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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Les villages
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Little Hangleton
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Little Hangleton

Message par : Maître de jeu, Ven 29 Nov 2013, 23:33


Il s'agit d'un petit village légèrement reculé. Rien ne semble perturbé le calme de cet endroit. Sachez qu'il est assez rare d'y croiser des gens, tous semblent apprécier leur confort personnel ou alors y'a t-il un danger en dehors. Sachez que ce village est connu pour avoir accueilli jadis la famille des Jedusor et la famille des Gaunt qui ont marqués le monde magique par leur magie noire...
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Dwayne Maddison
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Re: Little Hangleton

Message par : Dwayne Maddison, Sam 07 Déc 2013, 19:02





RP avec Victoire Grey

Cimetière de Little Hangleton, 09 Avril 2XXX

7 années venaient de s'écouler depuis sa mort. Sa pensée hantait encore et toujours mon esprit, bien que mon deuil ait été fait il y a quelques années de cela. Tuer sa propre mère était quelque chose de dur à accepter, il m'avait fallut du temps. J'avais du m'isoler de tout, de mon père, de ma soeur, d'Elenna, de Victoire, de l'Angleterre plus simplement. J'étais parti au loin, sans me retourner, bien que l'envie soit présente. A maintes reprises j'avais imaginé mon retour, mais je n'étais pas prêt. Pour revenir, je devais me pardonner, je devais comprendre que ce meurtre n'était pas le mien mais celui de cette chose, que je tentais désespérément de maîtriser. Au fur et à mesure des années, j'avais appris. Appris à oublier, appris à vivre avec tout simplement.

Puis j'étais revenu. Je m'étais pointé, devant tout le monde, avec mon sourire et un petit "Me revoila" plutôt naïf. Comme un enfant, j'avais cru qu'on m'attendrait, qu'on m'accepterait. Quel idiot j'avais été. J'avais fais tellement de mal. Commençons tout d'abord par mon père, ce dernier savait que c'était moi le responsable de la mort de ma mère. A mon retour, je lui avais tout expliqué. Il m'en avait voulu, rien de plus logique, et lorsque j'étais revenu 7 ans plus tard il m'avait claqué la porte au nez. Comme on le fait aux témoins de Geova. Il ne voulait plus entendre parler de son fils, il ne voulait plus avoir affaire avec le monde des sorciers, celui d'où venait sa femme et son ancien enfant, mort avec elle en ce jour d'Avril. J'avais eu du mal à accepter son refus, mais je ne pouvais que le comprendre. J'aurais voulu me retourner vers ma soeur, elle avait bien grandit et avait eu le temps de se fixer une opinion, en tout cas c'était ce que j'imaginais. . Mon père lui avait dit que j'étais mort avec ma mère, elle y avait cru. Je ne l'avais plus revu depuis, je ne voulais pas revenir et chambouler ce qui était sa vérité. Elle serait mieux loin de moi, après tout.

Ensuite, j'avais renouer avec Elenna. Ma fausse soeur, la personne qui m'avait transformé en Loup Garou. Oui, on pourrait croire que l'homme rancunier que j'étais lui en aurait voulu, l'accusant d'être l'élément déclencheur au désastre de ma vie. Cette réaction n'avait pas été la mienne, elle aurait été celle d'un lâche. Je n'étais pas un lâche. En tout cas, je ne l'étais plus. Bien heureusement, elle m'avait accueilli comme l'homme que j'étais autrefois, son petit frère. Rien n'avait changé entre nous. Elle ne m'en voulait pas, je pensais qu'elle avait compris la raison de mon départ. Son acceptation me poussa à aller à la rencontre d'une autre personne que j'avais délaissé : Victoire. Je me disais être sur une bonne lancée, Elenna avait accepté pourquoi pas Victoire, après tout ?

Je m'étais trompé. Encore une fois, je m'étais rattaché, comme un enfant, à l'idée que l'on m'accepterait. Qui pouvait refuser le pardon à Dwayne Maddison hein ? Hé bien Victoire Grey apparemment. Elle avait eu raison. Je l'avais abandonné du jour au lendemain, sans lui expliquer. Je m'étais contenté d'un "je dois partir", rien de plus ni de moins. Je l'avais laissé dans le flou, je n'aurai pas aimé que ce genre de chose m'arrive. Bien évidemment, elle m'avait repoussé, remballé, négligé. Elle avait bien fait, j'en avais eu besoin. Le revers que la jeune rousse m'avait envoyé m'avait permis de me remettre en question.

Cette remise en question avait amené diverses choses dans ma vie, et des bonnes. J'avais commencé par tenter de faire le bien autour de moi, très rapidement j'avais réussi à me faire recruter par l'Ordre du Phénix, organisation que je pensais disparue depuis longtemps. Je me sentais bien là-bas, je me sentais utile. Je me laissais souvent emporter par mes émotions et par la haine que je vouais aux mangemorts, mais j'aimais cette chasse que l'on effectuait et j'avais hâte de tomber nez à nez avec un cagoulé, histoire de lui renvoyer à la face ce qu'ils envoyaient à celles des moldus. Après l'Ordre, j'avais reçu une autre bonne nouvelle : mon intégration au corps professoral de Poudlard. Comme je l'avais toujours rêvé, j'étais devenu professeur d'Histoire de la Magie. Enfin, j'allais bientôt me lancer dans une quête pro-Loup Garou avec Elenna, afin de donner la place qui nous est due dans la société.

Ce soir, j'allais essayer de mettre de côté toutes mes émotions, tous ces petits détails qui faisaient ma vie. Ce soir était l'anniversaire de la mort de ma mère, 7 années qu'elle avait disparue de cette terre, d'une mort atroce et douloureuse. Je me trouvais devant sa tombe, habillé de la plus belle des manières possible, afin de célébrer au mieux ma mère. Je portais un costume noire, une chemise blanche qui ressortait dans le noir. J'étais assis devant la tombe de celle que j'appelais autrefois maman. Le sol fait de terre tâchait très certainement mon pantalon, mais je n'en avais rien à faire. Je discutais avec ma mère, parce que je savais que de là où elle était, elle m'écoutait.

Tu sais, je m'en suis longtemps voulu pour ce que je t'ai fais. Et je m'en veux toujours. Pourtant, j'ai cessé d'y penser depuis mon retour. Est-ce que ça fait de moi quelqu'un de méchant ? D'insensible ? Tu sais, je suis tellement occupé en ce moment. Avec l'Ordre et mon nouveau boulot de professeur. Je fais ça pour toi maman, les dernières choses que je t'ai dîtes, c'est que je voulais être professeur et je le suis. Je t'avais également dit qu'un Loup-Garou pouvait faire le bien.. Regarde-moi, je me bats contre les mangemorts.. N'est-ce pas ce que tu voulais ? N'es-tu pas fière de ton fils ?..

Plus je parlais, plus les larmes coulaient. Reniflant péniblement, je tentais d'arrêter "l'hémorragie". Et puis Mer**, il n'y avait personne d'autre ici. Little Hangleton n'était que très peu fréquenté, si la tombe de ma mère se trouvait ici c'était parce que sa famille vivait dans ce petit quartier, bien connu des historiens tels que moi. Personne ne savait que j'étais ici.. Enfin, si. Ce matin, j'avais glissé une petite lettre en dessous de la porte de Victoire, lui signalant que je serais présent ici, ce soir. M'enfin, elle devait me détester, il était fort peu probable qu'elle se trouve dans ce cimetière en ce moment.

