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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Les villages
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Dans un village semi-sorcier
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Mangemort 39
Mangemort à la retraite
Mangemort
à la retraite

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Re: Dans un village semi-sorcier
Mangemort 39, le  Lun 7 Mar 2016 - 17:21

Treize n’avait aucun respect pour son aîné. Vous qui valiez trois fois mieux que lui et qui qui, ce soir, avec le visage que vous revêtiez, aviez aussi trois fois son âge. Peu lui importait. Alors qu’il s’agenouillait devant vous et que vous pensiez avoir droit à une petite gâterie, il ne fit rien d’autre qu’appuyer sur la blessure de votre genou. Et vous criiez. Et ça le faisait rire. Vous n’aviez manifestement pas le même humour.

Vous résistiez à la tentation de lui décocher un bon coup dans la tête. Premièrement c’était votre mentor, vous ne lui deviez que respect et obéissance. Et deuxièmement vous aviez tellement mal que vous ne considériez pas cela comme une bonne idée. Alors simplement, vous vous reteniez de crier plus encore, et il finit, comme un grand par arrêter ses conneries.

Ce n’est que lorsque vous lui fîtes la délicate proposition de mariage qu’il revint à la charge – accidentellement cette fois vous en auriez juré, quoique son sadisme vous laissait sceptique (pas comme la fosse non, mais presque vu l’odeur du cimetière) – acceptant votre proposition aussi fort qu’il tapait votre genou. Cependant son attention vous toucha. En effet, fouillant les alentour, il vous offrir un fémur et vous ne pûtes que l’accepter en souriant.

Qu’il était magnifique ce fémur ! Vous le couviez d’un regard aimant, le caressiez même du bout des doigts et, rapidement, très rapidement, l’adoptiez comme animal de compagnie. Un animal mort, certes, mais il demanderait ainsi bien moins d’entretien qu’un elfe de maison par exemple. Quoi qu’un elfe bien éduqué était censé bien se tenir et ne demander aucun entretien, l’exemple était mal choisi. Il demanderait bien moins d’entretien que Treize, voilà. Non pas qu’il était votre animal de compagnie, en vérité c’était plutôt l’inverse, mais vous aimiez à le considérer comme tel étant donné qu’il était lui aussi capable de faire ses besoin d’importe où.

Bref, à peine un câlin à votre fémur favori plus tard, Treize avait disparu de votre champ de vision. Et bientôt il se ramena avec quelqu’un d’autre. Une jolie petite fille aux cheveux blonds, ce qui vous fit sourire. Qu’elle était mignonne la chérie. D’autant qu’il souhaitait vous l’offrir en cadeau, mais voilà qui allait bien ! Regardant votre fémur favori et la demoiselle, hésitant un instant, vous choisissiez. Le fémur était calme et pourrait servir en cas de besoin. Mais la femelle était sauvage et elle avait des parties dont ne bénéficiaient pas le fémur. Et puis, au pire, un fémur, elle en avait un aussi…

C’était bon, votre choix était fait, mais à ce moment elle se libéra de l’emprise de Treize et vous échouiez à la rattraper dans la seconde. Alors vous lui… claudiquiez après. Non, vous ne pouviez pas courir, voilà qui était bien dommage, alors vous boitiez, dans sa direction, jusqu’à trébucher par vous ne savez quel malheur.

Votre genou déjà douloureux heurta le sol avec brutalité et vous mangiez bientôt de la terre. Enfin… des graviers, et de l’herbe aussi un peu. Vous n’aimiez pas tellement, ce n’était pas très bon. Et puis surtout, vous aviez peur de ce que cela allait donner plus tard, dans les toilettes, si vous l’avaliez réellement. Vous pensiez en effet aux poules qui mangeaient du gravier pour faire les œufs. Mais vous ne faisiez pas d’œufs. Et vous n’aviez pas envie de chier des coquilles. Alors vous crachiez l’intégralité du contenu de votre bouche e n vous relevant vivement, et en ne tenant plus que sur une jambe. Très bien, pas de souci. Elle était plus loin. Et comme elle vous avait traité comme une poule, vous faisiez de même.

- Piti piti piti piti ! Viens par ici mon piti ! J’vais pas t’faire de mal !

Evidemment c’était beaucoup moins crédible lorsque vous tendiez la baguette devant vous… Mais vous pouviez toujours essayer. A l’aide d’un #Terraballi Mortis vous tentiez cependant d’emprisonner la demoiselle au sein d’une boule de terre. Ca allait au moins vous permettre de pouvoir la rejoindre tranquillement.
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Re: Dans un village semi-sorcier
Invité, le  Sam 30 Avr 2016 - 0:24

Suite à ce rp

La tournée d'Arcturus se passait bien. Il avait déja remplie une grande part du travail et il ne lui restait plus beaucoup d'affiches, à peine six. Il fit escale dans un village à semi-moldu, situé non loin d'Oxford. Le jeune sorcier savait que la métropole avait un vif succès chez les sorciers assez jeunes et lui-même avait eu l'occassion de s'y rendre dans sa jeunesse. Il se rendit, avant dans ce petit village, Jester's Fields, réputé pour ses truites baignées dans une marinade au citron. Jester's Fields était un petit patelin mais il y avait plus de sorciers que de moldus ici. Entre les sorciers d'un âge avancé qui appréciait le cadre de vie, calme et serein, au grand air de la campagne et les familles de sorciers désireuses de trouver un cadre de vie familial en contact avec la nature, Jester's Fields était un bon choix pour débuter ou finir sa vie de sorcier mais Arcturus ne tenait pas à s'y installer...Non, il était là pour semer un peu de discorde et de panique dans le coeur de ceux qui comprendrait le sens des affiches que les habitants trouveraient le lendemain...Pauvres, pauvres moldus...Ils étaient si ignorants du danger qui les guettaient tous...Arcturus prit ses affiches et en colla une sur chacun des batîments importants de Jester's Fields : La porte de la mairie, la statue commémorative des pêcheurs du lac de Jester's Fields ( qu'Arcturus fit fondre à moitié pour envoyer un message clair ), le magasin central du village et l'immense portail de l'église, le tout agrémenté d'un #Fitilla. Jamais il n'avait lancé ce sort aussi souvent et aussi rapidement de sa vie mais l'interêt était là. Il ne restait plus que deux affiches à distribuer mais Arcturus, allant à Oxford, il lui en faudrait bien plus...et une idée lui vint avant de transplaner...



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Re: Dans un village semi-sorcier
Invité, le  Lun 23 Mai 2016 - 22:24

PV avec Lizzie

Le soleil venait de se coucher sur la campagne Britannique et les verdoyants pâturages qui damaient la Terre commençaient déjà à noircir à vu d’œil sous la masse ombrageuse des premières étoiles. Dans un petit coin de Grande Bretagne abandonné de tous et oublié à le frontière de l’Écosse, le plus loin possible de Londres en tout cas, venait de se dérouler un événement très attendu pendant toute l'année par moult des plus grands sorciers : la Coupe d'Angleterre de Duel venait de prendre fin. Mais si les combats s'étaient tus, c'était pour laisser place à la musique et aux festivités auxquelles tous les invités pouvaient participer. Il y avait pourtant une personne qui ne marchait pas au son du clairon qui sonne. Amnesius était sorti éjecté en quart de final de cette compétition avec un arrière goût de sang dans la bouche, il aurait tout donné à cet instant pour que ce ne fut pas le sien. L'Auror avait, comme il le craignait, échoué devant presque tous les sorciers de ce monde et devrait se rendre le soir même dans la capitale en gardant la tête haute, affrontant sans doute le regard de ses collègues et celui du Ministre lui-même, devant lequel il avait perdu. Le garçonnet pouvait encore s'estimer heureux de ce que personne ou presque ne savait que la demoiselle qui l'avait battu appartenait à un groupuscule, dont il faisait certes parti mais qui était en proie à la justice même du Ministère. C'est dans ce contexte qu'il fulminait contre lui même de ne pas être assez fort. Une petite voix dans sa tête ne cessait de lui marteler qu'il était Trop faible ! Médiocre en tout pour sûr.

Les grillions chantaient dans les fossés au bords du petit chemin qu'il longeait s'éloignant à grand pas des joyeusetés sociales. Dans le champs à sa droite devait se trouver une flaque marécageuse car diverses grenouilles entamaient là leur chorale amphibienne. Du haut d'un arbre, un hibou se lançait s'en allant chasser sans doute avec plus de témérité que ce dont le sorcier avait fait preuve dans l'arène. Il prenait son envole pour quelques secondes seulement car un éclaire de lumière grise vint le toucher de plein fouet. Aussitôt, l'oiseau pris la même couleur et se durci cessant le régulier battement de ses ailes. Il tomba de sa hauteur comme un pigeon d’argile et explosa au contact du sol. Une colère sans limite s'extirpa d'un cris du jeune garçon, un cris qui peignait les rayons des champs de blés avec acharnement.

