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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Dans la campagne irlandaise
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Maître de jeu
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Maître de jeu, Dim 27 Aoû 2017, 16:42


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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Ariana Hastings, Dim 10 Sep 2017, 21:31


Zélie : 6.
Ariana : 0.




Était-ce ridicule, preuve qu'elle n'avait aucun talent, ou juste de la malchance ? Zélie marqua encore deux points, et Ariana pointait toujours à zéro, sans surprise.

Elle leva la main pour demander une pause, descendit de son balai pendant quelques instants et prit une profonde respiration. Elle pouvait le faire, elle allait y arriver. Le Sautebuisson, ce n'était pas si difficile après tout. Et puis, pourquoi est-ce qu'elle prenait tout ça si sérieusement ? C'était juste une partie amicale, non ? Ou peut-être juste la preuve qu'elle avait bien fait d'arrêter le Quidditch...


Do ré mi
La perdrix
Mi fa sol
Prend son vol



Ne pas s'avouer vaincu aussi facilement, c'était ça le secret.

De nouveau sur son balai, elle était prête à gagner. Ou au moins à marquer un point, un tout petit point de rien du tout pour ne pas perdre aussi lamentablement.

Allez, encore un essai, avec toutes les bonnes ondes transmises au souafle.




Face : Les ondes positives ont fonctionné, c'est un premier point pour Ariana ! (2 points)
Pile : Bon ben, je crois que là c'est foutu, non ? (0 points)
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Maître de jeu, Dim 10 Sep 2017, 21:31


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Zélie Hepburn
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Zélie Hepburn, Lun 30 Oct 2017, 11:15




Qu'on me pende pour ce retard...

Souris béat sur ton visage. Non pas que ridiculiser ta camarade te plaise plus que ça, tu souris car tu te surprends. C'est plutôt rare. Toi, bonne à rien, Madame Maladroite, tu gagnes la partie. Une partie de Sautebuisson, sport auquel tu ne t'étais jamais laissée tenter. Plutôt pas mal pour une première. Tu es plus motivée que jamais cependant Arianna lève la main. Pause, retour maison. Elle descend de son balai. Tu lui fais un petit signe pour lui demander si tout est ok. Apparemment. Elle remonte en deux temps trois mouvements sur son bolide et s'élève à nouveau vers les nuages. Elle avait juste besoin d'une petite remotivation.

Elle tente un lancé de maître. Pas mal, vraiment pas mal. Mais tu es gardienne, les réflexes n'ont plus aucun secret pour toi, alors ça ne passe pas et c'est à ton tour d'ajouter quelques chiffres à ton score actuel.

Pile : Il suffisait de demander dira-t-on. (2 points)
Face : Ton cerveau veut soutenir Arianna, c'est la seule explication. (0 point)

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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Maître de jeu, Lun 30 Oct 2017, 11:15


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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Ariana Hastings, Jeu 30 Nov 2017, 16:07


Zélie : toujours 6.
Ariana : toujours 0.



Sans être superstitieuse, il n'y avait des jours où la malchance était juste trop énorme pour être une simple coïncidence. Et ce jour-là en faisait partie. Comment, mais comment par Merlin, Ariana pouvait-elle toujours être à zéro ??? Elle faisait de son mieux, produisait le plus d'effort possible, et pourtant elle ne marquait aucun point. Zélie qui ratait un point sur deux ou trois, ça c'était normal, rien de bizarre, d'étrange, rien qui ne ressemblait de près ou de loin à de la malchance congénitale. Mais Ariana, ce n'était pas possible d'être aussi nulle au Sautebuisson !

Décision du jour : acheter un nouveau balai dès qu'elle serait rentrée à Londres.

Ça ne changerait probablement pas grand-chose (surtout qu'elle ne comptait pas jouer au Suitebuisson tous les jours), mais elle se sentait déjà mieux avec elle-même en blâmant le balai.

Bon, et attendant, elle devait tout de même marquer un point, juste un tout petit point. Elle relança la balle qu'elle avait récupéré du lancer raté de Zélie et l'envoya en direction de son adversaire.



Face : Non, mais non. (0 point)
Pile : Enfin !!! (2 points)
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Maître de jeu, Jeu 30 Nov 2017, 16:07


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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Arty Wildsmith, Jeu 01 Mar 2018, 23:20


Blanck Page
Avec Elly. LA accordés.



