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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Dans l'aile Ouest
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Lïnwe Felagünd
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Lïnwe Felagünd, Mer 8 Mar 2017 - 23:55


Manuscrit trouvé dans une bouteille
avec Shela


C'est au fond des ses pieds que l'on trouve le plus grand cœur. Marcher, marcher là. A souffrir. Pieds nus abîmés dans le cuir. Marcher marcher sans se retourner. Courir. Effrayé par la vie par la lune qu'on lui a faites. C'est par les pieds qu'on choppe la crève. Échevelé par la peste et les maux. Les mots qu'on tailladent pour y placer tendresse sur la peau. Et ça nous effraie. Et ça nous calme. Tantôt la guerre. Tantôt la paix. Émotions éternelles. Si fortes qu'on se tuerait. Si ternes qu'on voudrait les sauver.

Un chemin qu'on forge au gré des allées et venues. Semer sa douleur au coin d'une rue. D'un couloir
imaginaire. On s'est bien y faire avec la mer. On balance une bouteille et dedans, un manuscrit.
Tout entier. Qui autrefois, servait de mémoires et brouillons pour la tête.

C'était un marin perdu lors d'une tempête qui avait balancé à la mer à la terre
ces quelques feuillets-souvenirs avant de s'éteindre — prématurément
dans le trou béant de la vie
en forme de maelstrom
étonnant.

Et on n'avait jamais pu trouver ces lettres ces doutes ces erreurs son passé ses horreurs
plein la tête. La bouteille restée perdue, perdue à tout jamais dans les flots d'ailleurs.

Marcher - gratter ce mur.
Marcher - contourner.
Marcher - tourner - tourner marcher.

Sentier battu, y sortir nu face à la réalité
qui l'aspire vers le trou béant
vous savez ce trou béant que
le marin avait pris avant de s'en-
de s'en aller.

Marcher - gratter ce mur.
Marcher - contourner.
Marcher - tourner - tourner marcher                                    s'arrêter.

Visage familier un instant, seuls dans ce couloir.
Et repartir. Pantin pantin fantôme déguerpir
avant de balancer sa bouteille à la mer.
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Shela Diggle, Mer 29 Mar 2017 - 13:55


Si la colonne est le fil, le fil principal
le conducteur
y toucher serait, ébranler une vie, peut être, désenchanter l'harmonie d'un soutient essentiel, tout le Corps, amas d'organes, touchez ce fil et voyez, l'altération directe à tout ce reste, un fil et toute la pelote, vous suivez ? Touchez le dos et vous percerez tout l'équilibre
Lui !

Cette exclamation s'accompagne d'un franche retourné, je connais, et ce petit peut être (encore) servira, d'essai, sa nuit, s'essayer à la sienne, possiblement meilleure, lui prendre le bras l'attirer, pas de bonbons pour séduire son palais, mais le regard décidé, parfois l'aplomb suffit à convaincre. La colonne déchirée et ne plus tenir debout, empêcher le mouvement, figer l'action, plié en deux, paralysie, comme du corps étranger qui stratégiquement se place et refuse l'accès aux articulations aux muscles, s'en trouver piégé, it's a trap, forcer c'est grandir les caillots, s'étrangler - de rage -, vous m'avez ? Pas besoin de salle finalement, les couloirs dorment et le doux murmure du monde s'est depuis un temps estompé, imagerie, s'imagine-t-on parfois assez fort pour finalement voir ? Certitude que oui.
Parfois je vois le sol au plafond
et alors marcher à l'envers. Je suis les lignes mais elles se perdent, s'emmêlent, tournent penché mais JE VOUDRAIS aucune idée, ne point avoir de désir tout à fait, pas de juste désir, il ne faudrait juger pas vrai, mais entraîner le lion par la patte, ou le lâcher, pas besoin de silence, il n'y a personne, et l'innocence est en fuite depuis longtemps

Le frapper au visage. Fort. L'acte soudain qui part, explosion. Et les yeux sont observateurs, décliner les tons que prennent, peau regard sentiments, ce n'est pas un geste violent, c'est une façon de voir, si les actes sont bien oubliables
- Oubliettes. Avoir dégainé la baguette prestement, il ne doit pas comprendre. La douleur appelle-t-elle les souvenirs ? Il a perdu l'action, l'action qu'empêche le dos détruit, il a perdu mon geste mais pas la rougeur de sa peau. Les actes sont-ils pardonnables ?

Ce n'est pas une violence, c'est une décision oubliée, est-ce que cet instant n'a jamais existé ? commencer déjà à douter, l'image tremblote, ne plus être sûre de sa, réalité, se tromper peut être, pas d'action pour lui, qui reste juge de sa véracité, ma mémoire ? Bafouée, illégitime. Froncer sourcils. Tu t'es fait mal ?
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Lïnwe Felagünd, Ven 14 Avr 2017 - 0:16


Essayer de prendre la fuite
à l'aveuglette mais on le retient d'une main
qui se voyait sincère
désuet et sincère encore -
mais qui se veut puissante
et d'une main le retient
comme une reine
et ses chars
comme la mer
et ses vagues
il tangue.

Revient en arrière l'espace d'un instant. Regarde les pieds. Remonte à la tête. Ce visage qui l'avait anéanti en deux minutes. Un crac sonore et une balade aux docks de la capitale parade. Ce visage qu'il avait presque oublié dans le lit, avant de s'endormir. Et qui re-revient comme un fantôme comme un cauchemar harassant provocant à l'allure malfaisante et l'esprit malaisant. Peut-être qu'aujourd'hui, voulait-elle s'excuser. Se pardonner. S'émouvoir dans le couloir. Sous la fenêtre et la pluie qui perle. Et ces lézardes obsolètes d'un autre temps au mur. Et cette torche mouillée par la peine. Recherchant l'absolution la rédemption la délivrance d'un enfer dans la tête.

Une illusion panique
encore et elle frappe
d'un coup sec
langue de serpent
et poison au bout
crachant son venin
qui n'est qu'abandon et
oubli — une condamnation
parfaite aux oubliettes.

