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Les sombres ruelles de l'allée des Embrumes
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Liam Riu
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Re: Les sombres ruelles de l'allée des Embrumes
Liam Riu, le  Dim 1 Déc 2013 - 19:01

Les pensées de Liam s’étaient arrêtées, les profondeurs de la terre l’emportaient en même temps que les abysses de son esprit. Il voyait au loin, son ex directrice. Noah était blessée. Dans un moment d’extrême lucidité, le garçon  parvint à se hisser au bord de la paroi. Il n’eut pas le temps de faire plus que ça, que Noah s’emporta en envoyant un sortilège incontrôlable pour son lanceur. Le Suédois le reconnut et aux ordres de sa partenaire, il s’appliqua le contre-sort.

Cependant, il ne parvint pas à répliquer. Il était bloqué par ses sentiments, ses yeux étaient aveuglés par l’idée que sa copine puisse être un Mangemort. Il essayait tant bien que mal de mettre de l’ordre dans son cerveau, mais le contraire se produisit. Au loin, il entendait le vent souffler fort, des bruits de rafales qui s’abattaient sur les murs. La voix féminine de la Phénix s’éleva en sa direction.

- Tu es un Phénix, tu n’es pas Liam d’accord ! On combat les atrocités, oublie tes sentiments, oublie les gens. Viens m’aider.

Le monde semblait s’effondrer et la Poufsouffle le soutenait pour lui. Il fallait qu’il prenne le relai. Il la regarda, une lueur de rage dans les yeux, et se leva. Le courage… Il était un Phénix. Son courage était là. Il allait affronter les forces noires. Cependant, il remarqua que la jeune femme n’était pas en très bon état. Il s’abaissa pour regarder la plaie béante, due probablement à une brûlure. Il ne pouvait rien faire contre cela, il ne connaissait aucun sort pour la soigner. Il fallait qu’ils partent. Malgré sa haine contre les personnes en face, il se rendait compte que le combat n’aurait aucune issue. Ils ne parviendraient qu’à détruire encore plus le décor.

La tornade s’arrêta, et la vision se dégagea. Rien. Les Mangemorts étaient partis. Il en fut soulagé, et estima qu’il était temps pour eux aussi de partir le plus vite avant que des passants aient entendu quoique ce soit et qu’ils préviennent les Aurors. Cependant, un énorme serpent rampait en leur direction. En temps normal, le Poufsouffle aurait paniqué, mais il était plus que déterminé à régler la bataille sans obtenir plus de dégâts. Il avançait de plus en plus vite vers eux, et au moment où il ouvrit la gueule pour se jeter sur le bras du Suédois, celui-ci dégaina sa baguette et prononça : Reducto. La force qu’il avait mis dans ce sort parvint à détruire dans un grand éclatement le reptile.

- Il n’y a plus personne Noah.  Je suis vraiment désolé. Il sentait la honte monter. On y va.

Un bruit de déchirement fut émis par le transplanage d’escorte de Liam. Il avait pris la direction du QG des Phénix. Néanmoins, le problème du mage noir aux traits de Kyara ne le quittait pas. Il sentait une affreuse boule au fond de son ventre. Il faudrait qu’il vérifie.

{Fin du RP}


Dernière édition par Liam Riu le Mer 4 Déc 2013 - 14:58, édité 1 fois
Phoebe Monroe
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Re: Les sombres ruelles de l'allée des Embrumes
Phoebe Monroe, le  Mer 4 Déc 2013 - 14:50

RP privé avec Razvan

____Phoebe Monroe dormit mal, tant l'excitait le désir de voir ses projets aboutir. Dès que le jour parut, il fut debout, et il rôdait dans la rue bien avant l'heure où les bus à double impérial vont, à toute allure,d'arrêts de bus en arrêts de bus.
____Alors il gagna le Chemin de Traverse, sachant pertinemment qu'il était encore trop tôt pour se rendre à la fameuse droguerie. Ainsi il erra sur les trottoirs.
____Il vit arriver quelques marchands, qui ouvrirent leurs boutiques vitrées, puis il aperçut un homme furetant aux ras des murs et une femme peinte de blanc. Une peur le saisit : « Si jamais on échouait. » Il repensa encore quelques instants, puis cette pensée se dilua dans son esprit petit à petit, elle ne revint d'ailleurs plus jamais vers lui.

____Il n'avait rien à faire et, enfin, l'heure sonnait ; il était temps de travailler. L’Allée des Embrumes avait cette singulière odeur répugnante qui rentre dans les poumons pour tapisser notre être d'un dégoût profond pour toutes choses. La lèvre inférieure bombée, il continua à s'avancer. Champs de ruine et de désolation, cet endroit n'était pas agréable, cependant, il commençait à l'apprécier. Simplement par rébellion, pour s'opposer à une pensée commune. C'était idiot, on ne pouvait aimer l'Allée, ici, on n'aime pas, où alors on ne peut aimer. Pourtant, lui se contentait de ce paysage, c'était la seule chose qu'il pouvait voir.

____Monroe arriva devant la boutique, cette dernière était remplie. Il patienta, par fainéantise, jetant quelques coups d’œil réguliers ; l'homme rasant les murs de tout à l'heure y était, il semblait acheter beaucoup de choses, un peu trop selon le Chef de l'Ordre du Phénix.
____Quand le client sortit, Monroe réfléchit puis il se mit à le suivre. Son pas battait le pavé, il parvint à le rejoindre rapidement. Il s'exclama alors d'une voix assez forte pour être entendu :
____« Bonjour Monsieur, excusez-moi mais je me suis perdu, je recherche la banque Gringott's, avez-vous une idée de l'endroit où elle pourrait bien se trouver ? »
____Le jeune homme inquiet faisait place à quelqu'un de troublé ; « C'est simple, il faut jouer le c*n » se dit-il. Il jeta un regard en direction du sac de l'homme.
____« Vous avez acheté beaucoup de choses dans cette boutique... Je n'ai plus le droit d'y rentrer suite à une dispute avec la propriétaire... »
____Il fit une pause et prit un aire faussement pensif.
____« Attendez, je vous achète tout ça ! Et, euh... Le double que vous l'avez payé ! Marché conclu ? »
Monroe afficha un sourire, attendant de voir la réaction de ce personnage.
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Re: Les sombres ruelles de l'allée des Embrumes
Personnage, le  Mer 4 Déc 2013 - 20:17

Achats sous le bras, mission terminée ! razvan pouvait retourner au bercail, et comment ! Il ne se ferait pas prier ! Même s’il adorait cet endroit et qu’en sortant, il comptait encore se balader légèrement dans cette petite ruelle. C’était fort sympathique et bien propice à un commerce illégal. Il était déjà venu mais pas dans l’optique de s’y installer… Là c’était différent.

____« Bonjour Monsieur, excusez-moi mais je me suis perdu, je recherche la banque Gringott's, avez-vous une idée de l'endroit où elle pourrait bien se trouver ? »

Il s’arrêta net tandis que quelqu’un lui parlait. Qu’est-ce qu’on lui voulait encore ? Il se retourna et regarda celui qui lui parlait. Un homme visiblement. Il tenta de se repasser la phrase dans la tête. Gringotts. N’était-ce pas le nom de la banque ? Un mince sourire apparut sur son visage. Si, bien sûr que oui. La banque des sorciers. Ce jeune homme devait être en mal d’argent pour lui demander sa route, et semblait s’être perdu dans un endroit bien mal fréquenté. Pourrait-il le recruter par hasard ? Hum… Il fronça imperceptiblement les sourcils, cherchant quelques mots d’anglais pour pouvoir lui répondre, mais il poursuivit.

____« Vous avez acheté beaucoup de choses dans cette boutique... Je n'ai plus le droit d'y rentrer suite à une dispute avec la propriétaire... »

Razvan leva les yeux au ciel et s’apprêta à repartir. Non, définitivement non. Ne pas le prendre avec lui. Il semblait stupide, il racontait sa vie, et il était surtout assez doué pour s’embrouiller avec la propriétaire d’une boutique aussi précieuse que celle-ci. Il se retourna et se prépara à marcher de nouveau, tandis que le petit – parce que définitivement, il ne pouvait l’appeler que comme ça tant il était jeune par apport à lui – continuait à bavasser quelques énormités.

