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Dans la campagne irlandaise
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Mangemort 87
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Mangemort 87, Jeu 1 Sep 2016 - 18:51


Long, il était long à venir, l’affreux luron que tu te désespérais de voir. Non que tu ne lui voues une affection trop catégorique ; mais il avait su te faire confiance, pire, te surprendre, et dans un monde aussi charnière que celui-ci, c’était le genre d’os sur lequel le charognard que tu étais s’abreuvait jusqu’à plus soif. Il allait venir. Hein. Il le fallait. T’étais pas assez inspirée pour écrire un En attendant Tremblement, donc il avait intérêt.

Bord*l, tu en avais marre d’avoir besoin d’un autre. Ce sentiment était plus oppressant que tout autre, car il était pour beaucoup la prémisse d’une attache, et que l’attache était bien une chose que tu ne pouvais te permettre. Tu avais caché à tous, masqués compris, une partie de ton identité. Lui, lui l’avait vue dès le premier jour. Il ne ferait sans doute pas le lien, enfin il fallait espérer. Mais il fallait qu’il répondre, crument qu’il dise qui Il était, comment le contacter. Un CRAC s’engouffra entre les herbes. L’appréhension te hérissait presque le poil. Redressait les inexistantes moustaches ; ces capteurs sensoriels au nom ignoré qui semblaient clairsemer les pores juste au dessus de tes lèvres.

Saurait-il ? Dirait-il ? Il ne parla pas tout de suite, non. Il regardait sa main. Tu préférais pas savoir ce qu’il avait encore fait avec. Frémissement d’ailes ; quelques plumes tombent en pluie. Moineaux et mésanges le craignent. Toi, tu l’attends. Toute déprise que tu soies, tu l’attends. Tu n’aimes pas le concept de l’attente, en vérité. Tu te rappelles une fois avoir demandé à un homme de t’attendre. Tu n’allais chercher que destrier, mais il en était mort. Alors fallait combler l’attente du vide le plus profond, du creux des mots. Des voix contraires s’articulaient, masculines, féminines, toujours féroces et félines.

dégoût de vivre
usurpation identitaire
éternelle mascarade
où l'on croit dominer un soi
pire ! être un soi
pour n'apprendre qu'à petit pas
qu'il est moulé
désossé
approprié
pour une vague fumée
le rideau claquait


Jouer avec un bout d’herbe pour ne pas penser au sens des mots qui se tissait. Sens qui n'était que désordre. La seule usurpation était civile. Pour être soi, il suffisait de rester masquée. A vie. Car le jour où tu avais été marquée, les flammes avaient craché trois lettres. L. N. É.
- Que me vaut le plaisir de ce tête à tête chère 87 ?

Ton sourire carnassier ne résista à sa tirade. Dents prêtes à vous bouffer cru. 

- Pas sûre que ce soit un réel plaisir pour toi. Mentor, j’ai besoin de comprendre les racines des ténèbres. Dans quels pas je marche. Les tiens, certes, me guident depuis que vous m’avez accordé la marque. Mais il est un masque dont je n’ai jamais connu l’identité. Assez court, en vérité, il s’arrêtait à la chute de son nez. 49... 
Des flashs rapides s’imposaient. Assez peu déplaisants. [PARENTAL ADVISORY - EXPLICIT CONTENT], comme il aurait dit. Avec lui, tu avais commencé par The Kill, ignorant que The Hunt ne faisait que commencer.  
J’ai besoin de le retrouver.  
Pourquoi ? Fallait pas pousser. Déjà, tu confiais un besoin, t'en remettais à lui. Expliquer les motifs serait trop... Trop. Tu n'étais pas prête à ça.
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Mangemort 39
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Mangemort 39, Mer 21 Sep 2016 - 16:35


Vous dégustiez un instant le silence qui suivit vos paroles. Porté par le vent, il avait la douceur de la nuit, le goût sucré d’un fruit mûr et la fraîcheur de l’eau des montagnes. Il méritait presque de ne pas être brisé, mais puisque vous aviez posé une question, il aurait été impoli à la donzelle de ne pas vous répondre. Il était cependant impoli également de parler et de ne pas vous permettre de goûter quelques infimes secondes encore à la beauté de ce silence. Tant pis. 87 avait à cœur de gâcher les instants. C’était même sa spécialité. Mais elle n’y pouvait rien, elle ne pouvait pas vous égaler, quoi qu’elle veuille faire. Vous étiez bien trop au-dessus d’elle pour qu’elle ne puisse un jour espérer arriver à votre niveau.

Alors elle parla. Elle débita son jargon qu’il vous fallut comprendre. Car si vous lui aviez appris beaucoup, l’expression normale entre deux êtres issus du commun des mortels n’avait pas encore fait l’objet de vos cours. Et elle avait ainsi la fâcheuse tendance à compliquer les choses. Pourtant elle arrivait à vous faire sourire. Car l’aspect révérencieux dont elle drapait ses mots vous faisait presque plaisir. Ils étaient enveloppés d’une cape de respect, taillée dans le meilleur tissu qui soit.

Votre sourire s’évanouit cependant à l’annonce d’un nom. 49. Non pas qu’il vous soit totalement inconnu, mais il s’agissait d’un ancien. D’un de ceux qui avait décidé de ne pas vous révéler son identité. Au début tout du moins. Vous aviez fini par le savoir, heureusement… Tout en l’ayant assez brièvement connu d’ailleurs. En vérité son identité vous avait tout à fait surpris. Car vous le connaissiez avant, mais vous ne pensiez pas que lui, qui s’était toujours fait passer pour un imbécile à Poudlard, aurait pu avoir l’étoffe d’un véritable Mage Noir.

- J’ai besoin de le retrouver.

Et vous, de quoi aviez-vous besoin ? De beaucoup. D’être un minimum considéré par les élèves de Poudlard. De voir 70, ses yeux, ses lèvres. Couvrir sa bouche de baisers et… Mettre un terme à vos fantasmes irréalisables aussi. Sans doute. Vous haussiez les épaules tout d’abord. Dans un mouvement réflexe, qui indiquait simplement que vous ne saviez pas. Mais s’agissait-il de la réponse à sa question ou de celle à la vôtre ? Aucune idée. D’autant que vous penchiez la tête sur le côté, prouvant ainsi que vous réfléchissiez. Vous ne saviez pas ce qu’il fallait lui répondre. Alors, dans le doute, vous lui offriez la réponse la plus facile.

- Je connais pas de 49

Oui, vous lui mentiez. Parce qu’en fait, quelque chose vous chagrinait. Non pas le souvenir de 49 lui-même mais plutôt le fait qu’elle vous fasse venir, vous, pour essayer de le savoir. Pourquoi ne pas demander à 67 ? Pourquoi ne pas le faire au Bastion ? Quel besoin de discrétion avait-elle ?

En soupirant, vous vous approchiez d’elle et avanciez une main, quasiment au contact de la sienne. Vous la sentiez soucieuse. Si elle vous demandait une telle chose, il s’agissait sans doute d’une recherche importante. Et vous vouliez être un mentor pour elle, de bout en bout. Une béquille sur laquelle s’appuyer quoi qu’il se passe.

- Pourquoi tu veux un 49 ? Ton cher 39 te suffit pas ?

Vous accompagniez la remarque d’un sourire, espérant la détendre. Vous n’aimiez pas cette histoire.


Dernière édition par Mangemort 39 le Lun 10 Oct 2016 - 18:04, édité 1 fois
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Mangemort 87, Dim 9 Oct 2016 - 9:07


Il te souriait, encourageant. Ou satisfait. Ou condescendant. Ou rêveur. Ou menteur. Il est des mille et des cents de traductions de sourire. D’honnêtes à manipulateurs, en passant par les plus protecteurs, ils enlisent les visages plus qu’ils les illuminent. Dans le même temps, ils sont beaucoup plus simples à regarder que d’autres expressions faciales. The lesser of two evils. Bref, tu n’allais t’amuser à interpréter ce qu’il pouvait se passer dans la tête du métamorphomage, sinon un, t’allais finir aussi barrée que lui, deux, t’allais même plus te rappeler de ta question. De ton besoin. Des réponses plus que des silences, je suppose.

