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Tables de travail
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Aurore Morgane
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Re: Tables de travail

Message par : Aurore Morgane, Mar 12 Juil - 17:14


- Non non pas du tout, je n'ai vu ton nom nul part, mais je te connais... J'en suis certaine! répliqua l'autre Morgane.

Elle est totalement maboule! Hum... Mais c'est quand même plausible... Si la Poufsouffle voulait faire croire à Aurore quelque chose, comme un lien de famille, elle allait devoir donner plus de détails. Car en ce moment, elle n'arrêtait pas de dire et redire la même chose. Ce qui exaspérait la brune.

- Ok, fit-elle, faisant semblant de la croire, mais expose des hypothèse ma chère.

La fin de la phrase avait sonné un peu ironique, mais elle s'en foutait, comme d'habitude. Cette fille allait devoir tout lui expliquer si elle veut continuer à parler à la Serpentarde. Sinon, celle-ci allait s'en aller. Ça devenait vraiment bizarre et un peu embarrassant.

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Amilcare Sakhno
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Re: Tables de travail

Message par : Amilcare Sakhno, Lun 15 Aoû - 19:49


RP avec Kohane Werner.

Aujourd'hui, Amilcare avait, envie d'aller faire des lectures, donc il se dirigea vers la bibliothèque. Mais c'était bizarre, il n'y avait personne dans les couloirs, comme si le château n'était pas peuplé de personnes. Pourtant, c'est censé l'être, car c'est une grande école de magie. Il y réfléchit pendant quelques minutes, puis retourna à son chemin pour la bibliothèque. Arrivé devant la porte marron et noir, il se demandait ce qu'il allait bien pouvoir lire. Car en effet, il y avait pleins de livres dans ce lieu.

Il y entra et vu la bibliothèque qu'il avait déjà vue avec une personne nommée Jade qui l'avait aidé à faire ses devoirs et une lionne avec qui il avait discuté. Il vit quelques élèves en train de lire, d'autres faisaient des recherches apparemment, car ils regardaient un livre puis écrivaient sur un cahier, ou un parchemin très lisse, tout blanc et une plume d'un noir très prononcé. Il se mit à marcher dans les allées du premier rang pour trouver une chose intéressante à trouver et à lire. Livre sur les sortilèges, livre sur des potions, les sorts impardonnables, les sorts informulés. Il s'arrêta quelques secondes et se rappela ce moment avec une fille pour justement chercher les sorts informulés. Pour "ne pas trahir son identité" s'il avait bien compris.
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Kohane W. Underlinden
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Re: Tables de travail

Message par : Kohane W. Underlinden, Lun 15 Aoû - 21:32


Il y a cette pointe au coeur.
Cette douleur à la tête.
Cette blessure à l'esprit.
Cette torture de l'âme.
Et les mots qui sont là, défilent, filent et s'enfilent les uns après les autres. Ils trottent, ils courent, se succèdent et rien du tout. Je n'y en entends rien, n'y comprends rien.
Les yeux font ce mouvement mécanique et méthodique : gauche à droite. Gauche à droite. Rien d'autre.
L'esprit se ferme. Il n'imprime plus rien. Il ne veut plus.
A quoi bon les livres ? A quoi bon ces lignes d'écriture incessantes, ces mots d'imprimerie qui ne font que parler ? Parler, parler, encore parler ! Comme si la vie ne se résumait qu'à ça. La parole, blablabla. Les termes qu'on envoie valdinguer, comme peut essuyer d'un revers de manche, qu'on peut oublier en sortant d'autres termes. Mais non, mes petits. La vie, c'est bien plus que ça. La vie, c'est les gestes, les actions. Irrémédiables. Irréversibles. Les blessures qu'on ne peut pas panser, qu'on ne parvient pas à faire cicatriser. Même avec le meilleur des onguents. Même avec les plus serrées des bandages. On n'peut pas. On n'peut pas.
La vie, c'est tout ce qu'elle comporte de beau. Et de laid. C'est toutes ces plaies plus ou moins profondes qu'on récoltent au fur et à mesure qu'on avance. Les larmes qu'on laisse couler, s'écouler, découler de cette douleur tant physique que moral.

La vie, ce n'est pas un livre.

Soupir.
Je lève la tête. Je quitte ces pages griffonnées. De lettres qui s'enchaînent et ne forment aucun son pour moi.
Assise à ma table. Affalée à ma table.
Je regarde en face de moi. Place vide.
La moutarde qui monte au nez. Le picotement. Les larmes qui viennent de là, du fin fond de l'âme.
Parce que la place vide... ça me rappelle ce soir-là où Asclépius a débarqué dans ma vie. Le type que je ne peux pas voir et en même temps que je trouve attachant. Celui avec qui je ne peux que me disputer pour en redemander encore. Encore et toujours.
Le visage d'Asclépius devant moi me ramène à ce temps passé, ce temps lointain. Où tout était possible. Où j'étais insouciante, où j'enfreignais le règlement pour le simple plaisir de l'enfreindre. Notre sortie à Pré-au-lard, notre retour au château complètement torchés...! J'ai envie de rire à ce souvenir. Mais j'en suis incapable car le rire se bloque dans ma gorge. Etouffe. Suffoque.
Ca me rappelle ce temps, avant, avant que tout n'arrive. Avant que je ne prenne peur. Avant que je perde mon éternel sourire.

C'était ce temps là où j'étais gonflée de bonheur et d'espoir.
C'était ce temps là où je croyais que je rirais jusqu'à la fin de mes jours.
Le temps des rencontres, on se croise, on se sourit, on discute. On devient amis. On s'adore, on s'attache.
Ouverte au monde, yeux brillants, yeux profonds.
C'était ce temps... ce temps où tout était bleu, tout était rose, pailleté, plein de lumière, plein de rayons de soleil.

C'était le temps où je pouvais encore tomber amoureuse. Où j'espérais secrètement son retour, qu'il revienne vers moi, pour une raison ou pour une autre.
Le temps où j'aimais la vie. Je la croquais à pleine dent.

C'était le temps de Leo. Leo Keats. Mais le premier, celui qui souriait lui aussi aux jours, aux mois, aux années. Celui qui riait au temps, qui offrait son visage à la lumière.
C'était son temps à lui, cette année que je lui ai donnée. Cette année que je lui ai consacrée.

C'était le temps d'avant. Avant le Leo sombre. Alcoolique. Meurtrier. Avant le Leo que je ne pouvais plus aimer parce que trop différent. Parce que trop violent. Nous n'avons pas les mêmes allégeances.

