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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Dans la campagne irlandaise
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Personnage, Mar 12 Mai 2015 - 20:27


Wendy pointa enfin le bout de son nez, surgissant de derrière le carton. Agate lui adressa à peine un regard, continuant à fouiller avec passion dans les montagnes de tissus et de bijoux qui s'entassaient dans ces coffres. Elle fit glisser entre ses doigts l'étoffe soyeuse d'un jupon. Quel dommage qu'elle soit si petite, si maigre... ! Se vêtir comme les grandes dames d'antan lui ferait tant plaisir ! Elle passa une main dans ses cheveux châtain, daignant enfin se tourner vers Wendy. Celle-ci semblait plutôt enthousiaste à l'idée de revêtir l'une de ces robes.

Elle fouinait dans les cartons, tandis qu'Agate alla s'asseoir sur le rebord du vasistas, à côté de Suzy, qui restait silencieuse. Elle se posait beaucoup de questions. Avait-elle raison d'en vouloir autant à Wendy, alors qu'elle ne la connaissait pas du tout ? Cette jeune fille était-elle venue pour lui montrer à quel point elle était seule au monde où voulait-elle vraiment rencontrer un membre de sa famille ? Il était difficile de faire la part des choses pour la petite McLiar, qui de toute sa vie n'avait connu que le silence, qui avait fait de son mutisme une carapace ? Elle se retrouvait bien stupide, à ne pas savoir comment exprimer ses ressentiments, ses attentes...

-Tu en penses quoi de celle-là ?

Agate se tourna vers sa cousine, qui venait de prendre la parole. Elle n'était peut-être pas si hideuse que ça finalement, avec ses longs cheveux, ses yeux transcendants et sa taille fine. La robe était un peu large au niveau des épaules, mais aucun doute, elle était très belle ainsi...

- Tu es presque aussi jolie que Suzy ! Ma chère cousine, on a des centaines de robes ici. Si elle te plaît, garde là. Et le bijou aussi !

Faire un présent à sa cousine lui faisait presque plaisir ! Mais hors de question de l'avouer.

-Je crois que l'on devrait fouiner un peu...
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Wendy Wacker
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Wendy Wacker, Mar 12 Mai 2015 - 21:24


Le compliment qu'Agate venait de me dire me fit grand plaisir. J'affichai un sourire radieux à la petite fille. Après tout, vu comment la MacLiar tenait à sa poupée Suzy, être comparée à elle n'était pas une mauvaise chose. D'autant plus que la poupée était vraiment très jolie. La jeune fille se décida même à m'offrir la robe et le ras de cou ! Cela me fit encore plus plaisir. Finalement, sous sa carapace, Agate n'était pas si méchante que ça. Bien au contraire, il suffisait juste de gagner sa confiance, même si je me doutais que pour l'avoir entièrement, jamais du chemin à faire. Mais c'était déjà un bon début ! Après tout, il y a un commencement à tout.

Je suivais les ordres de la petite fille, qui me conseillait de fouiner un peu. Elle n'avait pas tort : ce grenier semblait regorger de trésors ! Une sorte de caverne d'Ali Baba des anciens temps. Je regardais tous les cartons, pour voir si je trouvais quelque chose d'intéressant. Il y avait énormément de vêtements : des robes, mais aussi de nombreuses jupes, des chemises, des corsets, et même des chapeaux des anciens temps ! Je découvris même un chapeau melon, qui me fit fort penser à un moldu du nom de Charli Chaplin. J'avais de très maigres connaissances en non-sorciers, mais je savais tout de même quelques petites choses sur eux, notamment des noms d'acteurs, de chanteurs ou du moins de personnes célèbres. J'aimais me cultiver, même si ce que j'apprenais n'avait aucun rapport avec la magie, peu importait.

Je reposai le couvre-chef là où l'avait trouvé. Je tombai alors sur une tenue d'équitation. Une belle bombe noir, une veste de compétition bleu marine et une chemine blanche qui allait avec, ainsi qu'un pantalon beige. Des bottes et des gants d'équitation se trouvaient juste à côté de la tenue. Ainsi, un ancêtre MacLiar faisait du cheval ? Peut-être. Si cela s'avérait vrai, je serai bien contente de l'apprendre, car j'étais moi même une passionnée d'équidés - enfin surtout d'équidés volants.

Après avoir admiré quelques instants la tenue, je retournai voir Agate. Mais je trébuchai sur un objet, et je faillis bien tomber. Mais je réussis tout de même à garder mon équilibre. L'objet en question était un gros classeur, un peu poussiéreux, mais cependant neuf. Il semblait rempli. N'osant pas l'ouvrir seule, je m'approchai de ma cousine, le classeur en main, puis je le lui tendis tout en la questionnant dessus :

Qu'est-ce que c'est ? Un album photo ?
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Personnage, Lun 8 Juin 2015 - 10:02


Agate se décida à recommencer à farfouiller dans les vestiges du passé des McLiar. Elle attrapa le bras de Suzy pour que celle-ci puisse l'aider, et se frotta les mains sur les cuisses. La poussière retombait comme de la neige, et une subite envie d'éternuer la prit. Elle se balada ainsi, sa poupée avec elle, dans les rangées de cartons exposés là presque comme dans une bibliothèque. Elle se sentait plus minuscule que jamais. Un peu comme si finalement, elle n'était qu'une humaine lambda au cœur de cette famille ancienne. Elle qui avait toujours cherché la différence... Quelle désillusion cruelle !

Soudain, Wendy la héla. Arquant ses minces sourcils, la petite la rejoignit, quelques mètres plus loin. Elle aussi avait du parcourir le grenier pour la retrouver, ce qui signifiait que sa cousine s'était profondément enfoncée dans l'immense pièce. La brune tenait dans la main un épais ouvrage qui intrigua Agate. Elle tendit sa main libre pour en effleurer la couverture poussiéreuse. Elle se mordit la lèvre. Sa cousine a questionna sur la nature de l'objet.