Et alors, elle lui demande des nouvelles.
« Tu t'es fait mal ? » comme si
comme si le temps l'avait soigné
alors qu'il ne fait qu'empirer
à l'intérieur de lui
boue une folie
qu'elle
qu'elle a créé
avec l'autre borgne
au génie sadique.

Ma bouteille ma bouteille
où est ma bouteille ?


Le névrosé la repousse d'un impact qui se veut choquant. L'est-il pour autant ?
Un état second qui ne le réchauffe pas.
Une maison qui s'écroule.
Un tonneau qui tombe
à la mer.

Ma bouteille ma bouteille
où est ma bouteille ?


Une torpeur voilée
aile paradisiaque
évitée- lévite.

« Lâche-moi ! Et ça, ça fait mal ? »
et une baguette qui se veut démonstratrice
devant ce monstre et l'épée en avant.
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Shela Diggle, Mar 18 Avr 2017 - 17:35


Pourtant il ne rit pas d'un orage oublié, et son air violenté ne le quitte pas après le sort - c'est raté foiré, à rejouer. Son tour. Passer la main, et immobile calculer ses pions, comment sur le terrain il ira les avancer. Carte attaque, ou défense, vole mon carreau, chavirer vers l'arrière; prise de territoire, c'est signifier présence force et affirmation, de ses désirs de soi (être repoussée, plus outrée par le manqué sortilège que par la volonté du petit)
Finalement l'acte est vivant, criant de vérité, vu qu'il ne l'a oublié il existe ! quelque part, faire confiance et se dire, il a raison, il a raison, j'ai ma main son visage, la peau brûlante sur les doigts vraiment ?, cela a existé, et si finalement il s'évapore ? Il faut voir, réessayer.

Il souhaite fuir mes bras, imaginer, rester à une correcte distance éviter, de brusquer ses gestes, une fuyante baguette dégainée et voilà qu'il menace - pourtant mes intentions ne sont pas difficiles, et mes actes, par association, pas non plus, je crois. Kant pensait justes les actes dépendants d'intentions pures, mes actes sont justes, il ne sont, mauvais, pas vrai ? Faire de sa conscience un système carcéral facilité, trouvez bonnes vos actions et jamais vous ne serez coupable de rien, selon votre conscience - et s'éviter ainsi les lourdes chaînes de l'esprit torturé par ses faits.
Et le mien n'est pas mauvais.
Pas vrai ?

Il sort baguette et menace et son tour semble prendre fin, à moi les dés truqués, parce que l'on choisit, élancer un nouveau poing, même lieu même vigueur, lancer la même formule Oubliettes, loger plus d'attention dans le détail, concentrer sur le moment le moment qui vient
de se faire
s'est-il fait ?

Comment vérifier la réalité d'un instant possiblement oublié nié perdu par tous les autres hormis soi ? Les songes sont tangibles, beaucoup de témoins, d'inconnus qui filent dans les rues neuronales, ou bien moins physiques, sillons de l'esprit - mais ils sont tangibles. Si la réalité est dénuée de témoins, l'on pourrait être en train de se mentir de se créer, un songe éveillé. Terrifiant. Ne pas réitérer la question, de s'il s'est blessé, attendre la réaction attendre de voir si, les actes sont oubliables, si facile alors de corrompre une mémoire et y retirer des passages, arracher délicatement les pages 100, 76 et 893 d'un livre, pages encombrantes, l'on s'en tire mieux sans, si facile alors de couper la réalité à une personne seule sans témoins, je n'ai pas de témoin, je ne l'aurais jamais frappé.

L'attente méfiante du chasseur qui s'assure de la mort de sa proie.
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Lïnwe Felagünd, Sam 22 Avr 2017 - 16:14


Une main de rage tendue
contre cet assaillant ce chasseur
de folie pure et d'or argenté oublié.
Elle acharne son poing dans cette
gueule de fauve abandonné
rejeté laissé sur la route froide
et lui fait tomber son dernier recours
et lui fait tomber son arme sorcière
et il penche la tête en bas dans un
craquement de genou il descend plus bas
pour tenter de la ramasser
mais les dés sont déjà lancés

et quelques pages arrachées. Seule la 894ème, la petite dernière. A peine un paragraphe. Ce qui n'est pas nécessairement existentiel pour ce petit être. Et cet esprit tordu sous-jacent. Le professeur a dit non. Et l'élève écoute un instant ce silence. Avant de reprocher cet air asphyxié. Le regard parcourt trois vagues, en une seule seconde. Et reviennent à la normale. Sincahonda à terre. Il se remémore du premier coup de poing qui est l'unique pour lui. Le second est passé à la trappe comme un esclave qu'on condamne avant de le faire entrer dans l'arène. Une douche froide. Une chambre. De mort.

« Lâche-moi ! » et une seconde d'inadvertance temporelle supplémentaire
un regard parcourt deux vagues, en une seule seconde
et reviennent à la normale — ces mots ritournelles déjà prononcés
« et ça, ça fait mal ? »
auparavant comme dans un rêve qu'on croit réalité
ou d'une réalité implantée dans ce rêve inné.

Il plonge au sol pour récupérer
son seul instant de survie
qu'il ne comprend pas à terre
face au créateur de tort.


Petite note pour bien comprendre (j'suis pas certain que mon poste soit très éclairant) : Lïnwe se rappelle donc du premier coup de poing mais pas du second. Pour lui, il vient de prendre le premier coup de poing à l'instant.
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Shela Diggle, Sam 22 Avr 2017 - 20:22


C'était très clair ♥

Océan dans le regard, de cet océan silencieux et blanc nacré, les yeux de l'aveugle, brouillard, océan dans le regard. Et puis à nouveau une intensité, un rouge tornade, les rouges sont colère haine injustice, et dérivés, choisissez pour lui. Un peintre aurait eu là de belles idées. Apprécier le pointillisme je crois, une tache plus une tache plus une tache font un ensemble, océan de taches, d'humains de bêtes, fourmis. Les fourmis travaillent ensemble à un projet commun, les humains travaillent seuls à un projet commun; qui d'entre eux font société ?
Étonnant.

