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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Salle de classe à côté de la bibliothèque
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Ellana Lyan
Préfet(e)/Serpentard
Préfet(e)/Serpentard

Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Ellana Lyan, Sam 14 Jan 2017 - 12:12


Perdu, raté.
C'est fini.
Les belles paroles s'envolent.
Il n'y a plus rien.
À dire, à faire.
C'est dommage.
C'est la vie.
Résignation.
Je m'en veux.
D'avoir cédé si facilement.
De ne pas être capable.
De me contrôler.
Perii.
Di immortales.
Qui suis-je donc devenue ?
Une lame, une arme.
Dangereuse…
Mais l'heure n'est plus aux jolies résolutions.
J'éradique doucement la faiblesse.
C'était ma première résolution.
Après tout.
Pourquoi ne pas revenir aux bases.
À quoi sert cette cause perdue ?
Mon existence est un cauchemar.
Qui ne s'arrête pas.
Lorsque j'ouvre les yeux.
Nuits et jours effrayée.
Par la même menace.
Je suis prise.
Dans ce fichu cercle.
Prisonnière de mes faiblesses.
Il ne sert à rien de faire semblant.
Quand suis-je vraiment moi ?
Je regarde mes mains.
Maculée de rouge invisible.

« N'oublie pas que tu es un monstre
Tu seras abandonnée, détruite
N'oublie jamais ça. »

La tête tourne.
Les mots s'enchaînent.
La phrase blesse.
Tant de haine, tant de douleur.
Les lames se figent en moi.
Pourquoi suis-je ainsi ?

« Tu es la personne la plus odieuse que je ne connaisse.
Tu n'es pas et tu resteras qu'une peste.
Sale serpent !  »

Ma tête se baisse.
Parce que la vérité.
Est là, limpide.
Un petit oisillon fou.
Qui de ses griffes.
Viens mordre profondément ma chaire.

« Tu regretteras d'avoir vu le jour ma fille !
Je te promets que notre arbre généalogique contra un nom de moins.
Tu auras affaire à moi ! »

Et les écrits du père.
Menace épistolaire.
Qui plane au-dessus de moi.
M’empêchant de vivre.
Surveillant mes moindres gestes.

« Ellana... Je... Que... Pourquoi t'infliges-tu cela...
j'avais besoin de t'oublier
Je l'aime... Je suis passé à autre chose
On va souffrir, tu vas souffrir...
Tu as le choix mais ne fais pas le mauvais.
Reste docile je t'en prie... »

Et puis l'autre.
Le jaune.
Traître.
Juste dans ma tête.
C'est moi… La traîtresse.
Je sais, je vois.
Cicatrice au poignet.
Qui sans cesse me rappelle.
Cette erreur.
Que j'ai reproduit.
Mais cette fois.
Je me suis fait du mal seul.
Je le connaissais à peine.
Et si au fond.
Ce n'était qu'un simple coureur de jupons.
Je ne sais rien de ses antécédents.
Je me sens si stupide.
Mais au fond.
On ne peut pas aimer un monstre.
Le sourire amusé d'une serveuse.
Me remonte en mémoire.
Savait-elle ?
Pensait-elle ?
Il faudra que je me renseigne.

- Bon t’a fini ?

Je me retourne pour la voir.
Qui s'approche de moi.

-C’est quoi le problème au juste ?
Pourquoi tu t’énerves ?
J’aimerais bien comprendre ce qu’il vient de se passer.


Je ne la supporte pas.
J'ai envie de la gifler à nouveau.
Mais il faut que j'arrête.
D'utiliser.
Un tel moyen.
C'est bien trop moldu.
Bien trop barbare.
D'un geste fluide.
Je sors la baguette.
Et la pointe vers sa gorge.

- N'approche pas.
Recule sinon je te préviens.
On va bientôt avoir quelque chose en commun.


Elle ne peut pas comprendre.
La douleur n'est pas visible.
Un pâle reflet extérieur.
Mais ça s'arrête là.
Mon expression est redevenue neutre.
Mes yeux sont durs.
Je me fiche de savoir ce qu'elle pense.
Je la regarde d'un air hautain.
Tête haute.
Salle bestiole…
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Peter McKinnon, Lun 16 Jan 2017 - 15:14


Rentrée oblige, les élèves avaient recommencé à se soucier de leurs petits tracas quotidiens en bonne place desquels on pouvait trouver les cours. Et ce jour-là, il y eu pour ainsi dire un afflux de tracas concernant les cours, lequel, conjugué au fait que le domaine de Poudlard était plongé dans des températures glaciales, avait transformé la bibliothèque en un endroit hostile pour tout qui aurait aimé une table et une chaise pour travailler au calme. Peter, qui avait une sainte horreur de la bibliothèque, avait bien été forcé de s'y mettre étant donné que ses cours de septième année s'appuyaient sur une prétendue maturité nouvelle et exigeait de lui qu'il passa sa vie dans les rayons à faire des recherches.

Devant l'impossibilité de s'asseoir, il emprunta les livres nécessaires à son travail du moment sur la magie en Amérique du Nord et sortit. D'un point de vue pratico-pratique, son emprunt consistait en trois très épais et rébarbatifs volumes qu'il ne souhaitait pas amener jusqu'à sa salle commune pour les examiner avant de les ramener. Il avisa donc une salle de classe jouxtant la bibliothèque pour s'y asseoir et y travailler. Cette salle était réputée pour n'être occupée par aucun professeur, ce qui lui donnait le très franc intérêt de servir à plein de choses ! Etant donné que tout Poudlard s'était donné rendez-vous dans la bibliothèque, il ne s'attendait nullement à y croiser quelqu'un lorsqu'il passa la porte.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il vit que non seulement cette pièce n'était pas vide comme il s'y attendait mais qu'en plus elle contenait deux personnes qu'il connaissait bien et dans une position particulière. Ellana, un élève de Serpentard plus jeune que lui, pointait sa baguette vers la gorge de Josephine, une élève de Gryffondor qui avait un don pour être au mauvais endroit au mauvais moment. Peter, les bras toujours chargés, ne pouvait dégainer sa baguette pour veiller à ce que la vert et argent ne fasse pas de bêtise, il devait donc en appeler uniquement à son autorité naturelle et à sa proximité passée avec la demoiselle pour qu'elle cesse ce comportement stupide. Cela se traduisit par un raclement de gorge suivit par un autoritaire :

- Ellana, on peut savoir ce que tu fabriques ?
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Josephine Campbell, Lun 16 Jan 2017 - 17:47


Jo aurait essayé. Ellana emprisonnée dans sa colère n’avait aucune envie de partager ce qui lui passait par la tête. En même temps, c’était quitte ou double. La Serpentard avait l’air d’être quelqu’un qui ne ressentait pas les choses à moitié. Là, elle n’était pas d’humeur, et sans doute rien ne la ferait changer d’avis. Sa baguette vint embrasser la gorge de la Gryffondor qui ne s’était pas du tout attendu à cela. Sur l’échelle du surréalisme et de l’agressivité, on venait de monter d’un niveau. C’était quoi la prochaine étape ?

