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Au fin fond de l'Allée des Embrumes
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Madilyn Nebulo
Poufsouffle
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes

Message par : Madilyn Nebulo, Dim 25 Juin 2017 - 15:32


Peut-être que je vais mourir
Peut-être que je ne suis que stupidité
Peut-être qu'elle va m'achever
Et peut-être que c'est tant mieux

Le chasseur a un drôle de fusil
De bois, tout fin
Un fusil et des mots étrangers lui aussi
Des mots magiques
Mourir
Mourir
Mourir
Je t'en prie
Mourir
Curo As Velnus
C'est fini
D'un coup le silence
Hurlement du loup
Étranglé
Celui de la petite fille agonisante à l'intérieur
Silence
Mon corps n'est plus que fer
Plus rien
La fin
La mort
Un sourire sans joie
Ou peut-être une grimace
S'esquisse lentement
Voilà
C'est ça la mort
Plus rien

Et si

Elle est là
Il est là
Le chasseur et son arme de paix
Paroles sorties de partout et de nulle part
Mots réconfortants
Qui essaient du moins
Non, ce n'est pas fini
C'est un écho
Un jeu de miroirs
Infini
Le son
La douleur
Qui rebondit
Résonne
Feu
Foudre
Feu
Toujours
Petit jeu du loup
Son ombre qui rode
Et rodera
Toujours
Et ce goût amer de l'éternité
Rend le monde prison
Le sol sang
Tout se détruit
Tremble
Le chasseur s'enfuit
Et l'inconscience
.
..
...
....
.....
......
.......
........
.........
..........
..................................

Fin du RP
Merci beaucoup, c'était génial !
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Vhagar Meraxès
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes

Message par : Vhagar Meraxès, Sam 8 Juil 2017 - 18:01


La nuit vous observe
RP MM33



     Des heures et des heures à languir debout, marcher sans réel but avant de rentrer et continuer le lendemain. Lorsque l'associé gérait mieux que mal leur co-fondation, le Nordique passait comme là le plus clair de son temps à la réflexion, si bien qu'il arrivait là ou personne ne l'attendrait. Etait-ce la le but, sans doute. La ou lui-même n'imaginait pas qu'il se retrouverait. Le coin en question était alors plus lugubre qu'un cimetière mal entretenu. Le genre d'endroit ou l'on regretterai d'être guidé par portoloin pour finir exécuter par un fou furieux. Mais dans cette pénombre, et malgré l'heure tardive, il régnait une atmosphère de paix. Personne ne viendrait obliger Vhagar à sortir sa baguette pour remettre cette aura de tranquillité. L'obscurité dissuadait les gens de venir, craignant ce qu'il ne peuvent voir ou comprendre, et même ceux qui connaissaient les lieux. Il venait de passer à l'étape suivante, s'octroyant le droit de passage de Londres à la campagne de manière à éviter le tournoiement cérébrale tout en maintenant la demi seconde de voyage. Mais décidément ce moment restait le meilleur de la journée.

     L'heure à la pause, au profit. Profiter de la solitude pour respirer le bon air de cet endroit. Il n'était pas si malfamé d'ailleurs. La saleté et la crasse qui jonchaient le parterre des rues s'était endormi comme la poussière d'un grenier isolé des années durant. Chaque pas réveillait presque un nuage épais d'un noir harmonieux, retombant pour reprendre la désirée sieste moins de temps qu'il n'en fallait pour rendre l'ordre magiquement.

     Adossé à un mur à la teinte faussée par le temps, le Nordique sorti une cigarette d'un paquet presque vide. Presque vide à tel point qu'une fois à la bouche, il ne restait plus que le carton qu'il lança un peu plus loin à ses pieds, donnant le même effet sur le sol qu'un pas d'enfant. L'amas homogène et en lévitation de poussière captiva un moment de Vhagar qui alluma finalement le tabac d'un doigt à l'ongle embrasé, comme à son habitude. Le clic d'un briquet. Les moldus n'avaient pas que des inventions stupides, finalement. Et il s'en rendait de plus en plus compte. Le temps pressait, le temps pressait. Le temps pressait.

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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes

Message par : Mangemort 33, Sam 15 Juil 2017 - 21:57




RP avec Vhagar

Il y a quelque chose d'étrange en cette nuit. Je ne sais pas ce que c'est. J'ai comme l'impression qu'on m'appelle, que les choses sont en train de changer. Peut-être n'est-ce qu'une vulgaire angoisse, une vieille paranoïa. Mais le monde n'est pas le même. Les braises sont devenues plus chaudes et peut-être que la guerre sera moins incandescente que tu le crois.

Je ferme les yeux un instant. Masque qui recouvre mon visage, je erre là où c'est le moins risqué. Don't you worry child_
J'observe le noir, les alentours. Je me demande beaucoup de choses 33, en ce moment. Parfois, j'ai l'impression d'être simplement la définition même de Monstre. C'est comme si, mon humanité s'était envolée. Des mauvais choix, des décisions à regret.

Mais pour autant, voudrais-tu revenir en arrière ?

Morsures, sang. Une silhouette se dessine. Je reste un instant dans la pénombre à l'observer. Il a l'air pensif, peut-être qu'il est un peu perdu. J'avance alors lentement vers lui. Je porte peut-être un masque, mais je ne suis pas quelqu'un de profondément violent. Certaines fois, ou quand c'est nécessaire. Les hostilités n'ont donc pas besoin d'être en marche de mon côté. S'il veut s'aventurer vers un terrain dangereux, je lui suivrai volontiers mais je ne démarrerai pas le jeu. _La cruauté oui, l'imbécilité non.