Mon esprit tourne et turbine dans le vide.
Il m'obsède toujours. Il me fait frissonner. Mais non plus de cette fièvre amoureuse que j'ai ressentie cette nuit-là, aux Trois Balais. C'est un frisson glacial, frisson d'horreur.
Il a tué cette femme... Qu'aurait-il été capable de me faire ?
Et en même temps, une voix au fond de moi me réponds : rien. Parce que tu le sais. Il était attaché à toi. Il l'est toujours un peu. Tu es trop importante à ses yeux pour qu'il lève la main sur toi.
Je n'écoute pas. J'ai cru mourir en même temps que cette femme cette nuit-là. Quand j'ai senti mon coeur se fendre, mon amour s'écrouler. Tout est parti en miette. Et cette chose, cette flamme qui me tenait encore face à l'adversité s'est éteinte. Tout est devenu noir. Tout a explosé autour de moi. Il n'y avait que Rachel, seulement Rachel dans cet univers pour me tendre encore la main. Toujours sa main. A laquelle je m'accroche comme une noyée désespérée. Se soutenir l'une l'autre pour ne pas tomber. Sombrer. Plonger. Sans fin.

Je ne m'en suis pas rendue compte : mon corps s'est levé. Mes jambes se sont mises en marches.
Voilà des semaines que je fais tout de façon tellement mécanique ! Mes pensées volent, mes pensées s'enfoncent. Et mon corps avance.
Le livre, je l'ai laissé sur la table.
Débrouillez-vous avec.
Et je marche. Vers la sortie.

Je marche jusqu'au moment où je bute contre quelque chose. Quelqu'un. Que je viens de me prendre de plein fouet.
Paf.
Retour brutal à la réalité.
Je ne suis pas seule. Avec mes cauchemars.
Leo quitte mes pensées. Son image s'estompe. Son démon me quitte. Pas totalement. Pas définitivement. Seulement le temps d'un instant. Le temps de baisser les yeux. Ouvrir les yeux.
Le voir.
Celui que j'ai cogné sans ménage.
Celui contre qui j'ai buté sans faire attention.

J'aimerais passer mon chemin.
Pas envie d'parler.
Pas envie d'rencontrer.
J'aime plus les gens, moi.

Mais je le regarde. Il est jeune. Si jeune !
Première année, sans aucun doute. Un Pouffy, au vu de son uniforme.
Et alors... ce besoin de m'excuser. Comme mon ancien moi. Ce besoin de dire pardon parce qu'il est jeune, parce qu'il est innocent, parce qu'il vient de débarquer.
Le besoin de le voir, lui parler peut-être.
Lui dire.
La vie, c'est d'la Mer**. Mais elle vaut la peine d'être vécue. Faudra juste que tu t'accroches.
Y comprendra-t-il quelque chose ? Sans doute pas. On se rit des gens qui nous font une telle morale. Jusqu'au moment où on tombe entre les griffes du monstre. Alors tout s'éclaire dans la nuit. On saisit le sens de telles paroles. On serre les dents, on se dit ok et on y va. Parce qu'il faut s'accrocher.

-Pardon, je prononce d'une voix rauque.
Voix enrouée. Ca fait un moment que je n'ai pas sorti un mot. Moi qui étais si bavarde, auparavant !
-Excuse-moi, j'ai pas fait exprès.
Je ne bouge pas. Ne bouge plus. Il y a quelque chose dans ce brin de jeunesse qui m'arrête. Peut-être parce qu'il représente un âge d'or disparu, envolé, à jamais perdu. Age d'or regretté et regrettable.
Il me retient.
Par sa jeunesse.
Par son innocence. Insouciance.
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Re: Tables de travail

Message par : Amilcare Sakhno, Mar 16 Aoû - 15:37


Je marchais tranquillement dans la bibliothèque à la recherche d'un peu de lecture quand tout à coup, je me suis cogné dans quelque chose, ou quelqu'un. Tombé par terre je me relevais, et ouvrais petit à petit les yeux. Je voyais une femme brune aux yeux sombres et à la petite bouche. Elle semblait être à gryffondor selon son blason. Je rencontre encore une lionne.  Elle semblait prise par ses pensées, et triste. D'une voix rauque elle s'était excusé, mais je ne lui en voulais pas ça arrivait à tout le monde après tout.

Je regardais par terre pour voir si je n'avais rien fait tomber. Je ne vu rien à part les pieds de la demoiselle. Ce qui était logique en soit. Je regardais la personne en face de moi. Elle semblait triste. Préoccupée par quelque chose. Était-ce quelque chose dont elle voudrait bien parler ? Après tout je ne pouvais pas savoir sans lui demander.

- Ce n'est rien dit ça arrive à tout le monde. Dis-je en souriant. Comme elle semblait malheureuse, ce n'était pas  sûr qu'elle me rende mon sourire me dis-je dans ma tête. Après tout quand quelque chose ne va pas pas beaucoup de personnes peuvent sourire. C'est naturel.

- Tu sembles mélancolique commençais-je, tu veux en parler ? Finis-je par demander. S'attendant à un non ou un oui, il regarda la fille en tentant de trouver quoi dire.
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Re: Tables de travail

Message par : Kohane W. Underlinden, Mer 24 Aoû - 11:31


Le Noir.
Ou le Gris. Qu'importe au fond.
C'est froid. Glacial. Couleur qui pénètre la peau, pénètre les os pour immobiliser tout le système, geler l'entier fonctionnement du corps. Couleur qu'on ne peut arrêter une fois qu'elle est lancée.
Au début, c'est juste une tâche. Parmi la Lumière.
Au début, on croit que ce n'est pas grave.
C'est juste une tâche.
On croit qu'on va pouvoir la surpasser. La vaincre. Elle est si petite ! Si insignifiante ! Parfois, on ne la voit même pas.
Et puis de jour en jour, elle grandit. Elle grossit. Comme la mere dans le vinaigre.
Elle prend de l'ampleur.
Les premiers temps, on n'y prête pas attention. Le changement est infime.
Mais au bout d'un moment, on se rend compte que le Noir occupe plus de place que précédemment. Néanmoins, on reste positifs, on se dit qu'on arrivera toujours à le surpasser.
Quand, enfin, on se rend compte que le Noir est beaucoup plus coriace qu'on ne le pensait, il est trop tard. Trop tard pour faire machine arrière. Trop tard pour sauter par dessus ; il est bien trop entendu.
Alors on se perd.
Du Noir partout.
Ou du Gris.
Qu'importe.

