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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Dans l'aile Ouest
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Aoi Baskerville
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Aoi Baskerville, Mar 22 Aoû 2017 - 20:24


Tu nous as manqué aussi amour



Piquante comme d’habitude, la japonaise n’en attendait pas moins de la part de la vipère. Mais ce soir, elle paraissait particulièrement exaspérée de croiser la brunette. Un élément étranger à leur relation tout sauf saine affecterait-il l’humeur de la blonde, ou alors Aoi lui tapait-elle tellement sur les nerfs qu’elle en arrivait à ce point d’agacement à sa simple vue ? Cette fois ci, elle ricana. Leurs échanges étaient rafraichissants et confortaient la bleue dans son sentiment de supériorité.

- Ca va aller ? Tu vas pas trop m’inonder de ta clairvoyante lumière en restant ainsi sur mon passage ? On ne sait jamais après tout...

Ah, le côté acéré reprenait le dessus. Le sourire de l’aiglonne s’élargit. Cette fille n’était pas sa rivale pour rien après tout, elle avait du répondant. Les échanges de politesses étaient de rigueur entre elles depuis leur première rencontre, et il fallait dire qu’elles se croisaient assez souvent, alors elles avaient maintes occasions de se dire à quel point elles pensaient du bien l’une de l’autre. Adoptant une posture méprisante qui suintait l’insolence, la bleu et bronze toisa son vis-à-vis. Elle faisait vraiment négligée, avec sa chemise à moitié déboutonnée et sa cravate nouée n’importe comment, et elle paraissait fatiguée, presque malade. La considération aurait dû la pousser à abandonner une proie aussi mal en point, mais c’était plus fort qu’elle.

- J’ai peur de te rendre aveugle, tu ne dois pas côtoyer beaucoup de gens brillants.

La différence entre les vers de terre et les aiglons était une chose sur laquelle Aoi aimait appuyer. Elhiya était elle-même un exemple d’élève plus que moyenne, et c’était là leur tout premier sujet de discorde. Et à bien y réfléchir, c’était le seul. La bleue se rendit compte qu’en dehors de l’indéniable stupidité de la verte, elle ne connaissait rien d’elle. Bien évidemment, c’était largement suffisant pour alimenter des réflexions pour toutes leurs sympathiques entrevues, mais elle était curieuse de savoir de quoi d’autre elle pourrait bien se moquer. Peut-être que si elle la provoquait un peu, elle finirait par se trahir elle-même ?

- Tu es bien loin de ton trou dis moi. Tu sais ce que je trouve amusant ? C’est que je sais que si l’envie de rentre dans notre salle commune te prenait, tu n’arriverais pas à résoudre l’énigme, tu n’es pas assez maline. Je te conseille donc de ramper jusqu’aux cachots, c’est mieux pour toi.

Ses gestes démentirent ses paroles. Au lieu de se décaler pour laisser la voie libre à la serpente, elle planta ses pieds dans le sol, prête à poursuivre la blonde si l’envie lui prenait de vraiment suivre son conseille e de partir. Mais à vrai dire, elle doutait que ce soit là réaction de la verte et argent. D’après ses hiboux, elle était plus du genre à chercher une confrontation plutôt que de fuir. Fuir. Voilà un terme dont elle avait abusé du champ lexical dans ses courriers. L’azur se faisait à présent un plaisir de lui prouver qu’elle n’était en aucun cas un lâche.
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Elhiya Ellis
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Elhiya Ellis, Mer 30 Aoû 2017 - 10:16


Spoiler:
 

   La rendre aveugle ? Ho oui, par pitié que quelqu’un lui jette un maléfice pour ne plus voir cette fille dans les couloirs, les salles de classes ou même la grande salle, que quelqu’un ait un semblant de pitié et lui rende ce service ! Sans oublier bien entendu de lui ôter le sens de l’ouïe aussi, car entendre l’aiglonne était aussi horripilant que devoir scruter ses yeux gris où luisait continuellement cette lueur de défi au fond de ses prunelles. Cette Serdaigle devait s’ennuyer profondément pour n’avoir pour seule répartie que leurs éventuelles différences de résultat scolaire.. Maintenant c’était certains, à part ses bouquins, cette fille n’avait pas d’autres amis… Pas étonnant. Les livres c’était bien sympa, on y trouvait une mine d’information, de quoi s’évader ou s’oublier, mais si aucun autre être vivant ne pouvait partager avec vous autre chose, ça tournait en rond.