Tu es bien pensif mon cher ami... As-tu besoin d'y voir plus clair ?

Susurré, s'intéresser à l'autre. Porter de l'intérêt à l'humain pour attirer son attention. C'était la base même de toutes relations, improbables ou non.
Malgré cela, je garde une certaine distance avec mon futur interlocuteur. Je le connais un peu quand même. Lui ignore tout. C'est le principal avantage du masque aussi. Mais c'est aussi le danger qui va avec. L'adrénaline qui s'immisce dans nos veines. La fuite vers l'infini qui se délecte de nos rires. Ne pas se faire prendre. Jouer avec la liberté pour en obtenir une autre.

Il faut savoir faire des concessions et j'espère bien, qu'un jour, l'humanité le comprendra.

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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes

Message par : Vhagar Meraxès, Dim 23 Juil 2017 - 18:22





     Le ciel gagnait en obscurité, et pourtant l'heure tardive n'avait pas annoncé de nuit plus sombre qu'une heure plus tôt. D'un autre côté les étoiles toujours aussi belles et illuminées donnaient un spectacle magnifique et un décor somptueux pour un instant de plus à recroqueviller son âme et à revenir sur les choix qui s'offraient à lui. Un cas parmi les cas. Il aurait aimé en parler. Cela aurait été plus simple si des telles conversations pouvait avoir comme destinataire quelqu'un qui le comprendrait. Quelqu'un qui partagerait cela, pourquoi pas, mais surtout qui ne deviendrait pas une menace après de telles révélations. La société du monde magique avait beau être fragile, un simple jet et tout était chamboulé, comme un mégot glissant sur le sol et semant le désordre dans une poussière dormant depuis des nuits. Elle n'en restait pas moins uni en apparence. Il n'y avait finalement pas de droit d'expression.

     Une voie brisa alors le silence. Le Nordique, pas vraiment surpris par l'interruption ne changea pas d'attitude, ne détournant même pas le regard du mur d'en face. Ignorant même qui lui adressait la parole, imaginant peu que même s'il regardait, il n'en aurait en réponse qu'un membre d'un Ordre dont il commençait à connaître les principes, sans en reconnaître rien de plus. Il n'avait qu'en tête la discrétion dont cette voie avait fait preuve. Elle n'était pas si loin, et pourtant il n'avait rien vu venir, lui qui d'habitude avait la longueur d'avance. Il détourna finalement ses yeux, pas non plus plus surpris de de ne pouvoir voir. Mais ça avait quelque chose de plus intéressant. Au moins un mangemort n'irait pas raconter ses fous rêves de liberté à qui que ce soit, si ce n'étaient ses comparses.

     La question en elle même appelait à la réponse qu'il voulait donner. Remettre en question l'ordre du monde et l'ordre lui même, ses fondements, ses aspirations. Comme s'il pouvait être concevable que l'on apparaisse dans la vie des autres, sans que ceux-ci ne veuillent dire mots, ou ne veuillent simplement ne pas sortir non pas les épées et les carabines, mais plutôt la grosse artillerie qu'ils avaient conçu alors que nous les regardions faire. C'était tard, et plus cela le serait, plus cela serait impossible. Telle était la situation qu'il voyait quand ceux qui étaient ses plus proches alliés, aussi peu nombreux qu'ils soient ne voyait qu'une brèche à ouvrir. Savaient-il ce que cela causerait?

     -Est-ce vraiment moi qui ait besoin d'y voir plus clair?
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes

Message par : Mangemort 33, Mer 2 Aoû 2017 - 2:09




33 prend place autour de la table. Ils ne sont que tous les deux, ils vont commencer la partie.
Ils vont enfin, jouer.


La nuit était lentement en train de manger le temps. Le noir envahissait les rues. Le silence et le vent se mélangeaient avec le monde. Personne ne pouvait les déranger. Et si c'était le cas, elle ne mettrait pas le temps à s'en débarrasser. Elle connaissait que trop bien l'allée des embrumes. Une sorte de deuxième maison.

Sourire acidulé.

La pénombre grignotait son coeur à lui. Elle plissa des yeux, l'observant un instant de plus. Sa phrase lui parvient aux oreilles. Elle faillit en rire. Préférait-il un crochet du droit ou du gauche ?  

Oh... Tu penses que nous voyons flou derrière nos masques ? Dis-moi en plus histoire qu'on en rigole tous.

Dents acérées, langues aiguisées. Amertume quand tu nous tiens. Peut-être qu'elle avait mal interprété cette phrase, mais les choses étaient ainsi. Et ce n'était certainement pas en partant comme cela, que le pauvre garçon allait approcher davantage l'Ordre noir.

33 s'approche, elle aimerait savoir quel genre d'homme il est. S'il est un partisan ou un ennemi de leurs idéaux. Elle se saisit soudainement de la cigarette. Elle l'écrase contre le mur et commence à dessiner une sorte de signe représentant la mort.

C'est amusant, je porte toujours à croire qu'à la fin de notre guerre... C'est la seule chose qui restera des idéaux ennemis. Mais je sais bien qu'il y aura toujours de nouvelles mauvaises herbes pour s'opposer à l'inévitable. Peut-être que tu en fais partir Love ?

