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Dans un village semi-sorcier
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July Swann
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Dans un village semi-sorcier

Message par : July Swann, Dim 22 Déc - 15:08


Brandybuck Town. C'était un village semis-sorcier du Nord de l'Angleterre. D'après les historiens, il avait été fondé au 15éme siècle par une petite communauté de sorcier. Au fil des années, des moldus s'y étaient installés aussi. Soit à cause de mariages mixtes, soit parce qu'ils étaient tombés sous le charme de ce petit patelin à l'ambiance si particulière.
Aujourd'hui, le village comptait une centaine d'habitants. Il était entouré de champs et de forêts. Les maisons étaient pittoresques, de petites chaumières, entourés de jardins verts et fleuris. C'était l'été et le ciel arborait un soleil scintillant. Une journée particulièrement chaude car on atteignait presque les trente degrés.
La plupart des habitants profitaient du beau temps, dans leur jardin, ou sur la place du village. La plupart, mais pas July. La jeune fille était enfermée dans sa chambre, à l'étage de la demeure familiale, en train de faire les cent pas. Elle était stressée, perdue et complètement paniquée. Elle avait tanto envie de se taper la tête contre les murs, tanto de pleurer et de hurler et parfois de se jeter un sortilège de mémoire pour résoudre le problème. Mais qu'avait-il bien pu se passer dans cette maudite forêt ?! Dans quel pétrin s'était-elle mise ? Devait-elle craindre pour sa vie où celle de ses proches ? L'étudiante avait pensé se rendre au ministère, pour conter sa mésaventure aux Aurors, mais que pourrait-elle bien leur dire ? Elle avait tout oublié. Et puis, l'homme s'était montré très menaçant et lui avait conseillé de ne parler de sa mésaventure à personne.

Au début, elle avait donc pensé à garder ce secret pour elle. Il était inutile qu'elle inquiète ses proches. Et surtout, elle ne voulait pas les mettre en danger. Mais à peine quelques jours après son retour du Laos, elle s'était rendue compte que tout cela était bien trop lourd à porter. Elle y pensait constamment, sursautait à chaque claquement de porte ou chaque bruit suspect. Elle en rêvait même la nuit. Aussi, avait-elle fini par admettre qu'elle devait se confier. Le plus logique aurait été d'en parler à ses parents, mais sa mère était moldue et son père en déplacement. Son frère était à l'autre bout du monde et elle n'était pas suffisamment proche de ses oncles et tantes pour se confier à eux. Restaient ses amis. July avait tout de suite pensé à Victoire. Elle la savait digne de confiance, depuis le temps qu'elle lui racontait ses secrets.
July s'était donc précipitée sur son bureau et avait griffonné quelques mots sur un parchemin : "Coucou Victoire, Est-ce que tu pourrais venir chez moi, un après-midi ? J'ai vraiment besoin de parler." ... Mais avait de signer et d'envoyer la missive, la rousse avait été prise d'un axés de paranoïa : et si l'homme l'espionnait ? Elle avait donc fait flamber le morceau parchemin et avait choisi de transmettre le message à son amie par patronus.
L'étudiante créa volontairement un patronus incorporel, pour ne pas être identifiée, et lui fit transmettre le message suivant :
"Victoire, c'est July, est-ce qu'on pourra se voir ? Euh..., Chez moi, le plus tôt possible ... J'ai ... j'ai quelque chose à te raconter ... Je suis en Angleterre jusqu'au 20 août ... À bientôt ... J'espère. Bisous"
Sa voix semblait mécanique et on pouvait y percevoir l'angoisse qu'elle ressentait.

Leur dernière rencontre datait du début des vacances. July le savait, non pas parce qu'elle s'en souvenait, mais parce qu'elle avait retrouvé un courrier le mentionnant. À son retour du Laos, la rouquine s'était précipitée dans sa chambre et avait entrepris d'en fouiller chaque recoin à la recherche de sa mémoire perdue. La grande majorité de ses affaires était cependant à New York, recoller tous les morceaux n'avait donc pas été chose facile. Elle avait néanmoins fini par supposer que son dernier souvenir datait de février. C'était principalement ses cours qui l'avaient amenés à cette conclusion. Jusqu'au chapitre sur du dosage des potions, elle se souvenait, mais après, c'était le trou noir. Elle avait lu ses prises de notes comme si elle ne les avait jamais vues. C'était étrange de voir son écriture mais de ne pas se souvenir de l'avoir écrit.

Voilà maintenant deux jours que July avait fait parvenir à Victoire son message. Elle s'était doutée qu'elle ne pourrait pas venir dans la minute, elle devait avoir des choses de prévu, mais elle espérait qu'elle ne la ferait pas attendre trop longtemps.
Son souhait fut réalisé lorsque la cloque de la maison sonna. L'ex-Poufsouffle dévala les escaliers quatre à quatre, espérant que c'était Victoire. Elle ouvrit la porte à la volée et tomba sur une grande rousse au visage constellé de taches de son. Certains avaient déjà pris les deux Poufsouffles pour des soeurs, à cause de leur couleur de cheveux commune. Pourtant, elles ne se ressemblaient pas du tout. July était petite et chétive alors que Victoire était plus grande et pourvue de formes généreuses. Victoire avait de nombreuses taches de rousseur alors que July n'en avait que quelques-unes sur le nez. Leurs yeux, la couleur de leur peau et leurs traits étaient très différents.
- Victoire ! Je suis tellement contente que tu aies pu venir !, s'exclama la sang-mêlée.
Elle en aurait presque sauté au cou de son amie, mais elle se contenta de lui faire la bise, avant de la prendre par la main et de l'entraîner dans sa chambre, loin de toutes oreilles indiscrètes.

La chambre n'était pas très soignée. La décoration n'était pas étudié et elle n'était même pas très bien rangée. Dans un coin de la pièce était placé un lit en bois recouvert de draps beiges et de plusieurs oreillers. À côté trônait une table de nuit sur laquelle était posée un gros manuel de médicomage ainsi qu'une lampe à huile magique. De l'autre côté s'élevait un bureau en bois encombré de nombreux ouvrages et parchemins. Sur les murs en chaux étaient accrochés plusieurs étagères sur lesquelles s'entassaient divers objets. Ingrédients magiques, potions, fioles en tous genres, objets reçu lors d'anniversaires, et photos souvenirs, magiques, bien évidemment. Pour finir, une grande armoire faisait office de dressing. Les seuls notes de couleurs venaient des affiches et écharpes des équipes de Quidditch que supportaient July, ainsi que quelques éléments jaunes et noirs en l'honneur de son ancienne maison.
À vrai dire, cette chambre ressemblait plus à celle d'une adolescente qu'à celle d'une jeune femme de 20 ans, mais étant donné le peu de temps qu'elle y passait -deux mois dans l'année seulement- July n'avait pas jugé utile de revoir la décoration.
La rouquine s'installa sur son lit et invita Victoire à prendre place sur la chaise de son bureau.
Maintenant qu'elle l'avait en face d'elle, elle ne savait plus trop par quoi commencer. Peut-être n'était-ce finalement pas une bonne idée de tout lui raconter. Le mieux était de commencer par des généralités, elle aviserait par la suite :
- Alors, impatiente de retrouver tous les élèves à la rentrée ?
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Victoire Grey
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Victoire Grey, Mar 31 Déc - 14:34