Ils avaient transplané. Tout de suite, la brise fraîche de ce début de soirée pouvait les frapper au visage, un appel revigorant de la maison pour le petit Arty. Des mois qu’il n’était pas revenu ici. Les dernières vacances d’été, parce qu’avec toutes ces histoires mangemoresques, il n’avait pas osé les retrouver, sourire, leur dire que tout allait pour le mieux alors que c’était faux. C’était déjà pas facile de le faire au quotidien. Il resserre sa veste et lâche le bras d’Elly pour lui désigner une petite chaumière, non loin. Quelques centaines de mètres, descendre cette colline et ils y seraient. Effectivement, il avait choisi d’atterrir ici, pas devant la porte, certes pour éviter les soupçons moldus mais aussi pour se souvenir. Juste un instant, de l’époque où il se jetait de cette colline verdoyante pour s’y rouler à gorge déployée. Parce que ça le faisait rire, de se prendre pour un aventurier irlandais. Tout simplement. D’un geste de la tête pourtant, il envoie valser les souvenirs désormais douloureux. Il y penserait peut-être plus tard, quand tout cela sera terminé.

« Allez, c’est parti ! » Il invite l’Auror à le suivre, mèches rivées sur l’herbe gambillante de bonne santé. Ne pas voir la maison se rapprocher, il avait l’impression de marcher vers le funeste, le crépuscule, le tout noir et le vide. Et franchement, c’était loin d’être très agréable. Alors il pense aux Leprechauns, ces maudites bêtes célèbres qui faisaient le symbole de son pays. Et qui avaient tenté de lui voler ses chaussures, voir même sa propre carcasse. Ça le fait sourire. « Vous serez gentille avec eux hein oui ? » Quelle question. Il lui faisait confiance, entièrement, elle lui avait proposé son aide alors oui, évidemment qu’elle allait faire dans la finesse, sûrement. Plus que quelques pas maintenant. Devant la porte, il retient quelques secondes qui s’échappent. Il déglutit, plusieurs fois, tente de se rassurer. De se dire que c’était la dernière fois qu’il les verrait, il se devait d’essayer d’afficher son plus beau sourire, celui qui les rassurerait, qui leur signifierait que oui, tout allait pour le mieux. « Prête ? » Un hochement de tête plus tard, ou quelque chose comme ça, les doigts de l’adolescent frappent sur le bois de la porte. Il avait les clés mais ne souhaitait pas les utiliser. Comme le besoin de voir l’expression de sa mère alors qu’elle leur ouvrirait.

Puis elle est là, Evelyn O’Toole dans toute sa splendeur. Ses cheveux bruns relevés, désordonnés devant la tâche qu’elle devait être en train d’accomplir – cuisiner, sculpter, sûrement les deux en même temps. Sa gentillesse rayonne dans l’embrasure de la porte tandis que ses yeux bruns s’ouvrent de joie, son sourire éclate. Son fils prodige est devant elle.

- Artemis ! Je croyais que tu ne devais pas venir durant ton exclusion temporaire ! On a reçu la lettre et …


D’un geste de la main il la fait taire avant de la prendre dans ses bras. Il a l’impression de la serrer aussi fort que lorsqu’il se réveillait d’un terrible cauchemar, quand il était haut comme sept pommes. Il l’entend balbutier, elle ne comprend pas tellement ce qui est en train de se dérouler entre ses bras frêles. Avant de se séparer de la mère tendrement aimée, il ravale la désagréable boule qui s’était formée dans le creux de sa gorge. Difficilement. Finalement c’est le retour à la réalité qui l’aide. Un pas en arrière, il montre du pouce son accompagnatrice. « Maman ! J’te présente Madame Elly, elle travaille au ministère, tu verras elle est super sympa. Y’a quelque chose à manger ? » Il les laisse aux salutations avant de traverser vivement le vestibule. Rapidement, retrouver son espièglerie originelle sinon la mère allait se dire que quelque chose clochait. Il appelle son père, à plusieurs reprises, pourtant la maison n’est pas grande. Et alors qu’il s’apprête à pénétrer dans la cuisine il entre presque en collision avec lui. « Aaah ! » Il l’embrasse sur la joue, dissipant le regard interrogatif du père, avant de se ruer sur la table de la cuisine. C’est qu’il avait avisé des cupcakes joliment décorés. Yumi. Il s’affale et se redresse quelques dixièmes de secondes plus tard alors que sa mère arrive à son tour, l’Auror sur les talons – je suppose. Réflexe de gamin bien élevé, elle ne supporterait pas que son fils ne se tienne pas correctement.

- Tu nous expliques Artemis ?