Elle laisse tomber le mégot, peut-être même sur les chaussures de monsieur. Elle soudure le reste de cendre de ses doigts. S'il savait, elle serait prête à s'amuser bien plus que cela avec lui. Mais certainement pas, comment lui pourrait l'imaginer.

33 venait de poser sur la table, la dame de pique.
Quelle carte allait tomber ensuite ?


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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes

Message par : Vhagar Meraxès, Mer 2 Aoû 2017 - 6:16





     Genre trahi par une voix. Une bien maigre récompense pour une curiosité qui de toute manière ne serait pas ce soir satisfaite. Elle ne bougeait plus tellement, pour le moment pas bien proche, à bonne distance pour un dialogue. Mais sur une renvoi de question, elle sembla prendre la mouche. Réponse de celle qui se méprend. Qui se méprend sur l'avenir que dessinerait une porte qui s'ouvre, ou sur un discours là pour renforcer et non pas remettre en question toute une idéologie. Le Nordique se tu, la regardant se mouvoir, approcher vers lui. Il tira une longue bouffée de fumée. Inachevée. La femme masquée lui ôta du bec pour faire il ne savait quoi, vu qu'il ne prit pas la peine de réagir autrement qu'en n'y prêtant aucune intention. Il se décolla des pierres vieilles comme le monde, prenant un peu de distance avec celle qui par déduction de dires ne semblait pas connaître la position du Meraxès à ce sujet. Le dessin écrit par la cendre n'était autre qu'un symbole quelconque, mais un symbole de mort. C'est la qu'il comprit le sens des mots. Des mots qui dans un sens ont le leur. Qui s'étaient trouvés, dans un réflexion. Lui voyait plus loin, en réalité. Elle lâcha la cigarette plus blanche que brune, tombant entre les dieux pieds d'un Nordique prêt à débattre.

     -L'ennemi.

     Une longue pensée traversa en un instant les neurones de Vhagar. Le dilemme le plus atroce d'un monde qui ne sait pas ce qu'il veut. L'ennemi. La question qu'il se posait lui, quel est le véritable ennemi. Les sorciers se battaient entre eux lorsque les autres, tapis dans leur ignorance, se développaient, encore et encore, inconscients de ce qui se passerait si le secret magique venait à disparaître. Mais avaient-il besoin de le craindre. Rien n'était plus incertain que la réussite de l'Ordre Noir, mais rien ne l'était encore plus que ce qui se passerait s'il venait à ses fins. On pouvait comparer une guerre potentielle de ce type. Imaginer un homme nu, armé de pierre. Et un autre, habillé d'armure et tenant dans ses mains la plus belle et aiguisée des haches de guerre. Mais que vaut un homme artillé, contre un millier de ces autres. Que vaut une poignée de sorciers contre sept put*** de milliards de moldus armés comme jamais. La pierre devient un bout de métal qui donne la mort en une fraction de seconde, quand la mort magique demande des mots et ne touche qu'un seul être à la fois. Et c'était la les cauchemars d'un homme qui l'avait vécu, mais qui n'avait pas pour autant changé d'objectif. la démarche, elle seule, devait changer.

     -Craint celui qui te craint, car c'est le seul qui donnerait tout ce qu'il a pour te sortir de sa vie. Je ne suis pas ton ennemi. Je ne te craint pas. Je t'aime, j'aime ce que tu représentes, j'aime ce pourquoi tu te bats. Mais t'aimeront-ils, ceux qui te feront, nous feront face une fois toutes ces mauvaise herbes définitivement détruites? Que feront nous contre une infinité d'hommes et de femmes, qui bien que dépourvu de dons magiques, s'armeront contre nous jusqu'à retrouver leur sérénité? Si ont veut acquérir notre liberté, et pouvoir en jouir, encore faudrait-il s'assurer que personne ne viendra nous la reprendre.

     Alors qu'il en avait finit, il se racla la gorge. Y penser le rendait déjà nerveux. Vhagar trouva le mur de l'autre côté de l'étroite ruelle, et se laissa choir, assit sur un rebord de basse fenêtre. Comme s'il se sentait soulagé d'avoir fait sortir ses mauvais rêves, son fardeau, ses tourments. Il avait l'impression d'être seul à réaliser. D'être seul, tout simplement. Et pour la première fois, cette solitude lui faisait peur, lui se vantait autrefois de ne reculer devant rien.


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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes

Message par : Mangemort 33, Mar 22 Aoû 2017 - 18:28




C'est drôle. Oui, elle trouve cela très drôle les humains. Ils ne sont que des pantins conduits par leur propre désir, leur propre sentiment. Certains s'arrachent les yeux pour ne pas voir cela justement, ils préfèrent être dans l'ignorance de leur faiblesse en faisant passer ça pour une force. Et de ça, 33 en rit.

_Quand devons-nous couper les fils ?
À la fin de notre guerre_

Elle lui sourit. Peut-être que l'homme ne le voit pas, mais il la fait sourire. Certainement pas pour les bonnes raisons, c'est sûr, mais il a réussi à faire cela. Et rien que pour cet exploit, elle lui laisse le bénéfice du doute.
Puis le temps s'efface, elle le contemple. Elle l'observe. Elle tente de percevoir en lui, ce que le monde oublie. Cet aspect animal, sans plus aucune pensée. Cette bête qui foncera. Cette chair à canon dont elle a besoin pour allumer les feux ennemis.

