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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Quelque part en Asie
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Jean-Baptiste Flitwick
Poufsouffle
Poufsouffle

Re: Quelque part en Asie

Message par : Jean-Baptiste Flitwick, Ven 27 Nov 2015, 00:20


C'était rare qu'une occasion pareille tombe du ciel. JB était tranquillement assis dans un bar pendant un tour de recherche dans l'est de l'Europe. Une conversation attira son oreille. Il n'osa pas se retourner pour repérer les participants mais ce qu'il entendait le ravissait. Il y était question d'un objet doté de pouvoirs exceptionnels. Ils racontaient qu'il pouvait tout soigner. Une liste plus exhaustive eut été appréciée. Par exemple, saurait-il soigner des blessures non physiques? Des maladies magies? Ça valait quand même le coup de suivre cette piste. La conversation prit rapidement une autre direction au grand dam de l'espion improvisé. Le jeune homme se leva de sa place après avoir payé ses quelques verres et, s'en allant, pris soin de noter mentalement à quoi ressemblait la personne qui conversait avec son compagnon à propos de cet artefact miraculeux. Il n'avait pu voir le visage que d'un d'eux mais les informations qu'il avait glanée étaient tellement juteuses qu'il ne pourrait pas l'oublier.

Il mit plusieurs jours, ou étaient-ce des semaines, pour retrouver une quelconque trace de cet individu. Apparemment il n'avait pas laissé de traces de son passage, personne ne semblait l'avoir croisé ni même aperçu et encore moins le connaitre. JB était sur le point d'abandonner quand, en pleine rue, il crut le voir au loin s'engager dans une petite ruelle peu fréquentée. C'était presque trop facile. Même à 17 ans, on pouvait être intimidant et c'était un art que le Poufsouffle avait travaillé. Un manteau lui arrivant mi cuisse au dessus d'un accoutrement totalement noir le vieillissait et lui donnait un air plus sérieux et menaçant qu'il ne l'avait jamais été. Il se déplaça rapidement vers l'entrée de cette ruelle, l'homme n'avait pas atteint la moitié de sa longueur encore. Se dépêchant de le rattraper, JB le colla contre la paroi du mur et lui parla très doucement, d'une voix profonde et calme, une main sur sa baguette au cas où.


- Salut. Je sais que vous avez des informations sur un objet de grande valeur, qui peut faire de grandes choses, vous voyez de quoi je parle?

La lueur de la compréhension se lisait dans les yeux de l'inconnu mais l'appréhension en était absente. C'était assez inhabituel, il ne se défendait pas, n'avait pas l'air surpris ni intimidé. Le jeune homme décida de laisser cette observation de côté pour le moment.

- Parfait, j'aimerais savoir où le trouver et quoi chercher.

La réponse ne se fit pas attendre. Encore et toujours louche. En général quand on disposait de telles informations, on négociait ou on les gardait pour nous. Quelque chose n'allait pas.

- Il existe une île en Asie, elle ne se révèle pas souvent et pas à tout le monde. Il paraîtrait qu'elle abrite un livre qui peut guérir tout ce que vous pouvez guérir. Vous ne pourrez pas le louper, il a une fleur gravé sur la couverture et on le reconnait vite. Amusez vous bien.


Un bout de papier fut échangé avec la localisation supposée de l'île puis l'homme s'en alla. JB ne connaissait pas son nom, comment le retrouver, ni même s'il était vraiment un sorcier, bien que tous les indices le laissaient penser. Toutefois, il sentait bien que ce n'était pas normal comme situation. Il avait trouvé les informations, l'homme, la vérité trop rapidement, trop facilement. Un côté de lui même lui disait d'en profiter pour une fois que tout allait bien mais c'était trop beau, il devait forcément y avoir anguille sous roche. Il décida donc d'aller vérifier seul, sans prévenir un membre de la Guilde. Les missions n'avaient pas encore été lancées, il pourrait l'ajouter à la liste s'il voyait que rien ne clochait.

Après une simple vérification dans de vieux plans à la bibliothèque de la ville, il s'isola loin des regards et transplana. C'était tellement plus pratique que les voyages en balais ou autre moyen de transport. Le seul problème était de transplaner sur une île invisible, perdue dans une sorte de brume que les marins tentaient d'éviter le plus possible. Les superstitions filaient bon train chez eux. Des nuages hantés, des brouillards démoniaques dans lequel des membres d'équipage disparaissaient mystérieusement, des créatures des profondeurs qui chantaient et les dévoraient... Oups, celle ci était justifiée.

Une fois sur la côte la plus proche de sa destination, il n'eut d'autre choix que de "réquisitionner un bâtiment" afin de rallier la fameuse île qu'il visait. L'océan lui plaisait. C'était à la fois calme et tumultueux, puissant et serein. Et la solitude était extrêmement appréciable. Personne pour venir le déranger dans ses réflexions, seul avec lui même. C'était un paradis sur terre... Si l'on pouvait dire. Perdu dans ses pensées, il ne se rendit pas compte qu'il était enveloppé dans la brume, comme un grand manteau de coton qui le protégeait mais l'oppressait aussi. Il n'avait pas de problème en général avec la brume ou le brouillard, ayant vécu dans des régions bien plus froides que celle ci mais cette fois, il y avait quelque chose qui n'était pas naturel. La même impression qu'il avait ressenti avec son informateur improvisé l'assaillit. Il n'avait pas encore eu le temps de sortir sa baguette qu'une bourrasque soudaine accompagnée d'un arrêt brusque de l'embarcation le fit chavirer et passer par dessus bord. L'eau froide sembla lui retirer toute force. Plus aucun mouvement n'était possible et son cerveau était trop engourdi pour pouvoir tenter ne serait-ce que le moindre sort. Il était piégé et finirait ici. C'était une bien triste fin, personne n'était encore au courant, le tatouage n'était pas encore effectif et même s'il avait fait énormément de choses en 17 ans, il n'avait que 17 ans...
Le noir commença à voiler sa vision, il se rendit donc, le coin de ses lèvres se redressant, pensant à tout ce qu'il avait accompli, autant partir le sourire au lèvres.
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Amy Shields
Personnel de Poudlard
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Spécialité(s) : Permis de transplanage
Animagus : Fennec


Re: Quelque part en Asie

Message par : Amy Shields, Ven 27 Nov 2015, 17:15


Rp with Sarah, James, Jean-Baptiste et Tybalt
L.A. de James accepté
( Tous sur le rouge pour les Pouffy calins ! Mwaha ! )




*Oula. Oulala. Oulalala. Mais qu'elle mauvaise idée.. * Les mains crispées sur le bord de la barque, Amy regardait l'eau mouvante d'un regard inquiet. Une légère brise vint faire voleter les cheveux bruns de la jeune femme. Le bateau tanguant de plus en plus, elle failli tourner de l'oeil. * Rappelez moi pourquoi je suis venue jusqu'ici. * Elle lança un regard mauvais au jeune homme qui se trouvait en face d'elle.




Flashback






C'était un jour pluvieux. Amy s'était levée de bonne heure car quelque chose la tracassait : Sa chouette. En effet cette dernière avait l'aile tordue et n'avait plus volé depuis au moins 3 jours. Ce qui inquiétait beaucoup la jeune Poufsouffle. Elle avait donc décider d'emmener Isil chez le vétérinaire de la boutique d'animaux magique. Pour être sure de ne pas devoir faire la file, la brune s'était levée tôt, avait attrapé la cage de sa chouette et était partie en direction du chemin de traverse.


Après plusieurs minutes de marches, ( oui elle s'était dit que transplaner avec Isil n'était pas une bonne idée, surtout dans son état. ) Amy arriva dans le chemin de traverse. Même à cette heure matinale, les rues pavées regorgeaient de gens pressés par X ou X raisons. La jeune femme marcha encore quelques temps, ses pieds butant sur les vieux pavés qui dépassaient, avant d'arriver à la boutique d'animaux. Fort heureusement pour elle. Il n'y avait pas un Boursouf. Elle s'empressa de se diriger vers la partie vétérinaire. Là, elle appela le vétérinaire. 

Un jeune homme brun vint l'accueillir. Il lui demanda ce qu'il se passait. Amy posa la cage sur le plan de travail et lui expliqua simplement la raison de sa visite. L'homme réfléchit quelques instants, s'excusa et s'éloigna pour aller chercher un ouvrage. Après quelques minutes d'attente, il revint avec un air préoccupé. La Poufsouffle fronça les sourcils et lui demanda ce qui le préoccupait. Elle ne s'attendait pas du tout à ce qu'il lui réponde qu'il venait de trouver un ouvrage contenant des informations sur un vieil artefact. Ca par contre, malgré elle, Amy ne le sentait pas. Enfin bon, l'homme, qui venait de lui annoncer qu'il se nommait James, continua son récit en expliquant que l'artefact pouvait guérir toutes les blessures ou maladies possibles et imaginables. La brune eut un instant de réflexion. Tout guérir.. Ca pouvait être très intéressant. James sembla lui aussi perdu dans ses pensées. La Poufsouffle proposa enfin qu'ils aillent à leur recherche tous les deux sans trop lui donner ses motivations. Il finit par accepté mais lui dit qu'il devait d'abord soigner sa chouette. 






Fin du Flashback




La brume. La brume. Et encore la brume. Ce fut tout ce qu'Amy vit après plusieurs minutes de navigation. Par réflexe, elle s'approcha de James pour se sentir plus en sécurité. La bateau commençait à sérieusement tanguer. Par réflexe, Amy posa une main tremblante sur le poignet de son compatriote en murmurant, paniquée.

- James.. 

La jeune femme commençait à avoir des haut les coeur, et ça ce n'était pas bon du tout. Alors qu'elle restait agrippée au poignet du jeune homme, leur embarcation se prit quelque chose qu'Amy n'eut même pas le temps d'apercevoir. En moins de deux secondes elle se retrouvait à l'eau, englouties par les vagues devenues immenses. Elle tenta de rejoindre le bateau qu'elle arrivait encore à percevoir mais ses membres s'engourdissaient à mesure qu'elle descendait dans les abîmes. L'eau était si glacial, que la jeune femme eut l'impression qu'une multitude d'aiguilles lui transperçaient la peau de part en part. Elle voulu crier, mais quand elle ouvrit la bouche, seul l'eau s'y infiltra, laissant passer une bulle d'air qui, pourtant, était si précieuse en cet instant. La jeune femme se débattit dans tous les sens, fit aller ses bras et ses jambes pour remonter à la surface mais rien n'y fit. Elle avait perdu James et l'embarcation, elle ne voyait à présent plus que les ténèbres l'entourer. Elle sentit presque la mort lui chuhcoter à l'oreille de venir avec elle. Voila, son épouvantard. Elle avait finit par le rencontrer. Trou noir.
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James Manor
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Re: Quelque part en Asie

Message par : James Manor, Dim 29 Nov 2015, 16:08


RP avec Sarah, Tybalt, Jean-Baptiste et Amy
Désolé, ma mère est tombée sur ma bosse ce w-e...

