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Au fin fond de l'Allée des Embrumes
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Pandora Forester
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Au fin fond de l'Allée des Embrumes
Pandora Forester, le  Dim 3 Nov 2013 - 15:59

Autorisation de Solange



Au fin fond de l'Allée des Embrumes Allae15

PV Nathanaël Danham





Je pousse la porte du Chaudron baveur. Tout de suite, une odeur forte d'alcool me fouette le visage. Cela ne me dérange pas le moins du monde, moi qui y suis assez habituée. De la fumée flotte aussi dans l'air, due aux cigares qu'un groupe d'hommes fume dans un coin du bar. Derrière le comptoir, je reconnais Amalia. Elle nettoie des verres et sert les clients assis sur les chaises hautes. Je sais qu'elle travaille là depuis quelque temps, et je sais également qu'elle le prend très au sérieux, ce n'est pour cela que je ne préfére par aller la déranger. De toute façon, elle n'aurait pas une minute à m'accorder, vu tous les gens présents qu'elle se devait de servir. À ma gauche, il y a une grande table où des vieux jouent à un aux échecs version sorcière. Il ne me suffit que d'un coup d'oeil aux pions pour deviner que le vieillard qui a un verre de xérès à côté de lui va gagner. Je joue souvent à ça. Enfin, je jouais. Je n'ai plus le cœur à m'amuser à présent.

Sans m'attarder davantage, je me dirige vers le fond de la taverne. J'ouvre une porte qui donne sur une minuscule cour, où l'on entrepose les poubelles et des cartons vides. Je sors ma baguette magique de la poche arrière de mon jean déchiré puis m'apprête à faire « le code ». Patiemment, avec l'extrémité du bout de bois, je tapote plusieurs briques dans un ordre précis que je connais par cœur. Une fois cela fait, je me recule un peu et attend. Après quelques secondes à peine, les pierres du mur se mettent à bouger et à se déplacer pour former une arcade qui donne sur une rue animée et bondée : le chemin de Traverse. Sans plus patienter, je m'engouffre dans la ruelle. Comme d'habitude, c'est une foule dense qui m'y attend. Une douce odeur de nourriture flotte dans l'air et un brouhaha pas possible s'élève dans les airs. Je grimace. Je n'aime pas le bruit, l'attroupement, les gens en trop grands nombre et les rires bruyants.

C'est donc pour cela que je fais à peine trois pas et bifurque directement sur ma droite. J'arrive sur le chemin qui cotoie la boutique Fleury et Bott, la fameuse librairie où tous les élèves se ruent pour acheter leurs affaires de cours. Moi aussi j'y étais allé. Mais cette époque heureuse et où les soucis n'avaient pas lieu d'être me semble bien loin maintenant, beaucoup trop loin. Avec un petit soupir nostalgique, je débouche soudain dans une venelle étroite et sombre : l'Allée des Embrumes. Une sorte de brouillard est là, omniprésent. Le soleil n'arrive pas à percer au travers des nuages alors que bizarrement, un peu plus tôt dans la grande rue, cette dernière était baignée de soleil. Des magasins de magie noire longeaient les façades des bâtiments sales et des personnes pas très nettes vaquaient à leurs occupations (comme marmonner des choses face à un mur où avoir l'air d'être littéralement possédé, mais ce n'est qu'un détail).

Gardant un œil sur les énergumènes que je trouve louches, je m'avance d'un pas assuré vers le fond. Je suis déjà venue ici, et ça c'était mal passé on pourrait dire. Je n'avais 12 ans, et je n'étais seulement qu'en deuxième année. Je n'avais pas conscience des risques (et d'ailleurs, je n'en ai toujours pas). Je m'étais retrouvé là par pur hasard, alors je tentais d'échapper à mon frère qui me courait après, alors que mes parents étaient en train d'acquérir mes bouquins pour l'école. Veulent échapper à Liam, je n'avais pas tellement réfléchi et je m'étais engouffré ici. Heureusement, il ne m'avait pas suivi, m'ayant perdu de vue. Quand j'avais mis les pieds ici, j'avais vite déchanté et j'avais eu peur. Rien qu'en regardant la vitrine d'un magasin, je me serais évanouie. Je me souviens qu'à ce moment-là, j'avais voulu transplaner, mais dommage pour moi, je n'en étais pas capable. J'avais alors échappé aux griffes d'un sorcier étrange qui avait commencé à m'avertir avec un malin plaisir que cet endroit était dangereux.

Je frémis à ce souvenir. J'avais juré de ne plus y mettre les pieds, sauf que j'avais muri et changé ; beaucoup trop au goût des autres et au mien également. Avec amertume, je tourne à gauche et passe sous une alcôve. Je continue de marcher pendant un bon petit moment, pour ensuite en avoir marre et envisager de finalement faire rebrousse-chemin et aller faire un tour chez Barjow et beurk, que j'avais dépassé depuis longtemps déjà. Néanmoins, il me prend soudain l'envie irrépressible de fumer. Je fouille à l'intérieur de mes poches de ma veste en cuir pour tenter de mettre la main sur un paquet de cigarettes. P 'tain, j'en ai pas, j'ai oublié d'en acheter apparemment. Je jure encore une fois puis regarder autour de moi, m'attendant à voir un tabac se métamorphoser devant moi, à la place de cet immeuble pourri. Mon regard se pose alors sur un type assis sur un banc, à quelques mètres de moi. Il ne me semble pas très heureux. Tant mieux, car je ne le suis pas non plus.

Je vais vers lui et il m'entend venir. Il lève lentement sa tête baissée pour poser ses yeux sur moi. Dans ces derniers, un éclat de tristesse ma frappe violemment. Dedans paraît de la colère, du désespoir et un air de celui qui est au fond du gouffre. Whaouh, pire que moi. Chapeau bas. Le garçon doit avoir mon âge ou avoir quelques années d'écart, mais pas plus. Il ne me semble pas méchant, mais son visage est loin d'être chaleureux. D'ailleurs, il me dit quelque chose et je suis pratiquement sûr qu'il a étudié à Poudlard. Je ne me souviens pas de sa maison, mais il a la tronche d'un Serpentard tout craché. Mais en même temps, je me dis que cela ne veut rien dire. Quand on me regarde, on n'a pas la moindre idée que j'ai été répartie à Serdaigle, il y a 10 ans de ça. Je le scrute sans aucun gêne, et cela n'a pas l'air de trop l'agacer. Je me décide donc à prendre la parole, en continuant de m'avancer vers lui.