Les mêmes mots et je me prends à penser, échoué, bordel de dés, mais il en ajoute encore, pareils aux premiers, se serait-il volontairement répété ?
C'eût été étrange. Théâtrale pour si peu, ridicule. C'eût été répétitif et dans un jeu il vaut mieux changer tactique que de se laisser happer contourner manger
par l'autre
Je ne le mange pas. Ne pas être mauvaise, pas vrai, simplement, s'essayer à, des trucs. S'essayer à la véracité du monde, du sien de celui d'un autre, de l'autre. Folle batterie, folle batterie, car l'instant a disparu. Effacé. Absent. Faux. Y songer encore, c'est inventer une réalité fictive, plus rien dans son crâne, pas de témoins : j'invente du faux. Je ne l'ai frappé qu'une fois, jamais deux; l'idée l'image, qui m'est encore imprimée, est erronée, est irréelle. Effacé. Les actes sont-ils oubliables ? Cela dépend peut être. Il faut. Tenter. Un sortilège jeté marche-t-il encore une fois oublié ? Effet placebo, penser que l'on n'a rien reçu, et agir comme si jamais rien n'était arrivé. Faire oublier un sortilège, et ses effets ? Supprimer la cause, donc sa suite.
Ou, comme un souvenir douloureux que le cerveau pour sa survie efface, laisse toujours son empreinte qu'on n'arrive à relier correctement à un fait. Son empreinte dans le présent réalité.

Le gamin est penché il a sa baguette j'ai bientôt sa main dans la mienne, bâton dirigé vers sa paume, et Diffindo légère entaille, juste pour vérifier, si l'inexistence subjective d'une cause suffit à dévorer les effets, avec le même soin au détail qu'il y a, un instant, l'instant 894 ou presque lui, Oubliettes, juste pour vérifier.
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Lïnwe Felagünd, Lun 1 Mai 2017 - 12:21


D'un geste mécanique qui sort d'une vitrine
objet désemparé du brocanteur déjanté les cheveux hirsutes
et sur le côté, l'air de pesanteur qui monte jusqu'au ciel
et les bras les bras mécaniques comme une poupée de cire

geste               furtif
rapide pour récupérer la partie
manquante qui est tombée
un boulon de l'horloge mal réglée
une vis spiritualité.

Et il se redresse toujours la main tendue devant lui devant elle
l'âme errante puisqu'elle ne sait pas ce qu'elle est un instant
les yeux vitreux d'une grenouille dans la cage à nénuphars
essayant de se remémorer le passé enchaîné derrière les barreaux
comme un esclave et sa marque de forgeron — et il prie le plafond
en décomposition humidité et nudité profondes car on toujours du mal
à croire en nous et qu'il est plus simple de placer sa foi dans le cœur
d'un autre, autrui — cœur douteux malheureux douloureux qui
veut faire du mal pour extérioriser le démon dans la poitrine
le savant fou dans la tête.

Deux mains qui se joignent pour faire qu'un :
la première semble douce et légère comme une plume
et la mer — la seconde est plus petite les doigts plus fins
fantomatiques et fluorescentes dans la nuit
petite lumière le soir dans le lit
pour s'endormir.

Mais aujourd'hui, la main-veilleuse saigne saigne abondamment
et l'ardeur inonde son esprit au dialogue de sourds muets
M*erde qu'est-ce qu'il m'arrive ?!
T'es dans la m*erde, c'est elle.

Cours. Elle veut t'arracher une page.


Survivre. Toujours survivre dans cette jungle ouverte
aux feux branlants de cheminées et de troncs sur l'axe
principal qu'on veut suivre qu'on doit suivre pour survivre.

Instinct animal qu'il ne renie pas
liberté échappée - volupté fumée
tente de se retourner faire
demi-tour le plus vite possible

et pof
et pof

Page 894 - supprimée
Page 893 - supprimée
Page 892 - supprimée


Erreur technique d'apprentissage
il en a oublié la veille
la main-veilleuse
une journée entière
et la veille* qu'il croyait
rêver déjà n'est plus qu'un
rêve emboîté dans un autre
loin de cette réalité.


Ouf alors ! ♥ Autre petite note concernant l'astériiisme (cours Astérissme !) : la veille désigne la journée d'hier,
je t'apprends rien là-dessus xD Mais il s'agit de ce RP qui est une mini-animation type horreur.

Tellement cool de RP avec toi. :3
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Shela Diggle, Sam 13 Mai 2017 - 20:10


A nouveau le brouillard dans les yeux, les prunelles abîmées, comme un voile blanc, un peu, comme un voile de mort
La mort, c'est oublier, le monde, les autres, c'est oublier soi, c'est ne plus mettre de je
C'est la fin d'une partie, tu veux en commencer une autre ?
Une autre avec une page en moins, et de nouvelles règles. A-t-il saisi ? Qu'il n'est plus le même. C'est le lui d'il y a une minute, le lui de tout à l'heure, d'à peine avant. Jeter un œil, à sa paume; la chair rose et tendre est défigurée, léger trait, barrière rouge - nouvelle ligne de vie. Celle-ci est bien droite bien nette, indiquera-t-elle ton nouveau chemin ?
Rien n'est aussi droit et net qu'une blessure que l'on a souhaité infliger. Parce que c'est sans détours, sans nuances. Quelles que soient les raisons, il a fallu blesser; aussi le geste fut bref, propre, parfait. Droit et net. Une ligne rouge qui barre la tendre et rose chair de l'enfant. Avoir la peau pâle.

Parallèle entre les sudokus et la plupart des humaines choses, il ne faut, poser les mêmes soucis sur une même ligne, colonne, ou entre les mêmes cloisons, autrement terrible équation. Les un entre eux ne doivent s'approcher, les deux entre eux, les trois entre eux, etc. Du coin de l’œil parfois, diagonales. Deux hommes trop similaires attirent les mêmes déceptions, les mêmes guerres, mieux vaut chercher plus complémentaire. Deux pareils systèmes immunitaires ne renforceront pas davantage leur rejeton, mais l'exposeront plus fort à des dangers inconnus. Ne pas associer de trop proches parents, voyez. Mélanger. Parce que les différences ne s'effacent pas, parce qu'un melting pot n'associera pas les talents pour détruire les ornières, un melting pot ne sera qu'un brassage d'eau et d'huile, morcelé. Il faut des carrés de sudokus, un un un deux un trois un quatre.

