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Dans un village semi-sorcier
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Mangemort 39
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Mangemort 39, Lun 07 Mar 2016, 17:21


Treize n’avait aucun respect pour son aîné. Vous qui valiez trois fois mieux que lui et qui qui, ce soir, avec le visage que vous revêtiez, aviez aussi trois fois son âge. Peu lui importait. Alors qu’il s’agenouillait devant vous et que vous pensiez avoir droit à une petite gâterie, il ne fit rien d’autre qu’appuyer sur la blessure de votre genou. Et vous criiez. Et ça le faisait rire. Vous n’aviez manifestement pas le même humour.

Vous résistiez à la tentation de lui décocher un bon coup dans la tête. Premièrement c’était votre mentor, vous ne lui deviez que respect et obéissance. Et deuxièmement vous aviez tellement mal que vous ne considériez pas cela comme une bonne idée. Alors simplement, vous vous reteniez de crier plus encore, et il finit, comme un grand par arrêter ses conneries.

Ce n’est que lorsque vous lui fîtes la délicate proposition de mariage qu’il revint à la charge – accidentellement cette fois vous en auriez juré, quoique son sadisme vous laissait sceptique (pas comme la fosse non, mais presque vu l’odeur du cimetière) – acceptant votre proposition aussi fort qu’il tapait votre genou. Cependant son attention vous toucha. En effet, fouillant les alentour, il vous offrir un fémur et vous ne pûtes que l’accepter en souriant.

Qu’il était magnifique ce fémur ! Vous le couviez d’un regard aimant, le caressiez même du bout des doigts et, rapidement, très rapidement, l’adoptiez comme animal de compagnie. Un animal mort, certes, mais il demanderait ainsi bien moins d’entretien qu’un elfe de maison par exemple. Quoi qu’un elfe bien éduqué était censé bien se tenir et ne demander aucun entretien, l’exemple était mal choisi. Il demanderait bien moins d’entretien que Treize, voilà. Non pas qu’il était votre animal de compagnie, en vérité c’était plutôt l’inverse, mais vous aimiez à le considérer comme tel étant donné qu’il était lui aussi capable de faire ses besoin d’importe où.

Bref, à peine un câlin à votre fémur favori plus tard, Treize avait disparu de votre champ de vision. Et bientôt il se ramena avec quelqu’un d’autre. Une jolie petite fille aux cheveux blonds, ce qui vous fit sourire. Qu’elle était mignonne la chérie. D’autant qu’il souhaitait vous l’offrir en cadeau, mais voilà qui allait bien ! Regardant votre fémur favori et la demoiselle, hésitant un instant, vous choisissiez. Le fémur était calme et pourrait servir en cas de besoin. Mais la femelle était sauvage et elle avait des parties dont ne bénéficiaient pas le fémur. Et puis, au pire, un fémur, elle en avait un aussi…

C’était bon, votre choix était fait, mais à ce moment elle se libéra de l’emprise de Treize et vous échouiez à la rattraper dans la seconde. Alors vous lui… claudiquiez après. Non, vous ne pouviez pas courir, voilà qui était bien dommage, alors vous boitiez, dans sa direction, jusqu’à trébucher par vous ne savez quel malheur.

Votre genou déjà douloureux heurta le sol avec brutalité et vous mangiez bientôt de la terre. Enfin… des graviers, et de l’herbe aussi un peu. Vous n’aimiez pas tellement, ce n’était pas très bon. Et puis surtout, vous aviez peur de ce que cela allait donner plus tard, dans les toilettes, si vous l’avaliez réellement. Vous pensiez en effet aux poules qui mangeaient du gravier pour faire les œufs. Mais vous ne faisiez pas d’œufs. Et vous n’aviez pas envie de chier des coquilles. Alors vous crachiez l’intégralité du contenu de votre bouche e n vous relevant vivement, et en ne tenant plus que sur une jambe. Très bien, pas de souci. Elle était plus loin. Et comme elle vous avait traité comme une poule, vous faisiez de même.

- Piti piti piti piti ! Viens par ici mon piti ! J’vais pas t’faire de mal !