Un temps. Il ne dit rien. Hausse les épaules, ça sent mauvais. Et cette tête penchée, imitation des statues antiques ? Déesses grecques et romaines laissaient dodeliner leur mâchoire arrondie de part et d’autre de leurs cervicales. Pour avoir l’air plus douces, empathiques, que leurs pairs masculins. Djendeur quand tu nous tiens. Si ton maître voulait paraître doux, c’était mauvais signe. Ça donnait le sentiment qu’il allait apporter une réponse que tu ne voulais pas entendre, et le savait, et voulait t’y préparer pour éviter de devoir te voir déchanter. Non. Ça pouvait pas être ça. Il avait pas le droit de pas savoir, sinon toi, tu pouvais plus.

Vers qui devais-tu te tourner pour en retrouver les pas ? Ou alors fallait-il laisser tomber la quête ? Tu peux pas. T’arrives pas. Tu peux pas oublier ses traits un peu durs, sa barbe de trois jours, sa poigne affirmée qui tranchait avec la langue de jeune avec laquelle il t’avait recrutée à vos débuts. Tu peux pas oublier, car t’as appris qu’on fait pas l’amour à des idées mais à des gens, et que les gens sont pas parfaits, et que les gens font des bébés. Tu n’étais qu’à l’étape « découvrir le degré d’imperfection du type » mais ça promettait.

Il desserra enfin les lèvres, les laissa chatouiller par la brise champêtre. Oui, tu sais, il fait bon et beau et il a mieux à faire que s’occuper de toi, mais tu en as besoin. Tu sais pas ce que tu feras s’il ne peut t’aider. Vers qui il faudrait te tourner. Comme une irrévocable sentence, les mots tombent.
- Je connais pas de 49.


Tu crois entendre la corneille dont on tranche la tête avec toute la lenteur qu’une hache permet. Bon, bah retourne te coucher, quoi. La famille est plus large que tu l’avais espéré, et les liens manquent entre les maillons de la chaine des ombres. Il soupire et t’approche avec une douceur que tu n’aurais pas anticipé, effleurant ta main dans un semblant de tentative pour la saisir. Il n’y avait pas à dire, il était déroutant, ton mentor.

- Pourquoi tu veux un 49 ? Ton cher 39 te suffit pas ?
- T’en fais pas, j’ai toujours besoin d’un 39. Mais j’ai partagé avec 49 d’autres souvenirs.
Tu as la bizarre impression que les arbres pourraient vous entendre et, prudente, louvoies vers ton maître. Avec un regard mi-espiègle, mi-grave, tu susurres à son oreille. Le meurtre nous ouvrait des appétits charnels.

T'as l'impression qu'il joue. T'as besoin qu'il t'aide. Qu'il comprenne que tu cherches pas juste un fantôme du passé. Tu prends sa main tendue, fermement, et l'appliques sur ton ventre rendu plat par ton habit amélioré. C'est bizarre à faire, car ce n'est pas le type de gestes auquel tu es accoutumée. Il ne se passe rien, d'abord, puis un pied lui cogne la main.
- Aide-moi. Ou juge moi et je te bute.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Mangemort 39, Lun 10 Oct 2016 - 19:23


- T’en fais pas, j’ai toujours besoin d’un 39. Mais j’ai partagé avec 49 d’autres souvenirs.

Vous cligniez des yeux, comme pour montrer le point d’arrêt que votre cerveau effectuait après cette phrase. D’autres souvenirs. Vous eûtes un instant l’impression que l’on tranchait quelque chose, à vif, à l’intérieur de votre ventre. Qu’un monstre endiablé se déchaînait les quelques instants où vous n’arriviez pas à trouver ce qui vous gênait. 49 était plus vieux que vous dans l’Ordre Noir, et si elle vous demandait son identité, c’est qu’elle ne l’avait connu que masqué. Vous, pourtant, aviez l’impression de l’avoir totalement initiée aux Masques et à l’idéologie. Alors que pouvait-elle avoir à faire avec 49 ? N’aviez-vous pas la primeur de la chose ?

Mais les événements se succédèrent avec plus de vitesse et plus de surprise encore que vous ne pouviez l’imaginer. Elle prit votre main, la déposa sur son ventre, et vous murmura quelques paroles à l’oreille. Un instant vous souriez, puis vous compreniez que celle que vous aviez initiée, votre petite protégée, quasiment votre fille, avait cédé au péché. Vous déglutissiez.

Votre réaction fut plus prompte encore lorsque quelque chose bougea, dans son ventre. Vous retiriez alors vivement votre main, l’air quasiment dégoûté. Non, dégoûté, réellement, vous l’étiez. Vous ne vous attendiez pas à cela. Et qu’en plus elle vous fasse toucher un être à peine formé… Vous en aviez un haut-le-cœur.

- ]Et tu cherches 49 parce que ce serait le père de ton gosse !? T’es sûre que c’est lui au moins !?

L’expression de votre visage était étrange. Presque folle. Et vous partiez d’un rire de dément. En fait, vous étiez profondément abasourdi par la nouvelle. Choqué. Destabilisé. Vous ne pensiez tout simplement pas ça possible. Et dire que cet avorton s’était permis de poser la main sur elle sans même révéler son identité. Comment avaient-ils faits ? Dans le noir, sous un masque ? Sans jamais se parler ? Elle ne l’avait même pas reconnu ? Il vous semblait pourtant à un moment, à Poudlard, où ils étaient bien proches ces deux là… Vous reculiez, et vous secouiez la tête, parfaitement désabusé.

- Ca t’avancerait à quoi que je te dise qui c’est hein ? Je sais qui il est. Mais j’suis sûr que t’es même pas sûre de son matricule. T’as de la chance que je connaisse un 49. Mais ça se trouve c’est même pas lui. Pis quoi tu vas venir lui dire « coucou, v’la ton gosse » ?

Rageusement, la salive vous montait dans la gorge et vous crachiez simplement à ses pieds.

- S’il ta baisé comme une chienne sans retirer son masque, c’est parce qu’il voulait pas de toi ! Qui voudrait d’une gonzesse qui s’allonge sous le premier masque qu’elle trouve hein ?
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Mangemort 87, Mar 18 Oct 2016 - 2:40


Tu t’attendais pas à sa réaction. Tu étais venue à lui, honnête et vulnérable, et voyais son sourire troublé vite virer déglutition dégoûtée. Ça commençait mal, si mal... Sa main ne s’attarda pas longtemps sur ton ventre. L’amas de cellules se permit un petit coup de pied pour signaler sa présence, faire coucou au mentor, et bam, il se retira, comme brûlé. Brûlure était sans doute le terme approprié, oui, car l’instant d’après il cherchait à t’exposer à la même violence. Verbale, certes, mais pas moins délétère. Il doutait de tes affirmations ?

Oui. T’étais sûre que c’était 49. Motif numéro 1 : tu ne te faisais, à ta sortie de prison, que des meufs. Et lui. Il avait été l’exception de tes pirouettes. Motif numéro 2 ? Il doutait que tu soies capable d’identifier un masque ? Soit, soit ! Sauf que tu l’avais rencontré plusieurs fois, et à moins qu’il se soit amusé à donner le matricule d’un collègue, non, c’est lui que t’avais croisé... En fait non. Il n’avait pu s’amuser à mentir sur son numéro. Preuve en est ; déjà, à l’époque, 67 l’appelait 49, et tu t’interrogeais sur les divergences hiérarchiques que supposaient la possibilité pour certains, mais pas tous, de divulguer le matricule de masqués.