____« Attendez, je vous achète tout ça ! Et, euh... Le double que vous l'avez payé ! Marché conclu ? »

Razvan se stoppa net, une nouvelle fois, au risque de se faire rentrer dedans si le jeune le suivait. S’il le touchait, il allait se recevoir une bonne trempe. Personne n’avait le droit de le toucher ! Et surtout, quel était ce coup foireux ? Acheter les articles au double du prix ? Définitivement, il était bien abruti celui-ci ! Razvan se tourna de nouveau vers lui et eut envie de lui tapoter la tête. Mais il n’en fit rien. Aucun geste familier, rien. De toute manière il ne savait pas où il avait trainé. Bien pauvre cet anglais… Quoi que, s’il se permettait d’acheter ses articles au double du prix, il ne devait pas manquer d’argent. Mais ce n’était pas lui qui cherchait à aller à Gringotts il y a quelques minutes ? Hum… Etrange tout ceci. Et puis, pourquoi vendre les articles ? Il ne savait absolument pas ce qu’il avait, et il voulait les lui acheter… Razvan n’aimait pas compromettre un marché déjà conclu.

« Vous cherrrcher Grrringottssss. Vous trrrouver Banque bout de la rrrue, là où tout le monde marrrche beaucoup. Moi pas vendrrre arrrticle à vous, vous pas avoirrr arrrgent si vous cherrrcher banque. Et vous êtrrre fou. Parrrler bien à joli femme, pas disputer avec. Vous devoirrr excuser pourrr acheter. Elle pas refuser vendrrre si vous vouloirrr payer double à elle. »

Un mince sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu’il lui faisait signe de retourner dans la boutique. Après tout s’il s’était vraiment embrouillé avec la propriétaire, rien ne l’empêchait de s’excuser… Et surtout si elle était bonne commerçante, elle ne refuserait aucune vente. D’autant qu’il semblait prêt à acheter n’importe quoi…
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Re: Les sombres ruelles de l'allée des Embrumes
Phoebe Monroe, le  Jeu 5 Déc 2013 - 11:04

____L’homme se présentait devant lui. Il semblait ne pas avoir de visage, du moins, son visage sautait à chaque instant, ses traits étaient indescriptibles, mouvant, comme s’il était modelé de choses irréelles pour former une créature chimérique et géniale. Comme un animal sauvage, il semblait effarouché, peureux un peu, face à Phoebe, chacun de ses gestes, chacun de ses mots semblaient effrayer ou surprendre cet intriguant.
____« Vous cherrrcher Grrringottssss. Vous trrrouver Banque bout de la rrrue, là où tout le monde marrrche beaucoup. Moi pas vendrrre arrrticle à vous, vous pas avoirrr arrrgent si vous cherrrcher banque. Et vous êtrrre fou. Parrrler bien à joli femme, pas disputer avec. Vous devoirrr excuser pourrr acheter. Elle pas refuser vendrrre si vous vouloirrr payer double à elle. »
____Ses mots étaient durs à l’oreille, son accent vibrait dans le silence de l’Allée, il raclait comme un rugissement étouffé.
____Monroe ne put retenir un rictus de désappointement ; l’idée que ce pauvre rat lui donne des conseils – qui se pourraient être avisés --, ne lui plaisait pas, mais surtout parce qu’il se refusait à lui, bien qu’il pensait pouvoir obtenir ce qu’il désirait. Désormais, il était affamé, appâté par un jouet que l’on ne voulait pas lui donner.
____Reprenant ses airs doucereux, le garçon débuta par un petit rire faux, pour enfin reprendre le cours de la discussion d’une voix amicale et sans faille :
____« Mais non, vous n’y êtes pas du tout ! Je recherche Gringott’s pour y faire un dépôt, voyez-vous, il sortit un sac en papier kraft de sa poche qu’il remit quelques instants après. »
____Le sac ne contenait que quelques bonbons à la réglisse, mais cela, il ne le savait pas.
____« Je suis vraiment perdu et je ne parviens pas à retrouver ma route, je n’osais pas demander mon chemin à d’autres personnes, heureusement, vous êtes arrivés et vous m’aviez l’air tout à fait convenable. C’est pour cette raison que je vous parle à vous plus précisément. »
____Il prit une voix plus faible et fit mine d’être un peu inquiet.
____« Vous savez, on n’est jamais assez prudent, on dit que des hommes cagoulés rôdent par ici pour voler, agresser, tuer… On dit d’eux que ce sont des brigands très peu honnêtes. »
____Le Chef reprit son sourire ainsi que sa lourde voix amicale.
____« Heureusement que vous êtes arrivé ! Je trouve cela bien dommage que vous n’acceptiez pas mon offre ! Je préfère encore acheter un article le double de son prix à un parfait inconnu, plutôt que rentrer dans sa boutique, en effet, cette femme a tenté de m’escroquer, c’est donc à moi de lui pardonner ! Chose que je ne ferai jamais ! A votre place, je vérifierai si les articles que vous achetez sont en état de marche, il arrive à cette voleuse de vendre quelques contrefaçons, mais cela reste très rare. Si je souhaite vraiment vous acheter tout ça c’est que je souhaite protéger l’intérieur de mon coffre à Gringott’s d’un potentiel vol, je n’ai jamais fait confiance aux Gobelins. »
____C’est avec une certaine éloquence que Monroe s’exprimait, récitant, comme qui dirait, une sorte de discours incompréhensible. Ces mots n’étaient que du pain pour les canards.
____« D’ailleurs, je n’ai pu m’empêcher de remarquer votre accent, d’où venez-vous ? »
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Re: Les sombres ruelles de l'allée des Embrumes
Personnage, le  Jeu 5 Déc 2013 - 18:04

Le jeune homme sortit un sac de sa poche tout en continuant à parler. Le regard de Razvan s’attarda un peu dessus. Comme cela, il devait faire un dépôt à Gringotts ? Et il se baladait avec autant d’argent sur lui ? Un fin sourire fendit son visage… Il ne se trouvait pas dans la bonne rue pour en parler, et il ne semblait pas s’n rendre compte. Que les jeunes pouvaient être idiots. Décidément, plus vite il partirait, plus vite Razvan se sentirait bien. Pour l’instant, sa parole constante lui agressait les oreilles.

Mais visiblement, ce n’était pas prêt de s’arrêter. Car le jeune homme parlait, parlait et parlait sans cesse, si bien que le sourire de Razvan disparut bien vite et qu’il dû fermer les yeux pour se concentrer et ne pas lui en décoller une. Un doigt alla même boucher une de ses oreilles pour voir s’il se sentait mieux ainsi, mais l’écho de la voix pré-pubère et donc bien trop aiguë de l’homme en face de lui raisonnait toujours en lui. C’était comme s’il parlait avec un mégaphone depuis l’intérieur de son corps : ça vibrait en lui et il ne pouvait s’en défaire. Malgré lui, il était donc forcé d’écouter la tirade du garçon, malgré le regard noir qu’il lui lançait, de plus en plus sombre tandis qu’il l’imaginait pendu au bout de la corde qu’il aurait aimé acheter dans la boutique. Pourquoi ne l’avait-il pas pris ? Ca serait allé tellement plus rapidement… Dans cette ruelle, ni vu ni connu, il aurait pu accrocher la corde n’importe où. Cet homme était tellement abruti qu’il aurait même pu y passer la tête volontairement ! Mais non… Rien… Et Razvan s’échauffait…

« ASSEZ ! Vous arrrrrrêter de parrrler ou moi vous mettrrre poing dans la bouche ! Si vous avoirrr peurrr brrrigand, vous pas montrrreer sac d’arrrgent à inconnu. Grrringottsss êtrrre banque plus surrre Grrrande Brrretagne si vous pas fairrre confiance, vous jamais confiance avec perrrsonne. Maintenant, vous, dégager, ou moi, parrrtirrr. Avoirrr affairrre à rrrégler. »

La violence des paroles de Razvan se faisait tout en froideur. Son visage se crispait, ses paroles sonnaient de manière bien plus abrupte et elles n’étaient pas aidées par son accent. Razvan reprit la marche d’un pas raide, tandis que derrière lui, quelques paroles étaient encore prononcées.