Deux enfants un testeur un testé. Mélangés. Le brouillard dans les yeux, la main ébréchée, le souvenir n'efface donc pas aussi la physique trace du passé. La mémoire n'atteint pas le corps, constatation. Pencher la tête, questionner. Pourquoi le néant d'une chose qui n'est donc plus arrivée pourrait-elle garder un souvenir vivant ?
- Tu es sûr
que tu t'es blessé ? Ta main. Ça n'existe pas, pas vrai ?

Peut être rêver, voir déjà la plaie disparaître, tout doucement, elle n'existe plus, elle n'a jamais existé.
- Es-tu réelle ? parler de la ligne rouge.



Bonne référence héhé. D'accord ! je n'y fais pas allusion étant donné que Shela ne peut être au courant ~
Coolitude très réciproque. ♥
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Lïnwe Felagünd, Mar 23 Mai 2017 - 17:39


Le regard embrumé comme sur une barque flottante au gré du vent de la brise du soir
un soir d'été et la barque entrant à bon port dans le port de la cité
et le fog - le fog de Londres près des docks qui s'illuminent au loin
comme sept grandes cheminées d'usines entre pollution et buée bavardes
ce même regard voilé un peu transparent et blanc surtout
lorsque l'esprit divague sur sa barque son radeau flottant.

Un esprit perturbé assassiné irrécupérable aussi
comme la lagune toujours plus profonde et toujours plus sombre
qui prend vie sous terre et meurt un peu plus lorsqu'un
bateau fulmine sur son dos mouillé.

Et cette femme est ce genre d'attentat de parasite incurable
qui ne peut s'échapper de la tête de la peau et qui donne
naissance à trois autres morceaux de folie
c'est étrange comme elle arrive toujours à le
retrouver là - comme une fois de plus
elle arrive à la persuader de rester
et l'obliger de se donner
donner son cœur
et son corps
et son cerveau
au service
d'une science
obsessionnelle.

« Tu es sûr
que tu t'es blessé ? Ta main. Ça n'existe pas, pas vrai ? »
comment fait-elle pour rester si sereine si naturelle sans nuage ni vapeur. Sans aucune tourment qui pourrait la faire renoncer regretter ne serait-ce qu'un instant. Le diable lui a-t-elle donné naissance ? A travers une cuisse, rien n'oblige personne à se sentir différent ou satisfait. Mais ce qu'elle fait est-il réellement punissable moralement ?

Elle parle de main qui n'existe point. Lui, redresse la sienne devant comme pour observer ce phénomène authentique. Le mécanisme crochu des doigts bougeant selon différents angles. Et le poignet qui tourne. Ce n'est pas nouveau non, ce premier souvenir remonte à ses premières années. Ce n'est pas nouveau.

Forme d'oppression qui poignarde cette poitrine en panique —
La tentation de pouvoir oublier cette période aux docks, il y a déjà bien longtemps.
La tentation de pouvoir oublier l'amertume des gens. La délicatesse des autres.
La tentation de pouvoir oublier le corps inerte de son âme sur la rue pavée.
La tentation de pouvoir oublier ses propres cauchemars ses propres rêves mal lunés.
La tentation de pouvoir rouvrir cette porte lumière.
La tentation de pouvoir repeindre ce tableau représentant la Terre.

Ne pourrait-elle pas servir l'humanité ?
Au lieu de la détruire pour recherches spontanées.

Et sa main à lui, ne pourrait-elle pas en finir avec tout ça ?
La veille oubliée. Emboîtée dans un rêve emboîté dans un rêve.
Encore cette idée de temps et d'espace et de mémoire artificielles endommagées.

La pluie s'acharne au-dehors et tombe comme cette main sur la joue pâle
de l'agresseur. Cette main qui voudrait fendre ce visage et lui faire du mal
mais pas aujourd'hui le but étant, clairement, de fuir s'échapper
comme il l'a toujours fait si ce n'est que ça qu'il voudrait effacer.

Le bout du couloir n'est pas loin.
Y'a-t-il une porte à la fin ?


Dernière édition par Lïnwe Felagünd le Dim 9 Juil 2017 - 18:38, édité 1 fois
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Shela Diggle, Jeu 22 Juin 2017 - 17:30


Sa main araignée cherche la plaie; c'est qu'elle n'existe plus. Ses pattes se tordent, crissent, se démènent, ses yeux peut être se demandent, ou savent, déjà, qu'il s'agit d'un faux. La main, physique, est encore méfiante mais le regard, immatériel, a oublié - quoi ? pas encore ? Pourtant je ne vois rien. Il n'y a jamais eu. Je ne sais même ce que je cherche. La lente descente vers les tréfonds de la terre, pourquoi penser ? Il s'agit de mettre des mots dans la tête, de poser des mots des mots des mots et c'est presque désolant, il pourrait y avoir ce vide et la spontanéité magnifique, agir sous pulsions, sans avoir à réfléchir, c'est une perte de temps. Ce n'est pas la vitesse, mais l'hésitation, qui tue. Hésite et boum, accident, tu aurais du foncer, courir, sans la peur de se prendre un mur; dans l'hésitation, un pas perdu, et boum, rien n'est plus. S'encombrer de questions. Il n'y a que des réponses, et le choix, multiple, de ce que l'on souhaite. Sa main s'est calmée.

Et soudainement elle part, comme le tir d'une balle
comme le tir d'une balle en pleine tête, en pleine face, le coup fait chanceler, un peu
le lion fuit, fuit, fuit
comme il fuirait la balle de l'humain, je n'ai pas de balle, seulement la capacité
de ressusciter les morts. Car est-on mort lorsqu'on l'oublie ?