Essayer d'ignorer son sourcil levé, signe de grand questionnement intérieur. Les deux sont là, l'observent, veulent des réponses, peut-être même que leurs yeux passent de leur fils à l'Auror. Qu’est-ce qu’il pouvait bien dire ? La vérité avant le terriblement fameux sortilège ? Une des rares fois où le gamin ne trouvait pas les mots, où rien ne sortait, tout était complètement coincé dans le gosier. Il jette un regard désespéré à Elly alors qu’il enfourne dans sa bouche un des cupcakes. Toujours aussi délicieux.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Elly Wildsmith, Sam 10 Mar 2018, 13:53


Le transplanage d’escorte, c’était pas ta tasse de thé, loin de là. D’autant plus avec le gamin de 17 ans qui semblait avoir eu quelques problèmes de concentration, pour peu, t’aurais cru perdre une jambe que ça ne t’aurais pas étonné. Arrivée sur les terres irlandaises du jeune garçon, tu es saisie par le vent froid qui s’y trouve et qui te saisis les chairs un instant. Claquement de langue pour empêcher les dents de grincer.

La colline est mignonne, et t’imagine sans mal les souvenirs qu’Artemis a pu s’y faire, et d’ailleurs, tu comprends dans ses propos que la situation est difficile pour lui. Véritable acte d’amour qu’il offre à ses parents – alors qu’eux ne garderont aucun souvenir de lui. Seul au monde, réellement. Tu hoches la tête quand il te demande si tu seras gentille avec eux, alors que la question ne se posait même pas.

La chaumière apparait rapidement, quelques coups sur la porte et cette dernière s’ouvre sur la mère – enfin t’en déduis que c’est la mère d’Arty : les cheveux bruns désordonnés, les yeux qui luisent du même éclat, le sourire devant son gamin. Et c’est ton ventre qui se serre. Enlever le bonheur de l’enfant, les souvenirs de sa vie, de leurs vies communes. Voilà qui n’était pas prévu. Non pas que tu ne savais pas ce que tu devais faire, juste que tu prenais pleinement conscience du vide que tu allais laissé dans la vie de cette femme.

Tu observes l’étreinte entre les deux, alors qu’Artemis se dégage et te présente rapidement. Tu t’avances, serrant chaleureusement la main de la génitrice « Elly Wildsmith, enchantée Miss O’Toole ». Dans un sourire elle te répond de l’appeler Evelyn et tu réponds avec un sourire poli alors que tu passes l’embrasure de la porte. Quand tu retrouves Artemis, il est avec son père. Et sa mère, qui demande « Tu nous expliques Artemis ? ». Regards vissés sur Artemis, qui ne dit rien.

Alors tu prends les choses en main, te raclant la gorge. « Je crois qu’il faudrait que nous nous asseyons, pour en discuter ». Regard vers Artemis avant de lui dire « Si tu veux leur dire quelque chose, c’est … le moment, tu sais ? ». Bien sûr qu’il savait, ça se voyait dans le fond de son regard, dans cette lueur éteinte dans ses yeux. Déglutissement rapide. Allez gamin, lance-toi.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Arty Wildsmith, Jeu 22 Mar 2018, 15:05


Il s’était toujours dit qu’il serait là, pour eux. Plus tard, qu’il les protègerait de la même façon qu’ils l’avaient fait. Leur petit garçon. Il a du mal à avaler le gâteau qu’il dégustait tandis que ses parents prennent place en face de lui. Ils sont perdus, complètement. Il sait pertinemment que c’est le moment, mais de toute façon, ça le prend au cœur et l’écrabouille, ils ne s’en souviendront pas. Ou alors pour lui. Pour qu’il puisse quitter cette maison sans y laisser ses entrailles déchirées ? Certainement pas. Ça relevait de l’impossible, il abandonnait sa vie, enlevait le fils aux parents aimants. Et lui, lui devrait vivre avec ça. Sans ça, plutôt, sans tout ça là, devant lui, devant ses yeux qui s’embrument. Il soupire avant de passer nerveusement sa main dans ses cheveux plus désordonnés que d’habitude – reflets bordeliques de l’humeur. Le cupcake pétillant reposé, ce qui n’est pas sans surprendre sa mère, c’est qu’elle connaît son fils gourmand. Insatiable. Arty pouvait entendre son cœur palpiter, traverser sa poitrine pour aller serrer celui de son fils. Elle savait que quelque chose ne tournait pas rond, contrairement à ses yeux écarquillés qui faisaient le voyage, continuellement, son mari, son fils, Elly. Adrian O’Toole lui répondit en haussant les épaules. C’est que ce silence se faisait sacrément long. Mais juste, le Blaireautin en profitait, savourait, si c’était possible.  