- N'approche pas.
Recule sinon je te préviens.
On va bientôt avoir quelque chose en commun.


* On est où la ? Dans une arène ? Et ça veut dire quoi quelque chose en commun?*

Jo avait eu une enfance très heureuse et n’avait jamais été confrontée à la violence. Enfin pas à cette violence là. Elle avait suivi des cours de duel, mais cela n’était pas pareil, ce n’était pas « pour de vrai » et il y avait un but pédagogique à la chose. Même le sort que lui avait lancé Peter ce soir là, n’était pas à prendre en considération. Il n’avait pas eu dans son regard la rage qu’elle pouvait voir à cet instant dans les yeux d’Ellana.

Jo ne savait pas quoi faire, et pour couronner le tout, sa baguette était bien calée au fond de poche de sa robe de sorcier. Si elle voulait la prendre, sa camarade aurait bien eu le temps de l’en empêcher.

Puis il y eu un grincement de porte. Les yeux de la Gryffondor se tournèrent vers la personne qui venait de faire son entrée. Mr le Préfet Parfait ! Elle n’aurait pas été dans une aussi mauvaise posture, elle lui aurait peut être sauté dans les bras (peut être…). Du stade de bourreau épisodique, il venait de se transformer en un quart de seconde en sauveur. Elle n’avait jamais été aussi contente de le voir.

- Ellana, on peut savoir ce que tu fabriques ?

*Oui, on se le demande.*

S’il savait qu’il était involontairement la cause de tout ça…

Josephine détourna son attention de Peter pour revenir à Ellana.

*Alors c’est lui le problème ou bien?*

Elle pouvait peut être tenter sa chance là maintenant, mais à sa manière. Donc pacifique. Utopie?

- Ellana ne fait pas ça. On est pas obligé d’en arriver là.
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Ellana Lyan, Lun 16 Jan 2017 - 18:23


La phrase vole dans l'air.
Claque dans la pièce.
Résonne contre les murs.
Une voix que tu connais…
Sur un ton inconnu.
Doucement la baguette s'abaisse.
Les yeux se tournent.
Viennent à sa rencontre.
Les couleurs quittent ce monde.
Une à une, elles s'envolent.
Le froid s’immisce en moi.
C'est un cauchemar.
Je ne veux pas y croire.
Je dois être en train de rêver.
Une fois de plus.
Mais non…
Tout cela est bien réel.
Mon regard est vide.
Dénuer d'expression.
J'entends la rouge qui me parle.
Tout sentiments d’animosité.
M'a définitivement quitté.
Je tourne vers elle.
Ce regard implorant.
Perdu.

Le cœur lourd.
Je range ma baguette.
Son insigne n'y est pour rien.
Préfet ou pas je m'en fiche.
Ce sont ces yeux…
Son maudit regard.
Qui fait battre mon cœur un peu trop vite.
Je passe mon temps à ressasser ma colère.
S'il savait… Le fantôme que je suis devenue.
Cet être sans but, brisé par les événements.
Tu n'avais pas besoin de faire ça…
Non Peter, tu aurais pu m'aimer.
À moins que je ne me leurre.
Qu'au fond tu ne sois…
Qu'un sale coureur de jupons.
Je secoue doucement la tête.
Que suis-je devenue ?
Je n'ai plus qu'une envie.
Courir dans ses bras.
L'enlacer, mais je en peux pas.
C'est fini, tout est terminé.
Lentement je recule.
Un pas un autre.
Je ne veux pas qu'il me voie.
Pas dans cet état.
Ce moment où je me sens coupable.
De cette apparence tant négligée.
De ces coulées de maquillage.
Ces cheveux emmêlés.
Mais il doit s'en foutre.
De ce que je vis.
Ce que j’espérais.
Seule, si seule.

Que peut-il penser ?
Que j'agressais la rouge .
Comme je l'ai fait pour Serena.
Je ne veux pas savoir.
Je respire trop vite.
Mon cœur s'affole.
Comme un animal prit au piège.
Je cherche vainement les issues.
Mais il bloque le passage vers la porte.
Et je ne vais tout de même pas.
Prendre la fenêtre.
Non je ne suis pas capable.
D'une telle stupidité.
Je n'aurais jamais du sortir ma baguette.
J'ai envie de m'enfuir.
Mais je ne suis pas assez lâche.
J'aurais tant de chose à lui dire.
Lui expliquer.
Tout ce que je vis.
Tout ce qui se passe.
Mais je ne parviens pas.
Ma langue reste bloquée.
Incapable de produire.
Le moindre son.
J'aurais tant aimé.
Parler de mes efforts.
De tout ce à quoi je résiste.
Pour lui.
Grâce à lui sans qu'il ne le sache.
Pour ne plus retomber dans mon enfer.
Mais il ne le saura jamais.
Je fais ça en vain.
Il me voit comme un monstre.
Il n'a pas tort.
J'en suis un.
Créature des ténèbres.
Mais j'ai un besoin cruel.
De lumière.
Espoir qui s'est éteint.
Me reléguant.
À la forme d'esprit solitaire.
J'aurais aimé.
Pouvoir tout effacer.
Recommencer à zéro.
Mais je ne peux pas.
Ça ne marche pas comme ça.
Si j'avais su…
J'aurais sans doute épargné Serena.
Ne vaut-il pas la peine ?
Pourquoi suis-je toujours focalisée.
Sur cet imbécile de préfet.
Parce qu'un cœur.
Ça ne se contrôle pas.
Loin très loin.
Je m'entends répondre.

- Tu as raison, pardonne-moi.
Je n'aurais pas dû m'emporter comme ça.
Tu n'y es pour rien.
Dans ce que je vis.

Et je ne veux pas.
Leur ressembler.