Tout s'effondre lorsqu'il fuit et désespoir soudain de le voir quitter la scène. Terrible sentiment. Lancer un bras en avant, dans l'idée qu'il s'allonge s'allonge s'allonge et l'attrape, le ramène jusqu'ici, lui dire que ce n'est rien, que l'on n'est pas armé, qu'il n'y a pas de raison de partir. Le bras ne s'allonge pas et le corps joue son mouvement, s'avancer s'élancer, courir après celui qui a oublié.
Ne pas bien saisir, pourquoi il vole si vite, sa main a-t-elle douté si fort qu'il l'a cru ? Il n'y a rien eu, donc il n'y a rien. Parce que je ne vois pas tu ne peux voir. C'est une logique. Il y a autant de logiques que de réels, mais si l'on fait se croiser deux mondes, alors l'un n'influe-t-il pas l'autre ? Il peut y avoir échanges, ou écrasements, selon qu'il s'agit d'une rencontre désirée ou subie, peut être.
Et il y a ceux qui se coordonnent. Ou codésordonnent, stabilité il n'y a point, l'on se donne pour maîtres, les sentiments. La stabilité est leur contraire, car tous vivent ensemble, cherchant à imposer un rapport de force pour jouir d'une puissance suprême. Puis la suprématie tombe et explose, un autre prend le trône.
C'est se perdre dans ses idées.

Le lion court mais il ne remarque pas que ce qu'il prend pour un chasseur n'en est pas un. Courir et la fin du couloir approche et c'est comme, une fin d'un monde, après cette ligne il n'y aura plus la possibilité de le rattraper, après cette ligne il y a un arrêt, il faudra cesser, fermer les yeux, se retrouver ailleurs. Courir, alors, courir et lorsque je devine nos pieds trop proches de la ligne, trop proches de l'arrêt, sauter, bras en avant, dans l'espoir de le renverser.
Ils tombent.
Un regard.
- Et si tu oublies que tu es vivant, alors est-ce que tu seras mort ? Avant qu'il ne parte encore, et sans se concentrer sur un moment particulier, sans avoir d'idée moins vaste, Oubliettes.



Pour le temps, le bac, merci pour ton mot.
J'ai utilisé ton LA pour la chute, si cela ne convient pas, mp ~
Libre à toi de considérer le sort comme échoué, ou faisant perdre un bout de mémoire quelque part, ou ce que tu souhaites; peut-on, ne peut-on pas oublier ce statut de vivant ? tu as toutes les cartes en main
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Lïnwe Felagünd, Lun 10 Juil 2017 - 0:26


Qu'en est-il de cet instant passé ? Où trois rêves furent infondés, imbriqués dans un autre. Toujours plus gros. Toujours plus fou. Toujours plus insensé. Qu'on ne le remarque même plus assez. Qu'en est-il de cet instant passé ? Là où des larmes ont coulé. Des cris affolés. La tête redressée. La peur montant jusqu'aux oreilles. L'angoisse dans les orteils. Aurait-on oublié les petites graines de café au fond du mug ? La tartine de miel à ses côtés, léchant la table de quelques gouttes onctueuses. Était-il si surprenant d'avoir un cerveau en gruyère ? Des trous plein la tête. Et une mémoire qui plonge ou fait son cent mètres.

Des souvenirs. En avait-il perdu un ? Deux ? Trois ? Dix de retrouvés. Sept de mordus. Le chien. Le chien de chasse le suivait. Elle le suivait comme son gibier. Démuni et dans l'excès. — Trébucher de la paix. Un jeu de genoux. Un jeu de regard. Versés. Le sang et le lait de la nausée.

Ils tombent
par-delà les chaînes
rocailleuses
du couloir
et au loin
comme un esprit
un fantôme flouté
une vision.

« Et si tu oublies que tu es vivant,
alors est-ce que tu seras mort ? »

alors est-il mort ?
alors est-il vivant ?

« Mais ne faut-il pas mourir pour connaître la vie ? » une remarque
à la volée comme un insecte qu'on choppe au vol
le vent nous l'a porté
jusque là
jusque là.

Il se redresse, espérant pouvoir partir. C'est tout ce qu'il voulait. Partir. Fuir. Comme il l'avait toujours fait. Et au fond, il ne se sentait pas bien. Comme un lendemain de fête. Mal arrosée. L'esprit mal luné. Comme renversé. Une partie d'échec. La victoire inversée. Le roi, détrôné. Le bout de la lance, qui poignarde le cœur. Et un cri. Libérateur.

Avant.
Il n'y a plus d'avant.
Ou si, mais un peu moins qu'avant.

Avant.
Après.
Quelle différence
on accorde ?

alors -

Avant.
Avant de s'en aller.


-Départ de Lïnwe.

-Séquelles : Lïnwe a perdu la mémoire des dernières 24h (la veille n'est plus qu'un vague souvenir causé sur le poids d'un rêve). L'accident de sa sœur, au contraire, lui monte de plus en plus au cerveau (si ce n'était pas suffisamment choquant, j'en rajoute une couche). Leitmotiv de la mort.

-Merci à toi Shela, c'était un plaisir de RP avec toi comme à chaque fois.
A très bientôt ! ♥
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Shela Diggle
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Shela Diggle, Mer 12 Juil 2017 - 23:02


C'est brutal, comme une gifle
les mots sont comme une gifle
- Mais ne faut-il pas mourir pour connaître la vie ? comme une gifle

être l'enfant qui ne voit en la mort que l'absence d'un autre, être incapable de s'imaginer, absent, l'est-on un jour ? la mort c'est pour l'enfant comme une pause, mais l'on en reviendra, pas vrai, l'on en reviendra. C'est comme la nuit une longue nuit dont on finit par s'éveiller (finalement cela a un fond de vérité, l'esprit se défait de la chair), c'est comme une blague, une très mauvaise blague, celle qui effraie et laisse au dénouement une amertume difficile.
faut-il alors qu'il oublie pour mourir et donc, vivre ? tout bouscule, comme bousculent ces choses qui renversent les idées-figées, comme annoncer que le père noël ou la mort de vieillesse n'existent pas, il bouleverse les murs porteurs il y en a sept

Un jour on est adulte mais ce n'est ni la maturité ni l'âge qui en est gage, je crois qu'être adulte c'est perdre les passions les désirs les objectifs grandioses, je crois qu'être adulte ça s'évite, et le fuir comme la peste. Un jour vous êtes considéré non-enfant, par les responsabilités la politique les plus jeunes, il ne tient qu'à soi d'accepter ou non ce soudain statut.

