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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Dans l'aile Ouest
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Aoi Baskerville
Serdaigle
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Aoi Baskerville, Mar 22 Aoû - 20:24


Tu nous as manqué aussi amour



Piquante comme d’habitude, la japonaise n’en attendait pas moins de la part de la vipère. Mais ce soir, elle paraissait particulièrement exaspérée de croiser la brunette. Un élément étranger à leur relation tout sauf saine affecterait-il l’humeur de la blonde, ou alors Aoi lui tapait-elle tellement sur les nerfs qu’elle en arrivait à ce point d’agacement à sa simple vue ? Cette fois ci, elle ricana. Leurs échanges étaient rafraichissants et confortaient la bleue dans son sentiment de supériorité.

- Ca va aller ? Tu vas pas trop m’inonder de ta clairvoyante lumière en restant ainsi sur mon passage ? On ne sait jamais après tout...

Ah, le côté acéré reprenait le dessus. Le sourire de l’aiglonne s’élargit. Cette fille n’était pas sa rivale pour rien après tout, elle avait du répondant. Les échanges de politesses étaient de rigueur entre elles depuis leur première rencontre, et il fallait dire qu’elles se croisaient assez souvent, alors elles avaient maintes occasions de se dire à quel point elles pensaient du bien l’une de l’autre. Adoptant une posture méprisante qui suintait l’insolence, la bleu et bronze toisa son vis-à-vis. Elle faisait vraiment négligée, avec sa chemise à moitié déboutonnée et sa cravate nouée n’importe comment, et elle paraissait fatiguée, presque malade. La considération aurait dû la pousser à abandonner une proie aussi mal en point, mais c’était plus fort qu’elle.

- J’ai peur de te rendre aveugle, tu ne dois pas côtoyer beaucoup de gens brillants.

La différence entre les vers de terre et les aiglons était une chose sur laquelle Aoi aimait appuyer. Elhiya était elle-même un exemple d’élève plus que moyenne, et c’était là leur tout premier sujet de discorde. Et à bien y réfléchir, c’était le seul. La bleue se rendit compte qu’en dehors de l’indéniable stupidité de la verte, elle ne connaissait rien d’elle. Bien évidemment, c’était largement suffisant pour alimenter des réflexions pour toutes leurs sympathiques entrevues, mais elle était curieuse de savoir de quoi d’autre elle pourrait bien se moquer. Peut-être que si elle la provoquait un peu, elle finirait par se trahir elle-même ?

- Tu es bien loin de ton trou dis moi. Tu sais ce que je trouve amusant ? C’est que je sais que si l’envie de rentre dans notre salle commune te prenait, tu n’arriverais pas à résoudre l’énigme, tu n’es pas assez maline. Je te conseille donc de ramper jusqu’aux cachots, c’est mieux pour toi.

Ses gestes démentirent ses paroles. Au lieu de se décaler pour laisser la voie libre à la serpente, elle planta ses pieds dans le sol, prête à poursuivre la blonde si l’envie lui prenait de vraiment suivre son conseille e de partir. Mais à vrai dire, elle doutait que ce soit là réaction de la verte et argent. D’après ses hiboux, elle était plus du genre à chercher une confrontation plutôt que de fuir. Fuir. Voilà un terme dont elle avait abusé du champ lexical dans ses courriers. L’azur se faisait à présent un plaisir de lui prouver qu’elle n’était en aucun cas un lâche.
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Elhiya Ellis
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Elhiya Ellis, Mer 30 Aoû - 10:16


Spoiler:
 

   La rendre aveugle ? Ho oui, par pitié que quelqu’un lui jette un maléfice pour ne plus voir cette fille dans les couloirs, les salles de classes ou même la grande salle, que quelqu’un ait un semblant de pitié et lui rende ce service ! Sans oublier bien entendu de lui ôter le sens de l’ouïe aussi, car entendre l’aiglonne était aussi horripilant que devoir scruter ses yeux gris où luisait continuellement cette lueur de défi au fond de ses prunelles. Cette Serdaigle devait s’ennuyer profondément pour n’avoir pour seule répartie que leurs éventuelles différences de résultat scolaire.. Maintenant c’était certains, à part ses bouquins, cette fille n’avait pas d’autres amis… Pas étonnant. Les livres c’était bien sympa, on y trouvait une mine d’information, de quoi s’évader ou s’oublier, mais si aucun autre être vivant ne pouvait partager avec vous autre chose, ça tournait en rond.

   D’un soupire agacé pour simple réponse, la blondinette roula des yeux. Les gens brillants ne sont pas uniquement ceux qui sont capable de réciter par cœur ce qu’ils avaient lu dans un grimoire. Ce serait bien trop réducteur, et surtout stérile. Il fallait être capable de se forcer ses propres opinion, être un minium ouvert d’esprit et plein de jugeote pour etre ce qu’on appelait brillant. Or, ce genre de détail dépassait la jolie métisse. Peut-être qu’être mignonne et assidue en cours le lui avait fait sortir ce petit détail de la tête. Un léger sourire mesquin ourla inconsciemment ses lèvres alors que la brune se faisait piquante et divertissante.

   Les gestes de l’Azur ne collaient pas avec ses mots. Elle lui intimait bien de quitter le couloir qui menait à la salle commune des aigles, mais empêchait toute sortie possible, se piquant sur le trajet en une demande silencieuse étrange. Besoin profond de compagnie ou de se distraire un peu avant de se coucher, dans les deux cas la manœuvre était ridicule et arracha un faible pouffement moqueur à la Verte.

   « Ho, nul besoin de résoudre l’énigme de votre salle commune, il y’a bien assez de tes comparses bloqués devant la porte pour ne pas gonfler les rangs. »


   A bien y repenser, c’était quand même sadique et mesquin de laisser leurs premières années plantées devant leur statuette de piaf, obligés de se creuser la cervelle pour avoir le droit à un peu de repos. A moins que le but été d’amplifier leur égo à chaque fois qu’ils avaient pu trouver la réponse à leur énigme. Histoire d’en faire de parfait petit monstre de suffisance comme cette asiatique. Hautaine et agaçante, elle aurait fait une parfaite Verte au finale. L’idée dessina sur son visage un sourire narquois.
 
« D’autant plus qu’il semblerait que tu m’aimes trop pour vouloir me laisser partir. C’est mignon… Le majestueux aigle aux griffes faussement acérées n’est en fait qu’un oisillon tombé du nid ? Veux tu peux être que je te fasse une place dans notre nid de vipère pour que tu te sentes moins seule ? Tu as l’air de mourir d’envie d’y aller »

   Lui adressant un large sourire carnassier, Elhiya toisait son interlocutrice qui barrait le chemin. Pour peut, cette fille était presque amusante à se croire supérieure au monde. Malheureusement, vu l’heure et la nécessité de revêtir des vêtements plus confortable, jouer un peu avec ce petit poussin qui essayer de picoter n’étais pas au programme. Plus tard peut-être.. Du coup, penchant la tête sur le côté pour voir l’espace que la Bleue laissait, la blonde soupira doucement, à moins de la pousser et donc créer un quelconque contact physique, elle ne pouvait pas partir par là.

   « Dis-moi, t’as pris un peu de poids non ? Tu prends toute l’allée, tu vas gêner tout le monde en plus de me forcer à rester en tas lumineuse compagnie. »


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Olivia Cordell
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Olivia Cordell, Mar 10 Oct - 23:39


Qui c'est, le début d'une histoire ? RP avec Fergus Blake.

Agenouillée le long de ses mollets en plein coeur de la salle commune des Serdaigles, Olivia engloutit un nouveau praliné parmi tous ceux qu’elle avait déjà dévoré, ses lèvres barbouillées de cacao. Dans le creux de son bras droit gisait une boîte de chocolats entamée et bientôt vide. Nous étions au beau milieu de l’après-midi, et la petite effrontée avait préféré s’éclipser dans sa tour pour déguster quelques douceurs envoyées par son père à l’aide d’un hibou grand duc, au lieu de suivre assidument un de ses cours prévus dans l’heure. À proximité de ses cuisses reposaient les défunts emballages de nombreuses autres confiseries aussitôt ingurgitées, comme des patacitrouilles, pâtes de fruits, fondants du chaudron, chocogrenouilles, caramels et berlingots… La plupart du temps, elle était seule, mais si quelques Serdaigles flâneurs osaient un coup d’oeil dubitatif sur son activité buissonnière, elle n’hésitait pas à les fusiller d’un regard noir. Que leur importaient son comportement, ils n’avaient pas à s’en mêler de toute manière !

Tambourinant sa poitrine, elle éructa bruyamment, rassasiée, sans vraiment accorder de crédits à la petite Serdaigle de première année présente qui interrompit son action dans une grimace désapprobatrice. Olivia se redressa, épousseta son uniforme des quelques papiers collants obstinés à adhérer au tissu, et leva les yeux vers une des horloges antiques de la pièce. Elle hoqueta de surprise. Dans moins de cinq minutes, son prochain cours de divination commencerait, et si on pouvait encore lui pardonner d’être absente pour une heure, il n’en serait pas de même pour deux successives. Surtout pour une raison aussi futile que la dégustation de bonbons. Elle bondit sur sa serviette en cuir, en ôta les précédentes matières superflues et se mit en quête du matériel nécessaire à la voyance. Soudainement affolée, elle paniqua inutilement à retrouver et ordonner ses affaires, balaya les sucreries résiduelles derrière un angle d’armoire et se jeta hors de la salle commune en repoussant violemment le gond de la porte d’entrée, ce qui fit pester le heurtoir en forme de rapaces qui cogna le mur.

