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Little Whinging
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Azaël Peverell
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Re: Little Whinging

Message par : Azaël Peverell, Mar 14 Nov 2017 - 17:28


Benbow applaudit quand le doigt tombe. Toi, ça te donne juste un frisson glacial qui parcourt tout ton dos, remonte le long de l'échine. Une sueur froide sur tout le corps. Tu te sens pas bien. T'as la nausée, envie de gerber. Mais tu te retiens. Ne pas montrer de faiblesse. Ne surtout pas montrer que t'es faible. Que t'es lâche. Que tu te dégoûtes au plus haut point. Tu ne soignes pas pour faire durer le plaisir comme Benbow le voudrait. Non. Tu soignes en espérant que stopper l'hémorragie du type stoppera aussi ce dégoût de toi-même de grandir un peu plus encore. T'as déjà du mal à te regarder dans la glace. T'avais aucunement besoin d'en rajouter.

T'es plus pâle que jamais lorsque tu vois le type s'effondrer sur le sol en pleurant et en gémissant. Tu recules d'un pas, ta baguette tremblant légèrement dans ta main. Tu ne veux pas continuer. Malgré l'alcool qui parcourt tes veines, t'as l'impression d'être glacé. Tu ne peux pas retenir un mouvement de recul lorsque Benbow te tapote l'épaule, comme pour te féliciter ou t'encourager. Tu ne veux pas qu'il te touche. Tu veux juste qu'il te laisse partir d'ici. Il parle de torturer les gens comme d'une habitude. Comme certains vont faire leurs courses. Difficile les premières fois, et après ça passe. Sauf que t'as pas envie que ça devienne une habitude. T'as rien contre ce moldu. Et en plus, il veut que tu le butes par la suite. Tu recules de quelques pas en secouant la tête de gauche à droite, yeux écarquillés.

Tu ne veux pas. Tu ne veux pas tuer quelqu'un. Pas encore. Pas comme ça. Une fois ça t'a suffit. Tuer sous la contrainte, c'est bien trop difficile. Le meurtre de ta tante, tu l'as vachement mieux vécu. Peut être parce que ce n'était pas toi, mais Leo. N'empêche que c'était sur ta demande. Mais ça ne te dérange pas. Les remords ne t'ont pas assailli comme ils l'ont fait avec le petit frère d'Aileen. Comme ils le font encore. Et même s'il te dit qu'il sera là pour t'épauler, ça ne change rien. Tu refuses de repasser par là. T'es pas prêt. Vraiment pas prêt. Et voilà que le prof verse de l'alcool sur la plaie du moldu. Grimace de ta part. Angoisse montante. Crise latente. La bouteille se brise au sol, mais tu n'y prêtes pas vraiment attention.

Tu te revois dans les montagnes bulgares avec Lival. Lorsqu'il appliquait le whisky sur chacune de tes coupures. Tu te souviens parfaitement de la douleur et de l'humiliation ressenties. Tu peux encore sentir les cicatrices te picoter. Ta respiration se saccade davantage encore. L'angoisse se précise. Tu ne veux pas faire subir la même chose à ce type. Ce n'est qu'un inconnu. Peut être même un innocent, malgré les belles paroles de Benbow. Et alors qu'il se tourne vers toi pour te demander comment tu te sens, tu ne parviens plus à te retenir. C'est trop pour toi. Ta baguette tombe au sol tandis que tu te plies en deux. Le contenu de ton estomac se retrouve à terre. T'as juste eu le temps de détourner un peu le visage pour éviter de vomir sur Benbow. Et tandis que te redresses, tu vois l'éclat lumineux dans la main du moldu. Tu vois son geste. Et tu ne réfléchis pas.

En quelques pas, te voilà entre les deux hommes. Le moldu n'a pas atteint sa cible. Tu voulais simplement l'arrêter. Stopper son bras. Mais tu n'en as pas eu le temps. A la place de cela, un débris de verre dans ton ventre. Qui déchire. Découpe. Il est entré plutôt profondément. Légère incompréhension dans ton regard. Ce n'était pas ce que tu avais prévu. Tes mains se pressent sur ton ventre, essayant de retenir l'écoulement du liquide rouge et poisseux. C'est à peine si tu sens la douleur finalement. Simplement une faiblesse. Tandis que tes jambes se dérobent sous ton poids. Et que tu tombes au sol.
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Ian Benbow
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Re: Little Whinging

Message par : Ian Benbow, Mer 3 Jan 2018 - 14:15


Contenu sensible : Violence !