Il humidifie rapidement ses lèvres soudainement sèches. Arty si tu as encore fait une bêtise le père s’était penché, prêt à saisir la main du gamin. Tu peux nous le dire. L’école nous a écrit, pour ton exclusion temporaire. C’est vrai qu’il y avait cette histoire. Il lève la main pour lui signifier que ce n’était pas ça. Pas tout à fait. Pas du tout.
Finalement ça le percute.
Son cœur en fait un bond tellement haut qu’il place sa main devant sa bouche pour l’empêcher de s’enfuir. Il ne voulait pas que le dernier sentiment, leur dernière émotion soit l’inquiétude. Jamais. Il se devait de les rassurer, leur dire de belles choses. Qu’est-ce que ça apporterait exactement, leur dire pour les Mangemorts ? Pour le danger ? Rien du tout. A part se débarrasser d’un poids écrasant ses neurones fatigués. Il parvient ainsi à sourire, légèrement, à peine convaincu. Ça viendrait avec le discours, espère-t-il. En fait j’suis un espion. Un super-héros. J’fais des missions super importantes pour les sorciers. Ça provoque un mouvement, est-ce que ses parents étaient en train de s’agacer ? Arty … Bon c’est vrai qu’il y avait mieux pour débuter un mensonge, mais quand même. Arrête avec tes histoires Mrs Wildsmith a peut-être d’autres choses à faire. Puis tu peux nous dire la vérité.

Non j’peux pas en fait, c’est ça qu’vous pouvez pas comprendre. Parce que vous êtes là tranquillement dans votre petite maison cachée entre des collines rassurantes et que moi j’suis à découvert dans un champ de bataille enragé. Parce que j’aime trop l’adrénaline et qu’j’ai fait de la m*rde. Il hoche la tête d’un non peut-être insolent. Mais il ne crie pas, continue, le plus calmement possible. Éviter que sa voix ne se torde dans la cuisine familiale et s’écrase sur la table impeccable. J’vous assure ! J’sauve des gens et tout ! Mais c’est un p’tit peu dangereux quoi. D’un autre côté, il ne mentait pas tellement, il y avait quelque chose de ce genre. Il jette ses yeux sur Elly pour ne pas regarder les visages sceptiques de ses parents qui l’écoutent, quand même, toujours. J’vous raconterais pas n’importe quoi avec une Auror à côté hein. Ça c’était la phrase convaincante, d’un même mouvement il se tienne plus droit, à l’affût de la suite. Alors que bon, ils ignoraient ce qu’était une Auror. Du coup. Madame Elly est là pour vous lancer un p’tit sort de rien du tout. Vraiment, ça va pas faire mal. Pour vous protéger. Parce que oui, il préfère que leur dernier échange soit celui-ci. Une fierté qui monte progressivement dans leur cœur plutôt que les torturants adieux.

- Je ne comprends pas Artemis, ce n’est pas toi qui as besoin de protection ? Je…
Elle quémande de l’aide du regard, à son mari, toujours aussi désemparé. C’est vrai que ça ne tenait pas tout à fait, délicat équilibre que d’inventer quelque chose comme ça. Il aurait dû prévoir, préparer. Oh non non non ! Moi j’ai le Ministère pour me protéger, ‘vous inquiétez pas. La pire chose à dire. Évidemment qu’ils allaient s’inquiéter. Enfin, j’suis hyper bien entouré quoi. Essayer de calmer le jeu. Il expire fortement, relâche les épaules. Persuadé d’avoir le plein contrôle de la situation.
Son père acquiesce alors, lentement, le temps que l’idée se fasse dans son esprit. Il se doute bien que tout n’est pas vrai, qu’Arty grossit forcément les choses.

- En fait t’es en train de nous dire que, toi, tu travailles pour le Ministère et que c’est dangereux pour ta vie ? Oui oui oui oui oui, que le gamin fait de la tête. Un battement. Deux battements. Trois battements. Le temps que le mensonge s’installe confortablement dans le cerveau des deux parents. D’accord, et c’est quoi ce sortilège ?

C’est là que ça devenait compliqué.
Comme si ça ne l’était pas déjà assez.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 22 Mar 2018, 21:07


Tu ne sais pas où, tu ne sais pas comment, mais là, ça dérape. Les parents te regardent, incompréhensifs, et le gamin leur livre une version totalement … édulcorée de sa vie ? Tu soupires. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer. Les parents sont mal à l’aise, ça se ressent, c’est tellement palpable cette appréhension dans l’atmosphère. Et puis, dès lors qu’il évoque que tu es auror, tu sens que ça se tend davantage.