Pourquoi en doutes-tu mon ami ?

Mais peut-être se trompe-t-elle ? Peut-être est-ce bien plus qu'un simple doute, que de simples interrogations qui se battent entre deux pensées. Elle a toujours eu du mal à comprendre les autres. Simplement parce qu'ils sont différents, que chacun ne fonctionne pas de la même manière. Que certains veulent s'enlaidir à suivre les normes de la société, et que d'autres justement les enchainent dans les enfers.
_Elle cherche les limites de l'âme

Raconte-moi... Dis-moi, ce que tu crains réellement ?

Les souffles se font près, elle se rapproche. Elle tente de percer les secrets. Lui n'a pas de masque ce soir, mais il doit en porter un, d'un autre type. Alors elle cherche à faire tomber la vérité avant de dire quelque chose que l'on pourrait regretter.

Je connais la vie. Je connais l'autre. Du sorcier au moldu, lequel est le plus fort d'après toi ? Crois-tu sincèrement qu'une société comme la nôtre, peut se faire battre par une civilisation qui ne pense qu'à devenir plus grand que l'univers lui-même ?

Elle est intelligente. Elle aussi a eu ses pensées et elle sait que se focaliser sur ses doutes, est une mauvaise idée. Elle a décidé qu'elle se battrait. Elle veut changer le monde et participer à la gloire. Mais pour réussir, il faut d'abord y croire. Et si elle raisonne comme lui, les idéaux sont perdus. Elle se cacherait derrière ses instincts de survie.

Elle recule, elle interroge les sentiments de l'être en face.

Es-tu assez fort pour aller au-delà des mondes avec moi..
Ou fais-tu partie des agneaux qui dorment près du lac....

Choisi dans quel camp es-tu : celui de la mort ou de la vie ?

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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes

Message par : Vhagar Meraxès, Lun 11 Sep 2017 - 17:58





     Tandis qu'elle se rapprochait, de plus en plus proche, les mots qui sortirent de sa bouche, ceux qui traversaient son masque, n'allèrent pas bien plus loin qu'à ces oreilles, desquels ils ressortirent, comme des discours et des discours répétés qu'un seul instant vint d'un coup de souffle sur la poudre, balayer. Elle avait raison sur un point. le doute. Permanent et cauchemardesque, remettant en question même la notion de voulait-il, se pouvait-il que le secret vienne à se briser. Il le fallait. Mais la question n'était même pas là.

     - Oh, ne te méprend pas.

     L'heure était au débat, semblait-il. Le Nordique sortit lentement sa baguette pour ne pas se mettre en portafaux, attrapant les dernières lattes d'une cigarette qu'il tiendrait alors fermement. Il la ralluma à son bec, inspira un grand coup, simulant une apnée, ou un sketch qu'on ne voudrait pas couper par une reprise de souffle.

     - Autant comparer l'humain et un insecte. Il ne faut pas plus d'une ou deux secondes pour toi ou pour moi afin de neutraliser un moldu. Tout comme il ne te faudra qu'un instant pour coller une double claque à celui qui siffle et bourdonne lorsque tu tente de t'endormir tranquillement, pensant être totalement en sécurité. Mais si tu en écrases dix, vingts, cinquante. Combien entre temps auront eu l'opportunité de venir se poser et de te piquer? Et si ce n'étaient que des moustiques...

     Vhagar se releva. Il employait un ton beaucoup plus nerveux, moins apeuré, en apparence. C'était peut-être une chance de faire part de sa propre vision de comment parvenir à une fin. Plus déterminé, surtout. Car même si cet éternel débat de qui est le plus fort ne trouverait de réponse que lors de l'affrontement, ce n'était dans le doute pas une option envisageable pour le Nordique. Sa meilleure des méthodes consistait à épuiser dans l'ombre ceux qui pour certains étaient l'ennemi. Et ils l'étaient, inévitablement. Alors haut de ses six pieds et demi, il continua ce qui lui tira le cœur vers le bas.

     - Une simple guêpe. Elle te tourne autour, sans te faire le moindre mal. Sans imaginer que d'un coup de semelle tu la réduirais à néant. Pourtant elle ne t'ignore pas. Elle ignore ce que tu es. Elle ne voit pas en toi une menace car tu ne fais rien pour la faire partir, alors la cohabitation est possible. Possible tant que la petite guêpe ne conçoit pas le danger que tu représentes. Tout comme un moldu ne sait rien de notre existence. Tu es une guêpe pour la guêpe, en quelque sorte. Mais à l'instant ou tu te révèle ne pas être des leurs, elle prend peur. Et la réaction naturelle de tout être apeuré qui cherche à se protéger, ce n'est pas de fuir. La fuite implique que tu laisse là où tu vies devenir là ou tu ne seras plus. Alors elle attaque. Elle pique. Tu la tues avant qu'elle ne le fasse, évidemment. Parce-que d'un autre côté, tu craints qu'elle ne le fasse. Tu la connais, cette petite guêpe.