Le vieux livre reposait dans la réserve. Et dans l’esprit de James, qui ne pouvait l’oublier.

Son cuir ridé, ses pages jaunies. Son or passé, ses lettres estompées.

Quelle main invisible avait déposé cet ouvrage ancien dans la grande malle de fer ? Quel hasard avait donné à James, plutôt qu’à ses frères, cet héritage aux titres et aux noms d’auteur effacés par le temps et les poussières ?

James était tout à ses réflexions quand une jeune femme entra au service vétérinaire. Elle avait le regard des maitres inquiets pour leur bête. L’inquiétude ne nait pas sans amour. Cette femme-là devait aimer sa petite chouette. Pendant quelques minutes, James oublia le livre, sa prophétie, ses promesses tapageuses…

Il se pencha sur la chouette, tâta une aile avec délicatesse. Les rémiges glissaient entre les doigts comme de la soie sauvage. Le bruit avait une certaine lancinance, une certaine décadence… L’attention méticuleuse du vétérinaire pour sa patiente souffrante ne devait pas faillir…

Un dessin baroque apparut entre les plumes. Là, à la base du duvet blanc qui tenait chaud contre le vent piquant et les nuages gorgés de pluie, il y avait un tatouage jamais vu. Elégant, par ses volutes minuscules, cabalistique par sa signification inconnue. James approcha son visage. Le tatouage s’avéra être une tache de naissance. Légèrement rouge, aux contours doucement flous.

La tache de naissance ressemblait aux dessins recopiés, de page en page, dans le vieux livre de la malle de fer. James se souvint de l’histoire contée par l’ouvrage hérité. Tant de hasard… Vraiment… ?

Il observa la jeune fille. Amy, qu’elle s’appelait. Il retint le nom de la propriétaire à la petite chouette tatouée par le sort. Elle avait l’air douce, aimante. Il se laissa aller à la confidence. Le vieux livre parlait d’une prophétie à mots voilés, de pouvoirs ensevelis en Asie, là où le soleil se lève pour la première fois sur le monde. L’extrême mer où les yeux ne voient plus que la ligne d’horizon pour étape prochaine.

Cela faisait quelques jours que James y pensait… Mais il lui avait manqué l’envie, l’étincelle du sort qui allumerait son désir de voyager quelques temps…

Ce signe rouge, dans les plumes de la chouette…

Il proposa à Amy de l’accompagner. Peut-être était-elle liée à ce conte qui semblait réel, soudain ? Et puis, un voyage… Cela ne peut que former ?

En attendant la réponse de la jeune fille, il prit la chouette dans ses bras pour l’endormir. La magie se canalise dans le bois et dans les mots. Les mots de James sont plus doux que tous ces fracas de sorts efficaces, mais si peu aimants… La chouette ferma ses minuscules paupières grises. Sous ses mains, James sentit le cœur palpiter avec moins de frayeur… De moins en moins… Et quand la chouette fut endormie, il caressa l’aile blessée avec la magie qui ne s’éveille que dans le sommeil des bêtes.

~ ~ ~

Le pays étranger sentait les épices fortes, les haleines chargées de plats inconnus. La faune et la flore jamais vues étonnaient les yeux à chaque coin de rues et de campagne… C’était un monde rude, à la langue anguleuse, et aux visages fermés. Les yeux allongés, en regard de chat sauvage, entouraient les deux sorciers de partout.

Les valises dans une main, une carte dans l’autre, Amy et James marchaient, questionnaient… Qui accepterait de les conduire vers cette île, là-bas, perdue dans la mer peu sillonnée ?

Ils reçurent des réponses étranges… Des mines étonnées, des mines méfiantes, des paroles incompréhensibles, des mises en garde, des rires de moquerie… Mais aucun oui, aucun hochement de tête, aucun sourire approbateur.

Cela était étrange… Et pas très encourageant… Il vint à l’esprit de James d’abandonner…

Ils pouvaient aussi « profiter du pays », visiter, apprendre, découvrir…

Il allait parler d’abandon quand un homme du pays lui toucha l’épaule. Doucement. Avec la douceur que James accepte… L’homme aux yeux de chat lui montra la carte, lui montra la mer. Il le tira vers les petites barques qui attendaient, paisibles, qu’un pécheur les utilise pour aller en mer. James fit signe à Amy. Ils avaient peut-être enfin trouvé leur passeur ?

Ils montèrent à trois dans la barque. Le passeur souriait, avait l’air heureux. On aurait dit que le soleil avait déposé de la lumière sur ses lèvres accueillantes. James ne se méfia pas…

Ils allèrent ainsi, de plus loin en plus loin… Amy semblait peu à l’aise… Les hommes naissent pour la terre… La mer ne parle qu’à certains marins de naissance… James s’inquiéta pour elle, essaya de la rassurer. Le temps passait, la bonne volonté de James ne suffisait peut-être pas. Il n’aurait su le dire. Quand il releva la tête, le passeur n’était plus là.

A la place, la brume s’était déposée sur la mer. Une brume opaque et grise. Une ouate froide et sans douceur. James prit les rames… Au moment où le bois des rames toucha l’eau, l’eau se mit à gronder, de ces grondements de vagues mécontentes et prêtes à se soulever. Il n’en dit rien à Amy… Mais son malaise augmenta.

Ils naviguaient ainsi à l’aveugle depuis quelques minutes quand un choc parcouru toute la petite embarcation. Un craquement tonitruant s’ensuivit. Les deux sorciers furent jetés à la mer. L’eau était plus glacée encore que sa brume et son eau, sans fond, semblait hurler la colère des grands fonds.

~ ~ ~

C’est un mélange de couleurs et de bruits. Ca ne ressemble à rien… Sauf à un tableau moderne qui tente de survivre… Ca hurle des cris d’enfants et de mères horrifiées. Ca frappe contre les tempes…

Une inspiration.

James ouvre les yeux.

Des cailloux… Du sable, peut-être tout autour…

Son corps… impossible à bouger. Son corps, plus pétrifié que le basalte.

Où est Amy ?

James se force à respirer. La respiration meut le thorax. Le souffle donne le mouvement aux côtes. L’envie de mouvement se répercute dans les épaules, les bras, les mains…

Il arrive à bouger quelques doigts.

Où est Amy ?

Il arrive à bouger les mains. Les bras. Il pousse sur ses bras. Ses jambes suivent. Automatisme du corps qui sent qu’on va vivre.

- Amy ?

Sa voix est faible et rauque. Ses gestes sont lents et maladroits.

- Amy ?!

Il est debout.

- AMY !!!

Il regarde autour de lui…

- AMYYYYYYYY !!!
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Olivia Scott
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Re: Quelque part en Asie

Message par : Olivia Scott, Dim 29 Nov 2015, 23:56


Alors c'était ça la mort? Douleurs, contusions, et position inconfortable? Ah non. Non non non. C'était pas le deal. Où est passé la chaleur confortable des anges? Ou sont passés les bébés volants en couche culottes? Était-il possible que son âme se soit trompé de chemin? C'était pas bien compliqué pourtant! Si il fallait qu'elle meure, il fallait que ce soit dans de bonnes conditions hein. Bien sûr, elle aurait aimé survivre, ne pas laisser les rares personnes à qui elle tient derrière elle mais bon. Son esprit était encore trop embrouillé pour pouvoir penser à ça. Pour l'instant, les seuls mots qui lui venaient à l'esprit étaient artefact, orage, accident, trou noir. Rien de plus.

Un détail clochait cependant. Certains de ses sens étaient encore bien présents. Son toucher, qui lui faisaient ressentir comme des centaines de poids qui se pressaient contre son corps, son odorat, qui l'embaumait d'un doux parfum d'embruns, et son ouïe, qui lui laissait entendre le fracas des vagues. Comme si elle était encore parmi le commun des mortels. Comme si....
Sarah ouvrit brusquement les yeux. Son souffle s'accéléra, tandis qu'une forte toux achevait d'évacuer l'eau de ses poumons. Ses idées se remirent en place lentement, tandis que la jeune femme examinait de plus près ce sur quoi elle était allongée. Des galets. Pleins de galets. La jaune et noir s'empara d'un de ces cailloux et l'approcha doucement d'elle. Elle était vivante! Bien vivante! Et comme pour appuyer ce fait, une larme de soulagement vint rouler sur sa peau froide.

La jeune fille resta un moment allongée, avant de reprendre ses esprits. Son corps était sûrement mal en point, au vu des souvenirs qu'avait la Poufsouffle de cet accident. La blonde s'employa donc à bouger son corps précautionneusement, pour en tester ses limites. Elle leva d'abord un bras, puis deux. Elle essaya ensuite de bouger une jambe, puis l'autre, sans constater autre chose que de simples bleus et contusions. Et après un long soupir pour se donner du courage, la septième année se remis en position assise. Elle palpa différents endroits de son corps, mais ne constata rien d'anormal. Elle avait vraiment eu de la chance sur ce coup là. Beaucoup seraient morts à sa place. Mais apparemment elle ne faisait pas parti de ceux ci à cause de je ne sais quel miracle.
Une fois ce bilan terminé, elle se remit donc debout sans précaution, en titubant légèrement, et en se tenant la tête le temps que sa vision devienne moins trouble. Une fois que le monde avait décidé de moins tanguer, la jeune fille laissa glisser ses mains le long de son corps laissant sa vue commencer son travail. Son regard émeraude scruta alors l'endroit où elle se trouvait. Une plage de galets, (sûrement les pressions qu'elle avait senti sur son corps), du sable et devant elle, un petit massif d'arbre. Derrière elle s'étendait la mer à perte de vue. Enfin, avec la brume qui caressait cette étendue d'eau salée, l'expression "à perte de vue" perdait tout son sens. Super. Tournant sur elle même pour constater l'ampleur des problèmes dans laquelle elle était plongée, la jeune femme sentit quelque chose heurter son poignet. Sa baguette! Sa baguette était restée concée dans son jean! Lâchant un petit cri discret de soulagement intense, elle la serra contre elle avant de l'empoigner fermement. Ça, c'était une bonne chose de faite. Sarah allait pouvoir au moins faire mine de survivre. En tout cas, elle se retrouvait sans rien ni perso.....