-Excuse moi, t'as pas une clope ? Ou un joint, c'est encore mieux.


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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes
Nathanaël Danham, le  Mer 13 Nov 2013 - 23:45



“ Pv : Bella Wood „


{ Désolé du retard, problème d'ordi >.< }

Une journée comme les autres. Une journée de plus, une journée banale. Ça ne faisait pas si longtemps qu'il était revenu de son... "voyage". Enfin de sa période d'ermite où il n'avait pas approché âme qui vive pendant quatre ans. Et là, le beau, le fier, le riche, le noble Danham était devenu serveur dans un bar. Pas n'importe lequel, certes, mais un bar quand même. Et le pire c'est qu'il s'en fichait. Il avait eu de très bons résultats, mais pour l'instant rien ne l'intéressait. Et il faisait ce taf de serveur, seulement et uniquement pour ramener un peu de thune. Pour se dire indépendant. Alors qu'il savait très bien qu'il était bon profiteur de la richesse familiale. Les Danham n'étaient pas pauvres, loin de là. Et c'était lui désormais le chef. C'était lui l'homme. Mais sur qui pouvait-il avoir de l'emprise ? Sa mère était tombée en dépression, et il était fils unique.

Non. Non. Le blond voulait faire les choses bien. Recommencer à zéro, pour monter peu à peu dans l'échelle de la société et atteindre le sommet. C'était ce qu'il allait faire. Et il savait qu'il allait réussir. Aucun obstacle ne lui résistait jamais trop longtemps. Il avait toujours eu ce qu'il voulait, usant d'un peu tout pour obtenir telle ou telle chose, de ses atouts comme de ses faiblesses. Ouais. Mais là. Sa patience avait atteint sa limite. Le vacarme de la pièce était trop insupportable pour lui. Trop de gens riaient. Trop de gens criaient. C'était horrible. Sa tête tournait, les sons devenaient de plus en plus aigus, il avait l'impression que la pièce devenait de plus en plus petite et ça l'étouffait. Alors, dans un effort plutôt intense, il rassembla ses affaires, prétexta une affaire urgente et sorti le plus vite possible de l'entrée pour atterrir dans le fameux petit coin donnant au Chemin de Traverse.

Nate se laissa glisser le long d'un mur, à côté de celui qui permettait d'entrer sur le fameux chemin. Le blond sentait son coeur faire des bonds plutôt impressionnant alors que sa respiration se calmer peu à peu. De toutes ses faiblesses, il en détestait particulièrement deux. Ses deux phobies. Passons sur le fait qu'il était achluophobe et que donc, il avait une horrible peur du noir, des lieux sombres et tout le tralala, chose assez bizarre pour une personne comme lui qui passe sa vie à servir l'obscurité, mais il était surtout claustrophobe, et ça, ça c'était très chiant. Une pièce fermée, tant qu'elle n'est pas fermées à clés et qu'elle est plutôt bien éclairée, ça passe encore. Mais une pièce, bondée de monde, avait beau être aussi éclairée qu'on-ne-sait-quoi, était juste pas possible.

Le britannique fut coupé dans ses pensées dépressives par des bruits de pas. Quelqu'un venait de quitter l'entrée et se diriger vers lui. Se relevant à une vitesse assez impressionnante il se dépêcha de taper le code afin d'échapper à cette personne. Pas qu'il était parano. Mais juste après ses crises, il n'aimait pas trop être proche de quelqu'un, ses excès de colères étaient assez surprenants, pas le fait qu'il blesse quelqu'un qui lui importait, juste qu'il ne voulait pas faire d'histoire sur son propre lieu de travail. Mais son passage sur le Chemin de Traverse était une erreur. L'immense rue était bondée de monde. Maudissant à peu près tous les sorciers connus ou pas qui existaient, il se dépêcha de tourner dès qu'il le put afin d'atterrir dans un endroit qu'il aimait particulièrement : L'Allée des Embrumes, là où il avait également une maison qu'il ne tarderait pas à rejoindre.

Seulement voilà, trop plonger dans ses pensées, et encore un peu tremblant de sa crise, il rata un virage et continua tout droit, s'enfonçant un peu plus dans l'allée. Lorsqu'il se rendit compte de son erreur, le blond pesta deux fois plus et s'assit sur un banc près de là afin de respirer un bon coup. Il savait où il était, il connaissait toutes les minis ruelles qui partait de cette allée par cœur. Il avait juste besoin de se poser un peu et de se calmer. Mais le lourd silence qui pesait sur la ruelle lui rappela les souvenirs de son enfance, et puis inévitablement son père. Cet idiot qu'il haïssait et aimait en même temps. En fait, il avait toujours pensé qu'il lui vouait une haine profonde, mais au final sa mort l'avait, et le touchait réellement. Il en était devenu malade. Ça le rendait malade.

Broyant de noir, Nate n'entendit pas tout de suite les bruits de pas. Une fois fait, il leva lentement la tête afin de pouvoir détailler le ou la nouvelle venue. La, une femme. Enfin, elle devait avoir son âge quoi, ou pas loin. Il planta ses iris métalliques, presque translucide dans ceux de celle qui lui faisait face... Ses yeux aussi étaient gris... Il pouvait le voir même à la distance qui s'était imposée entre eux. Mais ils étaient un peu différents des siens, les siens étaient vraiment à la limite du transparent, elle, elle les avait gris. Gris genre... argentés. Elle était blasée, blasée et paumée, blasée, paumée et curieuse vu comment elle le reluquait. Glissant son regard vers ses cheveux, il nota qu'elle était rousse. Il aimait bien les rousses. Peau pâle, tout ça, une petite britannique quoi. Le type même. Et après quelques secondes d'hésitations, la demoiselle finit par s'avancer et prendre la parole.

« Excuse moi, t'as pas une clope ? Ou un joint, c'est encore mieux.»

« Clopes j'ais... Mais j'suis pas encore arriver au stade des joints, d'solé !»

Nate lui adressa un sourire bon enfant et glissa sa main dans une de ses poches et en sorti un paquet de clope à moitié vide... ou à moitié plein, ça, ça dépendait du point de vue de chacun hein. Le blond en tirant une pour lui et tendit le paquet vers la jeune femme. Curieuse et pas timide en plus. Accoster un mec mal rasé, avec des cernes pas possibles, loin de ressembler à un ange dans une ruelle vide sombre qui donne à l'allée la plus associée à la magie noire dans tout l'empire britannique. C'est sûr que du courage elle en avait, ou alors un peu de je m'enfoutisme.