-Une seule façon de le savoir, n'est-ce-pas ?

Vous l'aurez compris, si Agate avait été une étudiante de Poudlard, elle aurait été à Gryffondor. Derrière son mutisme, ses airs froids et distants, elle cachait un caractère bravache et enflammé. Elle le démontrait très bien ici. La gamine s'empara du livre et s'assit sans autre forme de procès sur le sol, en tailleurs. Elle fit signe à sa cousine de l'imiter et sans plus attendre, ouvrit ce qui révéla être effectivement un album photo.

Il était ancien. Les photographies, pâles souvenirs immobiles des bons moments du passé, captivèrent Agate. La toute première était une vieille femme, habillée de guenilles, sur un fond de richesse, avec dans ses bras un bébé. Un peu plus loin, une foule d'hommes jouant à la pétanque, le sourire aux lèvres, la bière à la main. Une autre, représentait un portrait d'une sublime femme aux cheveux châtains.

-Tu penses que ces photos montrent la famille McLiar ou bien... ? sa voix dérailla subitement de quelqu'un d'autre ?

Elle n'osait pas formuler son espoir ; que cet album soit le vestige de leur famille.
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Wendy Wacker
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Wendy Wacker, Lun 8 Juin 2015 - 19:00


La petite fille me répondit. Je ne pris pas tellement la peine d'écouter sa réponse car à peine venait elle de me parler qu'elle s'en alla s'asseoir, le classeur en main, me demandant de faire de même. La MacLiar semblait particulièrement enthousiaste et curieuse face à ma découverte, mais ce comportement ne me déplaisait pas, bien au contraire ; je le préférais largement à celui de l'Agate glaciale et solitaire. Je la rejoignis aussitôt, et commençai à observer le classeur qu'elle venait d'ouvrir. Et je fus heureuse de découvrir qu'il s'agissait d'un album photo, avec des photos jaunâtres de mauvaises qualités certes, mais c'était déjà ça.

Je fus de suite captivée par les photos. Je scrutais chacune d'entre elles avec la plus grande attention. Il y avait des hommes jouant à la pétanque, de belles femmes bien habillées semblant fortunées, bref, tout laissait paraître que la famille à qui appartenait cette album était riche. Cependant, une question se posait : toutes les personnes photographiées étaient-elles des MacLiar, ou bien était-ce des membres de ma famille, de notre famille à moi et à Agate ? Cela serait fou mais pas impossible. La jeune fille semblait s'être demandée la même chose car elle me questionna justement dessus. Je décidai de fouiller un peu plus le classeur, pour voir si personne n'avait indiqué par hasard le nom de famille des personnes photographiées.

Après quelques minutes de recherches non fructueuses, je tombai alors sur l'une des dernières photos, en couleurs, qui semblait beaucoup plus récente que les précédentes : elle représentait deux petites filles adorables devant un immense manoir. La première petite fille était souriante, maigrichonne et avait de beaux cheveux châtains aux reflets roux. La deuxième avait des airs de mannequins : elle était grande, mince, des cheveux blonds ondulés, des yeux marrons et un teint de porcelaine. Mais peu importait leurs couleurs de cheveux ou leurs humeurs ; je venais de me rendre compte de quelque chose d'improbable ! A la main de la petite fille  aux long cheveux châtains se trouvait une magnifique bague qui laissait paraître un émeraude étincelant. Or, cette bague n'était autre que celle que je portais en ce moment, ma bague que mes parents m'avaient légué avant leurs morts, la seule chose dont j'étais certaine qu'elle appartenait à ma lignée.  Je pris la photo assez violemment et surtout très rapidement, et la retournai. Il était précisément écrit en écriture calligraphique : "27 Mai - Louane (7 ans) et Shanon (5 ans) Earl".

Dis-moi... Earl, c'est pas le nom de famille de nos deux mères par hasard ?... Car la bague que la jeune fille porte là, je désignai la main de la fameuse Louane, c'est une bague que mes parents m'ont donné après leur mort, j'approchai ma main droite vers Agate, pour lui montrer ma bague que j'avais mis à mon doigt.

Soudain, avant que ma cousine puisse répondre, la mère adoptive d'Agate souleva la trappe qui menait au grenier pour nous expliquer qu'elle et son mari allaient s'absenter pendant quelques heures car ils se rendaient en ville pour faire les courses, et elle me demanda de bien veiller sur leur fille. En un sourire, j'hochai la tête pour lui répondre positivement, et elle repartit, me laissant de nouveau seule avec la petite MacLiar.

Peut-être que tes parents t'ont donné ce classeur en héritage, mais que tes parents adoptifs l'ont laissé au grenier en pensant qu'il n'avait pas d'importance ni d'utilité...
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Personnage, Mar 9 Juin 2015 - 19:10


Wendy tournait avec fougue les pages de l'album, et sa cousine se tenait là, assise à ses côtés. Elle avait cette impression étrange de traverser le temps, le passer et les vies de personnes qu'elle ne connaissait pas, et qui pourtant lui paraissait plus réelles et plus amies que tous ces petits camarades de classe réunis. C'était comme si ces gens-là faisaient partie de sa propre histoire. Elle en était déboussolée. Au fond d'elle, elle se demandait si la brunette à ses côtés ressentait la même chose, mais sa pudeur naturelle lui interdisait de demander quoi que ce soit. Alors elle se contentait de vagabonder de photographie en photographie, en inventant un nom et une vie à chaque personne qu'elle voyait-là.

La jeune Wacker semblait avoir trouvé une photographie qui lui plaisait. Deux gamines, trop maigres pour être belles, et pourtant possédant un charme inéluctable. Agate était fascinée. L'inscription, derrière le papier glacé, ne la fit pas réagir, mais Wendy, elle semblait avoir vu un fantôme. Elle tendit brutalement la main devant elle, désignant sa bague et parlant des "Earl". McLiar, elle, n'en savait rien. Sa mère adoptive, si elle pouvait parler d'elle comme telle, n'avait jamais évoqué devant elle ses véritables parents. Trop jeune, disait-elle sans cesse. Trop jeune, toujours. C'était ce qu'ils prétendaient tous pour détourner ses questions.