C’était lui. Pourquoi était-ce si difficile à entendre ? Avaient-ils de massifs désaccords, aurais-tu dû t’adresser directement à ton Maître ? Peut-être, oui. Lui... Lui ne t’aurait jamais parlé comme ça. Parce que ça allait de mal en pis : après la tentative de remise en question de tes certitudes, il riait, jouait à « moi je sais », te crachait aux pieds... Une hargne que tu n’aurais soupçonné. Du jugement pour une grossesse involontaire, t’en avais reçu, des menaces de mise à mort aussi, mais jamais tu n’en aurais attendu de lui. Sans doute idéalisais-tu le lien qui vous unissait.

S’il ta baisé comme une chienne sans retirer son masque, c’est parce qu’il voulait pas de toi ! Qui voudrait d’une gonzesse qui s’allonge sous le premier masque qu’elle trouve hein ?


Ta main trembla, se fermant en un poing, se voulant prêt à partir lui refaire le pif mais ne parvenant à faire le moindre mouvement. Tu avais toujours été traitée de S*l*pe, attaquée pour tes moeurs, sexualisée par des inconnus et t’approprier ces étiquettes était un moyen de survie. Pourquoi ton attirail sinon pour réaffirmer un « I’m good on that pussy sh*t »? Et pourtant... Pourtant que le rejet vienne de 39, ce n’était pas pareil.

Tu t’en foutais, de savoir si 49 t’avait jamais respectée. Tu l’avais pas baisé par amour, juste pour l’impulsion, et le contexte glauque entourant vos ébats en témoignait assez gracieusement. Tu l’avais pas baisé parce qu’il était lui, tu t’étais juste une nuit embrasée pour vos idées communes, une fois qu’il n’y avait plus personne à tuer. Et les raisons pour lesquelles tu voulais garder l’enfant, ou contacter 49, ne regardaient que toi. Qu’il se mêle de ce qui le regardait.

Le seul dont tu avais espéré de gagner le respect, c'était 39. Et vu l'échec, il valait mieux écourter au plus vite la rencontre. Avant que ça dégénère. Regard fixé droit sur lui, et ses mensonges quant à l'importance de votre mentorat.
- Je m’en bats les reins de ton avis sur ma sexualité. Je veux juste son nom. Me fais pas regretter d’être venue vers toi. Ton timbre était d'un froid si glacial qu'il en devenait râpeux, mais c'était le maximum que ton calme pouvait permettre.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Mangemort 39, Lun 24 Oct 2016 - 22:15


Le poing qui se ferme, face à vous. Et la déception, tout simplement, dans vos yeux. Vous aviez cru un instant qu’elle serait différente. Que cette fille que vous aviez initiée pourrait être à part de cette jeunesse décadente dans laquelle vous ne vous reconnaissiez plus. Vous aviez fait vos erreurs et en aviez payé le prix. Peut-être aviez-vous simplement souhaité qu’elle ne paie pas autant les siennes.

Mais un enfant… Un enfant était pire que les années que vous aviez eu à passer. Car plus que quatre années en dehors de toute civilisation, il s’agissait de s’enchaîner toute une vie à un gosse de son propre sang. Le mettre au monde, supporter ses cris et changer ses couches, le faire parler, lui apprendre la vie et le monde. Trop de responsabilités. Trop de faiblesses aussi.

Vous n’appréciiez pas cette chose. La faiblesse. Vous en aviez beaucoup en vous, mais cette demoiselle que vous croyiez si forte était en train de s’en créer une. Elle était en train de s’entailler le ventre au couteau et d’indiquer à ses ennemis où appuyer.

Vous vous mordilliez la lèvre.

- Je m’en bats les reins de ton avis sur ma sexualité. Je veux juste son nom. Me fais pas regretter d’être venue vers toi.

Vous ne saviez simplement pas comment réagir. Ses mots vous transperçaient comme des bris de glace tranchants. Ils s’enfonçaient en vous sans pouvoir s’en extirper. Vous n’aviez cure de ce que les autres avaient pu penser de votre sexualité, à l’époque. Et pourtant vous aviez dû rendre des comptes… Elle aussi devait en rendre. Mais que serait-il advenu si l’une de vos conquêtes s’était pointée devant vous, le ventre prêt à exploser tant il était gonflé ?

Vous aussi, vous fermiez les poings. La désapprobation se lisait purement et simplement sur votre visage, quelle que soit la forme que vous lui donniez. Pour vous, elle gâchait sa vie. Et sans aucun doute les chances de votre ordre.

- Une place chez nous ça se mérite… A quoi bon faire des gosses et leur offrir le monde tel qu’il est si tu veux vraiment qu’il change hein ? Il sera dépendant de toi, et toi de lui, et tu vas t’affaiblir encore et encore !

Elle ne comprenait pas… Vous auriez pu lui donner le nom, là tout de suite, et qu’elle disparaisse de votre vue. Mais il fallait qu’elle comprenne ce que vous aviez à dire. Ce que ça impliquait, cette chose dans son ventre. Ce petit machin qui bougeait, qui était simplement vivant. Alors vous vous rapprochiez, et la détresse se lisait dans votre regard.

- Je te donne le nom si tu réponds franchement à ma question 87. Si ton gosse est menacé, qui tu choisis ? Nous ou lui ?

Pour vous le choix était simple et déjà fait. Si elle avait décidé de le garder, elle lui accordait plus d’importance encore qu’à votre idéologie.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Mangemort 87, Mer 2 Nov 2016 - 8:17


On t’a dit un jour que sous la peau épaisse il y avait un être humain. Tu as ri.

.i trusted you.

Tu as ri car l’idée t’était désuette : tu avais fui déjà les moeurs sociales, désintégré un paquet de caractéristiques permettant de te reconnaître. Tu n’étais une mononoke mais à ta manière tu t’identifiais animale. C’était simple le changement d’espèce : il suffisait de le penser très fort. De ne jamais regarder un miroir. On oubliait plus vite qu’on le pensait.

.i trusted you.

Pour toi, toi qui jugeais si clair que tu avais enterré ton humanité, les mots de ton mentor coupaient plus profond que tous les couteaux existants. Par ego, tu retenais les marques de tristesse que l’humiliation menaçait de lâcher le long de tes opales. En trace de brisure il n’y avait que les contractions -des mains, échine, mâchoire, orteils, tempes, narines, lèvres- un robot qui se ramassait, se condensait, si fort et si vite que les boulons menaçaient de faire cessetion.

.i trusted you.

Chez lui, déception et jugement se tiraient la bourre. Les mois avaient passé depuis que tu avais rejoint ta nouvelle famille, et pourtant, quelques syllabes suffisaient à tout te ravir. Pour lui. Être enceinte, ça voulait dire que tu ne méritais plus ta place. Pour lui. Être enceinte, c’est être dépendante. Faible. Tu perdais ta valeur avant les eaux.

.i trusted you.

Tu le regardais sans comprendre. Sans savoir où vos chemins s’étaient assez écartés pour qu’il ne te lise pas. Il te donnait il y a à peine quelques mois l’impression de saisir plus de tes nuances que la majorité des vivants, et voilà qu’il faisait 412 pas en arrière. T’avais les yeux qui brûlaient des ouragans de rage et d’appel et de haine et de perte. *Rappelle toi 39. Rappelle toi de pourquoi tes jeux sur mon cuir étaient si efficaces dans ma formation. Rappelle toi de mes douleurs ventrales. Rappelle toi des odeurs de gerbe que j’oubliais parfois de masquer en quittant la salle de bain. Rappelle toi de mes pertes de conscience. Il y a longtemps que tu sais. Pourquoi n’as-tu voulu le voir ?*

.i trusted you.

Il te promet une faiblesse croissante. Voit dans le plasma dont tu t’emplis la menace d’une soumission. Incapable de percevoir que plasma ne rime pas avec magma pour rien. Incapable de comprendre que peut-être, si tu n’étais enceinte, tu serais encore une partisane lambda. Un pion dans le jeu d’échecs le plus déterminant du monde magique. C’est parce que tu étais enceinte qu’il fallait que ce monde change, encore plus vite, encore plus fort. Il fallait réduire toutes les occasions d’oppression que le Ministère promettait à ton petit.

