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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Les villages
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Little Whinging
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Kyara Blanchet
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Re: Little Whinging

Message par : Kyara Blanchet, Mar 12 Mai - 23:21


Silencieuse, Kyara écouta Evan lui parlait de la poésie, elle était fascinée d'entendre le ton qu'il employé alors qu'auparavant il avait manqué de classe en tentant de l'étrangler. Au final la méthode de l'homme n'était pas différente d'un autre cours, mais Kyara restait admirative. Apprendre la poésie à des jeunes dont les hormones étaient en constante ébullition n'était pas chose aisée. Evan avait dû se montrer plus que patient avec les petits monstres. Cela confirmait que le sorcier était un beau parleur. Il savait se servir des mots et il ne se privait pas de le faire. Les mots étaient une arme et la Française préférait de loin se servir de sa baguette plutôt que d'engager un combat verbal avec son interlocuteur.

Evan se perdit pendant quelques instants dans ses pensées. Kyara le voyait et décida de ne pas le priver de ses souvenirs. Il devait probablement être en train de se remémorer le temps où il était professeur, à moins qu'il n'était en train de se demander ce qu'il allait manger au repas. La brune n'était pas encore télépathe, mais elle savait reconnaître l'expression montrant que la personne était en train de se perdre.

- Tu as beaucoup voyagé donc ? Quels pays as-tu visité ? Et je me demande s'il y a un endroit du monde moldu où tu aimerais aller ? Il y a des endroits magnifiques ! Même si je dois dire que je ne suis probablement pas le plus grand fan des moldus, j'avoue qu'il y a certains lieux qui méritent le détour, et qui m'inspirent par leur beauté !
- Après avoir quitté Poudlard, je suis partie pendant cinq ans, j'ai donc eu le temps de voir du pays. J'ai beaucoup été en Amérique et en Asie, mais pas tant que ça l'Océanie. J'aimerais bien m'y rendre prochainement pas tant que pour les créatures, mais aussi pour les humains. J'ai rencontré des sorciers et des moldus surprenant. Il est intéressant d'en apprendre plus sur les différentes cultures.

C'était au tour de la professeure de soins aux créatures magiques de se plonger dans ses souvenirs. Ce n'était pas si ancien que ça, mais elle aimait bien s'y replonger. Buvant la dernière gorgée de son café néfaste, Kyara reprit la parole.

- Tu as visité quels pays toi ?

Kyara était curieuse de savoir ce qu'il avait pu voir au cours de sa vie. Il avait un parcours atypique, il avait aussi dû en voir des choses !
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Evan
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Re: Little Whinging

Message par : Evan, Mer 13 Mai - 8:47


- Après avoir quitté Poudlard, je suis partie pendant cinq ans, j'ai donc eu le temps de voir du pays. J'ai beaucoup été en Amérique et en Asie, mais pas tant que ça l'Océanie. J'aimerais bien m'y rendre prochainement pas tant que pour les créatures, mais aussi pour les humains. J'ai rencontré des sorciers et des moldus surprenant. Il est intéressant d'en apprendre plus sur les différentes cultures.

~ Il écouta les paroles de la belle patiemment. En entendant son récit, il se dit qu'elle avait sans doute voyagé bien plus que lui ! Cinq ans à découvrir le monde, elle avait dû en voir des choses ! Outre l'amour des voyages incontestable qu'elle éprouvait, elle semblait aussi apprécier de découvrir de nouvelles richesses culturelles, contrairement à lui qui se foutait royalement des coutumes moldues. Cependant, il appréciait l'art et l'architecture moldu, ce qui était quelque peu paradoxal. Il l'observa elle aussi se balader sur les étagères de ses souvenirs avant qu'elle ne reprenne.

- Tu as visité quels pays toi ?

~ En écoutant la brune parler, un constat évident l'avait frappé, ses aventures devaient être bien plus palpitantes que les siennes ! Si bien que sur la question qu'elle venait de poser, il s'attendait à la décevoir. L'écosse où il avait son manoir ne devait probablement pas être très attractif pour elle, qui semblait aimer les pays un peu plus exotiques.

- Hum, tu vas être déçue ! commença l'homme en fixant la belle dans les yeux. Je vis en Écosse, dans les Highlands, au calme, là où il y a plus de verdure que de béton. En général, j'aime les endroits paisibles. Si on excepte la Grande-Bretagne, j'ai voyagé en France évidemment comme je te l'ai dit. Je connais un peu la Bulgarie aussi, des amis de mes parents y demeurent et il m'arrive d'aller leur rendre visite.

~ Le mage s'arrêta quelques secondes pensant à l'Italie où il était parti avec quatre confrères Mangemorts pour foutre un beau merdier à Venise à une époque révolue. Ne sachant pas si l'événement avait été médiatisé dans le monde magique, il préféra rester floue sur la destination précise.

- L'Italie aussi ! Je trouve ce pays magnifique bien que je suis loin d'avoir traversé toutes ses contrées ! J'aimerais bien y retourner, si je prends le temps un de ces jours ! J'ai vu quelques reportages à la télévision moldue une fois, et je me souviens encore des paysages enchanteurs que j'avais vu ! J'aimerais les voir réellement un jour ! finit-il avec un grand sourire.

~ Evan termina son café difficilement. Puis il repartit sur l'idée d'en découvrir plus sur la belle.

- Il est dégueu leur café non ?! Sinon je me demandais, à part ton travail à Poudlard qui doit te prendre pas mal de temps, qu'est-ce qui occupe ton temps libre ?
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Kyara Blanchet
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Re: Little Whinging

Message par : Kyara Blanchet, Lun 25 Mai - 23:20


- Hum, tu vas être déçu ! Je vis en Écosse, dans les Highlands, au calme, là où il y a plus de verdure que de béton. En général, j'aime les endroits paisibles. Si on excepte la Grande-Bretagne, j'ai voyagé en France évidemment comme je te l'ai dit. Je connais un peu la Bulgarie aussi, des amis de mes parents y demeurent et il m'arrive d'aller leur rendre visite.

Plus de verdure que de béton ... au moins ses poumons devaient être reconnaissants. Les endroits paisibles c'était bien, mais Kyara s'ennuyait assez vite. Il lui fallait de l'action, elle devait bouger. Elle n'en était pas encore au point de vouloir se poser. Certes, elle avait une maison qu'elle partageait avec Liam, mais ce n'est comme s'ils y étaient tout le temps. Au contraire même, bien souvent les deux professeurs découchaient. Le suédois n'était pas spécialement jaloux et si c'était le cas, il ne le montrait pas. De ce fait,la professeure de soins aux créatures magiques n'avait pas de compte à rendre et inversement ce qui était une bonne chose.

- L'Italie aussi ! Je trouve ce pays magnifique bien que je suis loin d'avoir traversé toutes ses contrées ! J'aimerais bien y retourner, si je prends le temps un de ces jours ! J'ai vu quelques reportages à la télévision moldue une fois, et je me souviens encore des paysages enchanteurs que j'avais vu ! J'aimerais les voir réellement un jour !

L'Italie ... Kyara n'aimait pas vraiment, elle trouvait que les grandes villes étaient particulièrement sales et la Française n'aimait pas la saleté. Après, elle n'avait jamais pris le temps de visiter les contrées lointaines et ce serait surement mieux mais ... globalement, elle n'avait pas envie de s'y rendre plus que ça. La brune tiqua légèrement en entendant le sorcier parler de la télévision moldue. Kyara n'avait jamais compris l'utilité de voir des gens faire des choses stupides devant un écran. Souvent on ne retrouvait que ça, des stupidités. C'était probablement une technique pour faire oublier que la vie que menait les moldus était pitoyable ? Surement.

- Il est dégueu leur café non ?! Sinon je me demandais, à part ton travail à Poudlard qui doit te prendre pas mal de temps, qu'est-ce qui occupe ton temps libre ?

Le café n'avait effectivement pas bon gout, en même temps au vu du boui-boui dans lequel ils étaient, il ne fallait pas espérer boire un café venant d'un grand cru. Déjà que de base Kyara n'avait pas fan de café, celui-ci était dans son top 10 des endroits à ne pas retourner.

- J'avoue que ce n'est pas super. Je m’entraîne pour le quidditch, sinon je tue le temps à lire des ouvrages portant sur la magie noire. Je trouve que c'est un aspect intéressant de la magie et que les gens dénigrent un peu trop ce qu'elle est à cause de ses effets. Et toi ?
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Evan
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Re: Little Whinging

Message par : Evan, Lun 1 Juin - 9:06


~ Observant la moindre réaction sur le visage de la brunette, le mage attendait qu'elle lui réponde. Jusque là, il n'en savait pas beaucoup sur elle et, elle lui semblait plus sur la défensive que lui. En même temps, après ce qu'il avait tenté de lui faire, c'était des plus normal. Il attendit donc impatiemment qu'elle lui réponde, pendu à ses lèvres comme le serait un enfant qui attendrait une glace qu'on lui avait promise, le regard pétillant plein d'espoir.

- J'avoue que ce n'est pas super. Je m’entraîne pour le quidditch, sinon je tue le temps à lire des ouvrages portant sur la magie noire. Je trouve que c'est un aspect intéressant de la magie et que les gens dénigrent un peu trop ce qu'elle est à cause de ses effets. Et toi ?