-AMY!

Hein? C'tait quoi ça? S'arrachant à ses pensées et à ses réflexions, la jeune fille se mit à courir en direction du bruit, poussée par une décharge d'adrénaline. Et si c'était un piège? Personne ne savait ce qui habitait ces lieux et tout pouvait arriver. Mais son instinct lui criait de se diriger vers cet appel. L'Anglaise ne tarda pas à en trouver l'origine d'ailleurs. Un homme se tenait là, en plein milieu de la plage. Il semblait plus âgé qu'elle, et tout aussi déboussolé. Au vu de son comportement et de sa tenue, il avait également fait naufrage sur ce bout de terre. La seule chose à laquelle Sarah pensait néanmoins, c'était à ses chances de survie qui venaient de doubler. A deux, ils pouvaient s'en sortir. L'homme quand à lui, ne l'avait pas encore vue. Il cria.

-AMYYYYYYYY!

Il fallait qu'il s'arrête de gueuler. Sous peine de rameuter ce qui était susceptible d'habiter par ici. La jeune femme continua donc de courir dans sa direction, et une fois devant lui, l'attrapa par une épaule et plaqua sa main de libre sur sa bouche.

-Hé toi! Tais toi! Tu tient vraiment à rameuter toutes les bêtes de l'île où quoi?

Puis, sentant ses questions lui brûler les lèvres, elle ouvrit la bouche pour les poser, quand son regard passa par dessus l'épaule de l'homme pour se poser sur un énième corps masculin affalé. Lâchant sa victime, la sorcière se dirigea vers le troisième naufragé. Son corps, aussi tuméfié que le sien, était inanimé. Posant sa main doucement contre son cœur, elle constata avec soulagement qu'il vivait encore. La jeune fille prit sa baguette, et jeta le sort nécessaire pour le réveiller. Normalement, cela aurait dû marcher. Normalement, ses yeux aurait dû s'ouvrir instantanément. Mais non. Son corps resta de marbre, ponctuétout de même par quelques faibles inspirations. Sarah décida donc d'employer les grands moyens refusant de voir mourir quelqu'un entre ses bras. La jaune et ébène le secoua légèrement, puis constatant son échec, dirigea son regard vers le premier homme. Ses yeux vinrent ensuite se reposer sur l'inconscient. Bon. Sa main se leva, et elle claqua sa paume de toute ses forces contre la joue du second inconnu.
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Tybalt Maitland
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Re: Quelque part en Asie

Message par : Tybalt Maitland, Mar 01 Déc 2015, 16:59


RP privé avec Sarah Bellanger, James Manor, Amy Shields et Jean-Baptiste Flitwick.

Cette situation était des plus improbables. Il y a encore quelques minutes, Tybalt aurait juré se trouver sur un bateau à moteur "emprunté" qui voguait vers une île mystérieuse. Un orage s'était alors déclaré et une brume épaisse avait causé le renversement de son embarcation. Le jeune homme était tombé à l'eau et manquant d'air avait perdu connaissance.

Alors, par Merlin, que fait-il à prendre le thé dans un grand jardin verdoyant avec un loir, un lièvre, un homme coiffé d'un chapeau portant la mention "10/6" et une fillette à l'air contrarié ?!

Il devait être mort, il n'y avait pas d'autre solution à la situation qu'il vivait actuellement. Enfin, si on peut parler de vivre une situation lorsqu'on est décédé... L'ancien Gryffondor n'avait jamais vraiment cru au paradis ou à une quelconque vie après la mort, mais il devait bien se résoudre à admettre que c'était la vérité. Le seul bémol à ce joli décor, c'était qu'il ne sentait pas le goût du breuvage sur sa langue, ni même la douce chaleur de la boisson lui brûler la gorge lorsqu'il avalait. C'était bien dommage d'être condamné à boire du thé pour l'éternité sans même en profiter !

Il devait avoir fait quelque chose de mal car la fillette avec qui il prenait le thé se leva soudainement pour venir le secouer légèrement, comme si elle craignant de le blesser en y allant plus fort. En soi, c'était stupide : puisqu'il était mort elle pouvait le secouer autant qu'elle voulait mais jamais il n'en souffrirait... Mais pourquoi le remuait-elle de toute façon ? Il n'avait rien fait de mal !

En y regardant de plus près, la jeune fille n'était pas une petite blondinette vêtue d'une robe bleu ciel comme on aurait pu le supposer aux vues du reste du décor, mais elle avait les mêmes cheveux châtains foncés et les mêmes yeux bleus que Tybalt : c'était l'enfant qui harcelait littéralement le jeune homme dans tous ses rêves depuis sa sortie du coma.

Alors qu'il s’apprêtait à lui dire de partir et de le laisser tranquillement boire son thé, la petite fille lui adressa un sourire angélique. Sa main se leva, et elle claqua sa paume de toute ses forces contre la joue de sa victime.


L'amnésique ouvrit les yeux tout à coup et inspira une grande bouffée d'air frais : il était revenu à la vie ! Ou plutôt, il n'était jamais vraiment mort, mais tout cela n'avait que peut d'importance. Clignant des yeux à plusieurs reprises, il tentait de reprendre pied dans la réalité, une réalité sans lapin blanc. Trop de lumière, trop de bruits, trop d'odeurs, trop de choses d'un seul coup. Il ne se souvenait pas avoir déjà eu aussi mal à la tête un jour, mais comme il ne se souvenait pas de la majeure partie de sa vie, ce n'était sûrement pas un argument recevable.

Alors que sa vision se faisait plus nette, une forme se dessina au-dessus de lui : il s'agissait de la silhouette d'une jeune femme... qui venait de le frapper. Réalisant ce dernier fait, Tybalt fronça les sourcils.

- Pas besoin d'être aussi violente ! la gronda-t-il avec un regard mauvais avant de comprendre qu'elle venait probablement de lui sauver la vie. Mais merci...

Sa voix était affaiblie par sa gorge sèche et tout son corps le faisait souffrir. S'asseyant avec difficultés, il constata néanmoins qu'aucune blessure grave n'était à déplorer sur son corps : seuls des hématomes et des coupures plus ou moins profonde se dessinaient sur ses membres.

A côté de la jeune femme se trouvait un homme d'une petite trentaine d'années. Tous deux semblaient tout autant amochés que l'ancien Gryffondor, mais rien de trop grave. Alors qu'il s'apprêtait à leur demander leurs identités, il remarqua une forme sombre étendue sur les galets au loin. Plissant les yeux, il réalisa avec horreur qu'il s'agissait d'une autre personne.

- Là-bas ! indiqua-t-il aux deux autres en se levant difficilement.

Après avoir un peu vacillé et failli perdre l'équilibre, Tybalt leur fit signe de le suivre. Ils viendraient s'ils le voulaient, mais lui ne comptait pas rester ici à rien faire de toute façon !
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Jean-Baptiste Flitwick
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Re: Quelque part en Asie

Message par : Jean-Baptiste Flitwick, Dim 06 Déc 2015, 14:33


Le froid. Le vent. Parait qu'il n'y a pas de vent quand on est mort. C'était le seul genre de pensées que son cerveau engourdi pouvait formuler à cette heure. Il avait encore son cerveau et pouvait réfléchir. Il se disait de plus en plus qu'il n'était pas mort. Mais ce froid? Il ferait mieux de bouger, rien de bon n'arrive à quelqu'un qui reste immobile par cette température.

La forme échouée entrouvrit un œil. Dans son temps d'adaptation à la lumière, il crut distinguer des formes au loin. Floues et pas si massives. Il n'y avait pas de danger immédiat. Soit c'étaient de petites menaces, soit elles étaient loin. La douleur qu'il ressentait sur ses côtes se précisa quand les formes des galets sous son corps devinrent plus nettes.

JB tenta de bouger son corps. À part un bon engourdissement, il ne sentait aucune douleur trop intense. Il se redressa et entendit enfin les voix des personnes sur la plage. Il n'était pas seul. Tous semblaient s'être échoué comme lui. Pourtant il n'avait personne avec lui sur l'embarcation. Il en déduit qu'il y avait eu au moins un autre bateau dan cette brume avec le sien. Touristes ou concurrents? Il le saurait bientôt.

Il s'approcha lentement des personnes qui parlaient un peu trop fort à son goût pour des gens qui venaient de se faire attaquer par du brouillard. Restait à savoir s'il avait affaire à des sorciers ou pas. Tout était possible et il ne voulait pas risquer de se montrer sous son vrai jour à des Moldus, ça deviendrait compliqué ensuite.


- Bonjour, quelqu'un sait ce qu'il vient de se passer? demanda-t-il avec un aimable sourire.

Il était toujours bon de laisser une bonne première impression. On ne sait jamais ce qui peut se passer et s'ils pouvaient lui être utiles.
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Antiochus Omega
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Re: Quelque part en Asie

Message par : Antiochus Omega, Mer 01 Juin 2016, 14:17


Rp Unique - En référence à cet autre rp.