| Désolée pour le retard... |

Cela faisait un peu plus d'un mois que j’étais de retour, ici, en Angleterre. J’étais assise sur une chaise branlante et je m’occupais à regarder, depuis ma fenêtre les gens qui dansaient sur le Chemin de Traverse. J’avais loué une chambre au Chaudron Baveur.  Je ne bougeais pas, je me contentais d’observer. Sur mes genoux il y avait un journal froissé, la Gazette du Sorcier. Je l’avais acheté la semaine dernière, depuis, je le lisais continuellement. A vrai dire, je ne lisais pas toutes ces pages d’informations, je lisais seulement quelques lignes qui mentionnaient mon nom. On pouvait y lire que je venais d’être nommée concierge de Poudlard. J’étais très fière. Une petite vieille dame ma l’avait annoncé en me serrant la main, elle s’appelait Harshing et il s’agissait de ma nouvelle patronne. Elle ne m’avait renvoyé aucune réaction particulière, mais je trouvais que ces mains étaient très froides. Elle m’avait dit de me préparer parce que j’allais rentrer au château, au plus vite, pour préparer la rentrée. Demain, je retournerai à Poudlard.
Il faisait terriblement chaud cet été, ce qui bouleversait les Anglais et moi, aussi. Je n’aimais pas ça, la chaleur. Je préférais rester au frais, dans ma chambre et regarder les passants. Par moment, je descendais pour prendre un bock mais je finissais vite par remonter et m’asseoir, là, à ma place. Je commençais à m’habituer à cette vie tranquille mais je devais travailler, c’est pour ça que j’avais postulé, pour travailler. Je n’avais pas de rêves mais j’aimerais pouvoir un jour ne plus travailler. Je ne suis pas paresseuse, je n’aime pas ça, le travail. Ici, dans mon nid, je pouvais observer les sorciers. Ils s’éventaient frénétiquement, suant en-dessous de leurs grosses robes. Les femmes avaient le teint rouge et les hommes la moustache humide. Ils accouraient pour se réfugier dans les boutiques et ça me faisait penser à un bal dansant, leurs « va-et-vient ».
Je n’avais revu personne depuis mon retour, je m’en contentais. Sauf July, une fois, à mon arrivée. Je me souviens bien de July parce que c’est surement la seule personne qui me laisse un souvenir agréable. C’est une personne bien, July, ça j’en étais persuadée. D’ailleurs, je crois qu’elle avait essayé de me contacté, il y a deux jours mais je n’en étais pas vraiment certaine. Je ne me fiais qu’à sa voix et à ce qu’elle disait parce qu’elle m’avait envoyé un patronus incorporelle, ce qui ne lui ressemblait pas, dans la manière. July, elle, elle n’avait pas besoin de ce genre d’artifices, elle faisait les choses simplement et naturellement, c’est l’une de ses qualités. Elle m’avait invité chez elle et j’en étais très touchée, apparemment elle avait quelque chose à me raconter et en vitesse ! Mais moi, je n’y avais pas répondu. Ce n’est parce que je ne voulais pas venir chez elle, en fait, on ne m’avait jamais invité dans une maison et ç me faisait un peu peur, je dois l’avouer. Cependant, je reprenais le travail demain et aujourd’hui, c’était ma dernière occasion pour la retrouver. J’avais vraiment envie de la voir… Alors, je pris la décision d’y aller, chez elle, à Brandybuck Town.
Je me levai et attachai mes cheveux en « queue de cheval » à l’aide d’un élastique noir. Je mis des souliers de toile et partis sans plus attendre dans la rue. J’avais une robe de toile blanche et les hommes me regardaient. Ce jour, qui nous éclairait, tout plein de soleil, me frappa comme une gifle. Et à mon tour, j’avais les joues rouges et la respiration rapide. J’avais, dans mon sac en toile cirée, un petit tube de crème solaire et je m’en mis un peu sur les deux joues. Puis, j’attendis le Magicobus, en fumant, mais ma cigarette avait un goût amer. Tout le monde avait très chaud et mes paupières lourdes tombaient lentement devant mes yeux.

L’autobus arriva et je grimpai rapidement à l’intérieur, m’asseyant au milieu. On m’annonça que l’on arriverait au village dans peu de temps. Mais il a fallu traverser un petit plateau qui domine la mer et qui dévale ensuite sur la plage. Il était couvert de pierres jaunâtres et de « camping-cars » tout blancs sur le bleu déjà dur du ciel. Plusieurs femmes sortirent du bus en riant et j’eus envie de les rejoindre. Mais sans plus attendre, l’autobus disparut. Maintenant, on était à la campagne et je pensais qu’on se diriger vers la maison des Swann’s. Le village dégageait un charme particulier qui me plaisait tout à fait, je le regardais lui et ses habitants derrière la vitre sale de l’autobus. Enfin, celui-ci s’arrêta et je sortis à mon tour. Avant même de me retourner, il avait disparu.

La chaleur me fatiguait mais j’étais occupée à éprouver que le soleil me faisait du bien. Je fis un détour par un champ couvert de coquelicots et je m’amusais à en éparpiller les pétales à grands coups de pied. Je finis par arriver devant chez elle et je fis sonner la cloche de la demeure. J’étais un peu préoccupée, par le temps et par autre choses mais quand je vis July m’ouvrir brusquement la porte, je ne pus m’empêcher de sourire et c’était comme si je me mettais à être heureuse, subitement. C’était un vrai sourire.
‘‘ Bonjour July, c’est vraiment très beau par ici ! ’’ Mais elle m’emmena vite dans sa chambre, à l’étage, si bien que je n’eus pas le temps d’apercevoir sa famille dont elle m’avait tant parlé, par le passé.
Dans sa chambre vivait un joyeux bazar que j’adorais. Il y avait dans cette chambre un brin de joie qui me rendait, moi, un peu joyeuse aussi. Elle s’assit sur son lit et moi sur une chaise, devant elle. Les murs de sa chambre étaient très blancs et je trouvais qu’ils apportaient un peu de fraîcheur et je pus respirer, un peu. ‘‘ Alors, impatiente de retrouver tous les élèves à la rentrée ? – Oui, vraiment. Ça risque d’être intéressant. Ça m’a toujours intrigué de savoir comment ça se passe, de l’autre côté. D’ailleurs, je m’en vais demain, il n’y a plus aucun concierge depuis le début des vacances et les Elfes de maison ne pourront plus assumer pendant très longtemps cette dose de travail supplémentaire. Alors je m’y rends demain, pour préparer la rentrée, aussi. ’’
Parler de moi, je n’en avais pas vraiment l’habitude mais avec July ça partait tout seul, les mots, et je ne pouvais m’empêcher de déblatérer beaucoup, que ça soit sur moi ou sur les autres. ‘‘ Mais ne parlons pas de moi ! C’est toi qui m’as fait venir et apparemment tu as quelque chose à me dire… D’ailleurs, comment se passent tes études ? Quand est-ce que tu reviens en Angleterre ? ’’ fis-je, la questionnant à son tour, chose que je n’avais pas non plus l’habitude de faire avec autrui.
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July Swann
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : July Swann, Sam 11 Jan - 11:11


Le sourire sincère de Victoire était réconfortant. Quoi de mieux que les amis pour vous débarrasser de vos peines et de vos angoisses ? Même si July n'était pas d'une nature lochasse, quand il s'agissait de parler d'elle, avec Victoire, c'était différent. Depuis cette nuit, où elles avaient fini à l'infirmerie à cause des flobs qu'elles avaient mangés, un lien s'était créé.
Victoire raconta qu'elle prenait son poste de concierge le lendemain. Elle avait l'air ravie de son nouvel emploi. July l'enviait un peu d'avoir la chance se retourner à Poudlard, elle aussi se demandait comment pouvait y être la vie lorsqu'on n'était plus élève. C'était sûrement très différent.
- Mais ne parlons pas de moi ! C’est toi qui m’as fait venir et apparemment tu as quelque chose à me dire… D’ailleurs, comment se passent tes études ? Quand est-ce que tu reviens en Angleterre ?
Ses études ? Ça allait. Pour ce qu'elle s'en souvenait, du moins, car la mémoire lui faisait défaut sur quasiment la moitié de l'année. Comment allait-elle rattraper ce retard ? ...
- ça va, répondit July sans grand enthousiasme. J'ai hâte de travailler, les cours théoriques commencent à m'ennuyer. Plus qu'un an ! Et je reviens en Angleterre ! La rouquine en trépignait presque d'impatience. Son pays natal lui manquait trop. Je n'en peux plus de tout ce béton ! Je ne sais pas comment les moldus font pour vivre comme ça.

July fit une pause. Ce n'était pas pour cela qu'elle avait fait venir Victoire. Même si parler de la pluie et du beau temps avec son ancienne camarade Poufsouffle lui convenait très bien. La sang-mêlé savait que son amie pourrait lui faire oublier sa mésaventure. Le problème, c'était que lorsqu'elle partirait, July se retrouverait de nouveau confrontée à ses angoisses. Il fallait qu'elle se confie.
- Est-ce que ..., commença-t-elle d'une voix hésitante, Est-ce que tu me promets de garder un secret ? Il s'est passé quelque chose au Laos, mais avant que je te raconte, je veux que tu me promette de ne jamais jamais en parler.
Une fois la promesse faite, July entreprit de raconter ce qu'il lui était arrivé :
- Je crois qu'on m'a lancé un sort d'amnésie ... Je  ... Je me suis retrouvée au Laos, dans une forêt, avec un homme que je ne connaissais pas. Et ... Et je me souvenais de rien. Il avait sa baguette pointée sur moi ... Je suis sure qu'il m'a lancé un sort d'amnésie ... Les souvenirs lui revenaient par vagues. Elle revoyait le regard glacial de l'homme. Un frisson d'effroi la parcourue. Mais il m'a dit que si je ne voulais pas m'attirer d'ennuis il ne fallait que j'en parle à personne. Sa voix se brisa sur les derniers mots. Sa gorge était serrée et les larmes lui montaient aux yeux. J'ai ... Je ... sais pas ce qu'il s'est passé ...