~ Il laissa échapper un rictus de surprise. Elle s'entraînait au Quidditch ?! Cette pensée l'enthousiasma, le renvoyant pendant un moment à sa scolarité où il avait été un capitaine emblématique de Serpenatrd, rapportant deux coupes consécutives à sa maison. Il se plut à imaginer la belle chevauchant son balai, bravant le vent à haute vitesse, comme un éclair pourfendant le ciel à l'assaut de la terre.

~ Le second point qu'elle évoqua le ravit encre plus. La magie noire ! Le flambeau de sa vie, l'étincelle qui guidait son âme, sa raison d'être. Elle disait qu'elle lisait des ouvrages sur le sujet, mais sa façon d'en parler lui donnait la nette impression qu'elle devait en être secrètement aussi amoureuse que lui, et qu'elle ne devait pas se contenter que de la théorie ! Lui avait lu bien des ouvrages également sur ce domaine, il avait même arpenté le chemin tortueux de certains sortilèges oubliés dans les bagages des siècles écoulés. Le mage, un instant égaré dans ses pensées, souriait bêtement sans même s'en rendre compte. La belle venait d'évoquer deux points qui étaient très chers à ses yeux, même s'il avait stoppé la pratique du Quidditch à la fin de sa scolarité.

- Intéressant ! commença le mage. Je t'avoue qu'au premier abord je ne t'imaginais pas adepte du Quidditch ! J'ai moi-même pratiqué ce sport pendant ma scolarité, j'y ai été capitaine des Serpentards d'ailleurs, remportant la coupe par deux fois ! J'aimais énormément ça, même si je dois dire que je n'en ai plus fait depuis que j'ai eu mes ASPICS et que je suis rentré dans le monde adulte !

~ Il fit une brève pause, se laissant le soin de planifier comment il allait maintenant aborder le thème de la magie noire, se demandant jusqu'à quel point elle appréciait le sujet, et s'il devait oui ou non faire preuve de prudence en évoquant les nombreux dédales de cette voie.

- Tu aimes la magie noire me dis-tu ? Hum, après tout, tu es Fourchelang comme moi, c'est un peu logique... Là-dessus encore, je dois dire que je te ressemble. Je n'ai jamais aimé explorer les sentiers déjà foulés par de nombreux sorciers. Je suis quelqu'un d'attirer vers l'inconnu et j'aime me faire ma propre idée du monde, plutôt que de m'en graver l'image, souvent fausse, écrite par les historiens dans des livres poussiéreux pour adolescents ignorants !

- J'aime la magie noire, reprit-il après quelques secondes de réflexion. Je suis entièrement d'accord avec toi, que beaucoup de sorciers la dénigrent sans même se donner la peine de la comprendre. Je la pratique depuis de nombreuses années maintenant, et même si je pense en maîtrisé de nombreux aspects, elle a l'avantage d'être une source d'inspiration inépuisable. Quelque part dans le monde, sous une montagne escarpée, dans une grotte oubliée au milieu des flots, sous une mer dont les vagues ne cessent jamais, dort sûrement un sort, un parchemin ancestral, une essence de magie, attendant d'être découverte... Beaucoup ignorent l'excitation que procure la magie noire, sur le simple fait qu'on leur a enseigné que celle-ci n'était pas réglementaire. Mais pour moi, elle est la seule magie qui me rende vivant. Sa difficulté est une force, elle oblige à se surpasser et, au final, je pense qu'elle nous définit. Car c'est en cherchant à repousser ses limites que l'on trouve qui l'on est vraiment...

~ Le mage se tut. Il était, encore une fois, parti dans un long monologue. Lui qui d'habitude était quelqu'un d'extrêmement silencieux, ne pouvait pas s'empêcher de parler quand on l'embarquait sur des sujets qu'il adorait. Et le fait d'avoir une jeune femme splendide face à lui ne faisait qu'accentuer son désir de lui parler. Qui plus est, une jeune femme aimant la magie noire, ce qui lui plaisait d'autant plus.

- Et tu ne fais que lire des ouvrages sur le sujet ? Ou alors, tu la pratiques aussi ? Là tu attises ma curiosité !

~ Le mage lui avait lancé un regard des plus intéressés, à la fois charmeur et des plus sérieux. Il voulait savoir jusqu'où allait son attirance pour la magie noire. Et s'il y avait en plus de cela une ouverture pour draguer la belle, il ne se priverait pas pour s'engouffrer dedans, car il fallait avouer qu'elle était tout à fait à ses goûts, belle et énigmatique.
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Kyara Blanchet
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Re: Little Whinging

Message par : Kyara Blanchet, Dim 14 Juin - 12:03


La réaction d'Evan ne se fit pas attendre, la Française ne manqua pas le petit sourire en parlant du Quidditch et de la lueur d’intérêt qui s'alluma dans ses yeux quand elle parla de la magie noire. Etre fourchelang était comme avoir une épée au dessus de la tête ou un post-it disant : je suis fourchelang donc accro à la magie noire ! Ce n'était pas ainsi pour Kyara. Elle avait montré un intérêt pour cette magie bien avant de découvrir cette capacité. La méthode douce n'ayant pas marché auprès de sa mère et de ses frères durant son enfance, Kyara avait dû s’intéresser à des moyens moins conventionnels.

- Intéressant ! Je t'avoue qu'au premier abord je ne t'imaginais pas adepte du Quidditch ! J'ai moi-même pratiqué ce sport pendant ma scolarité, j'y ai été capitaine des Serpentards d'ailleurs, remportant la coupe par deux fois ! J'aimais énormément ça, même si je dois dire que je n'en ai plus fait depuis que j'ai eu mes ASPICS et que je suis rentré dans le monde adulte !

Il était vrai que la professeure de soins aux créatures magiques n'avait pas le gabarit pour jouer au Quidditch, pourtant elle avait quand même de la force dans ses petits muscles. De plus, elle avait la morphologie parfaite pour être attrapeuse. De taille moyenne, pas très épaisse, elle était plus rapide sur le terrain que ses coéquipiers. Kyara n'avait pas la chance d'être capitaine, mais elle y songeait. Un accident de balai était vite arrivé, Charli n'y verrait que du feu !

Marquant une pause, Evan se lança ensuite dans un grand monologue sur la magie noire. Silencieuse, la brune ne perdait pas une miette des paroles de l'homme. Ils étaient d'accord sur beaucoup de choses même si la magie blanche pouvait aussi retrancher une personne dans ses limites. Détruire est une chose facile, ce qui est plus dur c'est de reconstruire.

- Et tu ne fais que lire des ouvrages sur le sujet ? Ou alors, tu la pratiques aussi ? Là tu attises ma curiosité !

Plongeant son regard vert dans celui d'Evan, la Française prit quelques secondes avant de répondre. Pratiquer la magie noire n'était pas une chose illégale, selon le sortilège bien évidemment, c'était très mal vu de base. L'homme ne semblait pas être du genre à juger parce qu'elle avait déjà fait cela par le passé. A présent qu'elle était professeur, elle évitait de se servir de certain sortilèges, surtout durant un cours.

- J'ai pratiqué. J'ai eu une vie mouvementé qui m'a fait me retrouver dans des situations où ma vie était en péril. J'ai donc fait ce qu'il fallait pour pouvoir être ici aujourd'hui, en train de te parler plutôt qu'en train de manger des pissenlits par la racine. Après je ne dit pas que je suis une adepte. Il y a des sortilèges dont je ne me servirais jamais au vu des conséquences, mais je n'ai pas pour autant peur de faire la part des choses si besoin est. Je suis professeure maintenant, je tente de donner une meilleure image, peu de personnes savent pour mon don, car la société n'a pas tant changé que ça. Tu as l'allure du bad boy, j'imagine que tu pratiques sans crainte de ton côté.
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Re: Little Whinging

Message par : Evan, Ven 19 Juin - 10:58


~ Le mage attendit patiemment que la belle reprenne la parole. Leur discussion était arrivée sur la magie noire et il sentait que c'était une voie qu'elle connaissait également. Elle resta pensive un instant, et il se demanda si cela était par prudence ou, au contraire, dans un soucis d'exactitude en recollant quelques morceaux de ses souvenirs pour en narrer une toile parfaitement détaillée.

- J'ai pratiqué. J'ai eu une vie mouvementé qui m'a fait me retrouver dans des situations où ma vie était en péril. J'ai donc fait ce qu'il fallait pour pouvoir être ici aujourd'hui, en train de te parler plutôt qu'en train de manger des pissenlits par la racine. Après je ne dit pas que je suis une adepte. Il y a des sortilèges dont je ne me servirais jamais au vu des conséquences, mais je n'ai pas pour autant peur de faire la part des choses si besoin est. Je suis professeure maintenant, je tente de donner une meilleure image, peu de personnes savent pour mon don, car la société n'a pas tant changé que ça. Tu as l'allure du bad boy, j'imagine que tu pratiques sans crainte de ton côté.

~ Au premier abord, il jugea son récit contrasté. Ses premiers mots semblèrent lui indiquer un chemin périlleux qu'elle brava sans se soucier des conséquences de ses sortilèges. Tandis que la suite exposa une vision plus prudente, admettant, du moins c'est ce qu'il pensa, qu'elle n'était jamais allée jusqu'à utiliser les sorts les plus extrêmes, que lui avait usé abondamment dans son passé et encore dans son présent.

~ Elle évoqua ensuite son présent, mettant en avant son poste au sein de Poudlard pour tenter d'aiguiller les élèves d'une manière qui lui semblait digne, ce qui était louable. Car il était vrai que dans les moeurs, la magie noire faisait souvent office d'un démon à éviter à tout prix, comme ci le simple fait de l'utiliser conduisait directement en Enfer sans possibilité de rédemption. Pourtant, pour le mage, il n'y avait pas plus idiot dans la vie que quiconque se contentait de suivre les enseignements établis, sans se donner la peine de se faire son propre avis sur toute forme de magie.