   D’un soupire agacé pour simple réponse, la blondinette roula des yeux. Les gens brillants ne sont pas uniquement ceux qui sont capable de réciter par cœur ce qu’ils avaient lu dans un grimoire. Ce serait bien trop réducteur, et surtout stérile. Il fallait être capable de se forcer ses propres opinion, être un minium ouvert d’esprit et plein de jugeote pour etre ce qu’on appelait brillant. Or, ce genre de détail dépassait la jolie métisse. Peut-être qu’être mignonne et assidue en cours le lui avait fait sortir ce petit détail de la tête. Un léger sourire mesquin ourla inconsciemment ses lèvres alors que la brune se faisait piquante et divertissante.

   Les gestes de l’Azur ne collaient pas avec ses mots. Elle lui intimait bien de quitter le couloir qui menait à la salle commune des aigles, mais empêchait toute sortie possible, se piquant sur le trajet en une demande silencieuse étrange. Besoin profond de compagnie ou de se distraire un peu avant de se coucher, dans les deux cas la manœuvre était ridicule et arracha un faible pouffement moqueur à la Verte.

   « Ho, nul besoin de résoudre l’énigme de votre salle commune, il y’a bien assez de tes comparses bloqués devant la porte pour ne pas gonfler les rangs. »


   A bien y repenser, c’était quand même sadique et mesquin de laisser leurs premières années plantées devant leur statuette de piaf, obligés de se creuser la cervelle pour avoir le droit à un peu de repos. A moins que le but été d’amplifier leur égo à chaque fois qu’ils avaient pu trouver la réponse à leur énigme. Histoire d’en faire de parfait petit monstre de suffisance comme cette asiatique. Hautaine et agaçante, elle aurait fait une parfaite Verte au finale. L’idée dessina sur son visage un sourire narquois.
 
« D’autant plus qu’il semblerait que tu m’aimes trop pour vouloir me laisser partir. C’est mignon… Le majestueux aigle aux griffes faussement acérées n’est en fait qu’un oisillon tombé du nid ? Veux tu peux être que je te fasse une place dans notre nid de vipère pour que tu te sentes moins seule ? Tu as l’air de mourir d’envie d’y aller »

   Lui adressant un large sourire carnassier, Elhiya toisait son interlocutrice qui barrait le chemin. Pour peut, cette fille était presque amusante à se croire supérieure au monde. Malheureusement, vu l’heure et la nécessité de revêtir des vêtements plus confortable, jouer un peu avec ce petit poussin qui essayer de picoter n’étais pas au programme. Plus tard peut-être.. Du coup, penchant la tête sur le côté pour voir l’espace que la Bleue laissait, la blonde soupira doucement, à moins de la pousser et donc créer un quelconque contact physique, elle ne pouvait pas partir par là.

   « Dis-moi, t’as pris un peu de poids non ? Tu prends toute l’allée, tu vas gêner tout le monde en plus de me forcer à rester en tas lumineuse compagnie. »


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Olivia Cordell
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Olivia Cordell, Mar 10 Oct 2017 - 23:39


Qui c'est, le début d'une histoire ? RP avec Fergus Blake.