Sphaera Ignis Hurla l'homme dans une colère noire dirigée contre lui même. Une boule de feu s'échappa de sa baguette en direction du champ de blé dont quelque bruns prirent feu. Bientôt, ce fut un quart du champ qui s'illumina de flammes rougeoyantes et quelques minutes plus tard, elle cessèrent, laissant place à des braises longilignes. Depuis le ciel, on aurait pu voir un cercle entier calciné dans le pré. Mais depuis le sol, seule la couleur des plantes avait changée, passant d'un jaune dorée que la nuit ne permettait pas tellement de voir à un gris délavé. Le vent passant dans les épis fit s'effondrer les cendres. L’incendie qui n'avait pas duré longtemps devait cependant avoir eu le temps et l'effet d'alerter du monde, bientôt, quelqu'un allait sans doute arriver sur les lieux et il ne valait mieux pas que l'on découvre ce que cette figure du Ministère venait de faire. Amnesius pointa le sol de sa baguette et lança un Lumos dans le cas où quelqu'un décide de vérifier quel avait été le dernier sort lancé avec cette arme. Mais la baguette brillait comme une étoile à quelques centimètres de la poussière au bout du bras baissé du jeune chasseur de mages noirs.

Or, entendant du bruit derrière lui en direction de là où se jouaient les festoiements, l'ancien Serdaigle, sorcier déchu et perdu dans les affres de la défaite, l'entendit et se retourna, la lumière au bout de sa baguette n'avait pas cessé et allait éclairer ce qui avait fait cet étrange son. Ce n'était qu'un bruissement de feuillages dans un petit buissons épineux sur lequel un bout de peau avait été laissé par l'homme à son passage récent. Un soupir, un sursaut, qui se tapissait dans l'ombre ? Le bruit n'avait pas été très puissant mais assez pour témoigner de la proximité de celui qui l'avait produit. Amnesius fit craquer une branche au sol, faisant un pas en arrière. Sa respiration se faisait de plus en plus forte. Saccadée. Crac. Il était temps de partir à présent. Amnesius sentait son cœur balbutier dans sa poitrine. Soudain, il manqua un battement, un petit renard prit la fuite entre les jambes sans demander son reste. Il tourna un instant à l'angle d'un rocher et disparu en le dépassant. C'était donc lui qui avait fait tant de bruit ? Le suivant de la pointe de sa baguette, l'Auror se dit que quelque chose n'allait pas. Il faisait nuit noire à présent et on ne pouvait plus rien y voir à dix mètres. Au loin, les lumières de l'arène s'estompaient et la musique avait cessée. Un autre bruit se fit entendre. Crac !
Lizzie Cojocaru
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Re: Dans un village semi-sorcier
Lizzie Cojocaru, le  Dim 5 Juin 2016 - 21:22

Tu as une livraison. Pour une certaine Denger. Sauf qu'elle te donnait rendez-vous pour la livraison à Poudlard, alors que tu peux pas. Tu transplanes à Waddiwasi, dans un CRAC!. Un paquet d'autres survient. Tu quittes son échoppe, et l’oeil galopant déchire le silence d’un CRAC! Sans trop savoir où tu vas. De fait, tu te retrouves un peu dans un rien. Enfin c’est pas un rien. T’es déjà venue ici. Enfin tu crois. Oui. Tu reconnais l’endroit. Un petit village, à la frontière écossaise. T’avais bu, ris, bu, pris le Magicobus. Tu cherchais un Croup, avec Shela. As-tu pensé à elle, depuis le temps que vos chemins ne se sont croisés ? Bizarre affaire. Tu ris dans le silence, et poursuis ta route. Les marécages sont pareils à ce qu’ils étaient, il y a de cela quatre ans. L’herbe des champs est un peu plus haute, je crois.

On pourrait s’y cacher, le temps d’un loup. Fin faudrait des gens avec qui y jouer, et vu qu’il ne te reste qu’une de tes soeurs, tu vas éviter de mettre sa vie en péril en laissant trainer ton esprit excité près de ses pas. Enfin, tu aurais pu être traversée par n’importe quelle émotion que tu n’aurais joué avec Lydia.


Un éclat enflammé se dessine et captes ton oeil. Fascination qui dure une seconde, minute, heure. Impossible d’en juger. Le temps est juste suspendu dans un entre-deux. Il y a l’avant, et l’après feu, tout comme il y a l’avant et l’après Azkaban. Ses reflets enchanteurs, criant leur passion, t’avaient manqué. Tu te régales à les contempler courber les champs et les ronces, teindre l’air de flammes rougeoyantes et de fumée magique. Magique, car pour le coup, y la forme est trop ronde, trop parfaite, pour être de provenance moldue. Tu es trop loin pour deviner que la silhouette en présence est connue. Qu’elle broie du noir, rumine sa solitude et médiocrité. Toi, tout ce que tu sais, c’est que quelqu’un de bien s’amourache de la magie et du feu,

et que tu veux le rejoindre. Là, maintenant, et tout de suite. Qui qu’il soit, ou ait été.


Tu franchis d’un pas léger les marécages ; enfin léger, ton ventre rebondi ralentit tout de même tes mouvements, mais féline tu t’approches de la baguette dont le Lumos tait le silence et l’obscurité. Tu aurais pu l’atteindre en une trentaine de secondes, s’il n’y avait eu cette ombre. Minuscule et légère, ses pattes te chatouillent la main. Une douceur bizarrement fraiche, sans pour autant être piquante dévie ton attention. Main droite, creux du pouce et de l’index. Sauterelle est son nom. De tous les insectes, c’est à tes yeux le plus brillant ; tu étais même, plus jeune, dans une des tes mémorables journées d’ennui, parvenue à enseigner à l’une de ses congénères à nager.

Tu restes quelques instants sans rien faire ou dire, puis l’élève vers tes yeux, enfin ton, histoire de la voir avec plus d’acuité. Tu as encore du mal à te faire au fait que ta vue n’est pas assez précise, et que faute de son épouse borgne ton iris droite projette les images un peu trop à gauche. Morale, t’es un peu surprise de la sentir bondir vers tes lèvres et l’écartes d’un brusque mouvement de bras. Brutale erreur ! L’idée qu’elle puisse disparaître entre les champs te touche bizarrement, et l’instant d’après un #Amplificatum aide à la localiser sans doute possible. La bête -car insecte ne paraît alors plus être un terme adapté- ne comprend l’évolution radicale de son écosystème, et alarmée franchit les marécages en quelques bonds.

Tu la courses à travers les feuillages ; si elle arrive à tes hanches, les herbes parviennent pourtant à la couvrir. Faune et flore passent en état d’urgence face à la créature inconnu -ils craignent toujours l’inconnu- et se font peur de proche en proche. Te prenant les pieds dans une racine un peu fourbe, tu n’assistes à la stupeur du non-inconnu partageant les lieux mais t’inquiète de perdre de vue ta créatrice d’imprévus. Un éclair roux, tranchant l’or sombre des champs, signale la fuite d’un renard.

Tu te redresses pour reprendre la traque, un peu trop rapidement, tu cours, la tête te tourne, la silhouette de tout à l’heure cache ta sauterelle, tu tentes de la dépasser, tu la reconnais, finis par percuter « MERLIN C’EST CROUPTON » au moment précis où tu le percutes. Envolée, la sauterelle géante. Peut-être effraiera-t-elle quelque moldu ? Reconnecter les neurones, on est censé parler, là.
- Amnesius c’est ça ? Tu dois pas avoir l’air de grand chose. Un peu sauvageonne, de la terre couvrant tes genoux, feuilles et brindilles s’accrochant à tes cheveux, mais c’est finalement assez représentatif de qui tu es. La sorcière toujours en mouvement -dans sa vie, ses pensées, ses relations. Souvent souillée, et totalement déprise des apparences.
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Re: Dans un village semi-sorcier
Invité, le  Lun 6 Juin 2016 - 1:21

Dans une étrange place, bien loin de toutes les menaces que le monde représente ; dans les campagne profonde où la nature reprend ses droits entre deux champs de blés bien dressés, seule une chose pouvait faire taire la colère d'Amnesius. La réduire au silence pour quelques secondes. Le vent soufflait dans les rayons des épis de céréales insaisissables, les cheveux blonds de la terre que peignait sans artifices les artistes du labeur. Laboureurs sous la chaleur du lobe nourrissant les saisons des moissons. Sous l'horloge naturelle au rythme de poussés cycliques des fruits de l'été, les champs de blés brillaient dans la brume à travers un rayons de ma plume trop souvent taciturne et qui décrit la Lune. Lunatique était Amnesius qui feignait de n'avoir entendu le craquement dans son dos. Il voulait que résiste la nature à son lot de violence et d'incorrection. Fini le gentleman exempt de toute permission, la fureur en ces lieux éclaterait sous peu, s'il n'en était pas certain, il le serait le lendemain après qu'il n'eut continué de calciner le reste de cette propriété. Quand enfin le son se fit trop audible pour être ignoré, il en devint intelligible et une voix familière lui parvint à travers un gouffre amer.