     Elle avait reculé. D'un pas, ou deux, peut-être plus. Ça n'était pas vraiment important. Il fit quelques pas en longeant le mur, laissant sa main caresser les vieilles briques d'un mur de cette sombre allée. L'autre main porta la cigarette à sa bouche. Mais bien sûr, elle l'avait trop poussée de l'autre côté pour que ce soit réellement satisfaisant. Et il n'avait plus rien. Ses yeux regardèrent le sol. N'importe laquelle de ces allées ressemblait à une autre. Une autre foulée par les guêpes. Des guêpes capable n'évoluer. Qui ne se soucient plus vraiment de piquer ou d'observer. Des petites guêpes bien moins faciles à écraser, bien moins faciles à anéantir, tant elles ont proliféré pendant que les autres gardaient des traditions qui, il y a plusieurs siècles, peut-être, pouvaient encore rivaliser.

     - L'ennui, vois-tu, c'est qu'en plus du fait qu'elle s'adaptent bien plus vite que tu ne le penses, nous trouvons dans leur nid. Il ne leur faudra qu'un seul crime contre leur colonie pour que toutes réalisent ce que nous sommes. Un danger. Nous le savons, que nous sommes plus forts. Ils le sauront aussi, bien assez tôt. Et ils sont plus de sept milliards. Que peux faire un artilleur contre un millier d'archers.

     Il jeta un mégot, face au mur. Les bras tendus sur la crasse, retenant une chute qui paraissait totalement inévitable. La seule solution lui semblait l'ombre. Décimer le nid. Guêpe après guêpe. Sans qu'aucune autre ne puisse comprendre d'où le mal vient.

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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes

Message par : Mangemort 33, Mar 26 Sep 2017 - 18:47




C'est drôle.
Elle n'est pas d'humeur. Elle n'a pas envie d'écouter les doutes des partisans, ni de se justifier. Pourquoi avait-elle toujours affaire avec les doutes, les peurs, les interrogations. Bientôt, elle allait faire payer ses consultations si ça continuait. Mangemorts oui, psychologue non merci.
Ses propres émotions étaient suffisantes. Celles des autres n'avaient pas à se mettre en travers son chemin, elle n'était pas le maître et pourtant... 33 était bien là, à répondre à ses foutues questions. Sérieusement, qu'est-ce qu'elle en savait du futur ? Comment peut-on réellement prévoir ce qui va se passer.  

Avait-il donc peur de vivre ?

Tu sais la diplomatie, la manipulation ça existe aussi chez nous. Qui dit que le sorcier et le moldu, ne peuvent pas cohabiter sur une même planète ? Si tu ne prends pas le risque de vivre, ça ne sert à rien d'essayer de survivre. Seul l'avenir pourra répondre à tes questions.

Ses doigts craquent. Posée contre un mur, elle s'amuse avec sa baguette.
Le ciel est noir, le ciel sera rouge. Les sourires se faneront, les rires feront écho au sang qui colle. La folie en intraveineuse, le danger qu'on lèche sur la peau des autres.
Elle fait ce qu'elle veut et il l'ennui profondément. Il tourne en rond, il tente de raisonner, de prévoir. Il sera déçu. Cruellement déçu.

Tu n'es pas prêt n'est-ce pas ? J'ai l'impression que tu es rongé par des doutes, que la peur prend les devants. Tu repousses la cause.

Elle tourne sur elle même. Elle ne répond pas à ses questions, pas à ses doutes. C'est à lui de comprendre, de trouver, de réfléchir à la suite, à ce qu'il veut, ce qu'il est.
Du pouce, elle s'essuie les lèvres, comme si elle venait de lécher du sang. Elle s'échappe un instant. Elle va bientôt bouger, l'abandonner. Saura-t-il, avant qu'elle parte, lui confirmer que ses doutes ne piétineront pas ses croyances.

Tes questions nous enracinent dans l'inactivité, est-ce que tu seras prêt à prendre des risques le moment venu ?

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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes

Message par : Vhagar Meraxès, Jeu 19 Oct 2017 - 15:31





     La discussion continuait alors qu'un débat se profilait à l'horizon. La mangemort n'entendait pas une suite des événements de cette oreille. Et si Vhagar aurait voulu qu'elle ai raison à ses yeux, rien ne semblait le rassurer dans ses dires. Voire pire, finalement. L'Ordre noir voyait la destruction du secret magique comme un pas vers un monde un peu trop beau pour être vrai, dirait-il.

     -Le passé y répond. Le monde sorcier ne cohabite pas avec le monde moldu pour une simple raison. Une époque ou pourtant les moldus n'avait pas la technologie qu'ils ont aujourd'hui. Une époque ou les sorciers étaient chassés et brûlés parfois sans la moindre preuve qu'ils étaient différents des autres. Le monde évolue, mais l'instinct de l'Homme ne changera jamais. L'instinct de survie qui pousse tout être à éliminer une menace à cette survie.

     Cette époque lointaine, qu'on retrouvait dans les livres moldus comme dans certains manuscrits magiques. Les sorciers ont toujours été chassés pour le danger qu'ils représentaient, tant que leur existence pouvait être remise en question. Il n'était pas rongé par les doutes. La peur était un bien grand mot, mais c'était plutôt l'inquiétude. Il n'avait pas peur du monde moldu, mais celle de voir s'effondrer son monde dans lequel tout est si beau et magique. Il n'avait aucun doute sur la finalité si la voie suivie resterait celle-ci.