Les mots sont pour la lionne.
Pourtant mon regard reste fixé.
Sur mon préfet.
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Peter McKinnon, Mar 17 Jan 2017 - 12:11


Peter poussa intérieurement un soupir de soulagement. Son arrivée dans la salle de classe avait eu l'effet escompté et sa présence avait suffi à empêcher une catastrophe. Josephine avait instinctivement tourné ses yeux vers lui, tandis qu'Ellana avait lentement baissé sa baguette sans lui accorder le moindre regard. Sa voix avait suffit. Peter prit une profonde inspiration avant que la jeune fille ne tourne également vers lui son regard absent. Elle avait l'air malade.

La jeune élève de Gryffondor avança quelques mots pour tenter de raisonner la jeune blonde, qui semblait bien différente de celle que Peter avait connue. Apparemment, le ton apaisant de Josephine et la présence de Peter avaient suffit à faire comprendre à la jeune serpentard qu'elle devait ranger sa baguette, ce qu'elle fit dans un silence de mort, sans lâcher Peter des yeux. Le jeune préfet, lui, tout à son rôle ne déplaça pas le regard qu'il avait posé sur la jeune vert et argent. Il arborait son air le plus insondable, car il n'était pas l'analysé mais l'analyste, tentant de comprendre ce qui se passait dans la tête de la jeune fille.

La gryffondor, un peu plus loin dans la pièce devait se demander ce qui se passait entre eux, étant donné qu'aucun des deux serpents ne semblaient sourciller. Sans quitter son préfet des yeux, Ellana s'adressa quand même à elle pour s'excuser, ce début d'incident semblait être derrière eux. La tension restait palpable et Peter ne souhaitait pas voir ce qui se passerait si c'était lui qui rompait la connexion visuelle en premier. Tout en conservant son regard braqué sur la jeune fille de sa maison, il déposa les trois volumineux livres, qu'il avait conservé en main jusque là, sur un banc adjacent à la porte. Il croisa ensuite les bras avant de déclarer :

- Tu n'as vraiment pas l'air bien. Peut-être qu'il serait prudent que tu ailles voir l'infirmière tu ne penses pas ?

Avec un peu de chance, il arriverait par là à faire sortir la jeune fille de la pièce et toute cette histoire serait définitivement derrière les deux jeunes filles. Encore fallait-il qu'Ellana l'écoute ... Cela dit, elle avait réellement l'air mal et une potion de sommeil lui aurait probablement fait le plus grand bien !
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Josephine Campbell, Mar 17 Jan 2017 - 21:21


Les yeux de Jo passèrent  de Ellana à Peter plusieurs fois. Il se passait un drôle de truc là tout de suite. Les deux ne se lâchaient pas du regard, et ça avait quelque de chose de troublant, même pour une simple spectatrice comme elle. Elle avait la vague impression d’être de trop.

Et il fallait bien l’admettre, elle avait été bluffée par Peter. Elle ne pensait pas qu’il pouvait s’imposer comme ça d’une simple phrase, surtout  lorsqu’on avait à faire à une Ellana complètement hors de contrôle. Jo était certaine que ce qu’elle avait dit à la Serpentard n’avait eu aucun effet sur elle. C’est Mr Prefet Parfait qui avait réussi cet exploit tout seul.

Le regard de la Gryffondor s’attarda sur Ellana.

*Alors c’était bien lui le problème.*

La prochaine fois elle tiendrait sa langue avant de dire ce qu’elle pense des gens… Ellana s’excusa, au grand étonnement de Jo qui, surprise, en oublia de lui répondre.

*Tu ne veux pas ressembler à qui Ellana ? De qui tu parles ?*

Cette phrase là ne devait pas être  son attention. De toute façon, elle avait dit ses mots tout en regardant Peter. Encore.
Jo mit ses mains dans les poches de sa robe. Elle ne savait plus où se mettre. Elle regardait ses pieds et attendait que les deux autre disent ou fassent quelque chose.

- Tu n'as vraiment pas l'air bien. Peut-être qu'il serait prudent que tu ailles voir l'infirmière tu ne penses pas ?

Jo en était quasi certaine, il se passait ou s’était passé quelque chose entre eux deux. Leur échange de regard là, ce n’était pas normal. On ne faisait pas ça avec la première personne qu’on croisait dans la rue. Jo fut prise d’un doute.

*Ellana, si tu es dans cet état, ça aurait un rapport avec lui ?*

- Tu veux que je t’y amène ?

C’était sortit de sa bouche très vite. Trop vite peut être…
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Ellana Lyan, Mer 18 Jan 2017 - 16:00


La tête qui tourne.
La vue qui se floue.
Les pensées qui se brouillent.
Peut-être qu'il a raison.
Que je devrais y aller.
Dans cet endroit de blanc.
Cet endroit d'horreur.
De douleur.
Non.
Je ne veux pas.
Je déteste cet endroit.
Cette odeur.
Je passe mon temps à m'en échapper.
Je ne veux pas y retourner.
Pense-t-il que je suis folle ?
Que je dois me faire soigner.
Ou voit-il ?
La façon dont je suis exténuée.
L'autre veut m'accompagner.
Non, non, non !
Qu'on me laisse tranquille.
Par pitié.
Je ne suis pas malade.
Soudain le monde bascule.
Je vois des taches noires devant mes yeux.
Le sol qui se rapproche.
J'attrape le coin de la table.
Et tente de me redresser.
Haletante.
Combien de nuit blanche ?
A quand remonte mon dernier repas ?
Où suis-je ?
Qu'est-ce que je fais là ?
J'ai l'impression qu'on me broie la tête.
Suis saisies d'un haut-le-cœur.
Ma main se place devant ma bouche.
Mon front me brûle.
Aurait-il suffi qu'il me le dise ?
Pour que je me rende compte.
De mon état.
Je suis beaucoup trop faible.
La pièce continue de tanguer.
Les couleurs s’emmêlent.
La lumière décline.
Puis se fait trop vive.
Et toujours cette tête qui me fait mal.
Un goût de vomi dans la bouche.
Je tombe sur une chaise.
Ma respiration siffle.
Mes mains tremblent.