Amnesius, c'est ça ?

Un grognement sorti de la bouche de l'intéressé lequel n'avait guère le temps pour un jeu de relation. Il se tourna en levant sa baguette vers celle qui l'avait appelé. La lumière magique blanchissait tous les traits déjà lisse d'une fille bien étrange. Sa beauté était au diapason de son talent quelle mettait hélas au service du mal. Une ancienne taularde pourtant bien embellis, avec un œil en moins et des coups par ici. Ca par exemple ! C'était Lizzie. Étrange coïncidence. Lui qui venait ainsi pour se punir de sa défaite se trouvait confronté en cet instant précis à la seule qu'il ait mise au tapis. Cette demoiselle fort méritante et pourtant si bien faite qui pour lui n'était pas prête. Cet échec c'est un choc, une pique, c'est un roc le destin l'avait en stock. Que c'est chique qu'il se moque de la fille un peu baroque. Se rire d'elle lui permit de redescendre un peu sur Terre. Il s'excusa de son rictus provoqué par l'aléa d'un coup aussi tordu, piège qui, par le sort tendu, le fit tomber d'un ton, ému : Oui, oui c'est ça. Et vous, Lizbeth... Il se tue, reconnu son erreur, corrigea le tire comme si son nom avait la moindre importance dans le contexte de la pièce qui était en train de se jouer. Elizzabeth. Au moment où l'onomastique fut constatée, une énorme sauterelle sorti des blés dans une étrange onomatopée. Comme un vieux néon cassé qui s'éteint pour la première fois. Mêlé bien-sûr, au bruissement des plantation dans cette culture. Une sorte de ZZIUOMFICHH. Amnesius admira la bête de la taille respectable d'une aubergine. A se demander ce que pouvaient bien mettre les modus dans leurs récoltes pour faire pousser plus vite les épis.

J'ai tout perdu juste après toi...

Puis, Amnesius in-formula un Nox. Presque aussitôt, un rayon de lumière sorti de sa baguette avant même que la scène ne fut replongé dans le noir et vint toucher de plein fouet l'insecte. L'orthoptère explosa dans un bruit gluant et, criant un regard de dégoût, Amnesius se protégea de se mains pour éviter le visqueux liquide qui venait des viscères grossis de l'animal. Étrange fin pour cette bestiole, modeste obole pour un larcin que l'imago n'avait pas vu venir. Le vol d'une vie d'un arthropode éphémère, dure ironie pour celle qui préfère, c'est bien connu, sauter, plutôt que voler. Le sorcier de jeune âge se tourna à nouveau vers la demoiselle qui se trouvait avec lui. Il l'avait lynchée de sorts quelques temps plus tôt, la douleur autour de son cou se faisant toujours sentir mais il ne lui en voulait pas. A la voire de si près, jamais il n'aurait pu saigner un aussi beau visage et déjà la culpabilité se lisait dans ses yeux quand ceux ci se regardaient vers celui de la belle. Quelle beauté concentré en un seul être, contrastant fortement avec la laideur de son être, elle qui quelque temps auparavant, avait su écouler son temps dans une cellules d'Azkaban. La prison rend souvent bien plus laid que le corps ne le serait si l'esprit ne l'influençait, car tout esprit joue sur le corps. C'est ainsi que l'Auror, reconnu en Lizzie sa beauté intérieur. Il n'aurait sans doute pas pu se tromper d'avantage, mais il valait mieux ça plutôt que sa rage. Celle là il la tournait encore vers la nature, une nature qu'il affectionnait pourtant avec tant de sentiment. Eollo Procella. De sa baguette, une bourrasque de vent se changea en tourbillon impressionnant qui emmenait avec lui les grains d'un blé perdu à tout jamais. Le sol de terre se changea en un rail pour le cyclone, micro tornade qui déracinait les petites plantes dorées les une après les autres. J'ai perdu ! Hurlait le garçon dans une rage puissante. Perdu ! répétait il. Puis le vent prit fin comme il était venu. Amnesius se tourna encore vars la femme en s'appuyant sur ses genoux pour assouvir sa fatigue.
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Re: Dans un village semi-sorcier
Lizzie Cojocaru, le  Mer 17 Aoû 2016 - 8:13

Le sorcier, me dévisageant, et je crois aussi me reconnaissant, eut comme un rictus. Je ne sais à quoi je lui faisais penser, mais je l’amusais. Assez peu commun, en vérité ! Si dans le temps j’avais su être le court spectacle divertissant, depuis quelques mois ma spécialité oscillait plutôt entre la crainte et le dégoût. Il parla enfin, le confirmant, desserrant ses lèvres étonnamment souriantes pour lâcher « Oui, oui c'est ça. Et vous, Lizbeth » -se corrigeant- « Elizzabeth » Un nom qui sonnait bizarrement entre ses lèvres, nom que j’avais un temps renié, qui avait cessé d’exister, était mort au profit de Sunil, sans trop savoir si elle avait trop regagné ses appartements depuis, si elle avait su se réhabiter. Un oeil observateur aurait su vous dire que son âme errait encore, pour la simple distinction que j’effectuais entre elle, lui et mon. Mais il eut fallu obtenir un accès à mon esprit, pire, le comprendre, et aucun des deux n’était partie gagnée.

Une créature -ma créature- jaillit d’entre les herbes. Belle et grosse et même si elle ne portait de tête d’oeuf de colombe et dans un bruit immonde elle bondissait. L’artificielle lumière disparaissait, permettant de profiter des teintes plus crépusculaires -je crois- -je ne saurais dire- -ni les saisons ni les heures, le temps gagnait en élasticité hors de cellule, et je n’avais réappris à me l’apprivoiser. Il parla encore « J'ai tout perdu juste après toi... » mais moi je comprenais pas, et ne pouvais comprendre, de quoi parlait l’homme.

Gagner, perdre, c’était des illusions, des moments ; j’aurais tant ri de lui en le voyant passer ses ASPIC, le p’tit gars, moi qui n’avais après mon incarcération eu nul accès à un rattrapage d’examen. Qui ne l’avais trop cherché non plus ; j’étais peut être pour ces gens trop dans le présent pour saisir leurs victoires et leurs ors, pour moi ces derniers n’étaient que vagues décors. Ce qui comptait était le présent, l’instant, dans ses nuances olfactives et terrestres. Dans sa liberté d’être. Ce qui comptait était la nouvelle possibilité de lier baguette et main en une union de puissante éphémérité. Il fallait toujours embrasser l’impalpable qui s’écoulait entre nos doigts, était déjà parti ; savourer la langue râpeuse du chat, la bise de la brise, la caresse des braises. Lui gardait ses rancunes contre le monde, rancunes mal placées, et d’ailleurs mal évacuées -bientôt, la sauterelle se prenait un second sort. On la voyait hocher la tête avec un air détaché du tronc.

L’instant d’après, ce garçon que je ne semblais pouvoir comprendre me regardait avec une amertume dans le regard que d’anciennes lectures me permirent de rattacher avec de la culpabilité. N’étant fine connaissance de ses déclencheurs, je ne sus déterminer si c’était la mort de la sauterelle ou mon oeil borgne qui la lui inspirait. Je souris quand la tempête rugit du bout de sa baguette -un sourire rare, comme une invitation, un sourire qui demandait si lui aussi était un ouragan, comme moi. Les blés s’insurgeaient contre le temps, puis s’aimaient le temps d’un bal, se trahissaient dans un coup de vent, et lui criait, je crois, sa défaite, déception, lui perdait l’envie de se révolter contre autrui, contre lui, et en lieu et place terminait à genoux.