-
Hey ! Tu pourrais faire plus attention ! Se défendit-il, le bec usé.

Olivia soupira d’indifférence. Que ces meubles pouvaient être susceptibles ! Il était en métal, il ne risquait pas de réellement souffrir d’une collision, non ? Mais l’architecture de Poudlard ferait n’importe quoi pour attirer l’attention. Il suffisait de mentionner les nombreux tableaux vivants qui, las de leur assommante existence, se divertissaient en espionnant la vie au château. D’ailleurs, l’ennuyeux Chevalier du Catogan se mit à la poursuivre de peintures en peintures, chevauchant son grotesque poney corpulent et moulinant de sa courte épée.

-
Aha ! Je vous sens en profonde difficulté, jeune jouvencelle ! Révélez-moi la menace que vous tentez vainement de semer, et je l’occierai pour vous !

- Mais de quoi tu parles ? Rétorqua Olivia en haussant un sourcil impatient, j’essaie juste d’être à l’heure pour ma prochaine leçon !

Le cavalier rompit sa chasse, déconcerté, et singea un geste en direction des lèvres ; « Au fait, vous avez du… sur… ». Mais Olivia, trop éloignée et absorbée dans sa course, n’entendit pas la fin de son avertissement. En sens inverse, elle croisa (et bouscula) ce qui semblait être des élèves de Griffondor, docilement groupés. La Serdaigle, essoufflée, s’octroya quelques secondes de répit pour reprendre son souffle, à la lisière de l’escalier menant à la divination, en s’appuyant sur la rambarde. Le reste de ses camarades devaient patienter en haut. Elle se cambra en arrière dans un râle plaintif. Courir en ayant la panse pleine de chocolats lui avait donné mal au ventre. D’une main, elle ramena sa tignasse de cheveux en arrière et amorça la montée des marches. Une voix familière lointaine lui parvint peu après aux oreilles.

-
Ôla damoiselle ! Tout compte fait, je vous rattrape ! À la frontière de vos lipes, se trouve du…

- Encore toi !? Rugit l’adolescente en écarquillant des paupières et en tournant son visage vers le chevalier servant, t’as pas mieux à faire que de harceler les jeunes fi…?

Sa formulation se perdit dans le vacarme d’un impact entre elle et un second élève. Distraite, elle avait percuté le gabarit d’un Griffondor. Un balai aérien de livres se dispersa, certains bouquins les touchant.
Olivia grogna et arracha de la surface de son crâne un manuel ouvert d’où pendouillait un marque-page rouge. Avec vigueur, elle l’éjecta sans ménagement à ses genoux et dévisagea avec mépris celui qui fut son obstacle il y a un instant.

-
Comme si j’avais du temps à perdre ! S’apitoya la Serdaigle en se penchant et en regroupant chaque recueil disséminé sur les marches de l’escalier d’un geste ferme pour ensuite les tendre résolument vers le jeune homme.

Instantanément, elle remarqua une empreinte marron qui tâchait une reliure. Portant ses doigts à l’encontre de son visage, elle s’aperçut enfin du chocolat présent sur sa bouche. Confuse, et au moyen de sa manche, elle effaça avec véhémence les indices de son vice. Le rouge aux joues, Olivia repoussa le monticule d’ouvrages dans le renfoncement ventral de son interlocuteur (fidèle à l’attitude bourrine qu’elle pouvait avoir). Ses iris ricochèrent entre l’étudiant et la couverture en tête du tas de livres, puis Olivia s’accroupit pour se mettre à son niveau.

-
Qu’est-ce que c’est ? Demanda-t-elle en saisissant l’écrit, on dirait un roman moldu. « Veronika décide de mourir » ? L’histoire n’a pas l’air très réjouissante…
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Fergus Blake
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Fergus Blake, Mer 11 Oct - 23:22


Ah, la divination, quel cours palpitant. Je suis arrivé une demi-heure en retard tellement j'avais hâte d'y assister!

Non, je n'ai pas oublié de m'y rendre. J'ai vu l'heure, plus tôt. Je me suis dit qu'il était l'heure de mon cours de Divination, et pourtant j'ai décidé d'attendre un peu. J'avais une lettre de mes parents devant moi qui me demandaient des nouvelles. Enfin, qui me demandaient de bonnes nouvelles. Tout va bien à l'école? Tu as de bonnes notes? Oui, oui. Aucune question sur mon plaisir, mes relations. Une fille en vue? Un jeune homme? Des amis? Tu vas bien? Que fais-tu de tes temps libre? Non, rien de tout ça. Je soupirai, jetai la lettre dans le feu. J'aurais bien aimé leur parler de Lorelaï, une superbe rencontre, ou du roman qu'elle m'a conseillé que je me suis mis à lire, un roman moldu, Veronika décide de mourir. Je me couchai sur un divan de la salle commune pour une vingtaine de minutes avant de ramasser mes livres, sans oublier le fameux roman.

Le professeur remarqua mon entrée dans le cours, mais décida de continuer son monologue. Un simple dévisagement me fit comprendre que j'allais probablement faire perdre quelques points à Gryffondor. Je pris place dans le fond de la classe, j'ouvris mes livres, essayant d'écouter. Malheureusement, mon attention a décidé aujourd'hui de ne pas se montrer, et je suis donc impuissant. Il n'y a rien à faire, je ne peux me concentrer sur la matière. Le coude posé sur la table, je retenais ma tête dans ma main. J'attendais la fin du cours avec impatience.

Que vais-je faire après le cours? Je pourrais sortir, prendre l'air, mais je n'ai pas remarqué s'il fait beau dehors. Sinon je pourrais toujours aller dans la salle commune, me reposer. Peu importe. Après 7 années ici, j'ai commencé à faire le tour de l'école... J'aimerais pourtant être surpris aujourd'hui. Sortir un peu du quotidien. Ça doit être ce livre qui me fait penser comme ça.

Tout le monde se lève! C'est fini! Je ramasse lentement mes affaires avant de me diriger vers la sortie. Je descend l'escalier, je m'enfuis de cette salle de divination. Perdu dans mes pensées, je n'ai pas remarqué la Serdaigle qui, en se retournant, me fonça dedans. Mes livres volèrent dans les airs, et l'instant d'après je m'éclate le dos sur les marches, avec une drôle d'étudiante au visage taché de ce qui semble être du chocolat qui me tombe dessus.

- Comme si j’avais du temps à perdre !

Je restai légèrement surpris. Aucune excuse, elle me rentre dedans et se plain directement après. Bon, au moins, elle ramasse mes livres. Je décidai de lui sourire, de ne pas lui rendre son attitude. De toute façon, ça fait un événement, une anecdote, ça change de la routine! Me tendant les livres, j'essuyai le restant de chocolat qu'elle avait laissé sur la reliure, alors qu'elle s'essuya rapidement la joue, visiblement gênée. Je vis son regard vert-d'eau se promener entre moi et mes livres, alors qu'elle me les poussa dans le ventre. Décidément, cette jeune fille ne fait pas très attention. À peine étais-je en train d'attraper ma pile de livres qu'elle reprit le roman.

- Qu’est-ce que c’est ? On dirait un roman moldu. « Veronika décide de mourir » ? L’histoire n’a pas l’air très réjouissante…

Ah, sa voix sonne tout de suite plus belle, moins insultante.

- Oui, c'est un roman moldu... L'histoire n'a pas l'air réjouissante, mais elle l'est un peu, en fait! C'est une très belle oeuvre!

Je regardai son visage de plus près, elle avait un certain charme, caché derrière une sorte d'attitude un peu difficile à décrire. Je remarquai un petit restant de chocolat près de sa bouche et l'essuyai avec mon pouce.

- Ah, enchanté, je m'appelle Fergus! Et toi..?

Je lui tendis la main.
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Olivia Cordell
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Olivia Cordell, Jeu 12 Oct - 22:55


L’insolente Serdaigle s’aperçut bien vite de l’impétuosité de sa conduite. C’était de sa faute si elle était en retard, et elle n’avait pas à le faire payer à ses semblables. Olivia fronça les sourcils en caressant la tranche reliée du roman depuis son index. C’était plus fort qu’elle, il fallait que tout tourne autour de sa petite personne. Elle avait ainsi la sensation de capter l’attention. D’une certaine manière, c’était rassurant à ses yeux. Elle craignait aussi que trop de sympathie n’encourage les gens à abuser de sa confiance. C’est vrai quoi, tu offres un doigt, ils te prennent le bras. L’idéal, c’était de garder le contrôle. À cette pensée, Olivia hocha brièvement la tête, les yeux fixes, comme pour la valider. Oui, tout à fait, rien ne clochait chez elle. Elle ne faisait que… se protéger ? Le jeune homme qu’elle avait brutalisé répondit sans rancoeur à sa question.

- Oui, c'est un roman moldu... L'histoire n'a pas l'air réjouissante, mais elle l'est un peu, en fait ! C'est une très belle oeuvre !

Sur ces propos, l’étudiante brune lui parvint un coup d’oeil sceptique, presque renchéri. Ah bon, s’il le disait… Peut-être qu’il s’agissait d’un récit captivant. Malgré une réaction peu engageante de sa part, Olivia considéra le fait que ce Griffondor s’intéresse à la littérature moldue. Lui ne devait pas faire parti de ces intolérants de sorciers purs qui méprisaient les non-mages. La Serdaigle reconduit une mèche de cheveux rebelle à l’arrière d’une oreille et leva le nez. Sans qu’elle s’y attende, le garçon avait avancé une main pour étancher ce qui devait être un vestige de praliné sur ses lèvres à l’aide de son pouce. Ce fut comme si Olivia s’était faite stupéfixiée. Le corps tendu, elle resta stoïque devant lui, incapable de répliquer quoi que ce soit. Venait-il de nonchalamment lui toucher le visage suite à une entrevue de moins d’une minute ? Elle porta son annulaire gauche à l’endroit exact où il l’avait effleuré, comme pour se convaincre que cela venait de réellement se produire. Mais enfin, qu’est-ce que…

- Ah, enchanté, je m'appelle Fergus ! Et toi..?