- Non.
Laissez-moi je vous en prie.
Je ne suis pas malade.
Je vais bien… Je…


Je me prends la tête entre les mains.
Non.
Rien ne va plus.
J'ai mal, mal.
Mes yeux coulent.
Mon cœur saigne.
Il fait noir.
Puis jour.
Nuit.
Lumière.
Pleurs.
Tristesse.
Douleur.
Prisonnière de cette bulle.
Je ne vois plus le monde.
Les images se brisent.
Peter devient Riri.
Puis Albus.
La rouge se transforme en lion.
Devient Serena.
Je veux me lever.
La tuer.
La détruire.
Je la vois s'avancer.
Près de mon préfet.
L'embrasser.
Non…
Tout ça…
Tout est dans ta tête.
Le filtre tombe.
Je ne contrôle plus rien.
Je me vois me lever.
Me diriger vers lui.

- Il y en a eu d'autres ?
Il y en a eu combien ?
Tu m'aimais ?
Dit moi…
Je t'en prie dit moi que c'était vrai…


Gamine larmoyante.
Je lui prends le bras.
Pour ne pas tomber.
Ma raison vacille.
Mon cœur bat trop vite.
Mon âme se déchire.
Mon corps ne répond plus.
Douleur, douleur…
Achève-moi…
Tu es si cruelle.
Ne laisse pas la folie.
Prendre possession de moi.
Sauve-moi je t'en prie.
Je ne veux pas finir comme elle.
J'ai besoin qu'il me le dise.
Que ce n'était pas qu'un mensonge.
Même s'il ne le pense pas.
J'ai besoin d'y croire.
Mes yeux brillent.
Je dois délirer.
Voilà quelque chose.
Qui ne me laisserait pas échapper.
Au lit blanc qui m'attend.
Dans cette fichue infirmerie.
Tant pis je ne peux rien faire.
Folle douleur qui m'emprisonne.
Me détruit.
Me consume.
À l'intérieur.
Je ne sais plus à quoi.
Me raccrocher.
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Peter McKinnon
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Peter McKinnon, Mer 18 Jan 2017 - 22:00


Peter faisait tout ce qu'il pouvait pour mettre un terme à la situation le plus vite possible et sans accroc. Mais il fallait dire que cela n'était pas simple compte tenu qu'il se trouvait en présence, d'une part d'un fille au caractère particulièrement instable, et d'autre part de Josephine Campbell, gaffeuse en cheffe. Et il était évident que cette dernière allait faire honneur à sa réputation en compliquant le plan du préfet. Peut-être était-ce elle qu'il aurait du faire sortir de la pièce en priorité, mais il n'avait nullement l'envie de se retrouver seul dans la pièce avec Ellana, d'autant plus qu'il avait du boulot ...

- Tu veux que je t’y amène ?

Peter leva intérieurement les yeux au ciel. Etait-ce seulement possible d'être à coté de ses pompes à ce point là ? Peter, lui, continua néanmoins de fixer la serpentard mais ce fut celle-ci qui finit par rompre leur lien visuel. Elle semblait être prise de vertiges. Elle se rattrapa à la table d'abord avant de s'affaler sur une chaise. Le jeune préfet observa le macabre spectacle en essayant de comprendre ce qui se passait. Avait-il suffit de faire une allusion à l'infirmerie pour que la jeune fille tombe malade ? A son teint, elle semblait couver quelque chose depuis bien plus longtemps que cela.

- Non. Laissez-moi je vous en prie. Je ne suis pas malade. Je vais bien … Je …

Elle se prit alors la tête dans les mains et commença à sangloter. Peter en profita pour jeter un rapide coup d'œil à Josephine, qui était restée dans son coin. Elle semblait totalement désarmée face à ce mélodrame d'adolescente. Peter prit une profonde inspiration, il n'avait jamais eu autant de bonne raison d'envoyer quelqu'un à l'infirmerie ... Il allait tenter quelque chose lorsque la jeune vert et argent se leva et se dirigea vers, qui resta de marbre, la regardant s'approcher.

- Il y en a eu d'autres ? Il y en a eu combien ? Tu m'aimais ? Dis moi … Je t'en prie dit moi que c'était vrai …

*Oh non pitié, pas une scène ! Tires toi !*

Face au comportement totalement irrationnel de la jeune fille, Peter essaya tout de même de garder son sang froid. En guise de réponse, il envoya un regard appuyé en direction de Josephine, afin de signifier à la blonde qu'ils n'étaient pas seul et ajouta :

- Tu n'es vraiment pas dans ton état normal, fais un peu attention à l'image que tu renvois. Ecoutes, va à l'infirmerie, je te retrouve plus tard ...
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Josephine Campbell, Jeu 19 Jan 2017 - 22:04


C’était ça avoir le cœur brisé ? ça nous mettait dans cet état là ? La jalousie ? L’aigreur ? Le désespoir ? Jo n’était jamais tombée amoureuse. Elle ne savait donc pas quel effet cela pouvait faire, et à quel point se sentiment pouvait ronger une personne et encore plus lorsque ce sentiment n’était pas partagé. Elle n’en avait jamais eu l’occasion ou l’envie. Sa petite vie de fille de 16 ans insouciante et puérile lui convenait comme cela. Et surtout, elle n’avait jamais rencontré LE garçon ou alors elle ne le savait pas encore.

Ellana était la première à lui montrer les ravages que pouvaient provoquer cette émotion. Bien sûr, dans son cercle d’amis, il y avait des couples qui se faisaient et défaisaient, mais elle n’avait jamais assisté à une peine de cœur pareille. Peut être parce que à cet âge là, beaucoup de personnes prennent cela plus à la légère ou alors se disent qu’il y en aura d’autre. Ellana ne faisait, de toute évidence, par partie de ces personnes. Elle avait l’air de se laisser guider par ses émotions plus que par la raison. Peut être était ce aussi amplifié par la fatigue que la Serpentard semblait ressentir.

A l’écouter, elle et Peter avaient eu une relation ou tout du moins un semblant de relation. Depuis combien de temps ? Pourquoi ? Comment ? ça elle ne voulait pas le savoir. Elle en savait déjà trop à son gout. Mais à ce qu’elle pouvait en voir, c’est que Mr le Prefet Parfait n’avait pas l’air d’avoir ressenti les mêmes choses à son égard. Ou peut être cachait il très bien son jeu ? Ou alors il était d’une grande maladresse dans les rapports humains.

- Tu n'es vraiment pas dans ton état normal, fais un peu attention à l'image que tu renvois. Ecoutes, va à l'infirmerie, je te retrouve plus tard ...