Un bruit que je ne connais que trop bien rugit dans la pièce. Quelqu'un vient de vomir, et ce ne peut-être que Liderick. Je détourne les yeux du moldu à qui je viens de donner un ordre qui, compte tenu de l'état de l'étudiant, ne me semble plus si brillante que ça. Mon regard posé sur Liderick, je n'ai pas le temps de réagir, de me défendre. Le couteau fend l'air pour venir s'abattre contre le haut de ma cuisse. Sauf que non. Courageusement, héroïquement certains auraient même pu dire, Liderick se projette et se prend le coup à ma place.

De prime abords, je n'ai pas le temps de réagir. Je cligne des yeux, essayant de comprendre ce qu'il venait tout juste de se produire. Mon regard tombe sur l'étudiant, lui-même couché contre le sol, gémissant tout en se tenant le bas ventre d'une main. Le moldu lui semble abasourdi, ne se rendant peut-être pas compte de ce qu'il venait de faire. Quant à moi, je reste dans l'incompréhension. Comment cette situation, d'apparence simple à gérer, avait pu se terminer de cette manière ? Pourquoi cet imbécile c'était-il jeter entre le couteau et moi au lieu de simplement se servir de sa baguette. Et surtout, pourquoi avait-il décider de se prendre un coup à ma place ?

Deux ou trois secondes suffirent à me faire reprendre conscience. Fini de cogiter, il fallait agir. Un coup de couteau dans le ventre pouvait s'avérer fatale. Il me fallait réagir vite et bien. Jurant de toute la force de ma voix, je m'agenouillais au Côte du blessé.

- Mais pu**** t'es c** ou quoi ! Si on a inventé les baguettes c'est pas pour les troll, Liderick. Tu fais ch***. Put****.

Ma façon à moi de décompresser. Puis peut-être de remercier l'étudiant, aussi. Et dire qu'il venait tout juste de se mettre en danger, juste pour pouvoir me protéger. Au fil des secondes, mon inquiétude ne faisait que grandir. Je n'avais que très peu de connaissances en médicomagie, et tout ce que je connaissais en théorie n'était pas forcément maîtriser. Rapidement, j'essayais de me rappeler les gestes de premiers soins à effectuer. Devais-je retirer le couteau ? Je n'en savais rien ! Nous n'étions pas formés en soin lié aux armes moldues. Quelle plaie. Décidant de faire confiance à mon instinct, j'attrapais le couteau de la main gauche, préparais ma baguette fermement tenue par l'autre main, puis retirais le corps étranger du jeune homme d'un geste vif.

- #Vulnera Sanentuur #Vulnera Sanentuur #Vulnera Sanentuur ! Sortilège plutôt simple à réaliser. Pas de quoi dramatiser ici. L'écoulement de sang, au fur et à mesure des incantations, s'étaient atténués pour finalement s'arrêter au bout de la deuxième répétitions. C'était déjà une bonne chose de faites.

Un nouveau bruit vint me sortir de ma concentration. Le plancher venait de grincer. Instinctivement, mon regard se tournait vers l'origine du bruit. Le moldu avait quitté sa position initiale pour se rapprocher de la sortie de la pièce. Il avait essayé de tirer profit de la blessure de l'élève. Fou de rage, et eureux de pouvoir relâcher toutes la colère et la frustration que j'avais accumulés depuis la blessure d'Azaël, je me levais d'un bond pour tenter de le rattraper. Heureusement pour moi, l'homme ne fut pas assez rapide, certainement handicapés par ces derniers jours de torture. J'attrapais son bras gauche d'une main ferme, le traînait vers moi, puis déposais ma main droite autour de son cou. Je renforçais mon étreinte, jusqu'à faire usage de la totalité de mes forces. Le moldu essayait, vainement, de reprendre son souffle. Les râles du moldues se faisaient de plus en plus long et douloureux. Mes yeux étaient fixés dans les siens, j'attendais avec impatience de voir la mort dans son regard. Le battement de ses yeux s'accéléraient de seconde en seconde alors qu'il continuait à chercher de l'air. Au bout de quelques nouvelles secondes, sa résistance se fit encore moins vigoureuse. Ses bras pendaient le long de ses côtes, son regard était maintenant figé dans le vide, ses jambes n'avaient plus assez d'énergie pour le maintenir debout.

- Regarde-moi, lui criais-je. Regarde-le, vois ce que tu as fais ou plutôt ce que j'ai fais. Re..