Agenouillée le long de ses mollets en plein coeur de la salle commune des Serdaigles, Olivia engloutit un nouveau praliné parmi tous ceux qu’elle avait déjà dévoré, ses lèvres barbouillées de cacao. Dans le creux de son bras droit gisait une boîte de chocolats entamée et bientôt vide. Nous étions au beau milieu de l’après-midi, et la petite effrontée avait préféré s’éclipser dans sa tour pour déguster quelques douceurs envoyées par son père à l’aide d’un hibou grand duc, au lieu de suivre assidument un de ses cours prévus dans l’heure. À proximité de ses cuisses reposaient les défunts emballages de nombreuses autres confiseries aussitôt ingurgitées, comme des patacitrouilles, pâtes de fruits, fondants du chaudron, chocogrenouilles, caramels et berlingots… La plupart du temps, elle était seule, mais si quelques Serdaigles flâneurs osaient un coup d’oeil dubitatif sur son activité buissonnière, elle n’hésitait pas à les fusiller d’un regard noir. Que leur importaient son comportement, ils n’avaient pas à s’en mêler de toute manière !

Tambourinant sa poitrine, elle éructa bruyamment, rassasiée, sans vraiment accorder de crédits à la petite Serdaigle de première année présente qui interrompit son action dans une grimace désapprobatrice. Olivia se redressa, épousseta son uniforme des quelques papiers collants obstinés à adhérer au tissu, et leva les yeux vers une des horloges antiques de la pièce. Elle hoqueta de surprise. Dans moins de cinq minutes, son prochain cours de divination commencerait, et si on pouvait encore lui pardonner d’être absente pour une heure, il n’en serait pas de même pour deux successives. Surtout pour une raison aussi futile que la dégustation de bonbons. Elle bondit sur sa serviette en cuir, en ôta les précédentes matières superflues et se mit en quête du matériel nécessaire à la voyance. Soudainement affolée, elle paniqua inutilement à retrouver et ordonner ses affaires, balaya les sucreries résiduelles derrière un angle d’armoire et se jeta hors de la salle commune en repoussant violemment le gond de la porte d’entrée, ce qui fit pester le heurtoir en forme de rapaces qui cogna le mur.

-
Hey ! Tu pourrais faire plus attention ! Se défendit-il, le bec usé.

Olivia soupira d’indifférence. Que ces meubles pouvaient être susceptibles ! Il était en métal, il ne risquait pas de réellement souffrir d’une collision, non ? Mais l’architecture de Poudlard ferait n’importe quoi pour attirer l’attention. Il suffisait de mentionner les nombreux tableaux vivants qui, las de leur assommante existence, se divertissaient en espionnant la vie au château. D’ailleurs, l’ennuyeux Chevalier du Catogan se mit à la poursuivre de peintures en peintures, chevauchant son grotesque poney corpulent et moulinant de sa courte épée.

-
Aha ! Je vous sens en profonde difficulté, jeune jouvencelle ! Révélez-moi la menace que vous tentez vainement de semer, et je l’occierai pour vous !

- Mais de quoi tu parles ? Rétorqua Olivia en haussant un sourcil impatient, j’essaie juste d’être à l’heure pour ma prochaine leçon !

Le cavalier rompit sa chasse, déconcerté, et singea un geste en direction des lèvres ; « Au fait, vous avez du… sur… ». Mais Olivia, trop éloignée et absorbée dans sa course, n’entendit pas la fin de son avertissement. En sens inverse, elle croisa (et bouscula) ce qui semblait être des élèves de Griffondor, docilement groupés. La Serdaigle, essoufflée, s’octroya quelques secondes de répit pour reprendre son souffle, à la lisière de l’escalier menant à la divination, en s’appuyant sur la rambarde. Le reste de ses camarades devaient patienter en haut. Elle se cambra en arrière dans un râle plaintif. Courir en ayant la panse pleine de chocolats lui avait donné mal au ventre. D’une main, elle ramena sa tignasse de cheveux en arrière et amorça la montée des marches. Une voix familière lointaine lui parvint peu après aux oreilles.