-J'en sais rien, mais en tout cas...

Elle fût coupée par le visage bienveillant de sa mère adoptive, à travers la trappe. Elles devaient rester seules ici ? Mais c'était le paradis ! Avec un ricanement à demi-humain, Agate se tourna vers Wendy. Les photographies lui étaient complètement sorties de la tête !

- Eh ! Il y a du pudding dans le réfrigérateur ! On pourrait descendre, non ?

Même si elle ne l'avouerait jamais, Agate McLiar commençait à se prendre d'affection pour quelqu'un, pour sa cousine.
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Wendy Wacker
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Wendy Wacker, Mer 10 Juin 2015 - 15:48


Agate semblait se ficher de ce que je venais de découvrir. Elle semblait plutôt très contente face à l'absence de ses parents adoptifs, et ne prêta plus d'attention au reste. Cela était une si bonne nouvelle de voir ses parents adoptifs s'en aller pendant quelque heures ? Elle ne les aimait pas à ce point ? Étonnée, je la fixais, pendant qu'elle me proposa joyeusement d'aller manger du pudding en bas. Pourquoi pas, même si j'aurais préféré continuer ma recherche sur les photographies et découvrir d'autres choses. Et en plus, je n'avais pas spécialement faim. Mais bon, vu que ça semblait lui faire plaisir, j'acceptai.

Si tu veux... Dis-je avec un maigre sourire.

Je me levai pour aller rejoindre la trappe afin de sortir du grenier. J'ignorais si ma cousine me suivait, mais tant pis. Après avoir traversé les multiples couloirs de la maison (qui ressemblait d'avantage à un grand manoir d'ailleurs), toujours habillée de ma robe datant des années 1900, je réussis enfin à trouver la cuisine. Une pièce moyenne, aux murs blancs, avec pleins d’électroménagers et d'autres outils pour cuisiner. Et en plein milieu, une petite table, avec trois malheureuses chaises en bois. Elle ne devait pas être souvent utilisée, cette table, car elle était incroyablement propre. Normal, vu que la famille devait sans doute généralement manger dans la salle à manger, qui se trouvait juste à côté. Je me dirigeai vers le réfrigérateur,  cherchant le pudding. Une fois trouvée, je le posai sur la petite table et alla ensuite chercher deux cuillères et deux assiettes. Je mis un peu de temps car il y avait beaucoup de tiroirs, et ne connaissant pas l'endroit exact où était rangé les couverts, je dus fouiller un peu partout. Une fois tout installé, je m'asseyai, attendant que la petite MacLiar en fasse de même. J'avais gardé la photographie avec les deux jeunes filles dessus, celles que je soupçonnais être nos mères biologiques.  Cela semblait improbable que ce soient elles, mais tout affirmait le contraire. J'avais la même bague que la fille sur la photo, ça ne pouvait pas être une coïncidence ! J'ignorais si Agate pensait la même chose que moi. Peut-être me trouvait-elle folle d'affirmer ce lien de parenté avec ses deux jeunes filles ? D'autant plus que son silence suite à ma question me laissait planer dans le doute face à ses impressions...
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Liam Riu
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Liam Riu, Sam 16 Jan 2016 - 0:12


{RP privé w/ Heather Wells}

La dernière chose dont il se souvienne avoir aperçue était une falaise. Une énorme pente blanche à ses pieds, où venaient s'écraser les vagues de l'océan. Il s'était senti tellement détendu à ce moment, une sorte de vision de paix. Il y avait quelque chose d'ordonnée, de tranquille, dans cette étendue bleue pleine d'écumes. Il s'y était arrêté 10 minutes peut-être, il n'avait pas bougé d'un poil. Il se souvenait de ses jambes un peu flageolantes, de ses épaules lasses, des égratignures et multiples lacérations qui le lançaient et cette absence totale d'énergie. Pendant 10 minutes, il avait un peu oublié ce qu'il était venu faire en Irlande.

Mais au bout de ce laps de temps, tout était revenu d'un coup. Il ne savait pas trop quoi, un mélange de souvenirs haineux et d'angoisse, d'appréhension, de hâte. Un trop plein d'émotions, et plus rien. Un blanc total. Uniquement les souvenirs de ces 3 derniers jours en Irlande. 3 nuits qu'il avait passées dans une petite chaumière en campagne, sur les côtés de l'île. Éloigné de tout, avec des espaces à perte de vue, où personne n'aurait jamais envie de mettre les pieds. Seuls quelques touristes égarés s'y retrouvaient, qu'il expédiait ailleurs avec un sortilège Repousse-Moldu. Il avait eu toute la place qu'il voulait pour s'exercer. C'était la deuxième phase de son plan des derniers mois. Cela faisait un moment qu'il n'était pas rentré chez lui, qu'il n'avait pas revu Kyara. Il continuait de lui donner des nouvelles, en lui racontant par exemple qu'il avait trouvé un travail, qu'il était obligé de rester là-bas, qu'il reviendrait bientôt, etc... De petits mensonges, rien de bien grave.

A vrai dire, il avait arpenté pendant quelques mois toute l'Angleterre, à la recherche des personnes les plus susceptibles d'accéder à sa requête. Ce ne fut pas très facile, il s'en était mangé des portes et il avait essuyé les échecs. Mais il était plutôt fier de lui, il avait concocté tout ce qu'il lui fallait pour son retour. A présent, il préparait la suite. Armé seulement de sa baguette et d'un livre de sortilèges, il s'était entraîné, physiquement et magiquement. Il testait certains sorts tout seul, d'autres sur ceux qui l'hébergeaient. Et si ça ratait, un coup d'Oubliette et tout rentrait dans l'ordre. Il n'avait pas pu tout réparer, aussi bien les dommages matériels que ses propres blessures. Il avait accumulé de la puissance mais aussi de la fatigue, et peut-être était-ce pour ça qu'il avait pété un plomb, partant sans s'en rendre même compte à l'opposé de son terrain d'entraînement et de son auberge.