Le village de Belur Math était l’un de ses endroits que les plus fervents intellectuels et adeptes hindouistes d’Inde appréciaient tout particulièrement. Belur Math, situé dans la région Bengale occidental au Nord-Est du pays, était bien plus qu’un simple village, cet endroit était réputé comme étant un centre regroupant diverses institutions, temples et écoles au bord du fleuve Hooghly, ascendant du Gange. Il y avait au centre du campus un magnifique temple hindou en marbre blanc rectangulaire et qui était couvert de part et d’autres de voluptueux dômes lesquels conféraient à l’édifice religieux un zeste de mystère … La bâtiment était particulièrement grand et tout le long de ses flancs se mêlaient tours et riches ornements. Tout à ses alentours, des jardins en fleurs étaient alignés et bordés de chemins sur lesquels un véritable sirop humain ce jour-là s’écoulait. Ils étaient nombreux les locaux qui chaque jour venaient prier et communier avec les représentants du temple. Certains s’aventuraient à l’intérieur, des femmes, à l’entrée principale sur les marches, brûlaient de l’encens épicés dans leurs mains tout en récitant des chants exotiques, ferventes, les yeux refermés sur l’immensité du ciel. Il faisait particulièrement chaud, le soleil était de plomb et nous étions de surcroît au zénith. Un grand stand était tenu par les moines lesquels faisaient chauffer du riz dans de grandes marmites, distribuant ce dernier gratuitement aux passants. Il était l’heure usuelle d’entamer le repas de midi et chacun, habituellement dans les environs vêtu de blanc afin de ne pas défier la canicule, allait s’asseoir où il le pouvait afin de consommer un met simple mais nourrissant. Au milieu d’un jardin, entre les fleurs et les herbes hautes, une petite fille ayant échappé à la surveillance de sa maman était avachie sur la barrière en bois et contemplait la vie qu’y se déroulait chez les plantes, les abeilles qui allaient butiner de fleur en fleur. Elle avait le visage rond comme celui d’un bébé, les yeux sombres et profonds comme le fond des océans et elle portait sur ses traits toutes les vertus de l’innocence, de la grâce et de l’élégance. Alors que son regard enfantin était perdu parmi les tiges foisonnantes, un bruit sourd et éclatant vint la tirer de ses rêveries. Un homme habillé d’une toge en lin grise venait d’apparaître soudainement sous ses yeux au milieu d’un tas de pissenlits. Les yeux de l’enfant s’arrondirent comme deux grosses billes et elle s’abaissa sous le haut de la barrière, comme cherchant à se cacher. L’homme qui au départ ne l’avait pas remarqué, trop occupé à épousseter sa tenue, tourna ensuite son regard vers elle. Il avait une grande barbe, des cheveux longs et filasses, un regard calme et résonnant comme le bruit des vagues se brisant sur le flanc des rochers de la côte. Il s’approcha de l’enfant d’un pas assuré et, de l’autre côté de la petite barrière en bois, il s’abaissa, surplombant l’enfant, et il lui présenta ses mains ouvertes vers le ciel. La petite fille remit son voile rouge en place tout en se relevant afin d’observer son interlocuteur. Au dessus des mains de l’inconnu, une abeille vint virevolter, puis une deuxième, puis une troisième, jusqu'à qu’un nombre conséquent se mette à tourner autour de ses extrémité, comme attiré par un magnétisme invisible. L’homme parla à la fillette dans sa langue maternelle et il lui dit :

- Les abeilles, mon enfant, sont issus du paradis. Elles apportent la vie sur Terre, suivent un ordre naturel qui rend ton Monde possible. Puissent la vie et le bonheur toujours t’accompagner.

À ces mots, une lueur dorée glissa des airs et se répandit tout autour de l’enfant. Antiochus avait posé sur elle une bénédiction magique. Puis les abeilles se mirent à tourner autour de la tête blonde qui avait les yeux emplis d’émerveillement. Elle posa ses mains sur celles du sorcier et lui fit :

- Merci Dieu !

Et à ces mots elle repartit, les abeilles virevoltant toujours à ses alentours, rejoindre sa maman et lui compter ce qui venait de lui arriver. Antiochus sourit, cette fillette lui avait rappelé sa propre enfance, il avait perçu dans son regard doux et innocent le reflet de sa propre âme. Il sauta en dehors du jardin et atterrit sur le terrain. Il jeta alors un regard aux alentours, s’assurant de ne pas être observé. Lorsqu’il fut sur que ce ne fut point le cas, il leva sa canne à quelques centimètres du sol avant de la faire retomber lourdement. Des étincelles blanches s’échappèrent du pied de l’objet qui s’était enfoncé dans la poussières. Soudainement alors les vêtements du sorcier furent aspirés par la canne et remplacés par une tenue nouvelle. Il portait à présent une longue robe en coton dotée d’un large capuchon afin de protéger du soleil. Sur la face avant du vêtements, un immense point rouge avait été dessiné à la peinture. Ainsi, la fillette ne pourrait plus le reconnaître, sa canne d’ailleurs elle aussi s’était transformée. Elle n’était plus de bois mais d’argent et finement ornée par un crystal diffractant la lumière à son sommet. Il se mit finalement en chemin vers l’entrée du temple. Après s’être respectueusement abaissé aux portes du temple comme il était coutume de le faire dans la région, Antiochus pénétra le lieu en rabaissant son capuchon car il était interdit d’entrer dans un lieu saint le sommet du crâne couvert. À l’intérieur, il y avait de nombreux moines qui se mélangeaient avec les visiteurs. Ils avaient des habits de couleur orange et tous s’étaient fait tondre le crâne. Une fois dans la bâtiment, le sorcier sortit la photo d’une homme qui avait une très longue barbe blanche et vêtu d’un magnifique turban bleu. Il compara le portrait aux visages qui l’entourait jusqu'à qu’il finisse par trouver la personne qu’il cherchait. L’homme de la photo était assis sur un tapis de prière et était prosterné devant la statut d’un gigantesque éléphant. Il avait les mains posées devant lui alors qu’il récitait en murmurant des paroles louant les grâces de son Dieu.  Antiochus marcha d’un pas lent dans sa direction afin de ne pas éveiller ses soupçons. Il posa une main sur son dos et fit :

- Beyur Aktar ?

- Qui ose venir me déranger lors de l’une de mes séances méditatives ?

- Je m’appelle Antiochus Omega, Maitre des potions, c’est Mike qui m’a envoyé vous voir concernant la baleine à queue rouge …

À ces derniers mots, Beyur se releva et se tourna vers son interlocuteur :

- Ah, vous venez de la part de Mike ? Très bien ! A-t-il pu me ramener ce que je lui avais demandé au sein de la bête ?

- Non, ceci est justement la raison pour laquelle Mike m’a demandé de vous trouver. Je suis celui qu’il a désigné afin de me mettre en quête des merveilles entreposées au sein de la baleine rouge mais pour cela, il faudra que vous me donniez davantage d’informations …

- Ne restons pas ici, suivez moi.

Les deux hommes montèrent toute une série d’escaliers jusqu'à qu’ils se retrouvent au sommet de l’édifice, au sein de l’un de ses gigantesques dômes. L’intérieur du dôme était maintenu en place par une charpente circulaire en bois solide. Beyur invita Antiochus a patienter tandis qu’il sortait une baguette de son turban bleu afin de sceller la porte à clef. Une fois que cela fut fait, il prononça quelques paroles en Indien et fit apparaître une toile rouge qui alla recouvrir et épouser les formes des poutres en bois disposées en cercle ainsi que celle du sol en pierre. Deux fauteuils confortables apparurent au plein milieu de la pièce avec une petite table en bois qui les séparaient. Des orbes lumineux vinrent se positionner tout autour du centre afin d’illuminer les lieux et deux verres de vin vinrent se poser sur la table, sortis du vide.

- Prenez place, M. Omega.

Une fois Omega en place, Beyur lui tendit un verre de vin alors qu’il s’en était lui même saisi d’un.

- Trinquons, au début d’une formidable aventure !

- À cette formidable aventure, fit Antiochus avec un sourire poli.

Les verres trinquèrent et les deux hommes se délectèrent de quelques gorgées de bonne vinasse. Antiochus apprécia la boisson pour tout son goût fruité, délicat et généreux.

- Ceci est un très bon vin que vous me servez là, je n’avais jamais eu l’occasion de gouter une bouteille issue de la région.

- Je vous remercie mon cher, il est vrai que certaines vignes issues des montagnes du coin procurent nos papilles d’aromes véritablement délicieux. Je suis content que notre terroir vous plaise.

Antiochus sourit à nouveau afin d’apprécier la courtoisie dont faisait preuve jusque là son hôte. Il l’honora d’une nouvelle gorgée de vin qu’il accompagna d’un soupir de satisfaction, avant de continuer :

- Pour en revenir à notre affaire, M. Aktar, Mike m’a dit que vous sauriez me dire plus précisément comment trouver cette fameuse baleine laquelle donnerait accès à une grotte magique emplie de magnifiques trésors. Avez-vous effectivement cette opportunité à votre disposition ?

- Avant que nous allions plus loin, j’ai besoin de m’assurer que vous avez effectivement le niveau pour mener cette quête à bien car vous risquez certainement d’avoir à faire face à de nombreux dangers sur le chemin qui vous sépare de votre but. Montrez moi par un sort de quoi vous êtes capables ….

- Bien, pas de soucis.

Antiochus se leva alors de son siège et tout en remettant en place sa longue toge de lin, il marcha vers un espace de la pièce qui était inoccupé. Il sortit de l’une des nombreuses poches que recelait son habit sa baguette, longue et finement sculptée dans le houx. Il exécuta un geste du poigné qui fit apparaître une statue de granit qui représentait un homme nu au sexe occulté par une absence de travail de la matière et armé d’une lance en fer. D’un second coup de baguette, Antiochus donna vie à sa création qui se mit à mouvoir. D’un troisième il fit apparaître derrière le pantin de pierre un lourd tronçon d’arbre. Alors, Antiochus s’éloigna d’une distance d’environ 15 mètres et posa son dos contre l’une des poutres de la  grande pièce. Il intima alors à sa créature alors de lancer la lance en sa direction afin de le transpercer. L’homme en granit s’exécuta alors et lança son arme de toute la force de son bras droit. L’objet de fer fendit les airs à une vitesse impressionnante et s’approcha dangereusement de sa cible qui était restée passible. La lame allait bientôt pénétrer sa chaire mais alors instantanément le sorcier disparu et l’on entendit la lame fendre le bois, suivi d’un bruit sourd. Mais ce ne fut pas le bois de la poutre que la lame avait pénétrée. Non, à la place du sorcier avait été transporté le rondin de bois  et ce dernier était sur le sol, la lance lui fendant le ventre.

- Ai-je réussi le test ? murmura Antiochus derrière l’oreille de Aktar lequel surpris en avait fait tombé son verre à vin. Il vit Antiochus revenir à son siège. Les yeux de l’indien, après la stupeur, s’étaient gorgées d’une lueur chaude et joueuse.

- Parfait M. Omega, parfait ! Je pense que c’est le destin qui a du vous mettre sur ma route … Mais plus sérieusement, continua l’homme d’un air soudainement grave, il en faut plus à notre quête afin que celle-ci puisse réussir. Cette baleine à queue n’est pas simplement à trouver mon cher, voyez-vous, elle est de surcroît à convaincre. Car ceux qui ont enfermé ce trésor au sein de cette gigantesque baleine l’ont fait de manière à ce que personne ne puisse y accéder. Et savez-vous pourquoi, jeune homme ? Car afin de trouver cette grotte, il faut avoir un trésor bien plus précieux que toutes les pièces d’or dormant au fond du mammifère … Et ce trésor est celui que possède un cœur pur, un mobile noble pour pénétrer les lieux. Dès lors seule une personne souhaitant entrer au sein de cette grotte pour un mobile noble, et donc non pour le simple enrichissement personnel, pourra trouver la baleine. Et cela, Antiochus Omega, l’avez-vous en vous ?

• Coupe lui sa langue à ce fils de p**** ! *

• Silence ! * ordonna fermement Antiochus à Victor qui semblait s’être éveillé.