- Je suis d'accord avec toi, commença le mage pour reprendre une de ses phrases. Que malheureusement, beaucoup de sorciers sont encore enveloppés dans un manteau de préjugés pour tout ce qui concerne de près ou de loin la magie noire. Il est facile de diaboliser tout ce dont nous avons peur, mais à mes yeux, il est d'autant plus essentiel de me faire mon propre avis sur chaque chose, chaque sort, plutôt que de laisser à quelqu'un le soin de m'en donner sa définition.

~ Il marqua une pause, sans cesser de fixer la belle. Il espérait que son discours n'avait pas été perçu comme moralisateur vis à vis de l'enseignement qu'elle donnait, car cela n'était pas le cas. Il critiquait juste ceux qui jugeaient sans savoir, ces moutons du monde à l'oeil égaré, destiné à être aveugle jusqu'à leur mort dans leur périple d'ignorance.

- Un bad boy tu dis, reprit-il avec un sourire amusé. Peut-être, ce n'est pas l'allure que j'essaie de me donner, mais je comprends que l'on puisse me percevoir ainsi. Disons que, avec mon expérience, mes aventures et les combats auxquels j'ai pu prendre part, je me suis aguerri. Et, sur les fortifications de mes expériences, je me dresse sans peur face à mon avenir.  Peu importe ce qui se pose face à moi, j'essaierai toujours d'y faire face. Peut-être que je suis suicidaire dans l'âme va savoir ?! dit-il avec un petit rire. Non, plus sérieusement, je n'ai aucunement peur de faire usage de la magie noire. Et le jugement des gens m'importe peu ! Je suis un solitaire qui écrit son chemin sans se soucier des interdits. Peut-être le paierais-je un jour ? Mais au moins je profite de ma vie comme bon me semble ! termina-t-il avec un nouveau sourire.

- Bon ! reprit le mage en posant ses coudes sur la table, joignant ses mains, regardant tour à tour le serpent et la belle. Ce n'est pas que je m'ennuie, au contraire, ta compagnie m'est des plus agréables. Seulement, il n'y a pas grand-chose à faire ici ! Je ne sais pas ce que tu comptes faire, si jamais tu as quelque chose de prévu, ou que ma compagnie t'importune, nous pouvons nous quitter là, sinon, je ne sais pas, allons où nos pas nous mèneront ! Mais cet endroit est trop moisi pour que j'y reste davantage ! finit-il avec un sourire naturel.

~ Il n'avait aucune idée en tête. Peut-être que la belle en aurait marre de lui et souhaiterait l'oublier pour le reste de sa journée et de sa vie. Il retournerait alors explorer cette petite ville simplement. Ou au contraire, peut-être exprimerait-elle le désir de continuer leur entrevue dans un autre endroit. A ce moment-là, un changement d'air s'imposait...
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Alexander Scott
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Re: Little Whinging

Message par : Alexander Scott, Mar 21 Juil - 13:51


Little Whining, petite ville de banlieue se trouvant au sud de Londres. De prime abord ce lieu n'avait rien de spécial, pour les moldus ce n'était qu'un patelin où les habitations étaient moins chères que la moyenne mais pour les sorciers ce "patelin" revêtait une importance bien plus grande. Le légendaire Harry Potter qui avait vaincu Voldemort lors de la deuxième grande guerre et ainsi mit un terme à cette dernière avait grandit ici durant les premières années de sa vie. Dans le temps l'endroit n'était pas peuplé de beaucoup de sorcier, on y trouvait tout au plus quelques cracmols et aucun sang pur ! Pourtant depuis la fin de la dernière guerre magique, la population de sorciers dans ce village avait grandement augmentée, tout le monde désirait vivre là où avait grandit le célèbre Harry Potter. Le quartier était de plus loin d'être désagréable, évidemment c'était une ville de banlieue par conséquent les maisons qui y fleurissaient n'étaient pas incroyablement grande cependant... Il y avait dans ce lieu quelque chose de particulièrement reposant. Peu de voitures circulaient en cet endroit si bien qu'il était relativement calme, en générale les gens ne sortaient pas de chez eux à part pour se rendre à leur travail. La cohabitation moldu, sorcier s'était mise en place relativement rapidement sans même que les premiers ne soient au courant de l'existence des secondes et il était très rare de déplorer des incidents dans ce quartier. Depuis la réapparition des mages noirs il n'y avait eu aucune attaque ici, on aurait pu penser que ce serait le premier endroit qu'ils attaqueraient pour la symbolique pourtant il n'avait semble t'il jamais posé les pieds ici. Par mesure de précautions les Aurors continuaient cependant d'y faire régulièrement des tours de garde comme dans tout les autres petits villages abritant une fragile cohabitation sorcier, moldu.

Alexander se maudit intérieurement, qu'est ce qui lui avait pris de faire son tour de garde en plein milieu de la journée ? Il avait littéralement l'impression de cuire sur place ! Même ici en Angleterre les températures étaient devenues insupportables durant l'été. Le sorcier de l'est détestait les fortes températures, ces derniers mois on pouvait dire qu'il avait été servi. Visiblement il n'était pas le seul à détester ce temps puisque les rues du village étaient complètement désertes. Chacun était cloîtré chez soi, tout les volets étaient fermés et les arrosages automatiques fonctionnaient à plein régime, quel intérêt ? De toute façon la majorité des gazons du coin étaient déjà grillés ! L'avantage c'est qu'il était relativement aisé de savoir qui était et qui n'était pas un mangemort par ici... Depuis son arrivée Alexander n'avait croisé en tout et pour tout que trois chats, un chien et un grand mère, l'Angleterre couraient un grave danger, heureusement qu'il était là, qui sait peut-être qu'un jour il aurait l'occasion de sauver un chaton en péril dans un arbre ? Le Russe pesta, pourquoi avait-il fallu que ce soit lui qui se retrouve en tour de garde dans les villages ? Dire que certains de ses collègues devaient surveiller Poudlard... C'était rageant. En plus de cela il allait devoir se remettre à sa foutue pile de dossier en revenant au bureau... Il était le plus vieux des Aurors au ministère de la magie mais sa pile de dossier dépassait largement celle des autres, d'ailleurs elle ne cessait de grandir d'une façon alarmante. Sérieusement... Il était censé être un chasseur de mage noir et pas un rat de bureau passant sa journée à remplir des dossiers de Mer**. La fin de journée s'annonçait passionnante, s'occuper de cas pour la plupart inintéressant tout en transpirant car la climatisation des bureaux était défaillante.

Le sorcier de l'est sursauta et posa aussitôt la main sur sa baguette, pour se rendre compte que l'alerte qu'il venait d'entendre n'était qu'un chaton qui traversait la route en toute impunité. Peu importait... Il n'aurait pas du baisser sa garde. Qu'est ce qui empêchait les mages noirs de lui tendre un piège dans ce quartier pourri ? Tout les habitants étaient cloîtrés chez eux, personne n'entendrait rien et Alexander Scott disparaîtrait sans même que l'on ne s'en rende compte ! Une triste fin de carrière en résumé. Après un dernier juron l'Auror transplana au ministère de la magie.


Fin du RP
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James Manor
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Re: Little Whinging

Message par : James Manor, Dim 13 Sep - 0:14


[PV avec Azphel]
Suite de ce sujet


- # Oblitesco

Dans le bois de cèdre, la magie de la licorne noire souffle sur les traces des deux hommes. Une magie douce et distante, qui excelle dans les courbes et les contes. Des contes d’ébène, vaporeux et discrets dans les ombres.

Pas à pas, empreinte par empreinte, la piste des deux hommes s’efface jusque loin vers Londres. James ne veut pas qu’un autre sorcier trouve l’endroit d’où il observe les ‘sans magie’ qui vivent près de Mademoiselle Godwinson.

Il se détourne de la piste effacée, pointe du doigt quelques bâtisses au loin, en contrebas.

- Je vais vous faire part de mes raisonnements, Azphel, et vous me donnerez votre avis sur mes raisonnements par la suite, si vous le voulez bien ?

En contrebas, il y a un hameau, si petit et si vieux, qu’il ne porte pas de nom. A quelques kilomètres de Little Whinging, il est fait de maisons sages, de fermes branlantes et d’une chapelle qui n’a plus de saint depuis longtemps. En a-t-elle jamais eu ?

Enclavé dans des contreforts recouverts de bruyères et de fougères, le hameau est doux au regard, avec ses ardoises grises et ses murs brunâtres, chocolat au lait, sables… Un peu plus loin, la silhouette du manoir de Mademoiselle Godwinson s’élève en hauteur, presque au niveau des deux hommes, sur un contrefort qui leur fait face.

- Leur biotope est prépondérant pour eux, comparé à leurs pairs de Londres… Ils vivent principalement d’élevage. Pas d’agriculture. Ces contreforts sur lesquels nous nous tenons les protègent des vents du nord. Les contreforts ont récemment été renforcés par des structures d’acier traité par l’administration de Little Whinging.

Il remet sa baguette magique en place, sous son manteau de sorcier brun. Son regard glisse à leurs pieds, où deux constructions tout en hauteur se terminent par d’énormes réservoirs.