Peut-être pouvait-il être un ouragan, mais il était encore trop atteignable pour en avoir conscience. Il fallait ranimer la puissance de l’orage, lui fournir le grondement qui alimenterait l’éclair. « La seule victoire à chercher, c’est d’exister », et le #Seismus déchira le pré de deux zébrures irrégulières et profondes. Les fragrances du monde nous enveloppaient. « Le reste est futile, Amne. Sois pas un géant aux pieds d’argile. Tu l’oublies peut-être ; tu n’as connu Azkaban, toi. Mais être libre, c’est la plus belle revanche à avoir sur le monde. Tu sens pas la terre, quand on la rompt, ses folles effluves ? » et déjà je lui parlais moins que je lui dansais mon histoire, d’un pied inégal, toute à l’allégresse qu’un je-ne-sais-quoi me procurait ce soir.
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Re: Dans un village semi-sorcier
Invité, le  Jeu 25 Aoû 2016 - 17:32

Enfin je peu écrire
La nuit était complètement tombé à présent. Si les deux personnages ne s'étaient pas retrouvés pour lacer mille et uns rayons de lumières aux couleurs explosives, le champ aurait été plongé dans une pénombre affligeante. Tous ces êtres qui se trouvaient entre les épis de blé, assistaient cependant au plus étrange spectacle que la nature ai eu à leur offrir. Il était rare de retrouver Amnesius dans un moment de bonheur mêlé à la colère aussi intense que ce qu'il éprouvait dans la seconde. C'était le bonheur éternel de l'homme qui ne vit pas pour l'avenir. Et les secondes, alors, gagne en saveur et en expérience. Car le jeune sorcier n'était pas idiot, il écoutait Lizzie chanter ses douces paroles sur l'instant présent et sur la liberté. Avait il jamais été libre, lui qui passait son temps à travailler pour enfermer d'autres personnes et les priver à leur tour d'une liberté qu'il aurait tant chérie mais, sans même la caresser, qu'il n'aurait pu atteindre ? Le sol se fissurait en un immense Y divisant en ces lieux les terrains agricoles d'un pauvre Moldu qui aurait, au lendemain de cet étrange crépuscule, la terrible surprise de retrouver son terroir dans un état lamentable. Mais qu'importe, qu'est ce que tout cela pouvait bien faire à un homme qui vit dans l'instant présent sans ce soucier du lendemain. Ce n'était pas leur champ, ce n'était pas leur problème. Le feu qui avait pris grillait encore, çà et là quelques brindilles squelettiques d'où s'envolaient quelques coléoptères. Herbivicus hurlait le jeune homme pour faire renaître les rares plantes qui n'étaient pas encore tout à fait calcinées. Aussitôt, le blé se changea presque en bambou. Les épis grossissaient à vu d’œil ne suivant, dans leur évolution, plus aucune logique. Broussailleux branchages qui brisaient la brèches horrible par ses herbes béantes, branlante sur le terrain brisé, une ribambelle de brindille barrait l'accès au champ comme un beffroi sorti de l'esprit fourbe d'Amnesius pour empêcher quiconque d'approcher. Personne ne pourrait alors déranger les deux enragés. L'homme pointant sa baguette verre le ciel et, en un éclaire lança un Meteorriblis Recanto. Un rayon de lumière rouge fila vers les nécropoles stellaires qui revint vers lui sous la forme d'un éclaire. La foudre s'abattait tout près d'eux et une fine pluie balayait leur visage.



Les cheveux d'Amnesius légèrement humidifiés, flottaient dans le vent qu'il venait de créer. Ce n'était pas un orage à proprement parler ; bien moins l'ouragan qui résidait en lui qu'une brise violente sous une bruine légère avec un vent chaud venant de la voûte céleste constellée de nuages et d'étoiles. Le vent qui s'effilait dans les ronces construites sifflait en résonnant comme un cor de montagnes. Des éclaires indépendant de la rage d'Amnesius zébraient de nouveau l'azur, s'éloignant peu à peu. La colère du jeune homme s'était calmement atténuée si non envolée et la mélodie de la nature qui grondait là entre vent, pluie et tonnerre fit monter le long de sa colonne un sentiment de puissance apaisante. L'homme, à cet instant, proche de sa condition plus que jamais, se tourna vers Lizzie.* Ses yeux lançaient plus d'éclaire que sa propre baguette mais le sentiment qu'il éprouvait de se sentir aussi faible n'était pas destiné à la jeune fille. Il s'en voulait à lui-même. Un soulagement se fit sentir en voyant qu'il avait défait dans l'arène quelques heures plus tôt. Il s'en voulait aussi pour l’œil décharné sur un si beau visage ; visage creusé, cependant par le temps, sans doute les années passée à Azkaban. Quelle vertigineuse pensé que d'imaginer le calvaire qu'avait pu être sa vie à cause de personne comme lui. Et quelle lubie inutile car d'imagination, il n'en aurait certainement jamais assez. Le jeune homme la pris par la taille non sans la quitter des yeux, ses iris brunies ne cessaient de lancer la foudre qu'il voyait comme s'il était possible de la rejeter en dehors de son corps, de s'extirper du carcan de la haine et du dégoût qu'il avait pour lui-même alors qu'il ressentait tout l'inverse pour Bennet. Si dans son attitude tout semblait se calmer, son mal-être intérieur ne cessait de le ronger. La véritable tempête n'était pas celle qui les trempait tout deux d'un liquide cristallin mais la bataille qui avait lieu dans son esprit, Brain storming où des millions de pensés fusaient comme des étoiles filantes éphémères mais qui laissent leur trace à jamais.



Et maintenant ? Demanda bêtement le garçonnet qui portait toujours ses mains sur les flanc de Lizzie. Et son esprit embrumé répondit pour elle, dictant à ses jambes de tourner. Et plus il tournait, plus le bruit du vent devenait fort, plus la gifles de la pluie devenait fraîche, plus l'impacte de la foudre, le faisait trembler. Non, il ne tremblait plus, il vibrait littéralement. Et tournant et tournant de plus en plus vite, il ne voulait plus que cesse cette étrange danse, jusqu'à mourir d'épuisement à bout de souffle, tenant toujours entre ses paumes la violente Lizzie. Pour que le combat qu'ils avaient entamé n'ai pas prie fin trois heures trop tôt et que la lutte continue de se jouer prenant une tournure tout à fait différente. Et ils tournaient, tournaient, tournaient comme si leur paso doble était beau, comme s'ils étaient le tourbillon dans le vent qui manquait tout simplement à ce décor de tempête. Il aurait voulu que leur dernière action se joue ici et mourir à présent dans les bras de Lizzie pour ne plus penser à rien qu'à ce qu'il était en train de vire. Pour être dans le moment présent et pour que l'instant présent leur appartienne.
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Re: Dans un village semi-sorcier
Lizzie Cojocaru, le  Mer 21 Sep 2016 - 6:01

Les minutes tournaient dans l’ère du chaos. Champ de bataille, d’épis plus que d’épée. Chacune s’égrenait au profit du chant des grains, et Amnesius semblait en profiter. Tout sable était graine, et vite il mêlait les bambous à la flore locale. Le crépuscule -je crois que c’en était ? je ne sais plus trop, en vérité. La mesure du temps s’était perdue entre trois sorts, deux regards. Loin était la foule et la gloire et les attentes et les Trahison, disgrâce / L'esprit du mal est marqué sur sa face / Trahison, quel outrage ! / Disgrâce, et violence ! / Il n'est que nuisance depuis sa naissance -je m’emporte, je crois, tout ça pour dire que le passé était loin, refermé dans sa bulle dont on avait jeté la clef, ne gardant que les traces physiques et mentales qu’il avait dessiné.

Qu’importe, l’Air était saturé de poésie, il fallait nager et vite et bien pour ne pas s’y noyer. Pour rester du côté de la raison, et non tomber dans la contemplation des merveilles que la magie. C’était facile, pourtant. Je me rappelais d’une fois où enfant j’avais fuguée, et à mon retour, le spectacle d’une tignasse blonde s’entrainant à la perfection de ses sorts m’avait plus ravie que ça devrait être permis. Il fallait me comprendre : tout sentait la maison, jusque dans les brins de blé que ses mèches enlaçaient. Parfois, nerveusement, elle les mâchouillait, et pourtant, rares étaient les spectacles aussi relaxants. Ils étaient de ceux où l’on observe sans voir, où l’on observe l’instant dans sa longueur tout en le connaissant déjà par coeur. On le contemple paupières closes, et sait ne jamais pouvoir oublier toutes les senteurs qui l’animaient. Cette scène là, c’est à Elle, à Jane, qu’elle était due. Sans doute était-ce pourquoi j’étais si fébrile tout à coup. D’y penser.