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Victoire Grey
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Re: Little Hangleton

Message par : Victoire Grey, Dim 08 Déc 2013, 15:36


La lumière blanche des néons me faisait mal à la tête. Cette femme, dans le miroir, était très laide, elle n'avait pas de cheveux, elle n'avait pas de dents. Je crois qu'elle pleurait. En fait, ce n'était pas vraiment une femme, ni une enfant, c'était une poupée violée et déchirée que l'on aurait laissé au bord de la rue. Elle passa une main sur sa tête chauve, comme si elle avait des cheveux ; elle claqua la mâchoire à plusieurs reprises, comme si elle avait des dents. Elle était nue, rien était cachée. Elle était laide, je ne voulais plus la regarder. Pourtant, elle restait là, je fermais les yeux, mais, à chaque fois, elle réapparaissait. Non, ce n'était pas une femme, c'était le bref résumé d'une histoire horrible et dégoûtante, elle était le cracha de sa vie, le vomi de son existence. Elle me répugnait. Elle me faisait peur. Alors elle mit des cheveux sur sa tête, pour pouvoir être belle, et des dents dans sa bouche, pour pouvoir sourire. Elle passa du rouge à lèvre sur ses lèvres, pour être Femme. On aurait dit du sang qu'elle crachait, à bout de souffle.

Elle s'habilla.
Je m'habillai.
J'étais laide.

J'étais prête. Je fumais devant la fenêtre à cause de l'habitude. Ce soir, j'allais sortir. Je crois que ça m'énervait un peu ou que ça me faisait peur, parce que je tremblais, ça faisait tomber au sol la cendre de ma cigarette. J'allais dans un cimetière, à Little Hangleton. J'allais voir Dwayne, je crois qu'il s'attend à ma venue, car il a déposé un mot sous ma porte ce matin, me disant qu'il se trouverait ce soir dans un cimetière, à Little Hangleton. Il ne m'a pas demandé de venir, alors, pour commencer, je ne savais pas si je devais m'y rendre, mais cela me rendait curieuse. Du coup, j'y allais.

Le Magicobus, je le détestais, parce ce qu'il pue, il pue tellement que ça me donne envie de vomir ; un mélange de sueur et de sang coagulant et pourrissant dans les coins les plus sombres de cette boîte qui roule.

Quand il me déposa à Little Hangleton, je me suis mise à courir, parce que je voulais arriver plus vite. Mes escarpins usés frappaient le sol, on aurait dit un enchaînement de coup de fusils résonnant dans ce village d'idiots. Pan, Pan, Pan ! Et je continuais. J'avais froid, chacune de mes respirations laissaient échapper un petit nuage blanc de fumée, puis la veste de jean déchirée que j'avais mis ne me donnait pas chaud.

J'arrivai au cimetière, au-loin il y avait une grande silhouette, et je compris que c'était Dwayne. Il était assis devant une tombe, ce devait sûrement être celle de sa mère. Je compris alors qu'il était venu ici, pour repenser à sa maman. Je trouvais cela très respectable. Pourquoi me faire venir ici ? Que me voulait-il ? Non, je n'en avais rien à faire. Je m'approchai de lui, déposai ma main sur son épaule et je lui fis une petite pression. Je lui souriais, puis je m’asseyais à côté de lui, et de sa mère.

Personne ne parlait. La Lune brillait encore au loin, elle m'aveuglait elle aussi, mais elle me souriait, je crois. Son éclat illuminait ma peau, la rendant blanche et laiteuse. Elle me brûlait, je ressentais un picotement au bout des doigts, des pieds, des lèvres, du cœur. On avait l'air de parfaits idiots, c'était drôle. Je ne savais pas pourquoi mais je me suis mise à chanter, en fait, je ne chantais pas vraiment, je fredonnais une simple mélodie idiote qui me venait à la tête. Puis je me stoppais. ‘‘ Je suis venue. ’’ Ma voix semblait de trop dans ce lieu, je pensais me taire mais je me suis remise à parler : ‘‘ Pourquoi m'as-tu demandé ? ’’ Je pensais connaître la réponse, il voulait sûrement que je lui pardonne. Hélas, je ne lui pardonnerai jamais. Je ne pardonne jamais rien. Je ne comprenais d'ailleurs pas pourquoi on avait besoin de pardonner, ce qui est fait est fait, pas besoin de revenir là-dessus. On peut juste avancer.
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Dwayne Maddison
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Re: Little Hangleton

Message par : Dwayne Maddison, Sam 14 Déc 2013, 16:39





Je séchais mes larmes, je savais qu'elle ne voudrait pas me voir dans cet état là. Je m'apprêtais à partir, me lever et m'en aller pour ne revenir que l'année prochaine. Un bruit m'en avait empêché, mes oreilles de lycans avait entendu des bruits de pas à l'entrée du cimetière. Je ne savais pas qui c'était, mais j'allais vite être fixé. Fermant les yeux, j'essayais de sentir la personne. Une odeur familière pénétrait mes narines, je la reconnaissais. Je la reconnaîtrai parmi toutes. Victoire était venue, c'était inattendue. Je n'aurai jamais imaginé qu'elle vienne, rien que l'idée qu'elle accepte d'ouvrir ma lettre m'avait parue bizarre. Je souriais dans mes pleures, content de savoir que la jeune rousse était venue. J'inspirais une bouffée d'air puis tentait de sécher mes larmes rapidement, elle ne devait pas me voir comme ça.

Je ne savais pas comment aborder la discution, j'essayais de trouver une idée le temps qu'elle arrive mais je ne trouvais rien à dire. Une fois qu'elle fut assise à côté de moi, je lui jetais de temps à autre un regard et le détournait une fois qu'elle me regardait à son tour. On aurait dit deux enfants. Je me faisais la réflexion que l'on avait l'air vraiment con comme ça, quant Victoire se mit à fredonner une chanson que je ne connaissais pas, sûrement un truc de sorcier. Je souriais une nouvelle fois. La voix de Victoire se stoppait, puis reprenait. Non plus pour chanter, mais pour parler cette fois.

Je suis venue. Pourquoi m'as-tu demandé ?

Pourquoi l'avais-je demandé ? C'était une bonne question. Même si au fond de moi, je savais que c'était pour repartir de zéro avec la rousse, je n'osais pas me l'avouer. Je voulais rester fière, faire l'homme qui n'avait pas besoin du pardon. Pourtant, il m'était indispensable. Je commençais à atteindre un niveau de bonheur plus ou moins élevé, mais je ne pouvais pas en profiter pleinement. Sûrement à cause de ce vide que je ressentais. J'étais un homme et qu'était un homme sans une femme à ses côtés ? Rien d'autre qu'un homme certainement, ce qui n'était pas très glorieux.

Cette femme, je l'avais cherché pendant longtemps, lorsque j'étais en Norvège. Je n'avais jamais réussi à trouver une personne arrivant ne serait-ce qu'à la cheville de Victoire. Au fil du temps, j'avais réussi à oublier les sentiments que j'avais pour elle et je sentais qu'il ne fallait que de quelques petites choses pour les rallumer. Au fond de moi, je voulais essayer. Je voulais tenter cette aventure que j'avais fui il y a 7 ans. Pour ce faire, je devais me faire pardonner. C'était bien connu, une femme ne pardonne pas, autant qu'elle n'oublie jamais.

Question délicate. Certainement parce que je sens que j'ai quelque chose à me faire pardonner. Je marquais une petite pause. Je ne sais pas si tu as ouvert ton paquet de cigarette depuis la dernière fois, mais je pense toujours ce que j'y avais inscrit..