- Ils ont deux châteaux d’eau. L’eau est vitale pour leurs élevages. Etrangement, les ‘sans magie’ de ce hameau ont souvent des jumeaux par portée…  Ce qui les pousse, malgré la migration vers la ville, à se reposer sur la production de lait.

Depuis quelques instants, James a perdu son allure d’ange fragile. La colère s’est dissipée dans l’air. Les émotions se sont évaporées. La logique a remplacé la langueur dans sa voix. Sa mère était de Serdaigle. Elle a dû lui léguer quelques bribes de ses raisonnements quasi mathématiques.

- J’ai pensé les faire partir progressivement ou du moins les accaparer. Le « Sapidu » et le « Voluptas Garden » pouvaient aisément forcer les bêtes à manger des plantes traitées pour les rendre malades. Un ou deux « Impervius » partiels, bien placés dans quelques recoins pouvaient rendre les châteaux d’eau inutilisables et irréparables.

Que des sortilèges de magie blanche, ou presque.

James aime la pureté et la blancheur. Même quand il veut nuire. Surtout quand il veut nuire.

- Mais cela aurait pu attirer la suspicion des ‘sans magie’ sur la cause des problèmes. Un risque avec ce type d’impact ne se prend pas de façon isolée et désorganisée.

Il est, sur ce point, presque d’accord avec le Ministère de la Magie et l’Ordre du Phénix.

Il tape le sol du bout de son pied droit. Comme pour en vérifier la solidité. L’herbe étouffe les sons. La terre paraît immuable…

- Dans des moments de colère, j’ai pensé fragiliser voire détruire les contreforts… Un « glacio » sur de l’eau infiltrée renforce facilement un « bombarda », même faible, sur de la roche…

La brutalité n’est pas sa magie. La destruction de James doit emprunter des chemins de délicatesse physique. Ce que sa force pure ne peut obtenir, il l’obtient par quelques détours.

- … Et cela aurait pu les tuer. Et peiner davantage la dame à qui j’ai rendu visite. Et puis, ce sont des bêtes… J’adore les bêtes, mais des bêtes valent-elles le risque d’ameuter le Ministère ?

Car cela l’aurait ameuté.

Il hausse les épaules. Pour lui, la réponse est non.

- Un « Repello Moldum » ou quelques « bombardas » de nouveau auraient pu temporairement bloquer le passage vers le manoir de Mademoiselle Godwinson… A condition de maintenir des manipulations mentales et d’accepter la colère de la dame.

Il observe Azphel pour lire ses réactions.

Les yeux de James ont perdu l’étonnement, l’empathie, et même la haine, et même la joie de nuire à ces ‘sans magie’ qui ont nui à Mademoiselle Godwinson. Ses yeux couleur jade et sable sont devenus deux lentilles de microscope à hyper focus pointés sur leurs vis-à-vis. C’est le principal défaut de ce sorcier, d’oublier d’avoir des émotions quand une prise de position a été décidée.

- Je pourrais prendre l’apparence de la dame avec un « polynectar »… rendre visite à tous ces ‘sans magie’ et les dégouter d’elle… Je pense toutefois qu’elle apprendrait vite que quelqu’un s’est fait passer pour elle.

Du dessous de son manteau, James sort deux petites fioles. Pleines. Il les fait glisser entre ses doigts. Le verre est lisse. Les fioles tintent l’une contre l’autre.

- Ou alors c’est elle que je dégoûte d’eux… Sur la même personne, un « Anatrista Allegro » suivi peut-être d’un « Assurdiato » temporaire et peut-être d’une potion de babillage devraient finir par la fatiguer…  Mais il faudrait répéter la chose fréquemment… Quoique je serais prêt à le faire.

Son attention revient sur Azphel.

- Qu’en pensez-vous ? Suis-je trop circonspect ou trop peu hâté ? Voyez-vous une autre façon de les éloigner d’elle ?
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Re: Little Whinging

Message par : Azphel, Ven 18 Sep - 22:57


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* * *


¤ ¤ TI ¤ ¤ Un long moment, James était resté à le dévisager, sans qu'aucune forme de jugement ne passe sur son visage. Il était difficile pour Azphel de lire les pensées de l'homme, bien qu'il savait l'inverse être encore plus compliqué. Le mage noir faisait cet effet là, dans sa noirceur toute décontractée, de déstabiliser les opinions et les avis sur lui ; en l'occurrence, son indifférence à la mort de son père devait interloquer James sur l'identité de l'homme devant lui.
¤ ¤ ¤Cette absence de sentiments trouvait une réponse évidente, en plus de l'aisance naturelle à cacher ses maux pour Azphel. Mais elle était étroitement liée à son plus lointain passé et demeurait enfouie en lui depuis bien longtemps. Aucun regard, même des plus perçants, ne pouvait espérer remonter tant de vestiges de l'âme en le sondant.

Les deux sorciers quittèrent rapidement l'hôpital sous l'impulsion de James. Azphel acceptait de l'accompagner, sans chercher à rationnaliser leur démarche commune.

¤ ¤ ¤Ils ne se connaissaient pas le moins du monde, mais le mage noir aurait dit qu'ils "se ressentaient". Le jugement d'Azphel n'avait pas toujours été infaillible, pour preuve qu'il devait à une femme séduisante sa lycanthropie, mais il se plaisait de croire que son opinion des autres, bâties sur les fondations de quelques mots et regards, était le plus souvent juste dès le premier abord.
¤ ¤ ¤James ne connaîtrait peut-être jamais la magie noire de la même façon que l'ancien Ministre, mais il en arpentait incontestablement le chemin. Il se dégageait de lui, de ses paroles et attitudes, une volonté pliée à la noirceur. Azphel ne doutait pas qu'il savait la cacher au quotidien, mais tout comme c'était le cas pour lui-même, James ne pouvait masquer trop longtemps ses réelles opinions face aux injustices.

Toute sensation de deuil absente, les deux hommes arpentaient un sous bois à la forte odeur de pin. Le calme régnait et la nature ne se déparait pas d'une tranquillité paisible, de circonstance pour les deux mages qui échappaient à Sainte-Mangouste.
- Je vais vous faire part de mes raisonnements, Azphel, et vous me donnerez votre avis sur mes raisonnements par la suite, si vous le voulez bien ?
¤ ¤ ¤Azphel acquiesça en silence et suivit James pour sortir du manteau de verdure, découvrant au lointain des chemins nuancés un petit village ordonné d'où ce dégageait des couleurs chaudes et une douceur attirante. c'était le genre de village qui rappelait quelque chose dès lors qu'on l'apercevait ; quelque chose que l'on connaissait ou que l'on ne connaissait pas, indistinct, tant les affres de l'esprit s'affairaient à tirailler la mémoire de souvenirs décharnés, peut-être imaginaire, mais qui respiraient le vécu.
Azphel était déjà venu ici, il en avait l'incertaine conviction.

¤ ¤ NA ¤ ¤ James lui pointa le manoir de la Dame qu'il avait visitée et ils prirent la direction des hauteurs attenantes au hameau. Ils grimpèrent un contrefort rénové pour se tenir comme deux visiteurs aux abords de la bâtisse, à hauteur d'oiseau. Dans l'arrière plan se dessinaient des champs peu travaillés et des troupeaux de bétail divers, moutons, bœufs et vaches qui paissaient à leur guise.
¤ ¤ ¤La bourgade était calme et il y faisait bon vivre et rappelait un peu la campagne de la périphérie londonienne qu'Azphel avait choisi pour son manoir.

¤ ¤ ¤Les deux sorciers surplombaient de grands réservoirs d'eau et Azphel écoutait James lui parler de ces moldus. La conversation s'orienta ensuite sur les idées que James avaient eu pour se débarrasser d'eux, là, le sorcier révélait sa nature, celle qu'Azphel ne pouvait qu'effleurer en le regardant.
¤ ¤ ¤L'ancien Serpentard fit une grimace qu'il ne tenta pas de dissimuler. Il réprimaient les moldus bien au delà de la banale aversion, mais l'idée de toucher de près ou de loin les bêtes ne lui plaisait pas.
Les moldus étaient la cause du problème, la solution devait être directe. Les animaux ne méritaient pas de pâtir des carences de leur propriétaire.
Azphel respectait trop la nature en général pour s'en prendre aux bêtes. Les moldus c'était différent. Ils sont hautains, faibles, corrompus, assouvis par l'argent et son supposé pouvoir, ignares et arrogants. Inutiles.

¤ ¤ ¤James argua d'autres options, plus ennuyeuses et presque inoffensives, qu'Azphel qualifierait de chiantes. Il n'aimait pas passer par quatre chemins, surtout lorsqu'il s'agissait des moldus, il était inutile de s'encombrer de pertes de temps futiles avec eux.

- [...]  Qu’en pensez-vous ? Suis-je trop circonspect ou trop peu hâté ? Voyez-vous une autre façon de les éloigner d’elle ?

- Je suis familier à ton esprit de destruction, lui dit Azphel, rompant le silence de ses propres pensées. Mais je préférerais éviter de faire quoi que ce soit qui mette en danger les animaux...  Par convictions personnelles, ajouta-t-il après un instant pour se justifier. Et tu as raison, les autorités pourraient s'en mêler. Mais en effet, je te trouve bien trop attentiste, peut-être indulgent, avec ceux que tu méprises. On dirait que tu as peur de tes actes, ce que je ne peux blâmer, mais le Ministère ne peut pas tout voir. J'ai fait quelques erreurs par empressement, mais on apprend de ses erreurs n'est-ce pas ? lui demanda-t-il sans attendre vraiment de réponse.