Ça n’avait de sens, d’y penser, puisqu’il y avait longtemps qu’elle n’était. Se souvenir, c’était juste se faire du mal. Il aurait fallu qu’un moldu hack mon cerveau, et le vide, le dépèce. Non. Non je ne voulais rien oublier, chaque souvenir me définissait, plus jamais je laisserai quelqu’un jouer avec mes souvenirs. Tu m’entends, Evan ? Toi non plus, t’as pas le droit, et tu le sais, toi qui t’y es déjà risqué. Enfin mon émoi était bien déraisonnable. J’étais là à explorer des fantômes pour quoi, deux zébrures du sol ? Non, pour sa défense, il offrait aussi une dans le ciel. Bang, un jet rouge perce les nuages, et en boomerang son rebond s’abat sur nous.

Foudre et pluie s’emmêlent doucereusement sous le couvert d’un vent chaleureux, ou du moins, plus que son regard à lui. Car si bien des nuances dansent entre ses opales, la chaleur en est absente. Plutôt un élixir de culpabilité parsemé de ronces de rage, qu’on aurait foutu directement dans le liquide plutôt que les diviser en fines lamelles. Sauf que ça partit en vrille, pour un motif que j’ignore. Il me regardait, directement, sans filtre, et puis là un trip l’a pris. Il m’a saisie par la taille et a commencé à me faire tourner. En temps normal, je l’aurais sans doute giflé sans hésitation, mais pour un motif impossible à saisir, je me suis laissée allée dans son délire.

Il m’a entrainée, un instant, rien qu’un instant, dans son monde. Et ça tournait, pas assez vite, il me fallait plus de mouvement et de tensions en son bras, je voulais le sentir tout prêt de me lâcher, sans y succomber.

A mon tour de danser.
Un sourire qui crie merci.
Reborn en un crachat rougeâtre.
J'enfile la magie.


Les gouttes ruisselaient sur nos visages d’hommes libres, et on rêvait. De quoi je ne sais plus, il y avait l’orage qui grondait, et la foudre qui tombait, et ses bras qui tournaient, et le sourd martèlement de la pluie, et le crissement du blé sous nos pieds, et je n’aurais su dire si j’avais chaud ou froid, mais je savais, au fond de mon être, que j’étais Bien.

Un instant, je voyais au-delà du binaire, du 1 - 0, agir ou se taire. Un instant, je voyais au delà du pouvoir pris ou à prendre. Un instant, je voyais l’orage, le monde. C’était si beau qu’on pouvait s’y laisser embourber. S’y endormir peut-être. Il avait trouvé une faille dans mon système, et ma vigilance un instant tombait. Pas de méfiance en trombe contre tout contact humain. Pas de barrière. La guêpe s’enlisait dans le tableau.

Répondre, il fallait répondre, briser le rêve le temps d’un soupir, avant qu’il nous avale, et que la dangerosité du verre ne se tisse, toute prête à être brisée.
-

Sauf qu’aucun mot ne franchit mes lèvres. Le bug est entier. Je crois que j’ai arrêté de danser. Mon corps se rigidifie. J’éprouve sous la pluie les moindres effleurements d’herbe et de chair et d’eau et je ne sais trop lequel me guide, mais l’instant d’après, je suis en train de lui faire un câlin. Lizzie doit, en quelque langue, rimer avec échec.

Violence, rattrape moi, encore.
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Re: Dans un village semi-sorcier
Invité, le  Dim 25 Sep 2016 - 1:20

La pluie sur ses épaules coulant de son corps, suintant des immondices d'un plaisir bien vivant délivrait des ardeurs et volutes de pensés. Des fissures enclavés sur un sol déconstruit que la pluie remplissait, les changeant en froide glaise aux allures verdâtres s'écroulant comme les sentiments, émanait des vapeurs d'argile. Invisible pour qui entre en scène à cet instant mais Amne' les voyait bien, lui qui se plongeait corps et âme, à mon instar, à l'expérience : qui plongeait corps et âme dans l'être de Lizzie, s'y voulant à jamais perdu mais seul, nullement. Le sorcier qui étouffait de cette folle course giratoire aux allures de céleste armatodromia à l'enjeu inhabituel ne voulait plus lâcher la délicieuse douairière. Les supplications d'un homme se faisait puissantes dans les battements de son cœur ; et jusqu'au fond de ses veine on ressenti Tantale qui guettait l'occasion. Et tandis qu'Helios semblait fermer les yeux sur l'imprudence de l'homme aux charmes de la femme (et comment en vouloir aux mortels pour leurs péchés véniels auxquels succombait Jupiter en personne ?) Phaéton quant à lui les gardait bien ouverts sur ses envies avides de conquête du plaisir. La jeune pleine Lune en cessant son orbite, autour de l'amnésique s'approcha de de ce dernier, faisant preuve, si il y en avait besoin ,d'une tendresse inhabituelle. Ce dernier, étonné, se fourvoyant d'un câlin, se recula, repoussant l'immortelle. Rejetant l'inconnu qui semblait bien trop proche mais, semblant la vexer, si ce n'était le cas il y a avait à la craindre, s'en voulu de l'immédiat retrait qu'il avait imposé. La chaleur de son corps se fit manquante alors. Regrettant de n'avoir succombé à l'envie d'un délice de chaire il ne s'en piquait que trop d'avoir ainsi laisser parler ses pulsions. Effrayé, sans doute, par le péché mortel de la féminité que Venus en son sein découvrait à son œil, sa folie le poussait à fuir le plaisir que tout le monde veut, d'un esprit, assouvir.

Dans ce décors champêtre, balayé par la pluie et lavé par le vent où rien ne s'est éteint qu'un immense désir au creux du dos d'un homme à l'esprit agenouillé. Amnesius est alors, au vice de Lizzie, le fervent serviteur. Ses yeux profonds ou s'étendait un monde y capturait quiconque osait s'y prolonger. Mais quel monde sans prison pour celui qui s'enlise dans un romantisme effroyable et ce doux océan de remous agités. Amnesius se noie sous la pluie battante et les astres témoins de sa mort spirituelle en chantent en symphonie les mots d'un doux plaisir. Et il espère alors ce qui est interdit. Son âme pécheresse s'exile dans un soupir. Et l'instant qui suivit que son cœur fut ravi, leurs yeux se côtoyaient au plus près l'un de l'autre. Les tempes embrassées embarrassées d'un corps maladroit et futile pour ces êtres qui ne se touchaient guère. Lors sans lui demander ni crime ni passion. Sans qu'en lui même ne se dilate quelques pulsions et sans que la figure se joue de son jargon, à la commissure des lèvres, il posa un baiser. Le sang manqua un tour avant de se geler au contact du feu qui pétrifiait les corps marqué dans un instant de plus pure tendresse. Un baiser fonderie des chaînes du séant bienséant. Une brûlure alléchante en fond de toile sur une huile d'eau coulante : au premier plan, la pluie qui ne demande rien, les éclairs assourdit qui rugissent de rage. Au second plan le tour de la vie marée-cage. Une magie ancienne dont on parle souvent. Si l'on tourne la toile, un désir apparaît. Celui d'un être fou aux baisers langoureux. Il voudrait s'endormir et rêver pour toujours dans ses bras, arraché au rival univers trop réel pour rester prisonnier du désir langoureux. Roulant dans l'édredon d'herbes et de racines comme dans la rivière ou roule les graviers ; il s'égare auprès d'une chevelure étrange, brillante et reluisante. Quel régal d'omettre rien qu'un instant l'avenir et de rester amoureux par plaisir. Cloîtré dans des bras embrassés.