Liberty Owen
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes
Liberty Owen, le  Dim 15 Déc 2013 - 22:07

PV avec Edward F. Fitzgerald
Pas de réponse depuis un mois, je me permets de poster. Si problème, MP.




Les ruelles étaient recouvertes d’une épaisse couche de neige. Les passants faisaient attention de ne pas tomber sur les pavés glissants. Des passants vêtus, pour une grande majorité, de robe de sorcier. Cet accoutrement étaient dû au lieu dans lequel se trouvait Liberty. La jeune fille se trouvait actuellement dans les ruelles du Chemin de Traverse. La sorcière cherchait à tuer le temps et n’avait pas trouvé un autre endroit. La neige tombé à flot et faisait très froid à l’extérieur. La Serdaigle avait souhaité se balader dans un endroit où elle pouvait trouver des commerces pour se réchauffer et penser à autre chose. Dans un premier temps, elle avait parcouru les Halles Magiques à la recherche d’un balai. Cependant, celui qu’elle possédait lui convenait parfaitement.

Après avoir regardé les objets exposés, la jeune fille continua sa balade et s’installa au Chaudron Baveur. La préfète fut prise d’un haut de cœur en sentant toutes ces vapeurs d’alcool et de fumée. C’était la première fois qu’elle pénétrait dans ce genre d’endroit. Certains clients l’observaient du coin de l’œil. Les autres l’ignoraient royalement. Un homme la regardait fixement. La blonde détourna le regard et retira les vêtements qui la couvraient. Elle était vêtue d’un pull bleu nuit avec un pantalon noir. Liberty avait opté pour la tenue de moldue. Elle ne s’imaginait pas venir jusqu’ici habillée avec une cape et une robe de sorcier. L’élève de Poudlard avait certes que 16 ans mais elle en faisait plus. On pouvait facilement lui en donner 18. C’est pourquoi, pour la première fois, Liberty consomma de l’alcool. Rien ne l’a poussé à consommer un tel mélange. Mais les circonstances, l’environnement dans lequel elle vivait lui disait que cela pouvait être une solution.

Cet homme continuait à la fixer. Liberty avait les joues en feu. L’alcool surement. La paranoïa l’envahit. Il était vraiment en train de la fixer. Il se levait d’ailleurs ! Ni une, ni deux, la jeune fille laissa sur sa table quelques pièces et sortit précipitamment. Elle retourna vers le fond de la taverne, baguette en main pour sortir de cet endroit. Une fois la manipulation effectuée, Lib’ patienta quelques secondes et s’engouffra une nouvelle fois dans la rue principal du Chemin de Traverse.

La sorcière boutonna, d’une main gauche, son manteau de moldu. Elle sentait le vent glacial caresser ses joues, mais elle avait toujours les joues en feu. Tout était amplifié, le bruit des passants, les quelques rayons du soleil… Un verre d’alcool et s’en était trop pour la Serdaigle. Mais pour une fois, elle ne pensait plus à ce qui l’attendait chez elle. Elle pensait à autre chose.

La sorcière marchait, marchait… Elle se savait pas où elle allait mais elle y allait ! Liberty était désormais dans une ruelle sombre. Il n’y avait plus de sorciers dans les parages. La jeune fille s’adossa alors contre un mur et ferma les yeux. Les pulsations de son cœur étaient rapide. Elle sentait en elle comme un air d’euphorie. La blonde ne regrettait pas cette petite pause au Chaudron Baveur. Elle soupira, laissant échapper des particules blanches, comme de la fumée. Puis, Liberty ouvrit les yeux. Elle regarda autour d’elle pour voir si elle était toujours seule. Cependant, à quelques mètres de la jeune fille, l’homme qui l’observait au Chaudron Baveur était présent.
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes
Bram V. Salten, le  Mar 17 Déc 2013 - 16:01


Sous un ciel de fumée
feat Liberty Owen

Lecteur, tu seras mon confident. Mes pensées les plus intimes s'offrent ainsi à toi comme un message limpide – ou pas, sur lequel ton regard s'égare. Tu penses alors me connaitre, mais qu'en sais-tu véritablement ? Hmm, bien peu de choses, mon ami. Lis, observe et juge tant qu'il te plait, cela m'est égal, tant que ton opinion ne m'encombre pas. Découvre ces souvenirs, mêle toi à eux jusqu'à te fondre dans leur simple complexité.

Ce jour-là, j'avais la tête en friche et mes mains tremblaient sous la nervosité qui m'accablait. Je n'avais pas vraiment de raison d'être dans un pareil état, mais la constante présence de l'Autre m’éreintait. L'entendre arpenter les imperceptibles parois de mon crâne à chaque instant me rendait plus fou que je ne l'étais déjà ; perdant la conscience  humaine– la mienne donc, j'abandonnais mon esprit à ses divagations perverses et immorales. J'entendais, parfois, un battement d'aile agiter mes idées, les retourner ou les faire disparaître sous un amas de plumes sombres, jusqu'à ce qu'un fatras désordonné et incohérent domine mon jugement. J'étais perdu en moi-même, enfermé dans une cage sans porte, sans verrou et sans clef. Divagant sur cette sinistre constatation, j'oubliai ainsi l'endroit dans lequel je me trouvais alors que mes yeux, vides et instables dans leur inhabituelle fixité, se reflétaient dans le liquide mordoré que mon verre contenait. De temps en temps, mes doigts se dirigeaient machinalement vers ma bouche, attrapaient la cigarette  d'un geste brusque avant de la tapoter contre le poussiéreux cendrier ; en à peine quelques secondes, elle était enfin de retour entre mes lèvres asséchées par le froid hivernal. Autour de moi, la fumée était opaque et son odeur, lourde et parfumée par le tabac, m’enivrait agréablement afin que les individus présents dans la pièce s'efface des alentours. Il ne restait plus que nous deux ; lui et moi. C'était suffisant.

