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Dans la campagne irlandaise
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John Dawson
Serdaigle
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : John Dawson, Dim 8 Fév 2015 - 3:34


L'idée de rencontrer un type aussi louche que celui qui se tenait devant lui ne plaisait pas à John, il risquait d'être dangereux. Quand on se promène en trimbalant un loup déguisé, ça doit aller assez mal dans sa tête. Ce n'était pas un question de peur, mais John était du genre à éviter les confrontations quand il pouvait s'en dispenser, il pouvait aller jusqu'à laisser un morveux remporter une dispute si ça lui épargnait de le faire pleurer. Mais le russe ne faisait rien pour l'aider et John dût se faire violence pour ne pas laisser Thor tuer le loup, le russe le lui avait confirmé. Le gars ne s'était même pas fichu de bouger de sa place lorsque John lui adressa un conseil qui ne cherchait qu'à conserver la bonne santé du loup, il s'était juste contenté de lever un sourcil et de balbutier trois mots. Il fit comme si le bien-être de son animal ne l'intéressait guère, en plus de ça, il toisait Thor d'un regard dédaigneux mais se décida enfin à parler.

- Jusqu'ici, c'est toi qui n'arrive pas à tenir ton cabot. Si t'arrives pas à éviter ce genre de désagréments, ne te promènes pas avec et va le faire dresser convenablement...

Sa voix était proche d'un grognement, apparemment, c'était son moyen de communication par défaut, car il en émit un autre en direction du loup qui se leva pour s'éloigner d'eux et s'installer en retrait. Bon dressage, mais ça ne lui donnait pas le droit de critiquer l'éducation que John avait prodigué à son animal de compagnie. Le grand russe se leva, il était bel et bien grand, il devait avoir à peu près la même taille que lui, mais pas le même poids, cet individu était plus lourd que lui et devait avoir plus d'expérience que lui en matière de combat à mains nues, mais au cas où ça tournerait à la baston, John avait plus qu'un tour dans son sac. L'homme s'avança de quelques pas afin de dissimuler son loup du regard du lévrier et sortit sa baguette docilement sans rien brusquer, mais il en resta là à les regarder, comme si son cerveau l'avait lâché, sans agiter sa baguette ou prononcer la moindre incantation. John sentit une petite onde le traverser, mais sans rien faire de plus ; et le propriétaire du loup les regardait toujours, muet comme une tombe.

- Bon, je vois... L'enchantement à raté et Arngrim a une drôle de tête, ou bien quelque chose l'a trahi ? Dit-il enfin après quelques secondes de silence, et je ne plaisante pas, calmez votre chien ou je m'en charge personnellement...

La nature moins calme de l'ancien Serdaigle refit surface, la nature qui lui avait permit d'établir le contact avec son côté animal. John ignora le fait qu'il avait critiqué ses méthodes de dressage, il ignora aussi le fait que le gars jouait son mâle dominant de la meute ; ces éléments passèrent sous motif du caractère pacifique de John. Mais en arriver jusqu'à menacer son ami, c'en était une de trop.

- D'abord, si tu drogues ton clebs pour le dresser, ça te regarde, mais la façon dont je dresse mon chien ne concerne personne. Je vais te dire une chose, un loup apprivoisé n'est qu'un chihuahua.

Le ton employé était le plus neutre du monde, sa voix arrivait à peine à dépasser les grognements de Thor. John avait lâché son chien pour qu'il aille vers Arngrim, le loup apprivoisé, qui n'était sûrement pas plus menaçant qu'un ours polaire. Il s'en foutait carrément de ce qui arriverai si un combat éclate entre eux, Thor allait déchiqueter le loup. En plus de ça, le brun ne respectait pas l'apprivoisement des animaux sauvages, un animal sauvage doit rester sauvage. En ce qui concernait maître du loup, John n'en avait pas encore fini avec lui.

- Thor est plus sauvage que ton toutou, il mange des loups pour le petit déjeuner, ce qui n'était pas faux, d'ailleurs il remarqua la bébête que le loup mâchouillait * C'est un poulet ? * se dit John à lui-même avant de reprendre sur un ton plus détaché, si ton loup a été démasqué, c'est parce que Thor avait senti son odeur depuis la route. Et s'il ne l'a pas encore attaqué, c'est parce qu'il est caché par ton sortilège, si mon chien le voit sous sa véritable le forme... Bah, il est mort.

Il était temps de passer aux choses sérieuses : la menace qu'avait proféré le géant. John abandonna son ton détaché, il s'en foutait de ce qu'en penserait le gars de son ton, de sa voix, ou de son choix de mots. Le Serdaigle allait lui communiquer son message clairement et avança d'un pas.

- Si tu menaces mon chien encore une fois, je te tue. Dit-il en sortant sa baguette.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Invité, Mar 10 Fév 2015 - 16:12


Finalement, un fermier curieux et débile aurait sans doute été une bien meilleure rencontre... Quoique... En fait non, un emmerdeur restait un emmerdeur, il fallait faire avec pour s'en accommoder, ou bien partir. Rurik était plutôt du genre à ne pas essayer de discuter, histoire d'éviter de finir la conversation avec un autre crâne brisé entre les mains.

- D'abord, si tu drogues ton clebs pour le dresser, ça te regarde, mais la façon dont je dresse mon chien ne concerne personne. Je vais te dire une chose, un loup apprivoisé n'est qu'un chihuahua.

L'imposant russe haussa un sourcil : droguer Arngrim ? C'était bien la dernière chose qu'il ferait : le loup était cent fois plus facile à maîtriser dans son état le plus naturel possible. Bien sûr, il n'allait pas dévoiler à cet inconnu sa nature de loup-garou pour si peu. De plus, au vu de l'intelligence de la réplique, cela n'était même pas la peine de rebondir dessus...

- Thor est plus sauvage que ton toutou, il mange des loups pour le petit déjeuner, si ton loup a été démasqué, c'est parce que Thor avait senti son odeur depuis la route. Et s'il ne l'a pas encore attaqué, c'est parce qu'il est caché par ton sortilège, si mon chien le voit sous sa véritable le forme... Bah, il est mort.

Il était vrai que cette race particulière avait le flair suffisant et l'instinct pour ce genre de choses. Rurik n'y avait jamais été confronté, et pour cette première fois, il s'agissait d'un sorcier... Comme quoi, il n'était pas nécessaire de perfectionner son enchantement pour l'instant. L'homme ayant lâché son lévrier, l'animal s'était rapproché, sur la défensive, voulant sans doute confronter son instinct à la réalité distordue par la magie. Le criminel grogna légèrement, à nouveau, attirant brièvement l'attention du cabot : lui aussi était "dissimulé", d'une certaine manière, les animaux avaient tendance à le sentir, mais sans que ça ne les repousse, au contraire, ils ne comprenaient pas et étaient plus réceptifs. Ce qui était très pratique au vu de sa spécialité de médicomage.

Ce chien mangeait des loups au petit déjeuner ? L'autre sorcier était donc un aussi mauvais maître, ne s'y connaissant absolument pas en alimentation canine ? Il semblait surtout immature, en fait. Ce genre de chien était certes utilisé pour chasser les loups, mais à plusieurs... Assistés par des humains compétents. De plus, Arngrim, en plus d'avoir l'instinct sauvage, était habitué aux situations dangereuses, aux entraînements du russe, et aux luttes avec un loup-garou. Rurik pensait que c'était plutôt le chien qui risquait d'y perdre la vie. Il y avait cependant quelque chose d'intéressant :


- Si tu menaces mon chien encore une fois, je te tue.