Mais non, le gamin persiste, signe. Et la mère, interdite, alertée se retourne vers son mari. Dans l’échange de regard, tu comprends l’appréhension des parents, l’inquiétude sous-jacente pour leur enfant chéri. Boule d’amertume au fond de la gorge parce que tu aimerais être là pour d’autre raison. T’aimerais leur dire que leur fils sera protégé comme il faut. Que tu seras là pour lui, pour veiller sur lui comme un frère, comme un fils. Tu déglutis. Parce que c’est lourd de sens, de responsabilités. Et pourtant, t’as dit oui les yeux fermés.

« Arty je … » Regard vers le marmot. Sourire bienveillant envers les parents. « Arty, je pense vraiment qu’il faudrait que tu … ». Que quoi ? Qu’est-ce qu’il pourrait faire ? Et si, sa méthode, sa manière de faire, le soulageait d’un poids ? Tu ne sais pas. Tu ne sais plus. « Artemis, je pense qu’il faudrait que tu leur dise les choses, comme elles sont ». Allez gamin, dis-leur que tu les aimes, dis-leur que tu ne les oublieras jamais. Sois fort. Tu maintiens le regard avec le jeune homme, alors que tu sens, sur toi, le regard plein d’interrogation des deux parents. Dilemme moral.

Après, oui, tu lancerais le sortilège. Mais là, quelque part, t’avais besoin qu’il dise la vérité, qu’il aille au bout de ce chemin qu’il avait lui-même tracer. Soutien oui, sans faille, certainement, mais il fallait aussi qu’il prenne conscience de ses responsabilités. Rien de plus. Rien de moins.

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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Arty Wildsmith, Sam 31 Mar 2018, 17:36


Il cligne des yeux, se fige tandis qu’il observe Elly ouvrir la bouche. Ses mots serpentent lentement jusqu’aux méandres du cerveau, se posent là, s’installent, et commencent à faire mal, se répercuter au fond du cœur. Il sait qu’elle a raison, qu’il leur devait au moins ça, la vérité tout entière, aussi tranchante qu’elle puisse être. Parce que désormais son mensonge était mis à jour, et cette découverte ne faisait qu’agrandir les yeux perdus des O’Toole. Impossible de ne pas tout révéler, on avait dépassé les histoires farfelues qui réchauffent l’esprit en y mettant des images lumineuses de joyeuseté. Il leur devait la vérité, comme quelque chose de précieux, qu’il fallait couver, leur tendre délicatement et déposer sur leurs paupières agitées. Il n’était plus question de revenir en arrière, impossible, alors peu importait leur réaction, pas de retour sur la décision. Il essaie de faire descendre l’énorme boule douloureuse, sombre qui s’était formée là dans sa gorge. Mais peut-être que c’était à elle de parler, elle saurait plus comment tourner les choses. Quoi qu’il ne s’agissait plus de tourner quoi que ce soit. Juste. Sauter. Il se donne du courage en lançant un dernier regard à Elly avant de plonger ses rétines alternativement dans celles de ses parents désemparés. Bon d’accord. Je sais pas trop comment. J’vois pas de belle façon de faire ça. Il se frotte l’arrête du nez, hésite, encore, tente de tirer sur les mots coincés. Chez les sorciers il y a un groupe de méchants, les Mangemorts, qui torturent, tuent, répandent les Ténèbres dans la communauté magique. Pour faire simple, j’ai été mêlé à des histoires. Pour le coup ils n’auraient aucun mal à croire ça. Les Mangemorts connaissent mon identité et j’ai peur qu’ils débarquent ici. Vous fassent du mal dans le but de m’atteindre.

C’est le moment de la pause. Il laisse ses paroles survoler les têtes aimantes de l’autre côté de la table de la cuisine. Le temps qu’elles se glissent véritablement dans leurs tympans avant d’être assimilées. Quoi qu’elles se faufileraient sûrement plus entre leurs bouches entrouvertes de surprise. Ça commence à s’illuminer tout doucement du côté du père. Ils t’ont fait du mal ? Peut-être pas besoin de répondre à cette question. Alors il n’hésite plus, tente de les rassurer du mieux possible. J’suis protégé, j’vous l’ai dit. Mais vous, vous êtes en danger. S’ils vous trouvent… il ne termine pas. Ils ont compris. Ça se serre trop de toute façon dans sa bouche. Il en mord sa langue pour tenter de garder un peu de prestance. Éviter que les yeux ne s’embrument trop vite, pas tout de suite. Puis il n’avait pas tout à fait terminé. Le sortilège dont j’vous parlais. C’est pour. Mentalement appuyer sur le cœur qui veut jaillir pour s’écraser sur le boit de la table. Le contrôler. Lui dire de ne pas s’inquiéter, que l’écrabouillement s’estomperait sûrement, peut-être, un jour. Faire en sorte que vous m’oubliez. Effacer toute trace de mon existence ici. Vous ne vous souviendrez pas de moi, pas d’avoir eu un fils.
On aurait pu entendre l’orgue gronder devant l’annonce funestement guillotineuse. Un fameux tin-tin-tin-tin qui résonnait dans toute la petite demeure, à en faire frissonner le gamin. Sur le coup sa mère se lève, s’empare de ses tempes affolées tandis que son père a l’air complètement assommé. Quelques mots sortent des lèvres pâles d’Adrian. C’est possible ça ? Arty hoche lentement la tête, le regard perdu dans la crise d’angoisse que sa mère semble être sur le point de faire.