Evidemment c’était beaucoup moins crédible lorsque vous tendiez la baguette devant vous… Mais vous pouviez toujours essayer. A l’aide d’un #Terraballi Mortis vous tentiez cependant d’emprisonner la demoiselle au sein d’une boule de terre. Ca allait au moins vous permettre de pouvoir la rejoindre tranquillement.
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Lizzie Bennet, Dim 05 Juin 2016, 21:22


Tu as une livraison. Pour une certaine Denger. Sauf qu'elle te donnait rendez-vous pour la livraison à Poudlard, alors que tu peux pas. Tu transplanes à Waddiwasi, dans un CRAC!. Un paquet d'autres survient. Tu quittes son échoppe, et l’oeil galopant déchire le silence d’un CRAC! Sans trop savoir où tu vas. De fait, tu te retrouves un peu dans un rien. Enfin c’est pas un rien. T’es déjà venue ici. Enfin tu crois. Oui. Tu reconnais l’endroit. Un petit village, à la frontière écossaise. T’avais bu, ris, bu, pris le Magicobus. Tu cherchais un Croup, avec Shela. As-tu pensé à elle, depuis le temps que vos chemins ne se sont croisés ? Bizarre affaire. Tu ris dans le silence, et poursuis ta route. Les marécages sont pareils à ce qu’ils étaient, il y a de cela quatre ans. L’herbe des champs est un peu plus haute, je crois.

On pourrait s’y cacher, le temps d’un loup. Fin faudrait des gens avec qui y jouer, et vu qu’il ne te reste qu’une de tes soeurs, tu vas éviter de mettre sa vie en péril en laissant trainer ton esprit excité près de ses pas. Enfin, tu aurais pu être traversée par n’importe quelle émotion que tu n’aurais joué avec Lydia.


Un éclat enflammé se dessine et captes ton oeil. Fascination qui dure une seconde, minute, heure. Impossible d’en juger. Le temps est juste suspendu dans un entre-deux. Il y a l’avant, et l’après feu, tout comme il y a l’avant et l’après Azkaban. Ses reflets enchanteurs, criant leur passion, t’avaient manqué. Tu te régales à les contempler courber les champs et les ronces, teindre l’air de flammes rougeoyantes et de fumée magique. Magique, car pour le coup, y la forme est trop ronde, trop parfaite, pour être de provenance moldue. Tu es trop loin pour deviner que la silhouette en présence est connue. Qu’elle broie du noir, rumine sa solitude et médiocrité. Toi, tout ce que tu sais, c’est que quelqu’un de bien s’amourache de la magie et du feu,

et que tu veux le rejoindre. Là, maintenant, et tout de suite. Qui qu’il soit, ou ait été.


Tu franchis d’un pas léger les marécages ; enfin léger, ton ventre rebondi ralentit tout de même tes mouvements, mais féline tu t’approches de la baguette dont le Lumos tait le silence et l’obscurité. Tu aurais pu l’atteindre en une trentaine de secondes, s’il n’y avait eu cette ombre. Minuscule et légère, ses pattes te chatouillent la main. Une douceur bizarrement fraiche, sans pour autant être piquante dévie ton attention. Main droite, creux du pouce et de l’index. Sauterelle est son nom. De tous les insectes, c’est à tes yeux le plus brillant ; tu étais même, plus jeune, dans une des tes mémorables journées d’ennui, parvenue à enseigner à l’une de ses congénères à nager.

Tu restes quelques instants sans rien faire ou dire, puis l’élève vers tes yeux, enfin ton, histoire de la voir avec plus d’acuité. Tu as encore du mal à te faire au fait que ta vue n’est pas assez précise, et que faute de son épouse borgne ton iris droite projette les images un peu trop à gauche. Morale, t’es un peu surprise de la sentir bondir vers tes lèvres et l’écartes d’un brusque mouvement de bras. Brutale erreur ! L’idée qu’elle puisse disparaître entre les champs te touche bizarrement, et l’instant d’après un #Amplificatum aide à la localiser sans doute possible. La bête -car insecte ne paraît alors plus être un terme adapté- ne comprend l’évolution radicale de son écosystème, et alarmée franchit les marécages en quelques bonds.