- Oui, M. Aktar, je pense avoir ce qu’il faut en mon for intérieur pour mener cette tâche à bien.

En effet, la motivation que nourrissait Antiochus était celle de mettre la main sur l’Étoile Pourpre, une plante légendaire qui permettrait à son consommateur d’accéder à un état de conscient nouveau, lui conférer maints pouvoirs particuliers, et lui faire atteindre une existence de réalisation et de force brute savamment dirigée. Ce botanique était très mystérieux et seules des descriptions approximatives comptaient les vertus de la plante. Antiochus espérait que conformément aux dires de Mike, celle-ci se trouvait au sein de la grotte qu’il cherchait. Il voulait utiliser l’Étoile Pourpre en espérant que ses effets lui permettraient de dompter son alter-ego maléfique, lequel l’avait mené à une existence amère de fugitif, après la tentative de cambriolage qui avait échouée à Gringott’s, une année auparavant. Il voulait être libre, il voulait se débarrasser de ce poison qui lui rendait l’existence si difficile, redevenir lui même et avancer dans sa vie, pour le meilleur. Il lui sembla que c’était son cœur qui lui montrait le chemin à prendre et pour cela, il estima que la baleine se montrerait à lui.

- Bien, si vous pensez pouvoir accomplir cette tâche, alors il va vous falloir un indicateur qui vous montrera à quel point vous êtes sur le juste chemin du cœur. Car ce n’est pas le tout d’entrer, il faut également ressortir. Et pour ressortir, il ne faut avoir pris avec soi que des éléments honorant un juste mobile. Ainsi, si vous rentriez dans la grotte, le cœur pur, et que devant toutes les merveilles se présentant à vous, vous décidiez de finalement en dérober autant que possible pour enrichir votre compte, alors vous la sortie ne se présenterait jamais à vous. Scellons donc un Serment Inviolable afin que vous puissiez ressentir physiquement l’instant où votre esprit pourrait se détourner du droit chemin de la raison.

- Bien, procédons alors. Sanjay !

La porte se déverrouilla et un jeune homme vêtu d’une tunique blanche entra dans la pièce, il avait autour des 25 ans et avait une baguette dans la main. Il sembla qu’il avait attendu derrière la porte tout ce temps et Antiochus s’interrogea :

- Antiochus, je vous présente mon apprenti Sanjay à qui j’enseigne la magie au temple de Belur Math. Ce dernier va faire office de témoin afin d’effectuer le serment.

- Bonjour Sanjay, fit amicalement Antiochus au jeune sorcier.

- Bonjour Antiochus, répondit poliment Sanjay.

- Bien, allons-y !


Une fois les hommes face à face, avant-bras accolé à celui de l’autre et scellé par les mains, Sanjay prononça la formule. Un filet transparent apparu sur les avants-bras de Antiochus et de Aktar.

- Antiochus, acceptez-vous de vous engager à ne pas prendre plus que ce dont vous aurez besoin lors de votre aventure dans la grotte de la baleine à queue rouge et de ne pas vous laisser déborder par l’avidité ?

- Je l’accepte.

Un fil de lumière rouge vint alors jaillir hors de la baguette de Sanjay et vint s’entrelacer autour des avant-bras des deux hommes.

- Acceptez-vous également de me ramener quelques plantes que je vous nommerai afin que je puisse avancer dans mes recherches ?

- Je l’accepte.

Un second fil de lumière vint faire de même et le pacte fut scellé.

- Bien, maintenant Sanjay, laisse nous, j’ai des choses importantes à lui remettre.

Une fois le jeune homme reparti, Aktar fit apparaître avec sa baguette magique deux objets, un vieux morceau de parchemin ainsi qu’une corne à souffler en ivoire. Il présenta tout d’abord le morceau de parchemin qu’il déplia sous les yeux d’Antiochus. Il s’agissait d’une carte qui représentait le Sri Lanka. Un petit cercle tracé à l’angle rouge entourait une petite ile au nord ouest de l’île principale avec la note suivante « Île Delft ».

- C’est depuis cet endroit, faisant face à l’océan, que tu devras appeler la bête à apparaître. Pour cela, tu te serviras de cette corne. Si tes intentions restent pures, alors la baleine apparaîtra et il sera de ton ressort de te frayer un chemin dans sa bouche, c’est le seul moyen d’accéder à la grotte. Tiens, voici également la note sur laquelle sont notés les ingrédients dont j’ai besoin, faites de votre mieux afin de pouvoir me les rapporter une fois que vous serez ressorti de la grotte.

Antiochus se saisit des objets remis par son interlocuteur et plaça ces derniers au fond de sa sacoche magique en cuir qui pendait sur ses épaules sous sa robe.

- Je vous remercie pour votre aide Beyur Aktar, je vais tenter de réussir cette quête et je reviendrai vers vous dès lors que je serai revenu de la grotte. Pour l’heure, souhaitez-moi bonne chance, je pense que je vais en avoir besoin …
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Trevor Le Dragon
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Re: Quelque part en Asie

Message par : Trevor Le Dragon, Lun 27 Juin 2016, 21:37


avec Célya L. Shake
[L.A. accordé]


La chaleur se voulait étouffante, écrasante et s'en était presque insupportable. Humide était l'air dans cette forêt tropicale. C'était un temps qui contrastait fortement avec celui plat et pluvieux de l'Angleterre. Un gros soleil était caché par les multiples branches et lianes qui tombaient des très grands arbres de la forêt. Le vert était la couleur, le mâle dominant. Seules quelques petites touches de brun, de gris ou d'autres teintes plus vives éclaboussaient le paysage. C'était un drôle d'endroit qui aurait pu être parsemé de pièges et de dangereuses créatures, pourtant deux sorciers s'y baladaient : un jeune homme au sourire de gamin et une jeune femme au visage amical. On n'aurait jamais pu imaginer les retrouver là. D'une part, parce qu'ils ne paraissaient pas habiter l'endroit. D'une autre, parce qu'ils ne semblaient pas à l'aise à l'idée de se lancer dans cette aventure. Ce n'était pas l'enthousiasme qui manquait, loin de là. Le grand jeune homme avait le torse bien droit, les épaules vers l'arrière et une grande joie accrochée au visage. Son amie avait l'air tout aussi excitée et prête à explorer les horizons. Mais savaient-ils vraiment ce qui les attendait ? Peut-être une tribu de sorcières Amazones ? Ou un gros monstre des forêts ?

Ils avaient fait le trajet de Londres jusqu'à la ville la plus proche, en train. La jeune femme n'aimait pas l'avion. Le jeune garçon ne pouvait pas transplaner. C'est donc au rythme des tchou tchou frénétiques de l'engin qu'ils avaient voyagé, en bavardant de choses et d'autres, en s'intéressant au climat de leur destination, puis en dormant surtout, parce que c'était un long voyage. Ils avaient ensuite marché, de villages en villages, jusqu'à cette fameuse forêt.

Ils n'étaient pas encore perdus, mais mieux valait ne pas compter sur le sens de l'orientation du sorcier. Trevor n'était pas un grand aventurier, même s'il avait et qu'il aimait beaucoup voyager. La preuve, on pouvait l'apercevoir en l'observant, lui. Un jean recouvrait ses fines jambes et une chemise noire était nouée à sa taille. Il l'avait enlevée, il faisait chaud et il transpirait. Le personnage avait quand même fait l'effort de porter des chaussures un peu plus adaptées. Il n'avait donc pas besoin de marcher pieds nus. De gros sacs à dos pesaient sur leurs épaules. Dans chacun de ces sacs étaient rangés diverses choses : des bouteilles d'eau, de la nourriture, des outils, des livres, et leurs baguettes respectives finalisaient leurs tenues.

Cela faisait bientôt une heure que les deux sorciers se promenaient dans la forêt. Ils observaient les alentours fébrilement, comme si d'un coup, un tigre sauvage et affamé allait leur sauter dessus pour les dévorer. Cela n'arriva pas, bien entendu, mais ils tombèrent tout de même sur plusieurs espèces animales étranges, dont un escargot géant et, on aurait dit, doté d'une bave venimeuse. Les deux personnages avaient préféré l'observer de loin plutôt que de se risquer à l'approcher. Pour continuer de marcher sur le chemin, Trevor se devait de soulever les grosses feuilles des arbres qui leur obstruait la vue. Au bout d'un certain temps, le geste se faisait mécanique. Il fut donc surpris de voir apparaître une corde qui lui encercla le poignet et le souleva. La surprise le fit crier et lâcher sa baguette, qui tomba mollement par terre. Ses pieds devaient être suspendus d'une bonne trentaine de centimètres et son orgueil en avait prit un sacré coup.  Il essaya de se détacher, mais n'y parvint pas. Il appela donc, à contre-coeur et avec honte, son amie. « Célya ! Je suis coincé ! »


Dernière édition par Trevor Le Dragon le Sam 24 Sep 2016, 15:37, édité 1 fois
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Re: Quelque part en Asie

Message par : Célya L. Shake, Dim 24 Juil 2016, 11:05


Mille excuses pour le retard
LA accordé


Ah, l'aventure ! Ce mot faisait vibrer le corps de la blondinette, qui en avait soif. Depuis sa sortie de Poudlard, elle ne cessait de voyager un peu partout dans le monde, d'abord préférant l'Europe et des destinations proches de l'Écosse, ensuite vers des lieux beaucoup plus lointains qui lui paraissaient inaccessibles jusqu'alors. Célya avait vécu de formidables moments, seule avec elle-même, mais ces derniers temps, le mot qui la suivait partout avait des échos bien plus sombres. Un manoir de la mort ici, une tentative de viol là... Quelle était la prochaine étape ? Cette question se bousculait dans sa tête tandis qu'elle enjambait une racine aussi grosse qu'un tronc d'arbre. La sorcière était en plein trek dans la forêt, qui avait plus des allures de jungles tropicales avec sa chaleur étouffante et ses arbres pleins de feuilles et de lianes. La traversée n'était pas aisée mais c'était un défi surmontable qui ne faisait pas peur à la jeune aventurière.

A côté d'elle, ou du moins non loin, à deux mètres à peine, Trevor écartait et soulevait les larges feuilles des arbres pour se frayer un chemin. Un sourire étira le visage de la blonde, sourire qui disparut lorsqu'une liane fouetta sa joue, lui laissant une marque telle une gifle végétale. Avec une grimace, Célya massa sa joue endolorie. Elle commençait à fatiguer doucement, alors que cela faisait à peine une heure qu'ils étaient en marche dans la forêt. La chaleur n'aidait pas et les obstacles qu'ils rencontraient les faisaient puiser dans leurs ressources. Le voyage jusqu'ici avait été plutôt reposant, même le trajet en train avait été long. Ils avaient pu dormir et observer tranquillement les nouveaux paysages qui s'offraient à leurs yeux, bavardant de leur vie respective. A présent, les bavardages étaient rares ; les aventuriers gardaient leur salive, évitant de s'assécher la bouche trop souvent.