Et soudainement, au milieu de cette pénombre, une lueur.
Infime.
Rapide.
Mais quelque chose de lumineux. Qui réchauffe le coeur.
Parce que le petit vient de sourire. Si naturellement. Si spontanément.
C'est beau.
Il sourit. Il a souri. Comme j'aurais pu le faire, autrefois.

Je reste coite face à ce petit bout d'vie dont les lèvres s'étirent en ce geste universel du contentement. Ou de la gentillesse, de la chaleur, de la bonté.
Je ne pense pas à essayer de lui rendre son sourire. Même forcé.
Je le regarde juste.
Et je me rends compte qu'il ne faut pas que je m'arrête sur lui.
Il est jeune. Je n'ai pas à détruire son monde.
A son âge, je n'aurais pas aimé que quelqu'un déboule devant moi : le monde est dangereux. Le monde est pourri. Y'a des tarés en pleine liberté là-bas. Et toi-même, tu ne sais pas comment tu peux réagir. En gros, tout est pourri en dehors de ta bulle.
J'aurais aimé que rien jamais ne soit arrivé. Rester enfermée dans mon cocon douillet. Oublier, ignorer les gens du dehors. Et leurs folies.
Mais en même temps, je remercie le réel de m'être tombée ainsi dessus. Parce que vivre avec les autres, c'est vivre sur le même plan qu'eux. Affronter ces difficultés communes, se soutenir, s'aider les uns les autres à sécher ses larmes. C'est cette réalité qui m'a fait devenir si proche de Rachel. Alors dans le fond, je remercie ce monde pourri.

- Tu sembles mélancolique.
Sa voix me sort de mes pensées.
C'est vrai. Il n'a pas bougé. Et moi, je ne devais pas m'attarder sur lui. Pour ne pas le briser.
Mais au moment-même où sa voix m'atteint, je sais que je ne partirai pas.
J'ai des choses à lui apprendre. Et peut-être une envie de le protéger d'un je-ne-sais-quoi, d'une réalité trop vite apprise, trop vite subie.
Lui, a certainement des choses à me ré-apprendre. Rire. Sourire. Aimer. Jouer. Profiter. De la vie. Telle qu'elle vient.
Des choses que j'ai oubliées mais que lui, garde intactes. Qu'il exploite chaque jour, chaque heure passée éveillé.
Ces choses là, peut-être me les transmettra-t-il. Peut-être cela éveillera de vieilles braises qu'on croyait éteintes. Peut-être saura-t-il souffler dessus pour les animer, ranimer, rallumer.

Alors
je ne partirai
pas.

Je l'écouterai.
Jusqu'au bout.

Et il m'écoutera.
Jusqu'à la fin.

-Tu veux en parler ?
Parler.
Libérer. Tout ce qui est enfermé là, à l'intérieur.
La parole comme vecteur pour déposer un lourd fardeau. Le partager. Ou du moins en laisser une partie ici, pour repartir un peu plus léger.
Parler.
Que veux-tu que je te dise, petit ? Par où commencer ? Et que te dire sans que tu ne prennes peur ?
Des histoires, j'en aurais des milliers à te conter, te raconter.
Mais elles ne se terminent pas bien.
Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants.
Foutaises !
Ils se séparèrent dans les larmes et l'odeur de la Mort.
Voilà ma version. Voilà ma vie. Comment veux-tu faire un conte de fée avec ça ?

Que veux-tu que je te raconte, petit ?
Les moments d'avant, où j'étais comme toi ? Souriante, bondissante, pleine d'énergie et heureuse de vivre, tout simplement.
Ou aujourd'hui, où le Noir, le Gris qu'importe, est là, partout. Il ne t'a pas encore envahi. Tant mieux. Profite. Protège cette innocence. Insouciance.
Car le jour où...
Non, je ne te parlerai pas de ça. De peur d'accélérer le processus.
Tu auras bien le temps de découvrir le Sombre quand l'heure sera venue.
Alors, où je commence ?

Par le début. Tout simplement.

-Tu es en première année, n'est-ce pas ?
Ma voix est moins enrouée. Elle a su adoucir, arrondir les angles. Donner quelque chose de plus beau. Moins cassé. Plus fluide.
Ton posé, calme.
Je ne peux pas sourire.
Mais j'aimerais.
Sourire à ce petit bout d'élève. Qui grandira encore longtemps, longtemps, longtemps.
-Comment tu t'appelles ?
C'est une question bateau.
Mais on a dit qu'on commençait par le commencement, non ?
Et peut-être faut-il répondre à ses propres questions avant d'en poser ?
-Pour ma part, je m'appelle Kohane Werner.
Simple début.
C'est bien comme ça.

C'est bien.
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Re: Tables de travail

Message par : Amilcare Sakhno, Lun 29 Aoû - 10:14


Je me tenais là devant la lionne qui semblait mélancolique et paraissait chercher que dire ou ce n'était peut-être qu'une impression. Je la regardais, avec de la tristesse. Tout d'un coup elle ouvrait la bouche et faisait entendre sa voix, une jolie voix. J'aimais sa voix douce et calme. Je décidais de répondre à ses questions bien qu'elle n'ait pas répondu aux miennes.

-Oui, je suis en première année.

Elle semblait s'appeler Kohane Werner. J'aimais bien son prénom.
J'attendais ses réponses en observants la pièce éclairée par le soleil et par des lumières qui donnaient une clarté comme l'eau de roche. Je regardais de nouveau la personne en face de moi, pour pouvoir bien l'écouter et qu'elle ne pense pas que je ne m'intéresse pas à elle. Il ne voulait pas paraître impolie surtout donc il l'a regardait en jetant quelques coups d’œil aux alentours pour ne pas la fixer.
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Re: Tables de travail

Message par : Kohane W. Underlinden, Mar 27 Sep - 21:28


Il y a de la simplicité dans cette être. Une sobriété toute enfantine. Un calme, une tranquillité. Innocents.
Il répond simplement.
Il répond par une phrase. Seulement.
Un première année, comme je m'en doutais.
Petit, si petit. Tout juste sorti de chez lui pour venir se confronter à ce monde. Venir se cogner dans la réalité. Il faut amortir la chute. Ralentir les coups. Ce n'est pas encore l'âge. Pas encore l'âge de s'en prendre plein la figure.
A seize ou dix-sept ans, je ne suis même pas sûre qu'il soit temps.
En fait, ça ne devrait jamais arriver. La vie ne devrait pas avoir à se confronter à cette violence. Non pas qu'il faille qu'elle soit toute rose, toute pailletée. C'est impossible. Mais la violence devrait être une exception à la norme et non pas la norme elle-même. Car aujourd'hui, on pourrait presque croire que c'est lorsqu'on ne se fait pas frapper que c'est exceptionnel. Or cela devrait être l'inverse.