Tu la courses à travers les feuillages ; si elle arrive à tes hanches, les herbes parviennent pourtant à la couvrir. Faune et flore passent en état d’urgence face à la créature inconnu -ils craignent toujours l’inconnu- et se font peur de proche en proche. Te prenant les pieds dans une racine un peu fourbe, tu n’assistes à la stupeur du non-inconnu partageant les lieux mais t’inquiète de perdre de vue ta créatrice d’imprévus. Un éclair roux, tranchant l’or sombre des champs, signale la fuite d’un renard.

Tu te redresses pour reprendre la traque, un peu trop rapidement, tu cours, la tête te tourne, la silhouette de tout à l’heure cache ta sauterelle, tu tentes de la dépasser, tu la reconnais, finis par percuter « MERLIN C’EST CROUPTON » au moment précis où tu le percutes. Envolée, la sauterelle géante. Peut-être effraiera-t-elle quelque moldu ? Reconnecter les neurones, on est censé parler, là.
- Amnesius c’est ça ? Tu dois pas avoir l’air de grand chose. Un peu sauvageonne, de la terre couvrant tes genoux, feuilles et brindilles s’accrochant à tes cheveux, mais c’est finalement assez représentatif de qui tu es. La sorcière toujours en mouvement -dans sa vie, ses pensées, ses relations. Souvent souillée, et totalement déprise des apparences.
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Lizzie Bennet, Mer 17 Aoû 2016, 08:13


Le sorcier, me dévisageant, et je crois aussi me reconnaissant, eut comme un rictus. Je ne sais à quoi je lui faisais penser, mais je l’amusais. Assez peu commun, en vérité ! Si dans le temps j’avais su être le court spectacle divertissant, depuis quelques mois ma spécialité oscillait plutôt entre la crainte et le dégoût. Il parla enfin, le confirmant, desserrant ses lèvres étonnamment souriantes pour lâcher « Oui, oui c'est ça. Et vous, Lizbeth » -se corrigeant- « Elizzabeth » Un nom qui sonnait bizarrement entre ses lèvres, nom que j’avais un temps renié, qui avait cessé d’exister, était mort au profit de Sunil, sans trop savoir si elle avait trop regagné ses appartements depuis, si elle avait su se réhabiter. Un oeil observateur aurait su vous dire que son âme errait encore, pour la simple distinction que j’effectuais entre elle, lui et mon. Mais il eut fallu obtenir un accès à mon esprit, pire, le comprendre, et aucun des deux n’était partie gagnée.

Une créature -ma créature- jaillit d’entre les herbes. Belle et grosse et même si elle ne portait de tête d’oeuf de colombe et dans un bruit immonde elle bondissait. L’artificielle lumière disparaissait, permettant de profiter des teintes plus crépusculaires -je crois- -je ne saurais dire- -ni les saisons ni les heures, le temps gagnait en élasticité hors de cellule, et je n’avais réappris à me l’apprivoiser. Il parla encore « J'ai tout perdu juste après toi... » mais moi je comprenais pas, et ne pouvais comprendre, de quoi parlait l’homme.

Gagner, perdre, c’était des illusions, des moments ; j’aurais tant ri de lui en le voyant passer ses ASPIC, le p’tit gars, moi qui n’avais après mon incarcération eu nul accès à un rattrapage d’examen. Qui ne l’avais trop cherché non plus ; j’étais peut être pour ces gens trop dans le présent pour saisir leurs victoires et leurs ors, pour moi ces derniers n’étaient que vagues décors. Ce qui comptait était le présent, l’instant, dans ses nuances olfactives et terrestres. Dans sa liberté d’être. Ce qui comptait était la nouvelle possibilité de lier baguette et main en une union de puissante éphémérité. Il fallait toujours embrasser l’impalpable qui s’écoulait entre nos doigts, était déjà parti ; savourer la langue râpeuse du chat, la bise de la brise, la caresse des braises. Lui gardait ses rancunes contre le monde, rancunes mal placées, et d’ailleurs mal évacuées -bientôt, la sauterelle se prenait un second sort. On la voyait hocher la tête avec un air détaché du tronc.