Outre le fait que cet idiot osait pointer sa baguette sur lui, le russe fut satisfait de voir que malgré tout, il y tenait à son cabot mal dressé. Il ne pouvait pas lui en vouloir de tenter d'assurer sa sécurité. Chose qui ne risquait pas de fonctionner bien longtemps, mais bon...

« Le seul qui profère des menaces ici, c'est vous, à tort d'ailleurs : je suis médicomage, spécialisé dans la faune et la flore. Je sais exactement quoi faire. »

S'approchant tranquillement du chien trop occupé à flairer de loin le loup, Rurik s'accroupit et attrapa le collier de l'animal d'une main ferme, sans pour autant faire preuve de violence. L'animal s'agita, hésitant : la menace du loup que lui dictait son instinct, ou bien ce contact d'un total inconnu ? Sur quoi se focaliser ?

« Il m'a l'air en bonne santé... » fit-il sur un ton neutre.

Les animaux étaient tellement plus intéressants que les êtres humains... S'il n'avait pas eu une telle fascination pour le corps humain, les blessures et les affections magiques, il aurait probablement fini magizoologiste. En plus, sa double vie de mafieux était plus propice à apprendre des choses sur le corps humain et les affections en tout genres.

Se sentant beaucoup trop observé par le sorcier, le lévrier irlandais se concentra totalement sur lui, montrant légèrement les crocs : c'était compréhensible au vu de cette proximité avec l'inconnu. Néanmoins, le loup-garou se contenta de fixer l'animal dans les yeux, imperturbable. Le chien se calma après quelques secondes, tout aussi confus qu'avec le loup dissimulé. Mais face à un loup-garou, son instinct ne savait plus trop quoi faire.


« Bah voilà, pas la peine de s'entretuer. » fit-il en bougeant sa main pour caresser le sommet du crâne du lévrier.

Au final, même s'il n'était pas trop fan de l'apparence du chien, il fallait avouer que ça restait un brave animal. Faisant signe à Arngrim de venir à côté de lui, le russe passa un de ses énormes bras autour de l'encolure du loup, agitant sa baguette pour briser l'enchantement d'illusion. Les deux bêtes restaient nerveuses l'une face à l'autre, mais la présence du russe semblait établir une trêve. Contrairement à ce que l'on pouvait penser, Rurik préférait établir un lien de confiance avec les animaux, plutôt que de la simple domination (même s'il avait commencé par ça pour Arngrim, au vu de la nature un peu trop sauvage des loups).

Le loup noir n'appréciait pas vraiment la présence du chien, mais ce n'était pas à lui de choisir, il se basait sur le jugement de Rurik. Ce dernier leva donc les yeux vers le maître du chien irlandais.


« Mon loup est loin d'être drogué. Si vous prenez la mouche uniquement pour des menaces, que devrais-je dire face à des insultes ? Je pourrais aussi vous retourner la menace de mort... »

Son ton était froid, mais sans pour autant faire preuve d'agressivité : il était prêt à tolérer la présence de cet autre ami des animaux si celui-ci aussi faisait des efforts... Lui aussi était bien capable de tuer, ayant beaucoup d'expérience dans ce domaine là, probablement plus que cet individu (le contraire était très souvent rare, mais pas impossible), le fait qu'il soit pointé par la baguette de l'homme n'y changeait rien, il avait également la sienne à la main.

Plutôt que de s'inquiéter de quoi que ce soit, il préférait grattouiller le chien, le mettre davantage en confiance, lui faire comprendre que le loup ne risquait pas d'attaque ou quoi que ce soit.


« Belle bête, sinon... Pas vraiment ce que je préfère, mais tout de même. »

Même si le russe n'était pas très expressif, l'on pouvait sentir que la présence des deux animaux avait un certain effet sur lui : son agacement envers l'arrivant s'était presque dissipé. Bien évidemment, il n'était le genre de passionné des animaux fanatique et niais, plutôt le type calme et posé.

Bien sûr, si l'inconnu l'attaquait... Il n'aurait aucune hésitation à l'éliminer. Mais pour l'instant, ce n'était pas à l'ordre du jour.


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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : John Dawson, Mer 11 Fév 2015 - 17:10


Être confronté à un personnage aussi louche que celui-ci n'était pas ce que John qualifiait d'une heureuse coïncidence, il était le genre de personnes avec qui l'Aigle entrait en conflit. Quelque chose n'était pas normal chez cet homme, il avait une aura repoussante, en plus du fait de communiquer en grognant... Déjà le fait d'avoir un loup ne laissait présager rien de bon. La jugeote de John lui disait qu'il valait mieux ne pas trop s'attarder ici, mais menacer son chien était hors de question.

- Le seul qui profère des menaces ici, c'est vous, à tort d'ailleurs : je suis médicomage, spécialisé dans la faune et la flore. Je sais exactement quoi faire. Annonça le médicomage.

Voilà ce qui retournait la table, le personnage se tenant devant lui n'avait rien qui laissait douter de l'homme honnête qui était quelque part en lui. John imaginait souvent les médicomages comme les hippies plus ou moins inoffensifs, mais l'individu donnait à méditer sur les stéréotypes qu'on faisait souvent de certains profils, ça faisait aussi penser à l'exactitude du jugement que lui-même portait sur les gens. Pendant ce temps, l'imposant russe alla doucement à l'encontre du lévrier et l'attrapa par le collier d'une main ferme, le réflexe naturel de John aurait était sûrement un #Electrocorpus, mais il se retint et fourra sa baguette dans sa poche pour ne plus être tenté. Voyons ce qu'il va faire.

- Il m'a l'air en bonne santé... Observa-t-il d'un ton neutre.

Mais ce qui attira l'attention de John était le fait que Thor avait la même allure hésitante qu'il avait à la vue du loup dissimulé, quoique ce soit, ça maintenait le chien immobile pendant qu'il se faisait examiner. La façon dont l'homme regardait le chien laissait voir un certain professionnalisme de la part du médicomage. Mais cela n'empêche pas que c'était un personnage assez obscur, et même de ce côté obscur on ne voyait que le sommet de l'iceberg. Il cache quelque chose, Thor ne se tiendrait jamais aussi calme pour un inconnu.

- Bah voilà, pas la peine de s'entretuer. Dit le géant en passant sa main sur la tête du chien.

Dans d'autres circonstances, il aurait pu être plus ou moins ami avec ce personnage, même s'il avait la dégaine d'un meurtrier, John n'était pas connu pour la qualité de ses fréquentations. D'ailleurs, connaitre un tel individu lui permettrait de voir un autre monde, il avait sûrement des histoires intéressantes à raconter.

Le russe fit venir son loup et annula le sortilège de dissimulation pour dévoiler la vraie nature du loup, craignant un quelconque affront entre les deux animaux John s'approcha prêt à se jeter sur le collier de son animal, mais rien de grave ne survint, même si on pouvait voir la réticence réciproque dans les yeux des deux canins. La présence du russe faisait la paix entre Thor et Arngrim, qui était un loup noir de belle taille. Le maître du loup leva les yeux vers le maître du chien.

- Mon loup est loin d'être drogué. Si vous prenez la mouche uniquement pour des menaces, que devrais-je dire face à des insultes ? Je pourrais aussi vous retourner la menace de mort... Dit le russe d'un ton froid.

C'était vrai, John avait la fâcheuse manie de s'emporter dans de telles situations, la moindre parole passant pour une menace pouvait déclencher son agressivité, même si ce n'était que pour rire, il devait travailler sur ce côté. D'ailleurs le grand russe n'avait pas l'air de quelqu'un qui ferait du mal à son compagnon, même si le lien entre lui et son animal penchait plus sur la domination, mais c'était plus sensé quand on avait affaire à un loup. L'autre sorcier continuait de gratter le chien qui commençait à se calmer.