-
Ôla damoiselle ! Tout compte fait, je vous rattrape ! À la frontière de vos lipes, se trouve du…

- Encore toi !? Rugit l’adolescente en écarquillant des paupières et en tournant son visage vers le chevalier servant, t’as pas mieux à faire que de harceler les jeunes fi…?

Sa formulation se perdit dans le vacarme d’un impact entre elle et un second élève. Distraite, elle avait percuté le gabarit d’un Griffondor. Un balai aérien de livres se dispersa, certains bouquins les touchant.
Olivia grogna et arracha de la surface de son crâne un manuel ouvert d’où pendouillait un marque-page rouge. Avec vigueur, elle l’éjecta sans ménagement à ses genoux et dévisagea avec mépris celui qui fut son obstacle il y a un instant.

-
Comme si j’avais du temps à perdre ! S’apitoya la Serdaigle en se penchant et en regroupant chaque recueil disséminé sur les marches de l’escalier d’un geste ferme pour ensuite les tendre résolument vers le jeune homme.

Instantanément, elle remarqua une empreinte marron qui tâchait une reliure. Portant ses doigts à l’encontre de son visage, elle s’aperçut enfin du chocolat présent sur sa bouche. Confuse, et au moyen de sa manche, elle effaça avec véhémence les indices de son vice. Le rouge aux joues, Olivia repoussa le monticule d’ouvrages dans le renfoncement ventral de son interlocuteur (fidèle à l’attitude bourrine qu’elle pouvait avoir). Ses iris ricochèrent entre l’étudiant et la couverture en tête du tas de livres, puis Olivia s’accroupit pour se mettre à son niveau.

-
Qu’est-ce que c’est ? Demanda-t-elle en saisissant l’écrit, on dirait un roman moldu. « Veronika décide de mourir » ? L’histoire n’a pas l’air très réjouissante…
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Fergus Blake
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Fergus Blake, Mer 11 Oct 2017 - 23:22


Ah, la divination, quel cours palpitant. Je suis arrivé une demi-heure en retard tellement j'avais hâte d'y assister!

Non, je n'ai pas oublié de m'y rendre. J'ai vu l'heure, plus tôt. Je me suis dit qu'il était l'heure de mon cours de Divination, et pourtant j'ai décidé d'attendre un peu. J'avais une lettre de mes parents devant moi qui me demandaient des nouvelles. Enfin, qui me demandaient de bonnes nouvelles. Tout va bien à l'école? Tu as de bonnes notes? Oui, oui. Aucune question sur mon plaisir, mes relations. Une fille en vue? Un jeune homme? Des amis? Tu vas bien? Que fais-tu de tes temps libre? Non, rien de tout ça. Je soupirai, jetai la lettre dans le feu. J'aurais bien aimé leur parler de Lorelaï, une superbe rencontre, ou du roman qu'elle m'a conseillé que je me suis mis à lire, un roman moldu, Veronika décide de mourir. Je me couchai sur un divan de la salle commune pour une vingtaine de minutes avant de ramasser mes livres, sans oublier le fameux roman.

Le professeur remarqua mon entrée dans le cours, mais décida de continuer son monologue. Un simple dévisagement me fit comprendre que j'allais probablement faire perdre quelques points à Gryffondor. Je pris place dans le fond de la classe, j'ouvris mes livres, essayant d'écouter. Malheureusement, mon attention a décidé aujourd'hui de ne pas se montrer, et je suis donc impuissant. Il n'y a rien à faire, je ne peux me concentrer sur la matière. Le coude posé sur la table, je retenais ma tête dans ma main. J'attendais la fin du cours avec impatience.

Que vais-je faire après le cours? Je pourrais sortir, prendre l'air, mais je n'ai pas remarqué s'il fait beau dehors. Sinon je pourrais toujours aller dans la salle commune, me reposer. Peu importe. Après 7 années ici, j'ai commencé à faire le tour de l'école... J'aimerais pourtant être surpris aujourd'hui. Sortir un peu du quotidien. Ça doit être ce livre qui me fait penser comme ça.