Elle, elle s’appelait Olivia. Enchantée, c’était moins sûr. Mais bon, elle n’allait pas en faire toute une histoire. Il avait même le toucher plutôt doux. La bouche déformée de côté par une moue dédaigneuse, la demoiselle jaugea son interlocuteur et consentit à se présenter.

- Moi, c’est Olivia, s’intitula la sorcière en bombant la poitrine comme si l’énonciation seule de son prénom était un honneur en soi, mais vois-tu, je ne peux pas rester. J’ai cours. (Et elle insista sur l’intonation de ce dernier mot)

D’une virevolte princière qui fit ondoyer sa chevelure ébène, elle tourna le dos au Griffondor et le laissa comme deux ronds de flan. Au fur et à mesure qu’elle remontait les marches, son cartable pendu à son épaule, elle ressentit cependant une nausée subite. Oh non, il ne manquait plus que l’indigestion de chocolat. Elle interrompit sa progression, et fit volte-face, le teint verdâtre. Elle inspira une fois. Même le fait d’avaler de l’oxygène lui retournait les boyaux… Elle hissa un index formel et déglutit, les yeux mi-clos.

- …Tout bien réfléchi, escorte-moi jusqu’à l’infirmerie, articula-t-elle faiblement d’une voix aiguë et chevrotante.

Ce pauvre jeune homme n’allait surement rien y comprendre. Il y a à peine vingt secondes, elle le traitait comme un moins-que-rien, et voila qu’elle avait instantanément besoin d’une béquille pour la conduire en direction de chez la guérisseuse de Poudlard Amy Shields. Rebroussant chemin (avec précaution), elle rejoignit le Griffondor et lui encercla le coude depuis son bras droit, tout en s’appuyant sur son tronc. Chose assez malhonnête, ses gestes se firent plus tendres, son attitude plus souple, ses traits moins durs. Arquant le menton à son adresse, elle lui voua un de ses plus charmants sourires. Maintenant qu’elle nécessitait momentanément d’un secours. Mh, oui. Olivia savait être conciliante. Et pas forcément pour les meilleures raisons. Ce maintien lui permit de dévisager plus en détail le sorcier. Il avait des yeux plutôt rieurs, un minois gracieux, et il exhalait la bienveillance. Il affichait une naissante moustache qui virilisait sa mâchoire, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Elle songerait peut-être à être moins cruelle envers lui, à l’avenir…

Ponctué d’un battement de cils (de biche), elle pointa un couloir d’un mouvement de menton, afin d’inciter son partenaire à accéder à sa requête (et vite).


- Mal m’en a pris d’abuser de confiseries, se défendit Olivia d’un air innocent, tu voudrais bien m’y accompagner ? On décrit les Griffondors comme chevaleresques…
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Fergus Blake
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Fergus Blake, Ven 13 Oct - 22:56


Vraisemblablement, elle n'a pas apprécié que je la touche...

Je ne voulais que bien faire, mais il peut en effet m'arriver d'aller trop loin avec des inconnus. Elle se figea, puis me regarda d'un air plutôt dédaigneux. Bombant la poitrine, elle me révéla son prénom, Olivia. Elle a l'air d'avoir une forte idée d'elle-même, cette Olivia! Certes, c'est un beau prénom, mais de là à en bomber la poitrine pour en montrer l'importance...

- ... mais vois-tu, je ne peux pas rester. J’ai cours.

Elle a cours. Décidément, elle est drôle cette Olivia! Je me demande ce qui lui donne tant envie de mettre l'emphase sur elle. Elle me tourne le dos, ses cheveux foncés et ondulés frôlant presque mon visage par le fait même, puis elle se met à monter les marches. Bon, c'est pas plus grave que ça. Décidément, ça m'a changé de ma petite routine habituelle sans événements marquants. En même temps, vu l'importance qu'elle semble se donner, je n'étais pas certain de vouloir que ça s'éternise.

Oh, à quel point je m'étais trompé.

Alors que j'allais lui dire au revoir et retourner à mon parcours habituel vers ma salle commune, je la vois qui se retourne subitement. Elle n'a pas l'air bien du tout. Le doigt levé, elle articule tant bien que mal sa demande.

- …Tout bien réfléchi, escorte-moi jusqu’à l’infirmerie.

Ce n'est pas une question, ce n'est pas une demande. C'est un ordre. J'ai presqu'envie de lui dire de se débrouiller, mais je ne suis pas méchant à ce point. Ce changement d'attitude me surprend, mais en même temps je vois bien qu'elle veut seulement que je l'aide à se rendre à l'infirmerie, et rien de plus. À peine avais-je eu le temps d'hausser les épaules, qu'elle passait son bras autour du miens et s'appuyait sur moi. Je l'aidai à se tenir debout, maintenant que je n'avais de toute façon plus trop le choix de l'aider. Au moins, elle n'était plus si brusque et directe. Elle bougeait doucement et, ceci me déconcerta étrangement, me fit un chaleureux sourire. Ça lui fait bien, ce sourire, dommage qu'elle ne le montre pas plus. Je lui rendit son sourire, alors que je sentais très bien son regard qui m'observait. Puis, elle me pointa du menton le couloir à suivre, comme si je ne connaissais pas le chemin vers l'infirmerie après 7 ans à cette école.

- Mal m’en a pris d’abuser de confiseries. Tu voudrais bien m’y accompagner ? On décrit les Griffondors comme chevaleresques…

Chevaleresques? Peut-être, oui. J'avoue que je n'aurais pas su lui dire que je ne souhaitais pas l'accompagner. Étrangement, son ton est plus doux, innocent, maintenant. Peut-être est-elle seulement méfiante à la rencontre de nouveaux gens? Oui, ça doit être ça... Ou peut-être est-elle seulement manipulatrice... Non, je préfère rester sur ma première théorie, je ne voudrais pas lui trouver des défauts qu'elle n'a pas...

Ah, je suis trop gentil.

Nous marchons vers l'infirmerie, doucement, mais rapidement. J'essaie d'éviter tout mouvement brusque pour ne pas empirer son cas, mais je ne veux pas non plus qu'elle se vide l'estomac sur moi. Au fur et à mesure que nous avançons, je commence à trouver le silence insoutenable. Parfois, quelques secondes de silence avec quelqu'un qu'on ne connait pas tellement servent à installer un malaise.

- La prochaine fois, fais attention à ne pas trop te gaver! dis-je pour la taquiner.

Prendrait-elle bien cette taquinerie? Peut-être prendrait-elle ça personnel. Elle m'intrigue, en fait, cette Olivia. Elle a l'air d'avoir un sacré caractère. Pourtant, j'ai bien vu une douceur en elle. À bien y repenser, elle est bien contradictoire. Elle me fonce dedans, tombe sur moi, puis semble choquée que j'essuie un restant de sucrerie sur le bord de sa bouche, et ensuite elle me prend le bras et se repose sur moi pour que je la porte jusqu'à l'infirmière. Je soupire, je décide de laisser tout ça de côté pour l'instant. Autant lui laisser une chance.
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Olivia Cordell
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Olivia Cordell, Mar 24 Oct - 23:23


Blottis l’un contre l’autre, ils entamèrent une marche empruntée, Fergus chancelant sous le poids d’Olivia qui n’aidait en rien dans leur déambulation. Satisfaite, elle se félicitait intérieurement que ses flatteries aient fonctionnées. Qu’ils étaient dociles ces Griffondors. La Serdaigle s’en moquait ouvertement, mais elle n’était pas insensible à la mansuétude du jeune homme. Même si en l’occurence, la situation pouvait l’ennuyer, il n’avait pas cherché à se débiner, c’était estimable. Elle fut surprise qu’il soit aussi prévenant, ils avançaient à petits pas de geisha, tout en douceur, sans bruit. Probablement trop calme au goût du sorcier qui rompit le mutisme réciproque. Olivia voulait bien aussi l’admettre, ce couloir silencieux attisait le malaise.

- La prochaine fois, fais attention à ne pas trop te gaver ! Lui conseilla l’élève, sur le ton de la plaisanterie.

Cette remarque la fit se pétrifier comme une statue de glace. Elle entrouvrit la bouche dans un rictus sarcastique d’où aucun mot ne sortit. Se gaver. Elle ne s’était pas gavée ! Ce sont les oies, que l’on gave. Elle avait intelligemment dégusté des mignardises jusqu’à l’excès, nuance. Son menton pencha vers l’avant, les yeux baissés et elle expulsa un soupir sonore contrarié. En quelques secondes, elle ré-adopta ce petit air suffisant qui lui était si familier. Sa bouche s’arc-bouta, en une moue revêche. Susceptible ? Oh, à peine. Son père, Finley Cordell, s’était amusé un jour, à la surnommer « Pandore », pour souligner le panel de défauts qu’elle pouvait offrir. Certes, il lui arrivait d’exagérer, mais dans l’immédiat, il fallait consentir que Fergus manquait de tact. Comme pour manifester son mécontentement, Olivia lui étreignit douloureusement le bras. Elle n’aurait su dire s’il avait esquissé la moindre grimace, mais à présent, elle refusait de lui accorder un seul regard.

