent seul, aussi. On se plonge dans nos pensées. On se demande quel est le sens de la vie, pourquoi sommes-nous ici ? Souvent, je ne trouve pas de réponse. Je me dis : c'est ainsi. La vie est faite comme ça ! Alors, au lieu de la peur qui s'empare de moi face à cette grande étendue étoilée, une certaine colère m'envahit. La vie n'a pas été tendre avec moi. Je me demande pourquoi ça m'est arrivé. Pourquoi ça m'est arrivé à moi...

Souvenirs douloureux.
Blessure ouverte.
Tristesse. Colère.
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Re: Sur la Côte d'Azur

Message par : Matt Deliers, Sam 18 Aoû 2018 - 0:27


- Contenu sensible : trash, suicide -

Le papier froissé qu'il tient n'est maintenant plus important. Rien n'est plus important. Il ferme ses yeux emplis de larmes chaudes et sincères. Sa concentration totale lui permet ainsi de mieux se visualiser intérieurement l'ange blond tout juste matérialisé derrière lui. Il imagine l'odeur de ses cheveux dorés comme les champs de blé, son regard bleu vert à faire fondre la glace, son timbre doucereux traversant âges et paysages, son délicieux parfum de Metheglin. Ce serait le dernier visage, pure et innocent donc, qu'il verrait de ce monde. Cela lui convenait. Un messager descendu tout droit des cieux pour le préparer au dernier voyage. Privé de sa vue le Deliers sent à peine la présence du corps céleste s'asseoir à ses côtés. Le contact tendre de la main inconnue sur les siennes lui offre une sensation étrange de bien-être. Des frissons parcourent alors son échine pour remonter le long de son corps tout entier.

Les mots divins brisent une nouvelle fois le silence. Plus de questions jugées stupides. Juste un monologue rhétorique. Vrai. Tout simplement. La fille, puisque c'en est une, demande. Le garçon, puisqu'il en est un, ne réponds pas. Il se contente de ravaler ses sanglots. Mais il l'écoute. Un être divin véritable a eu la décence de le rejoindre pour l'Ultime. Alors il l'écoute. La douceur de sa voix rivalise avec celle de sa peau. Matt rouvre les yeux tandis qu'elle parle. Pour planter ses prunelles dévastées dans les iris alarmées lui faisant face. Comme il l'avait imaginée, en encore plus belle si tant est que ce soit possible. Le contact physique toujours présent, il y a désormais les contacts oratoire et visuel qui émergent. Elle a capté son attention de par sa beauté et de par la justesse de ses mots. Indéniablement évident. Il l'écoute tristement. Il boit ses paroles. Elle a raison. Sur toute la ligne. Le cycle éternel des astres. La petitesse et l'insignifiance de l'humain. L'immensité de ce qui l'entoure. La création du Tout-Puissant dans toute sa splendeur. Sa solitude. Sa tristesse. Sa peur. Sa douceur. Son amour. Sa colère. Sa tendresse. Sa douleur. Sa haine. Sa mémoire. Sa mélancolie des heures joyeuses passées. Celle des heures sombres à venir. Ou l'inverse. Le sens de la vie. Le sens inverse. Sa souffrance indescriptible. Son bonheur éphémère.

Il se rend compte alors de son erreur de jugement. Elle n'est pas un ange. Elle est humaine. Avec tout ce que cela implique. Le garçon regarde alors la fille de ses prunelles dévastées. La fille regarde le garçon de ses prunelles alarmées. Et ses mots. Et ses mots qui laissent place à tout un tas d'émotions que le Deliers ne comprend que trop bien. Elle aussi semble avoir reçu un Finestra dans la poitrine. Elle aussi semble avoir un cœur brisé en un millier de morceaux, si bien qu'il faudrait une éternité voire plus pour les recoller. Elle aussi semble chercher des réponses et un sens à la Vie. Il ne dit rien. Puisque c'est inutile. Le regard perdu sur le crépuscule de Cannes. Machinalement mais avec précaution Matt se rapproche de la fille pour poser sa tête lourde de pensées sur cette douce épaule réconfortante. En écho lointain à la dernière question posée il ouvre enfin la bouche. Qu'est ce qui t'es arrivée ?