Soudain, une lueur pâle déroba mon attention. Une chevelure blonde et resplendissante, un visage pur auquel le décor ne seyait pas du tout ; je ne pu me retenir de contempler une telle apparition. Secouant ma carcasse rongée par le charognard, je m'appliquai à l'observer évoluer dans un environnement qui lui semblait inconnu et étranger. Oh, pourtant elle exposait à la foule l'impression de vouloir se donner une certaine constance, comme on dit, mais elle ne trompait personne. Du moins, pas moi. La jeune femme avait un air candide, semblable à celui qu'arborerait un enfant inconscient lorsqu'il pénètre dans la tanière d'une bête affamée, et son charme la rendait, en un sens, captivante. Elle me paraissait si jeune, si fragile ! que son existence ici me rendait perplexe. Était-elle vraiment là, ou s'agissait-il encore d'un délire ? Tout me portait à croire qu'elle n'était pas issue de mon imaginaire et, qu'au contraire même, elle était réelle. Sa silhouette me frôla inconsciemment et ce fut là une occasion qu'il ne laissa pas échapper ; glissant furtivement ma main vers elle, je pu m'emparer d'un objet qui lui appartenait sans qu'elle ne puisse s'en rendre compte. Vois-tu, je suis un piètre sorcier, cependant mon passé, encore flou dans ma mémoire, m'a permis de développer certaines aptitudes que l'école n'enseigne pas. Certes, cela n'a rien de reluisant néanmoins, crois-moi, je n'ai que faire de tout cette éthique superficielle dont les hommes s'embarrassent.  

Puis la demoiselle me remarqua et la couleur pourpre de la gêne se répandit sur ses joues. Ma face affichant un sourire que je ne contrôlais pas tout à fait, je sentis mon corps se pencher vers elle – ce mouvement, c'était presque comme si je cherchais la solution à une énigme, à un puzzle. Un soupire m'échappa tandis que je percevais dans ses étincelants iris un éclat indistinct. L'alcool. J'eu alors envie de l'approcher, de me servir de l'alibi que j'avais dans ma paume pour m'approcher d'elle. Elle me paraissait si divertissante, j'étais persuadé qu'elle me tiendrait occupé une poignée d'heures ; un moment durant lequel je pourrais être quasiment seul dans mon âme. Oui, quasiment. Cependant, elle s'enfuit avant que je ne puisse l'atteindre et un cri de vautour retentit en moi comme un coup de fusil. Elle s'en allait, d'accord, toutefois j'avais la fourbe intention de la suivre. Ne serait-ce que pour lui rendre son bien, hmm. Décidé, je me hissai dans son ombre, à la poursuite d'une proie dont je ne savais encore que faire, et qui me mena au fin fond de l'Allée des Embrumes. Je me délectais de cette situation ainsi que des promesses qu'elle m'offrait à son insu et, quand ses prunelles craintives me fixèrent, c'est un rictus illusoire que la sorcière eut devant elle.

-  
Vous avez perdu ça, on dirait, dis-je doucement d'une voix rauque et grave, alors que je dévoilais à sa vue mon fallacieux prétexte. Il y avait autour de nous un silence trompeur que les non-dits rendaient assourdissant. Nous étions tous trois dans l'expectative.
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes
Liberty Owen, le  Sam 28 Déc 2013 - 0:16

Il était là, se tendant devant la jeune sorcière. Il l’observait de la même manière que dans ce bar. Il avançait avec une démarche assez particulière. Liberty n’arrivait pas à déterminer ce que son regard disait. L’homme ne semblait ne lui vouloir aucun mal et pourtant,… Il avait l’air différent. Et il était plus âgé. Beaucoup plus âgé que la bleue et bronze. Celle-ci n’avait que 16 ans. L’inconnu devait rapprocher les trente.

Il s’approchait de plus en plus d’elle. Un rictus était affiché sur son visage. Que cela signifiait-il ? La blonde regarda autour d’elle mais ne reconnut pas les ruelles du chemin de traverse. C’était bien plus sombre. Au loin, elle pouvait clairement distinguer une vitrine présentant des objets maléfiques. Par Merlin ! Liberty venait tout juste de réaliser qu’elle se trouver dans l’Allée des Embrumes, endroit dangereux réputé pour sa magie noire.

La préfète n’eut pas eu le temps de s’inquiéter davantage car l’homme était encore plus proche d’elle et venait de lui parler. Son regard, trahissant sa peur, se dirigea vers la main de l’étranger. Ses doigts, jaunis par le tabac, entouraient un foulard qui lui appartenait. Instinctivement, Liberty porta sa main à son cou. Effectivement, celui-ci était dénudé. Sa main tenait juste son collier qui reposait tranquillement au creux de sa poitrine. Elle pouvait également sentir la fraicheur présente. Elle avait dénoué son foulard à son entrée dans le bar. Ce vêtement avait certainement glissé.

L’alcool qu’elle venait d’ingurgiter lui brouillé les idées. Les mots prononcés par l’inconnu l’intriguaient. De plus, cela signifiait qu’il l’avait suivi depuis plusieurs minutes jusqu’ici. Pour un simple foulard. Trop de questions se basculaient dans la tête de la jeune fille. Cela ne devait pas être dû à l’alcool, c’était dans son tempérament. Mais tout de même, cette situation commençait à l’effrayer. Elle qui est si jeune et si innocente, dans quelle situation venait de se fourrer Liberty ?

Affrontant le regard de l’homme présent en face d’elle, Liberty s’empara de son foulard, peut-être un peu trop rapidement. Pas d’une manière agressive, plutôt de façon à expédier la chose. Elle devait faire bonne figure devant cet homme.

Effectivement, c’est à moi, déclara la Serdaigle. Celle-ci voulait se montrer sûre d’elle, de manière à ce que l’inconnu ne se réjouisse pas de cette situation. Cependant, sa voix déraya sur le dernier mot, la trahissant une nouvelle fois.

De nouveau, ses joues étaient en feu. Elle noua, d’une main gauche et maladroite, son vêtement afin de se couvrir et de récupérer définitivement son bien. Sans le vouloir, la jeune fille s’exprima :

Vous m’avez suivi, juste pour me rendre un morceau de tissu ?

Opla ! Elle venait de dire tout haut, ce qu’elle pensait intérieurement. Cela était dû à la consommation qu’elle avait eu quelques minutes plus tôt. Une chose est certaine, sans alcool, Liberty aurait esquivé la chose et se serait enfui rapidement. Etrangement, elle avait besoin de réponse et n’avait plus l’attention de partir.