Finalement, c'était ça le pire, ne pas savoir. Qu'avait-il bien pu lui faire ? July s'était retrouvée recouverte d'égratignures, un poignet foulé. Mais après réflexion, cela n'attestait que d'une fuite. Vraisemblablement, elle n'avait pas été brutalisé. Alors quoi ? Qu'avait-il pu se passer pour qu'elle se retrouve ainsi privée de sa mémoire ? Avait-il fait cela uniquement par cruauté ? ...
- Je crois que mon dernier souvenir remonte à février. Je me rappelle de la soirée Poufsouffle, au chaudron, puis du nouvel an, avec mon cousin et ses amis ... Le nouvel an, si seulement elle avait pu l'oublier celui-là... Et je me souviens de l'anniversaire de Peter, en février ... Je me souviens vaguement des cours ... Après, c'est le trou noir. ... Est-ce que je t'ai raconté des choses en particulier dans mes lettres ? J'essaie de combler les trous, mais j'ai du mal.
July avait eu les plus grandes difficultés à cacher son amnésie. Surtout à son frère et à Nate qui avaient eu du mal à croire à son histoire d'insecte géant qui l'avait effrayé. Elle avait essayé de leur faire croire que si elle était déboussolée, c'était à cause du stresse engendré par sa phobie, mais Nate était resté très septique. Sa mère aussi s'était doutée de quelque chose. Elle avait bien remarqué que sa fille avait changé, qu'elle était plus distante. Mais, au grand soulagement de July, elle n'avait pas insisté.
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Victoire Grey
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Victoire Grey, Sam 25 Jan - 14:02


Les courbes de mon corps se mouvaient à la manière d’un serpent. Une mèche de cheveux tomba devant mes yeux et d’un geste discret je la glissai derrière mon oreille. Cette chaleur m’étouffait et me rendait plus sauvage. Non loin, on pouvait entendre un bruit de moteur, des rires d’enfants, aussi. July parlait, elle semblait vouloir revenir ici au plus vite, je lui souriais. Ma tête tournait un peu et ma langue était sèche, vraiment sèche. J’aspirais l’air comme Charybde le faisait dans l’océan, je l’aspirais, je l’aspirais. J’avais chaud. Ça me dérangeait un peu, à vrai dire.
‘‘ Est-ce que ... Est-ce que tu me promets de garder un secret ? Il s'est passé quelque chose au Laos, mais avant que je te raconte, je veux que tu me promettes de ne jamais jamais en parler. ’’

Le sang me battait aux tempes et je ne pus me concentrer vraiment dans ce que venait de dire July, mais elle avait l’air inquiète ; nul sourire ne transpirait, simplement un air vague et lointain. Alors je dis : ‘‘ Oui… Bien sûr… --  Je crois qu'on m'a lancé un sort d'amnésie ... Je  ... Je me suis retrouvée au Laos, dans une forêt, avec un homme que je ne connaissais pas. Et ... Et je me souvenais de rien. Il avait sa baguette pointée sur moi ... Je suis sure qu'il m'a lancé un sort d'amnésie ... Mais il m'a dit que si je ne voulais pas m'attirer d'ennuis il ne fallait que j'en parle à personne. J'ai ... Je ... sais pas ce qu'il s'est passé ... Je crois que mon dernier souvenir remonte à février. Je me rappelle de la soirée Poufsouffle, au chaudron, puis du nouvel an, avec mon cousin et ses amis ... Et je me souviens de l'anniversaire de Peter, en février ... Je me souviens vaguement des cours ... Après, c'est le trou noir. ... Est-ce que je t'ai raconté des choses en particulier dans mes lettres ? J'essaie de combler les trous, mais j'ai du mal. ’’

Lentement, je me levais et fis les cents pas dans la salle. Par moment, je regardais July mais mes orbes vertes se détournaient rapidement. Je ne savais pas vraiment quoi penser, ni ce qu’il convenait de faire. Je crois que mon esprit était simplement en train de torturer une pensée morte, immobile, que faire de plus ? Je regardais July à nouveau, cette fois-ci de manière claire et précise, je regardais ses yeux, un regard jeune et naïf qui se déportait sur le monde. C’était ce que je voyais. July, c’était l’enfance, l’esprit jeune, attendrissant et fantasque. Il émanait d’elle une onde frivole et douce aux odeurs sucrées et à l’apparence charmante. July, on l’apprécie tous. Je crois que c’est pout ça qu’à ce moment précis je ressentais de la peine pour elle, j’avais l’impression que l’on veinait de souiller une pureté naturelle, c’était idiot. Et ça m’énervait de la voir comme ça, torturée, tout comme moi. Il y a des peines que je ne souhaite pas partager.

Ma voix était embrouillée, tout comme mon esprit, je ne comprenais pas mes mots, leur sens, leur sonorité, mais je me laissais porter par leur flux, laissant passer tout ce qui pouvait, mes lèvres étaient l’écluse de mon esprit : ‘‘ Je ne crois pas qu’il y ait vraiment eut des choses bien étranges dans tes lettres, enfin ton dernier patronus était bien mystérieux et il y a bien eut un moment où tes lettres se faisaient plus rares, mais rien de bien étrange… Je ne pense pas tout comprendre à ton histoire, mais je te crois, pour sûr ! Mais tu en as parlé à quelqu’un d’autre, de cette histoire ? Puis cet homme, tu es sûre de ne pas l’avoir revu plus tard ? T’as bien l’air d’avoir perdu la mémoire, y a pas un moyen pour réparer ça ? Je ne m’y connais pas vraiment mais il doit bien y avoir quelqu’un à Sainte-Mangouste qui puisse t’arranger ça, non ? ’’

Je me rassis et je ne regardais plus July. Je respirais, vite, un peu trop vite. J’avais beaucoup parlé, un peu trop et je n’aimais pas ça, même avec July je n’aimais pas beaucoup ça. Je m’approchais d’elle et je entais de sourire, toute l’horlogerie de mon crâne s’activa, un rouage tourna, des leviers furent poussés et je parvins à sourire, dévoilent des petites dents. Cette fois-ci c’était un sourire faux.

‘‘ T’en fais pas, ça va bien finir par s’arranger ! On va te faire retrouver ta mémoire, on va retrouver l’homme puis tu vas pouvoir reprendre ta vie normale. Tu verras ! ’’
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July Swann
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : July Swann, Mar 4 Fév - 17:14


Victoire ne répondit pas tout de suite, elle se leva et commença à marcher dans la pièce. July trouvait amusante cette manie de piétiner pour mieux se concentrer. Comme si activer les jambes allait également activer le cerveau. Pour elle, c'était le contraire, lorsqu'elle étudiait ou qu'elle réfléchissait, elle restait statique. Elle se concentrait bien mieux lorsque son corps était immobile.
Finalement Victoire commença par lui répondre qu'elle n'avait mentionné aucune information particulière dans ses lettres. Elle lui demanda ensuite si elle s'était confiée sur la mésaventure à quelqu'un d'autre et July secoua la tête d'un air penaud. Non, elle ne l'avait pas fait, mais oui, une part d'elle savait que ce qu'il y avait de plus raisonnable à faire c'était d'en parler à son père puis au aurors. Sauf que l'autre partie d'elle-même, et c'était de loin la plus forte, était terrifiée à l'idée de ce que pourrait faire l'homme si elle déclenchait une enquête.
- Puis cet homme, tu es sûre de ne pas l’avoir revu plus tard ?
July leva les yeux au plafond. Non, elle ne l'avait pas recroisé. Mais puisqu'il était sorcier, il devait être relativement facile pour lui de la suivre sans qu'elle s'en rende compte. Elle ne passait pas son temps à lancer des Hominum Revelio . Peut-être le devrait-elle ?...
- T’as bien l’air d’avoir perdu la mémoire, y a pas un moyen pour réparer ça ? Je ne m’y connais pas vraiment mais il doit bien y avoir quelqu’un à Sainte-Mangouste qui puisse t’arranger ça, non ?