Il errait désormais dans un immense champ, qui ressemblait à un océan vert. Liam ne s'en rendait pas compte, il continuait de marcher, ses propres préoccupations le déconnectaient de ses pas. Il avait toujours des bouts de pierre enfoncés dans sa peau. Un Confringo mal dosé. Les nuages qui s'étaient fait menaçants toute la journée commençaient à déverser tout leur contenu sur le sol déjà bien gorgé d'eau. Un pluie torrentielle s'abattit sur la campagne irlandaise, mais rien n'arrêtait le Métamorphomage. Ses cheveux, ses vêtements, ses chaussures, jusqu'à la barbe qu'il n'avait pas rasé, tout se retrouva trempée en un rien de temps. Mais Liam s'enfonçait toujours plus profondément dans les terres.

Les séquelles qu'il avait cru avoir vaincues et guéries s'étaient rouvertes et le faisaient devenir fou. Son cerveau bouillonnait, il ne s'arrêtait plus. Il aurait pu aller encore loin comme ça s'il ne s'était pas écroulé d'un coup par terre. La tête la première dans la boue, il était désormais plus sale que jamais. Il se releva péniblement, essayant de tirer sur ses bras. Mais il mangea la terre humide encore une fois. Ses muscles ne le portaient plus, mais au moins il avait retrouvé sa conscience. Essayant de se mettre assis au moins, il put alors avoir un aperçu de l'endroit.

De toute évidence, il s'était pris les pieds dans une pierre, plantée verticalement à même le sol. En bougeant la tête de chaque côté, il put remarquer que plusieurs stèles étaient installées comme cela, certaines plus belles que d'autres. Il avait l'impression d'avoir atterri... Dans une sorte de cimetière à ciel ouvert. Il devait partir, c'était mauvais de déranger les morts comme cela. Mais il n'en avait pas la force. Sa marche l'avait amené très loin, et déjà épuisé par les entraînements, il ne trouvait plus la moindre énergie pour faire un geste. Pendant qu'il tentait de chercher un moyen de retrouver son chemin, la fatigue l'emporta et il commença à somnoler, le menant inévitablement vers le sommeil.
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Heather Wells
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Heather Wells, Sam 16 Jan 2016 - 18:17


Bien qu'il s'agisse d'un habituel jour de semaine, la jeune Garde Chasse avait décidé d'abandonner son poste le temps d'une journée. Elle commençait à perdre pieds dans sa vie et avec plus que besoin de prendre l'air, de faire une pause pour retrouver ses racines. Ce n'était pas comme si Kholov allait vérifier son travail de toute façon, et son elfe la préviendrait si on avait besoin d'elle au château.

Emmitouflée dans une longue et épaisse cape noire, un bonnet tout aussi ébène recouvrant ses cheveux, elle était difficilement reconnaissable. Heather marchait d'un pas lent, remontant ainsi sa rue. Sur sa droite apparut rapidement sa maison, là où elle était née, là où elle avait grandit... De nombreux souvenirs resurgirent tour-à-tour dans sa mémoire. Les jeu d'enfants, les comptines, les soirées d'Halloween déguisées... A l'époque tout semblait si simple, songea-t-elle avec mélancolie. Mais ce qui l'attristait le plus, c'était qu'aucun de ses souvenirs n'avait de rapport avec sa mère. Dans sa mémoire, cela faisait longtemps que sa voix et son visage avait disparu. Elle savait qu'il gardait une photo animée d'elle dans sa chambre, rien ne lui empêchait de monter, d'aller la voir... Rien, si ce n'était qu'il était là, elle le voyait d'ailleurs par la fenêtre. Jugeant qu'elle n'avait que trop tardé dans ce lieu et qu'il ne pouvait rien lui apporter de plus, la jeune femme tranplana.

La rue bétonnée et les lampadaires avaient désormais fait place a une herbe bien verte et de très nombreux arbres. L'Irlandaise s'était rendue dans le parc national de Killarney, qu'elle avait autrefois tant apprécié. C'était la première fois qu'elle y remettait les pieds depuis l'accident. Elle savait où elle voulait aller, malheureusement pour elle, elle ne savait plus bien le chemin. Elle ne parvint d'ailleurs pas à le retrouver, malgré une longue heure de veines recherches. La rousse aurait pu penser que les Hippogriffes avaient levé le camp si elle n'avait pas trouvé quelques plumes une de leurs plumes qu'elle avait d'ailleurs ramassé.

La jeune femme trouva enfin le courage pour prolonger son périple et se rendre là où reposait sa défunte mère. Hors de question d'utiliser la magie pour s'y rendre, elle se sentait le besoin de marcher, il fallait qu'elle réfléchisse et cela l'aidait à y voir plus clair. La pluie fut rapidement de la partie et ses pieds trempés ne tardèrent pas à la faire souffrir. Heather retira alors ses chaussures avant d'infliger un calda sur ses deux chaussettes afin de ne pas perdre d'orteils en route.

Bientôt, une église moldue à moitié effondrée apparut sous ses yeux, rapidement suivis par un lit de stèles grisâtres toutes ressemblant les unes au autres. La Garde Chasse observa les noms sur les tombes, cherchant celle portant le nom d'Agnieska Wells. Là, soudain, juste sous ses yeux ! Elle se fondait si bien dans la masse, aussi négligée. Pas une seule fleur n'offrait un peu de couleurs. Rien, absolument rien. Personne n'avait dû lui rendre visite depuis un moment, bien que son père n'habite qu'à une quinzaine de minutes.

La rousse alla s'asseoir sur la tombe, tout près de la stèle, contemplant ainsi le nom de celle qui l'avait mise au monde. Elle fit tourbillonner entre ses doigts fins l'une des plumes, cherchant ce qu'elle allait dire. Il y avait tant qu'elle ne savait pas quoi dire. Relevant ses manches, elle se perdit dans la contemplation de l'encre qui dansait sous sa peau. Elle dû rester ainsi bien une heure. Le silence régulièrement troublé par la pluie qui revenait incessamment.