____« D’ailleurs, je n’ai pu m’empêcher de remarquer votre accent, d’où venez-vous ? »

Avec un sourire, il se tourna vers lui et lui répondit, avant de reprendre la marche :

« Rrroumanie ! Ca êtrrre beau pays où enfant pas parrrler avec adulte ! »
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Re: Les sombres ruelles de l'allée des Embrumes
Phoebe Monroe, le  Sam 7 Déc 2013 - 16:38

Phoebe Monroe s'embourbait de plus en plus dans ses mensonges, ils lui collaient à la peau, il ne parvenait à s'en dépêtrer. Pourtant, il devait absolument garder un semblant de spontanéité ainsi que ce regard sympathique du passant idiot. Oui, en ce moment même il était idiot, il jouait l'idiot. Son visage était souriant, son regard loin de toutes les tortures du monde et ses mots d'une simplicité irréfléchie qui feraient pâlir ses parents si attachés à la distinction et à la tenue de leur enfant. Il était le personnage, un personnage qui n'avait pas de nom et qui se caractérisait uniquement par sa sottise. Il aimait s’approprier quelques rôles, par chic de bon acteur ainsi que de beau garçon, également pour s'échapper quelques instants de l'infâme tyrannie qu'était sa vie. Cependant, remarquons par quel instinct il parvenait à mentir, ses yeux ne tiquaient et ses pensées grouillaient continuellement d'idées plus étranges les unes que les autres.

L'homme semblait perdre patience, on le voyait trembler, une veine palpitait sur son front, l'écossais attendait la déferlante d'injures et de reproches qui ne tarda pas à arriver :
« ASSEZ ! Vous arrrrrrêter de parrrler ou moi vous mettrrre poing dans la bouche ! Si vous avoirrr peurrr brrrigand, vous pas montrrreer sac d’arrrgent à inconnu. Grrringottsss êtrrre banque plus surrre Grrrande Brrretagne si vous pas fairrre confiance, vous jamais confiance avec perrrsonne. Maintenant, vous, dégager, ou moi, parrrtirrr. Avoirrr affairrre à rrrégler. »
Puis, il partit, après lui avoir dit qu'il provenait de Roumanie.

Soupirant, Phoebe laissa l'intriguant s'en aller et repartit en direction de la Boutique d'accessoires de Magie Noire. Néanmoins, le souvenir de cet homme le marqua, il n'hésita donc pas à regarder ce qu'il avait acheté...
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Re: Les sombres ruelles de l'allée des Embrumes
Haplo Mitrium, le  Sam 1 Fév 2014 - 17:06

[RP avec Harel Chaitan]

Le jour faiblissait dans les rues de Londres. La frénésie habituelle de la capitale faisait place au calme qui précède les festivités nocturnes du quartier de Soho. Cette métamorphose ne concernait cependant pas toute les voies londoniennes... Dans l'Allée des Embrumes, le jour ne pénétrait que lorsque le soleil était au zénith et un silence morbide régnait constamment, interompu seulement par des bruits de pas hâtifs et le froissement de robes de sorciers. Haplo leva les yeux ; à cette heure tardive, les rayons du soleil ne se posaient plus que sur les plus hautes tuiles des toits d'ardoise. Il pressa le pas.

Cela faisait déjà un moment qu'il déambulait dans les recoins et détours du quartier à la douteuse réputation. Il s'était dans un premier temps renseigné auprès d'un libraire du Chemin de Traverse. Cétait sans surprise que celui-ci s'était avéré inutile. Si les informations dont Haplo avait besoin ne se trouvaient pas dans la bibliothèque de Poudlard, il était peu probable qu'une librairie quelconque soit l'endroit où aller. Le jeune sorcier avait donc poussé ses recherches dans l'Allée des Embrumes espérant y trouver des informateurs moins... conventionels. Il n'était pas un habitué des environs mais ne désaprouvait pas pour autant le commerce discret en raison duquel des sorciers moralisateurs jetaient l'opprobre sur l'ensemble du quartier. Certaines échoppes vendaient des articles ordinaires ; d'autres, en revanche, abritaient des objets qui n'avaient d'anodin que l'aspect. Haplo se tenait devant une de ces boutiques sinistres. La verre fumé de la vitrine laissait tout juste transparaître un bonzaï à l'architecture torturée. L'énergie vitale de l'arbre semblait viciée... Le jeune sorcier venu des îles n'appréciait pas cette corruption, qu'elle qu'en soit la finalité. Alors qu'il s'apprêtait à poursuivre son chemin, un livre à côté de l'arbuste attira son attention. Haplo était surpris de ne pas l'avoir aperçu plus tôt : mise en valeur sur un présentoir, la couverture illustrait le martyre de trois  sorcières de manière plus qu'explicite. Une femme replète d'une vingtaine d'année était attachée à une roue, les membres brisés en de nombreux endroits. Le corps agenouillé d'une autre femme était representé les épaules sur le billot... sur le sol, sa tête sans vie roulait, empêtrée dans des cheveux blonds collés de sang. Au centre était dressé un piloris où une femme agée avait été dénudée, ses  jambes chétives, ses côtes saillantes et sa poitrine flétrie livrée au blizzard, avant d'être ligotée et finalement éxécutée par sagitation. La couverture titrait :
1523-1536 : Chasses aux Sorcières et Déclin de l'Union de Kalmar
Intrigué, Haplo poussa la porte de la boutique d'objets occultes. La pièce était sombre. Un chat vint l'accueillir en se frottant contre ses tibias. Le jeune homme leva les yeux et crut discerner une silouhette longiligne respirer dans l'obscurité. Oui, il y avait bien une jeune femme qui l'observait fixement. Il était difficile de juger de ses intentions : son visage blême ne semblait rien exprimer. Encore que cette froideur n'était peut-être que dû au manque d'éclairage.

Bonjour, Mademoiselle, dit Haplo pour briser le silence pesant qui s'installait.
En guise de seule réponse, le chat se mit à ronronner bruyament...Une intelligence vive animait les yeux noirs de la sorcière ; elle semblait jauger le nouveau venu de son regard perçant.
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Re: Les sombres ruelles de l'allée des Embrumes
Harel Chaitan, le  Ven 7 Fév 2014 - 22:35

L'allée des embrumes devenait un lieu commun. Harel y vagabondait de manière régulière quoi que pour des raisons très diverses : des achats la plupart du temps d'ouvrages traitants de sujets surement peu adaptés à une jeune fille de son âge, en quête d'informations en se camouflant discrètement au creux d'un recoin son ouïe aux aguets, par défiance parce qu'elle avait besoin d'apprendre à dompter ses peurs. Dans ce dernier cas cela relevait plus de l'illusion. Un moyen de se prouver qu'elle était capable de faire front, bien que ses angoisses les plus récurrentes ne se trouvaient pas entre ces ruelles sinistres et peu recommandables. Néanmoins, c'était une façon de se dresser contre ses fantômes qui la hantaient de plus en plus à mesure que ses recherches quant à ses origines évoluaient. Mille et une questions l'assaillaient, mais une particulièrement : est-ce que sa famille l'accepterait en la sachant élevait par un couple de moldu ? Ce qui insinuait que sa puissance et ses connaissances en matière de magie pouvait s'avérer en deçà de la moyenne.

Perdu dans ses pensées, ses yeux furent tout de même attirés sur une affiche qui la tira de ses réflexions pour ne pas parler d'obsessions. Les couleurs qui s'étalaient sur le support solidement fixé sur un murs décrépis. Il était difficile de continuer son chemin sans prendre le temps d'y jeter un coup d'œil tellement cela contrastait. Un groupe de Mangemorts vêtus de noir, aux visages masqués se baladant tranquillement sur le Chemin de Traverse aurait un effet similaire.

" In 2114 don't be stupid " signé RMTM

Voilà un slogan dés plus étrange. Harel jeta des coups d'œil d'un côté et de l'autre de la rue. Qui pouvait bien être l'auteur d'un tel slogan ? Quel sens devait-on attribuer à une phrase, si accrocheuse ? Sans doute l'illustration en arrière plan d'un Londres dominé par les flammes sous un ciel constellé d'épais nuages menaçants faisait-il office d'indice. Méthode de propagande original à défaut d'être efficace. Les derniers évènements survenus dans un premier temps sur le Poudlard Express donnant lieu à d'autres incidents dans d'autres Pays d'Europe. Oserait-on mentionner le mouvement mangemort ? Un mélange d'excitation et d'exaspération la troublèrent.