Tout tourne à l'envers.
Ca donne mal à la tête. Rien que d'y penser.
Tout va de travers.
Et les nausées, rien que d'y songer.
Et la colère, la rage. Les larmes. Lutter contre une machine infernale, contre un système dont on ne veut plus. Un système corrompu. Qui fait de la brutalité son quotidien sans jamais l'endiguer. Qui la banalise. Chose triviale que d'avoir peur de sortir.
Vouloir combattre ces idées, ramener la société à ce qu'elle était, ou à ce qu'on croyait qu'elle était.
Malheureusement, seul, avec, pour seules armes, ses poings, son énergie personnelle, on ne peut rien faire.
Surtout lorsqu'on est juché du haut de ses dix-sept ans. Qui nous prendrait au sérieux ?
Personne.

Mais ça, toi, tu n'as pas encore à t'en rendre compte.
Et avec un peu de chance, quand tu grandiras, ça sera terminé. Avec un peu de chance, ça aura changé.
Espoir...
Ca se sera transformé. En quelque chose de plus beau.
Un monde où les masques de fer seront vraiment combattus.
Un monde où la violence sera tenue en échec. Sera haïe, vue comme amorale.
Un monde où, enfin, on recommencera à tourner rond. Marcher droit.

Combien de fois ai-je rêvé de pouvoir à nouveau arpenter des rues en toutes inconscience ?
Marcher, marcher, sourire aux lèvres, tête dans les nuages, yeux brillants de joie.
Marcher, marcher, d'un pas léger, d'un pas tranquille.
Sans peur.
Sans terreur.
Sans regarder les autres comme de potentiels futurs agresseurs.
Ne pas craindre le moindre coin de rue en se disant que quelqu'un pourrait surgir, nous attraper, nous happer à tout jamais.
Reprendre une vie normale.
En considérant que la normalité, c'est tenir la violence en horreur. C'est ne pas laisser passer les agressions. C'est ne plus considérer la brutalité humaine comme la substance intrinsèque de notre monde.

Combien de fois ai-je rêve de pouvoir passer une nuit, une seule, tranquille, sans cauchemars ?
Une nuit où je n'aurais pas à marcher pour chasser le sommeil.
Pour tenter d'assassiner mes démons nocturnes sans succès.
Une nuit où je pourrais poser ma tête sur l'oreiller on me disant je vais faire de beaux rêves.
Un soir où, enfin, l'expression bonne nuit sera vraie. Où je pourrais y croire.

Ce genre de sommeil, je ne l'ai qu'avec du philtre de paix. Drogue dont je refuse l'addiction.
La déambulation sans peur dans des rues inconnues, je ne l'ai qu'avec l'alcool.
Seule, sans artifice, sans drogue, sans rien, je suis impuissante. Faible. Face aux dures épreuves de la vie.
Et ça, petit, je ne te le souhaite pas.
Vraiment.
Que ça ne t'arrive jamais.

Je le regarde, intensément. Pas de mot. Pas besoin de mots. Seulement des maux. Qui ne l'ont pas atteint. Je crois.
Qui ne l'atteindront jamais. J'espère.
Juste des maux.
Mais il attend autre chose.
Autre chose que le silence. Ne sait-il pas lire à travers les muets ?
Peut-être n'en a-t-il jamais fait l'expérience. Il est si jeune !
Première année
Il ne comprends pas les lèvres cousues. Ou alors il veut encore plus que ça.
Mais je ne veux pas... pas tout dire... enfin...

-Tu sais, j'ai un Moke. Il s'appelle Klaus.
Pourquoi je sors ça, moi ? Aucune idée. Mais mes mots semblent s'être organisés avant même que mon cerveau n'ait pu les capter.
-Et parfois, quand je le regarde, je me dis que j'aimerais être à sa place.
Silence.
Puis.
-Klaus passe ses journées à dormir ou guetter les mouches qui passent. Dès qu'il en repère une, il la gobe sans perdre une seconde. Il est rapide. Quand il ne dort pas et qu'il ne mange pas, il gambade en toute simplicité dans le dortoir. Il mène une vie toute simple, sans avoir l'impression d'un monde qui s'effondre sous ses pieds. C'est en ça que je l'envie. En son innocence.
Encore un silence.
J'ai beaucoup parlé. Trop parlé.
Je n'ai plus l'habitude. Moi qui étais si bavarde avant ! Je n'ai plus l'habitude de parler autant à quelqu'un que je ne connais pas.
-Et c'est en ça que je t'envie aussi. Un peu.

/Désolée pour le retard et ce post bof, mais pas d'inspi ><\
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Re: Tables de travail

Message par : Amilcare Sakhno, Jeu 29 Sep - 20:37


Et c'est en ça que je t'envie aussi. Un peu.

Elle parle d'un "Moke", mais qu'est-ce donc que ça ? Une créature, un objet, un animal ? Il s'appelle Klaus, j'aime bien ce prénom, qui sort de l'ordinaire. La personne en face de moi m'annonce que quand elle le regarde, elle aimerait être à sa place. Mais pourquoi elle voudrait passer ses journées à dormir ou guetter les mouches qui passent pour la gober sans perdre une seconde ? Pourquoi elle veut gambader en toute simplicité dans le dortoir quand ni elle dort ni elle mange ? A-t-elle une vie compliquée ? Apparemment selon ses dires, qui consiste à dire d'avoir l'impression d'un monde qui s'effondre sous ses pieds. Elle envie son innocence. À croire que c'est bien d'être
innocent. Elle ajoute qu'elle m'envie aussi un peu. Comment se fait-il qu'elle m'envie un peu ?

Je remarque son regard sur moi, et je rougis. Je tente de la regarder en retour et ne résiste pas et regarda ailleurs.

- Excuse-moi, mais qu'est-ce qu'un Moke ? Demandais-je intéressé.

Je voulais en savoir plus sur cette chose dont elle parlait, elle semblait bien aimer ce "Moke" plus qu'elle disais l'envier. Si ça se trouve je vais bien aimer cette chose aussi ou pas d'ailleurs. Mais d'abord il faut que je sache ce que c'est.

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Re: Tables de travail

Message par : Kohane W. Underlinden, Dim 30 Oct - 15:20





Tic et tac.
Tic et toc.

Le temps passe.
Ou il s'arrête, qui sait.
Face à un but d'vie surgit de nulle part.
Les aiguilles avancent dans leur cadran. Inlassable course de la petite derrière la grande.
Et je le regarde.
Et il rougit.
Et il ne comprend pas. Je le sais. Je le sens. Il ne saisit pas. Pas tout. De ce que je dis.
En même temps, cela signifie qu'il ne partage pas cette blessure.
Et c'est tant mieux.