     - Je ne repousse pas la cause. J'en ferais même une dévotion si je le pouvais, si j'avais plus d'impact, si ma voix avait une quelconque importance. Je suis de ton côté et tu le sais. Mais je pense que vous n'appliquez pas la bonne méthode. C'est un risque que, personnellement, je préfère ne pas prendre. Le moment venu, je serai des vôtres, mais ne comptez pas sur moi si vous pensez réellement que les moldus resteront tranquilles alors que la sorcellerie reviendra hanter leurs nuits. Ce serait une guerre, une guerre que l'on ne peut gagner.
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes

Message par : Mangemort 33, Dim 22 Oct 2017 - 22:26




Elle est agacée. Elle a envie de danser, de voir le monde d'ailleurs. Elle n'est pas assise sur le trône, à regarder les villages flamber. La psychologie, sous un masque, ce n'est pas sa tasse de thé;. Elle préfère laisser ça à 91, ou 08.

Elle frissonne, elle serre les dents. Ses yeux cherchent une distraction. 33 est une enfant ce soir, elle veut jouer. Penser en adulte, pas maintenant. Pas tout de suite. Ce n'est pas encore la guerre, elle a encore quelques minutes avant de faire le saut. Mais elle sera prête le moment venu. Elle sera debout quand il le faudra. Mourir pour l'avenir.

_L'avenir ça fait peur

Il vaut mieux mourir debout que vivre à genoux, dit-on

Les os craquent. Elle se déplace, commence à partir.

Tu critiques beaucoup, mais tu ne fais pas grand-chose pour autant j'ai l'impression. Cependant je vais te laisser le bénéfice du doute. Tu pourras ainsi réfléchir par toi-même. Voir les différentes fins du monde. Tu ne vois pas assez loin et je ne suis pas là pour te donner les réponses, la vie n'est pas un problème logique. C'est à toi d'y trouver du sens. J'aimerais qu'un jour, tu puisses comprendre ce que je vois dans l'avenir. Le pour et le contre des affaires.

Elle se détourne, un geste de main qui file dans le vent. Elle n'a pas envie de débattre plus longtemps, il n'aura qu'à aller voir le maître pour plus d'explication. Elle n'était pas là pour mettre les points sur les i. Pour annoncer les règles de base, les conséquences, les plans alors qu'il n'était même pas officiellement l'un des leurs.

_Elle est folle, mais pas encore assez pour ça

La nuit s'effondre, elle marche. Elle s'envole vers les autres mondes. Les particules s'évaporent dans un mélange de cendres. Elle respire la fin des temps. Cela entaille ses poumons. On finit tous par mourir, de toute manière.
Autant le faire de la manière qui nous plaît.

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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes

Message par : Mangemort 08, Sam 16 Déc 2017 - 22:48





Les rugissements de la nuit
With Kalén & Elly


Soirée fraîche d'un automne bien vivant. Londres était secouée par des intempéries rageuses, des rafales de vent qui criaient dans les ruelles et sous les tuiles, des pluies abondantes qui vivaient en énormes flaques par endroit et tambourinaient à cœur joie sur les carreaux embués.

Minuit approchait tranquillement ses ombres, et tu étais dans ta chambre de votre maison de l'Allée des Embrumes. Tu avais répondu à sa requête lorsque tu avais dû te charger de l'entrainement de Nyx fraîchement arrivée chez les Aurors. Aujourd'hui, tu allais affronter Kalén, bien que le scénario imaginé entre vous serait quelque peu différent. Pas de fuite à la fin cette fois.

Sur ton lit, tu t’emparas d'une longue cape grisâtre peu habituelle qui te recouvrait de la tête aux pieds. Pas celle sombre que tu arborais en tant que Mangemort, ni celle plus classe qui t'accompagnait à poudlard, non, celle-là était faite uniquement pour cette soirée, un leurre parfait. Comme le loup à côté. Pas Aube et Crépuscule, encore moins Étoile, mais un loup blanc pour masquer ton visage, seule frêle lumière qui se distinguerait peut-être sous les profondeurs abyssales de la nuit.

Tu t'habillais, récupérais ta baguette qui attendait dans un pli de la couette, et tu sortais seul dans l'Allée des embrumes. L'eau hurlait sur les pavés et résonnait à tes tempes, un vrai déluge. Pour autant ça ne te dérangeait pas plus que cela. La lune qui arrivait tant bien que mal à se faire parfois une place, laissait son empreinte hachurée dans certains flaques au milieu d'une légère brume qui flottait par endroit à hauteur de chevilles.

Tu avances dans les ténèbres les plus insondables de la célèbre allée. Où la lumière était presque inexistante. Un coin où même de jour les sorciers y réfléchissaient à deux fois avant d'y aller. Et c'était là, précisément, qu'aller avoir lieu votre rencontre. Tu allais pouvoir tester Kalén, voir de quoi elle était capable, elle que tu avais croisé pour la première fois alors qu'elle était encore à Poudlard.

Elle était la protégée d'Elly, tu le savais. Et tu l'avais aidée d'ailleurs, lorsqu'elle avait été capturée. Même si ce jour-là... Non, tu chassais cela, c'était du passé. Vous en étiez ressortis plus fort et unis que jamais. Aussi, tu fendais la pluie battante d'un pas sûr, te mettant alors à faire l'aller retour de long en large entre deux bâtiments.

Un lampadaire semblant proche de rendre l'âme laissait ton ombre sur les pavés parfois tutoyés par la lune. Baguette en main, tu ruminais tes pensées en mimant des sortilèges. Tu ne comptais pas lancer les hostilités, mais tu n'avais pas l'intention de te faire avoir comme sur les docks contre Spero.