¤ ¤ ¤Azphel dévisageait James et son visage expressif où s'entremêlaient beauté et élégance et un flot d'émotions changeantes constant. Il se sentait étrangement comme un mentor en ayant décidé de l'accompagner, bien qu'il ne se considérait pas comme supérieur lui.

- La peur, dit-il sur un ton d'évidence. C'est une arme redoutable et presque indétectable. Ce que je suggère... (il lissa planer un long silence en embrassant du regard les troupeaux d'animaux au loin) c'est de leur rendre une petite visite. De leur exposer clairement les risques qu'ils encourent, eux et leurs rejetons ignares. Et s'il n'est de promesses qu'ils peuvent tenir, s'ils utilisent des mots trop forts, alors peut-être qu'on emploiera une méthode plus forte.

¤ ¤ ♥♥ ¤ ¤ Il n'avait pas quitté les bovidés du regard. Quand il replongea ses yeux émeraudes dans ceux de James, il savait que l'homme au costume n'y lirait qu'une étrange force de conviction, imperturbable. Car Azphel l'était dans tous ses choix dès lors qu'ils se faisaient sous la balance noire de la justice.
Quand James donna son assentiment, Azphel l'empoigna par le coude et s'approcha du rebord du contrefort. Il sortit sa baguette et la pointa en direction de l'herbe en contrebas, un geste censé rassurer James, et ils sautèrent dans le vide.

¤ ¤ ¤La chute ne dura que de courtes secondes et ils atterrirent en douceur sur un coussin d'air invisible devant les immenses blocs métalliques des réserves d'eu. D'une marche commune ils se dirigèrent vers la maison principale. Azphel s'efforça de s'approprier des manières décontractées. Il avait hâte de voir à quoi ressemblaient ces moldus et de juger du niveau de leur insignifiance.
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Re: Little Whinging

Message par : James Manor, Sam 17 Oct - 23:59


Il lance une brume compacte. L’inspiration des sorts est la métaphore des personnalités. James voit l’opacité grise. A quel point la situation lui brouille les pensées ? Sans la vue claire, le radar des hommes se rabat sur les autres sens. Et probablement un peu l’intuition.

Azphel a dit aimer les bêtes. Un homme qui aime les bêtes peut-il être un monstre ?

- Pour moi la situation est étrange.

Etrange ou nouvelle, mais ce qui est nouveau n’est pas toujours étrange… Alors pourquoi ce sentiment de confusion ? Azphel ressemble à une sortie de route, vers un bois attirant et peu engageant à la fois.

James s’avance vers la ferme la plus à l’est. C’est là qu’habite le jeune garçon chéri par la vieille Mademoiselle.

- J’ai l’habitude de faire semblant de…
- James ?

Une voix d’enfant. Une silhouette gris foncé. Une casquette sur la tête. Le bruit de pas légers. Il court vers les deux adultes.

- Oh, Solice. Comment ?

James fronce les sourcils. Il voulait voir le père, pas le fils. Trop petit, créature trop immature. Quels reflexes millénaires sont inscrits dans les gènes des sorciers et des sans magie pour les attendrir en face de ce qui n’est pas encore adulte ?

- Comment quoi ?

L’enfant tend les bras. James se baisse. Tend les bras aussi.

Une habitude de tendresse. Un réflexe appris devant la vieille demoiselle.

- Rien.
- Où est Margareth ?
- Margareth va bien.

James se crispe. Ses bras se referment difficilement sur Solice. La petite tête dans le creux du cou. L’accolade d’un faux père envers un faux fils. Image d’Epinal qui a mal vieilli. Les doigts de James se resserrent sur la chemise légère. Pas de manteau. Sorti à la hâte ? Probablement.

Solice est turbulent. Solice court partout. Solice crie partout. Ses mouvements, toujours, autour de lui, en aura imprécise de membres fébriles.

- Dis-moi Solice, est-ce toi qui as cassé le bois de Margareth ? Tu sais, ce qui ressemble à un petit bâton ?
- Le petit bâton… ? Non…

Les mots sont lents dans la bouche de Solice. Solice sait sentir le bien et le mal. Il sait mentir quand le jugement est trop près. Il garde sa tête dans le creux du cou de James. Il regarde peut-être Azphel. La main droite de James se pose sur le crâne. Une caresse.

- Tu ne me mens pas ?
- Je ne mens jamais.

Pas de lenteur, cette fois. De l’aplomb. De la certitude mensongère d’adulte, presque. Si petit, et si corrompu, déjà.

La main de James a un sursaut. Les cheveux entre ses doigts. La casquette de Solice tombe au sol. L’autre main dans le dos.

- Sûr ?
- Sûr.

James a un hoquet. De dégoût, peut-être, ou de colère, ou de tout autre chose qu’il ne s’explique pas.

Le mouvement est sec. L’habitude de terminer les bêtes.

Ce fut rapide. Le corps sans vigueur. A la place du dégoût, maintenant, que lui reste-t-il, à James, pour le forcer à tenir l’enfant dans ses bras ? Pas grand-chose… A part la conscience d’une réalité trop vite réalisée. Ses paupières cillent plusieurs fois. Le besoin d’être sûr de ce qu’il a fait.

- Je crois qu’ils ont un enclos pour les porcs là-bas. Les barrières sont hautes...

Une chute de cette hauteur,, pour un enfant de cet âge...

Il n’attend pas la réponse d’Azphel. Il soulève l’enfant dans ses bras. On dirait qu’il dort. On dirait qu’il le transporte vers son lit d’enfant.

Le corps, vite, par-dessus les barrières hautes. Le corps, vite, dans la boue des porcs. Le corps, vite, disparait sous les groins des porcs.

James regarde. Trois secondes de pétrification.

- Je m’en vais. Je ne sais pas…

Il ne sait pas vraiment ce qu’il veut dire.

Il détache son regard de l'enclos des porcs. Des chaussures de Solice qu'il entraperçoit entre les barrières. Il tourne le dos à la ferme. Il tourne le dos  au manoir de la vieille demoiselle. La main devant sa bouche, pour ne pas crier. Crier quoi? Il ne le sait toujours pas.
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Re: Little Whinging

Message par : Azphel, Ven 23 Oct - 19:02


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¤ ¤ ¤Le monde fuit sans s'arrêter, dans une course folle vers l'autodestruction.
Que reste-t-il derrière lui ? Des vies essoufflées. Des vies inachevées. Des vies décimées. La certitude acquise que l'être humain court à sa perte touche aussi les sorciers et dans ce chaos imminent, dans ce désordre respirable, ils se perdent autant que les moldus et se déshumanisent, en perdent leur nature et leur raison au profit du retour fulgurant de leurs instincts primaires, de leur survie et de celles de leurs convictions, avant tout autre chose.
L'homme et l'animal ne font plus qu'un, ils n'ont d'ailleurs jamais été qu'un tout, partiellement oublié par une masse mono-pensive qui se croit supérieure parce que dotée d'une intelligence et d'une connaissance sans limite. Dans sa part d'ombre, l'homme, le sorcier, redevient ce qu'il est le plus simplement, un animal, un prédateur.


¤ ¤ T ¤ ¤ Côte à côte, James et Azphel dégageaient une impression de grandeur et de puissance alors qu'ils se rapprochaient de la ferme silencieuse. Ils étaient tous deux bien bâtis, animés de démarches habiles et assurées, le visage fait de traits durs et expérimentés, leur regard transcendé et perçant dans lesquels leur glaceur se dissimulait des innocents.
¤ ¤ ¤La tranquillité des larges parcelles de terrains autour d'eux conférait à leur démarche une allure singulière, impropre à l'endroit qui appelait au simple émerveillement face à la nature. Une nature à laquelle Azphel n'était pas indifférent, mais la journée ne se prêtait malheureusement ni à la contemplation ni aux sentiments.

- J’ai l’habitude de faire semblant de...
La voix de James se suspendit, coupée par l'arrivée d'un enfant qui le connaissait visiblement.

¤ ¤ ¤À voir les réactions sur son visage il ne s'était pas attendu à voir le môme. Cela compliquerait en effet la situation si les choses devaient dégénérer avec les parents. En regardant le sorcier étreindre le jeune Solice contre lui, Azphel songea qu'il voyait là une preuve d'affection qu'il n'aurait peut-être jamais ; du moins une part de bonheur à laquelle il ne s'était jamais réellement préparé. Lui, sorcier résolument noir, prêt à tout moment à se laisser perdre dans des actes d'une noirceur totale, père d'un enfant ? L'idée n'avait jamais franchi le stade d'utopie, mais maintenant qu'il voyait James, maintenant qu'il partageait des sentiments concret avec Valentina, l'utopie se transforma en tout autre chose...

¤ ¤ I ¤ ¤ Mais la vision d'un avenir éventuel s'envola, s'échappa en fumée dans l'air. L'atmosphère changeait, James changeait. Solice l'avait questionné, puis James en retour, et avec des intonations caractéristiques, le gamin avait répondu. Azphel avait vu l'inquiétude se dessiner dans les yeux de l'enfant. La contrariété, frapper les traits de James. L'enfant mentait, aussi surement qu'il respirait. Ses paroles étaient venin et sa tendresse un piège certain.
Azphel n'était pas dupe, James non plus. Ce n'était pas les parents qui avait conduit sa Dame à l'hôpital, c'était leur rejeton, tout aussi moldu qu'eux, tout aussi corrompu par le mensonge.