Perdue dans ses pensées, la jeune sorcière trébucha sur un caillou, qui méritait le nom de petit rocher, et jura entre ses dents. Son orteil lui faisait mal, et pourtant ses chaussures de marche était épaisse. Fragile créature. Au même moment, Trevor poussa un cri devant elle. Célya eut juste le temps de le voir être surélevé de plusieurs bons trente centimètres, le bras tendu, poignet emprisonné dans ce qui semblait être une corde. La surprise se peignit sur le visage de la blondinette, qui s'arrêta et regarda autour d'elle. Ils étaient seuls, et pourtant son ami venait de se faire piéger. Il l'appela à la rescousse, incapable de se détacher seul. En effet, sa baguette était tombée sous ses pieds et la corde serrait son poignet avec force. Attrapant sa propre baguette et ramassant celle du Directeur de Serpentard par la même occasion, la jeune femme entreprit de couper la corde à l'aide d'un simple sortilège.

« Tu sais, il y a d'autres moyens pour s'envoyer en l'air ! » fit Célya en l'aidant à se débarrasser de la corde.

Ce n'était pas une proposition, simplement une boutade. Néanmoins, si elle souriait de l'infortune de son ami, ses sens étaient aux aguets. Cette corde n'était apparue par hasard. La forêt lui parut tout à coup hostile. Sans ranger sa baguette magique, l'ancienne Serdaigle haussa les épaules avec nonchalance et rabattit sa mèche de cheveux derrière son oreille avant de se remettre en route. Ils étaient venus ici pour découvrir le coin et, pourquoi pas, trouver un éventuel trésor. Des rumeurs avaient été entendues dans les villages qu'ils avaient traversés avant d'arriver ici ; la présence de pièges signifiait bien quelque chose, non ? Ils devaient maintenant se montrer plus prudents.

Difficile à faire quand on connaît mal la région ! A peine étaient-ils repartis qu'une nouvelle mésaventure leur arriva. Enfin, cette fois-ci, ce fut Célya qui se trouva en mauvaise posture. Elle avait pris la tête de leur duo, repoussant les feuilles et les lianes à l'aide de sortilèges de répulsion. Cependant, elle ne prenait pas garde où elle mettait les pieds et ça la perdit. Son poids l'entraîna vers le fond d'un trou, rendu invisible par un épais tapis de terre et de feuilles. La jeune femme eut le réflexe de s'accrocher au bord ; d'une main elle avait réussi à attraper une racine qui dépassait du sol. Manque de chance, sa baguette était à quelques centimètres d'elle. Elle espérait que Trevor ne soit pas tombé derrière elle et qu'il viendrait l'aider.

« Euh, à l'aide ? »

Elle se tordit le cou pour regarder derrière elle mais son regard croisa le fond du trou et son cœur manqua un battement : au centre se trouvaient des pieux en bois, l'air piquant. Si elle tombait sur les côtés, elle avait une chance de ne pas s'empaler mais l'espace était minime et elle se blesserait très certainement. Ça urgeait, là.
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Re: Quelque part en Asie

Message par : Trevor Le Dragon, Mer 17 Aoû 2016, 01:17


[L.A. accordé]


Un air bougon prit place au centre du visage de Trevor. S’il ne s’était pas blessé, son égo en avait prit un sacré coup. Tout fissuré, qu’il était dans sa tête. Fissuré comme le tas de feuilles un peu plus loin. Il ne le remarqua pas au début, le danger était dissimulé. C’était bien là tout l’intérêt d’un piège. Se cacher pour mieux effrayer. Se camoufler pour mieux se présenter. Mettre un déguisement, devenir caméléon trompe-l’oeil et tuer sans pitié ceux qui osent venir piétiner. Comme un serial killer qui travaille dans la pénombre d’une nuit sanglante. Le tas de feuilles était en fait meurtrier des curieux. Il était là pour tuer, accomplir son travail de tueur à gage. Son existence était pourtant traître d’une indéniable vérité. S’il était là, c’était qu’il était utilisé comme bouclier. Il était garde du corps d’un grand secret. De l’existence d’une communauté, d’un véritable trésor, d’une dangereuse créature.

Le danger prit au piège un des aventuriers. Les feuilles tremblèrent sous son poids et disparurent dans les pénombres d’un gouffre en même temps que son corps. Trevor s’immobilisa immédiatement et avança petits pas par petits pas vers son amie. Il serait bien fâcheux qu’il tombe lui aussi dans les griffes d’un piège. Aucun des deux n’auraient pu aider l’autre. La surprise n’avait été que furtive, elle n’engourdit heureusement pas ses pensées.

Le directeur jeta un oeil dans le gouffre sans fond dans lequel Célya était tombée puis s’empressa de l’aider à se remettre sur pied. Il fit attention à ne pas lui aussi basculer dans le vide et parvint à déjouer les plan de ce malheureux piège. Il entendit un grincement, comme si les pieux au fond du gouffre se cachaient de nouveau sous terre, puis les feuilles s’envolèrent dans un nuage magique pour reformer un tas au-dessus du trou. Ceux qui avaient posés les pièges étaient donc dotés de magie. Les deux amis avaient entendu plusieurs rumeurs à propos d’anciennes civilisations magiques habitant les terres qu’ils étaient en train d’explorer. Inutile de préciser que cela ne s’agissait que de rumeurs, de légendes et mensonges que l’on s’amuse à propager dans les esprits niais des voyageurs. Trevor était pourtant certain que les rumeurs disaient vrai.

« Ça fait beaucoup de pièges en seulement quelques pas »

Reprenant la tête du duo, il avança, l’oeil vigilant. Ses sens aux aguets, il repérait le moindre bruissement de feuille, le moindre mouvement et la moindre odeur inhabituelle. Il s’écarta et amena Célya avec lui dans son mouvement lorsqu’une hache dessina une courbe juste au devant de leurs visages surpris. Un pas de plus et la lame aurait fait rouler leurs têtes au loin, dans l’herbe et les lianes humides. Le Dragon jeta un regard de côté à son ami et lui fit signe de continuer. La forêt se faisait de plus en plus sombre, les arbres, de plus en plus gigantesques et l’air, de moins en moins respirable. La chaleur étouffante étranglait désagréablement les poumons et les voies respiratoires des deux aventuriers. Un trésor se cachait dans les fonds d’une grotte. Les deux personnages ne le savaient cependant pas et furent intrigués de voir devant eux une entrée étroite dans les rochers.

Trevor et Célya décidèrent d’y entrer, rien que pour jeter un coup d’oeil. Ils ne s'attendaient pas à tomber sur cet énorme labyrinthe, fait de roches et de lianes. L’aspect architectural de cette grotte ne manqua pas de les impressionner. Cependant, quelle était cette chose qui fonçait droit sur eux ?
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Re: Quelque part en Asie

Message par : Célya L. Shake, Sam 12 Nov 2016, 19:53


Faut bien qu'on le finisse un jour ?


Les quelques secondes durant lesquelles la blondinette resta suspendue au-dessus du gouffre tapi de pieux acérés avait ressemblé à des heures. Le cœur cognant fort contre sa poitrine, Célya fut reconnaissante et fort soulagée lorsque Trevor apparut dans son champ de vision. Il la tira hors du piège, en prenant bien garde de ne pas tomber également. Haletante plus par l'émotion que par l'effort, la jeune sorcière prit un petit instant pour se calmer. Cependant, il lui était bien difficile de le faire, car le piège se referma et le tapis de feuilles qui avait recouvert le trou se remit en place, comme si de rien n'était. En échangeant un regard avec son compagnon de route, elle comprit que la magie était à l'oeuvre en ces lieux. Les rumeurs courant sur les lieux n'étaient donc pas que de simples superstitions, il y avait bien anguille sous roche. Ce que Trevor ne manqua pas de faire remarquer à sa jeune amie.

« Ça fait beaucoup de pièges en seulement quelques pas »

La jeune femme hocha la tête en guise de confirmation, trop choquée pour répondre verbalement. Elle était quand même passée à un cheveu de se faire embrocher sur des pieux en bois au fond d'un trou... Cela aurait dû lui faire demi-tour, retourner dans la sécurité relative de son confort habituel. Cependant, la curiosité était plus forte. Qui avait pu placer ces pièges ? Que cachait ces lieux, cette forêt envahie par la magie ? A deux, les aventuriers avaient plus de chance de découvrir ce mystère. Ils pouvaient s'entraider, la preuve était qu'ils s'étaient déjà secourus mutuellement, à quelques instants d'intervalle. Il leur suffisait d'être prudents et de faire attention où ils mettaient les pieds. Bien entendu, c'était plus facile à dire qu'à faire.

Trevor reprit la marche, ouvrant le cortège. Les deux jeunes gens faisaient le moins de bruit de possible pour repérer d'éventuels bruissements suspects, ou tout autre manifestation d'un nouveau piège. Après quelques instants, ils furent à nouveau face à une nouvelle épreuve. Heureusement, le sorcier, en tête, avait remarqué le pot-au-rose et entraîna Célya dans un mouvement d'écartement. Une hache siffla. Ouvrant les yeux comme des soucoupes, la blondinette sentit une goutte de suer ruisseler sur sa tempe. La chaleur ? Un peu. La peur ? Certainement pas mal. Comment auriez-vous réagi si vous aviez failli vous faire couper la tête ? Sûr que vous ne rigoleriez pas.

« Et un de plus... » commenta la jeune femme.

Elle lança un regard gratifiant à son ami et reprit la route en sa compagnie. Son sac pesait lourd sur ses épaules. Il faisait toujours une chaleur étouffante et les pièges disséminés çà et là n'aidaient pas vraiment. Célya avait l'impression de courir un marathon depuis des heures, alors qu'elle ne faisait que marcher. La végétation ne rendait pas cette marche évidente, il fallait sans arrêter enjamber des racines, écarter des lianes et éviter les petites bêtes indésirables, sans oublier de rester vigilant aux embuscades. Alors, en arrivant en vue d'un espace large entre deux gros rochers, les deux compères marquèrent l'arrêt. Encore un piège ou bien... ? Méfiants, ils avancèrent tout de même pour regarder ce que cachait cet espace et furent surpris par ce qu'ils découvrirent.