Elle comptait relâcher son étreinte à l’angle du corridor et le planter là comme un Botruc, mais une apparition subite lui fit dresser les cheveux sur la tête. En effet, le fantôme de Poudlard, ambassadeur des Griffondors plus précisément (quelle coïncidence !), surgit du mur à leur droite, et traversa la jeune fille dans son élan. Au contact de l’ectoplasme translucide, Olivia ressentit un frisson électrique lui parcourir l’échine. Elle aurait cru avoir reçu un seau d’eau glacée. Frigorifiée, elle s’immobilisa quelques instants. Nick Quasi-Sans-Tête, lui, freina sa course et s’inclina à sa manière (c’est à dire en fléchissant son cou guillotiné en guise de révérence), à la fois bienheureux de rencontrer un camarade de sa maison, et désolé du désagrément produit sur la Serdaigle.


- Temps radieux pour une journée d’automne, ne trouvez-vous pas ?… Oh, veuillez m’excuser, mademoiselle.

Le teint pâle, Olivia secoua sa main devant son visage comme pour chasser une mouche, et se contenta de répondre un faible « Non, tout va bien. ». Mais non, en fait, tout allait mal. Cette douche froide de spectre lui avait donné de nouveaux haut-le-coeur irrépressibles. Elle avait atrocement envie de vomir. Les paupières closes, elle plaqua une paume de main contre ses lèvres. Il fallait qu’elle se recentre sur elle-même, qu’elle oublie cette désagréable sensation qu’elle avait ressenti. L’écho de la voix de l’esprit qui entamait une discussion polie avec Fergus retentit dans sa boîte crânienne. Oh non, elle ne se sentait pas bien. L’infirmerie lui semblait à la fois si proche et si loin. Elle ne pouvait pas flancher maintenant, pas devant des témoins. Olivia prit une profonde inspiration.

- Grâce aux températures idéales de ces dernières semaines, les équipes de Quidditch doivent être dans leurs petits souliers pour s’entrainer. Celle des Griffondor me semble plus en forme que jamais ! Prenez Merry K. Harper, l’attrapeuse ? Vous l’auriez vu, vendredi dernier, rafler le Vif d’Or, au nez et à la barbe de…

- BLEUAAargh !

Bon. Voila. Nous y étions. Olivia aurait bien voulu éviter cette fatalité. Quelle honte, vraiment. Agenouillée, le dos courbé, la chevelure renversée, elle venait de régurgiter ce qui avait fait office de goûter. De la tête aux pieds, elle tremblait et n’osait pas relever les expressions révulsées (ou stoïques ?) qu’elle aurait à affronter. Quelle humiliation. Ne pas penser. Elle tendit une main confuse dans la poche de sa robe, en extrayait sa baguette et fit tout disparaître d’un #recurvite. Puis, titubante mais soulagée, elle se redressa sans les regarder. Dans sa main gauche se trouvait un mouchoir qu’elle tamponnait discrètement contre sa mâchoire.

- Et bien, ma chère, se permit Nick après constatation et une certaine déception dans la voix, je regrette de vous être passé au travers, mais je ne pensais pas vous provoquer un tel effet…
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Elhiya Ellis
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Elhiya Ellis, Dim 26 Nov - 16:28



Too late To take me back


Plus d'un mois, on pique la place si souci me MP :kiss:
Pv Ulysse.
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LA accordé.

Quelques notes

Nausée prenante, étourdissement persistant, bourdonnement sonore, ce transplanage était assez violent. Et pour couronner le tout, il ne neigeait même pas. La pluie avait ici aussi pris ses aises, ruisselant encore sur mon visage, collant mes cheveux sur mon front, rafraîchissant agréablement mes yeux rougis. J'ignorais si quelques dernières larmes mortes se mêlaient à la danse des goutelettes d'eau sur ma peau, mais les sillons dessinés sur mes joues rebondies me picotaient desagreablement.

L'air frais vivifiant s'engouffrait sous ma cape de sorcière détrempée, m'etreignant de frissons glacés revigorants. Ma Conscience bafouée avait enfin fini d'essayer de communiquer avec moi, laissant place à... à ce qui avait bien voulu prendre la place... Le chagrin de la perte de Lucy persistait, vaguement, mais ce n'etait plus le carburant à ma culpabilité.  Le poids étouffant mon coeur avait fui, laissant les mains vicieuses de la colère et la vengeance  m'enlacer à nouveau. Sauf que cette fois, elles ne seraient pas les guides de ma baguette.

Il avait fallut que je sois pétrifiée d'effroi, chaque centimètre carrée de ma peau en prise aux tremblements, asphyxiée, abandonnée par l'espoir, pour arriver à voir plus clair. Se lamenter, se perdre dans des éventualités possibles, sourire en pretendant que tout allait bien... ce genre de futilité d'enfant n'était qu'une perte de temps, maintenant je le voyais....

Alors que j'avais passé des nuits entières  à pleurer la disparition de ma blondinette, les véritables coupables, eux, vivaient insouciament. Bien entendu je ne pouvais rien y faire à mon niveau. Mais le sentiment d'impuissance qui me collait à la peau depuis ce tragique jour avait enfin trouvé le moyen de se taire. Ce n'etait pas ma faute. Ce n'etait pas moi qui avait choisi de ne pouvoir faire parler ma brindille aux yeux de tous. Ce n'etait-pas-ma-faute. C'etait évident.


L'idée avait mis un petit moment à faire son chemin. Pourtant, elle était là, bien encrée, vibrante. Être en retrait, vivre entre parenthèse, prétendre, réconforter, écouter alors qu'on me demandait de n'être que la copie d'un autre mouton formé par Poudlard,  je ne pouvais plus. Mes levres s'ouleront que si j'en avais envie, les mots seront doux que si cela m'était utile, la brindille parlerait si cela s'averait nécessaire. Ça aurait pu aider ma belle, lui offrir quelques instants de plus dans ce monde hypocrite et faux, ca aurait pu si je n'avais pas été si faible....

Les doigts resserrés en frustration me lancèrent douloureusement,  me forçant à regarder leur état tout en rentrant dans l'abri éphémère du château. Mes phalanges avaient méchamment  frotté contre le bitume, arrachant quelques minces pellicules de peau fragile. Mes bouts des doigts s'étaient raccrochés au sol dans un désir de survi tachant mes ongles de sang séché.  Je pouvais encore sentir le raclement de ceux-ci sur le tarmac, menaçant de se briser alors que mes genoux frappaient également le goudron sans ménagement..

Ce n'etait que maintenant que je remarquais les tâches carmines imbibant et collant mon pantalon. Ce n'etait qu'à la faible lueur de la lune que j'appercevais le tremblement de mes mains encore secouées par leur rencontre avec mes choix et le test d'apprentissage prodigué par une Ombre salvatrice. Un corps fatigué par le manque de sommeil et les heures larmoyantes gaspillées. Je devais prendre un remontant, avaler un truc, un peu de sucre avant de m'effondrer dans mon lit après un baiser sur le front d'Eury. Un biscuit, un chocolat, quoi que ce soit... un #Revigor murmuré pour arriver à traverser le hall d'entrée et rejoindre en toute discression les cuisines...

Mes pas connaissaient le chemin par coeur. J'en avais perdu des heures dans cette pièce. Que ce fusse pour calmer une insomnie, les nerfs, mon ennuie ou juste pour récupérer de quoi tenir la soirée. Les traces d'eau dans mon sillage souillait le carrelage de quelques perles de sang et de boue s'échappant de mes vêtements. Niveau discrétion il y'avait mieux, mais l'arrivée impromptue d'un préfet ne m'inquietait pas plus que le passage possible d'un membre du personnel..

Pourtant, je me retrouvais dans un premier temps dans  l'aile ouest, comme si une part de moi cherchait inconsciemment à trouver Aoi,  debout, dans l'ombre, l'uniforme tiré à 4 épingles, son regard méprisant continuant à me provoquer. Je ne lui avais jamais rien fait, c'etait un tord que j'aurai pu corriger cette nuit... Mais le gargouillis de mon estomac, privé depuis plusieurs jours me rappelait à  l'ordre. Le divertissement attendra, je n'etais pas en état, autant l'avouer...


Perte de temps sans fin, retour vers les cuisines... Du revers de ma manche dégoulinante, j'avais poussé le ventail de la porte, inspirant avec peine les effluves doucereuses de la pièce. La gorge encore irritée par la brume étouffante des quais provoqua un léger toussement non contrôlé. Adieu possible invisibilité. Tant pis... en plus j'étais pas seule... soupir échappé...

Sans un regard à la silhouette présente, sans un mot à son attention j'avais été récupérer manuellement une grande tasse, du lait, du chocolat en morceau, de la crème et une casserole et me posait devant la gaziniere espérant pouvoir conserver ce semblant de tranquillité.
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Ulysse Daiklan
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Ulysse Daiklan, Dim 26 Nov - 21:02


To late to take me back.

L.A accordé | PV Elhiya


Une autre nuit passée à marcher dans le dédale des couloirs de Poudlard. Une autre faim capricieuse qui vous tiraille les entaille lorsque vous restez éveillé trop tard durant la nuit. Une tenue, enfilée rapidement. Faillit mettre ma licorne ou mon dragon, mais non, la flemme. J’enfilais le premier bas de survêtement et tee-shirt qui atterrissait sous ma main avant de sortir silencieusement du dortoir baguette en main. Dans l’âtre le feu de la salle commune semblant brûler éternellement.