- Je ne mens jamais.

¤ ¤ ¤La tendresse qu'Azphel avait eu disparut à ces mots. Le moldu est décidément irrattrapable. Même dans l'enfance il cache sa nature derrière de bonnes intentions et est incapable d'assumer les conséquences de ses actes.
Ils engendre l'effet destructeur du monde, sans en assumer les conséquences. Heureusement, Azphel et James étaient prêts à les leur rappeler.
¤ ¤ ¤Une lueur fugitive, glacée, passa dans le regard de James. Azphel sut à ce moment-là ce qui allait se produire, et il en resta un instant paralysé de peur. Il n'avait jamais tué un enfant. Vu faire était nouveau également... La peur s'envola elle aussi, quand il entendit le craquement, laissant place à un frisson d'excitation. L'enfant avait cherché le chaos, il avait menti en regardant dans les yeux.. il avait finalement ce qu'il méritait.
Le moment se figea et les paupières du sorcier qui enlaçait l'enfant battirent plusieurs fois dans le vide. Le problème du meurtre, c'est qu'il génère tout un flot d'motions auxquelles on n'est pas préparé. Le contrecoup peut être désastreux.

- Je crois qu’ils ont un enclos pour les porcs là-bas. Les barrières sont hautes...

¤ ¤ N ¤ ¤ Azphel acquiesça silencieusement, en dépit du peu d'assurance dans la voix de James. Il se demandait si l'homme avait déjà tué sur une pulsion similaire, ou si c'était nouveau pour lui. Pas sûr que son compagnon de fortune ait envie de réellement approfondir la chose, néanmoins il était évident que cet événement allait les relier tous les deux. C'était un secret très dangereux.
¤ ¤ ¤Azphel esquissa un mouvement pour aider James, mais il porta seul l'enfant dans ses bras, qu'ils emmenèrent rapidement jusqu'à l'enclos des porcs. Le mage noir surveillait autour de lui que personne ne regarde la scène. Les parents du gamin n'étaient visiblement pas là... Tant mieux.

¤ ¤ ¤Le corps tombant éclaboussa un flot de boue. Les porcs ne parurent pas s'offusquer qu'on leur dépose un cadavre. Voyant le visage du gamin disparaître sous la boue épaisse, Azphel repensa à son utopie, à son rêve. Que reste-t-il lorsque l'on perd le rêve que l'on se crée ? Comment se relever de la perte de sa chair ?
Il espérait jamais n'avoir à affronter de telles questions. Il espérait, pour la première fois, avoir un jour peur de perdre la chair de sa chair.

- Je m’en vais. Je ne sais pas…
Azphel prit la voix la plus douce dont il était capable pour s'adresser à l'homme en costume :
- Ce n'était pas simple comme choix. Je ne sais pas ce que j'aurais exactement fait si je l'avais connu personnellement. Il resta silencieux un moment, dévisageant James. Il souffrait de ce qui s'était produit, mais son regard ne cédait pas aux larmes. La noirceur l'habitait lui aussi. Je crois que... dès que nous avons quitté sainte Mangouste, nous savions ce qui se produirait.

¤ ¤ A♥ ¤ ¤ Azphel marqua un autre moment de pause, pensant au regard vide de son père en comprenant que son fils était revenu pour le tuer. Il ressortit de sa cape sa flasque de whisky, en but une gorgée et la passa à James sans même le regarder. Les yeux émeraude d'Azphel se perdaient sur le rythme lent d'arbres ballottés dans la forêt.
- On a au moins un point commun. On a tous les deux tué quelqu'un qui nous était cher aujourd'hui.

¤ ¤ ¤Les deux sorciers s'éloignèrent en direction de la forêt, dans un silence pensif. Leur démarche se calma, une cadence creuse se forma, presque religieuse, conduisant les deux hommes loin des constructions de la ferme, loin des pâtures, des champs et des citernes, loin de la réalité corrosive qui croulait sous un drap mortuaire constitué de boue.
Une fois arrivés sous les arbres, Azphel se tourna de nouveau vers James.

- Que comptes tu faire maintenant ?
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Re: Little Whinging

Message par : James Manor, Ven 20 Nov - 14:25


James voudrait peut-être, dans sa grande angoisse, dans son indécision entre regret et oubli, retrouver les biscuits et les chocolats de son enfance. Sentir l’odeur du thé et des oranges. Se laisser servir par une dame âgée qui n’a que ses chats, ses plantes et les antiques coutumes pour survivre. Et qui le reçoit lui, quelques après-midis, pour retrouver un ersatz de maternité jamais vécue.

Mais les arbres immenses sont vert foncé, mais le vent souffle un bleu métal…
Et les frondaisons ont le chuintement crispant, et les nuages apportent l’averse.

- Ce n'était pas simple comme choix. Je ne sais pas ce que j'aurais exactement fait si je l'avais connu personnellement.

Il est des gens qui s’accordent aux bois dans le mauvais temps. Azphel est de ceux-là. Il est grand, sombre, tout en angles et en placidité. Il a le port du chêne meurtrier et la souplesse du roseau indocile. Il a son âge et ses jours passés qui crient, doucement, à travers sa peau sans fragilité, par-delà ses iris jades… à quel point la mort n’est pas nouvelle pour lui. Pour lui, la mort ressemble peut-être à une ancienne amie ou une ancienne mère… Les hommes qui ont tué s’habillent de la lourdeur des choses et le deuil, autour d’eux, porte une certaine tendresse. C’est la dualité de cet homme qui parle avec délicatesse du meurtre d’un enfant.

- Je crois que... dès que nous avons quitté sainte Mangouste, nous savions ce qui se produirait.
- Sans doute, oui…

James laisse Azphel réfléchir pour lui. Il lui confie, pendant quelques secondes, la barre de ses pensées. Cet homme doit savoir louvoyer entre les sentiments bleu métal et les émotions vert foncé. Et l’esprit de James est une brume trop légère pour se maintenir dans tant d’obscurité. Lui il préfère la lumière, le clair, le soleil. Lui il a les gestes faits pour soigner, pour panser, pour sauver. Il le croit, il l’a toujours cru, tout le monde l’a toujours su, tout le monde l’a toujours cru.

Toujours, toujours… Un jour pour tous les autres, pour tous les jours du passé et tous les jours du futur…

Mais il y avait un mensonge dans le toujours. Il y a toujours un mensonge dans toujours… La certitude est pour les enfants et les adultes qui ne veulent pas abandonner leur âme d’enfant, si cruelle cette âme d’enfant soit-elle. La certitude est un sucre d’orge, dur dans le gel de l’hiver, collant et coulant sous le soleil de l’été, quand la clarté trop forte montre à l’univers à quel point le sucre est traître…

Et James observe ses certitudes fondre, devenir gluantes. La poisse du savoir qui part en filet dégoutant mais qui ne veut pas partir tout à fait.  Il se laisse naviguer sur des vagues de sucre fondu, avec la tempête pour le pousser et la voix d’Azphel qui le pousse à réfléchir vers une autre façon.

- On a au moins un point commun. On a tous les deux tué quelqu'un qui nous était cher aujourd'hui.

James prend la flasque de whisky et la vide tout à fait. Pendant qu’il boit, la couleur beige pâle des murs de Sainte Mangouste revient autour de lui. Les odeurs chimiques des produits et les odeurs organiques des plaies se mêlent à l’odeur de l’alcool. Il s’en doutait, qu’Azphel ne pouvait être un fils triste de la mort de son père… Il s’en doutait, il n’en a que la confirmation.

- Merci. J’avais besoin d'alcool. Et de sucre.

Le sucre de l’alcool vaut bien le sucre des bonbons.

Ils s’enfoncent dans la forêt, dans le vert foncé et parmi les milliers d‘yeux des bêtes qui les observent. S’isoler des sorciers et des sans magie, parmi les fauves et les insectes, c’est presqu’un recueillement.

- Que comptes tu faire maintenant ?
- Euhm… J’hésite…

Ses jambes sont lasses. L’excès de pulsion est parti, ne reste que la constatation de ce qui a été fait et qui ne peut pas être défait. Il s’assied sur une racine immense. Un homme maigre au pied d’un marronnier épanoui. Des vêtements pâles dans l’ombre d’une forêt. Ca hurle le contraste et la distorsion de la cohérence.

- Partir en voyage… Mais cela paraîtrait suspect… Parler à Mademoiselle Godwinson… Mais cela serait dangereux… Euhm…

Les idées tournent, s’embrouillent, s’embourbent. Il frotte ses paupières. Besoin d’y voir plus clair. Il les ouvre, le monde est encore flou. Il soupire.

- Je vais apprendre l’occlumancie.

Il relève la tête, regarde Azphel. Le flou est parti des iris verts de James. Il faut bien, il n’a guère le choix. Frangés de cils roux, les yeux de James ressemblent à des pierres d’automne. Des pierres poncées, qui reflètent la décision. Il faut passer à l’action suivante, le futur, tout simplement.

- Mon père avait voulu me l’apprendre, je m’y étais opposé …

Le père… Quelques syllabes pour faire ressurgir des souvenirs trop nombreux. Le père trop austère, le père qui préférait l’autre frère, le père qui, pour cette partie de la magie noire, avait peut-être raison.

- J’ai des bases apprises par la force. Il faut que je les perfectionne. Pour le moment, je ne peux bloquer aucun legilimens.

Il hausse les épaules.