.i trusted you.

Loin était le 39 dont la vivacité virevoltait ; il semblait arrêté à un rythme sénile. Posait à son aide des conditions. Pire : opposait Mangemorts et le tas de cellules que tu construisais. Tu le regardais, dans un silence angoissant. angoissé. S’il avait su lire tes yeux comme à tes débuts, il y aurait vu un monde qui se morcelait en Pourquoi, des carreaux entiers qu’il arrachait des murs en quelques mots. L’espoir de compréhension était un hameçon qu’il lui avait enfoncé dans la langue il y a un peu plus de huit mois. A chaque seconde suplémentaire, il tirait sur celui-ci. Des parcelles de chair partait avec le fer.

.i trusted you.

Tu essaies de ramasser tes pensées éparpillées dans le néant. De les ramener à toi, en toi, de les densifier assez pour les lui livrer avec sens. Sans être trop sûre d’y parvenir.
- Mais pourquoi tu vois rien puta*n !
Sous la colère, tu avançais brutalement et tes mains tremblantes se collaient à son torse. Regard vrillé dans le sien, cherchant à le faire réagir, avant qu'elles le repoussent avec une violence non mesurée. Enfant, ça te faisait du bien -souvent tu poussais l’eau sous la douche, la claquait avec vigueur pour reprendre le fil de tes pensées. Ici, tu étais toujours aussi éparpillée, et tes bras retombèrent, ballants.

.i trusted-

- J’étais enceinte quand tu m'as formée. C’est parce que lui qu’il m’est devenu si nécessaire de ne plus oeuvrer pour mais avec vous. Fallait que tout change. Plus vite. Ça brûlait l'urgence- l'urgence de tout faire pour anéantir le Ministère et ses secrets. J'veux pas les laisser corrompre l’avenir de ce gosse. Rage qui déchire dans les tempes. Ouragan sous cloche d'impuissance. Je fais pas ça juste pour moi - je me bats pour deux. T’es trop c*n de me demander de choisir ! Il est pourquoi je suis là. Vous êtes pourquoi il peut être. Pourquoi tu...Le sang semble palpiter sous les ongles -contraste saisissant avec le puissant vide que tu éprouves en parlant à un mur.

.never again.

Tu ne ris plus. Sous les poils drus, l'incompréhension ouvre une sombre mue.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Mangemort 39, Ven 2 Déc 2016 - 1:16


Vos mots semblèrent la percuter avec violence. Virulence. Force. Ils produisirent un éclat en un éclair, déchirèrent en un instant le voile sombre d’incompréhension se dressant entre vous. Pour mieux le rapiécer peu après.

Elle savait ce que vous pensiez d’elle à présent, de cet acte, inhumain. Car s’il s’agissait pour elle de donner la vie, vous ne voyiez là que la tristesse d’un enfant maudit. Père inconnu, mère inconsciente, monde incandescent, vie incohérente.

A mesure que le temps passait, vous vous enfonciez plus profondément dans une cage de déception. A moins que ce ne soit son image qui, condamnée à finir au bas de l’estime, s’entourait d’une cage descendant le long de l’échelle qu’elle avait pris soin de gravir. Lentement.

Ses mains vinrent percuter votre torse. Vous fûtes repoussé. Une seconde, le voile se déchira de nouveau et ses paroles vous explosèrent à la figure. Elle expliquait ses raisons. De rage elle criait, réfutait, débâtait. Et vous aviez envie de répondre.

Un court instant vous pensiez que cette femme n’était qu’une enfant, perdue, l’enfant que vous aviez formée. Qu’elle avait peur. Qu’elle avait eu confiance en vous, qu’elle attendait de vous un avis, un conseil. Vous aviez tenté de répondre à ses attentes. Mais vous ne pouviez que lui donner le fond de votre pensée. Rien des mots qu’elle aurait souhaité entendre.

Vous ne vous attendiez cependant pas à une telle violence. Et vous fûtes déséquilibré. Vous tombiez. Vos mains vous rattrapèrent avant que le sol ne s’interpose, mais vos poignets crissèrent. Votre corps s’affaissa. Vous touchiez sol. Et la grimace qui déforma votre visage facilita l’arrivée des larmes que vous aviez retenues. Car la descente progressive de cette demoiselle dans votre estime ne vous laissait pas indemne.

Alors vous vous releviez. Et votre premier réflexe fut d’aller vers elle. Plus doucement. Avec plus d’apaisement. Vous étiez simplement triste. Vos bras s’écartèrent et, sans même comprendre ce que vous faisiez, vous passiez une main dans son dos, tandis que l’autre appuyait sur le derrière de sa tête pour la coller contre vous. Un câlin en somme. Une forme de réconfort à laquelle vous étiez loin d’être accoutumé.

Les larmes roulaient, silencieuses, traçant en votre chair un sillon profond. Une blessure. Une brûlure. Il allait vous falloir du temps pour vous reconstruire. C’est pourquoi vous ne pûtes rien faire d’autre que de lui répondre, la voix brisée.

- Nous laisse pas… Sa petite tête va faire tourner la tienne… Compte sur son père A… Ash…

Un reniflement suivit, car vous sentiez la goutte vous venir au nez, et ce n’était pas bien agréable. Vous en profitiez aussi un peu, car vous sentiez le suspens à son comble. Et enfin vous ajoutiez dans un souffle, au creux de son oreille, un simple :

- Ashton Parker

Et vous vous reculiez. Doucement. Les yeux fixés sur son visage.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Mangemort 87, Sam 7 Jan 2017 - 11:34


Il était une bonne chose que tu ne sois pas Legilimens. Si tu avais lu ses notions de valeur, de hiérarchisation des vécus, de rendre des compte... Si tu avais eu accès à ça, alors que tu te rappelais de sa discussion avec Evan au Chaudron, il y a quelques années, car elle avait entaché toute ta perception de l’énergumène, tu lui aurais probablement pété la gueul*. Il en était rien, alors tu le repoussas juste... avant d’être plus que surprise par sa réaction. Soit tu calculais plus ta force, soit être perplexe/déçu pompait trop son énergie vitale, mais ton mentor finit au tapis. Wow. En temps normal, tu aurais pu vanner dessus, parce que d’habitude c’est lui qui te mettait minable magiquement, quoique tu progresses avec le temps. Mais il y avait beaucoup trop de conditionnel, le temps normal était le présent, et dans ce présent l’envie de blaguer était absente. Tu étais blessée, et lui...

Lui tu le comprenais pas. Voilà qu’il dégainait la séquence émotions. Comme ça, sur commande, un petit désaccord, des mots qui percent l’âme, des syllabes-couteau, qu’on fait passer d’une oreille à l’autre, bien lentement, sans pouvoir compter sur le sang de vampire pour corriger le tout, non, juste la douleur, cette fcking douleur bien humaine. Et dans ta douleur de n’être comprise - dans ton isolement de tes double-triple-quadruple-qu’en sais je-concombre vies sa réponse était les larmes ? Tu comprenais pas. Il avait pas tellement l’air ému par ton histoire, par tes struggles personnels. C’était ses émotions à lui, et t’arrivais pas à les assimiler. Vous viviez dans deux mondes parallèles. Deux repères de valeurs, d’idées, qui allaient dans le même sens mais pas au même rythme ni de la même manière. Et là, il aurait pu te parler la langue des gobelins que ça aurait eu le même effet. Tu le regardais, pupilles vidées, et son langage non-verbal était pas vraiment plus clair. Les yeux qui brillent. La main contre ton dos. Ta tête contre son torse. Tous tes membres se rigidifient. Un Duro mental.

Je ne pars pas... Tu ne comprends pas. Sans vous, je n’existe pas.