Mon estomac me rappelle à l’ordre dans un grognement grutal. Oui ça va j’ai compris. Je m’avance vers la porte et pousse la grosse dame pour sortir. Je fais ça tellement souvent qu’elle ne se réveille même plus. C’est pratique, plus de discrétion. Mes pieds nus parcourent le château jusqu’à un endroit bien précis. Les cuisines. Traverser les couloirs et…..

Tic tac toc t-t-t-t-tttttttt.

Je grimace, ma baguette personnalisée toujours en main je me baisse cherchant à tâtons ce que j’ai pu faire tomber. Hors de question d’allumer la lumière, n’y pensez même pas. Cela réveillerait des tableaux qui iraient directement chercher Mister Dame. J’ai déjà de la chance que ça ne les a pas réveillé là… Bref, je capture rapidement le trouble-fait. Ou la trouble-fait plutôt, ma seconde baguette qui n’avait à priori rien à faire là. J’ai dû l’oublier la dernière fois que je suis allé courir. Je retiens un soupire entre mes lèvres et la range, callé entre mon sous-vêtement et ma cuisse, sur le côté. Au moins là j’pense qu’elle ne tombera pas.

Bref, direction : Manger. Vite arrivé à coté de la salle des pouffsoufle. Ouvrir l’antre de la nourriture et prendre un truc qui peut faire plaisir. J’hésite. Beaucoup. Mais après ça je décide de me faire de la purée accompagnée d’une côte de bœuf. La base quoi. Puis vu l’heure je préfère le faire manuellement, surtout que les elfes doivent être allé dormir là je pense. M’enfin bon pas grave, je vais faire cuir mes patates, accéléré un peu magiquement, je l’avoue. M’enfin, ça compte. Assis seul à ma table je commence à manger, mes pensées vagabondant au loin, parmis mes envies de vengeance. Je ne vais pas pouvoir compter sur les autres pour mener à bien mon combat. Il faut que je sois fort. Moi. Seul. Sans que les autres ne viennent à mon secours alors que c’est moi qui veut les aider.

Le silence installé, seulement perturbé par le son de mes pensées. Mon plat chaud qui traverse doucement ma gorge. La porte s’ouvre, je crois que je vais tuer quelqu’un, quelqu’un qui tousse aparement. Même pas le temps de me plaindre de ne jamais pouvoir être seul que mon regard se bloque sur l’intrus et mon estomac se tords. Elle ne me regarde pas, elle avance, comme si elle essayait d’oublier le monde. Son état est… Lamentable, je suis complètement figé devant ça. Je la regarde prendre ses affaires, du lait, quelques petits ingrédients, comme si tout était normal. Ça ne l’est pas. J’avale un dernier morceau de bœuf pour me donner du courage avant de me lever. Elle, dos à moi, je pointe ma baguette sur elle.

- Consectetuer Dryer

Ses vêtements sèches, comme attendu, seuls ses cheveux sont encore trempés, m’enfin bon. Je m’approche doucement, me mettant à coté d’elle pour voir l’étendue des dégâts. Mon ventre se tord de nouveau, ma mâchoire de serre. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais cela ne me plait pas. M’enfin, ce n’est pas ce dont elle doit avoir besoin pour l’instant. Je regarde ses mains ensanglantées et sans même lui laisser le choix, je les capture et les met face à moi en balançant ma tête de gauche à droite.

- Episkey

Les traces disparaissent, lentement. Sûrement. Implacablement. Sur l’une main, puis sur l’autre. Je regarde ce qui a attiré l’œil pendant qu’elle marchait et me met à genoux. Ce n’est pas beau. Vraiment pas. Je pourrais sentir ma pupille se contracter. Ca ne me plait vraiment pas. Je murmure le même sort de soin pour faire disparaitre les traces mais le rouge reste accolé au tissu. Je passe ma main dans le trou de son pantalon pour vérifier que ce ne soit pas plus étendu que je ne le pensais, mais non. Ca va. Je remonte, posant sur elle un regard sévère et inquiet avant de lâcher un soupir. Je regarde ce qu’elle a dans la main, facile de deviner ce qu’elle compte faire.

- Va t’assoir. Je m’occupe de ton chocolat chaud si tu veux.

Un sourire gentil. Pas de question. Ce n’est pas le moment, et dans tout les cas si elle veut me parler elle le fera d’elle-même. Mais je ne peux pas non plus faire comme si j’avais rien vu. Alors je regarde la casserole. La question tourne dans ma tête de ce qu’il a pu arriver. On pourrait croire à une chute à vélo, sauf qu’à cette heure-ci personne ne fait du vélo. Mais elle était bien dehors, et sous la pluie, un moment. Alors je me pose la question de qui. Les scénarios se bousculent dans ma tête. Ma mâchoire se serre un peu plus à chaque hypothèse. La seule chose me rassurant un peu c’est qu’elle a un pantalon et qu’il est en un morceau. C’est peut-être le seul constat qui m’empêche de péter un câble et de poser trop de questions. Mais je l’ai déjà dit. C’est pas le moment pour les questions.
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Elhiya Ellis
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Elhiya Ellis, Lun 27 Nov - 11:51



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♫♫

Un sortilège, une voix, ta voix, de la chaleur, sur mon dos, dans ma tête. Pas besoin de me tourner pour savoir qui j’ai dérangé en pleine fringale nocturne. A par toi, Ulysse qui pouvait bien être en ces lieux à cette heure-ci ? Machinalement un sourire en coin avait pris place sur mes joues. Un souvenir, une douce image enivrante, un gout de miel encore présent, et pourtant, je n’avais pas envie de me retourner, pas envie de parler, pas envie de te parler, de m’expliquer, de claquer un :

« Hey P’tit Loup, t’sais quoi ?
Fuck off pretending, j’peux plus, t’veux l’faire pour moi juste pour voir où sont tes limites ? Les miennes je les ai déjà dépassées t’sais.. Y’a pas grand-chose derrière après, c’est froid, c’est vide, c’est douloureux. Ho, c’est bien pire qu’un million d’aiguilles plantées dans le cœur une à une plus profondément. Ça dévore ce qui peut rester, ça rend la pluie glacée agréable, et le vide attirant, c’est… cet estomac rempli d’acide que mes ailes froissées ne sont pas capable de fuir... C’est cette chute dans le noir, sans fin, les cris couverts par la neige, le regard perdu dans le vide à chercher une silhouette qui n’existe pas… c’est cette poupée de cire, plus grande, plus haute, avide de dévorer le peu qui reste… c’est cette cuve d’eau sucrée, asphyxiante sans aucune sortie possible, s’abreuvant de chaque bulle d’air perdue jusqu’à ce que je ne puisse en lâcher une seule… Dis, Petit loup, tu me reprends la main ? Tu me redis qu’il faut qu’on continue à sourire pour eux ? Tu me refais un bisou sur la joue ? Tu me redonnes mon insouciance de gosse ? Tu veux bien hein ? Rends- moi mes petites cornes biscornues, mes petites oreilles blanches, ma petite queue touffue, et tout ce qui allait avec… Retrouve-moi mon émerveillement devant un arbre de chocolatines, devant des choconours en plein bain, devant tes oreilles de chats … Retrouve où est-ce que j’ai descendu une marche de trop et que je me suis perdue, ho s’il te plait…. Retrouve-moi ça, car là j’sais pas, j’sais plus… En fait non, attends P’tit Loup ! J’en veux pas, j’en veux plus. Ni de la faiblesse de l’enfance, ni de sensibilité à vos chagrin et vos pleurs. Nan, en fait, c’est bien comme ça, tu comprends ? M’en veux pas, t’sais bien que j’supporte pas, t’sais que trop bien que j’sais pas trop gérer, t’as vu ce que ça a donné la dernière fois ?  Tu veux voir ce que ça peut donner au bout de 2semaines complètes les yeux brouillés de larmes ? Tu veux ?... »

Mes prunelles rougies se seraient plantées dans les tiennes, suppliantes. Mes doigts se seraient enserrés pour chiffonner le bout de tissus que tu portais ce soir, contrits par la colère qui restait sagement de côté. J’aurai froncé les sourcils, continué à t’expliquer confusément ce qui ne nécessitait aucun mot. J’t’aurai filé mal au crâne, un peu ce que j’étais en train de m’infliger là. J’allais avoir besoin d’une aspirine à force de m’agacer toute seule comme ça. Ri-di-cu-le. Faut que je stoppe un peu de dévier là... De la chaleur diffusée doucement sur mon épiderme mouillé, piqure de rappel, remettre les pieds sur terre, quelque seconde.  Alors, je te laissais prendre mes mains, juger l’étendue des dégâts. C’était superficiel, juste un peu de sang séché, juste quelques ongles cassés, ça aurait pu être pire, autant être honnête…. Pas besoin de…. Me soigner.