On ignore si c'est ce dont rêvait la douairière. N'imaginant qu'elle eu pu se soustraire à la flamme dévastatrice d'un cliché romantique qui l'avait mis à terre. Il se roulait là dans ses propres complaintes, symboliste d'un paysage dont on ne voyait plus ni le ciel ni les étoiles, ni la guerre de Ares. Au loin, on entendait mille centaures qui criaient de l'aimer, lisant le ciel, le soir et s'extasiant ainsi, tel l'ont raconté les témoins de ces temps :

On voit bien Mars ce soir, Venus est assoupie ;
Les âtres, le signe d'un récit langoureux :
Les désirs du miroir, et la voûte endormie,
La comète, cents lignes d'un sentiment preux
S'est vu donner l'espoir d'un couple d'ennemis.
Si tant est que l'un d'eux se montre valeureux
Il n'y a de gloire que si la paix inscrit
Sur les ailes d'un cygne un avenir heureux
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Re: Dans un village semi-sorcier
Lizzie Cojocaru, le  Dim 16 Oct 2016 - 5:31

I'm fucked up, I'm black and blue...
J’ai pas compris quelle folie m’avait saisie. D’où venait ce mouvement si peu naturel ? Qu’était une étreinte ? Ça rimait avec contrainte, ça vous serrait les côtes, vous étouffait ; ça brisait les espaces de sécurité sans offrir le moindre plaisir de chair. Pourquoi l’avais-je fait ? On va dire que j’avais juste le vertige. Ça tournait trop, trop vite, j’étais tombée, et ses bras m’avaient rattrapée. Oui, on va dire ça. C’est plus simple, vous ne trouvez pas ? Plus cohérent, aussi. Donc c’est ce qu’on va retenir. Hochez la tête avec moi. Merci. Malchance, lui n’a accès à cet accord ; trop tacite, peut-être, et le voilà qui opère la réaction la plus normale au monde : il recule, s’écarte, fuit les mouvances déraisonnables d’une tornade torpillée.

Mince. Regard indécis. Il analyse. Il va tirer des conclusions, peut-être les mauvaises, et s’il croyait que j’étais une autre, s’il croyait que j’avais juste désiré le prendre dans mes bras, sans arrière pensée, bordel, on n’était pas tirés d’affaire. Des lueurs contraires se livraient un ping-pong sans merci, et encore et toujours des émotions zigzaguaient d’un oeil à l’autre, trop rapides pour être sondées, trop nombreuses pour être ignorées. Coup de chance, il finit par trancher pour une interprétation plus sensée que le désordre qui semblait s’orchestrer. Il avait cru que je voulais le toucher par simple recherche de la chair d’autrui. C’était déjà plus lizziesque et intéressé ; oui, c’est à ce jeu qu’il fallait jouer.

Il tendait toutes les cartes, se rapprochant, n’offrant lui de bras embarrassants, juste un regard quelque peu troublant -peut-être parce que je peinais à m’accommoder de ma perte de vue ? c’était, après tout, la première fois que je ne voyais que d’un seul oeil un homme de si près. Oui, possible. Et puis, et puis il y avait ses lèvres contre les miennes, et puta*n ça tournait, bien plus qu’entre ses mains, je sentais un rien me vriller les entrailles, comme le remous d’une vague à laquelle nul ne saurait échapper, qui toujours me happait, une légère pression de lèvres et vlà que j’étais dans tous mes états, mais on s’en fout, non, tant que c’était ce qu’il voulait, tant que nous ouvrions des orages et des sauterelles géantes, tant que le blé rugissait sa recherche de force naturelle, brute, féroce, tant que c’était que l’instant-

why ohwhy oh why ohwhyoh Et puis, et puis ce qui comptait c’était que c’était mieux qu’un câlin, ça avait plus de sens, c’était juste de l’appétence humaine, sans parler du fait qu’il m’avait battue, qu’il était bon-

On s’en foutait, de toute façon, du pourquoi mon visage restait si près du sien, du pourquoi mes lèvres revenaient à la quête des siennes, du pourquoi ça m’entortillait les sens, ça ne changeait rien à mon essence. C’était juste une impulsion, une envie de lui comme une envie de sel ou de sable ou de poils. Poivre, pardon. Pareil. Un truc bestial et c*n, qui se comprenait pas, se faisait, c’est tout. Je voulais juste être sûre que c’est ce qu’il voulait, lui aussi, et me perdais un instant dans son regard troublé, l’y guettant, m’y cherchant. Je croyais, oui, que son désir y répondait, que je n’étais la seule à me laisser guider par les vagues, rose déchue, de sable pétrie, à flotter le long de la rive sans pouvoir m’y poser, sans le vouloir en vrai, n’attendant que le ressac pour être violemment rembarquée dans les flots tumultueux ; je croyais oui, que lui et ses lèvres musquées le voulaient.

Fallait pas faire de mouvement brusque, pas d’étreinte en forme d’étau, non, pas même compresser sa bouche entre mes dents, juste retirer ces foutus vêtements et voir ce qu’il en ferait. S’il prendrait le large ou resterait à quai. Il était rare que désir et pensée soient si intensément mêlés ; je réfléchissais trop, c’était intenable, ça lui donnait presque raison, autant revenir aux moeurs usuelles, se déprendre et- je sais plus trop ce que je disais, je me fiais à sa gorge pour me réapprendre quelques soient les inepties dont je me bassinais.
I want someone with secrets that nobody, nobody, nobody knows

Je démarrais à sa mâchoire, moins saillante et carrée que la mienne, et si charnue, si appétissante, l’embrassais, léchais, mordillais, glissant le long de son muscle sterno-cléido-mastoïdien, m’égarant dans sa clavicule, m’arrêtant, espérant de son regard quelque approbation, disputant mes mains déjà attachées à ses reins, reculant d’un pas preste, coinçant ma chaussure dans une herbe désapprobatrice, et le manque d’équilibre faisant le reste, finis le c*l à terre, gorge renversée, crachant au tonnerre un rire grondant presque aussi fort. Puis, reposant mon oeil valide sur Croupton, lui tendis une main, sans trop savoir si je m’attendais à ce qu’il la saisisse pour m’aider à me relever, ou juste pour l’entrainer dans les herbes affolées.
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Re: Dans un village semi-sorcier
Invité, le  Jeu 3 Nov 2016 - 23:07

Je sors de ma torpeur, tu es la première à en profiter.


Un tourment, une onde, comme un tremblement de terre qui vous pourfend le cœur de son charme charismatique et voilà qu'Amnesius ne savait plus du tout où il se trouvait. C'était incroyable à quel point un baiser commençait si bien et pouvait finir mal comme un supplice de pal. Un baiser est toujours un échange de sentiments si égoïstes qu'ils se métamorphosent en altruisme viscéral. Car après tout, le plaisir que l'on offre à l'autre ne serait rien sans celui que l'on retire de la satisfaction qui en émane. La bouche de l'Auror se confondait à celle de la sorcière tout comme le Ciel se confondait avec la Terre en cet instant précis. Les dernières flammes qui résistaient à la pluie dans ce décor d'iode dégageait une odeur de souffre et de la salpêtre pareille au mucus de la nature amoureuse qui entourait le couple d'adversaires. Le monde voyait là ces amants d'un jour s’ébattre sur ses plaines ébahis qui dans un tourbillon de joie immense se mêlaient aux champs, aux forêts, aux rivières et aux lacs du nord de ce mois d'Automne. La nuit recouvraient et goûtait les saveurs de leur danse. De son œil unique, la voûte céleste déposait sur les tendres, un bienveillant regard qui les aurait transpercé d'un éclair si la délicatesse ne les avait pas prémuni de ces aphrodisiaques précipitations. Contrairement à la foudre, Elizabeth pouvait tomber deux fois au même endroit et c'est en saisissant le jeune avorton par une main tendu qu'elle se laissa glisser sur l'herbe humide non sans l'entendre gémir au contact de sa paume. Amnesius ne se fit pas prier pour le rejoindre et bientôt, il se trouva tout près d'elle. Le linceul de Bennet était bien singulier car elle avait laissé tomber ses habits monacaux d'une obscurité apparente pour une chaste liberté d'une clarté christique. Sa peau blanche dans la nuit d'encre paraissait si clair qu'elle faisait naître une faible lueur. Sur son œil unique, la Lune se reflétait, masqué de moitié par le visage de l'homme qui l'avait rejointe sur le sol. Le contact de l'adipeuse végétation sur les cuisses de se dernier lui faisaient espérer que la demoiselle ne lui lasserait guère le temps de regretter de l'avoir imité. Amnesius, en effet, arborait le même uniforme que celle qu'il avait défaite quelques temps plus tôt.