Je laissais ma phrase en suspens, je faisais allusion à la phrase que je lui avais écrite, dans laquelle je disais que si l'on pouvait recréer un "nous", Victoire et moi pourrions vivre quelque chose d'exceptionnel. Je repensais à ce paquet de cigarette posé sur sa table en bois, la Victoire que j'avais connu ne fumais pas. Cela semblait peut-être nombriliste, mais je me demandais si sa consommation de tabac était à cause de moi, de mon départ. Fumer allait la détruire, elle devait arrêter. Cependant, je me retenais de le lui faire savoir. Je ne voulais pas jouer le moralisateur, juste après mon retour. Cela faisait un peu trop théâtre, je pense.

Je me levais et enlevait la poussière que j'avais accumulé sur mon pantalon. Une fois prêt, je tendais la main à Victoire et l'invitait à se relever. Mon invitation fut acceptée, elle se saisissait de ma main et je la tirai avec force. Aussi fort que je pouvais, afin qu'elle vienne se coller à moi, je fermais les yeux et profitait de la position. Sentant une odeur que je n'avais plus respirer d'aussi près depuis des années. Maintenant, je repensais au baiser que nous avions échangé dans sa chambre, l'autre soir. Timidement, je me reculais et mimait une expression désolé, essayant de démontrer à Victoire que je "n'avais pas fais exprès".

Hmmm. Excuse-moi, je voulais pas.. Si, je voulais. ça te dirait d'aller te promener ? Je ne pense pas que ma mère souhaite entendre son fils demander le pardon à son ex-copine.. Je l'avais dis, j'avais osé affirmer ce que je ressentais au fond de moi, ce dont j'avais besoin pour avancer dans la vie, mais aussi avec Victoire.. Le pardon.

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Victoire Grey
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Re: Little Hangleton

Message par : Victoire Grey, Lun 30 Déc 2013, 23:20


| Vraiment désolée pour le retard et pour la qualité... |

‘‘ Question délicate. Certainement parce que je sens que j'ai quelque chose à me faire pardonner. ’’ Et il s'arrêta. Moi, je levai les yeux au ciel et fis claquer ma langue contre mon palais et le son éclata dans la nuit. Ça revenait encore à moi : le pardon. Pourquoi devrais-je m'y plier ? Le pardon ne sert à rien, je ne le conçois pas lui et toutes les pacotilles qu'il entraîne. Je ne pardonne pas, tout simplement parce que je ne sais pas ce que c'est. Ou alors, je n'ai pas envie de savoir. Il reprit alors : ‘‘ Je ne sais pas si tu as ouvert ton paquet de cigarette depuis la dernière fois, mais je pense toujours ce que j'y avais inscrit.. ’’ Je crois me souvenir de quelques mots sur l'un de mes paquets de cigarette, mais je ne savais plus de quoi ils portaient. Je ne porte pas beaucoup d'intérêt à ce genre de chose, à vrai dire. Alors je ne répondis pas. Je préférais laisser tout cela en suspend, loin de moi.

Il se leva brusquement et cela me fit tressauter un peu. Puis il me présenta sa main, pensant que j'avais besoin d'aide pour me relever et, moi, docile, j'acceptai son offre et m'élevai à mon tour. Il faisait une drôle de tête tout en fermant les yeux. Il se ressaisit et s'écarte. Je ne comprenais pas grand chose, je fis mine de ne rien avoir remarqué mais lui continuait avec cette histoire qui, moi, me mettait mal à l'aise. Il y avait, à cet instant, une sorte d'écart entre nous qui me troublait. Je ne comprenais pas pourquoi on était aussi gênés tous deux, je ne comprenais pas pourquoi moi-même j'étais gênée.

‘‘ Hmmm. Excuse-moi, je voulais pas.. ça te dirait d'aller te promener ? Je ne pense pas que ma mère souhaite entendre son fils demander le pardon à son ex-copine.. — D'accord. ’’ Alors nous partîmes nous promener dans ce cimetière. Cependant, moi, je n'avais aucune envie de marcher. Je m'arrêtai. Je le regardai et je crois que je n'avais pas l'air contente. Mon talon frappa le sol. ‘‘ Non, je ne te pardonnerai pas. Jamais. Je ne peux pas, c'est comme ça et on ne peut pas me changer. Je ne crois pas au pardon et je ne sais pas comment tu veux que je te pardonne. Qu'est-ce que je dois te pardonner ? De m'avoir laissé seule, toute seule ? Si tu veux, je peux te dire que je te pardonne, comme ça, c'est simple, mais c'est faux. Je ne sais pas ce que tu veux, mais moi je ne veux pas te pardonner. Je m'y oppose. Tu pourras toquer à ma porte autant de fois que tu veux, tu pourras me glisser tous les mots que tu veux, mais moi, je ne te pardonnerai jamais. Et ça j'en suis désolée, mais c'est comme ça et je ne peux pas faire autrement. Tu n'auras pas mon pardon, il n'existe pas, je ne le connais pas. Maintenant, es-tu satisfait ? ’’ Je n'avais pas crié et je crois que ce que je venais de dire ne m'apaisait pas du tout. En fait, je ne sais pas vraiment ce qui m'énervait et je me rendais compte de mon ridicule. Je gesticulais comme une poupée idiote que l'on manipulerait. Suis-je ainsi ? Peut-être bien, cependant, je ne pouvais pas m'empêcher de m'exprimer, de dire à voix haute ce que je pensais là-dedans dans ma tête. Et si je devais être fière d'une chose, ce serait de ça. Peut-être que ce que je dis est idiot mais au moins je l'ai dis, on ne pourra pas me reprocher le contraire...
… Je respirais, je ne me comprenais plus. Je baissai la tête. Je crois que j'étais perdue. Toutes ces paroles, toutes ces pensées, ce n'était pas moi, c'était quelqu'un d'autre. J'avais envie de vomir et de pleurer. Il y avait dans tous ces mots et toutes ces pensées, un semblant colorée de petite fille. Je me dégoûtais de réagir ainsi.

Je lui pris la main, étourdie et la tête toute pleine de vide je lui dis : ‘‘ Je ne te pardonne pas, m-mais si tu veux on peut recommencer... Hein qu'on peut recommencer ? Dis-moi oui... ’’ Je crois que je pleurais un peu, mais ce n'était pas pour lui. C'était parce que je crois que j'étais malade, ou du moins, je pense trop. J'avais cette envie mordante de ne plus penser. Je crois qu'on m'appelait, à l'intérieur, d'un cri horrible. J'étais perdue et j'avais besoin d'aide. Peut-être ne se rendait-il pas compte mais j'étais affolée. Je ne demandais qu'une chose ; c'est que tout cela cesse, les pensées. Je ne veux plus penser au pardon et à toutes ces choses futiles, je voulais juste qu'il me sert dans ses bras, là maintenant, et ne penser à rien. Mais lui, il pouvait très bien ne pas m'aider, il pouvait très bien partir et me laisser seule, encore.
S'il devait savoir une chose, c'est que j'en n'avais rien à faire de sa mère et je ne comprenais pas pourquoi il m'avait demandé de venir ici, pourtant, je comprenais, désormais, pourquoi moi j'étais venue, pour trouver quelqu'un, pour le trouver lui. Je ne me posais plus la question de savoir si je l'aimais ou pas, je n'avais plus besoin de tout cela, après tout pourquoi vivre avec amour quand on meurt seule ?

Ça y est, je crois que je devais m'envoler. Au plus vite. Elle m'appelait et me possédait.
Je suis son corps et elle est mon esprit.
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Dwayne Maddison
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Re: Little Hangleton

Message par : Dwayne Maddison, Sam 04 Jan 2014, 14:14





D'accord.