«  Fais attention à l’image que tu renvois ». Pourquoi la fixait-il comme ça ? Que croyait-il exactement ? Que Josephine allait s’empresser de raconter à tout le monde ce à quoi elle venait d’assister ? Mais quel troll celui là !! Pour qui la prenait-il ? Elle fronça les sourcils tout en le fixant du regard et eu une soudaine envie de lui jeter une bombabouse dans la figure. Dommage qu’elle n’en ait pas sur elle.

« Ecoutes, va à l’infirmerie, je te retrouve plus tard ». Grand seigneur. Ellana avait l’air d’être au bord de l’évanouissement et lui l’envoyait SEULE à l’infirmerie. Prefet-Parfait-de-rien-du-tout à deux noises oui! Jo avait une folle envie de lui dire le fond de sa pensée mais ce n’était pas le lieu ni le moment. Elle ne jugeait pas ce qui avait pu se passer ou pas entre eux, mais elle n’aimait pas la façon dont Peter gérait la chose là tout de suite. Bon après, il connaissait Ellana mieux qu’elle (enfin normalement !), peut être avait elle besoin de ça pour sortir de cet état.

Elle s’approcha des deux Serpentard lentement. Elle posa sa main lentement et délicatement sur l’épaule de la jeune fille. Elle ne voulait pas de réaction brutale de sa part due à la surprise. Jo venait de se prendre une gifle gratuitement, inutile de remettre le couvert…

- Accroche-toi à moi si tu veux. Je resterais avec toi là bas, le temps qu’il arrive. Tu ne seras pas toute seule.

Elle regarda ensuite Peter. Dommage qu’elle n’était pas legilimens, parce qu’à travers ce regard elle avait envie de lui faire passer plusieurs messages dont voici quelques extraits.

« C’est quoi ce bordel ? »
« T’es qu’un gougea ! »
« T’as intérêt à aller la voir pour de vrai ! »
« Merci, tu m’as surement sauvé la vie »
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Ellana Lyan
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Ellana Lyan, Ven 20 Jan 2017 - 22:16


Il la regarde, elle.
Pas moi.
Embarrassé ?
Je me sens stupide.
Oui idiote.
Nous ne sommes pas seuls.
Mais que cela aurait-il changé ?
Que je fasse attention à mon image.
Comme si je n'avais pas d'autres soucis en tête.
Je suis au bord du gouffre.
Je n'ai plus dormi depuis des jours.
Mes nuits déchirées par les cauchemars.
Quand me suis-je réellement rendue.
Dans la grande salle pour la dernière fois.
Je ne sais plus.
Je ne veux plus réfléchir.
Tout ce que je vois ce sont ses yeux.
Son attitude inexpressive.
Qui me rejette et m'abandonne.
Seule, seule, seule.
Mais elle vient.
L'autre rouge.
Qui est maintenant ma sauveuse.
Elle veut m’emmener.
Je n'ai plus le choix.
Ça fait bien trop longtemps.
Que je nie mon état.
Mais je déteste, je haïs.
Ce fichu endroit blanc.
J'aimerais partir.
Je voudrais m'enfuir.
Je n'en suis plus capable.
Détruite, brisée.
Cette attitude me fait peur.
Pourquoi reste il ainsi.
Il ne veut pas me répondre.
Le fera-t-il un jour.
Pourquoi ne lis-je.
Qu'un soupçon de dégoût.
Dans ses yeux.
À moins que ce ne soit de la pitié.
Je suis en pleine illusion.
Incapable de marcher droit.
Regard perdu.
Je ne suis plus qu'une épave.
Plus qu'un fantôme.
J'ai mal et le front me brûle.
J'ai mal et les larmes coulent.
Je suis loin, si loin.
Et j'aurais tant voulu.
Un soupçon de compassion.
Une phrase rassurante.
J’aurais souhaité.
Qu'il me prenne dans ses bras.
Me dise que tout va bien aller.
Qu'il est là pour moi.
Mais tout ça n'est pas un conte de fées.
La fin de cette histoire je la connais.
Le petit fantôme.
Princesse de glace endormie.
Sans amant pour la réveiller.
J'erre dans un monde parallèle.
Un univers de froideur et de glace.
Mais la main sur mon épaule.
Les douces paroles.
Contre les yeux de glace.
Ce regard que j'ai si longtemps jeté.
Elle m'aide.
Veut m'aider.
Me secourir.
Me sauver.
Sale ingrate que je suis.
Après l'avoir giflé.
Je pense tout doucement à accepter.
Son offre.
Je ne devrais pas c'est certain.
Mais toute envie de me battre m'a quitté.
Je pose mon regard sur ses livres.
Non, on ne va pas empêcher.
Le préfet de travailler.
Il a dit qu'il viendrait me voir.
Il l'a clamé.
Et voyait le regard de la lionne.
Il ne peut pas se débiner.
Je ferme les yeux et respire.
Je vais finir par m'en sortir.
D'abord vaincre l'épreuve.
Celle de l'infirmière.
Je ne veux pas qu'elle m'endorme.
Mais je somnole déjà debout.
Qu'y puis-je je crois que je suis vraiment malade.
Pourquoi je ne m'en étais pas rendu compte avant.
Mauvaise enfant que je suis.
Je ne peux pas repousser.
Infiniment la maladie.
Entre les sorties dans la neige en robette.
Mes chaussures jetées dans le lac.
Mes virées nocturnes dans les couloirs froids.
Mon manque de sommeil et de nourriture.
J'ai de la chance si je n'ai rien attrapé de fatale.
J'ouvre mes paupières.
Lance un regard reconnaissant à la rouge.
Un désespéré à Peter.
Viens me voir je t'en prie.
Ne me laisse pas ainsi…

- Je… D'accord, merci…


Je tourne la tête.
Pour m'adresser à Peter.
Dans un murmure.
Je chuchote.

- Ne m'oublie pas…


La voix vient de si loin.
Les yeux se sont séchés.
Le regard éteint.
Je me laisse guider.
Par cette rouge et or.
Merci, Joséphine…
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Peter McKinnon
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Peter McKinnon, Sam 21 Jan 2017 - 11:12


La gryffondor la plus inconsciente du Château avait fini par céder à ses pulsions suicidaires et avait été jusqu'à entrer à nouveau en contact physique avec sa tortionnaire. Ce n'était qu'une main sur une épaule, mais si Ellana développait un accès de colère, elle risquait de la lui bouffer !