- Je suis complètement paumée maman, finit-elle par lâcher. Je sais pas quoi faire... J'me sens tellement fatiguée, tellement seule, beaucoup trop souvent. Je t'en veux tellement de m'avoir abandonné, même si je sais que c'est pas de ta faute...

Elle lâcha enfin ce qui pesait sur son cœur depuis tant d'années. Soudain, de nombreux sentiments firent surface. La haine, la jalousie, la tristesse... Ils formèrent ainsi un cocktail de passions refoulées qui ne demandait qu'à exploser. Un torrent de larme rejoignit rapidement la pluie sur son visage. L'Irlandaise se savait seule et elle n'avait jamais été aussi proche de sa mère depuis si longtemps que, pour une fois, elle décida qu'elle n'avait pas à se cacher. Alors elle évacua tout ce qui avait besoin de sortir, revenant le temps d'un instant, une simple enfant pleurant dans les bras de sa mère.

Lorsqu'elle fut enfin calme, elle put raconter à sa mère tout ce qui lui était arrivée depuis sa mort. Elle savait qu'elle parlait toute seule et qu'Agnieska ne pouvait pas lui répondre. Cependant, dévoiler ce qu'elle avait sur le cœur lui fit trop de bien pour qu'elle ne s'arrête. Même l'arrivée d'une forme étrange dans le cimetière et s'écrasant quelques tombes plus loin de la troublèrent pas. Les mots sortaient de sa bouche comme une rivière dont le barrage aurait explosé. Lorsqu'elle eut enfin terminé son récit, elle planta les plumes d'hippogriffes dans la terre avant de se lever, ses vêtements recouverts d'une épaisse couche de boue meuble. Désormais elle se sentait beaucoup mieux, comme revigorée par une énergie nouvelle.

- J'espère que tu comprends que je fais tout ça pour que tu puisses être fière de moi de là où t'es. Je t'aime maman.

La Garde Chasse se dirigea donc vers la sortie du cimetière, prête à rentrer chez elle se réchauffer en ce pluvieux après-midi. Elle passait à côté du gars qui était arrivé plus tôt et dont elle n'avait pas le souvenir de l'avoir vu bouger depuis. S'il était mourant, il n'aurait pas pu trouver plus approprié comme endroit, sauf si ce n'était la morgue. Il fallait dire que le gars avait vraiment une sale tête. Il était couvert de boue, d’égratignures et sans doute de sang. Elle ne savait pas si c'était un moldu ou un sorcier, tout ce qu'elle savait c'était que s'il restait là, il allait crever de froid. Avant de partir, elle tâta ses côtes du bout du pied. Au moins elle aurait fait une bonne action en lui offrant une chance de survivre.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Liam Riu, Lun 18 Jan 2016 - 19:02


Le froid engourdissait le moindre de ses muscles, il n'avait plus la force de frissonner. Il subissait, il se laissait aller. Et pourtant, il était allé si loin, il avait fait tellement de choses en quelques mois. Tout ça pour finir ici à se morfondre, à se laisser aller à la folie. Ce qui équivalait à avoir autant dépensé d'énergie pour rien. Il en avait clairement marre de baisser les bras après avoir tant donné. Cette manie avait la fâcheuse habitude de venir et partir. Oui, évidemment qu'il avait laissé quelques parties de sa conscience dans le kiwicot, mais il arrivait toujours à marcher, à courir, à penser, à lever le bras, à parler, à écouter, à ressentir. Alors, non, cette fois il n'était pas prêt de tout abandonner.

A ce moment, il sentit de petits coups contre son torse. Il peinait à ouvrir les yeux, la fatigue ou alors la boue qui collait ses paupières entre elles. Quoiqu'il en soit, il dut fournir un énième effort pour enfin apercevoir ce qu'il se passait autour de lui. La pluie n'avait pas cessé, à vrai dire elle avait peut-être même redoublé. Ce qui n'était pas plus mal, la boue qui couvrait son visage n'avait pas séché. Il porta alors un bras à son visage, agrippa sa manche la plus propre - un véritable torchon en gros - et tenta de faire disparaître le gros de la terre humide. Une fois fait, il leva les yeux vers l'ombre qui se tenait devant lui. Il ne voyait pas grand-chose mais il tenta tout de même de se relever. Il avait un minimum de dignité, il n'allait tout de même pas rester faire la manche devant elle - il le devina à sa silhouette.

Armé de sa détermination, il puisa dans les quelques réserves qu'il lui restait et poussa sur la stèle derrière lui pour se remettre sur ses pieds. Il y était parvenu, il était désormais sur ses deux pieds. Mais il ne tenait pas vraiment debout. Lâchant un instant la pierre, il eut un court instant d'équilibre, puis vacilla, donna un coup d'épaule à son interlocutrice et essaya de se balancer vers l'arrière, afin de s'asseoir carrément sur la pierre tombale. Il ne pouvait faire mieux. En levant le visage, il écarta les cheveux trempés qui pendaient devant ses cheveux et s'adressa à la femme :

- Vous auriez pas quelque chose à boire ou à manger ?
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Heather Wells, Mer 27 Jan 2016 - 15:58


L'homme emmitouflé mit un peu de temps à ouvrir les yeux, mais il fini miraculeusement par y arriver. Il s'étala ensuite de la boue sur le visage avec sa manche, comme s'il n'en avait pas déjà assez. L'inconnu tenta ensuite maladroitement de se relever et la Garde Chasse eut un mouvement de recul, certes elle était déjà sale, mais c'était pas une raison pour qu'il la salisse encore plus. Surtout qu'il était peut-être bourré... Il finit ensuite par lui demander si elle n'avait pas quelque chose à manger.

- Oui évidemment, j'ai toujours mon frigo portatif avec moi, des fois que j'ai un petit creux, répondit-elle avec son sarcasme habituel.