Plus le temps avait avancé, plus je m'étais rendu compte que ma phrase était débile. Que ma mère entende son fils ? Elle était morte, comment pouvait-elle m'entendre. Lorsque l'on parlait, nous devons choisir nos mots avec soins, ce que je n'avais pas fais à l'instant. En réalité, je confirmais un de mes traits de caractère : mon côté maladroit avec les femmes. Je n'avais jamais été très doué pour draguer, c'était peut-être ma piètre façon de faire qui faisait que certaines femmes ne me résistaient pas. J'avançais, pensant que Victoire me suivrait. Ce qui n'était pas le cas, la jeune rousse s'était arrêtée pour je-ne-sais-quelle-raison. Un bruit net me faisait m'en rendre compte, elle venait de taper sur le sol avec son talon. Je me retournais, lui lançant un regard disant "mais qu'est-ce que tu fais". Elle parlait.

Non, je ne te pardonnerai pas. Jamais. Je ne peux pas, c'est comme ça et on ne peut pas me changer. Je ne crois pas au pardon et je ne sais pas comment tu veux que je te pardonne. Qu'est-ce que je dois te pardonner ? De m'avoir laissé seule, toute seule ? Si tu veux, je peux te dire que je te pardonne, comme ça, c'est simple, mais c'est faux. Je ne sais pas ce que tu veux, mais moi je ne veux pas te pardonner. Je m'y oppose. Tu pourras toquer à ma porte autant de fois que tu veux, tu pourras me glisser tous les mots que tu veux, mais moi, je ne te pardonnerai jamais. Et ça j'en suis désolée, mais c'est comme ça et je ne peux pas faire autrement. Tu n'auras pas mon pardon, il n'existe pas, je ne le connais pas. Maintenant, es-tu satisfait ?

Hum.

Raclement de gorge gêné. Je ne m'attendais pas à ça du tout, j'avais imaginé la scène tant de fois, toujours une bonne fin. Toujours un " Ce n'est pas grave Dwayne, recommençons". La je me prenais la vérité en face, elle m'en voudrait toujours. Encore une fois, j'y avais cru. J'avais cru, naïvement, que je pourrai tout faire oublier par de simples excuses. La vie n'était pas si facile, elle ne faisait aucune faveur. J'avais honte, tellement que je n'osais plus la regarder dans les yeux. Je les baissais, fixant le sol comme si quelque chose de fascinant s'y passait. Je me mordillais les lèvres, signe de ma nervosité. Je devais peut-être partir, loin d'ici.

Je jetais de temps à autre un regard en direction de Victoire, au fur et à mesure qu'elle parlait je la sentais de plus en plus nerveuse, énervée. Je la voyais gesticulée de partout. Et puis, un geste que je ne comprenais pas. La rousse me prenait la main, cette action me forçait à lever le regard, à affronter le siens une nouvelle fois. Pourquoi faisait-elle ça ? J'étais perdu, un coup elle me haïssait et l'autre elle était tendre avec moi. Je l'observais un peu plus, quelque chose n'allait pas avec Victoire. Ses yeux démontraient une grande tristesse. Je lui avais peut-être fait du mal, mais elle semblait bien plus blessé que par un ridicule loup qui l'avait quittée plus jeune.

Je ne te pardonne pas, m-mais si tu veux on peut recommencer... Hein qu'on peut recommencer ? Dis-moi oui..

Je m'approchais d'elle, encore une fois je ne comprenais pas sa réaction. Elle me suppliait, presque, de revenir près d'elle. Victoire semblait au bout du rouleau, seule, certainement. Je ne savais pas ce qu'il se passait, mais je voyais pas que ça ne tournait pas rond. Elle avait un problème. Je n'aimais pas la voir comme ça, je lui lançais un nouveau regard inquisiteur. J'avais envie de lui répondre que oui, je voulais recommencer, mais je ne pouvais pas. Je la regardais, je voyais que quelque chose n'allait pas. Comment pouvais-je être sûr qu'elle voulait réellement de moi ? Si j'acceptais maintenant, j'aurai l'impression d'être ce genre de gars qui profite d'une fille saoûle. Je n'étais pas de ceux-là, j'étais quelqu'un de bien. J'allais aider mon amie, car oui avant d'être mon ex, elle était mon amie.

Victoire.. Qu'est-ce que tu as ? Ne me dis pas rien, je le vois, tu as un problème. Y'a quelque chose qui cloche dans ton comportement. Ce n'est pas à toi de me supplier de recommencer, c'est à moi de le faire. J'ai fais tellement de mauvaise chose.. Laisse moi t'aider, je le vois, tu en as besoin..

Je la serrais contre moi. Peu importe si elle ne le voulait pas, j'étais plus fort qu'elle, je la forçais. Elle pleurait, je ne l'avais pas remarqué avant. Pourquoi pleurait-elle ? Je sentais que quelque chose n'allait pas, c'était toujours comme ça avec les personnes qu'on aimait non ? Lorsque l'autre allait pas bien, on le remarquait d'un regard. Il m'en avait fallut plusieurs, mais j'avais fini par le voir. Victoire n'était plus la jeune rousse que je connaissais. Pourquoi ?

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Victoire Grey
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Re: Little Hangleton

Message par : Victoire Grey, Dim 12 Jan 2014, 15:01


Un souffle d'air murmura quelques, tandis que la lune nous guettait, son œil laiteux nous traquait sans cesse, nous, bêtes de la nuit. Que je regarde dans un sens ou dans l'autre, je ne voyais qu'une large étendue noire qui semblait s'étendre à l'infini, avec pour seul orifice, symbole d'espoir en quelques sortes, cette boule lumineuse. Elle se jouait de nous, trouvait cet instant délicieux, sûrement, je crois que voir deux êtres tourmentés se mentir doit être divertissant. Mais, selon moi, je me jouais plus d'elle qu'elle ne le faisait, quand elle était présente, je parvenais à lui échapper, à me fondre dans l'obscurité. Certes, elle m'entend mais mon chant n'est pour elle qu'une présence illusoire qui, à l'instant où elle pense me saisir, disparaît aussi tôt. J'étais la reine de la nuit, il était fils de la lune. Amour impossible qui s'attire de manière incontrôlable.
On était un peu comme ça, nous, opposés. Je ne pourrais pas me qualifier d'être joyeux, terrible, ou sympathique, je me contente d'être moi sans avoir cette définition e ma personne – d'un côté ça me plaisait beaucoup d'être indéfinissable, ça me permet de faire ce que je veux sans avoir cette limite que m'impose mon rôle –, quant à Dwayne, je le trouve charmant, outre le physique son caractère assez garçon me plaît beaucoup. C'est un peu idiot mais j'ai toujours voulu connaître quelqu'un comme ça, par caprice de petite fille rêveuse, et je crois que c'est l'une des première raisons qui m'a attiré vers lui.
Notre rencontre, je la trouve idyllique ; notre histoire, elle est romantique ; notre fin, elle est chaotique. Notre rencontre, c'était il y a quelques années, à vrai dire, je ne m'en souviens plus trop, je n'accorde que peu d’intérêt à ces choses là qui finissent, pour moi, au bout d'un certain temps, à la manière des rêveries passagères. Je l'avais oublié. Notre histoire, j'en ai un goût parcellaire, il ne m'en reste que des fragments qui, seuls, n'ont aucun sens. Pourtant, je les garde comme les souvenirs d'un passé révolu. Un marque d'histoire, en somme. Notre fin, j'y repensais sans cesse, je crois que c'est pour ça que je lui en veux autant, parce que j'accorde beaucoup d'importances aux défaut et bien moins aux qualités, je suis un peu comme ça, sûrement. A force d'y penser, j'ai commencé par l'accusé de mes maux, de mes problèmes, de tout. En fait, si je ne peux pas le pardonner, c'est sûrement parce qu'il n'y a rien à pardonner, du moins, à lui. Il n'avait rien fait, à vrai dire, je l'accusais de choses et d'autres sans raisons particulières.
On en était là, aujourd'hui, seuls dans un cimetière, entouré par la nuit, surveillé par la lune. Une nouvelle fois. Ça me rappelait étrangement notre fin et je gardais encore ce goût amer, la dernière fois, j'aurai dû prendre cette histoire en main. Pour moins souffrir, sans doutes. Mais on est idiots quand on ne sait pas.
Mes larmes roulaient sur mes joues, éclairées par la douce lumière de la lune. Mon visage, il paraissait blanc, un peu mort je crois, penché vers l'avant. Mon corps, seul l'étreinte de Dwayne le retenait, l'empêchait de s'évader. Mes yeux, ils fixaient la lune, ou le ciel, ou tout le firmament. J'implorais son pardon, je me pardonnais en fait. Je tremblais un peu, encore, sûrement parce que je tressautais de vie, de plaisir. Je crois que je n'étais plus perdue, je l'avais retrouvé, mon doux bonheur.