- Accroche-toi à moi si tu veux. Je resterais avec toi là bas, le temps qu’il arrive. Tu ne seras pas toute seule.

Peter se mordilla alors la lèvre inférieure, ce n'était pas le meilleur plan de la Terre mais au moins il aurait la paix pour bouquiner. Josephine lui décocha un regard qui pouvait signifier tellement de choses à la fois que Peter ne comprit pas tout et lui renvoya un regard interrogateur. Mais il dû arrêter assez vite car la jeune serpentard à l'air blafard reprenait la parole pour accepter l'offre de la rouge et or. Peter lui aurait bien tapoté l'épaule en lui disant que tout allait bien se passer mais il se ravisa assez vite, ce n'était peut-être pas le jour pour embrouiller la jeune fille. Laquelle tourna la tête vers lui.

- Ne m'oublie pas …

Peter ne dit rien, mais hocha silencieusement la tête de haut en bas. Il fit un pas sur le coté pour libérer la voie vers le couloir aux deux jeunes filles. Une fois qu'il n'eut plus leurs regards dans son champ de vision, il leur dit avant qu'elles n'amorcent leur départ :

- Faites attention à vous. Je viendrai tantôt m'assurer que tout aille bien !
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Josephine Campbell, Sam 21 Jan 2017 - 17:45


- Je… D'accord, merci…

Ouf. Jo put reprendre sa respiration. Elle n’allait pas se reprendre une gifle. Enfin, pas tout de suite en tous cas. Puis Ellana tourna la tête vers Peter.

- Ne m'oublie pas…

Jo eu un pincement au cœur, tout d’abord à cause du ton qu’avait employé la jeune fille et ensuite parce que la réaction qu’avait eu Peter à ces mots n’avait rien d’encourageante et de rassurante. Peut être qu’il n’allait pas oublier d’aller la voir, ça de toute façon elle veillerait personnellement à ce qu’il tienne parole, mais il l’avait déjà sans doute oublié tout court.

Jo prit doucement le bras d’Ellana et la guida vers la sortie. Le couloir était désert. Elle voulait partir de cette maudite salle à ascenseur émotionnel. En très peu de temps, elle était passée de l’euphorie, à la colère, la peur, le soulagement et la peine et elle n’avait pas aimé cela. Pourquoi les choses devaient elles se compliquer lorsqu’on devenait adulte ? Pourquoi était-on assaillit par autant d’émotions ? Est-ce qu’il était possible de vivre une vie entière sans tomber amoureux ? Parce que là, pour ce qu’elle venait d’en voir, ça ne lui en avait pas donné envie, même si le jour où ça lui arriverait on ne lui demanderait pas son avis. Il parait que ça vient comme ça, au moment on s’y attend le moins. D'accord toutes les histoires ne finissent pas mal, mais être dépendant de quelqu'un comme ça, lui faisait peur.

- Faites attention à vous. Je viendrai tantôt m'assurer que tout aille bien !

Jo lui fit un signe de la main sans se retourner.

- Ouais ouais, t’as plutôt intérêt !


Elle ne voulait pas se mêler de leur histoire et elle ne prendrait pas partie. Mais s’il ne se pointait pas comme prévu, elle irait le chercher par la peau des fesses et l’enfermerait dans cette fichue infirmerie  froide qui sentait mauvais les potions médicinales, et peu importe le nombre de points que cela pourrait lui coûter. Au détour d’un couloir, elle resserra l’étreinte sur le bras d’Ellana.

- Il viendra, j’y veillerais.

Jo regardait ses pieds tout en marchant. Heureusement, elles n'étaient pas tombées sur les camarades de jeu de cache-cache de Jo, qui auraient surement posé des questions. Malheureusement pour eux, Mr le Préfet Parfait était dans les parages. Elle espérait qu'aucun d'entre eux ne se ferait prendre. Plus que quelques couloirs et elles arriveraient. Un groupe de fille qui passait par là se mit à chuchoter à leur passage. Elles avaient regardé Ellana de la tête au pieds.

- Vous n'avez pas autre chose à faire?


Jo ne s'était pas arrêtée mais avait tourné la tête dans leur direction en fronçant les sourcils. Les filles n'avaient rien répondu et avaient accéléré le pas pour enfin disparaître au détour d'un couloir. Ellana n'avait pas que des amies... La pauvre était tellement mal en point qu'elle ne réagissait à rien. Elle devait être perdue dans ses pensées ou bien concentrée pour ne pas s'écrouler par terre.

- Bande de gourdes.


Jo avait chuchoté ces mots avant d'ouvrir la porte de l'infirmerie.

FIN du RP - Suite à l'infirmerie
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Alice Grant
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Alice Grant, Mer 29 Mar 2017 - 21:52


PV Leo
Musique
All the best people are crazy

Ça fait quelques semaines que tu t'es débarrassée de ta double-face... mais plus le tic-tac trotte, plus tu te rends compte que... tu n'arrives pas à te détacher du pays de la Folie, devenu merveilleux depuis que tu y as battu la Maudite Grosse Tête. Il te reste un grain de sel... qui fait que tu comprends les fous, et que tu l'es toujours un peu toi-même. Le lieu de tes rêves et tout ses habitants sont toujours dans tes pensées, tes rêves-eries, ton esprit... et tu t'y plais. Oui, t'as encore suivit le Cheshire, ton beau Savannah. Même si tu ne fais plus d'insomnies, tu ne peux pas t'empêcher de sortir la nuit, pour te balader dans les couloirs vides, Poudlard endormi, tableaux silencieux, malice dans les yeux. C'est bien la seule chose qui te manque...

L'oiseau bleu veut s'amuser, s'envoler, délirer, en toute tranquillité, parce que t'as tué les monstres pouvant assombrir ton rêve. Hors de question de retomber dans le cauchemar. T'as tout assumé, cessé de courir, de fuir, maintenant, tu es en paix avec ton passé, ton présent, ton futur et ton petit monde. T'aurais put nier ta démence, laisser à la ruine le payse des Merveilles, devenir totalement saine d'esprit, peut-être qu'un jour t'y serais parvenue mais t'en as aucune envie, parce que tu te plaît sous le joug de la Reine Blanche, bien plus sympathique que sa sœur... la maudite Reine de Cœur.