- Je ne pense pas que je serai ennuyé… Solice était un enfant turbulent. Il était du genre à monter sur des barrières. Une chute de cette hauteur peut expliquer la nuque brisée. Et les porcs mangent tout, même la chair humaine. Peu de choses ressortent intactes de leur système digestif.

Il sort le raisonnement avec l’analyse des scientifiques. Il se frotte les paupières, de nouveau, parce que le monde bascule, de nouveau. Cette fois, il bascule à cause de son changement de perceptions. Passer des émotions brutes à l’analyse éduquée, cela ne se fait pas sans quelques tourbillons neuronaux.

- Mais je préfère être prudent. Surtout si cela a malgré tout des conséquences. Mademoiselle Godwinson vient d’une famille de legilimens et sa sœur aussi. Et elles sont loin d’être idiotes. Mademoiselle Godwinson ne dira rien, j’en suis persuadé. Sa sœur, je ne sais pas. Je ne pense pas. Et puis même…

Il fronce les sourcils. Il se rend compte, soudain, des contradictions de chaque phrase, de l’ambiguité des réponses. Il se souvient, soudain, de la mort du père d’Azphel.

- Je suis désolé de d’avoir impliqué dans des histoires presque familiales qui te sont étrangères… Mais ta présence m’a apporté quelque chose. Je ne peux pas dire que je suis désolé de la tournure des événements. Que ferais-tu à ma place ? Puis-je faire quelque chose pour toi ?
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Azphel
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Re: Little Whinging

Message par : Azphel, Ven 27 Nov - 9:09


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¤ ¤ T ¤ ¤James, l'homme au costume saillant, si bien habillé, si clinquant dans son apparence. Son regard clair un peu fou, un peu vivant, qui crie son plaisir de contempler le monde et de le respirer à plein poumon. Un sorcier plein d'indécisions visiblement, qui dégage l'expérience de l'âge mais l'innocence du manque de pratique. Doux contraste. Ceux qui qualifient le mal absolu de facilité sont idiots, Azphel avait acquis cette certitude. Il fallait bien ne jamais avoir tué personne pour laisser pareille pensée ne serait-ce que s'immiscer jusqu'à des lèvres imprudentes ; il fallait la niaiserie de la magie "blanche" dans sa totalité, pour sortir pareille sottise haut et fort.

¤ ¤ ¤Le premier homme qu'Azphel avait tué avait été un désastre émotionnel sans précédent dans sa vie. Bien évidemment, les morts suivantes avaient été toujours plus simple à supporter... Il n'empêche, ceux qui parlent du meurtre sans oser le confondre à la part la plus sombre d'eux-mêmes sont des crétins finis. Tuer n'est ni un jeu, ni une facilité, c'est un besoin et une réalité bien plus froide que les gens le croient, la notion du Bien et du Mal est totalement abstraite au meurtre. La notion du meurtre même est mal vue, mais peu de gens peuvent en définir les fondements.

¤ ¤ I ¤ ¤James s'était mis au repos sur une racine proéminente et les deux hommes s'étaient arrêté dans le calme salutaire de la forêt. la flasque de whisky l'avait contenté un moment, sans remettre d'ordre dans ses pensées, dans son regard bleu qui paraissait pour les émeraudes d'Azphel d'une fragilité rare.


- Euhm… J’hésite… Partir en voyage… Mais cela paraîtrait suspect… Parler à Mademoiselle Godwinson… Mais cela serait dangereux… Euhm… James marqua une longue pause pour réfléchir. Je vais apprendre l’occlumancie, dit-il finalement.

¤ ¤ ¤Le mage noir écouta James parler, de ses phrases en lambeaux, de sa voix tiraillée. Inconstante. L'homme vivait un choc, c'était évident, et ce meurtre horrible créait en lui un afflux de pensées auxquelles il n'était pas préparé. Le voyage était une mauvaise idée, l'Occlumancie, au contraire, pouvait être pour lui la meilleure des alliées. Il s'accroupit devant lui, glissa ses doigts écartés dans la terre et les feuilles sous ses pieds.

- Je te déconseille de partir, conseilla Azphel d'une voix douce. Les attitudes d'éloignement sont à proscrire après un acte semblable. Rester disponible permet de ne pas trop éveiller les soupçons. Pour l'Occlumancie... je ne peux qu'appuyer ton choix et... t'offrir mon aide, si tu souhaites l'apprendre de manière détournée. Je maîtrise cet art depuis une dizaine d'années et je l'ai moi-même appris d'un Mangemort, à l'époque...

¤ ¤ N ¤ ¤La conversation s'estompa un instant, dans la fraîcheur du bois, son silence spectateur et impartial. Les animaux au moins, se gardaient de porter un jugement hâtif. Ils étaient suspicieux de nature et méfiant, mais en aucun cas prompt à juger trop rapidement. L'homme était le pire de tous les animaux et de très loin. Son intelligence incroyable occultait bien souvent cet état de fait.
¤ ¤ ¤Azphel regardait James de manière pénétrante, mais protectrice à la fois. Il était à l'affût de réactions brute ou de décisions précipitées et essayait de l'en préserver, c'était en ce moment les pires ennemis de James. L'orienter vers l'Occlumancie et surtout le convaincre de ne rien changer à ses habitudes était le meilleur moyen de le mettre hors de danger, et le mage noir y veillerait.
De plus il venait de lui révéler, dans un étrange moment de communion funèbre, qu'il était responsable de la mort de son paternel, alors il valait mieux pour lui qu'il essaye de canaliser toutes ces émotions nouvelles qui surgissaient dans le regard bleu de l'homme en costume.

- Je suis désolé de d’avoir impliqué dans des histoires presque familiales qui te sont étrangères… Mais ta présence m’a apporté quelque chose. Je ne peux pas dire que je suis désolé de la tournure des événements. Que ferais-tu à ma place ? Puis-je faire quelque chose pour toi ?

- Je ne suis pas sûr que tu puisses faire quoi que ce soit pour moi, dit-il avec douceur. J'ai encore deux ou trois problèmes à régler dans ma famille, mais il vaut mieux que n'importe qui en reste à l'écart. Moins tu en sais et mieux ça vaudra pour tout le monde. Azphel repensait à sa chienne de mère, dernière harpie responsable de la mort de sa sœur. Quinze ans qu'il ne l'avait pas vue ? Bientôt elle le retrouverait, bientôt elle le reverrait et rejoindrait son mari et Solice dans l'au-delà.
Pour ton problème... le travail, sur toi-même est ton meilleur allié. Ne change rien à tes habitudes et tu verras que les doutes passeront peut-être devant toi sans même te voir.. C'est le pouvoir des apparences. Très dangereux, mais très utile.

¤ ¤ A ¤ ¤Un silence plana, durant lequel seules les couleurs tourmentées de leur regard échangèrent des paroles comprises. Une brise légère troublait parfois les feuilles des arbres, les pas d'un animal faisaient craquer au loin la bruyère de sous-bois et les fins branchages.

- Je terminerai de t'enseigner l'Occlumancie, dit-il finalement. Si tu souhaites réellement l'apprendre alors je t'y aiderai.
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James Manor
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Re: Little Whinging

Message par : James Manor, Mer 3 Fév - 17:40


On n’a pas toujours la journée qu’on s’imaginait au petit matin.
On n’a pas toujours les réactions qu’on s’imaginait, quand on rêvassait au coin du feu.

James a la personnalité en houle et en reflets, des attitudes qui le mettent en avant puis en arrière-plan. Un ressac d’actions et d’attentes. A force d’hésiter entre la lumière et l’obscurité, il finit par se glisser dans une grisaille de position.

‘Merci’

Répond James toujours dans ses nuances de retenue et de sociabilité.

‘Aujourd’hui, je me sens incapable d’apprendre quoi que ce soit, mais lundi prochain, si cela vous arrange…’

Il n’a pas hésité bien longtemps. On n’hésite pas devant si intéressante proposition.

Et puis on se quitte, parce que c’est la dernière chose qu’il reste à faire.
Une décision prise sur l’instant, quand on se dit que la journée a été trop remplie.
Des salutations d’usage, accordées à la relation transformée par le meurtre.

Deux hommes prennent congé.
On dirait que la forêt assiste silencieusement à la signature d’un accord déjà noué bien avant.
James a encore l’esprit embrumé.
Une dernière fois, il se retourne pour regarder la silhouette sombre d’Azphel.
Certaines rencontres changent pour la vie, et peut-être la non-vie.

Merci pour le sujet. Je voulais le clôturer avant mon départ.
Désolé pour le style. James est parti.

[Fin du sujet]
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Ailyne Lawson
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Re: Little Whinging

Message par : Ailyne Lawson, Mer 11 Mai - 22:41





LETTRE PERDUE privé Alhena

_______________________________
Il était onze du matin lorsque Lyne émergea. Les torpeurs de la pollution émanant du quartier dans lequel Lyne dormait ne suffisait pas à estomper la lumière du jour. L'hôtel dans lequel dormait la belle rousse était tout simplement misérable. Mais elle s'en moquait éperdument. Qu'ils soient cinq étoiles ou qu'on hésitait à les laisser fonctionner, si l'hôtel avait un lit et une douche, elle y serait à son aise. Alors qu'elle allait se rendormir, parce qu'il fallait pas déconner avec le sommeil, un hibou tapa quelques coups à la fenêtre. Elle s'empara du courrier, avec nonchalance, fit boire le hibou et laissa les fenêtres ouvertes. Elle ouvrit la lettre sans vraiment se soucier de ce qu'elle contenait, ni même du symbole qui scellait son contenu. Elle lut rapidement. Et... Quoi ? Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ? Les hiboux avaient pas pour habitude de se tromper de destinataires. Elle essaya de voir si elle connaissait l'écriture, mais non. Ce n'était pas une mauvaise farce des gamins qui squattaient les Trois Balais. L'écriture fine et italique indiquait qu'une certaine Alhena avait cherché à donner rendez-vous à son frère au parc Little Whinging. Voilà qui allait refaire sa journée. Elle allait lui rendre la lettre et voir à quoi pouvait ressembler la petite Alhena qui avait piqué son attention.