Belle bête, sinon... Pas vraiment ce que je préfère, mais tout de même.

John ne pouvait que respecter une personne qui sait ce qu'elle fait en face d'un animal, ça disait plus sur l'homme que son apparence ou son ton. Il s'approcha en s'assurant de faire face au loup, ce dernier n'étant pas le genre d'animal de compagnie qui obtempérait au premier venu. Il s'accroupit à côté du russe, les yeux nivelés à ceux du loup, il prit la tête de l'animal entre ses deux mains assez fermement pour lui faire connaitre qui est le chef, le loup grogna au contact de l'inconnu, mais John s'y attendait, il ne flancha pas et maintint le regard de la bête. Le regard du loup n'avait rien de celui d'un animal drogué, il finit par s'arrêter de grogner. Ce n'était pas encore suffisant pour gagner sa confiance, mais assez pour le maintenir à distance respectueuse et le dissuader d'attaquer, John lui gratta la tête d'une main et passa l'autre sur le pelage de nuit d'Arngrim, tout en examinant la musculature de l'animal.

- Je te retourne le compliment, mais ce n'est pas vraiment ma couleur préférée. Dit-il d'un ton assez détaché, question de ne pas laisser paraître son malaise envers le Médicomage. Et désolé si je t'ai insulté, toi ou ton animal. Tu devais mieux choisir tes mots, mec.

Ce n'était pas facile de le dire, mais il fallait se mettre à la place du russe, lui-même n'aurait pas accepté de voir son chien insulté par un inconnu. Il regarda l'animal d'un oeil professionnel, ce loup était dans un bon état, d'ailleurs son maître est Médicomage, il serait la risée du pays si son animal était malade.

- Médicomage, c'est ça ? Demanda-t-il d'un ton neutre, essayant d'engager la conversation pour en savoir un peu plus sur ce personnage.

Le médecine magique n'est pas ce qu'il y avait de plus intéressant au monde, mais tant que ce qu'on fait ce qu'on aime, ça reste le meilleur choix. John était encore sous le choc de la profession du gars, il s'attendait à ce qu'il soit Auror ou au moins Oubliator, un quelconque métier qui requiert la force ou qui demandait un certain effort physique. Dans un monde sans magie, il l'aurait imaginé athlète olympique. Un emploi faisant recours à la cervelle était hors de question. Mais la curiosité de John l'emporta sur sa prudence, la question qui le chiffonnait depuis un moment demandait une réponse.

- J'ai une question à poser, je ne sais pas si je vais trop loin, mais mon chien se comporte différemment en ta présence. Se risqua John, sachant qu'il risquait de se faire aller voir. Pourquoi à ton avis ?

Il y avait trois scénarios possibles pour trois réponses différentes : Soit il dirait la vérité que John soupçonnait, soit il lui mentirait en essayant de changer de sujet, soit il lui dira de se casser. Il espéra avoir bien choisi ses mots, c'est pour ça qu'il n'avait pas demandé directement de lui révéler une quelconque information personnelle, et posa sa question de façon générale.

- Si tu ne veux pas me le dire, je comprendrais. Dit John, voyant que le russe était du genre taciturne. En tout cas, je me présente : John Dawson et voici mon chien Thor. Et, tu es ?

John n'employa pas son ton le plus amical, mais un ton entre le détaché et le neutre. Il ne voulait que le russe le prenne pour un gentil citoyen qu'il pourrait piétiner sans conséquence.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Invité, Jeu 12 Fév 2015 - 21:10



Au lieu d'attaquer Rurik, l'homme l'avait laissé s'approcher de son chien, sans doute prêt à réagir au moindre mouvement hostile : chose que ne comptait pas faire le russe, du moins pas envers l'animal perturbé par la présence du loup. Un bras autour de l'encolure d'Arngrim, l'autre caressant le lévrier, le médicomage parvint à calmer les deux bêtes, espérant que cela se répercute sur l'autre sorcier.

Venant s'accroupir à côté de son animal, l'inconnu en profita également pour faire connaissance avec le loup : il lui attrapa la tête de manière un peu hasardeuse et le fixa dans les yeux. Non, mon cher, ce n'était pas comme ça que l'on s'y prenait. La plupart du temps, fixer l'autre était signe d'hostilité chez bon nombre d'animaux. Pour éviter que la bête sauvage ne lui saute à la gorge, le criminel grattouilla discrètement l'animal à l'endroit où sa main était posée, lui intimant l'ordre de se calmer.

- Je te retourne le compliment, mais ce n'est pas vraiment ma couleur préférée. Et désolé si je t'ai insulté, toi ou ton animal. Tu devais mieux choisir tes mots, mec.

Rurik laissa échapper un grognement, amusé.

« On a du boulot tous les deux pour ça. » fit-il calmement.

- Médicomage, c'est ça ?

« Exact... La direction de Sainte-Mangouste a tendance à prendre son personnel pour des esclaves, mais globalement ça se passe bien. »

Il n'avait guère envie de détailler son quotidien, sa vie, son travail... Il ne mentionna même pas son affectation à Poudlard. La tension était redescendue, mais ce n'était pas une raison pour baisser sa garde. Enfin, c'était plutôt que le russe n'était guère bavard.

- J'ai une question à poser, je ne sais pas si je vais trop loin, mais mon chien se comporte différemment en ta présence. Pourquoi à ton avis ? Si tu ne veux pas me le dire, je comprendrais. En tout cas, je me présente : John Dawson et voici mon chien Thor. Et, tu es ?

Oh, ça... Le loup-garou était encore moins prêt à se dévoiler en tant que tel : beaucoup d'individus ne réagissaient pas très bien à l'évocation de cette "condition particulière", ou "maladie"... Le concerné ne se considérait plus comme malade depuis de nombreuses années : il était ce qu'il était et en était fier. Cela n'était cependant pas une raison de le crier sous tous les toits, alors autant éviter de l'ébruiter lorsque cela n'était pas nécessaire.

« Ça doit être à cause de lui. répondit-il en désignant Arngrim du menton. À force d'être avec lui, je dois sentir le loup... J'ai aussi de l'expérience avec les bêtes, au vu de ma spécialité. Davantage d'affinité, aussi... Ça arrive. »

Son ton était toujours aussi grave et froid qu'à son habitude, mais il était aussi très convaincant : ses dons d'Occlumens lui permettaient d'améliorer tout ça. Passer son temps à manipuler et mentir au sein de la mafia devait l'avoir transformé en une sorte d'expert... Non parce qu'avec son allure de barbare psychopathe, il fallait au moins ça pour qu'il puisse s'intégrer un minimum dans la société.

« ...Rurik Mkrovsk... » ajouta-t-il pour se présenter, sans fioritures, sana ajouter "enchanté", parce que ça ne sonnerait pas naturel.

Il avait déjà énoncé le nom de son loup, nul besoin de se répéter.

« Pourquoi avoir un tel chien, d'ailleurs ? Ce ne doit pas être très pratique en ville... A moins que tu ne vives dans le coin ? »

Par le biais de l'histoire du chien, il s'intéressait à celle de son maître. Ce John ne pouvait pas être un mauvais bougre, au final...

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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : John Dawson, Ven 13 Fév 2015 - 23:06


Après s'être excusé auprès du russe au caractère grincheux, John ne s'attendait à recevoir la plus amicale des réponses, car, au lieu d'accepter l'excuse comme un gentil garçon, il répondit :

- On a du boulot tous les deux pour ça. Dit le russe calmement en grognant, ce que John interpréta positivement. Lui-même n'était pas connu pour ses illustres discours.