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Re: Sur la Côte d'Azur

Message par : Rikka M. Bennett, Dim 2 Sep 2018 - 19:13


Le p'tit Deliers s'en est allé
~ #6 Matt Deliers ~


/!\ Attention /!\
Contenu sensible : suicide / agression sexuelle



Deux inconnus, deux cœurs blessés.
Coucher de soleil.
Confessions, cœurs ouverts.


La jeune femme s'était mise à parler au garçon, les mots s'écoulant tout seuls de sa bouche. Ce qui devait être une soirée agréable à ne rien faire en compagnie de ses grands-parents commençait à ressembler à une confession avant le grand saut. Elle ne savait pas pourquoi elle s'était mise à raconter sa vie, surtout à un inconnu et de surcroît à un jeune adolescent qui devait avoir une bonne dizaine d'années de moins qu'elle. Mais Rikka avait senti qu'il se passait quelque chose et son sixième sens l'avait poussée à aller auprès de lui voir ce qu'il en était. La blonde ne s'était pas fait d'illusion quant aux intentions du garçon, surtout depuis qu'elle avait vu le papier froissé dans ses mains et son visage de marbre, comme s'il avait pris une décision importante.

Alors, l'ancienne Gryffondor avait laissé son cœur parler. Elle ne savait pas ce qu'il avait vécu mais ce devait être suffisamment grave pour qu'il songeât à sauter et à mettre fin à sa courte vie. Sur le moment, Rikka ne se posait pas de questions car ce n'était pas l'instant, même si une petite part d'elle voulait savoir ce qui lui était arrivé pour qu'il en arrivât à ce point de non-retour. Ce qui comptait, c'était de l'empêcher de commettre cet acte et pour ce moyen, c'était de se montrer présente, compatissante et convaincante. La sorcière n'était peut-être pas la meilleure oreille qui existât mais au moins, elle devait essayer.

Tandis que le soleil disparaissait progressivement derrière l'horizon, nimbant le paysage d'une lueur chaude et dorée, la blondinette parlait. Un drame s'était produit dans la vie du jeune inconnu ; elle en vint naturellement à son propre drame survenu quelques années plus tôt. Elle décrivait ce qu'elle avait ressenti au plus profond d'elle. De la colère envers la vie. Pourquoi c'était arrivé à elle ? La grande question qui l'avait taraudé depuis ce jour et qui revenait sans cesse, même quand elle essayait de ne plus y penser, d'oublier. Seulement, ce genre de choses ne nous quittait jamais. On ne pouvait que l'accepter, ce que Rikka pensait avoir réussi à faire. Mais là, en ce instant, les jambes pendant dans le vide et ses yeux pleins d'émotions prenant contact avec ceux dévastés du garçon, elle n'en était plus très sûre.

Tout doucement, l'adolescent se rapprocha de l'inconnue blonde et posa sa tête sur son épaule. Rikka sourit machinalement en sentant le contact. Il l'avait écoutée et son attention semblait captée. Les mots avaient dû lui paraître justes et le toucher. Il en vint même à ouvrir la bouche et à lui demander ce qui lui était arrivé. Une question qu'elle redoutait car elle s'était juré de ne plus en parler à voix haute. Ça avait tendance à rendre les choses réelles et palpables. Et puis, comment expliquer ça à un si jeune âge ? Il pourrait comprendre, l'ex rouge et or le pensait en tout cas. Mais c'était tellement délicat qu'elle ne savait pas par où commencer.

― J'ai été violée, dit-elle de but en blanc après un moment de silence. Il y a trois ans. Ça m'a dévastée. Mais ça m'a aussi rendu plus forte...

Du moins, c'était ce qu'elle pensait. Certes, des épreuves difficiles forgeaient le caractère. Mais il restait toujours une plaie, une cicatrice pour la vie entière, qui ne nous quittait jamais. Parfois, elle pouvait se rouvrir. Et en cet instant, Rikka avait la grande impression qu'elle ne s'était jamais fermée et était restée béante. Elle avait dressé une barrière, façade pour monter au monde que tout allait bien. Mais ça n'allait pas bien. Pas bien du tout.