July, qui était pourtant en formation de médicomagie, n'avait même pas pensé à cette éventualité. Sûrement parce que cela lui paraissait impossible. Elle ne se souvenait pas avoir déjà lu, ou entendu, qu'un sortilège de mémoire était réversible. Cependant, elle n'avait jamais étudié la question en détail, le cerveau n'était abordé qu'en troisième année. Victoire avait donc raison, poser la question à l'un de ses formateurs ne lui coûterait rien. Elle pourrait toujours faire passer cela pour de la curiosité et au moins, elle serait fixée.
Cette fois-ci, July acquiesça :
- Je crois pas que ce soit possible, mais tu as raison, j'devrais demander.
Victoire se rassit. Elle avait l'air tendu et la rousse mit cela sur le compte de ce qu'elle venait de raconter. Malgré tout, un sourire se dessina sur ses lèvres.
- T’en fais pas, ça va bien finir par s’arranger ! On va te faire retrouver ta mémoire, on va retrouver l’homme puis tu vas pouvoir reprendre ta vie normale. Tu verras !
July renvoya un sourire crispé à son amie. Elle n'y croyait pas du tout et se doutait que Victoire non plus. C'était plus une formule de politesse qu'une réelle affirmation.

Il fallait se rendre à l'évidence, cela n'allait pas s'arranger. Elle n'allait pas retrouver la mémoire et passerait peut-être le restant de sa vie à redouter la venue de l'inconnu. ... Et alors ? Des tas de gens vivaient avec des choses plus difficiles. Des drames familiaux, de graves maladies ... En comparaison, son problème ne valait pas grand-chose. Elle n'allait pas s'arrêter de vivre ! Elle allait enfouir cela au fin fond de sa mémoire et ne jamais en reparler à personne. C'était le plus simple, la meilleure solution, la seule qui lui garantissait la sécurité de sa famille. Et pour sa sécurité à elle ... Tant pis.
Cette révélation avait quelque chose de libérateur. Elle acceptait sa mésaventure, elle allait vivre avec. Vivre, c'était ça le plus important. Malgré cela, un petit malaise s'insinua en elle. C'était comme lorsqu'elle était tombé de balais pour la première fois. Pourtant, ce n'était pas sa première blessure, elle en avait vu d'autres. Jamais rien de très grave, mais tout de même. Ce qui l'avait le plus marqué avait été la dispute avec son frère. Rien n'avait plus jamais été pareil entre eux. Là, c'était un peu la même chose, elle ne verrait plus tout à fait la vie sous le même jour.

July releva la tête vers son ancienne camarade et lui adressa un sourire, pas tout à fait sincère, mais qui se voulait rassurant :
- Tu as raison, ça va aller.
Elle laissa quelques secondes s'écouler avant de poursuivre :
- Et toi alors, quoi de neuf ? Que t'es-t-il arrivé durant ces six derniers mois ? ... Est-ce que tu veux boire quelque chose ?, ajouta-t-elle en réalisant qu'elle faisait une bien mauvaise hôtesse. On peut descendre dans la salle à manger, je te présenterais la mère.
Il faisait chaud et la rouquine ne serait pas contre une bonne bierraubeurre bien fraîche. Peut-être accompagnée d'un petit quelque chose à grignoter, July se sentait toujours moins déprimée lorsqu'elle avait le ventre plein.
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Victoire Grey
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Victoire Grey, Dim 2 Mar - 15:17



C’était assez incroyable ce qui était arrivé à July. Je sentais derrière tout ça cette accablante injustice, hasardeuse, ignorante, qui nous poignarde, nous, innocents. C’est ce qu’elle cherche, l’injustice, des innocents à poignarder, parce que s’ils sont poignardés, si leurs mains ne peuvent empêcher leurs tripes de s’échapper de leurs corps blancs, alors ils ne sont plus innocents ce sont des victimes. J’en suis une victime, moi, je le sais bien. Ce qui est drôle quand on est victime c’est qu’on prend conscience de cette injustice, au départ on la hait, puis après on la comprend et c’est là qu’elle nous intéresse. L’injustice c’est la perversion de l’âme. Un homme trouvant qu’il y a de l’injustice dans sa situation, c’est plus le même, le monde qu’il observe n’est plus le même. Un monde gris, cruel et dégueulasse. July, en ce moment, elle est en train de comprendre toute seule. Elle m’entend bien, il n’y a pas de doute, mais je crois qu’elle s’en fiche de ce que je peux lui dire et je la comprends. De toutes manières, moi ce que je veux c’est pas de la consoler, non ! Je veux lui faire prendre conscience, l’aider dans s démarche. Elle devient grise et en se tournant vers moi, elle s’est tournée vers le désespoir.

    « Et toi alors, quoi de neuf ? Que t'es-t-il arrivé durant ces six derniers mois ? ... Est-ce que tu veux boire quelque chose ? On peut descendre dans la salle à manger, je te présenterais la mère. »


J’avais bien soif, ma langue gisait dans ma bouche et elle était pleine de ce goût étrange qui me donnait, moi, envie de vomir. J’avais soif, c’est certain mais j’avais aussi cette envie singulière de voir à quoi ressemblait la mère de July. Par simple curiosité.

    « Oui, pourquoi pas ! Ça me ferait vraiment plaisir de voir ta mère ! »


Et je me remis à sourire, dévoilant des dents blanches. Je me suis levée à nouveau, attendant que July en fasse de même. Quand nous nous mîmes toutes deux à sortir de sa chambre, je décidai de lui parler de moi.

    « Tu sais, ces derniers temps je n’ai pas fait grand-chose… Ça faisait trois ans que j’étais aux Etats-Unis et j’ai décidé de partir. J’ai l’impression que ce n’est pas fait pour moi toute cette grandeur. Ça allait trop vite, bien trop vite et je n’arrivais pas à trouver mon rythme. Et l’Angleterre me manquait. D’autant plus que j’étais obligée de revenir pour passer mon permis d’animagie. D’ailleurs ! Est-ce que je t’ai dit que j’avais reçu les résultats la semaine dernière ? Et… J’ai réussi ! C’est génial ! J’aurais bien aimé fêter ça, le problème c’est que j’étais prise par la préparation de ma candidature… Tu vois ? »


J’étais assez heureuse de lui annoncer cette nouvelle et, tout à coup, je fus submergée par l’envie de lui parler du passé, pour lui faire oublier le présent, mais aussi pour me faire un peu oublier ce présent.

    « Au fait, tu as des nouvelles des anciens élèves ? Liam par exemple ? Je lui coulais un long regard lourd de sens. Tu sais, j’ai toujours eu l’impression que tu me cachais beaucoup de choses à son sujet… Vas-tu finir par m’avouer que tu avais un faible pour lui ? »


Et en pouffant, je lui adressais un petit coup de coude.  
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July Swann
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : July Swann, Mer 12 Mar - 21:12


Victoire répondit favorablement à la proposition de July et celle-ci bondit aussitôt sur ses jambes, avec tout l'entrain dont elle disposait. Un entrain forcé. Elle avait un peu l'impression de mentir à Victoire et, pire, de se mentir à elle-même. Mais peut-être que si elle faisait croire à son corps qu'elle était heureuse et qu'elle allait bien, sa tête finirait par aller mieux également ? Ça valait le coup d'essayer.
- C'est parti !
Les deux filles s'engagèrent dans l'escalier qui menait au salon et à la cuisine. Tout en marchant, Victoire entreprit de résumer ce que July avait loupé durant les derniers mois :
- Tu sais, ces derniers temps je n’ai pas fait grand-chose… Ça faisait trois ans que j’étais aux Etats-Unis et j’ai décidé de partir. J’ai l’impression que ce n’est pas fait pour moi toute cette grandeur. Ça allait trop vite, bien trop vite et je n’arrivais pas à trouver mon rythme. Et l’Angleterre me manquait. ...
July acquiesça, elle avait cette même nostalgie de l'Angleterre, les vastes étendues vertes qu'elle avait connues durant son enfance et à Poudlard lui manquaient. La magie au quotidien lui manquait. Vivre parmi les moldus, c'était bien trop frustrant.
- ... D’autant plus que j’étais obligée de revenir pour passer mon permis d’animagie. D’ailleurs ! Est-ce que je t’ai dit que j’avais reçu les résultats la semaine dernière ? Et… J’ai réussi ! C’est génial ! J’aurais bien aimé fêter ça, le problème c’est que j’étais prise par la préparation de ma candidature… Tu vois ?
Les sourcils de July s'élevèrent sous l'effet de cette bonne nouvelle. Ses lèvres s'arrondirent en un grand "O" avant de s'étirer pour former un sourire sincère :
- Non j'savais pas ! C'est génial, félicitations ! Et tu peux te changer en quoi du coup ?
La faculté de se transformer en animal, voilà qui était tentant. Comme nombres d'autres sorciers, July s'était déjà imaginé animagi. Devenir hibou pour pouvoir voler sans balais, se changer en petite souris pour écouter les conversations discrètement ... Mais la sang-mêlée savait qu'il était impossible de choisir l'animal et elle avait la désagréable impression pour elle, ce serait une méduse, comme son patronus. Si elle avait fini par s'habituer à son patronus qu'elle trouvait maintenant gracieux, elle ne s'imaginait pas du tout méduse. C'était un animal inutile et cela ne lui servirait à rien.