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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes
Bram V. Salten, le  Sam 25 Jan 2014 - 14:41


Sous un ciel de fumée
feat Liberty Owen

Paraître n'est pas être ; la jeune femme voulait se donner une certaine constance, enrichir sa présence d'une fausse aisance qu'elle croyait convaincante, afin de tromper mon jugement. Elle désirait me montrer ce qu'elle n'était pas. Je trouvais cela franchement amusant, vraiment ; en un sens, la voir se perdre ainsi dans un jeu qu'elle ne pouvait maîtriser me rendait presque extatique. C'était comme observer une plume dans le vent – tremblante et fragile, elle voltigeait dans le souffle du zéphyr tout en sachant qu'elle allait inévitablement chuter. Tomber, trahissant ainsi l'apparence derrière laquelle elle se dissimulait, celle d'un spectre intouchable. Tomber. Il s'agissait là du principe même de la gravité, et j'y trouvais un certain parallélisme avec la situation actuelle. La plume et la demoiselle au foulard étaient toutes deux vouées à suivre un dessein fataliste. Un sourire fendit mon visage lorsque je perçus dans les mots de l’adolescente une voix teintée par la perplexité, hésitante face à l'absurdité des événements et de mon comportement. Hmm, oui, je suppose que ce n'était effectivement pas tout à fait normal. Qu'importe ! Je m'amusais et était l'essentiel de la chose.

-
J'ai pensé que vous regretteriez de l'avoir égaré. C'est toujours désagréable de perdre quelque chose, n'est-ce pas ? Je mis une cigarette entre mes lèvres avant de reprendre : J'espère que je ne vous ai pas fait trop peur.

Sur ces mots, je sortis mon vieux briquet d'une des poches intérieures de ma veste. Une étincelle rougeoyante apparut bientôt à l'extrémité de ma clope alors qu'un nuage grisâtre se formait autour de moi, la nicotine formant un voile qui enveloppait mes pensées confuses. Le froid me mordait le cou et je pouvais pratiquement entendre une chanson éclater dans ma tête – un morceau rythmé par la cadence de ma respiration et les murmures constants de l'Allée. Appuyant l'ensemble de mon poids sur mes talons, je me laissai ainsi bercer par cette mélodie imaginaire tout en gardant mon regard ancré dans celui de mon interlocutrice. La fumée se répandait lentement, insidieusement, dans l'air jusqu'à atteindre la gamine à la chevelure blonde et former, de ce fait, une membrane quasi-imperceptible dont j'étais le créateur. Je me crus presque Dieu, l'artisan de l'invisible, le maître de ce que l'on ne voit pas mais ressent. Les alentours demeuraient silencieux et secondaires et se soumettaient aux vivants dans leur servitude inanimée ; je n'arrêtais pas de sourire. Pourquoi ? Parce que mon alter ego me l'intimait, parce que l'Autre trouvait tout cela amusant. Absurde, aussi. La musique résonnait toujours dans mon crâne, si fort que c'en était assez pour me donner le vertige, et ses notes tournoyaient follement autour de moi.

-
Joli foulard, au fait. Ma femme avait presque le même, dis-je sur un ton légèrement chantant. Je fis ensuite un pas en avant, réduisant considérablement la distance qui nous séparait, et projetai  mon ombre sur le pâle visage de la jeune femme. Mon souffle mesuré se heurta au sien, saccadé et légèrement fébrile, alors que je guettais avec attention la moindre réaction qui me serait dévoilée. Puis, le charognard feula impatiemment, inquisiteur et quémandeur.   
Malena Kane
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes
Malena Kane, le  Mer 5 Mar 2014 - 18:56

Rp Unique
"Oeil noir, brasier rouge."


J’avais les doigts glacés, mais une fois ou deux, je m’arrêtais le long de la route pour croquer le ricanement d’un caillou abandonné, croquer la pose énigmatique, et parfois fantasque, d’une branche squelettique sur l’un des rares arbres que je croisais et que les brises de vent s’amusaient à déséquilibrer, croquer les ombres humaines déformées derrière les rideaux, croquer les regards curieux tapis dans la pénombre d’une mince ouverture de porte qui s’ouvrait et se fermait dans un grincement aigu comme un gloussement de sorcière, et, sans être pour autant rassasiée de toute cette nourriture craquante à souhait, je recommençais à marcher, écoutant mes talons chanter d’un suave claquement et dont l’écho se fragmentait dans la sinistre froideur de la ruelle des embrumes, déserte.

Pourtant, cette ruelle avait des yeux. Des milliers d’yeux sévères, collés sur ma peau. Ils ne me lâchaient pas, voulaient me dévorer, et j’aimais ça. Etre regardée. Etre au centre de l’attention. Je marchais et glissais sur les pavés, sereine, à l’affut d’un détail pour, ensuite, me l’accaparer. Je m’abreuvais de chaque petit état de ce monde quel qu’il fut, je le regardais, je l’écoutais, je le touchais, je suçais toute son essence, je le vidais de sa moelle profonde, de son âme, et j’en faisais mien. Je l’inscrivais soigneusement en moi pour qu’il brûle, encore, et encore. Je voulais ce monde, le conquérir, y régner, en être la Reine. Alors, je prenais tout. Absolument tout. Toi aussi, mon petit Ed, un jour, je te dévorerais.

Un jour je serais Reine de ce monde. Je le chevaucherai sur le dos d’un dragon cracheur de feu, et je cracherai mes rêves, encore, encore et encore.  Heureuse. Libre. En vie. Je riais toute seule en m’imaginant ainsi volant dans le ciel.

Je riais, je pensais à toutes ces mouches à merdes qui dégoulinaient de leur bouche de toutes ces filles parfaites. Je ne voulais pas de ce monde par pure vengeance. Non, non. Je ne considérais pas à 13 ans, et encore moins aujourd’hui, l’opinion des autres comme une chose à laquelle il fallait faire attention, à laquelle il fallait se plier. Ce n’est qu’une chose sans importance, une chose que l’on jette, comme une ordure vulgaire, un papier froissé. Mais encore une fois, l’idée de voir leur faux air de dominatrice – sans rire, dominatrice ? Sans rire, mais je riais- s’éteindre comme on éteint une bougie d’un simple souffle, un souffle d’humiliation, oui, juste ça, sentir l’humiliation chez ces petites garces, oh que oui, je jubilerai –je l’avoue.

Je jubilerai comme cette nuit-là. Lorsque je sortais en douce pour monter mon premier dragon. Ah. Je soupirais de plaisir, et continuais de glisser sur les pavés de la ruelle. Je regardais les vieux appartements, délabrés. Un quartier mal famé, dans lequel il n’était pas bon de vivre. A ce qu’on disait.