Sifflent sifflent le lion se lève et bat en retraite, un rythme inconnu, j'ai les dimensions troublées, le cadre s'efface, mais ne chercher à le rattraper - il n'y a plus à faire. Tout est plus calme, rester au sol, écarter les bras et tester le silence, penser, quelqu'un a déplacé du coton, il y en a partout, dans chaque échappée, de manière à fermer tous les murs, en particulier le quatrième le public s'est éteint, du coton rose
on dirait de la barbapapa

mourir peut être que c'est naître
ou naître mourir
(la nuance est importante, le sens, tout à fait différent)
Le petit s'est évanoui dans le coton, et reposer sur le sol un corps apaisé d'avoir assouvi une pulsion interrogative, il semble ? quelle avait été la question première ? Désorientation, boum, c'est compréhensible point d'interrogation, il n'y a besoin d'un savoir plein, constant, prometteur. Et ! comme si tout avait été entre parenthèses, et il a sauté la parenthèse de droite, la dernière, il a avancé il n'est plus, futile commentaire
il ne reste qu'un tout petit peu et beaucoup de place mais entre les nuages de cotons, encore une note à l'enfant, il ne reste qu'un tout petit peu et l’abrupt, comme la gifle qu'est le





Fin du RP
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Elhiya Ellis
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Elhiya Ellis, Mer 26 Juil 2017 - 14:51



Prise de bec & sifflements.
Pv Aoi baskerville•  



Un simple bain n’avait pas suffi à faire partir l’odeur pestilentielle qui s’accrochait avidement à chacune de ses mèches de cheveux dorés, s'incrustant dans chaque centimètre carré de sa peau. Elle avait beau frotter, faire mousser, rincer et recommencer l’opération, la désagréable effluve d’excrément semblait ne jamais s’atténuer. Simple impression, bien entendu, mais Elhiya avait décidé de rester dans l’eau mousseuse jusqu’à ce qu’on l’extrait de force de la salle de bain des filles. A son grand étonnement, personne n’avait râlé ou dit quoi que ce soit. Lui permettant ainsi de traîner dans les vapeurs sucrées et doucereuse des bains moussants tout en continuant à maudire cette Gryffondor dont elle ne connaissait même pas le nom.

Le nez au niveau de l'eau, la blonde fixait la surface écumeuse colorée, le regard dans le vide, commençant à s'assoupir. Il était temps de rentrer.  N’entendant plus un bruit provenant des couloirs, la blonde se décida enfin à s’extirper de l’eau, la désagréable impression que les relents piquants des toilettes de Mimi geignarde la poursuivait encore. Petit moment d’hésitation, elle ne pouvait pas rester sous l’eau éternellement non plus, il fallait bien sortir d’ici. Elle huma profondément une mèche de cheveux abandonnée sur son épaule.  Pourtant, non, pas de doute, seules les fragrances du chèvrefeuille la suivaient, et ses vêtements étaient propres, c’était donc son esprit qui lui jouait encore des tours.

Sortant discrètement de la salle de bain, vêtue négligemment de sa tenue de Poudlard enfilée à la va-vite –chemise en dehors de sa jupette, 3 premiers boutons du haut volontairement béants, cravate abandonnée au tour de son cou- la blonde ne comptait pas traîner plus longtemps dans les couloirs du château. Passablement agacée et quelque peu fatigué par le déroulement de la journée, elle n’aspirait qu’à une seule chose : se pelotonner dans son lit avec Muffin qui ronronnait contre sa tête, tout en lisant un bouquin, au calme. Même si espérer du calme, le soir, dans le dortoir des filles se révélait parfaitement utopiste.

Personne, tant mieux, la nuit embrassant l’école de ses ténèbres avait fini par rameuter la majorité des élèves dans leur salle communes ou leur couche. Petit soulagement, elle n’était franchement pas d’humeur à sociabiliser pour le reste de la soirée. Il ne restait plus qu’à récupérer les escaliers pour retourner vers les cachots, se faufiler discrètement derrière le portrait d’Horace Slughorn et disparaître sous les draps. Techniquement, ce devait être rapide, à peine 5minutes de trajet, 10 tout au plus si un escalier décidait de n’en faire qu’à sa tête. Sinon, rien de bien compliqué, les couloirs étaient suffisamment éclairés pour ne pas avoir besoin de sa baguette, elle pouvait se déplacer sans craindre de s'entrechoquer avec une inconnue.

Par simple habitude, elle l’avait quand même amenée avec elle pour sa séance de récurage, tout en sachant pertinemment que ça ne servait à rien. Après divers essais infructueux, qui manquèrent de mettre le feu à sa trousse de toilette –entre autre-, Elhiya avait dû se rendre à l’évidence : elle ne serait pas capable de jeter un sortilège, même basique, sans craindre une catastrophe. Dépitée, la blonde soupira. Jamais elle n’aurait cru que ça l’affecterait autant de se retrouver d’un coup, incapable d’user de magie. Elle qui clamait haut et fort à ses parents qu’elle n’avait jamais voulu de cet héritage magique, se sentait d'un coup toute frêle, toute fragile, comme dépossédée d'une partie d'elle-même. Il fallait qu’elle retrouve cette Rouge, qu’elle lui fasse retirer le maléfice qu’elle lui avait jeté. A moins que quelqu’un d’autre puisse le faire à sa place? Mais à l’heure actuelle, elle n’avait envie de voir personne. Pas même sa meilleure amie.

Nouveau soupire, et dire qu’elle devait la rejoindre pour lui apporter des flacons de test de Parfum-Miaous modifié, elle n’avait même pas eu le temps de les faire… Nouveau soupire alors qu’elle gravissait machinalement les escaliers qui se présentaient à elle, sans prêter gare à leur direction.  Un léger bourdonnement parvenait à ses oreilles : des étudiants en train de papoter en groupe non loin d’elle. Étrange, les Verts ne stationnaient que rarement devant leur porte de salle commune, ou alors, elle ne s’en était jamais aperçue. D’un œil suspicieux, la blonde analysa le petit attroupement, personne de sa connaissance à première vue, mais que des Serdaigle arborant le bleu criard de leur tenue. Un sourcil haussé trahissant sa surprise, la blonde passa devant eux sans rien dire, qu'est-ce qu'il faisaient tous là? Elle examina les tableaux aux murs, ils ne lui disaient rien.