Je le lâchais, laissant retomber son corps sans vie contre le plancher, était-il mort ou seulement inconscient ? Je n'en avais aucune idée, ni l'envie de vérifier d'ailleurs. Précipitamment, je retournais près d'Azaël, le jeune homme semblait toujours souffrir de la douleur. Je soupirais, tout en maudissant cette idée, au combien ridicule, d'enseigner la torture à Azaël. Chose inhabituel, je me blâmais pour ce qu'il venait de se passer. Alors même que d'habitude, je me serais plus attardé sur l'erreur monumental du jeune homme.

- #Curo As Velnus ! J'essayais de soulager sa douleur. Aussi, je me devais maintenant de refermer la plaie. Deux sortilèges me vinrent à l'esprit. L'un était très efficace, avec un risque restreint de cicatrice et l'autre tout aussi efficace, mais avec une chance accrue de marque définitive sur le corps du patient. Le premier sortilège se trouvant être beaucoup trop compliqué pour un novice en termes de médicomagie, je décidais d'utiliser le second. #Plaginit ! La plaie se refermait grossièrement, ne laissant plus qu'une marque ensanglanté.

Je m'écartait d'Azaël pour poser mes fesses au sol. Je déposais mes mains contre mon visage, soupirant aussi fort que je le pouvais. Priant également pour que mes soins aient été suffisant.

- Je.. suis désolé.. Lid.. Azaël.
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Azaël Peverell
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Re: Little Whinging

Message par : Azaël Peverell, Sam 13 Jan 2018 - 20:14


Attention, violence, douleur, blablabla

La rencontre avec le sol a été plus violente que prévu. Et le bris de verre dans ton ventre se fait de plus en plus ressentir. A chaque mouvement de ta part, chaque respiration, une douleur fulgurante te déchire le ventre. Le liquide rouge et poisseux glisse entre tes doigts qui essaient vainement de le retenir en toi. T'entends à peine l'engueulade de Benbow, t'es bien trop occupé à essayer de rester conscient sans hurler à la mort. Quelques gémissements de douleur passent cependant tes lèvres. Ta respiration se saccade, ce qui ne fait qu'empirer les choses. L'angoisse monte de plus en plus. T'as pas peur de mourir. Mais t'en as pas envie. Pas encore. T'as toujours cet espoir enfantin au fond de toi, qui croit que tu finiras par être heureux. Et t'as pas envie de rater ça.

La tête du professeur de DCFM finit par apparaître au-dessus de toi. T'as pas la moindre idée de si tu peux lui faire confiance. Peut être qu'il va te laisser crever là. Après tout, c'est pas comme si il avait déjà montré une quelconque affection envers toi. T'es à peu près certain que ça ne lui ferait ni chaud ni froid. Et pourtant, il retire le morceau de verre d'un coup sec, t'arrachant un cri au passage. Mais il s'occupe aussitôt de l'hémorragie. Le sang coule moins. Heureusement. L'odeur de fer qui se répand dans l'air te donne la gerbe. Te rappelle le doigt du moldu. Nouveau haut de coeur, très douloureux cette fois. Ta tête se repose contre le sol sans douceur tandis que t'essaies de passer outre la souffrance endurée.

Et voilà Benbow qui redisparaît de ton champ de vision. Tu comprends, malgré le brouillard dans lequel la douleur t'as plongé, que le Moldu a essayé de se barrer après son méfait. Et que le professeur a besoin de se défouler sur quelqu'un après les événements. Mieux vaut lui que toi. Tu lui en veux, à ce type, d'avoir agi ainsi. Même si c'était pour sauver sa peau, ce que tu peux comprendre. Il n'aurait jamais dû. Les choses ne devaient pas finir ainsi. Tu voulais simplement devenir plus fort. Que Benbow t'apprenne ce qu'il savait. Et tout a dégénéré. Tu te trouves pathétique. Même pas foutu de refuser de torturer un inconnu. Voilà où ça te mène.

Mais étrangement, les mots que hurlent Benbow sur le Moldu te rassurent. Te réconfortent. T'as l'impression d'exister. D'avoir un peu d'importance pour lui. Un bruit sourd de corps qui s'effondre te parvient. T'as bien trop mal pour te soucier de ce qui est arrivé à ce moldu. T'as assez de problème de ton côté pour t'occuper de ceux d'un inconnu. D'autant plus quand c'est de sa faute que tu te retrouves au sol avec une plaie béante dans le ventre. Benbow revient vers toi. Lance un sort qui t'est inconnu. Mais tu sens la douleur s'alléger légèrement. Elle est toujours présente, mais tu peux respirer plus facilement. Et soudain, une brûlure violente se fait ressentir. Ce sort là, tu le connais. C'est celui que James a utilisé sur ton bras et qui a laissé sa marque.