D'un mouvement sec, l'orpheline voulu arracher l'affiche. C'était sans compter un sort appliquer généreusement pour qu'elle ne se décroche pas à la moindre occasion. Baguette en main l'étudiante formula un Flambos droit sur le papier.
Lorsque la jeune fille bifurqua dans une rue adjacente, une marque circulaire caractéristique de la combustion noircissait le centre de l'affiche effaçant partiellement le slogan. L'ombre d'une menace s'étendait de plus en plus et la société sorcière anglaise assistaient à son ascension des premières loges.

Au bout de quelques minutes et deux ruelles, ses pas la menèrent à la librairie où elle avait acheté plusieurs de ses livres. La vieille femme qui la tenait n'était pas une grande bavarde, cependant Harel définissait ses conseils comme clairs et concis, jusqu'à maintenant, elle n'avait pas été déçue par les articles achetés. De plus, la propriétaire se montrait discrète et arrangeante, cela suffisait pour s'assurer sa fidélité ou tout du moins y contribuait fortement.

Après avoir consulté brièvement un ouvrage quant à la face caché de la médicomagie, elle en parcourra un second dont l'épaisse couverture en cuir sombre, rugueux et à l'odeur très spécifique à cette matière coûteuse, laissait apparaître le titre " Magie d'ici et surtout d'ailleurs ". La jeune fille restait persuadée que la magie telle qu'on l'exerçait sur le sol anglais différait dans d'autres parties du monde. A ce moment, une silhouette masculine entra dans la boutique. Chaitan recula légèrement afin de bénéficier de la protection de l'obscurité. L'objectif étant surtout que l'on ne puisse pas accéder à son visage dans le détail.

- Bonjour, Mademoiselle

La couleur pâle de ses cheveux entachait la décoration essentiellement constitué de bois sombres et de livres aux couvertures sobres. Les yeux sombres de la jeune fille le détaillèrent calmement. Elle avait une impression de déjà vu, or sa mémoire n'avait pas jugeait opportun de noter l'information. Finalement sa tête s'inclina pour rendre la politesse.


Dernière édition par Harel Chaitan le Jeu 13 Fév 2014 - 16:33, édité 1 fois
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Re: Les sombres ruelles de l'allée des Embrumes
Haplo Mitrium, le  Sam 8 Fév 2014 - 21:50

Après un examen approfondi, la jeune femme hocha finalement la tête. Sobre et distinguée, songea Haplo. Il était légèrement pris de court par ce mutisme et avait presque oublié la raison qui l'avait incité à entrer dans la boutique. D'une démarche hésitante, le jeune sorcier se dirigea vers le livre en vitrine. Alors qu'il tendait le bras pour s'en saisir, il fut pris d'un doute. Peut-être les clients n'étaient-ils pas supposés se servir par eux-même? Haplo tourna la tête en direction de la jeune femme.
Excusez moi mademoiselle... Travaillez-vous ici?
Celle-ci ne répondit pas ; visiblement il l'avait offensée. Un bref instant, Haplo crut voir une lueur farouche dans les yeux de le jeune femme avant que son regard troublant ne reprenne le dessus. Son visage tout entier perturbait le jeune homme. Il n'était pourtant pas d'ordinaire sensible aux charmes de l'autre sexe. Mais justement, la jeune sorcière irradiait une beauté étherée qui n'était pas typiquement féminine... La pâleur de son teint, la finesse de ses traits et le mystère de son regard évoquaient l'apparence d'une statue de marbre. Un bouddha détaché du monde, hors du temps... Haplo réalisa qu'il dévisageait la jeune femme depuis plus longtemps que convenance dicte. Il tenta un sourire d'excuse et, voyant le livre qu'elle tenait à la main, enchaîna :
Vous vous intéresser aux formes de magies étrangères?
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Re: Les sombres ruelles de l'allée des Embrumes
Harel Chaitan, le  Ven 14 Fév 2014 - 16:27

Harel aurait aimé que la vieille dame ne se retire pas momentanément dans l’arrière boutique pour une obscure raison. Ses doigts effilés se resserrèrent sur la couverture du livre en remarquant lorsqu’il s’adressa à elle. Les représentants masculins, surtout quand ils bénéficiaient d’une telle carrure, avaient la fâcheuse tendance de la rendre nerveuse.

Excusez moi mademoiselle... Travaillez-vous ici?

Etrangement celui-ci lui rappelait un autre adolescent rencontré à Poudlard qui avait achevé ses études l’année précédente et avec qui elle n’entretenait plus aucun contact. Bien qu’elle en conserve un souvenir agréable, la ressemblance ne suffisait pas à justifier une quelconque réponse auprès d’un inconnu. D’ici peu, la propriétaire reprendrait sa place derrière le comptoir et s’il était encore là alors il l’interrogerait directement. Toujours partiellement dissimulée par l’ombre d’un mur, Harel ne le lâchait pas du regard reprenant son examen minutieux. Si la cape ne faisait pas le sorcier, elle témoignait tout de même de quelques traits de caractère, tout comme la posture corporelle. Autant d’indices souvent non-maîtrisé par l’auteur. Une silhouette haute et massive pour une jeune fille qui ne mesurait pas plus 1m60 et pesée 50kg toute mouillée, mais une voix posée et avenante. De celle qui apaisait la méfiance plutôt que de l’attiser ou de l’entretenir. Il ne se montrait pas défiant dans sa manière de communiquer et semblait respectueux d’autrui sans quoi il serait purement et simplement saisit de l’article en vitrine sans même que sa présence ne le dérange.

Un sourire étira ses lèvres adoucissant un visage indéniablement masculin, malgré la longueur de ces mèches, à la peau d’une pâleur que l’on pourrait jugée maladive si la couleur rosée de ses lèvres ne trahissait pas son ardeur. Ne comprenant pas la raison de cette attention, ses muscles se tendirent légèrement. Une donnée devait lui manquait contrariant la compréhension de la situation, tout ce que l’étudiante n’aimait pas. Son intérêt pour l’objet plaqué contre sa poitrine n’arrangea rien.

Vous vous intéresser aux formes de magies étrangères ?

Un an plutôt sans nul doute aurait-elle mis fin à cette tentative d’entamer une conversation en l’ignorant ou bien en répliquant de telle manière qu’il comprenne par lui-même sa réticence. A présent, elle plongea son regard froid dans celui de l’inconnu. Si son apparence n’était pas impressionnante, elle était consciente que la couleur sombre de ses yeux créait un certains malaise et révéler parfois des attitudes agressives, dédaigneuses, envahissantes, au contraire, de la timidité, de la maladresse. Son interlocuteur quant à lui ne modifia pas son approche. S’il paraissait quelques peu désappointé par son mutisme, sa curiosité ne semblait pas être juste un prétexte. Peut-être même détenait-il quelques informations sur le sujet ? L’année passée lui avait appris à ne se fermer à personne sans pour autant se départir de prudence, mais parfois les personnes dont on se doutait le moins s’avérer être celles qui avaient le plus à vous apprendre.

Ses obsidiennes abandonnèrent leur exploration d’un paysage encore étranger pour se perdre sur le titre « Magie d’ici et surtout d’ailleurs ». Le terme intéresser ne suffisait pas à définir son attrait, elle y consacrait tellement de temps et d’énergie que le mot passionné conviendrait mieux.

- Effectivement, vous êtes observateur. Je porte un intérêt croissant à la Magie. En Angleterre, nous n’utilisons à mon avis que l’un de ses nombreux aspects. D’après les informations que je détiens de ma famille, au Japon les sorciers n’usent pas de la magie comme nous le faisons ici. Et vous quel intérêt suffisamment tenace qui vous entraîne à arpenter les ruelles de la si controversée Allée des Embrumes ?