Vous aviez atteint ce stade d’interdépendance. Il était inconcevable de te battre pour la liberté seule. Tu savais que quand tu étais seule, tu ne faisais que piétiner, t’embourber. C’était la force du groupe qui était la base de ton identité. De toute façon, tu n’avais pas d’identité propre, et étais le patchwork de tous ces gens que tu disais mépriser. Mais il continuait. Comme s’il n’avait entendu tes mots. En même temps, tu parlais un peu dans son col, alors ça se comprenait. Mais les siens... Les siens furent un ouragan. De tous les noms qu’il pouvait balancer. De tous. Il avait fallu que ce soit un homme que tu croyais connaître. Tu portais l’enfant de celui que tu peinais à appeler ami, mais qui avait grand mal à s’en distinguer. Oh dog.
L’espace sous tes pieds sembla s’effriter, des tremblements agitèrent tes mains osseuses. Avant de faire une bêtise, tu lâchas un « Merci » balbutié et transplanas aussi vite que possible loin du messager de la vérité.

[Fin de RP pour ma part]
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Mangemort 39, Dim 15 Jan 2017 - 18:33


Peut-être était votre choc émotionnel qui vous empêchait de distinguer réellement ce qu’elle fit. Vous entendîtes à peine un merci, puis elle partit, et vous laissa vide. Que venait-il de se passer ? Qu’aviez-vous dit ? Qu’avait-elle répondu ?

Tut avait été bloqué, par vos larmes, votre esprit, vos pensées. Cette révélation changeait tout ce que vous pensiez d’elle. Peut-être parce que vous la voyiez comme votre fille, un instant, et qu’elle ne pouvait qu’être chaste, prude et innocente. Parce qu’elle portait l’enfant d’un inconnu et que vous voyiez en elle des mœurs sexuelles que vous peiniez à comprendre. A concevoir. Pour une fille en tout cas.

Car pour vous, aucun problème. Vous aviez pu coucher avec qui vous souhaitiez, et même parfois qui vous ne souhaitiez pas vraiment mais un trou était un trou, sans vous soucier de quoi que ce soit. Précisément parce que vous n’aviez pas grand-chose à craindre. Pas de ventre qui s’arrondit, pas de vie à porter, pas de môme auquel rester enchaîné. Mais vous vous questionniez un instant sur votre propre parentalité. Aviez-vous, parmi vos nombreuses coucheries inconscientes, un jour planté votre graine ? Peut-être. Et la fille, l’avait-elle gardé ? Peut-être. Aucune idée…

Bon bah, tant pis.

Vous transplaniez, pis c’était fini.

[RP Terminé]
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Aileen O'Leary, Jeu 23 Fév 2017 - 20:13


Harry Potter Parable

Parable : En anglais, ce terme signifie la chose suivante :
Une histoire allégorique courte, servant à illustrer ou à enseigner une leçon morale, un principe religieux et/ou une certaine vérité.

____________

Aileen s'occupait tranquillement de son jardin à Sligo, s'arrangeant pour créer un espace propice à accueillir quelques fées et oiseaux du coin, nettoyant le tout des mauvaises herbes et récoltant celles pouvant servir en potion. En somme, un après-midi tranquille, qui se serait probablement terminé avec une petite bière à l'ombre, savourant pleinement sa journée de congé.

Seulement voilà, Il en avait décidé différemment. Il s'introduisit sans peine dans la petite maison du quartier moldu. Il trouva la jeune rousse en train de s'affairer dehors, sa baguette loin d'elle, et murmura un :

-Impero

Sa cible était maintenant sous son contrôle. Il ne lui manquait plus que de s'occuper des achats et de la capture des autres et il pourrait enfin commencer. Il allait enfin pouvoir étudier en paix la jeunesse sorcière.

Noir
_________________________________________________________________________

Aileen avait des écrans de télévision ainsi qu'un micro devant elle. Voyant de l'agitation dans un des écrans, la rousse commença à parler, comme on lui avait dit de faire dans ce genre de situation. Sa voix était douce, monotone et résonna dans la chambre où étaient présents les 6 sorciers par un intercom :

Azaël Liderick, Alexander Hurtson, Lïnwe Felagünd, Temperence Black, Merry K.Harper et Liskuvo Kalsi ne savaient pas trop ce qui était en train de se passer. Ils venaient de se réveiller dans une salle blanche, plus précisément sur un lit d'hôpital pas très confortable, et n'avaient pas la moindre idée de ce qu'ils pouvaient bien faire là. La dernière chose qu'ils se souvenaient tournait autour d'une personne les ayant mystérieusement agressé alors qu'ils ne faisaient que vaquer à leurs activités habituelles. Qui pouvait bien vouloir les kidnapper eux? Et à quelle fin? Non. Il n'y avait rien de logique à enlever des jeunes étudiants de Poudlard...Et pourtant...ils étaient là, allongés sur un lit, sans leur précieuse baguette, un étrange bracelet au poignet.

Aileen prit une petite pause, le temps de lire la suite du dialogue sur sa feuille, puis continua.

Alexander Hurtson, Temperence Black et Azaël Liderick, se sentant curieux, se décidèrent à observer leur bracelet, pour découvrir qu'une action y était inscrite. Ce qu'ils ne savaient pas, c'est qu'en effectuant cette dernière, ils recevraient un choc électrique moyennement puissant. Merry K.Harper et Liskuvo Kalsi, de leur côté, furent davantage attirés par la fenêtre barrée, se demandant s'il n'y avait pas un moyen de voir à l'extérieur. Enfin, Lïnwe Felagünd se sentit très concerné par la plante qui traînait dans un coin de la pièce. Il s'élança donc vers celle-ci, inspectant à même la terre.

La rousse se tût, attendant de voir les réactions de ceux dans la chambre.

Explications - Marche à suivre:
 
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Liskuvo Kalsi, Jeu 23 Fév 2017 - 22:02


HP Parable


Les vacances ça a quelque chose de sympa, on se sent bien, la vie est belle. On se sent invincible, comme si tous nos principaux problèmes s'enfuyaient dans un autre monde le temps de quelques jours, il en faut bien des moments comme ça parfois, loin de tout, sur les routes. Enfin sur les routes...dans Pré-au-Lard pour le coup, je suis pas allé bien loin aujourd'hui. Rien à faire du tout à part respirer l'air frais du village et s'amuser un peu à regarder les gens. Un journée plutôt ordinaire, sans réel but, calme.

Calme comme la rue dans laquelle je suis, vidée de tout passant, totalement silencieuse, ça en serait presque flippant. Je veux aller au bout de la rue, voir ce qu'il y a au-delà, arriver dans un nouvel endroit, découvrir les nouvelles personnes de la sortie, continuer de me balader, marcher. Dans la rue, toujours. Moitié chemin, je m'arrête, odeur étrange sur le côté, dans le caniveau. Je me rapproche pour tenter de deviner ce que c'est, elle n'est pas désagréable pour une odeur de caniveau, c'est assez étonnant pour que je me colle sur le sol de façon à mieux sentir. C'est incompréhensible, c'est un mélange de beaucoup d'odeurs indéfinissables, je ferme les yeux un instant, tentant de me rappeler.

Douleur à l'arrière du crâne.
Yeux qui s'ouvrent.
Exorbités.
Puis Noir complet.
Plus de sons.
Plus de sens.
Plus de repères.


Le calme revient, la douleur n'est plus. Seulement le bourdonnement continu que m'envoie mes oreilles, des pensées qui résonnent dans ma tête. Je décide d'ouvrir les yeux, recevant une agression lumineuse très désagréable, suite à laquelle je pousse un léger gémissement de mécontentement. J'attends quelques secondes que mes yeux s'habituent à la lumière puis me concentre sur l'endroit dans lequel je me trouve. Un lit, sur lequel j'ai sûrement passé un moment, il est un peu dur comme lit, pas du genre Poudlard ça c'est sûr. Un regard à ma droite et à ma gauche m'indique que je suis pas tout seul dans cette histoire. Y'a Alex, c'est une présence rassurante, quelqu'un que je connais assez pour lui faire confiance, puis de l'autre côté y'a Merry, je la connais pas beaucoup mais ça reste une nouvelle présence familière dans ce bordel inconnu.