Normalement, Heather serait partie, cependant, il y avait quelque chose dans la voix du gars, dans son regard qui lui disait quelque chose. Sans aucun gène, elle l'observa, tentant de mettre un nom sur ce visage. Mais il fallait avouer que ce n'était pas facile, avec la pluie, il y avait peut de lumière et l'inconnu avait l'air de revenir d'outre-tombe avec sa barbe et son visage sale. Il ne devait ressembler en rien à ce qu'il avait l'air auparavant. Soudain, ça commençait à revenir, tout doucement. Poudlard... Poufsouffle ? Enseignant ?

- Oh p*tain Liam, s'écria-t-elle alors. Il t'es arrivé quoi ?

Il fallait dire que depuis qu'il avait subitement quitté son poste d'enseignant, elle ne l'avait plus revu, non pas qu'elle l'ai vraiment cherché. Mais Heather était intriguée du coup. Elle appela son elfe et lui somma de lui chercher à manger et à boire, ce qu'elle fit. Quelques secondes plus tard, la garde chasse tandis à l'ancien Poufsouffle du pain et une bouteille d'eau.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Liam Riu, Ven 5 Fév 2016 - 23:29


C'était vraiment une vision pitoyable. Le temps n'aidait en rien dans cette scène plus que lamentable, et avec cette mine dégoûtante et le contraste avec la femme qu'il avait en face de lui, on ne pouvait trouver plus tragique. Liam en avait conscience et c'était bien le dernier de ses soucis. Le regard méprisant de son interlocutrice également. Si elle ne voulait pas lui donner à manger, il finirait par la manger elle. Sa remarque ne le fit pas tiquer, il commençait simplement à abandonner l'idée de pouvoir trouver quelque chose à manger ou à boire ce soir. Il se passa la main sur son visage dégoulinant, la fatigue commençant à prendre le dessus. Il allait se reposer au pied de cette tombe et puis, il verrait le lendemain s'il pouvait se lever.

Pendant qu'il commençait à comater, il sentit un regard inquisiteur sur lui, une insistance affichée. Oui, il était complètement dégueu. Oui, il était au pire de sa forme, pas besoin d'un inspection pour le savoir. Il se serait bien passé de tout ça mais finalement, il y trouva une certaine curiosité. Que se passait-il pour qu'elle le regarde comme cela ? Alors il pensa. Ses cheveux, sa peau, la forme de son nez, ses yeux. Avec aussi peu de force, il ne parvenait peut-être plus à contrôler son don. Mais tant pis, la surprise passée, elle s'en irait juste après. Le laissant aux esprits qui vivaient ici.

- Oh p*tain Liam. Il t'est arrivé quoi ?

Il reconnut son nom tout de même, ce qui lui donna envie de lever sa tête. Il essayait désormais de deviner à qui il avait à faire. Mais impossible, entre la pluie et son regard vacillant, il n'arrivait à savoir. C'est alors que deux petites apparitions se firent. La même, un aller-retour de l'elfe de la femme. Maintenant qu'il y pensait, il lui semblait reconnaître la voix. Et d'un coup, vision de paradis. Eau et pain, 2 en 1. Au début, il n'osait prendre ce qu'on lui proposait. Mais cette hésitation ne dura pas plus d'un quart de seconde, et en moins de temps qu'il faut pour dire "supercalifragilistiexpialidocius", il posait le verre à terre, revigoré.

Ses muscles se retendirent, il lui fallut un petit moment pour enfin s'intéresser à la femme. Et cette fois, ses neurones réagirent à la vue des traits de la Garde-Chasse de Poudlard. Et dans un autre contexte, la sorcière qu'il avait embrassé devant sa copine.

- Mmm... Le surmenage je pense. Je m'entraîne depuis quelques jours, j'en ai peut-être trop fait.

Pourquoi s'entraînait-il déjà ? Il lui semblait avoir oublié, mais maintenant tout revenait. Il lui fallait reprendre, au plus vite. Il n'était pas au point.

- Et toi qu'est-ce que tu fais là ? T'as pas des élèves à perdre dans la Forêt Interdite ou des créatures à nourrir ?
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Heather Wells, Mer 6 Avr 2016 - 23:08


Comment ça je suis en retard ? C'est pas vrai Han

L'ancien Poufsouffle hésitait à prendre ce qu'elle lui offrait, agaçant ainsi Heather qui avait l'air stupide à attendre les bras tendus. Mais quand il prit enfin les victuailles, elle lui laissa le temps de se restaurer. De toute façon, l'asséner de questions à ce moment aurait été inutile, elle doutait fortement qu'à ce moment il soit suffisamment concentrée sur elle pour pouvoir l'entendre.

Celui qui fut enseignant à Poudlard eut en suite lui aussi du mal à la reconnaître. Elle n'avait pas tant changé que ça. Elle n'avait pas vieilli non plus. Si ? Il finit par lui expliquer que son état provenait probablement du surmenage dû à son entrainement. Il la prenait pas un peu pour une c*nne aussi ? Quelques soit le genre d'entrainement, elle ne voyait pas ce qui avait pu le pousser un tel état. Il lui demanda ensuite ce pourquoi elle était là, s'il elle n'avait pas autre chose à f*utre de sa journée.

- Du tourisme, répondit-elle, acerbe, ne voulant pas s'étaler sur les raisons de sa venue. N'aimant pas la phrase du clochard, elle ne put s'empêcher de continuer sur le même ton : mais je peux me barrer et te laisser crever là si tu préfères. Je peux même prévenir Blanchet pour qu'elle vienne te récupérer.