Trop tard….  Petit Loup, tu sais qu’à force il faudrait que t’arrêtes de jouer les infirmiers un jour ? Surtout avec moi... J’n’ai pas besoin que tu le fasses, pas besoin que tu t’inquiètes, pas besoin que tu te sentes concerné. Rien a changé, hein, tu t’en rappelles ? Rien depuis la nuit sous le regard de la lune, rien depuis mon costume de citrouille, rien depuis ce monde éphémère aux effluves de pop-corn. Rien, t’sais. Pas besoin de vérifier la blessure à mon genou, pas besoin de t’enquérir de mon état, tout va bien t’sais mon p’tit loup, très bien même. J’ai juste paumé quelques plumes des ailes minuscules que tu m’avais collée sur la tête dans ma tenue blanche. Comme si j’avais pu avoir l’image d’une angelotte, comme si je méritais que tu m’adresses ce regard trop dur et inquiet pour j’arrive à ne pas détourner les yeux. J’sais pas ce qui se passe dans ta tête blonde. Mais c’est forcément ma faute. M’oblige pas s’t’plait. J’veux pas que tu t’en fasses, j’risque de m’sentir mal, j’suis pas sûre d’y arriver encore t’sais p’tit loup. J’le vois bien qu’ça t’plait pas de me retrouver trempée et blessée. Mais sincèrement, t’voulais quoi ? Qu’j’vienne te voir ? Qu’j’te raconte la perte de mes repères ? Pourquoi j’aurai fait ça ? On était pas potes à l’origine, j’sais même pas s’qu’on était en fait, et j’m’en fou, alors arrête de me materner, s’il te plait..

Pffff, fait le barman si tu veux, de toute façon, t’veux que je t’dise quoi ? « va chier j’me déMer** » ? Vu que j’avais faim, sommeil, que j’avais froid, et que je venais encore d’éternuer, j’avais répondu à ton sourire par le même sans rien dire et etais restée debout à coté de toi. Pas besoin de me couver, pas besoin de me protéger…


« Je supervise alors, la dernière fois qu’on à du faire chauffer un truc à boire on a fini dans les vapes, ça serait triste que ça se reproduise, c’est pas ultra confortable ici… »

Bonne nouvelle, mon humour pourri était intact, c’était très certainement une des rares choses que je n’avais pas abandonné sur le bitume. Clin d’œil amusé et nouvel éternuement, hop go jouer les commis de cuisine, au moins ça m’empêchera de trop me focaliser sur ta bouille inquiète alors qu’il n’y avait aucune raison. J’m’étais penchée pendant que tu faisais chauffer l’eau, ajoutant quelques cuillères de crème fraiche, remuant de mon côté, occultant le regard gris que tu avais posé sur moi. Pas besoin de te scruter un siècle, j’voyais bien que ça te perturbais, et pour le coup, moi, ca m’irritait de ne pas réussir à passer outre. Posant mon ustensile sur le côté, te tendant la tasse pour que tu la remplisses j’avais incliné la tête, et t’offrais encore un de ces sourires trop doux.

« Ne t’en fais pas, tout va bien. Juste encore frigorifiée. »

Le ton était doux lui aussi, comme ces dernières fois ou nous avions parlé. et dire que je revenais d’une nuit de réflexion personnelle et de « soutient » psychologique qui m’avait montré que faire dans les sentiments était une perte de temps et d’énergie. C’était quoi là ? Même pas un sentiment quelconque, j’voulais juste pas que tu te prennes la tête pour rien. Enfin, j’crois. Ouai c’était ça. Alors j’avais dodeliné de la tête, m’offrant un mal de tête en prime, t’adressant une moue réprobatrice en roulant des yeux, faussement vexée.

« C’quoi ce service médical en plus. On laisse un patient les cheveux mouillés, les gouttes d’eau tombant dans le cou, pour s’assurer qu’il chope la crève ? Déjà que j’ai même pas eu droit à des pansements nounours quoi… tu te débrouillais mieux avec tes oreilles de chats tiens »

Hum…. Tu risquais pas de comprendre de quoi je parlais, vu que c’était mon songe. Tant pis pour le coup t’allais te dire que j’avais dû boire un verre, non, une bouteille de whisky de trop. C’était pas bien grave, ça aurait pu être le cas aussi en plus. La crédibilité était quelque chose que j’avais perdue avec toi depuis que tu m’avais délogée de ma branche d’arbre de toute façon, alors un peu plus un peu moins….
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Ulysse Daiklan
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Ulysse Daiklan, Mar 28 Nov - 0:19


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Je regardais la casserole, planté devant les ingrédients qui risquaient de mettre quelques minutes à chauffer m’enfin. Tant pis. Première réponse, un éternuement. Je tourne la tête pour faire face à un sourire. Sceptique, je la regarde, je pensais pas de ça entre nous ? Prétendre, c’est pour les autres non ? Plus tard, pas ce soir, si ça peut lui faire plaisir.

Une allusion, qui bizarrement fait naitre un sourire sur mon propre visage. Les flash-backs plus que plaisant défilent dans mon esprit. Mon estomac se serre à l’idée d’être dans cette cuisine. Non, une fois, puis elle a pas l’air assez bien pour ce genre de choses ce soir, mieux vaut éviter. Un sourcil levé tandis qu’elle laisse un autre éternuement lui échapper. Je sais pas pourquoi ça me fait rire et je vais ébouriffer ses cheveux mouillés.

- Triste je sais pas, y’a toujours les tables mais on va éviter d’aggraver ton rhum. Et puis, c’est toi qui avais fait chauffer.

Je lui lance un clin d’œil mais trop tard, elle était penchée sur la casserole. Cet air concentré à passer du sourire au sérieux en quelques secondes. Je ne sais même pas quoi en penser. Je la regarde mettre la crème fraiche et remplirai la tasse qu’elle m’a rendu. Un sourire, une phrase pour rassurer. Une phrase lambda. D’un ton doux, tellement doux. Trop doux. Comme si j’allais la croire, y croire et me contenter d’accepter. C’est presque vexant. Se retenir, ne rien demander, la laisser gérer son jardin secret. Enfin là on est plus sur une plantation agricole d’une dizaine d’hectares, mais voilà l’idée. Tout ça pour qu’elle fasse comme si je lui avais posé plein de questions. Elle me parlera si elle en a envie, pas besoin de me rassurer dans le vent. Surtout si ça ne marche pas.

- Pour d’autres. T’as pas d’explications à me donner.

La tasse remplie, regard en coin. Je la regarde bouger la tête de droite à gauche d’un air presque réprobateur. Je hausse de nouveau un sourcil dans l’attende de ce qu’elle va me dire. L’ambiance est très légère par rapport à ce qu’elle devrait, ça me perturbe. Mais je suppose que y’a pas grand-chose à dire. J’écoute sa tirade les yeux au ciel en me disant que vraiment elle est douée pour tout tirer à son avantage. Mes pensées bloquées sur la fin de sa phrase. Oreilles de chats donc ? Pas sûr qu’elle prenne bien que je parle de sa queue blanche. M’enfin.

- Allé va t’assoir, ce serais bête de faire tomber tout ça en tremblant.


Sa tasse en main, je me dirige vers la table et la tire avec moi pour qu’elle s’asseyes. Le choix ? Qu’est-ce que c’est ? Ça se mange ? Je regarde mon assiette tiède voir froide et soupir. Sans un mot je vais la prendre et l’amène à la micro-onde, au moins je pourrais manger pendant qu’elle boit son chocolat chaud. J’hésite une demi-seconde à rester devant le truc en attendant que ça chauffe puis me retourne vers elle. C’est vrai qu’avec ses éternuements et sa voix rauque je peux pas laisser ça empirer. Si encore c’est moi qui avait lancé l’aguamenti je dis pas mais là, c’est pas le cas.

Le temps que mon plat réchauffe doucement je vais me placer derrière elle. Un tee-shirt en moins, je sens l’air pourtant chaleureux de la pièce contre ma peau. Tant pis c’est pour la bonne cause. Ma baguette pointée sur le morceau de tissus entre mes mains, je murmure.

- Tee-shirt Turn Serviette . Tu as raison, faut que je compense le manque de pansements nounours.

La serviette molletonnée entre mes doigts, je commence à prendre ses cheveux et à les sécher doucement. Peur de lui faire mal, je grimace à la pensée que Calypso ne m’aurais jamais laissée toucher ses cheveux. En même temps la seule fois où elle m’a laissé faire je les ai tellement emmêlés qu’on a mis plusieurs heures à rendre le tout correcte. Mais bon apparemment cette blonde-là me faisais un peu plus confiance.

Je me contente du minimum, pour éviter que ça goute de partout. Ma baguette pointée sur la serviette, je fais de nouveau le sort pour sécher les vêtements et le rendre chauds, avant de réunir la masse dans une main et de glisser la serviette sur les épaules. Voilà ! Elle ne viendra pas se plaindre d’un mauvais traitement de ma part. Le ding de la micro-onde raisonne, mon plat est prêt. Je vais récupérer ma nourriture et viens m’assoir à côté d’elle dos à la porte. La fourchette et le couteau, morceau de viande coupée je me remet à manger. Faut avouer que faire son chocolat chaud m’a donné faim. Un sourire vers elle et mon œil est attiré par la pierre à son poignet lorsqu’elle prend une gorgée.

- C’est joli. Qu’est-ce que c’est ?


Quitte à rester avec elle autant papoter un peu. Puis, au moins ça me distraira de mes pensées. Parce que penser, c’est le mal. Il faut pas penser. Genre je vais me mettre à repenser à l’hôpital, et ça va me mettre encolère. Très en colère, trop en colère. Alors que quelque chose me dit que Lhiya n’a pas besoin de quelqu’un en colère pour rien à l’instant présent. Donc on va se concentrer sur autre chose. Et le bracelet brillant à son poignet, sera parfait.
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Elhiya Ellis
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Elhiya Ellis, Mar 28 Nov - 10:43



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♫♫

Effluves doucereuses et sucrées chatouillant mon nez irrité. Je pouvais même fermer les yeux, croire qu’on était encore dans cette salle aux saladiers de popcorns et de bonbons, où la chaleur du feu crépitant dans l’âtre laissait libre cours aux divagation de mes pensées. C’était peut-être plus facile à ce moment-là, où rongée par l’inquiétude naissante j’t’avais claqué un sourire en demi-teinte bien trop perturbé pour que tu m’houspilles comme maintenant. T’étais pas drôle là.