Alors brutalement il quitte sa chaise pour prendre sa mère dans ses bras. Imprégner le contact de l’enlacement bien profondément dans les souvenirs. A l’étouffer. J’suis désolé, j’suis désolé, j’suis désolé. Ne surtout pas la lâcher. Même si des non ! puissants font vibrer les cordes vocales de la moldue, à en secouer sa frêle poitrine. Scène tragique à laquelle le père décide soudainement de participer, sa voix s’explose en morceaux douloureux dans la pièce, comme s’il implorait l’Auror, toujours spectatrice du drame familial. Il n’y a pas d’autres moyens ? On n’peut pas l’oublier comme ça, c’est notre garçon. Tant pis pour le danger ! Il regarde, effaré, sa femme éclatée en sanglants secouants.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Elly Wildsmith, Ven 06 Avr 2018, 23:58


Tu regardes ce drame qui se joue devant tes yeux, tu n’y es qu’étrangère, tu le vois comme une spectatrice, simplement. Tu n’y pouvais rien, la seule chose que tu offrais, c’était une apparente tranquilité pour le gamin, et une vie « sereine » pour ses parents. Enfin, c’est ce que tu pensais, peut-être n’étais-ce qu’une illusion de ta conscience ?

Tu regardes les parents qui sont effondrés, qui ne le serait pas face aux vérités que le gamin vient d’exposer ? Il n’avait pas d’autre choix. Aucun de ceux présents dans la cuisine des O’Toole n’avaient le choix. Ils étaient tous prisonnier par le choix de l’adolescent, par ses fréquentations – semblables aux tiennes ?

Tu chassais cette pensée de ta tête, de ton esprit, et tu les regardais. Tu voyais les larmes qui roulaient sur les joues de la mère, tu voyais, dans le regard du père, les interrogations qui passaient dans son esprit. Tu sentais, dans la litanie du gamin, qu’il y avait du regret, des remords, une appréhension de l’après. Comment faire pour survivre sans parents ? En sachant qu’ils sont là, quelque part, que leurs vies continuent sans la nôtre pour interférer.

C’est sous ses nombreuses questions, sous ses pensées qui ne recevront jamais de réponses, que tu prends la décision de te lever. Aussitôt, les larmes semblent s’arrêter, la voix tonitruante du père semble s’amoindrir, et les sanglots de l’enfant s’étouffent. « Arty … », étonnamment, c’est ta voix qui se meurt. Mais il semble comprendre. Se détache de sa mère. Des regards qui implorent, qui dévastent. Tu soupires. « Il est temps »

La mère s’interroge, vite rejoint par le père « Temps de ? ». Aucune réponse de ta part, ta main sur la baguette et le sortilège qui se jette entre vous. Le temps d’un sortilège, d’un unique sortilège, pour permettre aux parents d’oublier cet enfant chéri, pour permettre aux photos d’effacer la présence juvénile. Tu soupire, car tu sens venir d’autres questions.

Tu ranges subtilement ta baguette, attrape le gamin par l’épaule, et, quand le père te demande l’air hagard « Que faites-vous chez nous ? », tu tapotes Arty d’une main, et dans un sourire d’excuse tu souffles « Je suis désolée, mon petit frère a perdu ses parents récemment, et il ne sait pas ce qu’il fait ». Ainsi donc, était né Arty Wildsmith. Certitude de trop savoir à quoi tu t’engageais avec le marmot, mais maintenant, tu y étais plongée jusqu’au cou.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Arty Wildsmith, Mer 18 Avr 2018, 22:54