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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Mangemort 87, Sam 13 Aoû 2016 - 1:17


Pv 39

Loin de s’émouvoir pourtant
Des banales histoires de hanches

Tu avais donné rendez-vous à ton maître. Une campagne isolée. Silencieuse. Absorbée par la nuit. Tu avais besoin de lui. Tu aurais pu lui donner rendez-vous sous visage civil, mais tu n’étais encore familiarisée avec son identité. Il t’était plus simple de l’entendre sous le visage qui était le sien. Le vrai. Comme rien n’était aussi toi que ce masque. Et puis, en soit, les questions que tu avais concernaient toutes l’Ordre. Ses membres, leurs activités, et leur futur. Oui. C’était cohérent. Presque.

kill'emallofcourse


Les heures tournèrent dans un oppressant silence. Tu n’en pouvais plus de ne pas savoir. Trop de gels et de doutes. Combien de Mangemorts étaient métamorphomages ? Etait-il monnaie courante de se faire passer pour son frère ? Y avait-il un 49 ? Oui. 67 t’avait présenté un 49 à votre première rencontre. Qu’était-il à présent ? Ou alors ta mémoire alors n’était bien fine. C’est une période où ton emotional distress était assez catastrophique. Si c’était pas 49 mais 39 ? Ouais, là aussi, il serait le mieux placé pour répondre. Oh dog. Les et si s’enchainaient, on aurait pu en remplir des bouteilles alors que tu préfères les remplir d’alcool, genre, vraiment.

Cape ajustée, masque à ta peau incrusté, pierre dissimulant-décuplant ton regard. Tu étais prête. Prête à entendre les réponses. Enfin tu l’espérais. De toute façon, ce serait toujours mieux que le silence. Non ? Non ? Réponds, lecteur. Dis moi que ça peut pas être pire. T’as besoin de l’entendre. Mais ton coeur, steady as hell, se distraie vite. Comptant les chauves-souris. Il a intérêt à venir. C’est pas monnaie courante que tu appelles à l’aide. C’est la première fois que tu le fais masquée, en fait. Mais le silence ne te permettra d’avancer. Pourtant, c’est rigoureusement tout ce qui t’entoure. T’enveloppe. Floutant les contours dans un va-et-vient de fumée interne. My name is blurryface.

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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Liam Riu, Jeu 18 Aoû 2016 - 22:43


{Permission de 39 pour finir très rapidement le RP avec Heather... Je vous laisse à vos cachouteries)

L'esprit plus clair, il commençait à comprendre l'absurdité de la situation. Et surtout cette position à la limite de la soumission à la Wells. Quelle humiliation, comment pouvait-il se tenir aussi bas et misérable devant elle ? Jamais il n'aurait imaginé en arriver à ça, et il espérait que jamais cette situation ne se reproduirait à l'avenir. Et qu'elle tomberait dans l'oubli, aspiré par les âmes tourmentées qui tournaient dans le coin. Pratiquement remis, il s'appuya sur la tombe qui l'avait supporté jusqu'à présent afin de se hisser au niveau de la fourchue.

- Du tourisme, mais je peux me barrer et te laisser crever là si tu préfères. Je peux même prévenir Blanchet pour qu'elle vienne te récupérer.

C'était d'une froideur et d'un mépris tellement caractéristique du personnage qu'il se sentit revenir à Poudlard. Mais ce n'est pas ce qui le surpris le plus. Elle avait évoqué Kyara. Et dans ce tumulte de pensées abjectes et incohérentes, elle paraissait comme le chemin de sortie, bordé de lumières. Après ces mois de confusion, de colère, de tension, de lutte contre lui-même et ses démons, elle lui manquait. Sa chaleur surtout, la sécurité de sa situation. Il était persuadé qu'il devait être à moitié mort pour revenir vers elle. Mais c'était suffisant. Il fuyait, encore.

Du pain, de l'eau, et Heather. Cette journée était vraiment hors du commun, et il n'aimait pas spécialement ça. Il n'avait pas envie de s'attarder là, il n'était pas à l'aise déjà. Il entendait sa mère lui répéter de ne pas déranger les morts lorsqu'il avait voulu ramasser les fleurs du cimetière de son grand-père pour les mettre sur sa tombe.

- Je vais t'éviter le déplacement, je vais aller lui annoncer moi-même. J'espère que t'as pas prévu de grand voyage cette année, j'aurais encore besoin de toi une prochaine fois. L'idée d'une nécessité de la voir le dégoûtait mais c'était le cas. Du coup, je rentre à Pré-au-Lard. On se reverra bientôt.

Une dernière bouchée, ses yeux se levèrent puis se fermèrent, laissant la pluie dégouliner sur son visage.
Le pain réduit en bouillie dans sa bouche, il ramena ses dernières forces. Il se rappelait désormais à quel point c'était bon de rentrer.
Désormais avalé, il transplana, laissant la Wells à son propre sort parmi les cadavres, et l'Irlande, pour la dernière fois.

FIN DU RP
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Mangemort 39, Dim 21 Aoû 2016 - 0:13


Un contact. Une demande, une urgence. C’était vous, que l’on cherchait. Qui d’autre en même temps ? Quel autre masqué aurait pu être indispensable à cette demoiselle ? 87… La pauvre petite. Vous, qui l’aviez entraînée, formée. Vous, qui aviez été son mentor, le premier à lui offrir votre réel confiance. Vous vous demandiez ce qu’elle pouvait bien avoir à vous demander pour vous appeler, vous, et vous seul.

Vous vous étiez pris d’une certaine affection pour la donzelle. Presque comme si elle était votre fille. En moins jolie évidemment, car elle ne disposait pas de vos soyeuses bouclettes de cheveux. Quoiqu’elle se trouvait être plutôt bien gaulée. Enfin… C’était fini pour vous toutes ces contemplations. Les ridules au coin de vos yeux en disaient bien assez long sur votre âge et sur ce que vous pouviez vous permettre de regarder. Ces femmes d’âge mûr, dont les traits comment le ventre et les seins commençaient à s’affaisser. Ces hommes dont les fesses, bien moins pulpeuses qu’auparavant, tombaient comme deux branches basses trop lourdes. Vous ne pouviez plus avoir que de la marchandise de seconde main. Fini les découvertes opportunes, l’enseignement à cette jeunesse innocente. Vous n’aviez plus qu’à vous satisfaire de ce que vous pouviez encore avoir, à commencer par une érection pas trop tombante.