‘‘ Victoire.. Qu'est-ce que tu as ? Ne me dis pas rien, je le vois, tu as un problème. Y'a quelque chose qui cloche dans ton comportement. Ce n'est pas à toi de me supplier de recommencer, c'est à moi de le faire. J'ai fais tellement de mauvaise chose.. Laisse moi t'aider, je le vois, tu en as besoin.. ’’ Et ses paroles, et ses doutes, firent que je ne me souvenais pas avoir été aussi heureuse. Sans doute, j'étais une fille simple, juste un garçon et je pensais être heureuse, sans doute. Mais ce qu'il y a de plus dans tout ça c'est que j'y croyais vraiment à mon bonheur, à ma vie avec lui. Il m'était un peu indispensable et je ne le comprenais que maintenant. En fait, on était simple et je crois que ça c'est beau, cette désuétude qui nous rend bien.

Alors, prise d'un éclat de vie, je fondis sur son visage en vitesse pour déposer sur ses lèvres le baiser qui me démangeait tant. Je crois qu'il y avait un peu de folie dans cet acte, mais je me laissais prendre au jeu, à ce ridicule jeu que j'aimais tant. Mes cheveux fugaces tombèrent cascades sur mes épaules, comme surprend par un tel entrain. Et mes lèvres roses s'acharnèrent sur les siennes. Ce fut comme la nuit qui éclatait, la lune qui disparaissait, pour laisser place à un ciel de feu, à un œil de plaisir sensuel, à nous, en somme. Nous étions qu'un par ce baiser, nous étions un amour.  

Je retirais mes lèvres des siennes, gardant cependant mes mains sur son visage et je souriais bêtement avec cette folie, toujours, dans le regard et dans l'esprit qui rendait mes gestes si brouillons que je semblais être un dessin éphémère, une simple rature pensive sur le bas d'un cahier. Des cheveux restèrent collés sur mes lèvres et je lui dis, assez bas pour que sa mère ne nous entende pas : ‘‘ Il y a que je t'aime. ’’

Je ne pensais pas vraiment à lui, peut-être que ça manquait, sûrement en fait. Mais j'étais emportée par un élan d'euphorie qu'il m'était dur de maîtriser. Ou peut-être que je ne voulais pas le maîtriser. J'étais contente et je vibrais de plaisir. On aurait eut pitié de moi, sans doute, mais je n'en avais rien à faire, par ce qu'après tout, j'étais la reine de la nuit, j'avais cette musicalité ténébreuse dans la voix que l'on m'enviait, j'avais cet air dansant dans les geste que l'on admirait, et j'avais cette histoire que j'assumais.

Il est vrai que je l'aimais. Je n'ai jamais été aussi sûre d'une chose, de mon amour pour cette personne. J'ignore comment cela se traduit concrètement, disons simplement que je l'aime et qu'il n'y a pas à aller plus loin, on ne souhaite pas aller plus loin. Alors, je lui dis : ‘‘ On oublie tout ? On repart à nouveau ? ’’ Je m'éloignai de son corps, souriante, toujours et lui proposai ma main, remontant mes manches. J'étais une femme plus qu'une fille après tout.
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Dwayne Maddison
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Re: Little Hangleton

Message par : Dwayne Maddison, Dim 19 Jan 2014, 14:11




La réponse de Victoire ne venait pas, elle me regardait et je faisais de même en retour. Je sentais comme une tension entre-nous deux. Rien de bien méchant, c'était ce genre de tension que l'on voyait entre deux personnes attirés l'une par l'autre mais qui ne se touchait jamais. Très vite, la tension disparaissait. Très vite, cela décrivait parfaitement la façon avec laquelle Victoire avait fondu sur moi. Je n'eus le temps de rien faire, de n'effectuer ne serait-ce que le début d'un mouvement que ma bouche entrait en contact avec celle de Victoire. Longtemps que j'attendais ce moment, ne pensant plus à ma précédente question je me laissais emporter par le baiser de  Victoire.

Je fermais les yeux, ce baiser n'avait rien de romantique comme on pouvait les voir dans les films moldus. Il n'était pas tendre, il n'était pas doux. Il était sensuel, à la limite du sexuel. Dans ce baiser, les deux adultes démontraient à l'autre qu'ils attendaient ce moment depuis si longtemps, que les lèvres de l'autre leur avait manqué. Rien de moins. Il marquait aussi le retour d'un amour qui s'était caché depuis tellement d'années. Je posais ma main droite dans le creux du dos de Victoire, l'autre main était à la base de sa nuque. Je la serrais fort contre moi, l'empêchant de s'en aller si elle l'avait voulu. Sans se retirer de mon étreinte, Victoire s'écartait de mon visage. Elle me regardait droit dans les yeux, j'en faisais de même. Mon regard était intense et sincère. Elle me parlait, je l'écoutais.

Il y a que je t'aime.

Je repensais seulement à la question que je lui avais posée. Je n'y avais plus pensé, notre échange précédent l'ayant effacé. Je ne savais quoi lui répondre à ça, après tout ce temps elle m'aimait encore ? Moi, cet homme qui l'avait lâchement abandonné. J'étais pudique, je ne pouvais lui dire que le sentiment était partagé. Après tout, j'étais un homme. Nous, les hommes, gardons nos sentiments à l'intérieur, afin de ne pas montrer nos faiblesses. Puis c'était à ce moment que j'y pensais, moi, membre de l'Ordre du Phénix devais-je réellement me lancer dans une histoire d'amour ? N'étais-ce pas trop dangereux pour elle, pour nous ?

On oublie tout ? On repart à nouveau ?

Je quittais mes pensées, revenant à la réalité. Je posais de nouveau mon regard sur Victoire, qui s'était éloignée, et mes doutes s'éloignaient. Peu importe, je la protégerai. L'histoire valait le coup d'être tentée, je voulais rester auprès de Victoire. Que devais-je lui répondre ? Car, même si j'acceptais de recommencer avec elle, j'allais de nouveau lui mentir. A l'époque, je lui avais menti sur ce que j'étais vraiment : un loup-garou. Maintenant, j'allais lui cacher mon appartenance à l'Ordre. Lui révélé ma véritable identité n'était même pas imaginable. Ce serait bien trop dangereux. Pour elle, mais aussi pour les autres membres de l'Ordre. Je prenais la main tendue de la rouquine, et m'approchait d'elle. J'entamais une marche afin de s'éloigner de ce cimetière, non propice à la création d'une histoire d'amour.