― J'ai toujours su que tout pouvait arriver, poursuivit-elle. C'est vrai, on n'est à l'abri d'aucun drame, comme d'aucun bonheur. Mais je n'aurais pas pensé que ça m'arriverait un jour. Cet événement m'a changée à tout jamais...

La blonde ferma les yeux et laissa le soleil la réchauffer, soudaine prise de frissons. Elle les rouvrit car le vide à ses pieds la rendait nerveuse et se tourna vers le garçon. Elle posa sa main sur sa tête, caressant doucement ses cheveux, comme elle imaginait une mère ou une grande sœur faire pour rassurer et réconforter un fils ou un petit frère.

― Et toi dis-moi, pourquoi es-tu là ?
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Matt Deliers
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Re: Sur la Côte d'Azur

Message par : Matt Deliers, Dim 16 Sep 2018 - 16:24


- Contenu sensible : trash, suicide, agression sexuelle -

La fille perd sa main en caresses attendries dans les boucles du garçon. Le garçon frissonne d'un tel contact oublié depuis bien trop longtemps. La voix brisée par l'émotion ravivée, l'Ange s'exprime enfin. Les mots qui suivent, d'une violence inouïe, atteignent et attristent un peu plus le Deliers. Si tant est que cela soit encore possible. Elle lui offre alors la vérité vraie sur son propre et douloureux passé. Pas si propre au final. Entaché surtout par la méchanceté, la violence, la connerie des Autres. Il se surprend à relativiser sur sa propre condition.

La mouette sur le toit d'en-face n'est plus. Elle a pris son envol tandis que le Soleil chutait inexorablement derrière la baie. Il disparaissait le temps d'un soir. Il reviendrait demain le temps d'un jour. On se surprend à s'attendrir sur des futilités. L'inconnue parle. Matt l'écoute. Quelque peu apaisé il aime l'écouter parler. Alors il se tait le temps compté qu'elle vide son sac. Cela semble lui faire du bien, et à lui aussi. Il se sent comme elle. En tout point, trahi par le monde. A l'abri d'aucun drame. A l'abri d'aucun bonheur. On se surprend à espérer que cela n'arrive qu'aux Autres. La vérité cruelle est que cela arrive... à tout le monde.

Elle a maintenant fini. Elle semble forte, en paix, apaisée avec elle-même, reconstruite en partie. Sûrement la fille la plus courageuse qu'il ait jamais rencontrée. A l'annonce de ses horreurs, Matt est tout aussi dévasté pour elle que pour lui-même. Lui dire qu'il était désolé serait inutile ? Sa compassion, sincère mais vaine, ne résoudrait sûrement pas ses problèmes. Elle ne suffirait pas à cicatriser sa plaie, juste à l'atténuer un peu tout au plus.
Des dizaines de questions affluent, viennent, se bloquent sans sortir de sa tête en fusion. Qui lui a fait ça ? Comment a-t-il pu faire ça ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi... ?
Sans surprise la question finale lui revient de droit. Qu'est ce que lui foutait là ? Sur ce toit funèbre. A surplomber un vide meurtrier. Il marque un silence qui coûte. Énormément. Mais il inspire profondément.

C'est horrible.. je suis vraiment désolé pour toi.. Il n'avait pas le droit...
Voix brisée, les larmes coulent en silence. Moment silencieux.

Je viens de perdre mon frère.
Sa seule famille restante.
Disparition irréversible - en une fraction de seconde.
Amenant avec elle une douleur triste - pour l'éternité. Si ce n'est plus.

Il est passé de "est" à "était". Il y a deux jours.
Le temps des confidences.
A défaut de se jeter, pour l'instant, dans le vide.
Il se jette à l'eau avec elle.

Je ne sais plus où j'en suis. Il y a six minutes j'allais sauter. Et puis tu es arrivée. Maintenant tu es là. Je ne sais plus ce que je dois faire.

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