Sa curiosité, quant aux autres formes de magies possibles, n’était pas simplement motivée par une soif d’en apprendre plus. Cela lui permettait aussi de se rapprocher de ses origines. Mais, ce détails n’avait pas besoin d’être exposé.
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Re: Les sombres ruelles de l'allée des Embrumes
Haplo Mitrium, le  Dim 23 Fév 2014 - 14:22

La cliente s'était replongée dans son examen silencieux du nouvel arrivant. Haplo songeait qu'il était peut-être préférable de ne pas insister. Un trouble semlait cependant agiter intérieurement la jeune femme. Derrière ses pupilles opaques se déroulait un débat visant de toute évidence à déterminer si Haplo était un interlocuteur digne d'une réponse. Un regard vers le livre qu'elle tenait fermement contre sa poitrine trancha apparemment la question:
- Effectivement, vous êtes observateur. Je porte un intérêt croissant à la Magie. En Angleterre, nous n’utilisons à mon avis que l’un de ses nombreux aspects. D’après les informations que je détiens de ma famille, au Japon les sorciers n’usent pas de la magie comme nous le faisons ici. Et vous quel intérêt suffisamment tenace qui vous entraîne à arpenter les ruelles de la si controversée Allée des Embrumes ?
-Les formes secondaires de la magie sont des mystères pour nous tous et une source de questionnement permanente. Elle motive les recherches de nombreux d'entre nous, aquiesca Haplo.

L'orphelin des îles avait lui aussi épluché les livres de magie théorique pour essayer d'éclaircir la question de la nature de la magie, ou plutôt, songeat-il, de la magie de la Nature. Il avait la conviction que la magie existait en soi, indépendament des hommes et des femmes qui l'exercaient consciemment, des plantes et animaux qui y avaient recours machinalement... la conviction d'une magie fondamentale qui animait la Matière elle-même. Bien qu'il ne s'était pas particulièrement penché par le passé sur les formes de magie étrangères , le sujet lui semblait à présent particulièrement intéressant. En effet, à en croire la sorcière japonaise, sa famille manipulait la magie différement des sorciers anglais. Si sa propre hypothèse d'une magie primordiale était vraie, alors des similitudes entre les formes de magie anglaise et nippone devraient logiquement transparaître au delà des différences qui s'étaient accumulées au cours des siècles qui avaient vu ces deux traditions se développer...! Haplo secoua la tête avec dérision : tout ceci n'était que folles spéculations. Rien qui n'intéresserait son interlocutrice selon toute vraissemblance.

Le jeune sorcier se souvint de la question qui lui avait été posée quant au but de sa venue dans la boutique.
-Pour ma part, mon regard se tourne également vers l'étranger, bien que pour des raisons plus personnelles qu'académiques. Ce livre en vitrine a attiré mon attention : il semblerait qu'il traite de l'histoire de la Sorcellerie en Norvège. Or, il se trouve que c'est précisement cette région du monde qui m'intéresse.  J'espère y trouver...
Haplo s'interompit. Son enthousiasme risquait de l'emporter sur un terrain embarassant. Il n'était pas décent d'étaler ses états d'âmes de la sorte. Il était surpris par l'aisance qu'il avait aujourd'hui à s'ouvrir à cette inconnue. Etait-ce son mutisme qui lui donnait l'impression de s'adresser à sa propre réflexion dans un miroir? Les psychanalystes avaient recours à cette technique pour débloquer l'inconscient de leurs patients Moldus, songea Haplo avec amusement. Il avait cependant l'intuition que la jeune femme lui ressemblait vraiment, au delà des apparences. Se pouvait-il que les deux sorciers puissent devenir confidents et s'entre-aider dans leurs quêtes respectives? Haplo n'accordait pas sa confiance aisement mais aujourd'hui il se sentait le courage de s'exposer au regard de la sorcière nippone.
-Peut-être, si vous le souhaitez, pourrions poursuivre cette conversation dans un lieu plus... approprié? Il me semble que nous ayons des intérêts communs, plus même que ne souhaitons réveler ici... Au cours de mes recherches personnelles, j'ai glané quelques informations sur la tradition magique scandinave qui serrait susceptible de vous intéresser. De votre côté, il me semble que vos recherches sur l'art magique nippon puisse nourir ma réflexion sur la nature de la magie. Qu'en dîtes vous?
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Re: Les sombres ruelles de l'allée des Embrumes
Harel Chaitan, le  Lun 24 Fév 2014 - 0:47

La voix du jeune homme résonnait entre les vieux murs de la librairie. A mesure que les phrases s'enchaînaient Harel se détendait. Lorsqu'il s'interrompit soudainement un sentiment de frustration s'ajouta à la curiosité. Le débit de ses paroles modérées ne trahissait pas l'intérêt qu'il portait à la question, c'était autre chose que ses yeux ne percevaient pas, mais qu'elle sentait.

Pourquoi son attention s'attardait-elle sur la Norvège ? Etait-ce seulement un pays qu'il affectionnait pour une raison quelconque ou cherchait-il des réponses ? Le hasard pouvait-il si bien prévoir les choses ? La coïncidence était trop grossière pour être réelle. La jeune fille ne voulait pas nourrir d'illusion trop hâtivement. Beaucoup de raison pouvait expliquer cette attirance pour le pays nordique. Sa physionomie et ses particularités rendaient tentantes certains raccourcis.

-Peut-être, si vous le souhaitez, pourrions poursuivre cette conversation dans un lieu plus... approprié? Il me semble que nous ayons des intérêts communs, plus même que ne souhaitons réveler ici... Au cours de mes recherches personnelles, j'ai glané quelques informations sur la tradition magique scandinave qui serrait susceptible de vous intéresser. De votre côté, il me semble que vos recherches sur l'art magique nippon puisse nourir ma réflexion sur la nature de la magie. Qu'en dîtes vous?

Cet inconnu avait l'art et la manière de présenter son discours. De plus, elle souhaitait vivement écouter la suite de ses explications. Le nombre de personnes creusant ce genre de problématique ne lui semblait pas si élevé, ce qui rendait difficile tout refus dés que l'occasion se présentait. Après tout, il fallait bien que l'entraînement de Malëan serve à un moment donné. Son regard s'attarda sur les rayonnage contenu par la modeste boutique, la couleur terne du bois donner l'illusion d'être recouvert de poussière, mais il n'en était rien. La propriétaire aimait ses livres au moins autant que ses oreilles appréciaient traîner pour grappiller des informations qui lui arrivait de monnayer.

- Très bien, sortons.

Chaitan tourna momentanément le dos au jeune homme afin de ranger l'ouvrage qu'elle consultait. Avant de quitter le lieu, elle pris congé auprès de la vieille femme à voix haute qui, à n'en pas douter, n'avait pas raté une seconde de l'échange. Le buste droit et le menton haut, Harel dépassa le représentant de la gente masculine après avoir réajuster sa cape qui protégeait ses vêtements moldu de l'humidité, et rabattu la capuche sur ses cheveux. Puis sans hésiter, elle s'enfonça plus loin dans la ruelle peu avenante.
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Re: Les sombres ruelles de l'allée des Embrumes
Haplo Mitrium, le  Dim 2 Mar 2014 - 15:44

Haplo avait su trouver les mots ; la sorcière nippone avait accepté son offre. Tout deux se méfiaient des oreilles mal intentionnées qui pourraient surprendre leur conversation. Après avoir lancé un “au revoir” glacial à la propriétaire qu'elle savait être en train d'espionner, l'amatrice de magie exotique se dirigea sereinement vers la porte. Sa démarche était empreinte d'une grande dignité comme si la vulgarité de la boutique et la bassesse de sa gérante ne faisait que mettre en lumière la noblesse de cette frêle et fière sorcière. Haplo ne pouvait s'empêcher de se demander d'où venait cette morgue et cette grâce féline que l'inconnue irradiait. Avait-elle reçu une éducation particulière pour affecter ainsi le verbe et la gestuelle des aristocrates? Peut-être était-elle issue d'une famille de dignitaires nippons ou bien d'une ancienne famille magique? Sa tenue de Moldu n'avait pourtant rien de prétentieux et la cape qui la couvrait semblait avoir bien vécue... Sur le pas de la porte, la jeune femme s'arrêta et, d'un geste fluide, tira sa capuche sur sa chevelure d'ébène, se soustrayant ainsi au regard intrigué de l'orphelin des îles.