Les deux filles pénétrèrent dans la cuisine. C'était une petite pièce au mobilier de bois ancien. Au centre, tonnait une table carrée parfaite pour accueillir quatre personnes et tout autour, contre les murs, étaient répartis des meubles de rangement, un évier ainsi que plusieurs appareils moldus pour la mère de July. Four, gazinière et réfrigérateur. C'est dans ce dernier que July attrapa deux bierraubeurres, une pour elle, et l'autre qu'elle tendit à son invitée.
- Au fait, tu as des nouvelles des anciens élèves ?, demanda Victoire, Liam par exemple ? Tu sais, j’ai toujours eu l’impression que tu me cachais beaucoup de choses à son sujet… Vas-tu finir par m’avouer que tu avais un faible pour lui ?
Le visage de July se décomposa au nom de Liam. Comment pouvait-elle savoir ? Non, en fait, ce n'était pas vraiment étonnant, July était transparente. Même lui avait remarqué son comportement étrange. La question était donc plutôt : Pourquoi ne lui en avait-elle jamais parlé si elle savait ?!
- Euh ..., fit July qui ne savait pas trop par où commencer, Non je ... Hum ... Bon oui, mais je ... Je pensais qu'il te plaisait aussi alors ... Mais c'était il y a longtemps, j'ai pas trop gardé contact ... J'envoie quelques hiboux de temps en temps à d'anciens Pouffy, sans plus ...
Ce n'était pas tout à fait vrai puisque July avait revu Liam en tête à tête dans son appartement à New York. Une soirée plutôt étrange qu'elle préférait ne pas évoquer.
- Et toi, tu as gardé contact avec d'anciens élèves ? Et puisqu'on en est à parler des garçons qui nous plaisent, est-ce que tu as quelqu'un en ce moment ?
Cette fois, ce fut à July de donner un petit coup de coude à son ancienne camarade de maison. July avait retrouvé son sourire, sincère et naturel. Cette conversation futile avait quelque chose de rassurant. L'ancienne Poufsouffle se revoyait à Poudlard, quand elle n'avait d'autre souci que de trouver un moyen de séduire Andrew ou qu'elle s'arrachait les cheveux sur un devoir de potion. C'était le bon vieux temps, l'insouciance. July avait l'impression que c'était il y avait des années, pourtant ce n'était pas si veux. On changeait vite lorsque l'on sortait du château. Peut-être un peu trop.
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Victoire Grey, Ven 14 Mar - 14:26


July se réjouissait de mon permis d’animagi. Son visage démontrait une réelle joie. Après tout, cela me rendait également bien heureuse, en somme c’était quelque chose de bien l’animagi.
Puis elle me demanda en quoi je pouvais me transformer et j’eus un peu honte de lui avouer. Je n’en avais pas tellement envie.
« En une petite chauve-souris. » Quelques souvenirs s’éveillèrent en moi, ceux de longues nuits à errer, à marcher, à chercher à m’envoler.
Voilà qu’à présent j’y étais arrivée.
Je pouvais voler, caresser l’air, avaler des gorgées et des gorgées de ce vent fugace et imprévisible, m’imprégner de tout ce que la nuit nous offre. Disparaître, aussi.
Après tout, je n’étais qu’une tâche d’encre qui se diluait dans une mer de pétrole.

L’escalier n’avait plus de marches à nous proposer, ainsi il nous déposa au sol.
On continuait d’avancer dans cette maison, je me laissais guider par July qui avançait avec facilité. Elle évoluait dans la maison plus qu’elle n’y vivait, chacun de ses gestes était aériens, légers. C’était une fille gracieuse.
La cuisine s’ouvrit à moi, m’apparaissant comme un endroit confortable. Je voyais déjà July et sa famille si réunir chaque matins, le soleil les éclairant d’une lueur chaude comme ses cheveux à July. Ses cheveux c’étaient un peu des rayons de soleil.
Je venais de parler de Liam et j’avais l’impression que son visage était apparu dans la pièce, créant une certaine gêne chez July et m’apportant un parfum singulier au cœur, celui d’amours futiles qui n’avaient jamais eu lieu.
Je commençais à penser qu’un amour rêvé valait sûrement plus qu’un amour vécu.
Je repensais à mon carnet de rêves que j’avais perdu il y a cinq ans je crois. Il me manquait beaucoup ce petit carnet, étant plus jeune j’éprouvais une énorme satisfaction à retranscrire mes rêves et mes désirs sur le papier. En quelques sortes, ça les rendait plus vrai Et puis, ça me faisait du bien.
Il fallait que je retrouve ce fichu carnet.

« Et toi, tu as gardé contact avec d'anciens élèves ? Et puisqu'on en est à parler des garçons qui nous plaisent, est-ce que tu as quelqu'un en ce moment ? »

Un, rien qu’un seul visage se présenta à moi.
Mon visage à moi resta de marbre. Je faisais mine de réfléchir un peu.
C’est alors que j’eux encore plus chaud, ma langue me semblait être en plâtre dans ma bouche. Je peinais à remuer les lèvres.
« Non, je n’ai gardé contact avec personne, c’est bien dommage… Mais pour dire vrai je n’avais jamais vraiment pensé à les contacter. Dans un certain sens, j’étais comme uniquement préoccupée par moi. Je m’en veux un peu, aujourd’hui je ne sais pas ce qu’ils sont devenus… Heureusement, toi, je ne t’ai pas oublié ! »
Je fis passer quelques instants avant de reprendre : « Sinon, je n’ai personne actuellement, c’est sûrement parce que je ne cherche pas et que je suis revenu en Angleterre il n’y a pas si longtemps. »
Je n’avais eu aucune nouvelles de lui depuis quatre ans.
« J’ai un peu l’impression qu’on m’a oublié. »
Je me mis alors à rire, prenant ça à la rigolade alors qu’il ne semblait ne rien avoir de drôle là-dedans. Mais qu’importe, j’aimais bien rire.
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July Swann
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : July Swann, Dim 6 Avr - 18:42


L'animagi de Victoire était une chauve-souris. C'était un animal qui n'avait pas vraiment bonne réputation, sûrement à cause de son caractère nocturne. Que ce soit chez les sorciers ou chez les moldus, la nuit représentait souvent le danger, l'inconnu, la peur. Personne ne risquait de se faire morde par un loup-garou en plein jour. Mais July trouvait tout de même un certain charme à ces petites bêtes à mi-chemin entre la souris et le dinosaure. Ce devait être tellement agréable, pour Victoire, de se promener en pleine nuit sous sa forme animale. Bien mieux que de déambuler à pied dans des rues sombres.
- Ce doit être génial de voler sans balais, répondit la sang-mêlé avec un sourire envieux.
Si seulement elle pouvait avoir la certitude de se transformer en un oiseau, elle tenterait peut-être de devenir animagi. Une chouette, un rossignol, une pie ou même un perroquet ... Alors qu'elle rêvait de ces beaux oiseaux, la vision d'une poule rousse lui apparu. Une poule ... C'était inutile, sauf quand elle se trouvait dans une assiette. Non, vraiment, l'animagie ce n'était pas fait pour elle.