Une voix parvient alors, comme un mirage. Les mots se répercutant en moi sans vie, sans tonalité, je les comprends. C'est tout, je saurais pas dire qui parle, si ce n'est une femme, ça va pas plus loin, mon cerveau est trop brouillé pour se concentrer à la fois sur la provenance de la voix et sur ce qu'elle dit, je choisis ce qu'elle dit.

La voix cite des noms, mon nom, d'autres que je connais aussi, Alex, Merry, je jette un oeil plus large pour apercevoir d'autres lits, on est pas que 3 dans cette galère. Illogique, oui. Complètement illogique. Un bracelet autour du poignet. Quoi ?!

Je regarde mon bracelet, "Voir ou entendre de la violence" qu'on peut lire, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est la porte de sortie ?

La voix continue, trois premiers noms sont appelés, ils regardent leurs bracelets d'après la voix. La voix dit que si on effectue une action et bah on va prendre un choc électrique. Il parait qu'on le sait pas, qu'est-ce qu'elle raconte...J'entends ensuite mon nom, cité avec celui de Merry, que j'observe du coin de l’œil, on va regarde la fenêtre, que je n'avais évidement pas vu, sinon ce serait trop facile, elle est juste à côté de mon lit, l'action semble être normale, sachant que Merry est aussi à côté. Je pense que c'est ce que tout le monde aurait fait, sûrement ce que je vais faire aussi. Un autre nom, inconnu, appelé. Puis plus rien, le silence. Ce qu'elle a dit m'inquiète, je souhaite pas plus que ça me faire électrocuté, faudrait prévenir les autres de faire attention.

- Euh...j'ai aucune idée de ce que je fais là, mais si vous pouviez éviter de vous taper dessus ce serait sympa. Je leur montre mon bracelet Je préférerais éviter de me prendre un choc quoi... J'ai aucune idée non plus de qui est cette dame mais je sais pas si elle se rend compte que son micro est allumé et qu'on entend tout...

Je me tourne ensuite vers la fenêtre, la regardant elle, puis Merry, puis elle. Je dois vérifier, même si ça veut dire suivre une voix caverneuse qui s'adresse peut être pas à nous et qui a sûrement accès à tout ce qu'on fait et voit. Je me tourne une dernière fois vers Merry, lui montrant la fenêtre d'un geste.

On..on va voir ? Juste au cas où y'ai moyen de sortir.

Je me dirige ensuite vers la fenêtre barré, tentant de savoir si il est possible de me repérer, de savoir où on est, si il y'a une sortie quelque part.
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Alexander Hurtson, Jeu 23 Fév 2017 - 22:22


LA de Leen
Merci beaucoup pour la sélection et bon courage à tous mes compagnons d'infortune.

C'était un matin de vacances comme un autre. Cela faisait peu de temps qu'elles avaient commencé alors tu ne t'ennuyais pas encore, vautré sur ton lit à attendre qu'il t'arrive quelque chose d'intéressant. Enfin pour le coup, il aurait mieux fallu que tu sois sur ton lit à t'ennuyer que sur le Chemin de Traverse à ce moment. Parce que cette journée, tu aurais préféré ne pas la vivre. Pour elle-même et surtout pour tout ce qu'elle a entraîné.

Tu te baladais donc sur l'artère la plus fréquentée du monde sorcier et tout allait bien. Tu n'avais pas prévu de spécialement faire des achats. Juste te balader et profiter du beau temps de la journée. Comme à leur habitude, les gens passaient et ne prêtaient pas attention les uns aux autres. Comme quoi, les technologies des moldus ne sont pas nécessaire pour isoler l'homme, ses pensées le font tout seul. Néanmoins, tu vois sur une terrasse Aileen qui te fait un signe de la main. Enfin tu supposes que c'est à toi car elle a un grand sourire aux lèvres et qu'elle semble te regarder toi. Alors, tu te diriges vers elle.