Haplo se ressaisit alors que sa nouvelle connaissance sortait de la boutique. Il avait le sentiment qu'elle n'apprécierait pas d'avoir à l'attendre sous la bruine qui flottait dans la rue... Partagé entre son désir de faire plus ample connaissance et la raison première de sa visite dans la boutique, Haplo jeta un regard hésitant vers le livre en vitrine. Ce tome antique contenait potentiellement les réponses à son questionnement identitaire. Mais lui ne bougerait pas d'ici, alors que la silouhette encapuchonée de la sorcière venait de passer de l'autre côté de la vitre ruisselante et s'éloignait déjà dans la sombre ruelle...! Sans attendre, Haplo sortit à son tour et s'efforca de la rejoindre. Elle marchait à vive allure, sa longue cape battant contre ses mollets. Heureusement, le jeune homme était bien plus grand et la rattrapa en quelques enjambées. Une fois à ses côtés, il ralentit et se régla sur le pas souple de la mystérieuse inconnue.

Je suis enchanté que vous ayez accepté de poursuivre cette conversation loin des oreilles indiscrètes de l'Allée des Embrumes. Peut-être pourrions-nous nous abriter de la pluie dans un commerce Moldu ou bien un bar discret de votre choix , s'enquérit Haplo ?
Alors que même qu'il prononçait ces mots, il réalisa qu'il prenait des risques à s'exposer ainsi à cette sorcière qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam. Même s'il n'avait aucune raison de lui prêter de mauvaises intentions, il était néanmoins possible que l'indéchiffrable jeune femme ai de perfides desseins en tête et  qu'elle ne prétexte un intérêt pour le jeune homme qu'afin de le précipiter vers un destin funeste. Pile ou face : c'était à celà que se résumait la situation, songea Haplo avec circonspection. Mais son choix était fait : il la suivrait et accepterait tout ce qui résulterait de cette aveugle profession de foi.


Dernière édition par Haplo Mitrium le Ven 14 Mar 2014 - 20:30, édité 1 fois
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Re: Les sombres ruelles de l'allée des Embrumes
Harel Chaitan, le  Sam 8 Mar 2014 - 16:04

Le jeune homme la suivi malgré son intérêt marqué pour l'ouvrage dans la vitrine, son attitude hautaine et son mutisme quant à la destination prévue. Plutôt que de lui rendre la pareille ou de se montrer moqueur, taquin, il persévérait à rester poli et bienveillant. S'il s'avérait qu'il jouait une quelconque comédie, son talent était indéniable, en outre si ce n'était pas le cas alors il avait des qualités humaines certaines. Mais, elle savait que le plus aimable, le plus doux des sourires pouvait cacher les pensées les moins avouables. Rien dans sa façon d'agir ne justifiait sa méfiance, et son sixième sens sommeillait, c'était juste devenue un réflexe viscéral, incontrôlé.

Plus grand qu'elle, ces longues jambes qui n'avaient pas eu de mal à combler les quelques mètres qui les séparaient, avant de adapter naturellement à son rythme. L'ombre de la culpabilité l'effleura pendant quelques secondes. Il se pliait à ses exigences, en contre partie elle ne faisait aucun effort pour se montrer plus avenante, plus abordable. Une mauvaise habitude qu'il était encore difficile de nuancer selon l'interlocuteur.

- Je connais un endroit où nous serons tranquille, aisément insonorisable et facile à protéger contre d'éventuel intrus.

Pour être vraiment honnête, elle ne souvenait plus de sa localisation précise. Mais, Harel ne doutait pas que l'emplacement lui revienne rapidement en mémoire, une fois sur les lieux. Pour le moment, leurs pas raisonnés sur les pavés trempés par le fin crachin. Les vêtements ne tarderaient pas à s'humidifier à cause de l'humidité, et les tissus deviendraient désagréablement moite.

Le silence survola les deux adolescents, puis s'installa confortablement. Harel, comme à son habitude, se perdit dans l'observation des ruelles qu'ils parcouraient d'un pas rapides, mais pas hâtif. Pourtant, la réputation, de l'allée et ces affluents, ne comptait pas sur son architecture grisâtre et délabrée. Aucun végétaux même les plus robustes ne poussaient sur les façades des maisons, seule une mousses aux nuances de vert et de bruns s'accumulée sur les fondations. Souvent, l'asiatique se demandait ce que cachaient les murs. Des familles vivaient-elle derrières les murs abîmaient ou l'endroit n'abritaient-ils des trafics divers et variés ? Le tord de la population sorcière était de comparer l'Allée des Embrumes au Chemin de Traverse, voisin. Celui-ci bénéficiait d'une plus grande popularité, notamment grâce à ses nombreuses boutiques, plusieurs connues à travers tout le pays, ainsi que la présence de Gringotts, l'impressionnante banque sorcière. Mais, tout cela n'était qu'apparence, comme les tissus délicats, non moins coûteux, des capes que les sang-purs affectionnaient tant. Et tout à chacun savait, les valeurs traditionnelles et infondées qu'ils continuaient à véhiculer génération après génération. Le Chemin de Traverse était une vitrine joliment décoré, dont le contenue manquait d'intérêt. Alors que l'Allée des Embrumes ne devenait attirante que si l'on prenait le temps de s'attarder sur les détails.

Au gré de ses pensées, sa méfiance s'était apaisée se contentant maintenant de se tapir dans un recoin. Finalement, ses obsidiennes s'échouèrent sur le scandinave s'attardant cette fois-ci sur ses mains. Rougies par le froid, on pouvait deviner leur rugosité. Visiblement, il ne leur accordait aucune importance en terme de soin, mais les mettait à contribution pour des travaux fastidieux. Par ailleurs, malgré le tempérament pacifiste du jeune homme, ces mains témoignaient d'une force brute qui n'apparaissait pas sur son visage imberbe. A ce constat, les contours d'une question s'esquissèrent :

- Quelle école fréquentes-tu ? Je ne crois pas t'avoir déjà vu à Poudlard ?

A un croisement, une de ses mains indiqua la direction à suivre. Au bout de la ruelle, ils débouchèrent sur une autre plus courte adjacente à l'allée principale. En haut d'un escalier métallique rouillé qui serpentait sur une quinzaine de marche le long du mur, une porte qu'elle reconnu sans mal. De son doigt, l'asiatique désigna le lieu qui les accueillerait pour échanger tranquillement. De bonne volonté, elle prit les devants prenant garde à ne pas glisser sur l'acier mouillé. La porte grinça lorsqu'elle l'activa d'un mouvement de baguette souple. Pour s'assurer que personne n'avait élu domicile pour la journée ou pour un temps plus long, son poignée s'activa pendant que ses lèvres formulèrent un Ominium Revelio. Sa magie ne releva aucune présence. La pièce d'une forme proche d'un carré n'avait pas changé. Il n'y avait rien que de la poussière, des parois mal isolées, suintantes, envahies par la moisissure, et le cadavre incomplet de ce qui avait dû être une table.

Quand, le jeune homme ferma la porte derrière-lui non sans une certaine appréhension en témoigne la mobilité de ses yeux en quête d'un éventuel traquenard. L'étudiante en sixième année en profita pour insonoriser l'endroit et placer une alarme sur la porte et la fenêtre juste à côté pour les prévenir d'une éventuelle intrusion.

- Désormais, nous pouvons échanger sans craindre des oreilles indiscrètes, dit-elle tout en suspendant sa cape sur la poignée de la fenêtre.
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Re: Les sombres ruelles de l'allée des Embrumes
Haplo Mitrium, le  Dim 16 Mar 2014 - 21:33

Après avoir informé Haplo qu'elle le conduisait vers un lieu à l'abri des regards et des oreilles indiscretes, Harel laissa le silence s'installer.  Sa tête tournait légèrement par moment et la jeune femme jetait des regards furtifs sur les facades délabrées et dans les sombres contre-allées.  Haplo aperçut sa voisine inspecter ses mains rugeuses. Bien qu'elle ne laissat pas transparaître ce qu'elle pensait de leur piètre état, la peau craquelée de ses doigts et la terre sous ses ongles fissurés n'étaient certainement pas du meilleur effet... La botanique était une maîtresse peu partageuse, songea Haplo, à marquer ainsi comme siens ceux qui fécondent le sol.
- Quelle école fréquentes-tu ? Je ne crois pas t'avoir déjà vu à Poudlard ?
Le ton de sa voix n'était pas condescendant mais ingénu et intéressé. Harel ne s'arrêta cependant pas pour écouter la réponse de son interlocuteur et indiqua d'un geste de la main la direction à suivre avant de tourner dans une ruelle étroite. Un escalier en acier clouté longeait le mur d'une batisse à l'abandon et conduisait à une porte donnant sur le premier étage. La guide s'arrêta en haut des marches, se tourna vers Haplo et plongea ses obsidiennes dans les yeux azur du sorcier blanc. Aie confiance, ce n'est pas un piège, semblait-elle dire du regard. Et de fait, il lui faisait confiance et la rejoignit alors qu'elle ouvrait la porte d'entrée. Il pénétra dans la masure à sa suite et découvrit une pièce lugubre. Pendant que Haplo examinait d'un regard inquiet le mobilier démolli de leur abri, la sorcière nippone s'affairait à assurer leur protection. Quel pouvait bien être la cause de ce désordre...? Et dans quelles circonstances une adolescentes s'était-elle appropriée pareils quartiers? La mystérieuse sorcière coupa court à ces réflexions :
-Désormais, nous pouvons échanger sans craindre des oreilles indiscrètes, dit-elle tout en suspendant sa cape sur la poignée de la fenêtre.
Enfin. On allait pouvoir rentrer dans le vif du sujet.