T'as l'impression d'en avoir trop vu, d'avoir trop réfléchis, trop été logique, folle, sage, c'est la même chose, non? Maintenant, tu comprends mieux. T'as l'impression. Tout n'est pas comme un échiquier: y'a pas que des cases blanches et noires, deux camps qui s'affrontent, des pions et des joueurs. Tu veux juste toucher les étoiles, pour prouver que même si on a perdu ses ailes on peut voler, pour montrer aux autres qu'on peut se relever, et pour dire deux mots à tout ceux qui regardaient de haut quand tu mordais la poussière... et qui regardent encore. Tu ne veux tout simplement plus être totalement normale: t'as traversé le miroir, une chose s'est inversé: la notion d'anormalité et de normalité...

T'es assise sur un bureau, contre la fenêtre
Ton chat sur les genoux
Tu regardes son sourire dans le ciel
S'étirant en un croissant
T'aime bien trop ces moments
Ces gens
Tu peux pas les abandonner
Y'en a tellement
Que tu dois aider
Tu t'en voudrais de décoller trop haut
Et de faire parti de ces gens
Qui regardent de loin
Sans se salir les mains
Alors tu restes
Pas grave si tu re-goûtes à la poussière

Une main qui tente d'atteindre les étoiles
L'autre qui tire ceux restés en bas
Entre deux mondes
Rêve et réalité
Folie et rationalité
Jour et nuit

Désolée, Azénor
Heureusement que j'ai rien promis...
Seulement, le règlement et moi
Ça fait trois.
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Leo Keats Gold
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Leo Keats Gold, Mer 29 Mar 2017 - 23:12





it was his laugh
which woke you up at midnight.
it was those hand
wich make you fall apart.


Les paupières qui explosent quand le corps se redressent. Quand les barrières s'abaissent. Quand les murailles se percent. Dans l'urgence. Besoin de partir de cette pièce qui t'enserre la poitrine. De quitter la chaleur. Les draps se décollent violemment. Comme arrachant ta peau de mille griffures invisibles. Les jambes se lancent. Rejoignent le salon où l'instabilité est partout. Partout. Tu ne comprends pas. T'as pourtant plus l'habitude de cette phase. Se dépêcher. Le cœur comme un compte à rebours. Attraper les quelques pilules. Les glisser entre tes lèvres. Elles ne calment pas. Elles ne calment plus. Incertitudes. Regard inquiet sur la pièce. Vers le miroir. Pour découvrir toujours ces yeux gris. Des cheveux à la teinte peu qualifiable. Le corps changeait encore. Mais pas à ta demande cette fois-ci. Non. Seul. Hurlant à plein poumons ce que ta tête te murmurait, pressante.

Cours Leo.
Cours. Cours. Cours.


Cette nuit comme toutes les autres. Le non-anniversaire du retour au réel. Car il n'avait pas eu lieu. Car il n'aurait jamais lieu. Urgence. Les jours passe, l'âme trépasse. Le corps fuit. La porte s'ouvre. Se referme dans ton dos. Sur l'épaule le sourire invisibles aux yeux moqueurs continue de rire. Toujours. Encore. Et de plus en plus fort. Corbac de malheur. Corbac du Cheshire. Dévaler les marches. Continuer. Esrer trouver âme qui vive. Pour punir. Pour parler. Ne plus être seul dans l'immensité.

Fuis. Fuis. Fuis.

La reine des cœurs te course. Sur les talons. Tu peux presque sentir son souffle sur ta nuque. Folie sans conscience, cette reine t’écœure. Siéger à sa cours, s'asservir à ses pulsions. Tenter la porte. Le choix est vite fait. Tu cours. Cours. Comme si ta vie en dépendait. Comme si elle t'arrachait tout ce que tu es. Cours. Au fond du terrier. Sombre. Le lièvre te rattrape. Tic-Tac.

Trotte. Dame souris Trotte avec toi.
Trotte. Trotte. Trotte.


Tourner à un angle. Entrer à toute vitesse dans une salle presque vide. Claquer la porte et s'appuyer le dos contre elle. La bloquer. Le temps qu'ils passent. Te rate. Te perde. Les ombres ne te trouveront pas ici. Attendre. Souffler. Expirer. Attendre. Que le compte à rebours se calme un peu. Puis se détendre. Décoller le dos de la porte. Regarder autour, vérifier qu'elles ne sont pas entrées. Qu'elles n'entreront jamais. Souffler. Alors que le monde tourne encore. Et la voir. Son ombre rassurante. Assise sur une table. S'approcher doucement. La reconnaître. Et le cœur qui se serre. Les yeux crient leur peur. Devant le sourire de la lune. Tu t'asseois. À ses côtés tu t’assoies. En tailleur. Observant la lune comme on observe des fleurs.
Des roses.
Rouges.

T'as rien couvert, tes bleus, les marques des trous sont visibles. Les cicatrices de tes bras aussi. Mais t'as trop peur pour y penser. T'as trop peur pour continuer. Alors tu attends. Quelques minutes. Trouver quelque chose à dire. Trouver quelques choses.

Dis-moi Alice...

Les idées prennent forme. Tu entends encore l'écho du rire du corbeau dans les couloirs. Les idées prennent place. Et la santé mentale s'efface. Métamorphose, les pupilles se dilatent. Asymétriques.

Connais-tu la raison pour laquelle un corbeau ressemble à un bureau ?

Reste Alice. Reste avec moi.
Reste. Reste. Reste.


Je ne suis pas le mauvais Leo. C'est le vrai que tu as en face de toi. Le véritable. L’incontrôlable. Mais je te ferai rien tu sais. Pas à toi. Tant que tu éloignes cette foutue Reine de Coeur.
You can be Alice. I'll be the mad hatter.
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Alice Grant, Jeu 30 Mar 2017 - 0:19


Tu caresses Din, il ronronne.
Dans ton imagination, il parle.
Il t'indique un chemin, un raccourci.
Il sait bien, lui.
Qu'il faut pas suivre le lapin.
Mais ça te va très bien.
En fait, tu serais un peu inquiète qu'il se mette à te faire la conversation.
Dans ce monde-ci.
Ce son te berce, comme d'habitude.
Tes yeux noirs se plissent.
Ton corps et ton esprit se détendent.
Respiration régulière,
Rythmée par celle du chat.

Le château et ses milles âmes te rassurent.
Leur présence t'es familière.
T'aurais put faire ça du dortoir on dira.
Mais non.
Toi, tu voulais ressentir cette merveilleuse chose
Que d'être presque sûre d'être seule debout
Pendant que les autres sont dans leur lit.
En plus, d'ici,
On voit mieux le croissant...