Les heures qui s'étaient écoulées depuis le combat dans l'arène lui apparaissaient comme des années et d'une amitié qui se construit sur plusieurs décennies, on aurait dit que l'intimité entre les protagonistes avait connu bien des époques. Soudain, les mains malhabiles et manipulatrices du mauvais homme aux méticuleuses manières se mirent à masser sans morales et en toute immondice, les miettes de mystères du corps de la douairière. Et sans qu'elle ne réagisse ou bien était ce qu'il n'y prêta d'attention particulière, il se cambrait déjà au contact de sa peau, faisant naître comme un fait naître, des sensations qui seront, je l'espère, décrites par mon alter. Se positionnant d'alors plus encore en retrait qu'il ne l'avis été quand elle avait voulu lu faire un câlin, Amnesius recula tout son corps de la jeune femme sans omettre, toutefois, de la gratifier d'un baiser tel que le précédent, ses lèvres sur les siennes et plein de désir. Le jeune garçonnet fut surpris de sentir une petite décharge électrique au contact des lèvres devenues humide de la galante mais il fallait bien constater qu'il s'était mis à soupirer si fort que ce devait être de sa salive qu'elle était recouverte. Puis les mains de l'homme passèrent dans son dos et dans sa chevelure qu'elle avait de noir. Il n'aurait pu le jurer et ne distinguait rien que ce dont il se souvenait pour avoir combattu devant tout ce monde. Las, Lizzie, si belle soit elle, avait passé la plus grande partie du combat dans un brouillard d'une opacité monstrueuse ou à user d'un charme de désillusion ce qui permit à Croupton de la découvrir pour le première fois lors de ce baiser. Et néanmoins, on n'y voyait rien les nuages masquaient le ciel et le visage cachait la Lune. On avait que trois yeux pour se croiser, ce soir, les vision laissait place à la sensation, l'esprit laissait place au corps et après tout, il le fallait bien car la vie allait se montrer bien plus courte que ce qu'elle avait promis. La Lune ment toujours, imaginez ce que peut bien dire le monde lorsqu'elle le dirige.


Se cachant le visage obscure sous les bras de peur qu'on le reconnaisse sous cette volute d'ombre, le chasseur de mages noirs approcha plus encore qu'il ne l'était du corps de la jeune femme. Jusqu'à partager son désir au point où elle aurait pu le vouloir, jusqu'à lui proposer son énergie vitale contre un peu de plaisir sans toutefois savoir ce qu'elle allait en faire. Mille et une questions se logeaient dans la tête, grouillantes comme voulant sortir de l'esprit de celui qui se lovait contre Lizzie. Agenouillé, accoudé, gainé, l'homme tremblait de tous ses membres, mais il fallait reconnaître qu'il faisait plutôt froid dans l'herbes humides de cette nuit devenus calme comme le silence après la tempête et avant l'ouragan.
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Re: Dans un village semi-sorcier
Lizzie Cojocaru, le  Dim 4 Déc 2016 - 4:13

I'm searching for something that I can't reach

couvre moi de tes caresses papillons
je crois que c’est ce que je voulais au départ
mais tes mains n’ont rien de la douceur de celles d’evan
tu es plus brut
plus direct

I don't like them innocent
I don't want no face fresh


squelette déjà tendu
l’innocence de nos sorts
de nos tours
semble disparaître
ou peut-être est-ce l’inverse
peut-être n’avons nous jamais été si enfants
que par ce retour d’une curiosité
instinctive
envie de connaître les moindres centimètres de ta chair
et tu sembles songer de même
un murmure
tu es sûr que c’est ce que tu veux

et tes mains viennent me répondre
tu as l’air oui
déterminé
tu n’es l’écho qui enveloppe
tu es la flèche qui transperce
qui élance et qui embrase
pourtant d’abord je ne réponds
j’apprécie ce que tu m’offres
mon souffle suit les moindres de tes indications
mais mes mains restent plantées dans l’herbe froide
les doutes sortent de la terre
comme des effluves
plantés dans le nez
je ne suis pas sûre de vouloir te toucher
tu sais tu ne me connais
je suis des âmes qui peuvent briser
d’un battement de cuisses
et tu sembles pur au delà de tes manières rapides
je crois que je crains de te blesser
comme je sais que je me suis tuée


My ghost
Where'd you go?
I can't find you in the body sleeping next to me

sans doute faudrait-il se reprendre
me secouer
pour l’heure je n’ai que cet écho

battant
battant
battant

comme une menace à mes tempes
alors j’esquive le croassement de la pensée
me réfugie dans ce que je connais
dans ce que je maîtrise
et merlin que j’aime jouer des mélodies
avec leurs corps et leurs soupirs
elles n’ont des noms ces ombres que je baise
elles sont juste ces vents qui me passant entre les jambes
me maintiennent en vie
alors je clapote sur leurs reins
fais un jeu de leur bassin
pour par leur désir retrouver
ce petit plaisir de domination
qui outre le meurtre est bien le seul
à m’assurer que je suis plus qu’un amas de cendres
oh il faut dire que celui ci n’est pas des moindres
vainqueur quelques heures avant il croit encore avoir des choses à prouver
glisse ses doigts partout où il le peut
où il le veut
où je le veux
et il se cambre dans mes soupirs
s’éloigne pour une expiration
revient à mes lèvres comme un aimant
à moins que ce soit l’inverse
à moins que je sois l’ivresse
éperdue
de lui
de sa chair aux saveurs musquées
toujours nos corps plus à l’étroit
que l’on se brise que l’on se heurte
que l’on s’enflamme une fois de plus
pour quelques souffles quelques caresses
que l’on s’embrase que l’on se brûle
se déchire plus que se désire
parfois j’ai mal quand tu m’effleures
parfois je reviens plus mordue
attisée
ô traître que tu es mon corps
traître dans ce délice des chairs
d’inconnus qui s’apprivoisent nus
dans une lutte de désir
un duel de plaisir
j’ai besoin de toi
besoin de toi comme d’une medecine
d’une drogue à fourrer dans la gorge
t’es ma nouvelle pilule
je te sens gainé et fébrile
tu dois deviner que je le suis autant
lorsque ma langue caresse ton torse
deux cadavres entrelacés
cherchent à s’insuffler des bouts de vie
de leurs lèvres plus acérées que leurs baguettes
ils se trouvent et se cherchent
et se désirent et se déchirent
nos corps retombent comme deux braises
encore emmêlées
entremêlées
souffles qui ralentissent
les cendres s’esquissent
l’orage s’éloigne
les coeurs frémissent
l’arène des chairs
est un jeu éphémère
il doit le rester
alors je reviens planter mes lèvres contre les siennes
le remercie
et traque entre les herbes hautes
les vêtements dont l’on s’est défaits
il ne faudrait s’attarder
il ne faudrait s’attacher
I know I'm gonna leave him
je rejette la gorge
m’abreuve d’un rayon de lune
ris un coup
enfile mon haut
bientôt tombera le rideau


Dernière édition par Lizzie Bennet le Mar 2 Oct 2018 - 12:26, édité 1 fois
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Re: Dans un village semi-sorcier
Invité, le  Mer 4 Jan 2017 - 1:15

Au loin l'on entendait souffler le vent dans les feuilles pamées des arbres, témoin involontaire de ce crime parfait.


Il se joue de son corps pour la rendre fiévreuse,
Elle en demande encore éternelle ambitieuse.
Mains posées sur le creux de ses hanches galbées
Son désir curieux meurt dans une flambée.

Leurs peaux se confondent fondues dans la sueur
Leur cris correspondent au plaisir, à la peur :
Aucun homme ne vaut ce sentiment d'effroi
Qui mêle un échevau pour la première fois.

Qui peut faire l'amour, épris de sentiments,
Qui peut faire la cours si somptueusement
Sans craindre même un peu l'être sous son regard ?

Tremblant avec vigueur, spectateur de l'action
Tout à la fois acteur et épris de passion,
Il rend son désaveu et délivre son art.

Jean Parker
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Re: Dans un village semi-sorcier
Jean Parker, le  Lun 20 Fév 2017 - 14:10

Pv ft. 91



C’est dans ce genre de jours ou l’on sait que l’on fait de nombreuses erreurs, que l’on doit rester là où on est, de ne pas bouger, de rester là à rien faire d’autre qu’espérer, espérer que les choses évoluent. Recevoir une lettre de la sorte, c’était inquiétant. Ce genre de moments les plus inquiétants, quand on a bien fait gaffe à ne jamais laisser de traces, au péril d’heures passées à revenir sur ses erreurs faites. La relisant encore et encore pour comprendre, il fallait comprendre ou est-ce que il avait eu une adresse sur un lieu incartable, c’est comme si il était observé. Par un regard mauvais, malsain, lugubre.

Jean.
Ouais ouais je sais que t’a aucune idée de qui je suis.

J’ai un truc à te filer, qui je suis sur fera plaisir à toi et à ton frère.

Trèves de blabla manuscrit inutile, on parlera de vive voix quand on se verra.