- Tout d'abord. Permettez moi de me présenter... Je suis Haplo et j'étudie à Poudlard. Plus pour longtemps cela dit puisque je suis en dernière année. Mais ce n'est pas pour discuter civilité ou scolarité que nous nous retrouvons dans cette "plaisante" demeure, n'est-ce pas , ajouta Haplo avec ironie ?
Son interlocutrice ne pipat mot, laissant le jeune homme poursuivre. Il sentait qu'elle ne serait pas la première à partager ses connaissances et Haplo cherchait ses mots. Les informations qu'il était parvenues à rassembler étaient fragmentaires et ne formaient pas une image cohérente. Pas encore, espérait le sorcier blanc. Il n'était donc pas évident de décider par où commencer son récit mais l'intérêt de la japonaise pour les formes de magie étrangères seraient certainement le ferment d'une conversation enrichissante...
- Tout à l'heure, dans la boutique, je vous disais avoir effectué des recherches sur la magie en Scandinavie. Bien que mes motivations soient personelles, je soupsonne que le résultat de mes lectures puissent intéresser une amatrice de magie étrangère. Bien entendu, n'hésitez pas à m'interrompre, si je présume de la pertinence de mes recherches pour votre propre questionemment... Vous savez ce que c'est quand on s'emballe sur un sujet qui nous est cher !

Haplo marqua une pause et sourit. Pas d'objection de la jeune femme. Poursuivons :
- Je me suis penché sur l'histoire de la communauté magique de Norvège et ai découvert que les sorcières lapones avaient développé un art magique original.  De nombreux écrits font état de leur savoir-faire médical et de leurs mixtures herbeuses sans pareilles. Le secret de leur talent n'apparaît cependant que rarement dans les livres. Voyez-vous, il se trouve que les sorcières lapones ont développé au cours des siècles une aptitude à "lire" la signature magique des plantes qui peuplent les montagnes érrodées et forêt de sapins de Scandinavie. Par cela, j'entends qu'elles semblaient capable de détecter si une plante magique avait un potentiel curatif, et à quel fin elle pourrait être utiliser, ou au contraire si son énergie magique serait néfaste à un sorcier.
Rien que d'y penser, Haplo était parcouru d'un frisson d'excitation. L'éther, les effluves de magie pouvaient-elles être inteligibles? Oui, certainement, de grands sorciers comme le mage Dumbledore était connus pour savoir détecter les traces de magie noire. Mais il s'agissait de magie humaine... Les sorcières lapones, elles, détectaient la signature magique de plantes, et donc, de manière très abstraite, un dialogue pouvait s'établir entre sorciers et plantes par le biais de la magie !

- Hum, j'imagine bien que ces considérations théoriques peuvent vous sembler sans rapport aucun avec vos propres recherches. Pardonnez les égarements d'un botaniste enthousiaste... J'en perds même le sens de la courtoisie : il ne me semble pas vous avoir demandé votre nom, ni votre histoire. Avez-vous également étudié à l'école de sorcellerie Pourdlard...? Ce palace est-il votre résidence estivale, ajouta-t-il dans un pique humoristique ?
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Re: Les sombres ruelles de l'allée des Embrumes
Harel Chaitan, le  Dim 23 Mar 2014 - 14:09

Un sourire amusé, fugace, échappa à Harel lorsque sa phrase à peine achevée, le jeune homme poursuivit sur un ton enthousiaste. Ainsi, il étudiait à Poudlard en dernière année. Décidément, cette école ne cessait jamais de surprendre ses occupants, même au bout de six ans. Les étudiants étaient tellement nombreux que la plupart ne se connaissaient que de vue. A certains égards, c’était regrettable, mais une fois encore le hasard faisait bien les choses.

Une fine pellicule de poussière recouvrait le sol tâché d’auréoles poisseuses. Bien que s’interrogeant sur l’origine de la texture, cela ne l’empêcha pas de s’y asseoir en tailleur. C’était à se demander si l’endroit était habité. Peu sûr de la nature de la conversation, ni même de l’orientation à lui donner, elle se replia, une fois de plus, derrière son mutisme, imposant au sorcier scandinave de se jeter à l’eau. Il y eût quelques minutes de flottement suite à sa brève présentation qu’il termina sur un trait d’humour qui coula à pique. La nervosité certainement, ce qui n’avait rien d’étonnant au milieu d’une pièce vide, dont l’usage pouvait questionner. Même en connaissant l’endroit, elle n’y était pas à l’aise, un endroit public aurait contribué à rendre la rencontre plus ordinaire, mais leur parole n’aurait pas bénéficié de conditions aussi favorables pour s’exprimer librement.

- Tout à l'heure, dans la boutique, je vous disais avoir effectué des recherches sur la magie en Scandinavie. Bien que mes motivations soient personnelles, je soupçonne que le résultat de mes lectures puisse intéresser une amatrice de magie étrangère. Bien entendu, n'hésitez pas à m'interrompre, si je présume de la pertinence de mes recherches pour votre propre questionnement... Vous savez ce que c'est quand on s'emballe sur un sujet qui nous est cher !

Justement, non elle ne savait pas. La jeune Chaitan ne partageait, jusqu’à il y avait peu, jamais ses recherches avec quiconque. Pour deux raisons : ça ne concernait pas autrui, et de toute façon personne ne s’attardait dessus. Par conséquent, elle avait appris à récolter des informations, puis à élaborer seule, dans l’intimité de ses pensées, le cheminement de ses réflexions. La solitude lui permettait de se préserver de la curiosité, parfois invasive et peu scrupuleuse, de jeunes gens bien moins enclins à l’échanges concernant des concepts magiques ; bien plus à disséminer des informations d’ordres privée, participant à l’instauration de réputation peu avantageuse, pour ne pas dire dégradante ou humiliante, ou à la l’alimentation de rumeurs. Pourtant, pour une fois, elle devait admettre qu’elle aimerait en savoir plus quant à l’histoire du septième année. A la normale, sa curiosité se désintéressait totalement de la vie de ses camarades, parce qu’aucun d’eux ne l’incitait, d’une quelconque manière, à creuser le sujet, ils l’indifféraient. Haplo était différent, la suite de son discours ne fit que lui confirmer cette certitude.

- Je me suis penché sur l'histoire de la communauté magique de Norvège et ai découvert que les sorcières lapones avaient développé un art magique original. De nombreux écrits font état de leur savoir-faire médical et de leurs mixtures herbeuses sans pareilles. Le secret de leur talent n'apparaît cependant que rarement dans les livres. Voyez-vous, il se trouve que les sorcières lapones ont développé au cours des siècles une aptitude à "lire" la signature magique des plantes qui peuplent les montagnes érodées et forêt de sapins de Scandinavie. Par cela, j'entends qu'elles semblaient capable de détecter si une plante magique avait un potentiel curatif, et à quel fin elle pourrait être utilisé, ou au contraire si son énergie magique serait néfaste à un sorcier.