Pas besoin de tergiverser plus longuement… Elle n’était pas dans la bonne aile du château et se trouvait du côté du nid des aiglons. Nouveau soupire désabusé,  perdue dans ses pensées n’avait pas dû voir qu’une volée d’escaliers avait pivoté, la menant u niveau de la tour ouest.  Restait plus qu’à rejoindre le sous-sol… Comme si cette journée n’était pas déjà bien assez longue comme ça....
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Aoi Baskerville
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Aoi Baskerville, Jeu 10 Aoû 2017 - 15:33


Une fois n’était pas coutume, Aoi s’était encore faite jeter dehors par la bibliothécaire de Poudlard. Il fallait dire que le temps semblait s’écouler différemment dans l’antre poussiéreux. La nuit était déjà tombée sur le château et les couloirs vides paraissaient encore plus vastes qu’à l’ordinaire. L’obscurité s’infiltrait par les fenêtres, tenue à distance par la lueur tremblotante des torches. La jeune fille marchait lentement, les bras chargés des livres qu’elle venait tout juste d’emprunter. Lorsqu’elle arriverait dans la salle commune des aigles, elle finirait le devoir qu’elle avait dû laisser en suspend. Ce soir là encore, la brune allait sauter le repas. Il était déjà huit heures passé, et il fallait qu’elle termine ce parchemin, même s’il n’était qu’à rendre la semaine prochaine. Tant pis, elle prendrait un gros petit déjeuner le lendemain, il fallait bien trouver des avantages à être matinale.

Monter les quelques étages et parcourir les couloirs déserts qui séparaient la bibliothèque le la tour des Serdaigle ne lui prit que quelques minutes. En journée, elle aurait pris le temps de flâner près des fenêtres pour observer les superbes paysages écossais baignés de soleil. Mais la noirceur de l’extérieur la dissuada de s’approcher des vitres. Tournant dans l’avant-dernier couloir avant celui où se trouvait le heurtoir en forme d’aigle, l’asiatique croisa sa première âme. Sans doute une aiglonne qui descendait dîner dans la grande salle. Mais au fur et à mesure que les deux élèves se rapprochaient, les yeux gris détaillaient de mieux en mieux le visage de la blondinette qui avançait dans sa direction. Une cravate verte et argent négligemment nouée autour du coup, un air renfrogné. Un sourire carnassier s’étira sur le visage l’azur alors qu’elle reconnaissait sa meilleure ennemie, Elhiya la verte.

Les deux filles avaient eu la chance de partager une salle de cours une fois, en tête à tête, et on pouvait dire que le courant n’était pas vraiment passé. Entre le feu et la glace, il ne fallait pas s’attendre à autre chose. Dernièrement, elles avaient échangé quelques hiboux bien sentis, qui avaient bien amusés Aoi. D’ailleurs, son dernier courrier était resté sans réponse. Pas qu’elle en avait attendue une, comme elle l’avait spécifié dans sa lettre, mais elle se demandait pourquoi. Avait-elle réussi à couper le sifflet à cette insolente serpente ? Ou cette dernière avait-elle suivi ses consignes scrupuleusement ? Non, Aoi ne connaissait pas personnellement cette fille, mais elle avait réussi à plus ou moins bien la cerner, et cette absence de retour devait forcément être due à autre chose, la blonde n’était pas du genre à appliquer gentiment les consignes où à abandonner. Même lorsqu’elle n’avait plus rien à répondre, elle s’entêtait, quitte à en devenir ridicule. Bon, l’occasion d’en avoir le cœur net se présentait, la japonaise se devait de la saisir. Et de cette manière, elle verrait si la vipère mettait ses menaces à exécution ou si elle n’était qu’une belle parleuse.

Faisant un pas de coté, elle se plaça sur la trajectoire de la verte et argent. Réprimant son sourire du mieux qu’elle put, elle se composa un visage neutre.  Avec l’habilité que confère l’habitude, elle rangea les grimoires qu’elle avait en main dans son sac et se redressa, droite comme un piquet, le nez haut. L’uniforme parfaitement ajusté, comme à son habitude, elle détonnait d’autant plus face à la Serpentard complètement débraillée. Collision dans trois… deux… un…

- Tiens, la verte. J’aimerais dire que c’est un plaisir mais ce n’est pas le cas. Tu étais venue pour me voir, besoin d’aide avec un devoir peut-être ?

Elle réussit à retenir son ricanement, mais pas le sourire narquois qui ne manquait pas de s’épanouir sur ses lèvres lorsqu’elle s’adressait à Elhiya. Les hostilités étaient ouvertes, début de la joute.
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Elhiya Ellis, Jeu 10 Aoû 2017 - 19:51


hors jeu:
 

Chèvrefeuille, autant vérifier encore quitte à avoir l’air bête avec une mèche de cheveux doré entre les doigts, de toute façon, il n’y avait plus grand monde dans les couloirs, donc au diable les apparences. Et de toute façon, l’image qu’elle renvoyait aux autres n’étaient pas vraiment quelque chose qui la tracassait. Du coup, tortillant une nouvelle mèche de cheveux, la blonde huma le léger parfum espérant que ça tiendrait toute la nuit jusqu’à la prochaine douche. Peut-être qu’en fait il n’y avait aucun souci avec l’odeur de ses cheveux, et qu’il était temps qu’elle cesse de vérifier toutes les deux secondes, d’autant plus qu’en plein couloir ce n’était pas bien judicieux, elle finirait par entrer en collision avec quelqu’un à pas regarder devant elle.

Et il suffisait que cette idée effleure son esprit pour qu’une ombre à la tenue impeccable vienne se piquer face à elle d’un sourire narquois. Aoi. C’était qu’elle lui avait presque manquée depuis leur dernière entrevue en salle de classe poussiéreuse. Son air suffisant, son ricanement, cette façon risible de coller sa cravate bien comme il faut, cette habitude à se sentir supérieure aux autres car elle vivait le nez dans des bouquins –sauf ceux de Lockhart se rappela la blonde-, le stéréotype parfait du vrai petit rayon de soleil au milieu des ténèbres de la nuit cette fille. Elhiya lui adressa un sourire agacé tout en soupirant.