Les grognements gutturaux de l'homme constituaient à eux seuls un langage à part, c'était comme si les expressions faciales humaines n'avaient jamais existé pour lui, et qu'il les avait remplacées avec des grognements.
Le médicomage ne fut pas très enthousiaste à l'idée de parler de son travail, tout ce qu'il révéla n'eut rien de surprenant, c'était la réponse que donnerait n'importe qui travaillant avec le ministère, ceux-là ne faisaient que râler à propos du travail supplémentaire et le manque de considération de la part de leur employeurs. L'homme confirma les faits mais ne se plaignait pas de la monotonie du travail.

- Exact... La direction de Sainte-Mangouste a tendance à prendre son personnel pour des esclaves, mais globalement ça se passe bien.

John n'imaginait pas le russe en blouse blanche parcourant les couloirs de Sainte-Mangouste aidant les gens, ou bien assis dans un bureau à faire de la paperasse. Le Serdaigle, à son tour, s'apprêtait à répondre et maudire le Ministère, mais il remarqua l'absence de grognement, c'était bon signe, peut-être que l'autre commençait à se sentir plus ou moins à l'aise. La réponse du russe n'était pas la plus satisfaisante du monde, mais au moins il évitait les phrases cassantes.

- J'imagine que ça grouille de monde là-bas, surtout avec tout ce qui se passe ces derniers temps.

John n'était pas du genre à aborder ce genre de sujets avec n'importe qui, mais là, il s'agissait d'un Médicomage, ils étaient sûrement submergés par le travail et avaient peut-être plus de travail que les autres services du Ministère.
Même s'il ne s'était pas encore décidé sur la vraie nature du russe, un côté était sûr de la bonne nature du géant ; l'autre côté, le côté animal, était encore réticent et hostile envers lui. Quelque chose qui rendait le Médicomage indigne de confiance. Pour répondre à cette question, John prétexta l'attitude de son chien pour le lui demander, il n'allait pas révéler sa nature d'Animagus pour autant.

- Ça doit être à cause de lui. À force d'être avec lui, je dois sentir le loup... J'ai aussi de l'expérience avec les bêtes, au vu de ma spécialité. Davantage d'affinité, aussi... Ça arrive. Répondit le russe sur un ton froid et neutre.

Avant que John eut le temps de méditer la réponse, le russe daigna se présenter, Rurik Mkrovsk avait-il dit sans ajouter de formalité.

Ce qui intéressait l'ancien Serdaigle était le fait que Rurik venait de lui mentir, même si la façon dont il l'avait dit était la plus convaincante de monde. Le Dos-d'argent en lui n'était pas prêt de se calmer, quelque chose l'agitait et ce n'était pas l'odeur de loup sur lui. Il prit alors une longue bouffée d'air, pour calmer son animal intérieur. Ce dernier ne comprenait pas que l'autre sorcier avait tout le droit de garder ses secrets pour lui.

- Oui, ça doit être ça... Fit John, l'air d'avoir gobé le mensonge sans poser d'autres questions au sujet.

- Pourquoi avoir un tel chien, d'ailleurs ? Ce ne doit pas être très pratique en ville... A moins que tu ne vives dans le coin ?

La question de Rurik était fondée et sa portée était assez vaste, un lévrier Irlandais n'était pas le chien le plus courant du monde.

- Non, je ne vis pas en Irlande. Commença-t-il en essayant de structurer sa réponse de façon à ce qu'il ne révèle que l'essentiel. Je ne fais que vagabonder en faisant des recherches sur les créatures magiques. La raison pour laquelle j'ai choisi ce chien, c'est que lorsque je suis attaqué par des animaux sauvages, je pense injuste d'utiliser la magie contre eux, et Thor m'a paru le meilleur moyen de défense, il les détecte de loin et peut faire face à n'importe quelle race. Pour ce qui est des monstres dangereux, eux ils ont leurs moyens de défense, donc, si je me vois obligé je les butte. Répondit John en grattant la tête de son chien en signe d'affection.

La réponse ne contenait aucun mensonge, mais n'était pas entière. On ne raconte pas toute sa vie à quelqu'un qu'on vient de rencontrer, surtout pas l'utilité de Thor dans les grandes villes. D'ailleurs, qui lui garantissait que le russe était digne de confiance ? Le combat entre l'homme et l'animal reprit en lui, et l'animal risquait de lui causer des emmerdes, il reprit un nouveau souffle. Rurik n'était peut-être pas la personne la plus amicale ou la moins louche du monde, mais John était sûr qu'il était bon dans le fond.

- Et toi, pourquoi Arngrim ? Demanda John, ayant acquis le droit de poser la question.

L'objectif de la question n'était pas vraiment d'apaiser sa curiosité, mais de calmer le gorille qui ne cessait de grogner. D'ailleurs, la réponse risquait tout de même d'agiter la bête encore plus. John se força de conserver une expression neutre, pour ne pas alerter le russe.

- Sinon, tu as des activités extra-professionnelles, Rurik ?

Le maître du chien se demanda s'il avait bien prononcé le prénom du maître du loup, ça risquait d'irriter le russe. La question était légitime, on ne passe pas son temps libre adossé à un arbre lorsqu'on ne travaille pas. En plus, il commençait à s'intéresser à ce gars là, qui sait, ils pourraient devenir amis au futur.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Invité, Mer 18 Fév 2015 - 21:01


Le conflit n'était plus d'actualité. Au plus profond de lui, une partie de son esprit boudait : il était vrai qu'un bon combat était toujours amusant, mais il se devait de refréner ses pulsions meurtrières lorsqu'il ne se trouvait pas en Russie. Sa tentative de double-vie ne risquait pas de fonctionner s'il mélangeait tout.

Le sujet de Sainte-Mangouste était parfait pour que le russe ne dérape pas dans ses mauvaises habitudes.


- J'imagine que ça grouille de monde là-bas, surtout avec tout ce qui se passe ces derniers temps.

Silencieusement, l'imposant sorcier hocha la tête.

« Je suis spécialisé dans tout ce qui touche à la faune et à la flore, mais je suis parfois obligé de m'occuper d'autres cas généraux. Le service des urgences, par exemple. Des grands blessés, des idiots parfois... Et en plus on est censé les rassurer. »

Grognant légèrement, il coula un regard qui en disait long à ce John : non, Rurik n'était pas la personne la plus apte pour rassurer les gens, déjà qu'avec son physique il démarrait avec un handicap, alors en plus son caractère froid et assassin n'aidait en rien pour ce genre de situation.

Le second sujet abordé n'était pas du tout celui qui le mettait le plus à l'aise : le loup et le chien se tenaient à carreau car en plus de savoir s'y faire avec les bêtes, le russe était un loup-garou... Mais ce n'était pas une chose qui se disait comme ça au premier inconnu croisé, qu'il ait un lévrier irlandais ou pas !

Heureusement, le sujet se dissipa en faveur de la réponse à la question concernant le choix d'un tel chien. Intéressé (pour une fois), Rurik l'écouta jusqu'au bout, même s'il ne partageait pas vraiment son point de vue : le choix d'un chien pour faire face aux créatures magiques n'était pas un bon choix. Cet inconnu avait beau dire que son cher Thor était capable de faire face à n'importe quelle race, le médicomage savait très bien que face à un dragon, le cabot était aussi utile qu'un tas de bois prêt à brûler. Même un crabe de feu suffirait : l'épaisse carapace de la bête et sa capacité à projeter du feu mettrait le chien hors-jeu en peu de temps.

Le fait qu'il parle de "monstres" en disait long, et le loup-garou doutait vraiment qu'il ait vraiment déjà eu l'occasion de "buter" quelque chose de vraiment dangereux. Mais il ne fit aucune remarquer : ce n'était pas à lui de juger cette personne sans en savoir davantage, et les gens avaient tendance à ne pas trop vouloir étaler leur vie.