Bref. Vous deviez y aller. Lorsqu’elle vous avait appelé, vous étiez au Bastion, comme cela vous arrivait souvent. Mais vous aviez décidé de faire un tour dans la Salle des Masques avant de la rejoindre. Cette salle où vous aviez remis, un par un, les masques que vous aviez volé. Cette salle que vous aimiez admirer de temps en temps, en espérant que le vôtre ornerait les murs, tel un trophée de chasse, encadré par de l’or et sous haute surveillance. Vous espériez que vos actions au sein de cet ordre seraient suffisamment remarquables pour qu’un jour au moins, à défaut d’avoir un tableau dans le monde magique, on puisse contempler ce que portait votre visage.

Les minutes s’écoulaient, lentes et silencieuses. Nombreuses également. Vous finissiez cependant par vous arracher à cette contemplation morne en vous rappelant de la mission qui vous attendait. Vous espériez qu’elle n’était pas en danger de mort, car si elle avait souhaité une aide urgente, elle n’aurait pu compter sur vous.

Alors vous transplaniez. Réflexe habituel, vous regardiez votre main droite à l’arrivée, saisi par la nausée. Oui, elle était toujours en place. Mais un courant d’air sur l’arrière de votre crâne vous indiquait que vous aviez peut-être perdu quelques cheveux. Qu’importe… Vous pouviez de toute manière les faire repousser.

Vous regardiez la campagne environnante et eûtes la surprise de la trouver seule. Heureusement, elle n’avait pas eu besoin de vous pour se sortir du pétrin. Si vous n’étiez pas certain de votre grand âge, vous auriez cru qu’elle souhaitait simplement un moment fort intime en votre présence. Votre visage à demi masqué se fendit d’un sourire, rassuré des circonstances dans lesquelles votre protégée se trouvait, et vous parliez, d’une voix grave et profonde, faisant s’envoler quelques oiseaux.

Que me vaut le plaisir de ce tête à tête chère 87 ?

Quel poète… Un peu plus et vous faisiez rimer vos phrases. Vous étiez décidément terriblement impressionnant. Presque à en faire Trembler la narratrice. Il fallait bien faire Trembler quelqu’un de toute manière, avec un matricule comme le vôtre.


Dernière édition par Mangemort 39 le Jeu 6 Oct 2016 - 17:24, édité 2 fois
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Mangemort 87, Jeu 1 Sep 2016 - 18:51


Long, il était long à venir, l’affreux luron que tu te désespérais de voir. Non que tu ne lui voues une affection trop catégorique ; mais il avait su te faire confiance, pire, te surprendre, et dans un monde aussi charnière que celui-ci, c’était le genre d’os sur lequel le charognard que tu étais s’abreuvait jusqu’à plus soif. Il allait venir. Hein. Il le fallait. T’étais pas assez inspirée pour écrire un En attendant Tremblement, donc il avait intérêt.

Bord*l, tu en avais marre d’avoir besoin d’un autre. Ce sentiment était plus oppressant que tout autre, car il était pour beaucoup la prémisse d’une attache, et que l’attache était bien une chose que tu ne pouvais te permettre. Tu avais caché à tous, masqués compris, une partie de ton identité. Lui, lui l’avait vue dès le premier jour. Il ne ferait sans doute pas le lien, enfin il fallait espérer. Mais il fallait qu’il répondre, crument qu’il dise qui Il était, comment le contacter. Un CRAC s’engouffra entre les herbes. L’appréhension te hérissait presque le poil. Redressait les inexistantes moustaches ; ces capteurs sensoriels au nom ignoré qui semblaient clairsemer les pores juste au dessus de tes lèvres.

Saurait-il ? Dirait-il ? Il ne parla pas tout de suite, non. Il regardait sa main. Tu préférais pas savoir ce qu’il avait encore fait avec. Frémissement d’ailes ; quelques plumes tombent en pluie. Moineaux et mésanges le craignent. Toi, tu l’attends. Toute déprise que tu soies, tu l’attends. Tu n’aimes pas le concept de l’attente, en vérité. Tu te rappelles une fois avoir demandé à un homme de t’attendre. Tu n’allais chercher que destrier, mais il en était mort. Alors fallait combler l’attente du vide le plus profond, du creux des mots. Des voix contraires s’articulaient, masculines, féminines, toujours féroces et félines.

dégoût de vivre
usurpation identitaire
éternelle mascarade
où l'on croit dominer un soi
pire ! être un soi
pour n'apprendre qu'à petit pas
qu'il est moulé
désossé
approprié
pour une vague fumée
le rideau claquait


Jouer avec un bout d’herbe pour ne pas penser au sens des mots qui se tissait. Sens qui n'était que désordre. La seule usurpation était civile. Pour être soi, il suffisait de rester masquée. A vie. Car le jour où tu avais été marquée, les flammes avaient craché trois lettres. L. N. É.
- Que me vaut le plaisir de ce tête à tête chère 87 ?

Ton sourire carnassier ne résista à sa tirade. Dents prêtes à vous bouffer cru. 

- Pas sûre que ce soit un réel plaisir pour toi. Mentor, j’ai besoin de comprendre les racines des ténèbres. Dans quels pas je marche. Les tiens, certes, me guident depuis que vous m’avez accordé la marque. Mais il est un masque dont je n’ai jamais connu l’identité. Assez court, en vérité, il s’arrêtait à la chute de son nez. 49... 
Des flashs rapides s’imposaient. Assez peu déplaisants. [PARENTAL ADVISORY - EXPLICIT CONTENT], comme il aurait dit. Avec lui, tu avais commencé par The Kill, ignorant que The Hunt ne faisait que commencer.  
J’ai besoin de le retrouver.  
Pourquoi ? Fallait pas pousser. Déjà, tu confiais un besoin, t'en remettais à lui. Expliquer les motifs serait trop... Trop. Tu n'étais pas prête à ça.
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