Allé, P’tit loup, fait pas cette tête, j’prétends pas, t’inquiètes pas. J’veux pas. J’me caille c’est tout, j’ai encore les cheveux mouillés, pas besoin de voir plus loin. J’crois même que j’ai jamais été aussi mieux en fait, ça devait faire un mois et demi, bientôt deux que je naviguais entre deux eaux, entre leurs soucis, les miens, entre la perte et l’oubli, alors là, t’sais, P’tit Loup, c’est nettement plus apaisant. Mais les explications tu t’en tapes, de toute manière j’vois pas l’utilité en fait, tout ce que je vois c’est que j’ai toujours froid, mais plus à l’intérieur. C’est fou, dedans, ça va, c’est même plus le grand vide dévorant, ni même la colère assourdissante. Ça s’est calmé, ça s’est pris un nuage asphyxiant aussi, c’est rentré dans des petites cases, ça a bâillonné Conscience dans un coin, j’l’entend plus, ça fait un de ces repos… Alors, cette tasse remplie, elle fera du bien, quasi autant que tes yeux levés au ciel en dépit qui m’arrachaient un pouffement de rire.

Ça va hein, t’vas pas me faire la morale hein. J’crois bien qu’entre tes yeux brillants au pied de l’arbre, ton état lamentable en squelette, ton épuisement dans les rues quand t’avais récupéré l’autre Serdaigle et ton gout de miel l’autre nuit, t’avais perdu toute capacité à me faire une quelconque remontrance. Quoiqu’attends… en fait ton taux de crédibilité n’avait jamais été apte à te prêter ce genre de rôle. Pour ça j’ai Dey… Enfin avait. Car j’crois bien que là, ça faisait un bail que je lui n’avais pas réellement adressé la parole. Ironiquement ça ne m’avait même pas dérangé et là une grimace venait de prendre place sur mes lèvres. Bizarre. J’verrai ça plus tard, pas le temps. En plus ça risquerait de m’énerver si j’y pense un coup. Et j’crois qu’vaut mieux éviter ça, vu tout ce que j’ai été contrainte de contenir en moi ces derniers temps…

Du coup, en petite fille sage, j’étais partie m’assoir, les doigts serrés sur cette tasse bouillante, inspirant le léger fumet agréable qui s’en échappait. Du chocolat, quoi de mieux ? Ah ouai, une serviette chaude sur la tête, t’aurais pas pu trouver mieux, là fallait dire que pour le coup tu gérais, j’voulais bien te le dire, mais les mots gentils et moi ça fait un peu 15 au cas où t’aurais toujours pas fait gaffe. Et puis, vu que d’un sourcil haussé j’avais cherché d’où t’avais trouvé de quoi m’éponger la tête, mon regard avait glissé sur ton haut qui avait disparu, m’arrachant un sourire en coin amusé. Ton T-shirt hein ? Dis, tu voulais franchement que je reste sérieuse comment là, si tu te trimballais à moitié à poil ? En plus c’est mignon de me paterner comme ça, j’vais finir par te trouver aussi choupi qu’avec tes oreilles de chat à force. D’ailleurs t’avais pas relevé, c’était sûr, tu t’étais dit que j’avais bu un coup. Sauf que bon, si c’était le cas je serais pas rentrée seule, ou pas rentrée du tout j’crois bien. Mais ça aussi on s’en contre fou, pas important, rien ne l’était.

J’avais fermé les yeux un instant pendant que tu tamponnais doucement mes mèches blondes qui gouttaient de moins en moins, sans rien dire. T’sais que là j’avais juste l’impression d’être une môme et que la seule ombre à ce tableau léger était le manque de sucrerie. Des pop-corn, des dragibus, des crocodiles… ‘Tain, maintenant j’avais encore plus envie de sucre, c’était malin. Et puis les associations d’idées, quand on manquait de sommeil, ça fusionnait tellement vite, que ce n’était pas uniquement de sucre que je risquai avoir envie à force. Fallait que t’arrête de t’occuper de moi là, sinon t’es bon pour un calin P’tit Loup.

Sonnerie du micro-onde. Tu peux le remercier ton plat. En attendant, la tasse au bord des lèvres, prenant quelques gorgées je te regardais du coin de l’œil aller chercher ton assiette et reprendre place, t’adressant un léger sourire.  En fait j’crois bien que j’ferai mieux de partir dans mes dortoirs, on n’a jamais été doué pour bavasser tous les deux, alors pourquoi essayer hein ? On a bien qui dit qu’on prétendait pas l’un face à l’autre n’est-ce pas ? Alors à quoi tu joues mon p’tit loup ? On s’en fou de ce que j’ai au poignet. Tu l’as déjà vu, c’est depuis que je l’ai qu’on… s’est apprivoisé. J’l’avais dans le parc quand ton prénom et le mien ont perdu une lettre, j’l’avais quand ton sang coulait par terre et que mon marionnettiste m’avait envoyé à toi, j’l’avais aussi quand tu t’étais réveillé sur moi… J’lai tout le temps avec moi… Pour toujours et à jamais en fait… Constat évident.

Ma tasse reposée sur la table, mes lèvres avait dessiné un sourire amusé accompagnant mes prunelles plantées dans les tiennes.


« C’est les armoiries de ma famille en quelque sorte. Le lien avec mon cousin. Mais, tu veux vraiment jouer à ça ‘Lysse ? Bavasser tranquillement devant du chocolat ? J’crois pas qu’on l’ai jamais fait, ça sert à rien de commencer hein. »

Je t’avais adressé un clin d’œil pour te rappeler que ça servait à rien de te perdre en politesse avec moi, pas maintenant, jamais en fait, c’était une perte de temps. Par contre, toi, t’avais pas perdu un instant pour finir ton assiette et aller chercher une tablette de chocolat dans le placard attitré. Bonne idée ! Quelques bonbons et je filerai me coucher sur la pointe des pieds.

Le nez devant le rayonnage, j’attendais que tu décides entre les gouts proposés. Le chocolat blanc aux noisettes entière avait ma préférence, c’était tout vu, je l’avais glissé dans ma poche et m’apprêtais à partir mais pas comme une voleuse, pas alors que tu t’inquiétais surement encore, pas alors que tu venais de me couver et que je t’avais laissé faire. Les mèches blondes humides virevoltaient pendant que d’une main je te tournais face à moi. De toute évidence t’avais trouvé le moyen de taper dans les chocolats de noël, vu que la pile venait de glisser sur l’étagère m’arrachant un pouffement.


« Au fait.. »

Le sourire relevant mes joues s’était fait doux, encore, prétendre celui-ci m’étais impossible, je sais pas si tu le savais, mais en fait ce n’était qu’un détail, rien de plus. J’voulais te dire merci et bonne nuit, mais ça ne venait pas, à la place je m’étais mordue la lèvre inférieure doucement. Juste un mot de remerciement n’était pas suffisant. Ce n’était pas qu’un Episkey que tu m’avais prodigué ce soir, pas juste une serviette chaude, et la vue agréable de ce que tu cachais sous ton t-shirt. C’était autant d’ouverture des yeux sur qui j’étais, vraiment. J’avais pas à mentir avec toi, jamais je ne l’avais fait, que ce fusse quand tu m’as découverte trop sensible et trop tendre, ou trop impulsive et en colère. Alors pour tout ce que tu as fait sans le savoir, ce n’étais pas un simple mot qui me convenait.

La main fraiche posé sur ta hanche, je m’étais hissée sur la pointe des pieds, effleurait tes lèvres avec légèreté. Rien n’avait changé entre nous, rien n’avait changé en moi, j’avais juste cessé de m’encombrer des futilités qui encombrait mon esprit et ... vivait sans l’image qu’on voulait que j’adopte.


« Merci.. »

Ta bouche attrapée en un baiser voluptueux, mon autre main était partie se glisser dans le dos, t’amenant un peu plus à moi. Piqure de rappel délectable du moment où dépourvue de mes petites ailes, la réalité s’était faite plus gourmande que le songe innocent. Cette réalité de cette nuit n’avait même plus le goût piquant de l’interdit, non, rien, juste l’agréable chaleur diffusée par ton corps près de moi.

[Autorisation d’interruption de Daemon & Jace à partir de maintenant
Accord des Admins pour le jet de dé 4 face pour la suite]



Quelques précision pour la suite du conflit:
 
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Daemon Stebbins, Mar 28 Nov - 14:08





Too late To take me back

Ulysse Daiklan - Elhiya Ellis - Jace Becker
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“ Contre la trahison à quoi sert le courage ? ”







Changements... C'était bien cela le fond du problème ces derniers temps. Trop vite, trop brusquement sans que rien ne puisse les empêcher ou être fait, la marche de la destinée qui se montrait de plus en plus cruelle au file des jours qui s'écoulaient inexorablement. La sensation de n'être qu'un fétu de paille ballotait par le vent, ne faisait que s'accroitre en moi à chaque seconde. Le pire, c'était que lutter n'était absolument impossible. Force extérieure qui se joue inlassablement de nous... Le sort avait frappé ma douce Elhiya... Lucy était morte... Et cette blessure, bien que je puisse l'imaginer, je ne pouvais la partager avec elle. J'étais incapable de combler ce lien si unique qui unissait les deux jeunes filles depuis leur plus tendre enfance. Cela avait eu des conséquences... Elhiya s'était éloignée et moi, j'étais incapable de l'empêcher... Cela faisait quelques temps que nous n'avions pas eu un moment à nous. Je sentais bien qu'elle avait changé avec ce drame mais je n'en avais pas mesuré l'importance. Peut-être que cela avait commencé avant d'ailleurs. Toutefois, j'étais peut-être trop aveuglé par mes sentiments pour le voir ou trop immature au jeu de l'amour pour comprendre les divers signes et indices. La faute, certainement, à l'univers sans douleur, ni combat dans lequel j'ai grandi. Où tout était si simple et clair sans une once de nuage dans le tableau idyllique. Chance ou malchance, cela dépend du point de vue où l'on se place...