Voyant que tu approches, elle se retourne et part vers une petite ruelle où il n'y a personne. Etrange... Elle se retourne pour vérifier que tu suis. Ne sachant pas comment réagir, tu lui emboîtes le pas. Elle disparaît dans un coin de rue et tu la poursuis en l'interpellant pour lui demander où elle t'emmène. Aucune réponse. Quand tu tournes, elle n'est plus là. Le temps que tu te retournes pour la chercher, il est déjà trop tard. Un objet lourd vient de s’abattre à l'arrière de ton crâne et tu tombes au sol, inconscient.


~~~~~~~~~~~~~~


La lumière vive te réveille. Ta tête tourne et tu as une douleur lancinante dans toute la tête. Le temps de faire la mise au point avec tes yeux et tu vois un plafond d'un blanc étincelant. Tu te redresses mais trop vite. Un vertige te prend et tu regardes autour de toi ce qu'il se passe. Tu n'es pas seul dans cette pièce. C'est quoi ce bordel? Qu'est-ce que vous faites là? Et puis ça te revient. Aileen, le moment où tu la suis et le coup. Pourquoi t'a-t-elle attaqué?

En parlant du loup, il sort du bois. Ou plutôt sa voix. Elle vient d'un petit haut parleur situé dans un angle de la pièce. Il s'agit bien de la voix d'Aileen, cela ne fait aucun doute. Mais elle semble plus mécanique qu'habituellement, moins naturel.

Azaël Liderick, Alexander Hurtson, Lïnwe Felagünd, Temperence Black, Merry K.Harper et Liskuvo Kalsi ne savaient pas trop ce qui était en train de se passer. Ils venaient de se réveiller dans une salle blanche, plus précisément sur un lit d'hôpital pas très confortable, et n'avaient pas la moindre idée de ce qu'ils pouvaient bien faire là. La dernière chose qu'ils se souvenaient tournait autour d'une personne les ayant mystérieusement agressé alors qu'ils ne faisaient que vaquer à leurs activités habituelles. Qui pouvait bien vouloir les kidnapper eux? Et à quelle fin? Non. Il n'y avait rien de logique à enlever des jeunes étudiants de Poudlard...Et pourtant...ils étaient là, allongés sur un lit, sans leur précieuse baguette, un étrange bracelet au poignet.

Hein? Azaël Liderick? Pourquoi faut-il toujours que tu sois fourré avec celui-là dans tout ce qui t'arrive? Ou toi ou lui vous portez la poisse mutuellement. Ce n'est pas possible autrement. Tu observes le reste des gens présents. Tous les visages te sont plus ou moins connu. Tu reconnais Liskuvo qui est sur ta droite. Et puis, c'est vrai que tu n'as pas ta baguette. Et que tu as été kidnappé. L'urgence de la situation t'apparaît d'un seul coup. Il vous faut partir. Tu te lèves et commence à courir vers la porte que tu vois entrouverte.

Aussitôt, un choc électrique t'immobilise et cloue au sol. Tu aurais mieux fait d'attendre car la voix d'Aileen résonne dans la pièce de nouveau.

Alexander Hurtson, Temperence Black et Azaël Liderick, se sentant curieux, se décidèrent à observer leur bracelet, pour découvrir qu'une action y était inscrite. Ce qu'ils ne savaient pas, c'est qu'en effectuant cette dernière, ils recevraient un choc électrique moyennement puissant. Merry K.Harper et Liskuvo Kalsi, de leur côté, furent davantage attirés par la fenêtre barrée, se demandant s'il n'y avait pas un moyen de voir à l'extérieur. Enfin, Lïnwe Felagünd se sentit très concerné par la plante qui traînait dans un coin de la pièce. Il s'élança donc vers celle-ci, inspectant à même la terre.

Pourquoi elle parle comme si vous aviez déjà fait les actions? Néanmoins, tu ne peux t'empêcher d'obéir et de regarder le bracelet à ton poignet que tu n'avais pas remarqué. Dessus, il est marqué "Courir". Ainsi, tu allais prendre un choc à chaque fois que tu courrais. Super, il ne te reste qu'à te contrôler et à marcher. Tu tentes de te calmer et de ne pas céder à la panique. Il faut que vous vous concertiez pour tenter de vous en sortir ensemble. Liskuvo prend la parole pour vous inciter à vous taper dessus. Il est débile ou il le fait exprès? Il pense vraiment que vous n'avez que ça à faire? Tu le pensais un peu plus malin. Et puis il désigne son poignet. A très bien, il doit y avoir un rapport. Tu ne veux pas passer pour le leader mais tu élèves quand même la voix pour demander à l'assemblée:

"Bon les gens, il semblerait qu'on soit dans la Mer** jusqu'au cou. Visiblement, il ne faut pas faire ce qu'il se trouve sur nos bracelets sous peine de prendre un choc. Ça craint Purée. C'est marqué quoi sur les vôtres? Moi j'ai interdiction de courir." Tu fais une pause avant de reprendre. "En tous cas il va falloir qu'on se serre les coudes!"

Tu te diriges alors vers la porte pour l'entrouvrir et voir ce qu'il y a derrière. Peut-être les toilettes?
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Temperence Black, Jeu 23 Fév 2017 - 23:28


LA d'Aileen pour l'enlèvement
LA de Liskuvo pour la châtaigne

Premiers rayons de soleil après l’hivers glaciale. Le printemps commençait à arriver avec lenteur sur l’Angleterre. Il n’y avait presque plus de neige et quelques bourgeons montraient le bout de leur nez sur les arbres.

Ce matin là, Temperence s’était levée de bonne humeur. Le soleil l’avait tiré de son sommeil. Elle n’avait même pas pesté et essayé de rendormir comme elle l’aurait fait en temps normal, non, ce matin, elle était restée en pyjama dans son lit douillé avec un roman dans les mains en attendant que son réveil sonne. Elle n’eut pas le temps de lire 50 pages que l’engin fit savoir qu’il était 08:30 par une série de  « bip » strident. En éteignant l’appareil, elle se demanda comment elle faisait pour ne pas le lancer par la fenêtre.
Elle avait pris sa douche rapidement et était restée de longues minutes en sous-vêtements devant son armoire. Elle ne savait pas comment s’habiller et les gros pulls en laine l’agaçaient de plus en plus. Elle avait envi que le soleil revienne avec la chaleur pour enfin remettre des shorts et prendre quelques couleurs même si son teint resterait toujours aussi pâle. Elle attrapa finalement un simple slim noir à la taille haute avec une chemise et un pull fin rouge constellé de pois blancs. Ces fringues feraient l’affaire. Elle s’habilla en quatrième vitesse avant d’enfiler une paire de converses immaculées, de sécher ses cheveux d’un coup de baguette et de mettre une ceinture plus décorative qu’utile. Parfait. Elle n’avait pas envie de se casser la tête aujourd’hui.

Elle descendit rapidement dans le hall d’entré en faisant un détour par la cuisine où elle chaparda un pain au chocolat, une bouteille d’eau et bu un verre de jus de fruit. Dans l’entrée, elle attrapa son blouson et laissa un simple mot à destination de ses parents.

Citation :
Je suis à la salle de sport, je rentrerais vers midi... ou pas. A ce soir.
Kiss,
Temp’




Sans bruit, elle sortit à l’extérieur, son sac sur l’épaule et les mains dans les poches. Respirer l’air frais lui fit un bien fou. Si le début des vacances avait été mouvementé entre la rencontre nocturne avec Ashton et l’envie de tuer ce Parker qui fumait dans les ascenseurs, elle se réjouit en se disant que la fin de ces congés s’annonçait sous un meilleur angle. Le trajet jusqu’à la salle fut rapide et la brunette ne rencontra pas une seule personne. Arrivée à destination, elle ne put s’empêcher de constater qu’une fois de plus, il n’y avait que Valery et sa désespérante petite amie. Une vraie peste celle-ci avec ses airs de sportive à deux noises. Elle salua le couple d’un sourire poli avant de s’enfermer dans les vestiaires pour enfiler son jogging.

Tournant le dos à la porte, elle n’entendit qu’un grincement. Quelqu’un venait d’entrer. Elle se tourna pour observer et elle crut s’étouffer avec sa salive en reconnaissant la rouquine qui lui avait roulé un patin en plein cours de DCFM. Ses joues rougirent de gène et elle lui tourna le dos en murmurant un simple bonjour quasi-inaudible. La présence de la rousse était troublante. Très troublante. Temperence ne savait que dire, comment agir. Elle ne pouvait pas faire comme si rien ne s’était passé car ce serait mentir. Elle voulait des réponses à ses questions. Sa bouche devenait pâteuse. Boire, elle devait boire et demander. Elle attrapa sa bouteille d’eau et un coup retentit. Bam.


Sa vision se brouille.
Le monde tangue comme un navire balancé par la houle.
La spirale se forme.
Elle rêve qu’elle s’évade.
Elle rêve qu’elle voit l’océan, qu’il est infini...
Elle rêve qu’elle rêve qu’elle s’évade.
Elle rêve qu’elle rêve qu’elle voit l’océan, qu’il est infini...
Alors.
Son.
Cerveau.
S’éteint.
Puis se rallume.


La lumière était vive, presque aveuglante. Le lit sous son dos était dur et une légère douleur piquait l’arrière de son crâne. Lentement, elle se redressa et s’assit en tailleur. Les jambes croisées et les mains posées sur ses chevilles. Si le premier réveille de la journée avait été doux, le second n’avait rien de délicat. Il lui fallut de longues secondes pour s’habituer à la luminosité et observer l’endroit où elle se trouvait. Des lits. Des personnes. Du blanc. Du vide. Une chose verte.