Je caressais les clefs dans ma poche et m’arrêtais devant une porte. Je sortais une pomme de mon autre poche, et croquais à pleines dents sa peau rouge. Le jus coula dans ma gorge… agréable sensation. Je caressais les clefs de ma nouvelle demeure ruelle des embrumes. « - Les contes de fées surgissent des ténèbres », murmurais-je en souriant, avant de pousser la porte.
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes
Liberty Owen, le  Jeu 13 Mar 2014 - 22:18

HP : Encore une fois, excuse moi pour mon monstrueux retard...

Liberty était de plus en plus mal à l’aise devant cette situation. Elle, qui voulait avoir une attitude désinvolte, arrivait juste à faire sourire son interlocuteur. Un sourire qui n’était rien de rassurant. A moins que cela n’était que pure imagination ? L’homme en face d’elle était peut être de bonne foi ? Cela étant dit, sa posture, son allure se fondait bien dans la ruelle au fin fond de l’allée des embrumes.

« J’espère que je ne vous ai pas fait trop peur ». Un petit son sortit de la gorge de la jeune fille. Non, non du tout. Pourquoi avoir peur d’un homme qui l’a fixé pendant quelques minutes dans un bar sombre et qui l’a suivi jusqu’ici ? Il n’y aucun problème derrière ça, tout va bien ! Du moins, c’était ce qu’essayer de se persuader la Serdaigle. Mais il était évident que l’homme face à elle n’attendait pas de réponse : il savait qu’il lui avait fait une peur bleue. Peut-être ne savait-il pas que la bleue et bronze était toujours plus ou moins effrayée par sa présence.

Sur ses paroles, l’homme sortit une cigarette. Liberty fronça les sourcils. Cette saloperie que les moldus avaient créé et qui les a petit feu. Elle trouvait les personnes, sorciers ou moldus, stupides de consommer ce genre de substance. A par tuer, quelle était son utilité ? Evidemment, la jeune sorcière ne partagea pas son opinion là-dessus à l’inconnu. Elle ne voulait pas entamer un débat avec ce dernier. Elle ne voulait d’ailleurs pas lui parler tout court. La blonde aurait bien pris la fuite, mais elle se contenta de l’observer. Cet homme était vraiment étrange.

Le silence régnait alors que son interlocuteur souffla la fumée qu’il avait ingurgitée. Liberty sentit l’odeur désagréable du tabac et réprima une grimace. Elle allait sentir le tabac froid pour la journée.

L’homme reprit la parole. Il s’exprima sur son foulard,  puis d’un geste souple, s’avança vers la jolie blonde. Cette dernière se tassa un peu plus contre le mur de brique. Elle qui voulait s’enfuir c’était rappé. Et ce mal de tête qui l’incommodait désormais n’arrangé rien à ses affaires. Pourquoi avait-elle bu ce maudit verre ? Pour son premier baptême d’alcool c’était un vrai fiasquo et c’était peu dire. Il était proche, trop proche. Ne voulant pas paraitre terrorisée, la jeune fille fronça de nouveau les sourcils. Mais pourquoi ? Pour montrer son mécontentement ? Pour lui faire passer un message ? Cet homme semblait plutôt s’amuser de la situation.

Liberty se décala légèrement sur la droite pour éloigner son visage de cet homme qui commençait à devenir de plus en plus  étrange. Il attendait une réponse. D’un geste qui se voulait désinvolte, la sorcière passa sa main dans sa longue chevelure blonde pour remettre quelques mèches en place avant de répondre.

C’est qu’elle a beaucoup de goût alors, déclara la préfète, votre femme, je veux dire.

Elle décida de ne pas le remercier pour ce compliment. Elle avait prononcé le début de sa phrase d’un ton sec en le regardant droit dans les yeux. Néanmoins, son regard la fit flancher, et elle ajouta ces quelques mots de manière quasi inaudible. La blonde voulut se montrer sûre d'elle en déclarant ses mots. Elle n'était pas de nature prétentieuse et ne prêtait jamais attention aux choses matériels.

Liberty n’arrivait pu à regarder cet inconnu dans les yeux. Elle se focalisa, de ce fait, sur sa cigarette qui était en train de se consumer, qui était en train de mourir peu à peu. Elle finira au pied de son maître, écrasé comme si elle n’avait jamais existé.

La situation commençait à déplaire de plus en plus la jeune Serdaigle. Elle releva les yeux pour prendre la parole :

Je souhaiterais retourner au Chemin de Traverse…. Vous… vous seriez m’indiquer la route… ?

Mouais. Elle qui se voulait désinvolte et sûre d’elle, c’était loupé. Si elle se faisait passer pour une jeune fille en détresse, c’était mal barré. Mais, Liberty cherchait par tous les moyens que cet homme s’éloigne d’elle, ou du moins, qu’il respecte une certaine distance.
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes
Evelynn Kayne, le  Dim 25 Mai 2014 - 19:12

[ 2 mois sans réponses, je poste ]

Pourquoi la brunette aimait-elle s'attirer des ennuis ? Se retrouver dans l'une des ruelles les plus sombres de l'allée des embrumes, c'est vrai que ça ressemblait au portrait de la parfaite Gryffondor. Un rendez-vous assez spécial attendait Eléna, il avait été organisé par Kimberly, l'une des amies proches d'Eléna. Les Gryffondors avaient pour ambitions d'aller chercher des objets à la boutique de magie noire, Kimberly voulait préparer un philtre d'amour très puissant et avec Eléna les deux jeunes filles voulaient mettre l'ambiance dans les couloirs afin de tendre un piège à Peeves l'esprit frappeur.

Arrivée dans cette sombre ruelles, la jeune fille n'était plus si confiante qu'avant. Les murs semblaient glacés et les gens qui s'y promenaient avaient l'air désespéré et méchant. Un homme habillé en noir porta son regard sur Eléna. Il n'avait sûrement pas l'habitude de voir une jeune fille fraîche et belle au coeur de cet endroit. Les femmes étaient vielles et leurs dos courbés. Sûrement anciennes Serpentards, elles se promenaient avec des capes sombres qui recouvraient presque leur sombre visages. Les chats étaient aux fenêtres, regardant les passants, prêt à bondir sur eux. L'idée qu'Elena ce fessait de cette partie du chemin de Travers n'était pas aussi horrible.