Où ? Bonne question. Je t’ai filé l’adresse jointe à ce hibou. Enfin ce n’est pas vraiment une adresse, c’est un lieu tranquille en Angleterre. J’ai pu comprendre que tu savais transplanner non ?

Allez Ciao.

Toni.


Cette lettre était plus troublante que n’importe quoi. Paul était venu vivre avec Jean, la maison Parker avait donc changé de coin, passée de France à Angleterre. Les deux frères avaient été assez choqués par la lettre, mais après une longue séance de négociations, Jean réussit à convaincre son frère d’y aller seul, après tout la lettre lui était destinée. Mais après tout si c’était dangereux, il s’en irait… Ou improviserait, on verra. Après tout ce Toni avait soi-disant quelque chose à leur donner. Cela puait sans doute le traquenard mais bon. Comment cet homme avait il pu savoir tout ça, Jean était discret de nature, hé puis il n'avait parlé de son frère à personne.

Le temps de se préparer, il fallait dessaouler vite fait pour pouvoir aller là-bas. L’ex serpentard avait déjà eu l’occasion de se retrouver dans ce village assez éloigné, certes cela avait été assez bref mais il visualisait à peu près l’endroit. Après avoir fini son verre devant ce feu de cheminée, le sorcier transplanna non loin du point de rendez-vous.

Un corps fatigué, détraqué par l’alcool et les cigarettes, ayant les pupilles meurtries, ensanglantées, les paupières faites de plomb. Des cernes profonds et un teint blafard viennent compléter ce cadre empli de joie, avec en prime une main égratignée par le travail, tenant aux bouts de ces ongles jaunis une cigarette, éternel objet de désir. Dans cette nuit noire, dans cet endroit peu éclairé, un rendez-vous étrange, peut être un coup du sort.

Bon à priori c’était par-là, ou exactement aucune idée, mais ce fameux Toni saurait trouver Jean.

Jean avait troqué ses costumes et chemises habituellement classes contre un vieux sweat à capuche et un bas de survet, faisant tomber les masques de l'illusion, révélant la nature d'un homme fatigué. Il fallait se reprendre, reprendre sa vie en main, l'empêcher de déraper de la sorte. IL faut la rage de vaincre, l'envie de se sortir de ce cercle vicieux qui pourrit la vie. Perdu dans ses pensées, il alla s'affaler sur un banc, jetant sa cigarette qui s'était consumé jusqu'au filtre jaunâtre.

Une voix vint briser ce silence glacial, extirpant Jean à des pensées décousues.
Bonsoir Jean. annonça une silhouette qui s'avança dans la nuit.
C'était sans doute lui le fameux Toni. Se levant pour l'acceuillir, avec la baguette soigneusement rangée dans sa poche, prêt à agir au cas ou.

Bonsoir.
C'est moi qui t'ai envoyé la lettre, voici le présent pour ton frère et toi.
L'homme s'était rapproché, il semblait tout aussi décalé que Jean. Dans des fringues trop grandes pour lui, un corps maigre, presque squelettique, courbé, à presque s'en demander comment il tient encore debout. Il tendait au bout d'une main pâle un sac à dos noir. Attrapant celui-ci, le jeune préféra mettre ses questions de côté, et prit le risque d'ouvrir le sac. Il semblait contenir des papiers administratifs, et une arme de poing moldue.

Qu'est-ce que cela veut dire tout ceci ? Demanda Jean sur un ton le plus impassible possible.

tous ces papiers, parlent d'affaires, parlant d'une entreprise produisant du vin. Tu sais, celle de votre famille.
A quoi cela va nous servir et b*rdel de m*rde t'es qui ?

Quelqu'un qu'il vaut mieux que tu sache de ton côté. sur ce, on aura l'occasion de se revoir. Sur ceux, les parker passez une bonne fin de soirée.

Sur ces mots, l'homme transplana, ne laissant pas à Jean le temps d'en savoir plus. Celui-ci se rassit sur le banc, laissant échapper un juron. Qu'es-ce que tout cela signifiait ? Bonne question. Tout était de plus en plus bizarre.
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Re: Dans un village semi-sorcier
Mangemort 91, le  Mar 28 Mar 2017 - 7:02

I'm a Deatheater boy, in a deatheater world chantonnaient-ils gaiement, masque à la main et air guilleret dans la tête. Il chantonnaient, vacant à des occupations mangemoresques d'une route de campagne où ils avaient passé la nuit. Errant le nez penché dans les astres à la recherche d'une âme en peine à bousculer. La pêche avait été vaine. Ils avaient fini par céder, gardant leur visage de bois pour celui à vif, trop expressif. Ils se sentaient entiers, et c'était réellement une sensation rare. dont ils comptaient bien profiter. Ils continuaient. Chantonnant gaiement, limite si un brin d'herbe n'était pas sur le point de se ficher dans la fente buccale de leur masque afin de faire encore plus chauvin. Mais ils n'iraient pas jusque là. Ils ne savaient plus aller jusque là, et c'était bien ici le noeud du problème.
Ils ne savaient plus lâcher comme avant.
Toujours rattrapés par ces foutus sentiments.

C'est la mère Michel qui a perdu son chat
Qui crie par la fenêtre à qui le lui rendra.


Sauf que le chat, c'était eux qui l'avaient. Malheureux écrasé par leur délicat fessier. Leur doigts continuaient à s'y perdre. Le corps était encore chaud. Peut-être le laisseraient-ils au coin de la rue. Les lèvres se fendaient encore.

Sur l'air du tra dé ri dé ra
Et tra la la la
 

Une forme au loin qui appelait leurs yeux, sur un banc seul. Ils s'avançaient, baguette en main, et mal aux reins. Ils s'approchèrent et s'arrêter. Il leur restait un couplet. Lançant le corps du chat sur l'homme insolent de solitude.

C'est le père Lustucru qui lui a répondu :
Mais non la mère Michel vot' chat n'est pas perdu


Ils s'assirent à côté de l'homme. faisant nerveusement tourner leur morceau d'os entre leurs doigts, sourire amusé, presque canrassier. Presque réfléchi. Ils le connaissaient. Ils lui parlaient.

Pourquoi t'es là toi ? C'est pas très prudent.

La nuit est sombre et pleine de terreurs leur enfant.

 
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Re: Dans un village semi-sorcier
Jean Parker, le  Dim 16 Avr 2017 - 18:00

Le froid claquait au bout des doigts du sorcier, créant de la douleur pour ne serait-ce que pour fermer le poing.

Il y avait pire, enfin plus dérangeant que le vent frais qui rendait l'instant tant espéré de solitude difficile, à savoir ces paroles audibles tout à coup. C'était un son continue, comme une harmonie du désespoir venant d'on ne sais pas ou pour pervertir les esprits et briser le calme et le silence nocturne.

En dévisageant la source de la nuisance sonore, le sorcier se mit à tressaillir tout à coup.

Oh non...
Pas
Ce
Soir

C'est mort. Enfin pas de ça se soir quoi...
Lorsque la paix et la tranquillité sont désirées, la guerre se déclare alors.
Jean était sans doute une sorte de pion, simple poupée de chiffon que l'on dirige avec quelques fils invisibles et à défaut de pouvoir la change,r le sorcier avait accepté sa condition.

L'allure et l'accoutrement de l'inconnu en disait long sur qui il semblait-être. Mieux valait il coopérer quoi, comme d'habitude faire ce qu'on lui dit, histoire de peut être, sur un malentendu donner un sens à une vie. Normalement il n'y aurait sans doute pas à risquer trop de problèmes en cet instant précis vu les engagements pris envers eux. C'était sans doute une erreur ça aussi mais bon comme tout le reste alors bon...

Ne sait on jamais.
Venant s'asseoir à côté de lui, l'inconnu demanda


Pourquoi t'es là toi ? C'est pas très prudent.


Pourquoi pas après tout ?
Qu'est-ce que ça peut bien vous faire à tous ? Pourquoi on est éternellement dérangé ou que l'on soit ? Bon bien sur ce n'est pas vraiment ce qu'il allait répondre, car bon en tant que poupée de chiffon, ce n'était sans doute pas une super bonne idée en soi.
Se redressant sur le banc, pour faire un peu plus vivant. C'est difficile en soi quand on a perdu du poids, quand on est pale avec des cernes noires complétées par des yeux dont les filaments sanguins étaient fortement stimulés.

Dans un endroit isolé, en train de me ressourcer tout en étant en quête du temps perdu...

Les temps de l'insouciance, où les rêves avaient encore un sens.

Et vous ? Que faites vous là ?
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