Devant eux se dressait un véritable labyrinthe de lianes et de rochers. Des arbres immenses semblaient être plantés mais la végétation ici était encore plus dense qu'il leur était impossible de le dire avec certitude. Il leur parut que le soleil s'était caché derrière la frondaison. En y regardant mieux, la blondinette comprit assez vite que ce n'étaient pas des arbres qui obstruaient la lumière du jour : c'était le plafond d'une immense grotte. Une grotte faite de roche et de milliers de lianes. Impressionnant. Cette grotte, ce labyrinthe, n'était pas là par hasard. Les deux sorciers le sentaient bien. Ils firent alors ce que tous les aventuriers auraient fait : ils poursuivirent leur chemin.

Cependant, ils avaient peut-être oublié les pièges qui avaient déjà parsemé leur chemin. Un bruissement de végétation les fit bondir, prêts à en découdre. En effet, quelque chose fonçait droit sur eux... et cette chose n'était autre qu'une vilaine et énorme Acromentule. Célya détestait les araignées. Celle-ci ne faisait pas exception à la règle, certainement pas. Elle cria par surprise et par dégoût, avant de prendre Trevor par le bras. Elle l'entraîna dans un couloir de roche, vers la droite, lançant un Bombarda sur la bestiole. Elle ne prit pas le temps de regarder et courut. Ce qui était difficile au vu de l'étroitesse de l'espace et de la chaleur. La jeune femme suffoquait et au bout d'un moment, après un détour vers la gauche, elle s'arrêta, trébuchant. Elle se remit debout avec l'aide de Trevor.

« Il faut... qu'on... réfléchisse... Je crois... qu'on est... perdus... »

Elle haletait. Encore un peu et elle hyperventilerait même ! Célya se força à se calmer. Le temps de reprendre un semblant de souffle, elle inspecta des yeux l'endroit où ils avaient débouché. Toujours dans le labyrinthe de roche et de lianes. Cernés. Différents couloirs les appelaient, mais lequel les mèneraient vers le mystère qu'il cherchait à élucider, ou à défaut vers la sortie ? Il fallait procéder avec méthode. Peut-être utiliser le sortilège de la Boussole ?

Une patte velue apparut à l'entrée du couloir qu'ils venaient de quitter, puis une autre, et six autres. L'Acromentule. Ainsi donc, le sortilège ne l'avait pas atteinte et là voilà qui voulait certainement prendre sa revanche. Cela ne se passerait pas comme ça ! La blondinette lança un nouveau sortilège de bombe, qui cette fois-ci toucha sa cible. Elle fut projetée en arrière avec force et s'écrasa dans un bruit écœurant contre la roche. Sauf que la jeune femme n'avait pas prévu ce qui allait arriver. Un léger tremblement retentit, avant que le mur que l'araignée géante avait heurté ne s'effondrât brusquement. En même temps, il entraîna la chute de deux autres couloirs attenants, réduisant ainsi les chemins.

« *toux* Eh m*rde *toux* Par où on va ? » fit Célya, couverte à présente de poussière.

Telle était la question.
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Elliot West
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Re: Quelque part en Asie

Message par : Elliot West, Lun 16 Jan 2017, 16:10


Rp unique.

Le temps était maussade et il se prêtait assez bien à la situation. Les nuages pesaient lourd sur le tableau et le prêtre continuait à déblatérer toutes sortes de conneries sur la bonté d’un homme et que ses actes pouvaient l’envoyer au paradis tout en me regardant avec assistance alors que je torchais sans gêne ma bouteille de sky achetée quelques heures auparavant.

Quoi, on peut même plus boire en l’honneur du mort maintenant ?

Toutes les personnes présentent me regardait avec dégoût, je représentais la déchéance dans toute sa splendeur. Les mots ne voulaient rien dire pour moi, comment pouvait-on pleurer un homme comme lui. Il n’avait jamais été aimant et ne faisais les choses que par intérêt. Il m’avait recueilli uniquement parce que ma famille avait dû lui verser un peu d’argent pour cela.

Je n’avais aucune animosité en moi, malgré mon état d’ébriété j’étais parfaitement calme, et je savourais ce moment en toute quiétude.
Après un temps ce spectacle funéraire se termina. Les personnes venues pleurer la mort de cet homme commençaient à partir, certainement pour se recueillir autour d’un repas. Je n’en avais pas la moindre envie, et rien que ma bouteille et moi suffisait amplement. La vie allait être beaucoup plus sympathique maintenant que l’héritage entier me revenait. Je m’en étais assuré.

Un mois auparavant.

J’avais reçu une lettre. Un mot venant de Hong Kong. Un bout de papier m’indiquant que ma mère venait de décéder et que mon père ne donnait plus de signe de vie depuis trop longtemps. La lettre n’était pas signée et je ne savais pas de qui elle pouvait bien venir si ce n’est une personne. Cet enfoiré m’avait juste envoyé une seule lettre. De l’autre bout du monde. J’étais seul.

La solitude ne m’avait jamais bousculée autant. A vrai dire, certes mon enfance n’avait pas été des plus faciles, mais je m’en étais sorti. Ma mère était la dernière chose que je souhaitais perdre, je ne la portais plus dans mon cœur depuis qu’elle avait choisie de me laisser à mon Oncle – bien que cela devait sans doute être pour mon bien – et qu’elle avait tout simplement disparue de ma vie mais cela reste une mère.

Aujourd’hui j’étais seul. Lui aussi. Et je devais y remédier. Je l’avais cherché pendant toute une année, celle de mes 22 ans. Je n’avais pas pensé qu’il serait aussi difficile de mettre la main sur quelqu’un. A croire qu’il savait ce que j’avais prévu pour lui. A croire qu’il s’en doutait depuis le début et qu’il avait toujours pensé que je finirai par me retourner contre lui une fois le moment venu.
L’avantage de grandir seul c’est que l’on est assez libre d’apprendre ce que l’on veut, comme on veut et quand on veut. L’avantage c’est qu’on ne tisse pas de lien, on a aucune affection pour personne et lorsque l’on ne s’est attaché à personne tout devient beaucoup plus simple.

Deux jours avant.


J’avais finalement retrouvé sa trace après l’avoir perdu en Hongrie. Il se déplaçait vite et silencieusement le bougre. Certainement grâce à ses contacts. Peu importe, je l’avais retrouvé et maintenant il était à moi. On allait inverser les rôles.

Je logeais chez un moldu que j’avais immobilisé pour le moment. Il me fallait bien un endroit pour préparer tout ça. Ce n’était pas dans mon habitude de préparer les choses. Normalement je faisais les choses au dernier moment, avec une sacré dose d’alcool dans le sang pour annihilé toute inquiétude.

Cela faisait deux semaines que je préparais tout ceci. J’avais minutieusement pensé à toutes les éventualités. Il était probable qu’il se défende, mais étant donné que c’était moi, rien n’était sûr. Il était expérimenté, moi non. Je n’avais fait que m’entraîner sur des animaux trouvés dans la rue et à qui j’avais dû infliger des choses qui ne sont moralement pas correcte. Mais c’était pour mon bien. Pour celui de mon avenir. Une douleur obligatoire.

Il était tard. La nuit était tombée depuis de longues heures maintenant et je restais là, planté au milieu du jardin de cette petite maison. Elle semblait vide. Sans âme. Froide. Un peu comme celui qui l’occupait actuellement.

Mes jambes se mirent à trembler frénétiquement, la montée d’adrénaline rendait les choses compliquées. Une gorgée d’alcool fort suffirent à calmer ça. Mon cerveau s’embruma quelque peu, mais il le fallait. Je ne devais pas tourner les talons, je devais affronter mon destin. C’était à mon tour d’écrire mon histoire et tout ce qui s’en suivrait après.

Je réussis à me mouvoir jusqu’à la porte de derrière. Elle se laissa faire, comme une demoiselle éméchée. Il se trouvait là. Sur le canapé du salon. Ses pieds dépassaient. Le bruit de mes pas hésitant pouvait le réveiller.

Je tenais fermement ma baguette et la pointa en sa direction. Un seul sort. Un seul et je serais libéré. Mon cœur battait la chamade. Il était à deux doigts de sortir lui-même de ma cage thoracique. Je pris une grande respiration, porta de nouveau la bouteille à ma bouche et l’alcool descendit lentement le long de mon œsophage, réchauffant mon corps de part en part.

Diffindo.

Ce fut net. Sa jugulaire se présenta à l’air libre. Son sang gicla dans la pièce. Le silence était de plomb. J’en avais plein la gueule. Je m’assis sur le fauteuil en face et contempla le tableau. La mort, quelle belle finalité de l’humanité en soit. Les litres du liquide rouge qui parcourait son corps recouvraient une partie du sol. L’odeur de la mort emplissait la pièce. Le jour se levait sur ce macabre dessin.
Ma vie prenait un autre sens. Une nouvelle trajectoire. Plus rien ne me retenait à mon passé. J’étais libre. Mes choix m’appartenaient désormais. Je n’avais plus de compte à rendre.

Audaces fortuna juvat
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Brook Pierce
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Message par : Brook Pierce, Mar 31 Jan 2017, 16:51


Le dernier message datant de plus d'un mois, je me permet donc de poster.

~ Voyage imprévu ~

avec Jessy Brown

Brook passait les vacances de février chez son père, en Angleterre dans le manoir familial. Du moins de ce qu'il restait de celle-ci. Son frère avait enfin trouvé une place au ministère et avait trouver un petit appartement non loin de son lieu de travail. La serdaigle ne l'avait pas revu depuis des semaines, voir des mois... La mère de Brook avait littéralement disparue dans la nature, elle n'avait pas donner de nouvelles depuis les dernières vacances de Noël. La jeune femme n'était pas au courant du départ de sa mère, c'est lorsqu'elle voulu lui rendre visite en Australie qu'elle trouva la maison vide. Il ne restait plus qu'Alexender, son père. Celui-ci avait pris sa retraite depuis quelques mois seulement. Il passait ses journées dans son fauteuil à lire son journal. Il avait même engagé un elfe de maison pour entretenir l'immense manoir à présent désert.

Il devait être 10 heure lorsque Brook se réveilla. Comme à son habitude, elle descendit le gigantesque escalier en bois parfaitement ciré, embrassa son père puis se rendit dans la cuisine afin de s'y servir un bol de café. Elle s'installa dans le grand sofa blanc du salon puis sirota doucement sa boisson presque brûlante. Par la fenêtre, elle observa l'immense jardin devenu tellement triste il y'a maintenant plus de 10 ans. Elle frissonna en apercevant la petite balançoire auprès de laquelle elle revoyer deux jeunes enfants riant aux éclats et jouant avec leurs parents. Puis soudain, tout était à nouveau triste et monotone. Des mauvaises herbes avaient pousées le long du vieil abris de jardin et la pelouse n'avait pas été tondu depuis des semaines.