Bien sûr, là, ça serait un jeu, puisque tu te dévoilerais à Kalén à la fin, néanmoins tu ne comptais pas pour autant retenir tes coups. Et Elly comme toi vous attendiez à ce qu'elle en fasse de même. Tic tac, minuit approchait, elles ne devraient pas tarder. La lune elle était au rendez-vous, avec ses larmes qui ne cessaient de couler. Ta cape était détrempée, tu tournais un instant ton visage vers le ciel, laissant quelques gouttes venir s'échouer sur ta peau. Un peu de fraîcheur, avant d'entamer le film de la soirée...
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes

Message par : Elly Wildsmith, Sam 16 Déc 2017 - 23:46


Un simple tour de garde. Voilà comment tu avais présenté les choses à Kalén, lorsque son entraînement avait pris fin au ministère (la narratrice d’Elly souhaite d’ailleurs rappeler à la narratrice de Kalén qu’elle a du boulot /me tousse). Enfilant alors ta cape fourrée, vissant sa capuche sur sa tête, tu avais murmurée à ta recrue « On se retrouve dans l’allée des embrumes » et tu avais transplané sans un mot de plus. Après tout, elle était devenue auror, elle devait donc bien savoir à quoi s’attendre. Cela n’allait pas être une promenade de santé. Si elle ignorait sur quoi vous alliez tomber, toi tu en avais une vague connaissance. Enfin, vague n’est pas le mot. Tu savais exactement ce qui allait se passer. Parce que c’était prévu. Mais ça, bien sûr, Kalén l’ignorait.

Arrivée dans l’Allée des Embrumes, tu attendais impatiemment que ta recrue arrive. Le temps jouait contre vous, forcément, puisqu’il pleuvait des espèces de cordes d’eau qui allaient vite vous détrempée. Mais peu importe – après vous pourriez éventuellement prendre un verre dans votre maison. Tu étais là, à l’attendre, au loin, tu ne pouvais pas voir la silhouette mais tu le savais, il était là. Non loin, prêt à lancer les hostilités.

HRPG : je te laisse arriver Kalén, puis 08 répondra à son tour et lancera les hostilités – avec nos fiches perso histoire que tu t’entraînes avec (angel) (oublie pas ton super bonus :mm: )
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes

Message par : Kalén Bloom, Mer 20 Déc 2017 - 21:01


Elle était bien. Elle ne savait pas vraiment pourquoi mais elle volait. Tout était sombre autour d'elle, mais elle pouvait discerner sans mal les masses des arbres et des maisons qui l'entouraient.
Elle allait vite. C'était bon de sentir ce vent dans ses ailes. Alors qu'elle passait sous un rayon de lune qui finissait en flaque sur la berge d'un lac, elle entendit un bruit lointain qui résonnait à la surface de l'eau.

D'abord indistinct, le son devint bientôt insupportable, comme une multitude de hurlements suraigus qui vrillait ses tympans sensibles. Effrayée, elle chercha fébrilement un endroit pour s'abriter du supplice. Mais où qu'elle allait, l'abominable cri la rattrapait constamment, comme un démon furieux sur ses talons.

Kalén ouvrit les yeux, légèrement haletante. Si elle comprit bien vite que la merveilleuse sensation de vol n'avait été que le fruit d'un rêve, le vacarme de son réveil, lui, n'en était pas un.
Cherchant à tâtons sa baguette sur la table de nuit, elle entendit des coups frappés au plafond.

"Ça va pas bientôt finir nan ? Il est presque minuit, vous allez arrêter ce vacarme ?" lui cria la voix étouffée, mi-endormie, mi-courroucée du voisin.

Le moldu qui vivait au-dessus d'elle ne supportait pas le bruit. Et bête comme elle était, elle avait oublié de renouveler l'Assurdiato destiné à isoler son appartement. Pourtant, s'il y avait bien une nuit où le sortilège était nécessaire, c'était celle-ci. La veille, juste avant de quitter le bureau, Elly avait rapidement mentionné à Kalén un tour de garde à effectuer durant la nuit, lui demandant de la retrouver à minuit dans l'Allée des Embrumes. Intriguée mais docile, la jeune femme avait hoché la tête d'un air entendu, et s'était couchée tôt, pour tenter de gagner quelque heures de sommeil avant d'y aller.
Erreur fatale, bien entendue.
Encore plus épuisée qu'avant de s'endormir, l'Auror trouva enfin sa baguette, baguette qu'elle alluma immédiatement pour y voir plus clair. Le faisceau bleu éclaira son réveil réglé sur "hurlement d'inferi devant un brasier ardent" - pour être sûr qu'elle se réveille. D'un mouvement agacé elle le fit taire et alluma le plafonnier, s'aveuglant quelques instants par la même occasion.

Un tour de garde à minuit... La marmotte qui sommeillait - c'est le cas de le dire - en elle depuis toujours avait largement protesté, mais la jeune femme sérieuse qu'elle était l'avait vite fait taire. Ce n'était pas le moment de passer pour une loque. Et surtout pas auprès d'Elly. Ragaillardie par cette pensée, elle s'habilla d'un coup de baguette, avala une tasse de thé, se brossa les dents et jeta sa grande cape noire sur ses épaules.
Lorsqu'elle fut dehors, Kalén se félicita d'avoir choisi son vêtement d'hiver, imperméabilisé grâce à un Impervius. Épargnée de la pluie qui tombait ce soir-là, elle se faufila dans la ruelle où elle habitait, jeta un oeil alentours pour vérifier que personne ne trainait dans le coin, et transplana en direction de l'Allée embrumée.