Oui. Je.. Je veux rester près de toi, aussi longtemps que je le pourrai. 7 ans que j'attends de pouvoir t'embrasser à nouveau...

La sortie du cimetière n'était pas loin de la tombe de ma mère, il nous faudrait deux ou trois minutes pour la rejoindre. J'augmentais la pression que je faisais sur la main de Victoire, inconsciemment. Sûrement tentais-je de m'assurer qu'elle ne partirait pas loin de moi, comme j'avais pu le faire il y a 7 ans. Durant le chemin menant à la sortie, je gardais le silence. Je pensais à ce que Victoire et moi avons pu vivre ensemble précédemment, lorsque nous étions à Poudlard. Jeune et irresponsable. Une fois l'entrée, qui se trouvait être la sortie, dépassée je dépassais Victoire et me tournais vers elle. Je lui faisais face. Je lâchais sa main. Mon front touchait le sien, seul contact entre son corps et le mien. Par mon front, je poussais la rouquine jusqu'à ce qu'elle se retrouve coincée contre l'un des piliers en pierre qui composait l'entrée. Ce pilier était froid. Je laissais mon front contre celui de la rouquine et posait mes mains sur le pilier, ma main droite à la gauche du visage de Victoire et l'autre à sa droite.

A partir de maintenant, on ne se quitte plus. Je ne veux plus être séparé de toi, comme nous avons pu l'être. Donnons-nous cette chance, la chance d'être enfin heureux.. ensemble.


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Victoire Grey
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Re: Little Hangleton

Message par : Victoire Grey, Mer 12 Fév 2014, 19:04




| Vraiment désolée du retard Mister... |


Il me prit la main et, ensemble, nous marchions dans ce cimetière. Il y avait dans l’air cette dose de volupté que nous enveloppait tous deux, doucement, il y avait dans l’air cette douceur inconnue aux Hommes qui nous berçait, doucement, il y avait dans l’air cette mélodie simple mais intense car c’est ainsi que résonne notre Amour.
Mon nom est Gris, et grise je suis. Quand j’ai faim, je ne ressens qu’une faible envie, entre le carnage et l’abstinence. En fait, je ne suis pas grand-chose, je suis simplement grise et ça me convient parce que je n’ai pas le choix et qu’on me le demande. Je me complais totalement à être une fille incertaine, trouble, noyée dans une mer décadente.
Mon regard bleu tourna et je le vis. Lui, c’est le premier homme. Celui qui me faisait trembler. ‘‘ Oui. Je.. Je veux rester près de toi, aussi longtemps que je le pourrai. 7 ans que j'attends de pouvoir t'embrasser à nouveau... ’’ Et je ne répondis pas, je me contentai de sourire discrètement, prenant ces airs que les femmes se donnent pour se rendre désirable et jolie.

Il serrait toujours sa main contre la mienne et on arrivait à la sortie du cimetière. Ça me faisait un peu de peine, ici, tout était un peu plus beau, un peu merveilleux, car il y avait de la beauté étrange dans cette répugnante vallée. Et j’avais un peu peur de sortir et de ne voir que de la pourriture, parce que dehors, ce n’est pas l’amour qui court, c’est un vomi étouffant et fumant.
Mais on est quand même sortis et je trouvais ça un peu dommage. Il me poussa un peu et je ne le comprenais pas, je tentais de me débattre mais je crois que cette incompréhension et cette déception me menèrent à une léthargie profondément stupide. Il m’avait relâché et ce fut comme s’il avait ouvert la cage, c’était idiot parce qu’à tout moment je pouvais m’envoler. Et ça me tentait un peu, ça, de m’envoler, de disparaître dans la nuit, c’était une tentation commune et lâche, pour sûr, mais j’étais une fille commune et la lâcheté on la trouve en chacun.
J’étais troublée, un peu pâlotte et un peu rose, je me suis retrouvée contre un pilier froid et humide et ma veste me tombait sur les bras. Lui, me regardait et me détenait, j’étais un peu prisonnière et j’avais peur. Il me faisait trembler.

‘‘ A partir de maintenant, on ne se quitte plus. Je ne veux plus être séparé de toi, comme nous avons pu l'être. Donnons-nous cette chance, la chance d'être enfin heureux.. ensemble. ’’
Et je rougissais, rigolant un peu, remontant mon épaule droite légèrement. Je le pris alors par me col et j’avançais dans sa direction, tous deux, forces opposés. Je lui dis à la cantonade comme si je n’avais jamais dit paroles plus évidentes :
‘‘ Ensemble pour toujours… ’’ Je respirais et je lui déposai, rapidement, un petit baiser sur la joue, sur la charmante fente qu’il y avait entre ses os.
‘‘ ... Mon cher Monsieur. ’’

Je me tendis devant la rue et c’était tout. Oui, c’était tout, c’était tout ce que je voulais. L’étincelle dans mes yeux, c’était moi et j’en étais fière parce que je n’ai pas été moi depuis trois ans, je crois. Et ça, c’est lui, c’est lui l’étincelle. Nous deux on était le feu, on feu qui brûlait, craquait, flambait doucement sous les étoiles, sous la Lune. Moi je ne me posais pas de questions parce que je ne pensais plus.
On s’est remis à marcher et je crois que je ne me souviens plus de la suite.
Mais je sais qu’on a marché, que j’ai marché, j’étais une marcheuse, une marcheuse solitaire, enfin je l’étais, je suis accompagnée maintenant et je suis plus légère, plus légère que vous car je m’envole dans la nuit.
Son étincelle m’allume et on devient flamme et c’est comme ça.
Laissez-moi rire. Laissez-nous rire.
Car…




Ainsi résonne notre Amour.



| Fin du RPG. |

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Ivy Stormer
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Re: Little Hangleton

Message par : Ivy Stormer, Lun 07 Avr 2014, 08:15


[ RP avec le PNJ Rodolphus Stormer ]

Cette fois, c'était bon. Ivy avait enfin trouvé un peu de temps pour se rendre "chez elle" à Little Hangleton. Elle avait préparé cette escapade depuis des mois, changeant sans cesse de plans et faisant et défaisant son sac. C'était les vacances, alors la jeune fille en avait profiter pour partir de Poudlard. Pour une fois qu'elle avait vraiment quelque chose à faire en dehors du château, il fallait qu'elle en profite. En espérant que ça ne tournerait pas mal.

La jeune fille se trouvait dans le village, en plein centre. Il était 15 h et il faisait très bon, le soleil brillant très fort dans le ciel. Beaucoup d'enfants se promenaient dans le village, s'amusant comme ils pouvaient  dans ce coin perdu de l'Angleterre. Ivy était assise sur un banc afin de vérifier le contenu de son sac : sa baguette bien sur, une fiole de Veritaserum qu'elle avait obtenu de façon bien étrange, un carnet à spirales pour noter de possibles informations, et surtout une pochette pour ranger ce qu'elle risquait de voler. Elle attendit une dizaine de minutes ainsi et se dirigea vers sa maison, à l'autre bout du village.