Tout le monde se lève! C'est fini! Je ramasse lentement mes affaires avant de me diriger vers la sortie. Je descend l'escalier, je m'enfuis de cette salle de divination. Perdu dans mes pensées, je n'ai pas remarqué la Serdaigle qui, en se retournant, me fonça dedans. Mes livres volèrent dans les airs, et l'instant d'après je m'éclate le dos sur les marches, avec une drôle d'étudiante au visage taché de ce qui semble être du chocolat qui me tombe dessus.

- Comme si j’avais du temps à perdre !

Je restai légèrement surpris. Aucune excuse, elle me rentre dedans et se plain directement après. Bon, au moins, elle ramasse mes livres. Je décidai de lui sourire, de ne pas lui rendre son attitude. De toute façon, ça fait un événement, une anecdote, ça change de la routine! Me tendant les livres, j'essuyai le restant de chocolat qu'elle avait laissé sur la reliure, alors qu'elle s'essuya rapidement la joue, visiblement gênée. Je vis son regard vert-d'eau se promener entre moi et mes livres, alors qu'elle me les poussa dans le ventre. Décidément, cette jeune fille ne fait pas très attention. À peine étais-je en train d'attraper ma pile de livres qu'elle reprit le roman.

- Qu’est-ce que c’est ? On dirait un roman moldu. « Veronika décide de mourir » ? L’histoire n’a pas l’air très réjouissante…

Ah, sa voix sonne tout de suite plus belle, moins insultante.

- Oui, c'est un roman moldu... L'histoire n'a pas l'air réjouissante, mais elle l'est un peu, en fait! C'est une très belle oeuvre!

Je regardai son visage de plus près, elle avait un certain charme, caché derrière une sorte d'attitude un peu difficile à décrire. Je remarquai un petit restant de chocolat près de sa bouche et l'essuyai avec mon pouce.

- Ah, enchanté, je m'appelle Fergus! Et toi..?

Je lui tendis la main.
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Olivia Cordell
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Olivia Cordell, Jeu 12 Oct 2017 - 22:55


L’insolente Serdaigle s’aperçut bien vite de l’impétuosité de sa conduite. C’était de sa faute si elle était en retard, et elle n’avait pas à le faire payer à ses semblables. Olivia fronça les sourcils en caressant la tranche reliée du roman depuis son index. C’était plus fort qu’elle, il fallait que tout tourne autour de sa petite personne. Elle avait ainsi la sensation de capter l’attention. D’une certaine manière, c’était rassurant à ses yeux. Elle craignait aussi que trop de sympathie n’encourage les gens à abuser de sa confiance. C’est vrai quoi, tu offres un doigt, ils te prennent le bras. L’idéal, c’était de garder le contrôle. À cette pensée, Olivia hocha brièvement la tête, les yeux fixes, comme pour la valider. Oui, tout à fait, rien ne clochait chez elle. Elle ne faisait que… se protéger ? Le jeune homme qu’elle avait brutalisé répondit sans rancoeur à sa question.

- Oui, c'est un roman moldu... L'histoire n'a pas l'air réjouissante, mais elle l'est un peu, en fait ! C'est une très belle oeuvre !