Plus Eléna s'avançait doucement dans cette sombre allée plus le temps passé, il était presque vingt et une heure du soir et pas le moindre signe de Kim, pourtant dans la lettre qu'elle avait envoyé, Eléna avait bien insisté sur l'endroit du rendez-vous, c'est-à-dire deux ruelles à côté de la boutique de magie noire. La chouette d'Eléna était revenue le bec vide, la rouge et or en avait donc conclue que la lettre avait été lue.
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes
Mangemort 30, le  Jeu 29 Mai 2014 - 16:14

Une lettre interceptée...
Avec Elena Gilbert


J'étais dissimulé sous ma cape d'invisibilité, debout sur le toit d'une grosse maison - ou d'un immeuble, je ne savais pas trop - à quelques centimètres du bord. Un simple faux mouvement, un souffle de vent plus fort et je tombai, je basculai dans le vide. Mais j'aimais le risque. J'aimais la sensation de l'adrénaline qui afflut dans les veines lorsque l'on fait des choses dangereuses. Alors je continuai, sachant pertinemment qu'un jour l'inévitable arriverait ; lorsque l'on joue avec le feu, on fini toujours par se brûler. C'était comme ça, on ne pouvait rien y faire.Toujours est-il que depuis mon perchoir en hauteur, j'avais une magnifique vue d'ensemble sur tout le Londres sorcier, ce qui me permettait de faire un parfait réperage des lieux et endroits stratégiques. Je distinguais chaque ruelle, chaque cul de sac, chaque tournant, chaque boutique. Et je mémorisai, gravant chaque détail dans ma mémoire.

Lorsque le soleil commença à décliner, marquant la fin de l'après midi, un bruit d'ailes régulier attira mon attention. Un hiboux approchait, avec une missive aux griffes. Je dégainai d'un geste habile ma baguette la pointai sur le volatile. En moins de temps qu'il ne faut pour dire inféri, l'animal fut immobilisé, à mes pieds. De mes doigts fins de pianiste, j'attrapai le parchemin et le lu en diagonale. Malheureusement, c'était une lettre banale, sans aucune importance, qui ne m'apprenait rien sur un quelquonque plan secret ou sur les actions du ministère. Mais qui sait, peut-être qu'en continuant je finirai par intercepter un courrier estampillé du logo du ministère. Je glissai le papier dans la poche intérieure de ma cape puis réanimai l'oiseau et le renvoyai à son propriétaire.

Voulant de m'amuser quelque peu, je décidai de me rendre à l'endroit mentionné sur le courrier : 21 heures au fin fond de l'allée des embrumes. La dénommée Eléna, si j'en croyais la signature de la lettre, allait être bien surprise par la tournure des événements. Je rangeai ma cape et plaçai sur mon visage un fin masque noir uni, qui contrastait avec l'azur de mes yeux et mes cheveux blonds. Je pris un malin plaisir à arriver en retard, afin de faire patienter la jeune fille dans ce lieu peu recommandable, surtout la nuit. J'aimais effrayer les gens. J'aimais voir leurs pupilles se dilater et leurs poils se hérisser. Alors, longeant les murs sombres, je m'avançai aussi silencieux qu'une ombre en direction de ma victime, de ma proie. Discrètement, j'informulai un Serpensortia, ce qui fit apparaitre un magnifique et impressionnant serpent.

~ Approche toi de la fille, enroule-toi autour d'elle, effraye-la.

Mon sifflement, inhumain, s'éléva aussi léger que l'air et rompit le silence de l'allée. La fille avait dû comprendre qu'elle n'était plus seule.
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes
Evelynn Kayne, le  Sam 14 Juin 2014 - 12:06

La rue était sombre, sale et vide. Rien d'amusant ou de passionnant pour une Gryffondor. Le visage d'Elena avait le don d'étonner les quelques femmes qui passaient, la jeune fille était un peu le seul rayon de soleil de la ruelle, un rayon bientôt éteint par la peur. La rouge et or se sentait de plus en plus seul. Baguette magique à la main elle savait très bien se défendre contre les autres, c'était l'une des élèves les plus brillantes de Poudlard. Elle espérait tomber sur Kimberly, mais à priori, elle ne s'était pas déplacée.

Agacer d'attendre, Eléna décida de partir, mais au moment où elle déplaça son pied, un son glacé s'éleva, un cri aiguë, idéal pour faire peur. Ne se sentant plus en sécurité, la rouge et or fit un tour complet sur elle afin de voir qui l'entourait, mais elle était seule. Totalement seul. Enfin, la seule sorcière.

Quelque chose bougeait, quelque chose bougeait sur le sol. Dans la brume sombre Eléna ne voyait plus ses pieds, mais elle sentait un animal, c'était un animal rampant, elle n'était pas sur de ce qu'elle avançait, c'était ridicule. Mais la minute ou la chose s'enroula au tour de son pied, elle réalisa que sa pensé avait vu juste. Un serpent essayait de l'entourer.

Il était monté jusqu'à son ventre et d'un coup il croqua Eléna, la jeune femme sentie les crocs du serpent dans sa chair. Le sang de la jeune fille coula, un peu de venin c'était rependu mais rien d'important pour le moment, la rouge et or pouvait rester debout. D'un coup de baguette elle dégagea le reptile. Criant de douleur elle mit sa main sur son ventre, après çà le sang l'avait coloré.

Devant elle se tenait un homme masqué, elle comprenait mieux d'où venait le serpent.
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes
Merry K. Harper, le  Lun 14 Juil 2014 - 0:33

PV Razven


La pluie tombait sur Londres depuis plusieurs heures maintenant. Bien à l'abris chez elle, Merit regardait le mauvais temps à travers la fenêtre de sa chambre. Dans quelques minutes, elle devrait partir et rejoindre l'allée des embrumes pour faire le sale boulot à la place de ses parents. Ce qui ne l'enchantait absolument pas. Manquant d'argent, les parents Sullivan avaient décidé de vendre une maison qu'ils avaient obtenu on ne sait comment. C'est par lettre qu'il y a quelques jours, Elizabeth avait annoncé à sa fille qu'elle devrait aller chercher l'argent non loin de chez elle. Avec regret elle avait finalement accepté, sachant que ses parents ne pourraient pas faire le déplacement...