Est-ce qu’il n’y avait pas un moment où ça s’arrêtait ? Son cœur pouvait-il encore se déchirer davantage ? La réponse est oui. C’est l’effet que fait la voix vacillante d’Elly lorsqu’elle l’appelle. Son prénom s’était faufilé à travers les bras de la mère qui l’entouraient pour venir piquer douloureusement sa poitrine qui rugissait. Des non, non, non par centaines qui se bousculaient pour exprimer leur refus, à l’intérieur – seulement. Parce que ce sont les gestes mécaniques de la nécessité qui se saisissent de ses membres tremblants. Il s’éloigne de la mère, lui déposant un dernier baiser sur sa joue constellée de larmes. C’était maintenant, là, tout de suite, une minute à marquer du sceau de la monstrueuse douleur dans la chronologie de sa vie – terrible frise. Du revers de la main il essuie, déjà rageusement, ses yeux gonflés de souvenirs, de nostalgie envahissante et autres désespoirs. Il ne pouvait pas regarder la baguette d’Elly s’élever, ça le serre trop, ça l’écrabouille, cœur pulvérisé en kyrielle de fragments à ses pieds flageolants. Ses mains viennent d’ailleurs cacher ses rétines agitées pourtant d’une morbide curiosité. Non, ne pas voir ça, quel était l’intérêt d’un spectacle insupportable ? Il retient une dernière fois la voix de son père qui s’échoue lamentablement dans un coin de son cerveau épuisé.

Ce n’est que le léger tapotement qui le ramène brutalement à la réalité, celle qui n’était absolument pas désirée. Une nouvelle, où ses parents ignoraient son existence, celle où, en fait, il n’avait plus de parents. Le premier réflexe est d’envoyer valdinguer cette main qui se veut bienveillante et rassurante. Il n’en voulait pas alors que la colère commence à monter, aucun regret, juste de la rage. Puis subitement c’est un autre sentiment, qui est télescopé sur ses épaules écrasées d’émotions. Elly était là, dorénavant sa seule et unique famille, elle venant de le dire d’ailleurs, comme une sorte d’officialisation qui réchauffe le palpitant terriblement abîmé. Il était son petit frère.
Le gamin n’ose pas lever les yeux sur ses parents sûrement complètement déboussolés – que faisaient ces étrangers chez eux ? Il murmure des excuses en évitant scrupuleusement leurs regards avant de se ruer vers la porte d’entrée, attirant Elly à sa suite par la main. Garder les pupilles loins des photos où il n’était plus le bienvenu, quand bien même elles voulaient ardemment l’attirer, il résisterait. Rapide fuite.

La porte avait dû claquer, et ce n’est qu’au bout de quelques pas qu’il s’arrête. Haletant, il tousse, crache sa brûlante amertume, penché, les mains agrippant ses genoux brimbalants. Tout remonte, embrase violemment ses entrailles. Des images, des mots, des souvenirs, déluge de sentiments qu’il devrait à l’avenir enfermer à dix-huit tristes tours de clé dans un coin de sa tête. Impossible de s’accrocher à l’idée selon laquelle désormais ils étaient plus en sécurité, que c’était mieux ainsi, plus prudent. Non, ça l’enflamme davantage, alors il se redresse, ses pieds déchaînés viennent donner des coups de pieds à des brins d’herbe qui n’ont rien demandé, des pierres qui traînaient là. Il hurle son déchirement. Tellement qu'il s'écroule, finalement. Éreinté-brisé par tout ce qui venait de se passer, secoué par des sanglots coléreux.
Là, il voulait un câlin.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Elly Wildsmith, Mer 25 Avr 2018, 10:33


Ils n’ont pas le temps de répondre qu’Arty a déjà pris la poudre d’escampette, t’attirant à sa suite et t’empêchant plus d’excuse qu’il n’aurait été nécessaire de faire. Après tout, tu venais de ravager leurs vies, d’un simple sortilège. Une femme avait oublié son enfant, et l’enfant, visiblement, avait pris pleinement conscience de ce que cela signifiait.

La porte claque derrière vous alors que le gamin court et court encore. Comme s’il voulait fuir la réalité, cette vérité à laquelle vous faisiez face. Et surtout lui. Car toi, tu ne les connaissais pas, après tout. Et ta propre famille était suffisamment compliquée pour tenter une quelconque compréhension.

Mais l’enfant, toujours, reste surprenant. Cette colère qu’il contenait en lui, il finit par la sortir sans que tu n’aies besoin de dire quoique ce soit. C’était mieux ainsi, car à dire vrai tu ne savais pas trop comment le rassurer, comment lui faire comprendre que tu serais là pour lui. Tu l’observes, simplement, qui donne des coups de pieds au néant. Il crie, hurle, tape du pied. Comme un marmot auquel on aurait enlevé son jouet favori. Mais tu savais, bien sur, que cela était différent. Qu’il s’agissait juste du déchirement de son âme, de son être, de son passé, de tout ce qu’il avait connu jusqu’à présent.