Sur ces propos, l’étudiante brune lui parvint un coup d’oeil sceptique, presque renchéri. Ah bon, s’il le disait… Peut-être qu’il s’agissait d’un récit captivant. Malgré une réaction peu engageante de sa part, Olivia considéra le fait que ce Griffondor s’intéresse à la littérature moldue. Lui ne devait pas faire parti de ces intolérants de sorciers purs qui méprisaient les non-mages. La Serdaigle reconduit une mèche de cheveux rebelle à l’arrière d’une oreille et leva le nez. Sans qu’elle s’y attende, le garçon avait avancé une main pour étancher ce qui devait être un vestige de praliné sur ses lèvres à l’aide de son pouce. Ce fut comme si Olivia s’était faite stupéfixiée. Le corps tendu, elle resta stoïque devant lui, incapable de répliquer quoi que ce soit. Venait-il de nonchalamment lui toucher le visage suite à une entrevue de moins d’une minute ? Elle porta son annulaire gauche à l’endroit exact où il l’avait effleuré, comme pour se convaincre que cela venait de réellement se produire. Mais enfin, qu’est-ce que…

- Ah, enchanté, je m'appelle Fergus ! Et toi..?

Elle, elle s’appelait Olivia. Enchantée, c’était moins sûr. Mais bon, elle n’allait pas en faire toute une histoire. Il avait même le toucher plutôt doux. La bouche déformée de côté par une moue dédaigneuse, la demoiselle jaugea son interlocuteur et consentit à se présenter.

- Moi, c’est Olivia, s’intitula la sorcière en bombant la poitrine comme si l’énonciation seule de son prénom était un honneur en soi, mais vois-tu, je ne peux pas rester. J’ai cours. (Et elle insista sur l’intonation de ce dernier mot)

D’une virevolte princière qui fit ondoyer sa chevelure ébène, elle tourna le dos au Griffondor et le laissa comme deux ronds de flan. Au fur et à mesure qu’elle remontait les marches, son cartable pendu à son épaule, elle ressentit cependant une nausée subite. Oh non, il ne manquait plus que l’indigestion de chocolat. Elle interrompit sa progression, et fit volte-face, le teint verdâtre. Elle inspira une fois. Même le fait d’avaler de l’oxygène lui retournait les boyaux… Elle hissa un index formel et déglutit, les yeux mi-clos.

- …Tout bien réfléchi, escorte-moi jusqu’à l’infirmerie, articula-t-elle faiblement d’une voix aiguë et chevrotante.

Ce pauvre jeune homme n’allait surement rien y comprendre. Il y a à peine vingt secondes, elle le traitait comme un moins-que-rien, et voila qu’elle avait instantanément besoin d’une béquille pour la conduire en direction de chez la guérisseuse de Poudlard Amy Shields. Rebroussant chemin (avec précaution), elle rejoignit le Griffondor et lui encercla le coude depuis son bras droit, tout en s’appuyant sur son tronc. Chose assez malhonnête, ses gestes se firent plus tendres, son attitude plus souple, ses traits moins durs. Arquant le menton à son adresse, elle lui voua un de ses plus charmants sourires. Maintenant qu’elle nécessitait momentanément d’un secours. Mh, oui. Olivia savait être conciliante. Et pas forcément pour les meilleures raisons. Ce maintien lui permit de dévisager plus en détail le sorcier. Il avait des yeux plutôt rieurs, un minois gracieux, et il exhalait la bienveillance. Il affichait une naissante moustache qui virilisait sa mâchoire, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Elle songerait peut-être à être moins cruelle envers lui, à l’avenir…

Ponctué d’un battement de cils (de biche), elle pointa un couloir d’un mouvement de menton, afin d’inciter son partenaire à accéder à sa requête (et vite).


- Mal m’en a pris d’abuser de confiseries, se défendit Olivia d’un air innocent, tu voudrais bien m’y accompagner ? On décrit les Griffondors comme chevaleresques…
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Fergus Blake
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Fergus Blake, Ven 13 Oct 2017 - 22:56


Vraisemblablement, elle n'a pas apprécié que je la touche...

Je ne voulais que bien faire, mais il peut en effet m'arriver d'aller trop loin avec des inconnus. Elle se figea, puis me regarda d'un air plutôt dédaigneux. Bombant la poitrine, elle me révéla son prénom, Olivia. Elle a l'air d'avoir une forte idée d'elle-même, cette Olivia! Certes, c'est un beau prénom, mais de là à en bomber la poitrine pour en montrer l'importance...