Une fois arrivée devant, elle se cacha derrière un grand buisson. Elle ne savait pas exactement à quelle heure ses parents sortiraient, mais elle était déjà certaine de leur absence. Par chance pour elle, au bout de quelques minutes, elle vit sa mère Helena sortir de la maison, suivie de près par son père Rodolphus. La mère d'Ivy avait l'air très fatiguée et triste. La jeune fille eut un pincement au cœur en la voyant ainsi. Quant à son père, il semblait préoccupé. Les Stormer transplanèrent ensemble. Par précaution, Ivy attendit quelques instants avant de se diriger vers la porte de sa demeure. Elle espérait que celle-ci n'était pas enchantée.

"Alohomora". La porte s'ouvrit. Ivy s'étonna. Pourquoi ses parents n'avaient-ils pas pris plus de précautions que ça. La jeune fille entra dans le vestibule et procéda à une vérification supplémentaire. "Hominum Revelio".Rien. Elle s'avança dans l'immense hall, jusque sous le lustre en cristal. Elle était tentée de le faire éclater, mais n'en fit rien. Rapidement, elle se dirigea vers l'escalier et les monta deux par deux. Prochaine étape : le bureau de son père. La porte de cette pièce fut aussi facile à ouvrir que la porte d'entrée. Ivy trouvait ça louche.

La pièce était sombre, mais la Serpentard ne prit pas la peine de l'éclairer. Elle formula juste un petit "Lumos" et commença à fouiller. Le bureau était le meuble le plus important. Les tiroirs étaient difficiles à ouvrir, même avec Alohomora. Mais la jeune Stormer avait plus d'un tour dans sa poche et réussit à forcer le premier tiroir avec un simple couteau. Dans ce tiroir, il y avait beaucoup de papiers. La jeune fille fouilla rapidement et trouva très rapidement des choses intéressantes : des fiches de renseignements sur des sorciers, des lettres, des photos, des factures de locations de locaux, des comptes rendus de réunions. Ivy ne prit pas la peine de parcourir plus que ça les papiers, et les enfonça précautionneusement dans son sac.

Elle avait réussi à avoir pas mal d'informations en moins de temps que ce qu'elle pensait. Elle remit en place les divers papiers dans le tiroir du bureau et le referma. A l'aide d'un "Reparo", le meuble était comme neuf. Ivy regarda partout autour d'elle, ne sachant où chercher. Elle se décida sur les  étagères. Elle brisa la vitre des étagères et continua à fouiller. Là, elle trouva d'autres lettres, que son père avait reçues cette fois et non pas envoyées comme les précédents, des tracts de magie noire et des coupures de presse. Elle fourra tout ça dans son sac et répara les vitres des étagères.

Soudain, elle entendit des bruits de pas. Paralysée par la crainte, elle n'osait bouger. Elle réussit à se mouvoir en silence jusqu'à la porte, qu'elle ouvrit avec le moins de bruit possible. Elle informula un sort pour la refermer. "Collaporta". Elle descendit un à un les escaliers et se retrouva face à face avec son père.
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Re: Little Hangleton

Message par : Personnage, Dim 13 Avr 2014, 15:12


Les Stormer avaient rendez-vous à Gringott’s. Les évènements précédents les avaient sérieusement inquiétés, en particulier Rodolphus. Il ne pouvait tolérer que son coffre ne soit pas soigneusement gardé, qui sait, il se pouvait qu'on lui ait volé quelque chose ? Si jamais… non, c’était impossible. Mais avant leur départ pour Gringott’s, ils reçurent une lettre du ministère. Il semblerait que leur fille Ivy, seulement âgée de 16 ans, avait utilisé un sortilège en dehors de Poudlard. Intéressant… Allait-elle venir au manoir ? Il y a des chances… Tandis que Rodulphus vantait les mérites de la trace, Helena était inquiète pour sa fille, mais la mère de famille se devait de faire bonne figure avant d’aller à Gringott’s. Tous deux sortirent donc du manoir pour transplaner sur le Chemin de Traverse. Rodulphus avait pris un soin tout particulier à ne pas activer les sortilèges de protection du manoir.

Une fois qu’ils furent arrivé sur le Chemin, Rodolphus et Helena serrèrent quelques mains, saluant des amis plus ou moins proches. Discutant avec le marchand de chaudron, Rodolphus prétexta qu’il avait oublié la clé de son coffre au manoir et laissa sa femme à Londres avant de repartir chez lui. La porte du manoir était ouverte. Il entra, un sourire aux lèvres, enleva sa cape et aperçut Ivy descendant en trombe les marches de l'escalier menant à l'étage. Son visage affichait une expression terrible.
« - Ivy, quelle charmante surprise… Comment vas-tu ? On a reçu une lettre du Ministère, alors comme ça tu as oublié que la trace te surveillait ? » Rodolphus se mit à rire. Il regarda sa fille de plus près. Il savait ce qu’elle était venue faire, un bout de parchemin contenant sa signature dépassait du sac de la jeune fille. Il passa une de ses mais dans ses cheveux noirs, intensément noirs. « - Alors, dis-moi qu’es-tu venue faire ici ? Ne me mens pas, je le saurais…. »
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Re: Little Hangleton

Message par : Ivy Stormer, Dim 13 Avr 2014, 17:35


"Ivy, quelle charmante surprise… Comment vas-tu ? On a reçu une lettre du Ministère, alors comme ça tu as oublié que la trace te surveillait ?"

La jeune fille lâcha un juron. Elle avait tout préparé pour que son coup soit infaillible, pour ne rien risquer et elle avait oublié la chose la plus évidente : la trace. Elle avait été stupide d'utiliser la magie en dehors de Poudlard sans s'inquiéter. Elle venait de faire preuve d'une grande faiblesse. Mais vu ce qu'elle voulait faire, la magie était nécessaire. Jamais elle n'aurait  pu trouver toutes ces informations sans sa baguette. Par chance son père n"était pas Legilimens. Enfin à sa connaissance....Peut être l'était-il et dans ce cas il ne lui avait pas dit. Rodolphus lui cachait tellement de chose, alors pourquoi pas ça.

"Oui c'est tout a fait ça, j'ai oublié. A croire que je ne suis pas si forte que ça."

Elle afficha un petit sourire arrogant, ne voulant pas montrer à son père qu'intérieurement, elle paniquait complètement. Mais si il était Legilimens, bien sur il le savait déjà. Elle n'avait plus que la carte du mensonge à jouer, et encore elle n'était pas sûre que ça passe.

" Alors, dis-moi qu’es-tu venue faire ici ? Ne me mens pas, je le saurais…."


La jeune Stormer avait envie de pouffer de rire. Bien sur qu'elle allait mentir. Ou bien elle pouvait dire la vérité, ça ferait un sacré choc à Rodolphus. Mais si elle avouait tout, elle ne savait pas ce qui pourrait lui arriver. Bien sur il serait capable de lui jeter un Endoloris pour la punir, alors la jeune fille réfléchit. Malheureusement, ce temps de réflexion devait surement faire deviner à son père qu'elle s’apprêtait à son père.

" Qu'est-ce que tu va me faire si je mens ? Me pendre par les pieds ? Bref, je suis venue dans l'optique d'en apprendre un peu plus sur tes petites activités crapuleuses. J'aimerais en être."

La stratégie adoptée par Ivy avait prit un tout autre tournant. Elle avait décidé d'improviser tout en disant la vérité. Oui, elle était là pour apprendre des choses sur les activités de son père, mais elle n'avait pas la moindre intention de prendre la relève. Dans ce cas là, elle jouait un rôle d'agent double. Elle s'infiltrait là où il fallait pour obtenir les précieuses informations et s'empresserait de les raconter à son ami Skandar qui était bien sur dans le coup.
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Re: Little Hangleton

Message par : Personnage, Lun 21 Avr 2014, 16:14


Il semblait qu’Ivy n’avait pas prédit la venue de son père ; un juron s’échappa de ses lèvres plissées intensément sur son visage opalin. N’était-elle pas contente de voir son père ? Cela fait si longtemps qu’ils ne s’étaient pas retrouvés face à face, si longtemps qu’il n’avait pas pu lui adresser la parole, l’occasion fut trop belle. Il la tenait.