La conversation dévia sur l'école de magie Poudlard. Victoire n'avait pas gardé contact avec d'anciens élèves et July en fut un peu étonnée. Il lui semblait qu'à l'époque, elle était assez proche d'une Serdaigle avec qui elle travaillait chez Waddiwasi. Il était dommage qu'elles se soient perdu de vue.
- Heureusement, toi, je ne t’ai pas oublié !
July adressa à Victoire un sourire ému. Cette affirmation était valable dans l'autre sens. La rousse était contente d'avoir pu garder contact avec sa camarade de Poufsouffle. Même si elles ne pouvaient pas se voir aussi souvent qu'elle l'aurait voulu et que, forcément, la distance ça éloignait un peu. Ce lien qui les unissait, c'était un peu une façon de garder un lien avec Poudlard, de garder un lien avec l'enfance.
- Sinon, je n’ai personne actuellement, c’est sûrement parce que je ne cherche pas et que je suis revenu en Angleterre il n’y a pas si longtemps.
- Bah, je suis sure qu'il y a de beaux professeurs à Poudlard, répondit July avec un sourire espiègle. C'était le cas à notre époque.
L'ex-Poufsouffle repensa à son ancien professeur de métamorphose, Mr Burton. Il y avait également eu un professeur remplacent d'enchantement, Mr Bennet. Tous les deux mariés, de ce qu'elle avait entendu. Mais à l'époque, elle s'en fichait pas mal, elle préférait les garçons de son âge.

Un silence nostalgique s'était installé dans la cuisine familiale. Il fut brisé par Victoire qui laissa exprimer sa déception :
- J’ai un peu l’impression qu’on m’a oublié.
Dans cette phrase, July perçut une profonde tristesse, pourtant, Victoire se mit à rire. La rousse tenta d'esquisser un sourire, mais il était crispé.
Il ne fallait pas qu'elle pense cela. Principalement parce qu'elle était sure que si tout le monde avait oublié Victoire, personne ne se souviendrait d'elle non plus. July espérait avoir un peu marqué les esprits. Elle avait été préfète, les gens se souvenaient forcément d'elle, non ? ...
- Je suis sure que pleins de monde se souvient de toi. Peut-être qu'eux non plus n'ont pas pensé à écrire, c'est tout. C'est pas facile de garder contact quand on ne voit plus les personnes.
July était plutôt bien placée pour le savoir, combien de fois s'était-elle dit "tiens, il faudrait que je lui envoie un hibou pour prendre des nouvelles" et qu'elle ne l'avait pas fait, faute de temps ou d'inspiration ?

July but une gorgée de bierraubeurre, en faisant la liste des personnes à qui elle devrait écrire, mais son esprit fut distrait par une silhouette qui passa devant la fenêtre. C'était sa mère qui était en train de faire du jardinage. À côté d'elle voletait Hermière, la fée que July avait lâchement abandonnée à ses parents. Elisabeth ne pouvait pas voir la petite créature, pourtant les deux travaillaient en parfaite harmonie. Le jardin était magnifique, plein de verdure et de couleurs.
July ouvrit la fenêtre d'un coup de baguette et s'approcha pour interpeller sa mère.
- M'an ! Tu viens, je voudrais te présenter Victoire.
- J'arrive les filles. Hermière, je te confie la taille de ce rosier. Je sais que tu vas faire des merveilles.
July trouvait assez étrange que ce soit à une moldue qu'Hermiere obéisse le mieux. Sa mère avait réussi à l'apprivoiser et parfois July se demandait si, elle aussi, n'était pas dotée de pouvoirs.
Elisabeth se présenta vêtue d'un pantalon en lin et d'un tee-shirt large. C'était une tenue de jardinage, pourtant la mère de famille restait très jolie. Ses yeux étaient d'un bleu océan très doux. De petites pâtes d'oie naissaient aux coins des yeux lorsqu'elle souriait. Ses cheveux, roux foncé, étaient relevés un chignon fait à la vas-vite. Plusieurs mèches s'en échappaient et lui collaient au coup et sur le front à cause de la chaleur.
- Bonjour Victoire, enchantée de faire ta connaissance, dit-elle avec chaleur, July nous a beaucoup parlé de toi. Félicitation pour ton nouvel emploi ! Vous voulez quelque chose à manger ? Il reste de la tarte aux pommes au frigo.
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Victoire Grey, Mar 29 Avr - 14:59


July, elle a de la fleur dans l’âme. Je le pense bien. Quand elle arrive doucement, quand elle parle avec joie, c’est une fleur. Pourtant, je ne saurais dire de quelle fleur il s’agit. Elle semble muer entre la douceur de la rose, la fragilité du coquelicot et l’éclat du tournesol. Mais cela importait peu selon moi. J’aimais la fleur ; son odeur, sa couleur. C’est une fleur en général. Et quand je pense à la fleur en général, je vois une pâquerette. Sauvage et ravissante. Et quand elle est trop jeune, quand elle a le bout des pétales rosés, elle n’est que plus belle. La fleur des enfants. Quand j’étais plus petite, quand j’avais de la malice au regard, je m’amusais à arracher les pâquerettes pour en faire de touts petits bouquets que je n’offrais à personne. On me demandait pourquoi faire des bouquets s’ils n’étaient destinés à personne. Moi, je ne répondais pas. Je faisais ça pour la beauté, voilà tout. Il n’y a rien d’autre à voire là-dedans. C’est un peu comme ça que je voyais July et l’amitié ; c’était beau mais je ne voulais pas voire plus loin, ça me convient comme ça. Donc quand je dis que July est une fleur, j’y vois là une pâquerette après tout. Je suis tombée dedans.

Je ne me sentais pas triste, mais j’avais un étrange sentiment. Comme si j’étais contente de voire July mais que cela me peinait de ne pas l’avoir vue avant. C’est bien étrange. J’avais une réelle volonté pourtant, j’avais envie de profiter de ces instants. Mais il y avait quelque chose qui m’en empêchait partiellement, on me disait de contempler simplement, de ne pas jouer. Peut-être est-ce suite aux nouvelles de July ? Ou parce que j’étais parmi une famille ? Ou alors parce que j’avais cette tendance à tout gâcher ? On ne pouvait pas le savoir. Je me sentais mal. Il y avait cette chaleur aussi. Je ne saurais l’expliquer celle-là. Le soleil frappait mais j’étais à l’ombre. Je crois qu’à force de frapper il m’a donné un coup sur la tête. Tombant dans la pâquerette.

July essayait de me réconforter. Je trouvais ça gentil mais je n’y croyais pas beaucoup. Je ne croyais plus à grand-chose, sauf au soleil qui se lève et à celui qui se couche. Deux entités qui se ressemblent mais qui sont, selon moi, bien différentes. Pour seule réponse, je lui offris un sourire et bus une gorgée de bierraubeurre. C’est alors qu’elle se décala vers la fenêtre pour appeler sa mère. Je vis une silhouette au loin, dans le jardin, qui répondit à haute voix. J’attendis, les joues roses. Quelque chose me pesait en moi. Sa mère me faisait un peu peur. Je ne la connaissais pas mais j’avais peur qu’au moment où ses yeux se déposeront sur moi qu’elle le sache. Qu’elle sache tout. C’est une maman après tout.

Madame Swann arriva dans la cuisine. Une mère. La mère de July. Elle vint vers nous et je trouvais qu’elle ressemblait beaucoup à sa fille, je ne pouvais dire pourquoi. A vrai dire, je ne pouvais pas beaucoup penser. J’étais totalement transportée par ce sentiment d’être étrangère à la situation, d’être une intrus devant ce tableau familial. Un vilain petit canard, en somme. Je me sentais honteuse et quand Madame Swann ouvrit la bouche je m’attendais à ce qu’elle me demande de partir d’un ton sec pour une raison ou pour une autre mais, en réalité, tout ce que j’entendis fut une voix chaleureuse qui me chatouillait les oreilles : « Bonjour Victoire, enchantée de faire ta connaissance. » Je me suis inclinée légèrement et je lui répondis avec joie. Elle m’annonça July lui avait parlé de moi, puis elle me félicita pour ma nomination en tant que concierge. J’étais touchée par ces deux remarques et je me noyais en remerciements. Elle nous proposa de la tarte aux pommes. J’aurais bien refusée par fierté mal placée mais je ne le pouvais pas parce que j’avais bien envie de goûter cette tarte : « Oh. » fis-je à l’annonce de la tarte. « Je voudrais bien goûter cette tarte si ça ne vous dérange pas. »

Un peu tremblante, je me repris lentement, redécouvrant July. Je lui coulais un regard lourd de sens qui continua jusqu’en direction de sa mère. Je n’avais pas oublié. Elle devait mettre au courant sa mère sans plus attendre. Je m’éclaircis la voix et je dis rapidement : « July, tu n’aurais pas quelque chose à dire à ta mère ? »
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : July Swann, Sam 31 Mai - 23:33


Lorsqu'elles étaient descendues dans la cuisine, July avait dans l'idée de prendre de quoi se désaltérer et de remonter aussitôt, afin de rester dans l'espace de tranquillité qu'offrait sa chambre. Si elle trouvait normale d'avoir présenté Victoire à sa mère, elle était sensiblement plus contrariée que cette dernière leur propose une part de gâteau. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas vu son amie, et la rouquine souhaitait la garder pour elle, sans que sa mère s'intègre à la conversation -ce qu'elle ferait forcément si elles restaient manger dans la cuisine.
July ne laissa que peu transparaître sa contrariété. Une petite grimasse, d'un dixième de seconde, et son sourire reprit le dessus. Même lorsque Victoire se montra intéressée par la tarde aux pommes, sa déception de rester plus longtemps dans la cuisine ne se vit pas. Après tout, Victoire avait bien raison d'accepter, car sa mère était bonne cuisinière.
- J'en veux bien une aussi, s'il te plaît, ajouta la sang-mêlée pour suivre son amie.