- Et toi, pourquoi Arngrim ?

Jetant un œil au loup noir, Rurik répondit :

« Je ne sais pas trop, mais sur le côté pratique, les loups sont bien plus robustes, ont un meilleur flair, un instinct plus aiguisé et des mâchoires bien plus fortes. D'où je viens, ça ne rigole pas, la taïga russe est infestée de dangers, magiques ou non. Et puis, je préfère qu'il s'agisse d'un animal sauvage... quelque chose de libre. Mes études dans le domaine de la faune m'ont beaucoup appris, alors je peux me permettre d'avoir un tel animal. »

Il y avait aussi le fait qu'il se sentait bien avec son loup, cela lui rappelait sa nature de loup-garou, mais d'une manière positive. Il pouvait trouver des similitudes avec la bête sur de bons aspects, ainsi que d'énormes différences, qui le confortaient dans son statut d'être humain. Évidemment, avant qu'il n'avoue tout ceci à quelqu'un... Il risquait fortement de mourir de vieillesse.

- Sinon, tu as des activités extra-professionnelles, Rurik ?

Ça, par contre, ça sentait tellement la question qui cachait tout plein de trucs pas forcément nets derrière.

« Ça s'pourrait bien, ouais, on ne peut pas toujours être en train de sauver des gens de leur propre bêtise. »

Son ton laissait entendre qu'il n'était pas du genre à dévoiler quoi que ce soit à un inconnu dans le genre : qu'ils apprécient tous deux leur animal était une chose, que Rurik admette qu'il soit un loup-garou criminel et psychopathe... C'était beaucoup moins probable.

« J'aime m'éloigner des villes, retrouver un peu le calme. Rien de bien spécial. Puis-je te retourner la question ? »

Est-ce que ce John était digne de confiance ? En tout cas, sa réponse à cette question permettrait peut-être de définir s'il était plutôt aventureux, stupide, ou bien trop... fade ?

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John Dawson
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : John Dawson, Ven 20 Fév 2015 - 23:44


Le fait que le ton de chacun des sorciers était plus calme et posé indiquait que les deux avaient surpassé leur conflit. Mais l'incertitude régnait encore en maitre, ni l'un ni l'autre était prêt à tout dévoiler à son interlocuteur. D'ailleurs, en voilà une rencontre des plus improbables : un Médicomage russe dans un bois en Irlande avec son loup domestique. Le conflit n'étant plus d'actualité, la discussion porta sur le métier de Rurik.

- Je suis spécialisé dans tout ce qui touche à la faune et à la flore, mais je suis parfois obligé de m'occuper d'autres cas généraux. Le service des urgences, par exemple. Des grands blessés, des idiots parfois... Et en plus on est censé les rassurer. Dit le Médicomage pour répondre à la question.

La parole était toujours accompagnée du grognement habituel, oui, le message était clair.

- J'imagine que ce n'est pas pour tes capacités sociales qu'on t'as recruté. Répondit John en observant la dégaine du russe.Ouais, rassurer n'est pas ton truc.

Une personne normale aurait sûrement mal pris ce qu'il venait de dire, mais Rurik avait l'air d'assumer son air de tueur en série, il n'avait pas l'air de ces types hyper sensibles et facilement offensés. John avait l'impression que lui et ce gars pourraient être de bons amis, mais restait à savoir s'il ne risquait rien en sa compagnie. Il ne savait pas encore d'où il venait et n'avait aucune idée sur son histoire ni sur sa façon de réfléchir ou même ce qu'il faisait de son temps libre.

Le choix du loup avait sûrement ses motifs et justifications, mais ça dit encore plus sur la nature de Rurik. Un loup comme Arngrim n'était pas ce que John qualifie d'animal de compagnie, moins encore, le meilleur ami de l'homme. Or, l'expérience du russe le rendait plus apte que n'importe qui de dompter cet animal.

- Je ne sais pas trop, mais sur le côté pratique, les loups sont bien plus robustes, ont un meilleur flair, un instinct plus aiguisé et des mâchoires bien plus fortes. D'où je viens, ça ne rigole pas, la taïga russe est infestée de dangers, magiques ou non. Et puis, je préfère qu'il s'agisse d'un animal sauvage... quelque chose de libre. Mes études dans le domaine de la faune m'ont beaucoup appris, alors je peux me permettre d'avoir un tel animal.

Ce qui suscita son intérêt le plus était le fait que le russe ait préféré cette race pour le fait qu'il s'agisse d'un animal sauvage... "Libre" n'était pas un terme qu'on laissait passer sans y accorder une seconde réflexion. En effet, ça en disait plus sur Rurik, mis à part son choix, son histoire avait l'air très intéressante, mais il n'était pas près de la connaitre vu le tempérament du héros.

Comme l'avait anticipé John, le Médicomage était bel et bien russe, si par un quelconque malheur il avait laissé échappé le mot russe et que Rurik soit en réalité originaire d'un autre pays de l'est de l'Europe, ça passerait sûrement pour une insulte. C'était comme assumer que tous les Asiatiques soient Chinois.

Le fait que Rurik ait répondu avec plus ou moins de franchise à ses questions avait donné à John l'illusion qu'il pouvait le pousser à révéler encore plus sur sa vraie nature, notamment ce troublait son côté animal.

- Ça s'pourrait bien, ouais, on ne peut pas toujours être en train de sauver des gens de leur propre bêtise.

Réplique assez courte et neutre, pas de quoi alimenter la conversation, ni la curiosité de John, après tout, il est Serdaigle, c'était dans sa nature de vouloir en savoir plus. Mais il ne fallait pas oublier la nature distante du Médicomage, il fallait de la patience et du temps pour éplucher cet oignon, la moindre parole mal placée et il risquait de verser des larmes. En plus, la question dans son aspect le plus naturel était pleine de sous-entendus, et Rurik avait l'air d'une personne rarement, voire jamais, dupée.

- J'aime m'éloigner des villes, retrouver un peu le calme. Rien de bien spécial. Puis-je te retourner la question ?

En voilà un point commun entre eux, si seulement il n'était pas toujours aussi revêche, ils pourraient s'entendre comme larrons en foire. Le fait d'avoir retourné la question laissait bien entendre qu'il était intéressé et voulait le connaitre un peu plus, apparemment, l'intérêt était mutuel.

- Je ne les qualifierais pas d'activités extra-professionnelles, parce que je n'ai pas d'activité professionnelle stable.Je ne fais que des Dit-il, en s'attendant à voir Rurik éclater de rire. Avoir vingt-neuf ans et ne pas avoir une carrière lui foutait la honte, c'est juste que... ce n'était pas lui. Je ne fais que vagabonder un peu partout, voir le monde, les bêtes et les gens ; et m'éloigner le plus possible de la routine, d'ailleurs ça me permet découvrir chaque jour quelque chose de nouveau. Mais je pense qu'il est temps pour moi de faire quelque chose de ma vie, trouver un vrai objectif.

Il s'arrêta à ce niveau-là, il en avait assez dit à un inconnu, il en avait même un peu trop dit. John n'était pas prêt à révéler ses futurs projet à Rurik qui, d'ailleurs, n'était jusqu'à présent qu'un inconnu qu'il venait de rencontrer, comme n'importe quelle personne qu'on rencontre dans un quelconque bar. Assez dit pour aujourd'hui, peut-être qu'il fallait changer de sujet, John n'était pas à l'aise quand il parlait de sa vie "professionnelle".

- Il commence à faire froid par ici, dit-il en constatant que la chaleur qui l'enveloppait commençaient à faire place au froid.Je crois qu'il faudrait qu'on reporte notre conversation à un de ces jours.