Se levant finalement, l'australienne alla chercher son manteau posé sur son lit et sorti en trombe de la maison, rangeant sa baguette dans sa poche. La pluie tombait encore beaucoup si bien qu'elle du rabattre la capuche sur sa tête pour s'en protéger. Rapidement, la jeune femme parcouru le chemin jusqu'à l'Allée des embrumes, peu fréquentable. Elle s'y était déjà perdue et ne supportait pas y aller. Encore moins seule. S'engageant prudemment dans la première ruelle, elle se rendit au lieu de rendez-vous où elle retrouverait l'acheteur de la maison. Arrivant enfin à la sombre boutique, elle s'installa devant la vitrine, et patienta en silence, regardant passer les personnes toutes plus inquiétantes les unes que les autres.
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes
Personnage, le  Sam 19 Juil 2014 - 18:12

[PNJ joué : Razvan Berbec]

Le plan était en marche. Après le cambriolage de Gringotts il avait fallu se faire discret. Cacher l’argent, ne rien en faire. Et c’est finalement ce qui fut le plus difficile. Razvan avait besoin d’investir. Alors oui, il en avait forcément donné au Réseau, il avait été obligé, mais plus que cela, il se devait de trouver un moyen de s’installer plus durablement.

L’occasion s’était enfin présentée à lui. Il avait réussi à entrer en contact avec un couple qui souhaitait se débarrasser d’une maison le plus rapidement possible. La somme demandée était évidemment plus élevée que ce qu’il fallait mais il ne comptait pas négocier. Non, il ne fallait pas attirer l’attention. Alors il s’était montré le plus offrant, et avait eu gain de cause. Aujourd’hui, c’était le moment de faire l’échange.

Il pleuvait. Voilà qui arrangeait bien les affaires du roumain. Il évitait d’aller sur le Chemin de Traverse et l’Allée des Embrumes depuis qu’il avait cambriolé Gringotts, néanmoins il pouvait marcher sans problème avec une capuche bien enfoncée sur le crâne. Il avait du mal à supporter les gouttes sur sa tête. Cela lui rappelait quelques anciennes méthodes de torture… Oh bien sûr pas sur lui non. Mais il avait toujours redouté d’être à la place de ceux à qui il le faisait subir.

La grande silhouette du roumain marchait voûtée jusqu’au point de rendez-vous. Comme à l’accoutumée, il se tenait à l’écart du point désigné. Il ne souhaitait pas tomber dans une pièce, si bien qu’il attendait de voir son interlocuteur avant d’avancer dans la lumière. En l’occurrence, c’est une jeune fille qui patientait à l’endroit indiqué, ce qui avait le don de le surprendre. Soit… S’il fallait traiter avec la marmaille… Il s’avança sous la pluie battante, porta une main à la grosse bourse qu’il tenait à sa taille et lança.

« Vous avoirrr clé ? Moi avoirrr arrrgent. Moi vouloirrr échange équitable et vous pas poser question, comme convenu. Vous êtrrre d’accorrrd ? »
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes
Merry K. Harper, le  Dim 20 Juil 2014 - 0:00

Cela faisait maintenant plusieurs minutes que Merit attendait, protégée de la pluie grâce à son manteau. Peu rassurée à cause de l'endroit où elle se trouvait, la jeune femme regardait avec méfiance les personnes passer devant elle. Depuis qu'elle s'était perdue, puis faite agresser dans l'Allée des Embrumes, les craintes de la jeune femme s'étaient amplifiées et elle n'aimait toujours pas se rendre dans cet endroit si sombre, sinistre et malsain. Surtout pour vendre une foutue maison dont ses parents ne voulaient plus. Avec dégout, elle regardait la pluie tomber sur elle, cherchant des yeux son interlocuteur.

Les rues ne désemplissaient pas, toujours aussi bondées de personne d'une minute à l'autre. Quand certaines partaient, d'autre arrivaient et il était difficile pour la lionne de trouver la personne avec qui elle devrait faire affaire. Puis soudainement, un homme dissimulé sous sa capuche fit irruption devant elle, la faisant alors sursauter. Il tenait une bourse, sans doute remplie d'argent, dans sa main, ce qui attisa la curiosité de Merit. Combien y avait-il ? Ses parents ne lui avaient rien dit de plus concernant le prix...

« Vous avoirrr clé ? Moi avoirrr arrrgent. Moi vouloirrr échange équitable et vous pas poser question, comme convenu. Vous êtrrre d’accorrrd ? »

Fourrant sa main dans sa poche, l'australienne fouilla ce qui s'y trouvait en posa finalement ses doigts sur la clé de la maison. Ressortant sa main de son manteau, elle fit en sorte que son interlocuteur puisse voir la clé qu'elle tenait. Il ne l'aurait pas temps qu'elle n'aurait pas l'argent. Et s'il n'avait pas voulu payer, il serait sans doute déjà reparti avec la clé après l'avoir assommé voir tué. Fixant la bourse un moment, la lionne regarda ensuite la personne devant elle et s'adressa à lui.

- Oui. Voilà la clé, je ne poserais pas de questions, je veux seulement récupérer l'argent en échange.
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes
Personnage, le  Dim 20 Juil 2014 - 15:42

Razvan n’avait pas que ça à faire et aurait bien aimé que la demoiselle se dépêche un peu. Qu’attendait-elle ? Elle avait glissé une main dans sa poche et il osait espérer qu’elle n’allait pas sortir sa baguette car on ne jouerait pas ainsi deux fois avec lui. Il serait en mesure de répondre si la jeune fille osait penser qu’elle pouvait représenter une menace. D’ailleurs, malgré la pluie, il essayait de regarder son visage et ne pouvait s’empêcher de se dire qu’elle ferait une bonne recrue pour le Réseau.

Mais pas de temps à perdre. L’Allée des Embrumes était encore trop fréquenté pour qu’il ne s’y attarde plus longtemps. Alors elle sortit la clé et il tendit la main. Mais elle ne la déposa pas. Il haussa un sourcil. Etait-ce une blague ? Se méfiait-elle !? Ah ces enfants… Razvan était un bon payeur mais il refusait toujours de payer pour un objet qu’il n’avait pas en main. Alors il ne restait plus qu’une seule solution.

« Je donner arrrgent mais vous donner en même temps clé. Je pas jouer dans bac à sable. »

Alors il tendit la main en serrant fermement la bourse. Jamais il ne la lâcherait s’il n’avait pas la clé en main. Mais peut-être pouvait-il tenter de la déconcentrer un peu… Car il répugnait à devoir payer en même temps qu’il recevait l’objet.

« Vous pas êtrrre habitude fairrre affairrre, pas vrrrai ? »
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