Tandis qu'Elisabeth s'affairait pour servir les deux filles, Victoire lança un regard insistant à July. Cette dernière n'en comprit pas la signification et lui répondit en haussant les sourcils. Sa mère avait-elle quelque chose qui clochait ? Elle était persuadée de lui avoir déjà dit qu'elle était moldue, elle ne voyait donc pas ce qui dérangeait son amie.
De même, lorsque Victoire suggéra à July qu'elle avait peut-être quelque chose à dire à sa mère, l'apprentie médicomage ne comprit pas instantanément de quoi elle parlait.
Lorsque, enfin, les connexions se firent, les yeux de July s'arrondirent en une expression choquée : comment avait-elle osé ?!
Dos à sa mère, elle articula un « non » muet à Victoire, signifiant qu'elle n'avait pas intérêt à en dire davantage. Le mal était fait, cependant, et sa mère se rapprocha, une assiette dans chaque main, pour poser l'inévitable question :
- Quelle est cette chose dont tu dois me parler ?

July aurait voulu prendre un air décontracté et inventer un mensonge idiot pour calmer la curiosité de sa mère. Elle savait cependant qu'elle était un livre ouvert et qu'il ne servait à rien de chercher à bluffer. Il fallait qu'elle trouve une explication plausible, quelque chose qui expliquerait sa gêne et son silence.
- Non c'est ... Euh ... Je me suis remis avec Andrew, répondit-elle précipitamment. Victoire pense que ce n'est pas bien à cause de la distance mais moi je pense que ça peux marcher. Euh ... Voilà ...
Elisabeth acquiesça d'un air peu convaincu. July ne lui avait jamais tellement parlé de ses histoires amoureuses. Pourtant, elle savait que si elle ressentait un jour le besoin de se confier, sa mère serait là pour l'écouter et la conseiller. Pour son agression, c'était plus compliqué, Elisabeth était moldue, elle ne pouvait rien faire.
- Merci pour la tarte, conclut July pour couper court à la conversation, On va aller la manger dans la chambre, pour discuter tranquillement ...
Elle prit une assiette que lui tendait sa mère ainsi qu'une petite cuillère et s'engouffra dans le salon où se trouvait l'escalier.

July contemplait sa part de tarte sans trouver la force de la manger. Elle était installée sur son lit, en tailleur, et l'appétit semblait l'avoir définitivement quitté. Les paroles de Victoire, avaient fait remonter ses peurs. Elle avait peur de la réaction de ses parents, peur de ce que cela impliquerait et des conséquences de ses bavardages. Il lui avait dit de n'en parler à personne, sous aucun prétexte, si elle souhaitait rester en vie. Cet ordre, qui semblait pourtant vital, elle l'avait déjà bafoué en contant ses mésaventures à son ancienne camarade de classe. Victoire qu'elle croyait digne de confiance, et qui avait, à son tour, vendu la mèche. Pourtant, July ne pouvait pas lui en vouloir, elle avait sûrement fait ce qui lui semblait le plus sage. La sang-mêlée avait beau être majeur, elle était encore jeune et sans doute pas prête à affronter cela toute seule.
Tout en triturant sa part de tarte, l'apprentie médicomage lança un coup d'oeil à Victoire. Elle ne savait pas comment rompre le silence qui s'était installé. Mais après tout, n'était-ce pas à elle de commencer par s'excuser ?


Si souci, MP  Smile 
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Victoire Grey, Mar 15 Juil - 15:53


| Désolée de cet énorme retard, je me suis un peu laissée déborder...
J'ai choisi de faire partir Victoire à la fin du RPG, si elle ne te plaît pas j'éditerais il n'y a aucun soucis là-dessus ! |

Laisse-moi claquer de ma langue rose les mots qui déclencheront une tempête. Laisse-moi faire de ta vie un joli bouquet fanant au soleil des tropiques. July, tu le sais très bien, je suis la folle et idiote fille semeuse de vent.

Noire de roux à la lèvre qui danse. Tes doigts blancs tremblent, crispés à leurs os. La mère s’avançait et son regard se faisait ridiculement devin.
Derrière, je me cachais derrière ce rideau de chaleur et de soleil. Mes joues rouges fondaient et devant moi cette petite part de tarte qui accrochait mon œil.

Le soleil jouait également, brûlant nos désirs flamboyant. Nous étions les âmes à brûler. Et moi, plus folle que tout, je me jetais dans le feu, récoltant des brûlures comme on récolte la tempête.

Mon cœur battait les sept coups. July mit un masque ridicule. Et cette étrange scène passa comme la comédie la plus brillante dans ce village.
July perdait ses pétales, dévoilant tige et feuilles vertes de peur. Mes yeux guettaient et le soleil riait.

Nos doux mots formaient la danse de nos petites têtes.

La tempête se fit alors chez Miss Swann.
Il ne fallait pas la lever. Elle restait ici. C’est un naufrage. Perdue dans la tempête. L’œil se faisait marin à chacune des vagues.
Nous laissions là Miss Swann, monde de bateau et de fleurs fanées, et nous montions à l’étage, dans la chambre de July qui m’apparaissait de plus en plus être, en réalité, un nid.

Je me suis assise, mon amie en face de moi. Mon œil mouillait un peu. Et le temps s’égrenait lentement.

Je mangeais cette part de tarte, ma cuillère claquant par moment sur la petite assiette. Je mangeais cette part de tarte et il m’arrivait de penser. Je pensais à moi, à Poudlard, à July qui n’était plus fleur, à ma grand-mère, à cette chambre et, pour finir, à cette tarte. Ma cuillère continuait de la dévorer, ma langue léchait ses rondeurs. Je ne regardais plus July mais il m’arrivait de tomber sur une chevelure rousse. Ma respiration se faisait pressante et cette tarte trônait toujours dans mon esprit. Là, mon esprit dansa et sauta au rythme de ma cuillère. Hop ! un croc. Oh ! un deuxième. Cette tarte innocente se faisait dévorer. Comme je la mangeais impassible, je ne me suis plus sentie guidée par July, ma peau rouge et moite la mangeait elle aussi et mon ventre grossissait comme un ballon de baudruche.

La tarte s’envola, laissant quelques miettes sur la blanche assiette. J’étais triste comme une cigogne, à vrai dire. Cependant, je n’avais pas plumes.

« July… Je… Je ne compte pas m’excuser. Tu ne veux pas le dire à ta mère, tant pis. Ça aurait pu t’aider. Je ne suis pas ta mère July, je ne peux pas te soutenir comme elle. Là, tu ne me parles pas. Tu dois surement être fâchée. J’ai voulu t’aider. Je n’aurais peut-être pas dû. C’est idiot… Tant pis ? »
Victoire s’essoufflait lentement, perdant sa voix dans la chaleur. Qu’elle était insignifiante.

Le bas de mon ventre me grattait horriblement. Mes ongles étaient brisés.
Je gardais cette cuillère dans mes doigts comme une étrange cigarette.

J’ai tenté de parler et cela avait surement fonctionné. Mes mains étaient pleines de poussière de ce vieux bloc qu’on avait fissuré en bas, dans la cuisine. Je n’y touchais plus, sauf pour le réparer, pour remettre un peu de plâtre dessus et pour dessiner des cœurs sur sa surface.