Il jugea que la conversation avait assez duré pour une première rencontre inattendue au milieu d'un bois, ils pourraient sûrement se rencontrer ailleurs pour la continuer à un endroit où ils seraient plus à l'aise, du moins où John ne risquait pas de geler. En plus, il risquait d'attraper un rhume s'il ne continuait pas de bouger. Il espéra que le russe accepte d'échanger les coordonnées pour rester en contact et prendre un verre un de ces quatre.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Invité, Dim 22 Fév 2015 - 17:53


[ Autorisation de John pour faire agir son personnage. ]


Les questions des deux hommes étaient emplies de curiosité, de volonté d'apprendre et de découvrir... Les réponses, par contre, posaient des murs et barrières, sans cesse sur la défensive : Rurik avait bel et bien beaucoup à perdre, il ne savait pas si ce John avait une vie aussi fade qu'il laissait deviner, ou si lui aussi avait un côté un peu plus sombre.

- Je ne les qualifierais pas d'activités extra-professionnelles, parce que je n'ai pas d'activité professionnelle stable.Je ne fais que des... Je ne fais que vagabonder un peu partout, voir le monde, les bêtes et les gens ; et m'éloigner le plus possible de la routine, d'ailleurs ça me permet découvrir chaque jour quelque chose de nouveau. Mais je pense qu'il est temps pour moi de faire quelque chose de ma vie, trouver un vrai objectif.

Tout à fait, c'était exactement ce que pensait le russe : cet homme lui cachait des choses, ou était vraiment un paumé doublé d'un vagabond. Ce n'était pas péjoratif dans l'esprit de Rurik, au contraire : s'il s'en sortait plus ou moins dans la vie, c'était la preuve qu'il n'était pas totalement inutile ou incapable, surtout sans activité professionnelle stable.

« Je vois, eh bien bonne chance, on trouve toujours de quoi faire. »

Le temps s'était rafraîchi, et cela semblait gêner John, tandis que le russe se sentait mieux.

- Il commence à faire froid par ici. Je crois qu'il faudrait qu'on reporte notre conversation à un de ces jours.

Silencieusement, le loup-garou hocha la tête. Peut-être que tout ceci ne mènerait à rien, mais cela ne valait rien d'essayer.

« Pas de soucis, je suis joignable à Sainte-Mangouste, c'est plus pratique pour recevoir mon courrier. C'est Rurik Mkrovsk si besoin de préciser, bien qu'il n'y ait qu'un seul Rurik dans tout l'hôpital. »

Gardant son loup sous le bras, il observa l'homme récupérer la laisse de son chien et se redresser, prêt à partir. Si quelques degrés en moins le faisaient fuir, le russe se demandait bien où le jeune homme vagabondait... Dans le sud ? Probablement. Le russe se redressa,  ordonnant à son de rester là où il se trouvait d'une simple pression sur le sommet du crâne.

« Nous nous reverrons sans doute. »

Il n'ajouta rien de plus, laissant l'homme s'en aller. Lui-même ne comptait pas partir immédiatement : il fallait rétablir l'enchantement sur le loup, mais pas tout de suite, l'air frais lui plaisait bien, c'était revigorant, apaisant. Le silence du froid était une merveille qu'il n'appréciait pleinement qu'en Russie, alors même si cela ne faisait que s'en rapprocher, il souhaitait tout de même en profiter.

Quelques minutes plus tard, il fut seul à nouveau. Reprenant place sur le pauvre arbre difforme qui lui avait servi de siège plus tôt, il plongea à nouveau dans un silence glacial... La bête qui sommeillait en lui se laissait bercer par cette sensation, entrant dans une sorte d'hibernation dont le russe se devait d'entretenir le plus souvent possible : s'il perdait le contrôle à Poudlard, c'en était fini de lui.




[ RP Terminé ! ]
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Wendy Wacker, Sam 28 Mar 2015 - 22:48


Spoiler:
 

Je me réveillais en sursaut ce matin. J'étais tranquillement chez moi, dans mon lit, mais ma mère (adoptive) venait de me sortir de mon sommeil. Il n'était pourtant même pas 5 heures ! Evidemment, il y avait une bonne raison pour m'avoir levée si tôt : je devais aujourd'hui rencontrer la seule personne venant de ma famille biologique que je connaissais, une certaine Agate MacLiar. Elle résidait en Irlande, près de Dublin. Il fallait donc je prenne l'avion ; au total, j'allais faire environ 5 heures de vol pour m'y rendre. Je me levais puis m'habillais rapidement. Je pris soin d'être belle pour ce fameux jour ; j'avais mis une robe bleue foncée et mettais un peu maquillée avec du mascara et un léger phare à paupières argenté. Je laissais cependant mes longs cheveux noirs non attachés. Je pris ma valise et je dévalais les escaliers à toute vitesse. Après avoir dit au revoir à ma sœur adoptive et à mon père adoptif, je me rendis dans la voiture de ma mère, en direction de l'aéroport.

J'avais l'habitude de voyager en avion, car chaque été je me rendais en France avec ma famille pour aller rendre visite à mes grands-parents adoptifs. Les longs trajets ne me faisaient pas peur, au contraire : j'adorais ça. Vers 6 heures, l'avion dans lequel j'étais décolla. Ma mère se trouvait à côté de moi, elle lisait tranquillement. Moi, je dormais paisiblement. Je ne vis pas le temps passer ; nous étions arrivées en Irlande alors que je somnolais encore. Nous reprenions la voiture avec ma mère adoptive, afin de nous rendre à la résidence de ma cousine biologique. Je stressais un peu ; d'après les personnes qui l'avaient adoptée (car elle aussi était orpheline), Agate était quelqu'un de peu sociable, froide. Mais j'étais aussi contente ; c'était la première fois que j'allais rencontrer quelqu'un venant de ma famille, ma vraie famille !

Après avoir traversé Dublin et quelques autres villages irlandais, nous arrivions enfin à l'habitation des MacLiar. Une jeune femme, blonde aux yeux noirs, vint nous accueillir. Elle se présenta sous le nom de Caroline MacLiar. Puis son mari, Yann MacLiar, un grand homme brun, arriva par la suite. Cependant, il n'y avait aucune trace de ma cousine. Si ça se trouvait, elle ne souhaitait pas me voir. Ce serait tellement dommage... Tout ça pour rien ! J'espérais qu'elle viendrait tout de même bientôt me voir. Si j'étais venue ici, c'était pour elle et pour personne d'autre !

Caroline et Yann me firent visiter leur demeure. C'était une grande bâtisse, luxueuse, avec un style assez ancien que j'appréciais tout particulièrement. La maison possédait plusieurs salles de bain, cuisines, chambres et salons. Pour mon grand bonheur, à côté de l'habitation se trouvait une petite écurie ; cela voulait certainement dire que la famille possédait un équidé. Mais pour l'instant, je n'eus pas le temps de me rendre dehors pour voir si en effet, il y avait un cheval.

Caroline m'amena dans la chambre d'amie, où j'allais dormir. La pièce était grande, de nombreuses peluches et jouets se trouvaient un peu partout. Les murs étaient peints en bleus. La taille du lit me marqua : il était juste... immense ! Trois personnes pouvaient tenir dedans, j'en étais certaine. Je m'étalais dessus, sous le regard étonnée de ma mère adoptive. Cette dernière me sourit, avant de m'annoncer qu'elle allait retourner à la maison. Je lui fis un dernier câlin avant qu'elle ne quitte la demeure, accompagnée de Caroline. Quant à moi, je restais dans la chambre, déballant mes bagages. J'espérais qu'Agate allait se montrer bientôt !
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Personnage, Jeu 2 Avr 2015 - 16:01


Agate McLiar n'était pas réputée pour sa sociabilité. À l'école, on évitait son regard, on faisait un détour pour ne pas marcher près d'elle, on tentait de faire en sorte qu'elle ne nous voit pas. En effet, Agate McLiar était un mystère à elle toute seule. Toute sa naissance, son enfance, le décès de ses parents étaient plongés dans un noir secret, et personne ne savait rien de ses origines. Derrière cette cascade de cheveux châtains, ce teint cadavérique et ses yeux sombres amplis de haine et d'antipathie, on distinguait une jeune enfant en mal de savoir. Les secrets, l'ignorance. Tel était le quotidien d'Agate.