*CRAC*
Ce n'était pas très discret. Mais la jeune femme avait prévu le coup en choisissant une destination éloignée de leur point de rendez-vous, presque encore dans le Chemin de Traverse.
Ramenant son capuchon sur ses boucles brunes, elle s'enfonça dans la ruelle, cherchant Elly du regard.
Elle ne tarda pas à la distinguer, au coin d'une battisse en pierre passablement délabrée. Baguette éteinte en main pour plus de discrétion, elle s'approcha silencieusement de son mentor.

"Bonsoir", murmura-t-elle simplement en lui adressant un petit sourire.
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes

Message par : Mangemort 08, Ven 22 Déc 2017 - 0:08







La pluie continuait d'offrir la mesure à cette nuit opaque et humide comme si Londres était en proie à une tempête tropicale. Pour autant, tu savais que bientôt la saison s'éclipserait pour laisser place aux bagages plus frissonnant. Les cliquetis répétés de toute part se faisaient mélodie dans ta tête.

Et tu attendais, silencieusement, de voir apparaître ton festin de la soirée. Tu espérais que Kalén serait de taille à te renvoyer quelques sortilèges, même si le but n'était aucunement qu'un de vous deux termine à Saint Mangouste. Et puis tu avais ton infirmière particulière si jamais...

La soirée se finirait peut-être autour d'un verre ou d'un chocolat chaud fumant, du moins c'est ainsi que vous l'aviez imaginée. Il restait encore à écrire le chapitre de ce combat improvisé. Et tu les vis arriver, toi toujours camouflé dans l'ombre de la rue, elles à l'opposé, faisant leur tour de garde comme si de rien n'était.

Tic Tac, le temps s'est arrêté.

Tu avances de deux pas pour te mettre sous la luminosité d'un lampadaire fléchissant. Pour qu'elles te voient, pour que les silences se taisent et ne s'emportent les voix.

« Tien tien, mais qui voilà donc... Vous vous êtes perdues ? Il se fait tard pour se promener par ici mesdemoiselles... »

Baguette bien en main, tu faisais des petits mouvements circulaires, comme pour annoncer la couleur, comme pour annoncer la douleur, à venir.

« Les rues par ici ne sont pas toujours sûres... »

Un fin sourire vînt s'étirer sur tes lèvres sous ton loup blanc. Tu distingues parfaitement, laquelle est ta compagne et laquelle et la recrue. Pas de compassion à avoir, au pire il y aurait quelques écorchures, sauf si maladresse avec vous s'aventure. Mais c'était un paramètre que tu ne maitrisais pas. Non, toi tu étais là, et elle en face du haut de son innocence, qui ne devait pas s'attendre à cela. Alors sans attendre qu'elles ne parlent, tu décidais d'attaquer, prendre les devants.

L'eau dégoulinante de ta cape te donnait envie de jouer avec cet élément. De voir comment elle l'appréciait, si elle s'en sortirait devant la fragilité que procurait un étouffement.

« Bulla Aquae ! »

[Statistique Création : 50]

Réussite critique (1-10) : La sphère d'eau est parfaitement maitrisée et dirigée, et Kalén se retrouve prisonnière de longues secondes. Possible qu'elle échappe de peu à se noyer et recrache de l'eau quand 08 mettra fin à son sort.
Réussite (11 - 50) : Le sortilège recouvre bien Kalén, le temps pour quelques secondes de lui donner l'impression de s'étouffer. Mais il s'estompe rapidement pour la libérer.
Echec (51 - 95) : Magnifique sphère d'eau en effet. Par contre, elles ont du bien se marrer en la voyant passer à toute vitesse à côté d'elles et se perdre dans la nuit...
Echec critique (96-100) : Ok, tu visais Kalén, pourtant c'est Elly qui se retrouve toucher par ton sort. Pris d'une peur panique, tu perds tes moyens et la laisse souffrir quelques secondes, avant d'arriver à stopper ton sortilège.
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Re: Au fin fond de l'Allée des Embrumes

Message par : Alhena Peverell, Ven 22 Déc 2017 - 0:18


Lancer de dés pour Mangemort 08

@Mangemort 08 a écrit:
[Statistique Création : 50]

Réussite critique (1-10) : La sphère d'eau est parfaitement maitrisée et dirigée, et Kalén se retrouve prisonnière de longues secondes. Possible qu'elle échappe de peu à se noyer et recrache de l'eau quand 08 mettra fin à son sort.
Réussite (11 - 50) : Le sortilège recouvre bien Kalén, le temps pour quelques secondes de lui donner l'impression de s'étouffer. Mais il s'estompe rapidement pour la libérer.
Echec (51 - 95) : Magnifique sphère d'eau en effet. Par contre, elles ont du bien se marrer en la voyant passer à toute vitesse à côté d'elles et se perdre dans la nuit...
Echec critique (96-100) : Ok, tu visais Kalén, pourtant c'est Elly qui se retrouve toucher par ton sort. Pris d'une peur panique, tu perds tes moyens et la laisse souffrir quelques secondes, avant d'arriver à stopper ton sortilège.
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