Cependant, elle ne perdit pas de sa contenance, de la contenance des Stormer ; un sourire minaudant, les yeux persifflant, l’air élevé et une aura de puissance. Elle pouvait tenter de le fuir, au fond, elle lui ressemblait. Rodolphus, bien qu’impressionné par ce qu’était devenu sa fille, ne perdait cependant rien de ce qui se passait actuellement ; sa fille était en possession de quelques documents qu’il n’aimait pas savoir très loin… Il attendait une réponse de sa part, chose qu’elle finit par lui offrir :
« - Qu'est-ce que tu va me faire si je mens ? Me pendre par les pieds ? Bref, je suis venue dans l'optique d'en apprendre un peu plus sur tes petites activités crapuleuses. J'aimerais en être. » Il fut un peu décontenancé par cette nouvelle, ses yeux se perdirent dans le vide ; il réfléchissait. Quelques secondes s’écoulèrent avant qu’il ne revienne à lui. Il regarda fixement le visage de sa fille et se mit à avancer vers elle d’un pas lent et linéaire. « - Quelle intéressante nouvelle… » Il affichait un nouveau un sourire glacial. « - Donc tu veux en être… Saches une chose Ivy : on ne rejoint pas un tel groupe par soi-même, ça ne s’est jamais vu. Il te faut des contacts, par chance, je suis ton père, ce qui te donne un certain avantage. Ne me remercie pas car tu étais au courant. Tu n’es pas idiote. Par conséquent, ce que tu viens de faire était inutile et non justifié car si tu voulais vraiment nous rejoindre, il te suffisait de me demander et non de venir en cachette jusqu’ici… J’ai du mal à le croire, tu le sais ? J’ai du mal à la croire et pourtant j’espérais que cela arrive. » Il était désormais juste en face de sa fille, il tendit une main ouverte et ferme vers elle : « - Je vais donc te demander plusieurs choses : Pourquoi es-tu venue ici ? Qu’est-ce que font ces documents dans ton sac ? Que sais-tu de mes activités ? Et pourquoi souhaites-tu en faire partie ? » Son sourire s’affaissa. « Et rends-moi immédiatement ce que tu m’as pris. »
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Re: Little Hangleton

Message par : Ivy Stormer, Lun 21 Avr 2014, 16:41


"Quelle intéressante nouvelle…"

Ivy avait bien remarqué que cette soudaine nouvelle avait étonné son père. Il ne devait surement pas s'attendre à un tel revirement de situation. Il était proche d'Ivy et celle ci tentait de fermer son esprit par précaution et de ne laisser passer aucune émotion. Tout comme Rodolphus, elle affichait un sourire froid et tentait de rester confiante. Elle était d'ailleurs étonné de son sang-froid. Elle avait douté d'elle pendant des semaines, se disant qu'elle craquerait ou se ferait démasquer. Ce n'avait pas l'air d'être le cas. A moins que son père joue un rôle.

"Donc tu veux en être… Saches une chose Ivy : on ne rejoint pas un tel groupe par soi-même, ça ne s’est jamais vu. Il te faut des contacts, par chance, je suis ton père, ce qui te donne un certain avantage. Ne me remercie pas car tu étais au courant. Tu n’es pas idiote. Par conséquent, ce que tu viens de faire était inutile et non justifié car si tu voulais vraiment nous rejoindre, il te suffisait de me demander et non de venir en cachette jusqu’ici… J’ai du mal à le croire, tu le sais ? J’ai du mal à la croire et pourtant j’espérais que cela arrive. "

Ivy ne réagit pas et resta silencieuse. Son père devait se douter de quelque chose, il n'y avait aucun doute possible. Peut-être même savait-il que la jeune fille lui avait dérobé des papiers importants. Dans ce cas-là, la suite des événement serait surement compliquée. Elle n'avait plus qu'à réfléchir à une bonne excuse.

" Tu pensais vraiment que j'allais t'envoyer une lettre en te demandant de faire partie de tes affaires ? Je ne suis pas si stupide. Je ne fais pas confiance à ce moyen de contact. Beaucoup de hiboux sont interceptés et à moins d'utiliser un code, une lettre se lit très facilement. Je ne  voudrais pas que quelqu'un au Ministère lise ma correspondance. Je suis presque sure que tu es surveillé, comme je le suis."

La jeune fille avait glissé une allusion aux divers espions qui passaient leur temps à lui courir après afin de rapporter le moindre de ses faits et gestes à son père. Elle voulait aussi dire qu'elle était surement surveillée par le Ministère. Bien sur elle avait la trace, mais elle ne se doutait pas que la surveillance était doublée pour elle. L'histoire de hiboux interceptés n'était pas vraiment un mensonge. Jamais Ivy ne prendrait le risque de parler des affaires de son père dans une quelconque lettre.

" Et rends-moi immédiatement ce que tu m’as pris."

Le rythme cardiaque de la jeune fille s'accéléra soudainement et elle sentit un choc en elle. Cette fois, il n'y avait plus aucun doute, son père était bel et bien Legilimens. Il savait qu'elle avait fouillée son bureau. Ou alors, il avait établi un système de surveillance de la pièce, mais cette hypothèse était bien moins probable. La jeune Stormer sortir les papiers de son père de son sac à contrecoeur mais ne lui rendit pas de suite.

" Quel dommage, je n'ai même pas eu le temps de savoir ce que c'était. Peut être voudras-tu me l'expliquer ?"
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Re: Little Hangleton

Message par : Personnage, Dim 27 Avr 2014, 15:42


Ivy lui répondait sur un ton assez tranquille qui irritait profondément Rodolphus. D’alleurs, plusieurs choses énervaient Rodolphus ; le fait de devoir interrompre une visite à Gringott’s, le fait d’être constamment surveillé, sa fille ne venant quasiment plus le voir, sa fille lui répondant et cette même fille volant ses affaires. Quelle menteuse ! Quelle voleuse ! Une honte, c’était une véritable honte de se faire voler par sa propre fille. Rodolphus était en colère, extrêmement en colère. Il ne savait pas vraiment ce qu’il allait faire, il ne savait même pas s’il allait ne pas craquer. Bien qu’il puisse paraître calme et posé, Rodolphus n’avait pas une patience illimitée.

Sa fille retira la masse de documents qu’elle avait pris, sans lui rendre pour autant. Puis elle s’exprima d’une manière assez douteuse, trop douteuse :
« - Quel dommage, je n'ai même pas eu le temps de savoir ce que c'était. Peut être voudras-tu me l'expliquer ? » C’en était trop. Bien trop. Il ne pouvait supporter que sa fille rentre chez lui, se joue de lui et lui manque autant de respect. Cette petite morveuse à peine consciente ! Il la poussa violemment contre le mur et lui dit d’un ton extrêmement froid et dur : « - On a assez joué ! » Il plongea son regard noir dans celui d’Ivy et reprit : « - Ici, je suis le seul à poser des questions ! Je vais me répéter : Pourquoi es-tu venue ici ? Qu’est-ce que font ces documents dans ton sac ? » Il respira et contre toute attente il gifla avec force sa fille.
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