Il est trop jeune pour avoir déjà une faille béante en lui. Même si, malheureusement, ça arrive. Même si certains, déjà petits, portent dans leur âme un gouffre comme jamais vu.
Ce n'est pas son cas.
Je ne pense pas.
Du moins je ne le vois pas, son gouffre. Alors que j'ai pris l'habitude de les repérer chez les gens qui en ont.
Parce que je suis habituée à l'abîme.
Habituée à le sentir en moi, à le sentir chez les autres.
Parce que j'ai fini par l'aimer, cet abîme. L'aimer et vivre avec.

Et elle aimait trop l'abîme pour n'y pas venir s'y pencher



Réminiscence d'un vieux roman, vieux de près de deux siècles.
Cette phrase, ce bout de phrase obsédant parce que c'est moi, ce elle. Je me sens comme elle.
Inexorablement attirée par la faille.
A vouloir se pencher pour voir le fond de l'abîme. Jusqu'à y plonger. Tête la première.
Combien de fois ai-je vacillé ainsi, au bord du gouffre ? Du gouffre des autres ? A voir leurs brûlures, leurs blessures !
A goûter leurs larmes.
A goûter leurs cris.
Mêlés aux miens.

Mais à présent, rien de tout cela.
Parce que ce petit première année n'a pas cette abîme dangereux.
Parce qu'il est là, pleinement, à croquer.
A envier.
Juste ça.



Alors je décide de me laisser porter. Par lui.
Et sa candeur.
Se laisser porter pour oublier. Tout ce qui a été entaché. Souillé. De Sang et de Violence. De Mort et de Souffrance.
Je le regarde intensément.
Agrippe mes pupilles aux siennes.
Mon regard à son visage juvénile. Lisse.
Et sa question m'arrache un sourire sincère. Des lèvres qui s'étirent comme ce n'est plus arrivé depuis... un moment.

- Excuse-moi, mais qu'est-ce qu'un Moke ?

Un silence suit son interrogation.
J'aime ça. Revenir au banal. Aux interrogations simples. Et innocentes.
Le temps où on parlait de tout et de rien. Sur un ton de légèreté.
Savourer ce doux retour en arrière. A cette époque-là où ce n'était pas encore tout noir. Tout gris. Tout froid.



Je passe une main dans mes cheveux.
Esquisse un nouveau sourire.
Réponds :
-C'est un lézard. Qui a la capacité de diminuer sa taille pour se cacher du danger. Dont les écailles sont très dures. Apparemment beaucoup de sorciers les utilisent pour la maroquinerie, pour faire des sacs ou des bourses très solides.
Petite pause tandis que l'image de Klaus s'impose à moi.
-Mais en ce qui me concerne, je l'utilise juste pour gober les insecte qui pourraient venir perturber mon sommeil.
Un petit rire enroué s'échappe.
Ca fait longtemps, tiens.
Pourtant, il s'échappe et s'envole.
Dans les airs. De la bibliothèque.
-Ca ne fait pas grand chose mais au moins, c'est tranquille comme animal de compagnie. Et parfois, le regarder me permet de penser à autre chose.



Songer qu'il faut aller de l'avant.
Ne pas s'arrêter, trébucher dans la neige.
La neige rouge de sang.
Faut se relever. Essuyer ses mains et ses larmes. Ravaler sa rage. Mettre un pied devant l'autre.
Vivre.
Comme Klaus, qui vit tout simplement. En gobant des mouches et gambadant dans le dortoir.
On retrousse ses manches et on y va.

-Tu n'as pas quelque chose, toi aussi, qui te permet de t'évader de la réalité ?

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Re: Tables de travail

Message par : Amilcare Sakhno, Dim 30 Oct - 16:30


C'était intéressant ce qu'elle disait d'un Moke, et ça devait être un bon animal de compagnie un lézard qui modifie sa taille à l'approche du danger. Quoi que ça doit être difficile de le trouver à un moment donné. S'il a peur de quelqu'un qu'il ne connait pas ou un objet, ça ne doit pas être évident de le retrouver. Mais c'est utile pour gober les insectes qui dérangent son sommeil. Quoi que pauvres bêtes qui ne voulaient pas mourir. Mais elles auraient pu ne pas venir l'embêter en même temps... Embêter quelqu'un ne mérite pas une réponse aussi barbare à mon avis.

J'écoutais ce qu'elle disait avec attention, elle devait vraiment l'aimer son Moke, et en plus il l'aide à s'évader de la réalité. Je me demandais pourquoi elle en avait besoin. Avait-elle des choses qui la faisaient souffrir ? Elle se caressait ses magnifiques cheveux et esquissait un sourire, je fis de même pour lui montrer ma sympathie pour elle. Puis soudain elle me posait une question " Tu n'as pas quelque chose, toi aussi, qui te permet de t'évader de la réalité ?

Je réfléchissais quelques secondes, puis quelques minutes, en me grattant le menton. Je crois que je n'en ai pas. J'en aurais bien besoin quand je repense à mes parents qui sont à la maison, et moi je suis tout seul à Poudlard. Pourquoi je dis tout seul moi ? Je suis dans une maison avec d'autres personnes du même âge que moi, et certains ou certaines plus âgé(e)s que moi. Je ne peux pas dire que je suis tout seul en fait. Juste que quelques fois mes parents me manquent c'est tout.

Je me rendais compte que j'étais trop dans mes pensées et que mon interlocutrice attendait ma réponse.

- Je n'ai rien pour m'évader de la réalité je crois. Dis-je sur un air pas certain du tout. Mais même en réfléchissant encore et encore, je ne trouvais qu'une chose qui m'aidait : mes parents, les jeux vidéos mais ils sont à la maison.
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Kohane W. Underlinden
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Re: Tables de travail

Message par : Kohane W. Underlinden, Sam 12 Nov - 23:01





C'est léger. Rapide.
Mais je l'ai perçue. Un instant durant. Cette rapide, soudaine vague. D'incompréhension.
Il ne semble pas saisir. Pourquoi. Comment. Un Moke -mon Klaus- parvient à me vendre un peu de rêve. M'offrir un asile loin de tout. Loin du monde. Loin des autres.
S'évader en le regardant.
Ne penser à rien. Plus rien. Empêcher les pensées noires de tourner, retourner, ressasser. L'esprit.
Le contempler et juste faire ça.
Se concentrer sur une seule chose.
Plus tard, je découvrirai une autre activité aux vertus toutes aussi désirables. Faire des couronnes de fleurs.
Assembler les branches, les lianes. Et tisser tout autour. Les fragiles fleurs aux pétales délicat et au parfum enivrant.
Des gestes précis et mesurés.
Une attention toute tendue vers cette activité. Rien d'autre.
Ne plus penser. Juste faire ça. Assembler la beauté du monde ensemble.