Sur la flopée d’élèves existant dans Poudlard, il fallait, irrémédiablement que ce soit l’aiglonne qui tombe sur son chemin la seule fois où l’envie d’être discrète se faisait ressentir. Ô joie, bonheur, délectation, c’était la journée parfaite, à ne pas oublier de noter dans les annales. Nul besoin de fixer la brune trop longtemps pour que cette dernière se rende compte de son état d’irritabilité du moment. Haussant les yeux au ciel, Elhiya fit un effort pour lui répondre sans être trop agressive. La baguette inutile dans son sac, il valait mieux éviter d’échauffer de trop la jolie Azur.


«  J’me suis dit que je te manquai, du coup, j’ai fait un détour tout spécialement pour toi, heureuse ?. »

Non, impossible de ne pas lâcher une raillerie de bon ton même en étant totalement désarmée… C’était plus fort qu’elle, impossible de dire ce qui l’agaçait le plus chez cette Serdaigle, mais sa simple vision suffisait à l’agacer, pourtant, il était simple de juste la contourner, l’ignorer et passer son chemin. Mais non, c’était limite viscérale. Le coup de la grue en papier, ou encore les hiboux qu’elle lui avait fait parvenir, rien, absolument rien ne lui inspirait un minimum de sympathie. Même sa chemise boutonnée jusqu’en haut du col soigneusement plié l’horripilait indéniablement. Qui, en ce monde, attachait sa chemise comme ça à part les prêtres moldus ? Personne, il ne fallait pas se mentir, et personne n’avait osé le dire à cette pauvre fille. C’était désolant, elle avait des amies d’ailleurs cette brunette hautaine ? Et aucune n’avait été capable de lui dire qu’il fallait qu’elle arrête de s’engoncer comme ça dans son uniforme ? Il fallait peut-être qu’elle lui envoie un hibou pour ca ?

Un sourire amusé ourla ses lèvres en repensant à ses courriers. Pendant une fraction de seconde, la blonde avait presque oublié que du haut de son promontoire, l’aiglonne la traitait de vers de terre.  Il ne fallait guerre plus qu’un simple souvenir de quelques mots couchés sur un parchemin pour faire abandonner ses bonnes résolutions de discrétion à la Verte & Argent


« Ca va aller ? Tu vas pas trop m’inonder de ta clairvoyante lumière en restant ainsi sur mon passage ? On ne sait jamais après tout... »

Elhiya n’avait pu réprimer un sourire goguenard, après tout ce n’était pas car elle ne pouvait plus utiliser sa baguette qu’elle allait se refaire, comme ça en une soirée.
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Aoi Baskerville, Mar 22 Aoû 2017 - 20:24


Tu nous as manqué aussi amour



Piquante comme d’habitude, la japonaise n’en attendait pas moins de la part de la vipère. Mais ce soir, elle paraissait particulièrement exaspérée de croiser la brunette. Un élément étranger à leur relation tout sauf saine affecterait-il l’humeur de la blonde, ou alors Aoi lui tapait-elle tellement sur les nerfs qu’elle en arrivait à ce point d’agacement à sa simple vue ? Cette fois ci, elle ricana. Leurs échanges étaient rafraichissants et confortaient la bleue dans son sentiment de supériorité.

- Ca va aller ? Tu vas pas trop m’inonder de ta clairvoyante lumière en restant ainsi sur mon passage ? On ne sait jamais après tout...

Ah, le côté acéré reprenait le dessus. Le sourire de l’aiglonne s’élargit. Cette fille n’était pas sa rivale pour rien après tout, elle avait du répondant. Les échanges de politesses étaient de rigueur entre elles depuis leur première rencontre, et il fallait dire qu’elles se croisaient assez souvent, alors elles avaient maintes occasions de se dire à quel point elles pensaient du bien l’une de l’autre. Adoptant une posture méprisante qui suintait l’insolence, la bleu et bronze toisa son vis-à-vis. Elle faisait vraiment négligée, avec sa chemise à moitié déboutonnée et sa cravate nouée n’importe comment, et elle paraissait fatiguée, presque malade. La considération aurait dû la pousser à abandonner une proie aussi mal en point, mais c’était plus fort qu’elle.

- J’ai peur de te rendre aveugle, tu ne dois pas côtoyer beaucoup de gens brillants.

La différence entre les vers de terre et les aiglons était une chose sur laquelle Aoi aimait appuyer. Elhiya était elle-même un exemple d’élève plus que moyenne, et c’était là leur tout premier sujet de discorde. Et à bien y réfléchir, c’était le seul. La bleue se rendit compte qu’en dehors de l’indéniable stupidité de la verte, elle ne connaissait rien d’elle. Bien évidemment, c’était largement suffisant pour alimenter des réflexions pour toutes leurs sympathiques entrevues, mais elle était curieuse de savoir de quoi d’autre elle pourrait bien se moquer. Peut-être que si elle la provoquait un peu, elle finirait par se trahir elle-même ?

- Tu es bien loin de ton trou dis moi. Tu sais ce que je trouve amusant ? C’est que je sais que si l’envie de rentre dans notre salle commune te prenait, tu n’arriverais pas à résoudre l’énigme, tu n’es pas assez maline. Je te conseille donc de ramper jusqu’aux cachots, c’est mieux pour toi.

Ses gestes démentirent ses paroles. Au lieu de se décaler pour laisser la voie libre à la serpente, elle planta ses pieds dans le sol, prête à poursuivre la blonde si l’envie lui prenait de vraiment suivre son conseille e de partir. Mais à vrai dire, elle doutait que ce soit là réaction de la verte et argent. D’après ses hiboux, elle était plus du genre à chercher une confrontation plutôt que de fuir. Fuir. Voilà un terme dont elle avait abusé du champ lexical dans ses courriers. L’azur se faisait à présent un plaisir de lui prouver qu’elle n’était en aucun cas un lâche.
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