Pour sa part, la communication verbale ne représentait pas une difficulté. Son intonation était sûr, ses mots clairs et l’explication fluide. Il vivait ce qu’il disait ce qui rendait son discours attractif. Peu de sorcières, et sorciers accordaient de l’intérêt à la botanique qui à Poudlard comptait parmi les matières les moins appréciées, elle-même approfondissait ses connaissances que depuis sa quatrième année. Et il était véritablement frustrant de s’y investir, car on se confronter rapidement à l’indifférence générale. Même la magie noire comptait plus d’adepte alors que l’école ne l’enseignait pas ; contrairement à Durmstrang. Mais, celle-ci de part son interdit, et ses effets dévastateurs attirait facilement les jeunes esprits en quête de sensation ou de pouvoir. La botanique ne jouissait pas de cette attractivité, il fallait donc qu’elle compte sur des esprits suffisamment curieux, et persévérant, pour dépasser les obstacles de l’indifférence et de l’ignorance.

Tandis qu’elle intégrer toutes les données, son dos se redressa, et elle se perdit dans ses pensées n’écoutant plus la voix masculine que d’une oreille distraite. La révélation ne pouvait se contenter d’être entendue, elle se devait d’être écoutée. Ainsi les plantes détiendraient une signature magique. C’’était à la fois incroyables et fascinant, jamais aucun des livres de botanique qu’elle avait parcouru n’avait mentionné une telle hypothèse. Les chercheurs s’accordaient à dire que les différentes variétés de bois possédaient certaines spécificités magiques, en démontrait la création des baguettes qui selon leur composition facilitait la pratique de la métamorphose, des enchantements, … Mais dans ce cas, pouvait-on vraiment parler de signature magique, plutôt que d’une simple perception extrasensorielle des propriétés des plantes qui se présentaient à elles ? Ou peut-être pouvait-on présumer que la magie des sorcières lapones détenait la capacité de révéler les caractéristiques des plantes, à la manière du sortilège Hominium Revelio ? De ce fait, on ne pouvait plus prêter à la plante la propriété d’un fluide magique, mais aux sorcières lapones l’aptitude à capter la nature, curative ou néfaste, des plantes.

Perdue dans ses réflexions, son attention ne capta que des termes qui finirent par la ramener à réintégrer la pièce insalubre. Malgré l’isolation discutable des lieux, les mots d’Haplo ne s’étaient pas évaporés, ils continuaient de flottaient dans l’air. Le sourire toujours accrochés aux lèvres, le regard azur posés sur elle semblait patienter. Les sourcils surmontant les yeux exotiques se froncèrent, avant de reprendre leur place initiale. A son tour, elle devait participer à la mélodie que constituer la conversation ; il avait joué les premières notes à elle de poursuivre :

- Je m’appelle Harel, et je suis aussi étudiante à Poudlard, cette école tellement vaste et peuplée que l’on se rencontre plus aisément à l’extérieur de ces murs, dit-elle en souriant légèrement.

Ces renseignements, somme toute basique, devraient pourtant suffire à le persuader de délaisser le vouvoiement qui instaurer, naturellement, une distance entre eux. Ensuite, l’adolescente hésita quant à l’enchaînement du prochain arpège. A ce stade, elle pouvait au choix restait évasive sur sa personne, or la partition manquerait d’homogénéité, certains accords seraient plus complexes que d’autre et nuiraient l’équilibre global. Ou faire l’effort de son monter moins avare, de prendre le risque d’apporter sa touche personnelle et la musique ne se contenterait plus d’être agréable à l’oreille, elle gagnerait en relief. Mais, il y avait tellement de questions à formuler qu’elle craignait de les voir s’échapper si elle s’éloignait du sujet. A la fois, une petite voix nommée raison lui chuchotait qu’elle se montrerait injuste en ne partageant pas le fruit de ses propres recherches. Prendre sans donné en retour était un jeu dangereux qui si dans un premier rapportait beaucoup, pouvait, rapidement, dans un deuxième temps, perdre autant si ce n’était plus. Et puis, la sorcière asiatique était ravie d’avoir rencontré une telle personnalité, même si rien dans son attitude ne le laissait présager.
Etouffant ses réticences, sa voix s’éleva entre les murs nus du logement abandonné :

- Orpheline, j’ai été adoptée par un couple de moldu.

L’adolescente marqua un temps d’arrêt, regrettant d’avoir abordé le sujet. Le terme « orpheline » était toujours aussi douloureux, et insupportable à prononcer. Son visage s’’abaissa, et ses yeux s’échouèrent sur sa main gauche, puis s’amarra à la cicatrice qui s’étalait sur sa paume.

- A la fin de ma première année, j’ai appris que je faisais partie d’une famille de sorciers japonais, dont le nom ne circulait plus sur le territoire anglais depuis longtemps. La raison de leur immigration est assez obscure, tout ce que l’on m’en a dit était qu’ils maîtrisaient une forme de magie méconnue ici. A l’heure actuelle, je suis obligée d’admettre que je ne suis pas beaucoup plus avancée dans mes recherches. La bibliothèque de l’école renferme trop peu d’ouvrages sur les magies étrangères, seulement des passages ou des allusions.

Une main passa dans ses cheveux tentant de réduire la tension qui mettait à mal l’organisation de ses pensées, comme une bourrasque de vent balaierait des feuilles de parchemins soigneusement empilaient par numéro de pages croissant. Effectivement, la cohérence du propos exigeait l’agencement des évènements, mais à mesure qu’elle avançait de plus en plus d’éléments nécessitait d’être passés sous silence.

- A Poudlard, j’avais lu qu’au Japon les sorciers, de moins en moins nombreux, pratique une magie de nature différente de celle que l’on connait, et que l’on désigne ici « la magie sans baguette ». Je suis parvenue à en apprendre d’avantage dans la librairie de l’Allée : leur corps serait en faite, le réceptacle et le conducteur. Ils feraient usage de la méditation pour apprendre à ressentir les flux magiques qui circulent à travers le corps, et à les identifier, ce qui suppose que la magie ne serait pas une essence neutre. L’apprentissage des sortilèges intervient bien plus prématurément qu’en Angleterre, car les incantations ne se formulent pas verbalement, mais via des mouvements corporels et l’intention. Les sorciers japonais se servent de la magie à des fins guerrières, et contrairement à l’Angleterre, intervient très peu dans le quotidien.

Cela lui rappela la spécificité des sorcières lapones. Ses doigts grattèrent l’espace de peau derrière son oreille droite, et un pli soucieux barra son front. Dans son explication Haplo avait utilisé les verbes « lire », et « détecter », tandis qu’elle avait utilisé « ressentir ». Etait-il vraiment possible de percevoir la magie grâce à un sixième sens ou à une capacité plus personnelle ? En outre, on retrouvait dans leur deux discours cette notion de signature magique, d’’après les informations qu’il détenait des sorcières lapones et de leur pratique, il était possible de traduire la magie dégagée par une espèce végétale, quant à ses propres renseignements à propos de la pratique de la magie au Japon, les sorciers n’étaient pas parcourus par un seul flux, mais bien plusieurs qui servait à produire des sortilèges de différentes natures.

A eux deux, ils flirtaient par l'intermédiaire de champ différents avec l'un des nombreux mystères de la Magie. Progressivement, un sentiment d'euphorie grandissait au creux de son ventre. Maintenant, l'endroit ne lui paraissait plus aussi vaste pour accueillir les balbutiements d’une conversation entre deux inconnus qui s'apprêtaient à explorer un nouveau territoire ; les parois humides empêchaient l'épanouissement d'une réflexion bouillonnante sous leurs longues mèches. Malheureusement, Harel ne pouvait pas inviter le jeune homme à Locus Scient sans l’accord du gérant et du gardien. En parallèle, une autre idée faisait son chemin au milieu du bouillon de sa conscience. Taylor serait, assurément, ravi de recruter un botaniste. Aucun des membres en cours de recrutement ne disposait de cette compétence. En outre, il fallait éclaircir " les raisons personnelles " qui motivaient Haplo dans ses recherches. La Guilde était un outil précieux, néanmoins on ne pouvait pas disposer des ces ressources humaines et matérielles à des fins personnelles. La plus jeune reporta son attention sur la fenêtre qui assurait un éclairage performant, avant de revenir sur le botaniste. Que se cachait-il derrière ce sourire, et cette attitude respectueuse ?

- Pourquoi se concentrer sur la Norvège quand tu as tout un monde à ta disposition ?
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