Après avoir finit son petit déjeuner, elle remonta prendre une douche. Elle avait décidé d'aller faire un tour au zoo afin d'approfondir ses recherches sur les animaux magiques. Elle s'habilla simplement et de façon décontractée, enfila une paire de basket puis quitta la maison afin de se rendre au zoo se trouvant à quelques rues plus loin.
Lorsqu'elle arriva là-bas, Brook se dirigea vers les niffleurs. Elle commença d'abord par les observer longuement et pris quelques photos. Elle sortie un petit carnet de son sac puis une plume et commença à griffonner quelques trucs. Elle lisait les affiches et écoutait de temps en temps les animateurs qui donnaient des explications à des petits groupes de touristes. C'est lorsqu'elle vit l'heure qu'il était qu'elle se précipita au petit restaurant situé dans le zoo afin d'y prendre son déjeuner. Elle s'installa sur la terrasse puis passa sa commande, le serveur ne mis que quelques minutes à la servir. Elle pris quelque chose de rapide et s'empressa de manger. Elle était plutôt à l'aise dans ce genre d'endroit. Elle appréciait entendre les bruits des animaux raisonner à quelques mètres d'elle.

Elle observait tout autour d'elle tout en dégustant son repas. A deux tables plus loin, une jeune femme qui lui rappelait vaguement quelque chose était en train de rassembler ses affaires. Brook préféra regarder le paysage et évita de la dévisager. Si les jeunes femmes se connaissaient bien, Brook l'aurait reconnu tout de suite ! Lorsqu'elle s'en alla, elle laissa sur la table un vieux journal. Brook leva un sourcil. *Elle aurait au moins pu le jeter !* Pensa la jeune femme agacée.
Elle se leva afin de jeter ses papiers puis attrapa le journal puis y jeta un coup d'œil. Celui-ci n'était plus d'actualité depuis pas mal de temps déjà. La jeune femme se prépara à le balancer lorsqu'elle remarqua un petit article sur les farfadets. Brook le feuilleta tout en se dirigeant au niveau de ces fameuses créatures Irlandaises.
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Jessy Brown
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Re: Quelque part en Asie

Message par : Jessy Brown, Jeu 02 Fév 2017, 21:19


Aussi incroyable que cela puisse paraître, Jessy ne s'était encore jamais rendue au zoo magique de Grande-Bretagne. Elle y avait manifesté un certain intérêt dès qu'elle avait eu vent du projet, mais pas toujours dans le bon sens. L'idée qu'il ait encouragé la chasse de créatures magiques dangereuses ou rares l'avait grandement répugnée. Cela avait fait tellement de bruit au sein de la communauté sorcière du Royaume-Uni ! Heureusement, avec le temps, tout était redevenu normal. À ceci près qu'un vaste zoo avait ouvert en Écosse, réunissant et préservant de nombreuses espèces. Finalement, elle ne le voyait plus d'un si mauvais œil. Elle avait décidé d'y faire un tour dès qu'elle aurait quelques heures devant elle. Elle pourrait ainsi voir le terrain de ses yeux, constater l'état des animaux et peut-être apprendre des choses de leur vie en captivité.

La sang-pur s'était levée aux aurores en cette belle journée de février. Puisqu'elle n'allait pas travailler ce jour-là, elle s'était créé un programme pour le moins chargé. Une matinée à passer le zoo magique au peigne fin - ou, du moins, à le parcourir autant qu'elle le pourrait -, puis elle partirait à l'étranger tout l'après-midi afin d'effectuer des observations rapides - elle ne pouvait pas faire mieux, en si peu de temps. Quelle chance avait-elle d'être une sorcière ! Les transports sur longues distances étaient tellement plus rapides, et lui facilitaient tellement la vie. En ce moment, elle privilégiait le Portoloin pour les endroits qu'elle n'avait jamais visités. Les démarches étaient toutefois très fastidieuses, c'est pourquoi elle prenait peu à peu l'habitude de les créer sans demander d'autorisation au Ministère. Un journal taché datant de l'année précédente, un Portus, et c'était aussi simple que cela : voyage dans les contrées montagneuses de l'Inde prévu pour le début d'après-midi.

Les cheveux noués en haut de sa tête, la jeune femme s'était vêtue d'un pull clair et d'un jeans ample pour être à l'aise sans avoir trop chaud. Avant de quitter son appartement, elle avait passé sur ses épaules son long manteau brun, son écharpe bleue et bronze, et elle avait chaussé ses nouvelles baskets provenant des Halles Magiques. Il lui avait semblé que tout était bon, et elle n'avait pas tardé à sortir sur le Chemin de Traverse. À l'écart de la foule, elle s'était concentrée sur sa destination avait disparu dans un craquement sonore. Pour se retrouver à l'entrée du zoo, comme prévu. Ouf - jusque-là, pas de problème. Le sourire aux lèvres, elle avait pris le temps d'apprécier le merveilleux décor écossais avant de s'engouffrer dans le large territoire dédié aux animaux fantastiques. Les curieux était déjà nombreux, à une telle heure.

Tandis que le soleil s'élevait inlassablement, Jessy s'était faufilée entre les enclos et les cages, prenant le temps d'admirer la faune. Elle devait reconnaître que les créatures ne paraissaient pas malheureuses ; au contraire, elles étaient bien entretenues, disposaient d'un espace suffisant et adapté. La fourchelang se plaisait à les approcher, parfois à les photographier. Cela valait pour les dragons resplendissants, les mystérieuses acromantules et nombre d'autres espèces. Tic. Tac. Mais le sourire de la jeune magizoologiste fana à plusieurs reprises, à mesure qu'elle découvrait des présences surprenantes. Un centaure solitaire, pour lequel elle éprouvait un peu de peine. Un Détraqueur, ici ?! Elle était choquée de réaliser que certaines personnes souhaitaient l'approcher - ou même le regarder. Enfin, une longue cape noire dissimulée derrière une verrière. Son cœur se serra et une sueur froide s'empara d'elle au moment où elle posa son regard sur le moremplis. La raison voulait qu'il ne soit pas plus étonnant d'en voir un que de voir une manticore ; cependant, la raison l'avait quittée à l'instant où elle s'était trouvée face à sa plus grande frayeur. Elle se détourna aussi vite qu'elle était venue. Mieux valait oublier, pour une journée.

Le soleil était presque au zénith, la brune partit en quête d'un endroit pour se restaurer. Elle tomba sur la terrasse d'un petit restaurant qui lui paraissait parfaite. Elle s'installa et commanda un plat qu'elle consomma rapidement. Pour autant, elle ne se releva pas tout de suite. Tic. Tac. Un œil à sa montre lui apprit qu'il lui restait près d'une heure avant son départ. Elle se saisit donc de son sac à dos et en retira un rouleau de parchemin ainsi que sa plume de veirale et divers papiers. Voilà de quoi noter son ressenti et ses remarques sur le zoo magique. Un Diffindo plus tard, elle put plier le papier et le ranger dans ses affaires avec le reste de son matériel. En prévision de son voyage, elle avait emporté un bric-à-brac habituel dont elle ne se séparait plus grâce à son sortilège fétiche, l'extension indétectable. Tic. Tac. Le temps passait, toutefois. Il lui restait tout juste le temps d'aller aux toilettes, puis elle pourrait utiliser son Portoloin. Qu'elle avait hâte !

Une fois isolée, Jessy partit à la recherche du journal ensorcelé dans son sac à dos. Mais celui-ci était introuvable. L'appréhension grandissait en elle tandis qu'elle fouillait en vain. Regardant le cadrant de sa montre, elle remarqua qu'il lui restait à moins de dix minutes pour le retrouver. Comment allait-elle faire ? Elle ne l'avait vraiment pas sur elle, de toute évidence. Pourtant, elle devait partir à l'heure si elle voulait rendre son après-midi utile. Tic. Tac. Tant pis pour ce journal ! Elle ramassa une bouteille vide au sommet d'une poubelle et l'enchanta pour un trajet retardé de cinq minutes. Puis elle se souvint qu'elle avait sorti sa revue avec ses parchemins au moment de déjeuner. Elle avait dû oublier de la ranger. S'empressant de retourner sur les lieux exacts, elle se rendit compte que son journal avait disparu. Il n'était ni sur sa table, ni dans les poubelles environnantes. Si quelqu'un le lui avait pris, elle allait au-devant de gros ennuis avec le Ministère de la Magie...

Cinq minutes.
Les pensées de l'Aigle s'emmêlaient. Elle ne savait plus quoi faire ni où aller. Où avait-elle pu laisser son Portoloin ? Un sorcier s'en était-il vraiment saisi ? Que faire, dans ce cas ? Il ne lui restait plus beaucoup de temps. Mais elle avait son nouveau Portoloin. Peut-être valait-il mieux chercher, tant qu'elle le pouvait encore. Elle ne risquait plus d'être en retard, quoi qu'il en soit.
Quatre minutes.
Agiter ses ailes avant de s'envoler. Jessy partit à la rencontre de l'inconnu, au milieu d'un territoire inadapté. Qu'est-ce qui lui avait pris d'emporter un Portoloin dans un lieu si fréquenté ? Pourquoi avait-elle choisi un journal de magizoologie, certes en piteux état, mais qui devait suciter des convoitises dans un tel lieu ?
Trois minutes.
L'oiseau planait et survolait le zoo. La jeune femme mettait peu à peu ses interrogations de côté pour accorder toute son attention à ses recherches. La foule semblait tournée vers les animaux - ce qui était logique en soi, mais peu encourageant.
Deux minutes.
Ses plumes étaient hérissées. Il était un peu tard, désormais. Il faudrait sans doute abandonner bientôt. Mais qu'était-ce ? Là, un farfadet se promenait entre les passants.
Une minute.
La langue fourchait. Près de lui, c'était une jeune fille. Yeux rivés sur le journal qu'elle tenait. Silhouette étrangement familière.

- Hé ! Lâchez ça !

Jessy ne put s'empêcher de crier. L'adrénaline. Les secondes filaient. Et elle avait entre ses mains... un aller simple pour les montagnes indiennes. Non. Elle allait jeter cet alliage de papier. Il disparaîtrait. On la prendrait pour une folle. Mais elle partirait. Et tout irait bien. Je l'avais dit : pas de problème, jusque-là.

Décollage.
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