Un nouveau cri de douleur s'échappe tandis que la plaie, chauffée à blanc, se referme doucement. Le sort ne laisse bientôt plus qu'une boursouflure sanguinolente. T'as mal. Probablement plus encore qu'avant. T'espères juste que tout ça n'aura pas été pour rien. Que ça ne va pas s'infecter. Que tu vas pas te taper une hémorragie interne et y passer dans les heures qui suivent. T'y connais rien, tu sais pas comment ça se passe. T'essaies de te redresser un peu, mais le mouvement t'arraches une grimace de douleur. Tu te contentes donc de rester allongé sur le dos tandis que Benbow s'excuse à côté de toi. En t'appelant par ton prénom. Pour la première fois. Tu sens une bouffée de gratitude t'envahir. Léger sourire, qui ressemble davantage à une grimace à cause de la douleur.

- C'ma faute...
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Ian Benbow
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Re: Little Whinging

Message par : Ian Benbow, Mer 7 Fév 2018 - 17:09



Contenu sensible !

Mes yeux sont braqués sur le mur face à moi, mais je n'en vois rien. Perdu dans mes pensées, je me fais à nouveau le film des événements. Je revois l'étudiant se faire planter par une attaque que j'avais moi-même commandité. Il a frôler la mort, et c'est principalement ma faute. Je l'ai poussé là où il ne voulait pas aller, je l'ai forcer à agir selon mon bon vouloir, sans me tracasser de ce que lui voulait. Habituellement, ce n'est pas le genre de chose qui me tracasse, pourtant je n'arrive pas à m'ôter de l'esprit l'idée que si l'adolescent était mort, ce serait à cause de moi.

Ne suis-je pas censer être quelqu'un de détacher ? Quelqu'un qui utilise les autres selon ses envies, sans jamais se soucier de rien ? Pourquoi est-ce que je me fais un sang d'encre ? Il n'est qu'un outil, que j'ai retiré de la boite et qui est censé y retourner dés qu'il ne me sera plus utile. Non ? Le contrat est simple, depuis le début, je l'utilise jusqu'au jour où il devient un boulet, ce jour est venu et pourtant je ne l'ai pas laissé mourir. Serais-je devenu sentimental ?

Après Azénor, c'était au tour de Peverell de se faire une place à mes côtés ? Lui ? Il n'est rien. M'enfin, je veux bien admettre que de nombreuses années ce sont écoulées depuis notre rencontre, que Peverell et moi avons partagés quelques expériences ensemble, mais jamais je n'ai eu l'impression de tenir à lui.

Mon regard se pose sur le débris de verre ensanglantée.

Au bout de quelques années, j'ai réussi à laisser Azénor entrer dans ma bulle. Elle est devenue importante pour moi, mais si je me suis fais une promesse, c'est de ne laisser personne d'autre entrer. Azénor est la seule personne qui occupe mon esprit. La seule personne à qui j'ai pu m'attacher, la seule personne à qui je me suis laissé le droit de m'attacher.

Je m'empare de l'objet via ma main droite, le regard plongé dans la contemplation de la carotide de Peverell.

Les amis, je m'en suis toujours tenu éloigné. Ils n'ont aucune utilité. J'ai toujours fait attention à ne pas m'attacher, à ne rien partager avec eux, avec lui. Que pouvais-je bien partager avec lui ? Il n'est certainement pas un ami, c'est un étudiant dépourvu de cerveau. Il m'a montré des aptitudes, que j'ai toujours voulu aiguisées, mais rien de plus.

Peu importe ce que mon esprit pensait ressentir pour le gamin, je ne pouvais pas l'accepter.

Je serre le poing entourant le débris, j'entends une goutte de sang s'écraser au sol, comme une goutte peut tomber d'un robinet. Je ferme les yeux, prenant une grande inspiration.

Je le fais.

Je lève la main, lentement. Un geste brusque l'alarmerait. Je dois faire ça vite, pourtant. Trancher sa gorge, d'un bout à l'autre. J'ouvre les yeux. Soudainement, sa carotide me semble effrayante, repoussante. Je lâche le verre tranchant, la bouche entre-ouverte.