Et pour une fois, l'on allait bousculer ce quotidien. "C'est une cousine" avait dit celle qui se prétendait sa mère. "Il faudra être gentille avec elle. " Agate n'avait pas répondu ; ce mot ne voulait rien dire pour elle. La vie avait-elle était gentille ? Non. Elle ne le serait pas non plus. Assise sur son lit, la jeune McLiar contemplait une poupée aux longs cheveux noirs, un cadeau d'enfance, à laquelle elle tenait beaucoup. Elle l'avait appelée Suzy. C'est ce moment que choisis Caroline pour la prévenir : Wendy venait d'arriver. Wendy. Oh oui, Agate se devait de l'avertir convenablement. Sans un mot, la jeune enfant attrapa le bras de Suzy et se leva. Elle quitta sa chambre d'enfant pour se diriger vers l'une de celles qui étaient réservées aux invités. En effet, elle était là. Celle qui se prétendait de son sang.


-Bienvenue, ma Wendy. Son sourire se fit cruel, ses yeux assassinant sa prétendue cousine du regard. J'espère que tu as fais bon voyage... Elle laissa trainer sa voix, esquissant quelques pas sur le parquet. J'étais impatiente de rencontrer enfin une personne de ma famille ! Mensonges, oh, doux mensonges. Je suis Agate. "Ton pire cauchemar", faillit-elle ajouter.


Elle comptait bien faire de la vie de Wendy un enfer. 
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Wendy Wacker, Jeu 2 Avr 2015 - 17:51


Alors que je rangeais tranquillement mes affaires (j'étais plus précisément en train de plier mes vêtements, assise sur le grand lit), des bruits de pas se firent entendre. Je regardais par la porte qui s'approchait de la chambre d'amie ; quelle fut ma surprise quand je vis une petite fille aux cheveux châtains. Je savais parfaitement qu'il s'agissait d'Agate : en effet, avant de me rendre chez elle, nos parents adoptifs s'étaient envoyé des lettres, histoire d'en savoir un peu plus. Les parents adoptifs d'Agate nous avaient donc fait parvenir une photo d'elle, quand elle était un peu plus jeune (environ 6/7 ans). Cependant, son air me marqua. Elle souriait étrangement et ses yeux de meurtrière n'annonçaient rien de bon. Elle devait sûrement s'être mal remise de la mort de ses parents. Moi aussi, quand j'étais petite, j'étais assez bizarre et froide. Mais pas autant qu'Agate semblait l'être.

La jeune fille me salua. Elle me demanda si j'avais fait bon voyage, ajouta qu'elle était impatiente de rencontrer une personne venant de sa famille et elle finit par se présenter. C'est seulement à ce moment-là que je remarquais une poupée aux cheveux noirs  de jais dans sa main. Cela donnait un peu l'impression que je me trouvais dans un film d'horreur. J'espérais que ce n'était qu'une impression, sinon... Sinon, j'étais mal partie, moi qui voulais passer du bon temps en sa compagnie. Je me levais du lit. Je faillis sourire mais je ne le fis pas. A vrai dire, à voir l'expression du visage de ma cousine, cela ne me donnait nullement envie de le faire. Je m'approchais simplement d'elle, tout en gardant un bon mètre de distance entre elle et moi.    
Bonjour Agate. J'ai fait bon voyage, merci. Je posais mon regard sur la poupée. Cet objet m'intriguait vraiment. C'est une très jolie poupée que tu as là...

J'avais dit tout cela d'un ton inexpressif. Pour l'instant, j'essayais d'engager la discussion. Peut-être que si j'apprenais à connaître Agate, celle-ci se monterait plus sociable et sympathique avec moi. Mais rien n'était joué, loin de là.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Personnage, Lun 4 Mai 2015 - 17:47


Elle était laide, cette Wendy, hideuse même, aux yeux d'Agate. La fillette se tenait bien droite, Le bas de la robe de Suzy fermement serré dans sa main. On lui avait toujours tout enlevé, la vie l'avait privée de sa famille. Cette poupée, personne ne lui la prendrait, jamais... Arquant un sourcil insolant, McLiar traîna des pieds jusqu'à sa prétendue cousine. Elle tourna un peu autour d'elle, l'examinant en silence. On lui avait dit qu'il y avait un air de famille. Eh bien Agate n'en voyait pas, et c'était très bien comme ça. La pointe de déception qu'elle ressentait était d'une toute autre nature ; encore une imposture, encore un mensonge. Elle en avait marre, elle, de se faire mener en bateau à longueur de journée !

-Bonjour Agate. J'ai fait bon voyage, merci. C'est une très jolie poupée que tu as là...

Agate baissa les yeux, à son tour, sur la sombre masse de cheveux de Suzy. Oui, elle était très belle. Plus belle que toutes les filles que la McLiar avait pu voir. Elle semblait fragile mais elle savait, elle, que ce n'était qu'une apparence. Elle savait juger les gens d'un regard : Suzy était une bonne personne.

-Oui. Elle s'appelle Suzy. Agate leva les épaules de manière ostentatoire. Elle me confie toutes sortes de secrets. Des secrets qui te feraient peur. Des secrets qui te tueraient. Un soupir lourd échappa à Agate tandis qu'elle terminait sa phrase. Je t'attends au grenier, Maman m'a dit qu'on pourrait y jouer.

Sans attendre de question, Agate McLiar tourna les talons et entreprit de traverser le sombre couloir. Non loin de là, accolée au mûr, une échelle n'attendait qu'elle, et la petite commença son ascension...
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Wendy Wacker, Lun 4 Mai 2015 - 18:57


Mal alaise. Voilà le sentiment que je ressentais là, maintenant. Franchement, je remettais ce voyage et cette rencontre en question. Bien que le caractère d'Agate pouvait se comprendre à cause du décès de ses parents biologiques, j'attendais tout de même de sa part un petit effort. J'étais sa cousine quand même ! C'était la seule personne de ma famille qui me restait. De plus, finalement, la vie n'avait pas été si dure avec elle (du moins c'est ce que je pensais) : bien que ses parents soient morts, elle vivait dans une grande demeure, avec un couple qui ne demandait qu'à l'aimer, dans un endroit du monde charmant, près de la campagne sans être dans un coin paumé non plus, un endroit idéal pour une jeune fille comme elle (ou comme moi d'ailleurs). A mes yeux, rien ne lui manquait.

La réponse de la MacLiar ne se fit pas attendre. Sa poupée se nommait Suzy. Contrairement aux autres enfants de mon âge (et ceux plus jeunes aussi), je n'avais jamais donné de prénom à des objets comme des peluches ou des poupées, tout simplement car je ne considérais pas un vulgaire objet comme une personne ou un animal. La suite de sa réponse fut plus ou moins étrange et flippante. Agate confiait ses secrets à la poupée, mais là n'était pas le plus grave : la petite fille me décrit ses secrets comme faisant peur, ou qui pourraient me tuer. Me... tuer ? Elle n'était pas sérieuse ? C'était bien trop bizarre pour que ce soit vrai. Mais au fond de moi, je savais parfaitement que ça ne devait pas être si impossible. J'essayais juste de me rassurer. Alors que je réfléchissais, Agate s'en alla, me demandant de la rejoindre au grenier. Super...