Mais pour l'heure, je n'en sais encore rien.
Pour l'heure, je ne connais pas Esteban. Je ne connais pas la magnificence des fleurs.
Pour l'heure, il y a juste Klaus. Mon Moke adoré. Préféré.
Celui qui est bourré de tics mais tellement adorable.
Celui qui paraît me regarder sans me juger -un des seuls !
Celui qui veut m'apprendre, ou me ré-apprendre à saisir la vie telle qu'elle vient. Sans vouloir la changer. Sans vouloir la modifier.
Parce que c'est inutile.
Faut apprendre à faire avec. Et puiser non pas une faiblesse mais une force dans les dures épreuves qu'on a à traverser.
Ca aussi, c'est quelque chose que j'apprendrai.
Mais que je ne sais pas encore au moment où mes yeux détaillent le tout jeune pré-adolescents.
Quelque chose que Kane m'apprendra, d'une certaine façon.
Façonner le monde à son image et ne pas laisser le monde nous façonner tel qu'il le veut.
Faire que le reste ressemble à ce qu'on est, non l'inverse.
Quelque chose que je ne sais pas encore. Que je mettrai longtemps à saisir.



Le sourire sympathique que me renvoie mon cadet me met un peu de baume au coeur.
Tout n'est pas encore Noir. Moche. Ténébreux.
Il y a encore, il perdure des choses. Lisses. Et lumineuses.
Comme ce sourire sincère.
Tout n'a pas encore été contaminé par l'extérieur. Certains en sont toujours protégés. Et j'aimerais que ce soit ainsi pour longtemps. Longtemps.
Pour ma part, je ne sais pas trop où je me situe.
Protégée ? Ou contaminée ?
Certainement dans un entre-deux. Ni tout à fait pure, ni tout à fait infectée.
J'ai tenté de bâtir ces murailles autour de moi. Pour m'isoler des autres et de leur folie.
J'ai espéré ces murailles impénétrables.
Tout en sachant pertinemment qu'elles ne le seront jamais totalement.
Pourtant, encore, je me bats pour les faire tenir contre les vagues ennemies.
Je me bats pour protéger ce qui reste encore intact à l'intérieur de moi. S'il y a vraiment des choses intactes !



Le jeune étudiant réfléchit à ma question.
Il n'a pas l'air de savoir.
Se gratte le menton.
Je pose sur lui un regard... bienveillant. Presque maternel. Une grande soeur qui regarde son petit frère. Petit frère qui fait ses premiers pas ici. Hors de chez lui. A rejoindre l'asile sans le savoir. Un petit frère qu'il faut protéger. De tout le reste. Pour le garder intact. Aussi longtemps. Que possible.

- Je n'ai rien pour m'évader de la réalité je crois.

Sa voix est incertaine.
Et son visage emprunt d'une tristesse étrange. Ou du moins de ce que j'interprète comme une tristesse.
Un manque.
Parce que loin de tout. Loin de son ancien monde. De son chez-lui et de ses parents.
Les premiers pas sont toujours terriblement durs. Je le sais. Je me rappelle, moi-même, à son âge. Partir. L'Allemagne, terre natale oubliée. Quitter la Grande-Bretagne, quitter la famille. Mal au coeur. La mélancolie, quelques larmes au début. Puis, petit à petit, on s'y fait.
Maman m'écrivait souvent. J'attendais toujours son hibou avec impatience.
Et j'ai gravi les marches ainsi.
En m'offrant, toujours, dans un coin de ma tête, une bulle de rêve. Qui savait me redonner le sourire.



Je regarde le jeune garçon avec une forme de surprise mêlée de tristesse -ou compassion.
Pourquoi n'a-t-il rien, lui ?
Pourquoi est-il aussi démuni ?
Pourquoi devoir se prendre la réalité de plein fouet sans pouvoir y échapper. Quelques secondes. Quelques minutes. Juste un peu. Pour survivre aux fous.
Je mords ma lèvre inférieure, cherchant une réponse.
Une solution.
Il ne pourras pas. Continuer à se prendre tout en pleine face. Sans jamais avoir un havre de paix. Où se déconnecter du vrai.

-Tu sais, je commence, après un long moment de silence, une autre chose qui me permet de penser à autre chose, ce sont les étoiles. Tu ne les observes jamais, la nuit ? Quand tu es triste, que tu as le vague à l'âme ?
Oui. Les astres. Ces petites boules scintillantes.
Je les aime déjà. Maintenant.
Parce qu'elles font que la nuit n'est pas Noire. Ténébreuse. Affreuse.
Elles font qu'il y a toujours un peu de lumière quelque part.
Je les aime, ces étoiles.
Et les aimerai encore plus plus tard. En tomberai presque amoureuse. Parce que les étoiles, c'est la rencontre. Entre cet inconnu de Pré-au-lard -ce frère d'alcool- et moi. Les étoiles, c'est avoir vogué ensemble parmi elles, les avoir atteintes main dans la main. Elles représenteront tout pour moi.
Et, maintenant, même si j'ignore encore ce futur pas si lointain, je sais déjà que je les aime. Comme une folle.
Parce qu'elles sont belles.
Elles brillent dans la Nuit.
Représentent le sublime. Sublime Lumière.

Doucement, j'avance ma main vers lui.
La pose d'un geste délicat sur sa tête. Un geste presque maternel.
Puis murmure :
-Il faut avoir quelque chose pour fuir la réalité. Sinon, c'est invivable. Tout est trop dur.

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Amilcare Sakhno
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Re: Tables de travail

Message par : Amilcare Sakhno, Dim 13 Nov - 15:47


Il faut quelque chose pour s'évader de la réalité qui est trop dur apparemment selon cette jeune inconnue qui est devant moi à me poser des questions. Si seulement je pouvais rentrer chez moi ou que je pouvais revoir ma famille pour m'évader de cette réalité. C'est ça, c'est mes parents qui m'aident je crois. Mais je ne peux pas les voir, à moins que je puisse leur envoyer du courrier ? Ce ne serait pas une mauvaise idée ça. Je peux toujours demander si je peux ou pas.