Je ne le fais pas.

- Je.. euh.. hum.. c'est vrai que c'était débile de ta part. Se faire trancher pour son Professeur.. Je rigole nerveusement. faut vraiment être taré. Faute partagé, on va dire.

Je pose cette même main, celle qui s'apprêtait à lui trancher la gorge, contre son épaule, laissant une marque de sang contre le vêtement.

- P*****, va falloir trouver quelque chose pour justifier ce bordel.

Je souffle tout en désignant d'un geste de tête la blessure du jeune Peverell.
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Re: Little Whinging

Message par : Mangemort 91, Sam 28 Avr 2018 - 15:16


PV Megan


Il y a dans la nuit un rien de rassurant, quelque chose de doux. Qui rappelle les nuits sans lunes assis sur les toits auxc ôtés du Nous originel. Du temps où les sorties se faisaient toujours à deux. Où les comptines d'enfance avait la chance de se voir revisiter à notre manière. Entre deux méfaits et terreurs. L'époque où la force était plus importante que l'envie de tordre les tuteurs ui aidaient les esprits enfant à pousser droit. Il s'en était passé du temps. Des événements. Trent-Neuf avait disparu. Quatre-Vingt-Sept était devenu aussi Oedipe que nous. Quatre-Vingt-Deux nous avait quitté et Vingt-Huit, ah Vingt-Huit, avait fini par nous oublier. C'était sûrement mieux ainsi, et le deuil avait fini de tourmenter. Nous jouions dans la terre, du bout d'une baguette inutilisable. Assis sur un porche, un masque pour enfant posé sur les genoux, acheté pour halloween à l'un des gosses. Quelle ironie du sort au fond.

Nous n'étions attendus nulle part, il ne s'agissait même pas d'une quelconque mission de reconnaissance ou de quoi que ce soit du genre. Nous n'étions que l'un des plus anciens Justes actuels nous octroyant une pause dans notre quête de justice. Une besoin de bilan, un besoin de souffler un peu à l'écart, de penser. Le masque comme une seconde peau vissé sur un visage changeant. Le masque comme une peau originelle qui nous allait mieux que notre propre corps. Qui se faisait obligation nocturne tandis qu'au bord d'une route nous chantonnions doucement un ode à l'alouette dont seul Vingt-huit connaissait les paroles. Sans se doutait que non-28 approchait.
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Re: Little Whinging

Message par : Megan K. Hayajân, Ven 4 Mai 2018 - 22:34


contenu sensible

____________________


Elle rentrait de son travail. Elle ne pouvait pas s'empêcher de refermer sa veste sur son corps qu'elle voyait comme sale. Elle n'avait qu'une envie : se doucher, effacer la trace de leurs mains, de leurs lèvres. Elle avait l'impression de vendre son âme plutôt que son corps et pourtant, pourtant c'était si facile. Il suffisait d'un regard pour qu'elle leur plaise - qu'elle devienne ce qu'ils désiraient. Alors elle se laissait faire - l'argent ensuite. Elle voulait rentrer maintenant et pourtant, une espèce d'instinct infime la poussait à marcher un peu dans le village avant de transplaner. Elle se griffait les bras sur le tissus - l'air malheureux encré sur le visage. Pourquoi, comment. C'était un contact, ça avait été la décharge. Elle n'aimait pas ça. En fait, ça ne lui faisait rien du tout. Elle se contentait d'être, et eux, ça leur plaisait.

C'était une drôle de nuit - la nuit de toutes les infinités. Parce qu'il y avait un écho de Nous. C'était de Nous dont elle avait besoin. De toute son âme, de toutes les fibres de son corps, elle avait besoin de Nous. Elle avait des envies inavouées de conseils, de tendresse. D'une forme de compréhension qu'elle n'avait jamais trouvé ailleurs. Qu'on lui dise encore qu'elle n'était pas rien - Megan avait besoin de tout ce que Nous seule savait lui apporter. Ils étaient là en reflet de Nous. Elle avait trouvé un filament dans la marre. Elle s'avançait doucement. Avait-elle peur ? Mauvaise question. De quoi n'avait-elle pas peur, plutôt ?

Alors elle approcha. Voilà - encore un pas... là voilà aux pieds de cet étrange icône. Les lèvres encore rougies, les cheveux encore brunis. Elle posa une main quelque part dans le vide et dit ce qui lui passa par la tête en premier - quelque chose comme

- bonsoir.
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