N'allez pas vous m'éprendre, Ailyne ne comprend pas que cela ne se fait pas ce genre de choses. Elle ne le fait pas par provocation. Quelque chose pique sa curiosité ? Très bien, elle n'a qu'à l'assouvir. Prendre tout ce qu'on nous donne. Ne laisser passer aucune occasion. Ce n'était même pas quelque chose à laquelle Lyne pensait. Jamais elle ne pesait le pour et le contre. Elle se contentait d'agir. Elle ne comprend ni les conséquences, ni les représailles et en a d'ailleurs peu de choses à faire. Représailles de mon c*l ouais. Il y avait des faits, pas de jugements, pas de conventions, juste des faits, et de la connaissance partout, à chaque instant. Pourquoi s'emm*rder à juger moralement tout ce qui se passait. Comment les gens arrivaient-ils à se prendre autant la tête ? Bref elle l'avait décidé, à la fin de la semaine, elle irait rendre cette lettre à cette Alhena qui l'intriguait beaucoup.

Ailyne, entre deux beuveries, s'employaient à déchiffrer le caractère de la jeune fille, grâce à l'analyse de son écriture. Car s'il y avait une chose qu'Ailyne aimait plus que tout à part paraître pour une grosse psychopathe c'était comprendre l'humain et ses différences facettes. Ses émotions, ses personnalités, ses expressions du visage et ce qu'elle laissait apercevoir. Elle aimait comprendre les engrenages des comportements humains. Parce qu'Ailyne avait l'impression depuis son accident qui lui avait fait perdre la mémoire d'être une étrangère. C'était un apprentissage de tous les jours.

Le jour même, Lyne s'habilla rapidement, sans prêter plus d'attention à sa tenue. Elle était tout en noir, de la tête aux pieds. Les bottines, le jean et le haut très décolleté. Elle avait relevé ses cheveux si bien que quelques mèches éparses encadraient son visage. Elle avait transplané à Little Whinging une demi heure  plus tard.

Cela faisait quelques temps maintenant qu'elle ne s'était pas rendu dans le petit village. Rien n'avait changé. Il était toujours aussi authentique. Ailyne fit le tour de la ville et finit par se rendre au parc. Elle apercevait déjà une silhouette. Elle marcha vers elle. Elle était magnifique, typiquement le genre de filles qui pouvait plaire à Ailyne. Discrète, gracieuse, aux traits fins.

- Alhena, c'est toi ? J'ai eu ça. Elle lui rendit la lettre et ajouta simplement : Qu'est-ce qui a retenu ton attention ?

Bah quoi ? Elle voulait savoir, elle avait bien le droit de poser la question ! Comment ça, ça ne se fait pas ? Mais... Pourquoi ne pas poser la question quand on meurt d'envie de savoir.


Dernière édition par Ailyne Lawson le Jeu 12 Mai - 16:34, édité 1 fois
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Alhena Peverell
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rp déplacé

Message par : Alhena Peverell, Jeu 12 Mai - 1:04


RP avec Ailyne Lawson

Lettre Perdue
______________________

Le livre de Nicolas Flamel. Cela faisait plusieurs heures que la jeune Peverell lisait et relisait le même chapitre. Le temps, le retourneur de temps, mortalité, immortalité. La mort, la vie. Les ancêtres des Peverell. La légende. Elle n'avait pas demandé à son frère de venir au parc de Little Whinging pour rien. Elle pensait avoir trouver un indice dans sa quête complètement folle et impossible. Mais c'était son frère et elle ne pouvait pas le lui refuser. Plus maintenant du moins, pas après tous les événements par lesquels ils étaient tous passés. Même si elle ne croyait absolument pas à la réussite de son frangin, la brune devait néanmoins l'aider. Peut-être un jour réussira-t-il ? Qui le sait vraiment ?

Dans son appartement à Londres, Alhena observa l'heure : 14h30. Il était temps de partir, son frère arrivait toujours en avance et il détestait l'attendre. Tout comme elle, elle détestait attendre. Elle enfila alors un chemisier blanc, un pantalon tailleur beige et un Blazer de la même couleur. À ses pieds, de beaux escarpins noirs. Elle n'allait peut-être voir que son frère, mais elle se devait d'être aussi que classe et présentable qu'une Peverell devait être.
Passant devant un miroir, elle se brossa les cheveux, les laissant tomber délicatement sur ses épaules. Elle passa cependant une main dedans au niveau du front, les décoiffant légèrement : donnant un air un peu sauvage qu'elle appréciait. Dernière touche ? Ses lunettes noires habituelles.
Coup d'oeil sur la montre : 14h45. Parfait. La jeune femme transplana sur les lieux du rendez-vous.

Une fois arrivée, finalement Alhena comprit que les talons dans un parc c'était pas terrible. Elle se posa sur un banc. Léger sourire aux lèvres. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'était pas venue ici. Un air légèrement mélancolique sur le visage, elle secoua la tête, reprenant ses esprits. Mais qu'est-ce qui lui prenait ? Depuis quand Alhena était mélancolique?
L'ex-sinople enleva une de ses chaussures, se massant frénétiquement la cheville. Elle la remit et remonta ses lunettes de soleil. Il ne faisait pas si beau que ça, elle n'avait pas à protéger quoi que ce soit. Ni ses iris vertes émeraudes, ni ses ressentis cachés, son frère la connaissait que trop bien.

D'ailleurs en parlant de lui, la brune s'étonnait de son retard. Il était déjà 14H55. Il devrait déjà être arrivé, ce n'était pas dans ses habitudes d'être là pile à l'heure demandée. Haussant les épaules, Peverell s'alluma une clope. Elle tira quelques bouffées, posa ses mains sur le rebord et ferma les yeux. Si, finalement, il y avait quand même pas mal de soleil, ça venait de s'éclaircir. Après tout, on était en Angleterre. C'était bien connu que la météo était variable, on n'était pas dans le sud de la France tout de même.

Elle rouvrit les yeux, tira une autre bouffée sucrée. Non c'était son parfum qui était sucrée, pas sa fumée. Mais le mélange des deux donnaient un goût à l'air assez spécial. Perdue dans ses pensées, la brune ne vit pas arriver la jeune femme. Elle était plutôt jolie avec ses yeux bleus-verts et sa chevelure brune tirant sur le roux. Peverell tourna donc la tête vers elle, cigarette aux lèvres. Elle s'apprêtait à lui demander ce qu'elle pouvait faire pour elle, quand celle-ci prit instantanément la parole :

- Alhena, c'est toi ?

La Serpentarde eu un air perplexe. Comment la connaissait-elle ?

- J'ai eu ça.

Étonnée, elle vit l'inconnue lui tendre... sa propre lettre. Destinée à son frère et ouverte... Elle la saisit en fronçant des sourcils, légèrement contrariée. De quel droit se permettait-elle d'ouvrir cette lettre qui ne lui était pas destiné ? C'était marqué dessus pourtant, non ? Les gens se croyaient tout permis de nos jours. Heureusement qu'elle n'avait pas étoffé sa trouvaille, ils seraient dans de beaux draps les Peverell maintenant, si la jeune femme avait cafté aux Aurors.

- Qu'est-ce qui a retenu ton attention ?

Oui, c'était certain : Alhena était en train de rêver. C'était pas possible autrement. L'inconnue s'était non seulement permis d'ouvrir la lettre, avait eu le culot de venir la lui rendre, de la tutoyais et en plus de lui demander de quoi elle parlait ? Foutage de gueule, elle avait la palme la gamine.

- Euh pardon, mais à qui ai-je affaire ?

Ton légèrement faussement aimable. Allez, aujourd'hui elle allait prendre sur elle. Tant pis, elle transplanerai au Manoir après, pour avoir  tout de même sa discussion avec son frère. Mais avant ça, elle allait devoir régler cette histoire avec Mademoiselle : ce qu'elle faisait ? De la violation de vie privée, voilà c'était ça.

- Merci de me rendre la lettre, mais de quel droit vous permettez-vous de l'ouvrir, de la lire et en plus de me demander de quoi il en retourne ? Vous savez que c'est un délit puni par la loi ? Vous ne pouviez pas seulement vous contentez de la redonner à ma chouette et la faire porter à son destinataire ?

Elle avait gardé une voix assez suave et calme. Un léger ton sarcastique et contrarié coincé malgré tout au fond de la gorge. Elle tira une latte, recracha la fumée et observa la jeune femme. Plongeant son regard émeraude dans celui de l'inconnue. En général ça avait son petit effet hypnotisant et captivant, ça leur faisait peur et ils s'excusaient et partaient ensuite en courant.
Espérons que cette fois-ci, cette technique marche encore. Cette demoiselle avait l'air d'être très bien dans ses bottes et sans gène. Alors Alhena ne s'attendait pas forcément à une fuite, mais plutôt à une remarque bien placée ou totalement décalée de sa part.
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