- ... mais vois-tu, je ne peux pas rester. J’ai cours.

Elle a cours. Décidément, elle est drôle cette Olivia! Je me demande ce qui lui donne tant envie de mettre l'emphase sur elle. Elle me tourne le dos, ses cheveux foncés et ondulés frôlant presque mon visage par le fait même, puis elle se met à monter les marches. Bon, c'est pas plus grave que ça. Décidément, ça m'a changé de ma petite routine habituelle sans événements marquants. En même temps, vu l'importance qu'elle semble se donner, je n'étais pas certain de vouloir que ça s'éternise.

Oh, à quel point je m'étais trompé.

Alors que j'allais lui dire au revoir et retourner à mon parcours habituel vers ma salle commune, je la vois qui se retourne subitement. Elle n'a pas l'air bien du tout. Le doigt levé, elle articule tant bien que mal sa demande.

- …Tout bien réfléchi, escorte-moi jusqu’à l’infirmerie.

Ce n'est pas une question, ce n'est pas une demande. C'est un ordre. J'ai presqu'envie de lui dire de se débrouiller, mais je ne suis pas méchant à ce point. Ce changement d'attitude me surprend, mais en même temps je vois bien qu'elle veut seulement que je l'aide à se rendre à l'infirmerie, et rien de plus. À peine avais-je eu le temps d'hausser les épaules, qu'elle passait son bras autour du miens et s'appuyait sur moi. Je l'aidai à se tenir debout, maintenant que je n'avais de toute façon plus trop le choix de l'aider. Au moins, elle n'était plus si brusque et directe. Elle bougeait doucement et, ceci me déconcerta étrangement, me fit un chaleureux sourire. Ça lui fait bien, ce sourire, dommage qu'elle ne le montre pas plus. Je lui rendit son sourire, alors que je sentais très bien son regard qui m'observait. Puis, elle me pointa du menton le couloir à suivre, comme si je ne connaissais pas le chemin vers l'infirmerie après 7 ans à cette école.

- Mal m’en a pris d’abuser de confiseries. Tu voudrais bien m’y accompagner ? On décrit les Griffondors comme chevaleresques…

Chevaleresques? Peut-être, oui. J'avoue que je n'aurais pas su lui dire que je ne souhaitais pas l'accompagner. Étrangement, son ton est plus doux, innocent, maintenant. Peut-être est-elle seulement méfiante à la rencontre de nouveaux gens? Oui, ça doit être ça... Ou peut-être est-elle seulement manipulatrice... Non, je préfère rester sur ma première théorie, je ne voudrais pas lui trouver des défauts qu'elle n'a pas...

Ah, je suis trop gentil.

Nous marchons vers l'infirmerie, doucement, mais rapidement. J'essaie d'éviter tout mouvement brusque pour ne pas empirer son cas, mais je ne veux pas non plus qu'elle se vide l'estomac sur moi. Au fur et à mesure que nous avançons, je commence à trouver le silence insoutenable. Parfois, quelques secondes de silence avec quelqu'un qu'on ne connait pas tellement servent à installer un malaise.

- La prochaine fois, fais attention à ne pas trop te gaver! dis-je pour la taquiner.

Prendrait-elle bien cette taquinerie? Peut-être prendrait-elle ça personnel. Elle m'intrigue, en fait, cette Olivia. Elle a l'air d'avoir un sacré caractère. Pourtant, j'ai bien vu une douceur en elle. À bien y repenser, elle est bien contradictoire. Elle me fonce dedans, tombe sur moi, puis semble choquée que j'essuie un restant de sucrerie sur le bord de sa bouche, et ensuite elle me prend le bras et se repose sur moi pour que je la porte jusqu'à l'infirmière. Je soupire, je décide de laisser tout ça de côté pour l'instant. Autant lui laisser une chance.
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