J'arrive... Dis-je en soupirant, d'une voix à peine audible.


Je me mis alors en route pour le fameux grenier. Je traversai un couloir sombre pour commencer. Pour l'instant, j'étais assez confiante et le couloir ne me faisait nullement peur. Cependant, l'échelle menant au grenier me semblait peu stable, et d'après ce que voyais du bas de l'échelle, le grenier ne semblait pas très sûr non plus. Bien que ce n'était peut-être qu'une mauvaise impression. Je montai, doucement, puis cherchais ma cousine. Malheureusement, il faisait bien noir ici. Mais heureusement pour moi, ce n'était pas non plus un grenier horrifiant, enfin d'après ce que je pouvais entrevoir : tout était bien rangé, il y avait peu de poussières, différents objets se trouvaient là mais ils ne semblaient pas si étranges que ça. C'était seulement des vieilleries. J'imaginais que Caroline avait fait un peu le ménage dans ce lieu avant que je vienne.

Agate ? Tu es où ? Demandais-je calmement, sans aucune crainte, même d'un ton assuré. J'avançais paisiblement, à la recherche de la jeune fille, me préparant si jamais elle souhaitait me faire un mauvais tour.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Personnage, Mar 12 Mai 2015 - 14:47


Agate aimait le grenier. Elle aimait ces cartons regorgeant de bijoux, de vieilles robes, d'ouvrages anciens, de poupées, de lettres... Cette odeur si peu commune, ce sentiment d'être littéralement au cœur du temps, presque debout sur une aiguille de l'horloge imaginaire que la petite McLiar aimait à rêver quand elle était ici. La gamine déposa Suzy sur le rebord du petit vasistas et se remit à fouiner au milieu des affaires de la famille. Elle se sentait bien ici. Moins différente du reste du monde... Presque rassurée. Elle n'était peut-être pas si seule, finalement ?

Puis le visage de sa "cousine" dépassa de la trappe et Agate se détourna. C'était plus fort qu'elle, elle la haïssait déjà. Parce qu'elle lui faisait penser aux parents qu'elle ne connaîtrait jamais, à tout ce qu'elle aurait pu avoir, au lieu d'être coincée ici ; dans cette maison de bourgeois qui la prenait pour folle. Elle n'était pas folle, elle était différente. Elle voyait des choses que les autres petites filles ne voyaient pas. Cela faisait-il d'elle un monstre ?

- Agate ? Tu es où ? appela son abominable cousine.

Un instant, Agate fût tentée de garder le silence, de l'effrayer. Peut-être voudrait-elle repartir rapidement, si elle avait peur ? Puis elle se rappela les règles de la bonne conduite et répliqua d'une voix doucereuse qui sifflait dans les oreilles :

- Je suis là, derrière le gros carton. Il y a de jolies robes, ici ! Peut-être y en aura-t-il une qui t'irais ?

A vrai dire, elles étaient toutes très grandes, et jamais la jeune McLiar n'avait réussi à en mettre une. Les corsages ne se défaisaient plus, et pourtant, la beauté de ces vêtements la transportait à chaque fois ? Surprenant, pour une petite fille toujours vêtue de noir...
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Wendy Wacker, Mar 12 Mai 2015 - 18:42


Il fallut du temps à Agate avant de me répondre. Je faillis même croire qu'elle n'était en fait pas au grenier et qu'elle se cachait quelque part d'autre dans l'habitation. Cependant, au bout de longues minutes, elle se décida à parler et m'indiqua son emplacement. Elle se trouvait derrière un gros carton. Je me précipitai de la rejoindre, un air neutre au visage. Au passage, j'admirai un peu les objets présents : un beau ras de cou blanc en dentelle aux motifs floraux me tapa notamment dans l'œil. Je pris le collier, comptant le mettre après.

Quand je fus près de ma jeune cousine, celle-ci me proposa d'essayer l'une des robes. Après tout, je n'avais pas grand chose à perdre en le faisant. Au moins, cela ferait plaisir à la petite MacLiar - peut-être qu'elle m'apprécierait même un peu plus si je faisais ce qu'elle voulait, bien que je n'espérais pas trop non plus qu'elle devienne toute mignonne et adorable rien que si je mettais un simple vêtement. Je regardai un peu les différentes robes qui se trouvait dans le grand carton : la plupart (voir la totalité) étaient assez vieilles, mais pourtant très belles. La première tenue que je sortis était une grande robe, voir immense, avec pleins de froufrous et aux manches courtes. Il s'agissait en fait d'une robe victorienne blanche et rouge sang. Je fus bien tentée de l'essayer, mais vu sa taille, elle serait bien trop grande pour moi. Je cherchai de nouveau, laissant la robe victorienne étalée sur le parquet. La deuxième robe semblait un peu plus récente : je l'aurais estimé datant des années 1880. Elle était rouge bordeaux et un peu noir. A première vue, la robe était parfaitement à ma taille ! Mais elle ne plaisait pas du tout. Je continuai donc de fouiller le carton à la recherche de la perle rare.

La troisième robe était une assez petite robe des années 1900. Les manches ballons étaient courtes et l'habit était de couleur blanche. De belles roses en dentelles bleues très pâle embellissaient le vêtement. Bien qu'un tout petit peu trop grande, cette robe mirait certainement à ravie ! De plus, elle irait très bien avec le ras de cou. Mettant l'habit contre mon corps frêle, le ras de cou toujours dans ma main, je demandai à ma cousine, oubliant presque la mauvaise attitude qu'Agate avait envers moi :

Tu en penses quoi de celle-là ?
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Personnage, Mar 12 Mai 2015 - 20:27


Wendy pointa enfin le bout de son nez, surgissant de derrière le carton. Agate lui adressa à peine un regard, continuant à fouiller avec passion dans les montagnes de tissus et de bijoux qui s'entassaient dans ces coffres. Elle fit glisser entre ses doigts l'étoffe soyeuse d'un jupon. Quel dommage qu'elle soit si petite, si maigre... ! Se vêtir comme les grandes dames d'antan lui ferait tant plaisir ! Elle passa une main dans ses cheveux châtain, daignant enfin se tourner vers Wendy. Celle-ci semblait plutôt enthousiaste à l'idée de revêtir l'une de ces robes.

Elle fouinait dans les cartons, tandis qu'Agate alla s'asseoir sur le rebord du vasistas, à côté de Suzy, qui restait silencieuse. Elle se posait beaucoup de questions. Avait-elle raison d'en vouloir autant à Wendy, alors qu'elle ne la connaissait pas du tout ? Cette jeune fille était-elle venue pour lui montrer à quel point elle était seule au monde où voulait-elle vraiment rencontrer un membre de sa famille ? Il était difficile de faire la part des choses pour la petite McLiar, qui de toute sa vie n'avait connu que le silence, qui avait fait de son mutisme une carapace ? Elle se retrouvait bien stupide, à ne pas savoir comment exprimer ses ressentiments, ses attentes...

-Tu en penses quoi de celle-là ?

Agate se tourna vers sa cousine, qui venait de prendre la parole. Elle n'était peut-être pas si hideuse que ça finalement, avec ses longs cheveux, ses yeux transcendants et sa taille fine. La robe était un peu large au niveau des épaules, mais aucun doute, elle était très belle ainsi...

- Tu es presque aussi jolie que Suzy ! Ma chère cousine, on a des centaines de robes ici. Si elle te plaît, garde là. Et le bijou aussi !

Faire un présent à sa cousine lui faisait presque plaisir ! Mais hors de question de l'avouer.

-Je crois que l'on devrait fouiner un peu...
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