Après un temps qui te semble infiniment long, enfin, il s’écroule. A terre, le regard vissé sur le sol. Son corps est parfois secoué de sanglot. Tu ne sais s’il s’agit de tristesse ou d’autre chose, et pire encore, tu ne sais pas quoi dire ou quoi faire pour rassurer le garçon. Pour lui faire comprendre que, bien que sans ses parents, il serait toujours accompagné.

Tu tends une main vers lui, murmure doucement « Arty ? ». Nouveau prénom d’usage désormais. Artemis n’était plus. L’irlandais devenait français. « Arty je … » une pause, parce que tu cherches tes mots, ceux qui seraient les plus adaptés, les plus appropriés pour le convaincre que ça irait mieux, que c’était le mieux. « C’était … la meilleure chose à faire, pour eux, pour les protéger, même si ce ne sera jamais évident pour toi ». L’espace d’un instant, tu penses, à l’oublietter lui aussi. A prendre possession de ses souvenirs pour les modifier, pour y mettre les tiens à la place, lui faire croire que. Mais tu secoues la tête. Ce n’est pas ainsi qu’il allait comprendre qu’il devait faire attention à présent.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Arty Wildsmith, Dim 29 Avr 2018, 22:53


LA d'Elly

C’est qu’il ne pouvait plus empêcher cette boule de rage de grandir, tellement qu’elle l’empêchait dorénavant de respirer. Arty était coincé à l’intérieur d’un lui-même qui venait de perdre ses parents, irrécupérables désormais, à taper sur les parois osseuses pour essayer de faire machine arrière. Mais impossible. C’était ainsi, maintenant, il devrait faire avec cette fureur près du cœur, et quelque chose lui sifflotait dans les tympans qu’elle ne pourrait jamais rétrécir, exponentielle seulement. Toujours à genoux, il tente tant bien que mal que contrôler les soulèvements de sa poitrine, de maîtriser les sanglots qui lui déchirent le gosier. Alors évidemment il la sent quand même s’approcher, il n’y avait plus qu’elle de toute façon. Il voit sa main, écoute attentivement ses paroles, les yeux rivés sur le sol. Il discerne même ses hésitations, la situation n’avait rien d’ordinaire pour elle. Ce n’était pas tous les jours qu’on oubliettait les parents de son futur faux frère. Une éprouvance peu banale, même pour elle. Ce sont ses derniers mots qui le réveillent, un peu, ça gratte à la surface pour le ramener face à l’herbe qui s’étalait non loin de lui. Oui. Elle avait raison, c’était pour ça qu’il l’avait fait, les protéger, se raccrocher à cette terrible idée comme une bouée en forme de canard dans un torrent d’émotions bien trop agité, c’est mignon les canards. Je sais. Il ravale la rage, l’enferme quelque part sans savoir où, c’est qu’à l’avenir, elle pourrait surgir impromptument. Du revers de la main il essuie l’écume de l’ébranlement qui avait tapissé son visage d’adolescent.

Puis, il se saisit de la main d’Elly, se relève brusquement pour la prendre dans ses bras tourmentés. C’était là la meilleure solution pour sortir brièvement son cœur du mode essorage de la machine à laver du deuil. Parce qu’il fallait aussi réconforter l’Auror, c’est que désormais elle avait plus ou moins entière responsabilité du gamin fripouille qu’il était, et ça n’allait sûrement pas être facile tous les jours. Toujours est-il qu’elle l’avait fait, pour lui, qu’il lui devait tout, maintenant. Et parce qu’on ne lui avait pas appris à être ingrat, sombres décombres d’une éducation oubliettée, il lui chuchote des mercis sincères. Même s’il a encore du mal à articuler. C’était tout ce qu’il pouvait faire, dire, pour le moment.
Avant de se reculer, légèrement, il parvient malgré tout à faire surgir un mince sourire dans ses yeux embrumés. Puis cette ardente volonté de quitter les lieux, loin, l’air frais des collines de ce pays avaient fini par être particulièrement étouffant, en fait. Alors sans un regard aux alentours, sans lâcher la jeune femme. Un bref mouvement de menton pour indiquer qu’ils allaient disparaître dans un crac qui sonnait la note finale d’ici-maintenant, aussi funeste et cinglante soit elle, puis il en profite, quand même, pour respirer un bon coup, pas tout à fait prêt à affronter tout ce qu’il l’attendait.


Fin du RP, merci !
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