Elle ne savait à quoi rimait ce joyeux bordel. Elle fermait les yeux dans des vestiaires pour les rouvrir dans un dortoir. Une hallucination ? Des restes de la soirée avec Ashton ? Impossible. Le décor était bien réel, du moins il avait l’air bien réel. Dans la pièce, il n’y avait que 6 lits. Une personne sur chaque lit. Dans le tas, elle reconnu Liskuvo avec qui elle avait été en groupe dans le cours de soin aux créatures magiques et le blond était le Coelio mélancolique de Poudlard, le Lïnwe au pied de blanc sur les joues créé par Musset. A moins que ce ne fut l’inverse.

Une voix monotone emplissait la pièce. Temperence l’écoutait. Elle entendit les noms. Son nom. La mise en garde contre les bracelets et les chocs électriques,... Sans s’en rendre compte, la brunette fit ce que la voix avait dit. Elle passa sa main droite sur son bras gauche et effleura le bracelet du bout des doigts. Dessus, il était écrit : Mettre quelque chose dans sa bouche. Donc Temperence ne pouvait rien mettre dans sa bouche. Elle avait envie de rire face à cette interdiction stupide et envie de pleurer à cause de l’incompréhension. Pourquoi ne devait-elle rien mettre dans sa bouche ? Comment survivrait-elle si elle restait coincée ici durant trois jours ? Na pas manger ne la dérangeait pas plus que cela mais ne pas boire... elle allait se déshydrater.

Son voisin d’en face s’était levé, il avait courut, un spasme avait traversé son corps avant qu’il ne se retrouve face contre terre et un spasme parcourut le corps de Liskuvo. La brunette fut surprise qu'une simple chute puisse provoquer cela sur le jeune homme. Le premier à prendre la parole fut Liskuvo. Il ne voulait que les gens se tapent dessus. Une sorte de trêve ? Il pointa alors son bracelet. Temperence comprit rapidement le pourquoi du comment. Il voulait éviter de se prendre une châtaigne.

La voix du gars qui venait de s’étaler s’éleva alors dans la pièce. Il ne faisait que répéter ce que la brune avait compris. Il proposa que chacun dévoile son action interdite. Bonne idée. Lui n’avait pas le droit de courir.

Temperence hésitait. Est-ce-que le ou les kidnappeurs seraient d’accord ? Y aurait-il des représailles ? La brunette choisit de se dévoiler. Elle préférait sentir une pointe d’électricité parcourir son corps plutôt qu’un flot constant à cause d’actions involontaires.

« Hum... je... Sur mon bracelet il est écrit : Mettre quelque chose dans sa bouche. Ca veut dire ce que ça veut dire... »

La voix était légèrement rauque et basse, elle n’avait pas haussé le ton.


Dernière édition par Temperence Black le Dim 12 Mar 2017 - 23:41, édité 1 fois
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Aileen O'Leary, Ven 24 Fév 2017 - 1:58


La rousse regarda un moment ses papiers, écouta ce qu'on lui disait à l'oreillette, pour enfin se rapprocher du microphone en face d'elle et continua de sa voix douce et monocorde :

-Alexander Hurtson, dans un élan de courage et d'initiative si peu propre à sa maison décida de s'élancer vers la porte. Il fut néanmoins coupé dans son élan par un choc électrique. Ahhh si seulement il avait eu la présence d'esprit de regarder son bracelet avant d'agir, un vrai gryffondor. Son imprudence causa Liskuvo à recevoir un choc lui aussi, étant témoin de violence. Quelle belle solidarité entre préfets de la même maison.

Une pause, le temps que les personnes présentes digèrent son sarcasme.

-Néanmoins, il eut une bonne idée, alors que Liskuvo tentait de regarder par la fenêtre barrée, peut-être que la vue du couloir serait plus agréable et facile d'accès? La porte était ouverte après tout, ce devait bien être pour quelque chose.

La rousse fixa son écran, le temps de terminer d'analyser la situation.

-Maintenant que Temperence avait terminé de regarder son bracelet sous toutes les coutures, elle se décida à accompagner Alexander pour observer ce qui pouvait bien se trouver derrière la porte. Y aurait-il quelques créatures magiques qui n'attendaient que leur sortie pour les manger? Un piège qui allait s'activer? À leur grande déception, les deux jeunes gens ne découvrirent qu'un couloir vide derrière la porte. À croire que celui ou celle ayant orchestré le tout n'avait jamais regardé de film d'horreur digne de ce nom, le couloir était lumineux, sans la moindre trace de sang nulle part. Les deux jeunes gens se retirèrent donc de l'encadrement de la porte pour parler avec leurs compatriotes d'infortune de la marche à suivre.

Le couloir:
 
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Re: Dans la campagne irlandaise

Message par : Lïnwe Felagünd, Ven 24 Fév 2017 - 21:16


Elle avait les paupières fermées quand il arriva près du lit débordé. Et elle avait les paupières toujours fermées lorsqu'il la quitta près de son chevet. Il était resté une après-midi entière encore, à se morfondre à côté d'elle. Lui raconter ses si longues semaines passées à survivre sans elle. Il s'contentait de la toucher avec les yeux, de peur de la tuer pendant son sommeil végétatif. Il lui racontait ses journées, les profs défaillants, l'humour sanglant, les premières répets de son groupe de musique, ses nouvelles rencontres, celles qu'il a laissées tomber, les matinées abandonnées et les soirées solitaires passées au fond du lit, à attendre l'ennui.

Une infirmière y vient remettre l'oreiller. Déposer un verre d'eau, pour s'excuser. Demander quelque chose mais ce n'est que sa chevelure rouge qui l'intriguait. Un semblant de déjà vu, sans remettre la main dessus. Sans parvenir à rester concentré. Énervé. Puis, elle part. Et lui, il reste. Toujours. A jamais.

Et parfois il riait
tout seul
et parfois il s'attristait
tout seul
versait une larme
puis deux
et trois
avant de l'abandonner
une nouvelle fois.

Le couloir paraît si sale. Impropre à la santé, à la vie. Il prend les escaliers, finit par atterrir au rez-de-chaussée. La tête fait son aller-retour à la dame de l'accueil, et repart droit devant. Il prend la sortie, et c'est fini. Ses jambes le quittent un peu, comme ankylosées après dix matchs de Quidditch d'affilés. Son esprit devient quelque peu embrumé. Trop fatigué. Trop las, pour se rappeler. Et tombe. Tombe près du caniveau. Sale et impropre, comme l'hôpital affecté.


¤¤¤

Et c'est à ce moment-là que ma conscience s'réveille. Ou s'endort, je ne sais pas. Je ne sais plus. Je ne peux ouvrir mes yeux quelques secondes sans être aveuglé de pareille lumière intense. Alors je reste là, imitant l'garçon endormi. J'entends des voix qui s'élèvent. Des picotements aussi. J'suis bien, allongé là, dans mon lit. Je tends mes oreilles, parce que la vue me tue. J'essaie de toucher le bout de mon nez avec ma langue, histoire d'retrouver mes forces.

Une voix appareillée se tord de monotonie et de fadeur. Y'a comme un léger écho qui résonne jusqu'à moi, d'ailleurs. Elle paraît loin, cette femme qui parle dans le micro. Mais à la fois si proche, qu'elle nous voit. C'est marrant, je n'avais jamais rêvé jusqu'à ce point-là. Elle dicte nos futurs actions, j'trouve ça excitant. Après cinq minutes de monologue, j'arrive à ouvrir un œil. Le gauche en premier, j'sais pas pourquoi, mais c'est toujours celui-là le plus impressionnant. Et pis l'autre qui suit.

C'est étrange, parce que je quitte Sainte-Mangouste, et m'voilà à Sainte-Snargalouf. Histoire de dire, que j'sais pas où j'ai atterri. Un genre de mixture entre la Cabane Hurlante, les Docks, et une maison de santé. Les autres — parce que je ne suis pas seul dans cette drôlerie-conception — ont l'air paniqué. N'y a-t-il que moi qui suis rassuré ? Y'en a un qui convulse en spectacle, ça me va. C'est distrayant, parfois. J'arrive à un point de mon existence où le bizarre est la forme de vie la plus ordinaire qui soit.

Y'a Azaël déjà, j'connais pas son nom à lui. C'est celui qui a effectué le serment inviolable entre moi et ce cher Leo. Un gars à s'mettre dans la poche. Merry est là aussi, le Quidditch est une part de ma vie, c'est vrai. Y'a deux inconnus, j'les ai jamais vus j'crois ? P't'être en cours, mais leurs noms ne me disent rien, j'vois pas qu'est-ce qu'ils foutraient là dedans. Il y a bien Temperence, qui me suit tout le temps, partout ! Comme une note de violon.

Là, tout de suite, on m'dit qu'il ne faut pas ouvrir ma main droite, alors pour l'instant je préfère pas. J'essayerai plus tard, pour voir à quel point ça fait mal de rêver. Et pis, y'a cette plante. Mon ami-trésorier toujours présent, ce bon Underlinden. C'est ça, l'élégance, quand on peut même vous apparaître sous forme d'objet. Ici de plante-en-pot.

Je me lève, parce que je compte pas dormir dans mon rêve, ça s'rait non-fortuit, voyez-vous. Non, j'vais me rendre près de la plante. Faire joujou avec. Y salir mon index de gaucher en insérant dans la terre le nom de mon ami. Ici gît Asclepius Underlinden, fidèle bavboulier, monsieur patate, meilleur parolier qui soit et, à quelque occasion, ami d'une vie éphémère.


[HRP : ici, Lïnwe examine à sa manière la plante (action, sait-on jamais)]

J'verse un peu de ma salive, histoire d'officialiser mon geste et j'pars suivre les autres. Parce qu'ici, à par la fenêtre, la plante, les lits, et la porte. Bah... y'a que la porte qui gagne.
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 Dans la campagne irlandaise

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