Elle parle d'observer les étoiles. Il m'arrive parfois de les regarder en me posant des questions sur l'univers, sur notre petite existence sur la terre. J'avoue que c'est un beau spectacle de regarder des choses brillantes dans un ciel noir. Généralement quand j'ai le vague à l'âme, soit chez moi je vais voir mes parents, soit je me réfugie dans les jeux vidéos. Mais je ne peux rien faire de tout ça ici à Poudlard. Alors que puis-je répondre ? En tout cas je peux répondre qu'il m'arrive parfois de regarder les étoiles dans la nuit, et que c'est un magnifique spectacle.

- Il m'arrive, quelques fois de les observer dans la nuit, c'est un magnifique spectacle, mais n'atténue pas ma tristesse, mon vague à l'âme.
Répondit-je.

Je voudrais bien trouver quelque chose que je puisse faire pour ne plus penser à mes parents me dis-je intérieurement. Je sentais sa main s'avancer sur moi suivi d'un geste délicat sur ma tête, c'était agréable.

Il faut que je cherche quelque chose pour me couper de la réalité, comme elle disait, me dis-je.
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Re: Tables de travail

Message par : Kohane W. Underlinden, Sam 19 Nov - 19:55





Mes paroles le font réfléchir.
Etoiles, petites étoiles ! Vous êtes belles, si belles. A briller ainsi dans le ciel.
Une clarté irréelle, une splendeur à toute épreuve.
Un tintement rassurant alors que vos joyeux rires viennent couvrir ce monde de désolation.
Etoiles, petites étoiles ! Que je vous aime, amies !
Des amies qui, jamais, ne s'éteignent. Des amies toujours là, bienveillantes, prêtes à ouvrir la porte de l'univers tout entier. A nous faire découvrir ces mystères -merveilleux.

Pourtant, il ne semble pas aussi sensible que moi à leur présence.
Pourtant, il ne semble pas les regarder de la même manière que moi.
Il ne les a pas encore vraiment regardées, en fait. Il les a juste effleurées des yeux. Une douce caresse pour n'en voir que la surface. Jamais le contenu. Jamais le coeur. Pourtant doré et chaud. Lumineux et rassurant.
Il les observe, lui aussi, parfois. Pencher la tête en arrière. Regarder la voie lactée. Sourire aux astres.
Mais, selon ses dires, elles ne l'aident pas. Elles ne font pas passer son vague à l'âme.
Que lui faut-il d'autre ? Comment ne peuvent-elles pas lui rendre son sourire ? Panser les plaies ouvertes ?



Je reste quelques secondes coites tandis que son esprit semble continuer de tourbillonner.
Il réfléchit.
Peut-être à ce qu'il a, puisqu'il n'a pas les étoiles.
Ou à ce qu'il devrait avoir. Pour tenir la tête hors de l'eau. Et survivre aux fous de ce bas-monde.
Je l'observe en silence.
Il est encore bien jeune. Trop ? Non. Il n'y a pas d'âge, pour le ciel. Les astres. Pour découvrir l'immensité cosmique.
Il n'y a pas d'âge.
Un jour, ça viendra.
Et peut-être que ça refermera sa plaie. Celle de la séparation. Celle d'être loin, si loin de ses repères.
Oui, Poudlard est déstabilisant. Parce que c'est à la fois un foyer et en même temps ce n'est pas son foyer. Bien différent de papa, maman, le chat, le chien puis les frères et soeurs. Rien n'est pareil, ici. Et le manque peut parfois se ressentir. Surtout chez les première année. Parce que... jeune et première fois.
Cependant, faut bien s'y faire. Faut bien vivre.
Transporter avec soi son petit bonheur. Sa petite bulle. Celle qui sera partout où nous nous trouverons. Celle que jamais personne ne pourra nous voler.
Et les étoiles, c'est ça.
Elles sont toujours là.
Brillantes.
Et nul ne peut nous les arracher. Même avec la meilleure volonté du monde.
Une fois qu'elles nous ont accepté, c'est à jamais.
Une fois qu'elles nous ont accueillis en leur sein, c'est définitif.

Et elles nous suivent. Avec cette petite bulle de rêve.
Alors, pour échapper au quotidien, il suffit de se tourner vers elles.
Puis voler.
Même si ce n'est pas facile. Parce qu'il faut beaucoup d'exercice.
Moi-même, je n'y suis pas encore parvenue. Pas totalement.
J'y parviendrai. Plus tard. Avec ce frère d'alcool. Ce tendre frère pour qui je voue un amour sincère et cosmique.
Mais pour l'heure, je ne fais que tendre les bras vers ces douces amies.
Je ne fais que leur sourire quand les larmes sont trop amères. Les lames trop tranchantes.

-Regarde-les mieux la prochaine fois, je dis alors. Et écoute leur comptine. Tu verras -tu entendras. Elles chantent le bonheur. Pour tous ceux qui savent les écouter. Elles chantent le bonheur et chassent les larmes d'un revers de manche.



Et sourire.
Il est tard. Ou pas. Je n'sais plus.
Mais ça commence à revenir. La douleur du coeur, de l'âme.
Les jambes immobiles.
J'ai besoin de bouger. Avant que la souffrance ne devienne intenable.
Bouger pour atténuer. Bouger pour apaiser.
Marcher sans but pour permettre au coeur de s'oxygéner. Et calmer son battement fou.
Marcher, marcher... Juste ça. Unique technique que j'ai trouvée, en dehors du philtre de paix.

Alors ma main se referme de nouveau sur mon sac.
L'empoigner.
Filer.
Avant que la souffrance ne soit insupportable.

Je lui adresse un regard vague.
Je sens que ça monte de nouveau. Le Noir. Le Gris. Mal. Partout. Surtout dedans.
Et je fais un pas. Qui dégourdit les jambes. Un autre. Il m'en faudra beaucoup pour tenter de ne plus ressentir cette douleur. Mais ceci est un début.
Je me dirige vers la porte de la bibliothèque. Arpenter, arpenter sans fin ces longs couloirs. Sans fin, sans but. Sans idée. Juste ça. Pour se soulager.
Au moment où je vais poser la main sur la poignée, je me retourne une dernière fois vers lui.
-Les étoiles, au moins, elles te sont fidèles. Ce n'est pas le cas de tout le monde, crois-moi.

Dernier sourire.
Disparaître derrière la porte.