Quand le soleil vomit du rose dans le ciel, lorsque les nuages furent touchés et que mon œil devint brillant comme un petit monde, j’ai pris la décision de partir et de retourner à l’auberge, à Londres. J’ai serré July fort dans mes maigres bras comme il le fallait, je lui ai glissé des mots d’encouragement à l’oreille puis j’ai salué sa mère.

Le bus m’attendait là et je me suis mise à pleurer, regrettant les vieux fauteuils, les feux de cheminée et les bonbons dingos.
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : July Swann, Ven 18 Juil - 19:21


Un étau de plomb encerclait le coeur de July. La journée avait beau être belle et ensoleillée, tout lui semblait, à présent, gris. La tristesse, la peur et la culpabilité s'étaient emparées de la rouquine et même le simple fait de respirer devenait difficile. Mais peut-être était-ce à cause de la chaleur étouffante ? Le silence était pesant, tout comme son coeur. Du moins, c'était l'impression de la sang-mêlé.
Victoire, elle, ne semblait pas ressentir cette noirceur, ce désarroi. Elle mangeait la tarte avec appétit et seuls les bruits de déglutition et d'une cuillère qui tinte sur la porcelaine venaient rompre le silence.
July observa son amie, un instant, comme si la contempler pouvait lui rappeler des gestes oubliés. Puis elle se laissa emporter à son tour, plantant la cuillère dans la tarte, la portant à sa bouche, mastiquant ... Ses gestes étaient mécaniques et elle ne retira aucun plaisir de cette gourmandise. Le gâteau, pourtant d'ordinaire si parfumé, avait un arrière-goût de cendre.

Ce ne fut que lorsque les assiettes furent vides que Victoire prit la parole.
- July ..., L'intéressée releva la tête, un air un chien battu sur le visage, Je… Je ne compte pas m’excuser. Tu ne veux pas le dire à ta mère, tant pis. Ça aurait pu t’aider. Je ne suis pas ta mère July, je ne peux pas te soutenir comme elle. Là, tu ne me parles pas. Tu dois sûrement être fâchée. J’ai voulu t’aider. Je n’aurais peut-être pas dû. C’est idiot… Tant pis ?
Victoire avait raison, bien sure. Cette vérité n'était pas pour autant facile à accepter. Les mêmes questions revenaient sans cesse, effrayantes.
- Non tu ..., sa gorge était serrée, sa voix brisée. Je vais ...
La fin de sa phrase mourut dans sa bouche tandis qu'elle réprimait les larmes qui lui montaient aux yeux. Victoire, confidente et sage revêtit alors le costume de celle qui console. Elle entreprit de sécher les larmes de July et à force de douceur et d'humour parfois maladroit, un sourire humide se ralluma sur le visage de la malheureuse.

Lorsque la lumière commença à faiblir, la future concierge quitta la maisonnée. July eut l'impression de laisser partir avec elle un peu de la bonne humeur et de l'espoir qu'elle lui avait fait retrouver.
Victoire était une perle, brillante et rassurante. La meilleure des amies. L'étudiante espérait pouvoir lui rendre un jour le soutien qu'elle lui avait apporté, le courage qu'elle lui avait donné. Elle aussi voulait être un rock sur lequel elle pourrait s'appuyer en cas de faiblesse. Mais pour l'heure, il fallait que July règle ses propres problèmes. Elle devait parler à sa mère, comme le lui avait suggéré son amie, afin de se décharger du poids de l'agression.

Mme Swann s'affairait dans la cuisine. Il fallait qu'elle soit forte -un pas pour passer le seuil de la porte- elle ne devait pas pleurer -un autre pour s'approcher un peu plus. Courage ! ...
- ... Maman ... Sa voix s'était de nouveau brisé et les larmes revenaient aussi vite d'un Chaporouge attiré par l'odeur du sang.
Le son avait à peine couvert les bruits de crépitement de la viande qui cuit dans la poêle, pourtant, sa mère s'était retourné, l'air intrigué. Elle s'était approché de sa fille, l'avait fait asseoir et lui avait demandé ce qui n'allait pas. July avait alors éclaté en sanglots et, entre deux reniflements, elle avait tout raconté.
Le récit était entrecoupé de hoquets, provoqués par les pleurs, mais Mme Swann sembla saisir le problème et des rides d'inquiétude virent strier son beau visage. Elle commença par servir une tisane à sa fille, avant d'envoyer un message à son mari, lui ordonnant de rentrer au plus vite. Sa mère prit les choses en main et July se laissa bercer par ce nouveau soutien. Elle ne lutait plus.

Deux jours plus tard, M. Swann fut de retour. July raconta de nouveau ce qu'il lui était arrivé, avec moins de larmes, toutefois. Elle fut ensuite conduite au ministère de la magie, pour laisser une déposition et que les aurors enquêtent sur son cas. Ils la rassurèrent, lui affirmèrent qu'elle était en sécurité et qu'elle n'avait rien à craindre. La sang-mêlé n'en fut pas pour autant rassurée. Peut-être était-elle en sécurité en Angleterre, et encore, mais aux États-Unis, qui serait là pour veiller sur elle ?
On lui donna de nombreuses consignes de sécurité, ne pas se promener seule dans la rue, utiliser au maximum les transports sécurisés, poudre de cheminette ou Portoloin ... On la conduit ensuite à St Mangouste où elle fut ausculté par un médicomage qui lui confirma que le sortilège de mémoire était irréversible.
Le soir venue, July se sentit totalement vidée. La journée avait été éreintante et elle avait l'impression de ne pas vraiment avoir avancé. Son agresseur courait toujours, comment se sentir en sécurité ? Pourtant, c'est légèrement plus apaisée que la rousse se laissa tomber dans les bras de Morphée.

Fin du RP
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Kyara Blanchet
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Kyara Blanchet, Mer 10 Sep - 20:07


Kyara marchait dans les rues du petit village, si elle avait fait le trajet, c'était pour une raison spéciale. Une fête devait avoir lieu dans la soirée et la brune avait eu une invitation de la part de Charli. Ce dernier lui avait dit de venir seule. Un peu perplexe, mais finalement rattrapée par sa curiosité, Kyara avait décidé de faire le chemin. Elle espérait que la fête allait être bien, sinon le gardien de Poudlard allait se manger un balai dans le fion et il risquait de ne pas aimer.

Suivant les indications du kiwi, la Française arriva rapidement sur une place. Il y avait foule et les gens semblaient être frénétiques, comme s'ils attendaient quelque chose de spécial. Au milieu de la place se trouvait une scène, curieuse Kyara s'en approcha et remarqua qu'il y avait des photos animées de Charli un peu partout. Qu'est ce qu'il avait encore fait ? La brune avait l'impression qu'il faisait office de messi ... ou de célébrité. Quelle blague ! Croisant les bras sur la poitrine tout en restant vigilante, Kyara attendit la suite en se demandant s'il y avait des stands pour manger quelque chose.
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Charli Proulx, Mer 10 Sep - 20:20


Aujourd'hui, c'était un peu comme le jour des pâquerettes. Tout se passait bien, tout était super trop génial, un peu comme si un éléphant rose était en train de se prendre prendre pour une superbe licorne volante crachant des paillettes. Evidemment, il y avait une raison à tout ça. Charli avait organisé un truc de ouf. Il avait concocté une petite potion d'admiration et avait contaminé toutes les eaux de la ville avec. Maintenant, tout le monde était porté d'admiration pour lui.

Il avait envie de profiter de cette expérience génialissime avec quelqu'un mais il ne savait pas vraiment qui. Jusqu'à ce que le nom de Kyara vienne faire tilt dans sa tête. Du coup, il lui avait envoyé une invitation et il espérait vraiment qu'elle vienne à la petite fête qu'il s'était organisé pour sa propre vénération. Les habitants avaient eus la bonne idée d'afficher des petites affiches à l'effigie de la star du jour partout dans le petit village. Ils y avaient même foutu une scène espérant que le Grand Dieu Tout Puissant des Kiwis fasse une déclaration.

Charli ne pouvait même pas se balader en paix, tout le monde voulait le toucher, l'embrasser, il ne pouvait plus rien faire sans être dérangé mais il n'en avait absolument rien à faire puisque tout était rose comme au pays des licornes arc-en-ciel. Puis tout d'un coup, il aperçut son invitée.

- Kyaaaaaaaaa ! T'es venu ! Regarde un peu comment que c'est trooooooop génial !
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Re: Dans un village semi-sorcier

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