Un bruit de course interrompt ta rêverie.
Mince, t'a failli t'endormir.
Pourtant, t'a pas spécialement sommeil.
Le félin et toi tournez la tête vers la porte.
Un surveillant qui court?
Ça se rapproche
Non, un élève plut...
C'est entré
Sous tes doigts le savannah se crispe.

Tu reconnais le Chapelier
Qui se colle à la porte essoufflé
Avec un regard d'homme traqué
Et pour cause,
Sa tête est mise à prix
Par la Reine de de Cœur
Le bourreau est lâché
Tu guettes un son extérieur à la pièce protectrice,
Mais rien ne vient.
Alors, tu devines
Que la chose qu'il fuit
Les gens normaux ne peuvent pas la sentir
Sur leurs talons
Dans leur tête
Prête à leur trancher l'esprit
D'un coup de guillotine
D'un coup
De cruauté.

T'en fais pas, Leo
Elle t'aura pas
Pas ici
Le Cheshire va la faire tourner en bourrique
Et puis j'ai Vorpalin
Alors ne tremble plus.


Il te voit,
Et s'assoit près de toi
Pour admirer l'astre
Tandis qu'à sa lumière
Tu vois ses bras.
Tu les avais jamais vus nus
Et tu comprends pourquoi.
Bleus,
Cicatrices,
Et au creux des coudes,
Des marques dont tu devines la provenance.

Qu'est-ce que la vie t'a faîte,
Leo?
Pour torturer autant
Ton esprit et ton corps?
Qu'est-ce qui a bien put t'arriver
Le Chapelier?


Ton âme se serre.
Vous vous taisez.
Tu attends qu'il commence.
Il lui faut juste un peu de temps.
Dans ses yeux, la démence.
Mais tu frissonnes pas.
Tu t'es habituée à la voir,
Dans le miroir.

Dis-moi Alice...
Connais-tu la raison pour laquelle un corbeau ressemble à un bureau ?


Ça fait longtemps
Que tu te poses la question
Sans jamais trouver de réponse...

Je n'en ai pas la moindre idée.

C'est étrange, qu'il ne te parle pas de ce qu'il fuit.
Mais si tu devais relever chaque chose étrange cette nuit,
Tu risquerais de manquer d'encre.

Le chat saute sur le sol dans un silence de velours,
Tu prends son poignet marqué entre tes mains,
Et tu le regardes quelques secondes,
Avant de relever la tête.

On peut battre le bourreau.
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Leo Keats Gold
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Leo Keats Gold, Dim 2 Avr 2017 - 16:27





Je ne suis pas le mauvais. Je suis mauvais. Mais pas le mauvais. Juste que le vrai est plus toxique que celui que l'on connait. Juste que le vrai est toujours paumé. Juste que le vrai erre dans entre le pays imaginaire et wonderland depuis tellement longtemps qu'il a oublié. À quoi les deux ressemblaient. Alice.

Connais-tu la raison pour laquelle un corbeau ressemble à un bureau ?
Ça n'a aucun sens Alice.
Le monde n'a aucun sens.
Je crois que je suis désespérément fou.  
J'ai perdu la raison
Pendant la grande chut du début.

J'ai perdu
-la vi-raison.

Alors reste.
Ce soir je crois
Que je confesse.


C'est tout calme quand tu es là. La grotte ose enfin recommencer à respirer. Le corps à palpiter. C'est tout calme. Et pourtant l'esprit se découd. Se dissout. On me court après depuis tellement longtemps. Elle me veut tu sais Alice, elle veut m'attraper. M'empêcher de courir. De créer. À qui je ferai des chapeaux moi Alice ? Hormis pour sa tête explosée sous la folie. Que le mienne essaiera de copier.  Et le Tic-Tac Alice. Il ne se tait jamais.
Jamais.
Je voudrais me reposer.
Reprendre mon souffle quelques secondes.
Au large de la côte.
De la carte.
Le frabieux jour n'était que foutaises. J'ai compris tu sais.

Dis moi Alice.
À quoi ressemble la flamme d'une bougie après qu'on l'ait soufflée ?

-Peut-elle encore danser ?
Parfois j'aimerai que non.
Le vent chantant des voix crevées.


Je n'en ai pas la moindre idée.

Tu sais quoi ? Moi non plus.
Ça fait longtemps que je cherche
Un sens à mes paroles.
Faudrait peut-être que je leur en donne un
Mais dans ce cas
Quel serait donc le sens du sens que je leur donne ?
C'est bien trop compliqué.
Et si on se trompe de sens
Est-ce qu'on peut recommencer ?
Réessayer ?
Je ne sais pas.
Le sourire de la lune
Donne froid.
Les mots se glacent
dans une grimace.
Symphonie dissonante.

Et soudain il y a une main qui sort du miroir, surgit de nul part. Il y a une main qui attrape le poignet. Un regard invisible qui l'observe. Mais pas d'inquisition. Il n'y a pas de procès. Il n'y a pas de mots ici. Juste deux points de suspension
Et une lune angélique.
Qui sourit.

On peut battre le bourreau.

Battre le fer chaud. Sans gants. Sans artifice. On peut battre le bureau, cacher son dos. On peut le battre. Il peut se rendre. On peut faire pleins de choses Alice.
On peut renaître.
On peut apprendre à vivre.
On peut guérir.
On peut survivre.
On pourrait presque sourire.
La seule chose.
Qui coince
Un peu.

Est-ce qu'on peut le vouloir ?

Trouver l'envie.
Le petit point
qui brille encore
la petite force
qu'il reste encore.
Trouve la.
Tu sais Alice

J'veux plus courir.

Et comme c'est elle
Le problème.
Qui boit toujours
Ce foutu thé
Ascenseur vers l'absence.
Et comme c'est elle
Qui attire.
Comme c'est elle
Qui invente
Comme c'est elle
Qui déchante.
Qu'on me coupe la tête.
Je pourrais enfin dormir.
Arrêter de courir.

-Nous courons pour être à la même place.


Au loin l'écho
De son museau
Contre les murs
Le bruit sautille.
Moue enfantine
comme un cauchemar.
La main rassure.

Je l'entends rire.
On peut le battre.
On veut le battre ?
Je ne sais pas.
Ça n'a pas de sens.
Comme le monde.
Dis Alice, tu connais le sens des mots ?

 
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