Fin du Rp pour moi

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Amilcare Sakhno
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Re: Tables de travail

Message par : Amilcare Sakhno, Dim 20 Nov - 13:56


Elle me ventait les avantages des étoiles. Qui elles sont fidèles. Apparemment ce n'était pas le cas pour tout le monde, si elle me disait ça. Ça pourrait peut-être m'aider comme elle le dit. Comme elle chante la chanson du bonheur. Je voudrais bien l'entendre un jour. Ce doit être un chant si merveilleux. Loin de tout, de ma famille de mon frère, de ma soeur, Poudlard est bien comme école, mais parfois c'est dur de repenser à sa famille, sans avoir de nouvelles. À partir de ce moment je décidais que la prochaine fois que j'ai un coup de barre, ou que je n'arrivais pas à dormir je regarderai les étoiles pour entendre ce si merveilleux chant dont elle parlait avec autant d'entrain.

Je la voyais sourire. Son sourire me faisait plaisir car au début elle était toute triste. La preuve que la communication est une bonne chose. Même une très bonne chose. Même si parfois avec des gens bornés, ou de mauvaise foie ça ne sert pas à grand chose. Je lui faisais un sourire en retour, suivi d'un coucou, en n'étant même pas sûr qu'elle me verrait comme elle disparaissait derrière la porte marron de la bibliothèque tout d'un coup silencieuse. Personne ne parlait à part nous deux.

Je décidais de faire pareil, je me dirigeais vers la porte, je l'ouvrais, je regardais un petit instant la bibliothèque où j'avais rencontré plusieurs personnes merveilleuses. Puis je fermais la porte laissant la bibliothèque vide.

Fin du rp apparemment.
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Galway Lynch
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Re: Tables de travail

Message par : Galway Lynch, Jeu 29 Déc - 20:52


#Protego


Avec

Konan Ido



Galway déambulait dans les rayons de la bibliothèque. Il lui fallait ce livre, La défense magique appliquée et son usage contre les forces du mal. Hier il avait été témoin d’un duel de sorciers dans les couloirs, deux élèves qui s’affrontaient, les sortilèges pleuvaient, ricochaient contre les murs et fracassaient les torches et les fenêtres. Les préfets étaient intervenus tout aussi violemment pour mettre fin au duel et disperser la foule.

Il était inquiet. Et si il se retrouvait pris dans un duel un jour ? Il savait à peine lancer un sortilège, Wingardium Leviosa ne lui serait pas d’une grande utilité dans un duel, sauf s’il pouvait appliquer la lévitation sur lui-même, ce qui lui permettrai de prendre la fuite. Il n’avait pas la volonté de blesser avec des sortilèges offensifs, mais il fallait qu’il apprenne à parer les maléfices. Il avait entendu parler de cette série de livres qui décrivait les principaux sortilèges défensifs, le premier tome décrivait les sorts de bases accessibles aux débutants.

H…, I…, J…, le rayon des encyclopédies était vaste. Enfin il arriva à l’emplacement correspondant,  il trouva les livres de la série, le tome 2 était présent trois fois mais le tome 1 manquait, il y avait un emplacement vide. La poisse, ils devaient tous être empruntés ! Il se mit à feuilleter le tome 2 dans l’espoir de trouver un sortilège accessible, mais déchanta très vite. Vitro Convexo, Kaleidem, Cave Inimicum, tous avaient au moins cinq pages d’explications détaillées, avec des images animées de mouvements complexes.

Il s’apprêtait à aller voir la bibliothécaire, pour lui demander s’il restait des livres disponibles ou si elle pouvait lui en conseiller un autre, mais en sortant du rayon son regard se posa sur une table à laquelle était assise une jeune fille qui paraissait avoir son âge, bien qu’un peu plus grande, avec de longs cheveux qui encadraient un visage pâle aux yeux en amandes. Elle tenait entre les mains le livre qu’il cherchait. Galway hésita, il n’avait pas pour habitude de déranger les gens. Il resta une minute à l’observer le temps de trouver les mots, puis s’approcha.

-Salut, tu en a pour longtemps avec ce livre ? J’en ai besoin moi aussi, on pourrait peut-être le regarder ensemble ça ne te déranges pas ?
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Konan Ido
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Re: Tables de travail

Message par : Konan Ido, Ven 30 Déc - 9:40


Konan allait souvent à la bibliothèque, c'était un de ses endroits préférer dans Poudlard. Dès qu'elle en avait l'occasion, elle y fonçait. Elle aimait prendre de l'avance sur le programme de première année.

Aujourd'hui, pour sa lecture elle voulait un livre qui soit en rapport au cours de défense contre les forces du mal. Elle alla dans le rayon des encyclopédies et prit un livre au hasard. Le titre de se livre était La défense magique appliquée et son usage contre les forces du mal, premier volume * C'est exactement se qu'il me faut, se livre tombe à pic ! * pensa-t-elle.

Konan garda le livre et en prit d'autres. Elle avait toute la journée, elle n'avait pas cours de toute l'après midi, se qui veut dire qu'elle avait tout le temps devant elle pour étudier ces livres.
Quand elle eu fini de chercher des livres, elle alla chercher une table sans personne, se qui est presque impossible à cette heures la de la journée. Konan détestait ces heures de pointe à la bibliothèque, elle aimait pas trop la foule et préférait quand il y avait  personne. C'était sont seul défaut la sociabilité * Mais bon, il faut bien que je mis face car sinon comment je vais faire pendant ces sept prochaines années. Et il faut que je me face des amis aussi, je me sentirais commença moins seul. * songea-t-elle. Mais qui pourrait êtres comme sont meilleur ami qu'elle ne voyait maintenant que pendant les vacances été.

Konan se resserraisa et trouva une table libre. Elle posa la pile de livre sur la table et s'essaye sur la chaise. Konan commença par celui qu'elle avait trouver en premier, le livre sur la défense magique appliqué. Elle parcourait les pages à la recherche d'un sorte et trouva la page qu'elle voulait. Chapitre 15: Protego. Ou bien charme du Bouclier,* Ce sort me parait parfait, et si on commençais à l'apprendre* se dit-elle.

-Salut, tu en a pour longtemps avec ce livre ? J’en ai besoin moi aussi, on pourrait peut-être le regarder ensemble ça ne te déranges pas ?

Konan ne l'avait pas vue arriver. Elle regarda à côté d'elle et vie un jeune garçons de sont âge de Serpendard. Il avait les cheveux roux, une peau très claire et des yeux noisette. * Je l'es déjà vue quelque part, il doit êtres sûrement dans ma classe * réfléchit- elle.

- Oui j'en est un peu pour longtemps, je venais seulement de trouver le sort que j'allais étudier. Mais si sa te gène pas, tu peux l'apprendre avec moi. C'est le sort du Protégo .

* Si je lui disais pas "oui" je ne ferais jamais connaissance avec les autres élèves.*se dit-elle.

- Assit toi là si tu veux ?

Elle montra un sourire et lui montra la place juste à côté d'elle.
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