De toute cette confusion, je m'en étais ouvert à Trystan comme toujours. Il avait tenté de me rassurer comme à chaque fois. Cependant la boule au fond de mon estomac, elle, était toujours là présente. La seule chose sur laquelle, j'avais toujours pu compter était mon instinct et rarement celui-ci se trompait. Je ne pouvais qu’espérer que l'avenir se présenterait sous de meilleur hospice pour Elhiya, qu'elle parviendrait à s'ouvrir et non à afficher un masque...

Je voulais encore me convaincre que Trystan avait raison. Je voulais croire que ça irait. Mais je me trompait sans aucun doute.

D'ordinaire, je ne me rendais jamais dans les cuisines du château. Pourquoi ? Parce que nous avions Aiden le magicien de la nourriture. Nous n'étions jamais à court de provisions. A croire, comme disait Trystan, qu'il y avait un vortex sous son lit relier à cette zone du château. Cependant mon ami dormait et je n'avais pas voulu fouiller ses affaires. J'avais donc décidé d'une expédition afin de calmer mon état. Je comptais m'embarquer quelques gâteaux puis remonter. Je fis donc la route à la lumière de #lumos de ma baguette. Quelques minutes s'écoulèrent avant que je n'arrive à destination. Je pénétrais dans la pièce en stoppant mon incantation et ce que je vis me glaça le cœur.

Elhiya collait à Ulysse et elle était en train de l'embrasser à pleine bouche.

Impulsivité et colère quand vous nous tenaient, cela ne donne jamais rien de bon. J'avais parcouru la distance qui me séparait d'eux d'un bon. J' avais tiré sur le poignet de la serpentarde pour qu'elle se retrouve loin de lui et pour qu'elle me fasse face en lâchant :

- A quoi tu joues là ?

J'étais un mélange de frustration, de colère, d’écœurement mais surtout j'avais la sensation qu'on me broyait le cœur en mille morceaux. Comment pouvait-elle me faire ça et en plus avec le déchu. Le type que je détestais depuis toujours et qui me le rendait bien également. Je ne comprenais pas comment cela avait pu arriver. Depuis quand ces deux-là n'étaient-ils plus comme chat et chien ? Depuis quand ce petit jeu se déroulait-il dans mon dos ? Et surtout depuis quand la fille dont j'étais amoureux en embrassait un autre de la sorte ?

Je plongeais mon regard dans ces prunelles qui me fascinaient tant pour essayer de comprendre. C'est là que je vis qu'elle avait pleuré. Je m'étais alors figé devant la sensation que cela provoquait en moi, abandonnant ma prise. Que se passait-il ?






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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Jace Becker, Mar 28 Nov - 14:45


“La scène n'est là que pour révéler le spectacle à lui-même.”
Daemons - Ulysse - Love :kiss:
LA mutuelle.

Réveiller au beau milieu de la nuit, un petit creux comme à ma mauvaise habitude depuis plusieurs mois maintenant. Me levant, prenant le temps de mettre un sweat à capuche ainsi qu'une paire de baskette et je quitte la salle commune des Serpentards pour me rendre en direction des cuisines.
Le court voyage se fit dans le plus calme, ni préfet, ni auror, ni professeur croisé cependant, il n'y avait déjà du bruit dans les cuisines. Et une voix grave m'arrive aux oreilles, une voix d'un garçon que je connais, la voix de Daemon Stebbins. Un petit sourire mesquin apparaît sur mon visage alors que j'entre dans la cuisine.

Fermant la porte et m'appuyant contre celle-ci, je remarque une sucette sur l'un des plans de travail à côté de moi. La prenant et commençant à déguster la confiserie, mon regard fût interpelé cependant sur la manière dont Daemon tiens Elhi' par le poignet. Tournant la tête vers Ulysse fixant Daemon du regard et torse nu. Mais qu'est-ce qu'il fabrique torse nu celui-là, nous ne sommes pas en été... Soupirant je reprends ma concentration sur Elhi.

Ha... Elhiya Ellis fixant Daemon Stebbins de son regard lapis-lazuli, de son regard d'un bleu glacial. Ça ne m'étonne pas d'elle, étrange spectacle qui se déroule sous mes yeux arrachant à mon visage un sourire des plus amusés espérant de tout mon être que la suite sera des plus... Corsé. Après tous une guerre comme tout autre spectacle, se visionne mieux à distance.
Croisant les bras j'attendais qu'Ulysse intervienne, le connaissant il va encore s'enflammer et va tout casser, depuis le temps que j'attends ce moment. Ulysse contre Daemon le combat des Gryffondor, je suis sur que ça ferait un bon livre ou encore un bon film.
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Ulysse Daiklan, Mar 28 Nov - 19:15


To late to take me back.

L.A  mutuel Elhiya PV Elhiya, Daemon et Jace

Sa tasse contre la table raisonne en harmonie avec le dernier coup de fourchette planté dans son assiette. Un sourire, oups grillé. En plus, les armoi..armo..armi.. bref les dessins de trucs pour sa famille sont vachement jolie, c’était pas vraiment une question pour faire la conversation. Mais soit, je répondais vaguement à son clin d’œil par un « Comme tu veux ! » avant de me lever aller chercher mon dessert.

Un placard avec plein de chocolat. Plein, plein, plein de chocolats. Ahlala. Je ne sais pas du tout lesquels prendre. Le temps d’un instant je me baisse pour vérifier mais non. Rien de vraiment bien plus bas, tant pis ! Je regarde sa main capturer une tablette de chocolat qui dévoile enfin mon bonheur ! Des papa Noël ! Plein de Papa Noël ! EN CHOCOLAT ! Ohlala je vais me faire exploser le bide. Enfin, je capture la confiserie mais visiblement la jolie blonde n’a pas décidé que mon estomac méritait ce morceau. Morceau qui a décidé de faire tomber tous ses copains… Autant de copains que je pourrais manger par la suite ! Mais pas de suite, pour l’instant je me concentre sur Lhiya et le rire qu’elle laisse échapper. Je roule les yeux au ciel.

- Tu es une enfant.

Mots prononcé plus avec amusement qu’autre chose. J’attends qu’elle parle. Au fait ? Au fait quoi ? J’attends sa réponse moi. Un demi-sourire sur le visage, le sien comme le miens. J’attends, mes yeux la fixent, mon estomac se retourne en la voyant se mordre la lèvre. Non, effectivement je retire, ce n’est pas une enfant. Loin de là, c’est une certitude. Un frisson parcours l’entièreté de mon corps alors que sa main rentre en contact avec ma peau nue. Elle s’élève, près. Tellement près et pourtant si loin, une distance que je n’arrive pas à rompre. De toute façon elle le fait d’elle-même après m’avoir murmuré un mot bien trop lourd de sens pour que je m’y attarde. Ses lèvres sur les miennes, sa main remonte mon dos. Un contact pas aussi inconnu qu’il devrais l’être, mais toujours aussi envoutant. Ma main par réflexe vient de perdre dans ses cheveux, dégageant quelques mèches pour approfondir le baiser, la ramener encore vers moi. Je n’entends rien de ce qu’il se passe, seule mon cœur tambourinant dans ma tête.

Le froid. Bien trop de froid sur mon corps. J’ouvre les yeux, tout se passe au ralenti dans ma tête. Daemon qui la prends violemment par le poignet, la dégage, lui parle sur un ton assassin. Mon regard reste figé sur lui, puis sur sa main. Je sens mon regard s’obscurcir.

- A quoi tu joues là ?

Jouer ? Jouer. Mon poing se resserre. Jouer. Poignet. Mes pensées s’arrêtent et fusent. Violence, Calypso, sang, trempée, blessée, attrapée, poignet, jouer, protéger. L’impression de dégout sortant de sa voix et la façon dont il l’a attrapé ne me plaisent pas. Pas du tout. Je n’arrive pas à lâcher le regard. Je suis dérangé, par son comportement. J’ai l’impression qu’il parle comme il parlerait à une poupée, à un objet qui lui aurait échappé. L’état dans lequel elle est arrivée tout à l’heure ne rends pas les choses plus mélioratives au contraire. Quelque chose titille dans mon esprit. Et si c’était lui ? Non, impossible, trop surpris de la trouver ici. Pas le temps Ulysse, arrête de cogiter. Entre ses paroles et mes gestes durent à peine une seconde peut-être deux. La colère bourdonne trop dans mes oreilles pour que je là contienne. Ma main plonge vers ma baguette émeraudée, tandis que je la pointe sur sa main cramponnée.

- T’as cru que c’était ton chien ? Lashlabask


Lancé de dés:
 


Dernière édition par Ulysse Daiklan le Mar 28 Nov - 19:17, édité 1 fois
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Re: Dans l'aile Ouest

Message par : Maître de jeu, Mar 28 Nov - 19:15


Le membre 'Ulysse Daiklan' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé 4 faces' :
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Re: Dans l'aile Ouest

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