L’instant d’après, ce garçon que je ne semblais pouvoir comprendre me regardait avec une amertume dans le regard que d’anciennes lectures me permirent de rattacher avec de la culpabilité. N’étant fine connaissance de ses déclencheurs, je ne sus déterminer si c’était la mort de la sauterelle ou mon oeil borgne qui la lui inspirait. Je souris quand la tempête rugit du bout de sa baguette -un sourire rare, comme une invitation, un sourire qui demandait si lui aussi était un ouragan, comme moi. Les blés s’insurgeaient contre le temps, puis s’aimaient le temps d’un bal, se trahissaient dans un coup de vent, et lui criait, je crois, sa défaite, déception, lui perdait l’envie de se révolter contre autrui, contre lui, et en lieu et place terminait à genoux.

Peut-être pouvait-il être un ouragan, mais il était encore trop atteignable pour en avoir conscience. Il fallait ranimer la puissance de l’orage, lui fournir le grondement qui alimenterait l’éclair. « La seule victoire à chercher, c’est d’exister », et le #Seismus déchira le pré de deux zébrures irrégulières et profondes. Les fragrances du monde nous enveloppaient. « Le reste est futile, Amne. Sois pas un géant aux pieds d’argile. Tu l’oublies peut-être ; tu n’as connu Azkaban, toi. Mais être libre, c’est la plus belle revanche à avoir sur le monde. Tu sens pas la terre, quand on la rompt, ses folles effluves ? » et déjà je lui parlais moins que je lui dansais mon histoire, d’un pied inégal, toute à l’allégresse qu’un je-ne-sais-quoi me procurait ce soir.
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Lizzie Bennet, Mer 21 Sep 2016, 06:01


Les minutes tournaient dans l’ère du chaos. Champ de bataille, d’épis plus que d’épée. Chacune s’égrenait au profit du chant des grains, et Amnesius semblait en profiter. Tout sable était graine, et vite il mêlait les bambous à la flore locale. Le crépuscule -je crois que c’en était ? je ne sais plus trop, en vérité. La mesure du temps s’était perdue entre trois sorts, deux regards. Loin était la foule et la gloire et les attentes et les Trahison, disgrâce / L'esprit du mal est marqué sur sa face / Trahison, quel outrage ! / Disgrâce, et violence ! / Il n'est que nuisance depuis sa naissance -je m’emporte, je crois, tout ça pour dire que le passé était loin, refermé dans sa bulle dont on avait jeté la clef, ne gardant que les traces physiques et mentales qu’il avait dessiné.

Qu’importe, l’Air était saturé de poésie, il fallait nager et vite et bien pour ne pas s’y noyer. Pour rester du côté de la raison, et non tomber dans la contemplation des merveilles que la magie. C’était facile, pourtant. Je me rappelais d’une fois où enfant j’avais fuguée, et à mon retour, le spectacle d’une tignasse blonde s’entrainant à la perfection de ses sorts m’avait plus ravie que ça devrait être permis. Il fallait me comprendre : tout sentait la maison, jusque dans les brins de blé que ses mèches enlaçaient. Parfois, nerveusement, elle les mâchouillait, et pourtant, rares étaient les spectacles aussi relaxants. Ils étaient de ceux où l’on observe sans voir, où l’on observe l’instant dans sa longueur tout en le connaissant déjà par coeur. On le contemple paupières closes, et sait ne jamais pouvoir oublier toutes les senteurs qui l’animaient. Cette scène là, c’est à Elle, à Jane, qu’elle était due. Sans doute était-ce pourquoi j’étais si fébrile tout à coup. D’y penser.

Ça n’avait de sens, d’y penser, puisqu’il y avait longtemps qu’elle n’était. Se souvenir, c’était juste se faire du mal. Il aurait fallu qu’un moldu hack mon cerveau, et le vide, le dépèce. Non. Non je ne voulais rien oublier, chaque souvenir me définissait, plus jamais je laisserai quelqu’un jouer avec mes souvenirs. Tu m’entends, Evan ? Toi non plus, t’as pas le droit, et tu le sais, toi qui t’y es déjà risqué. Enfin mon émoi était bien déraisonnable. J’étais là à explorer des fantômes pour quoi, deux zébrures du sol ? Non, pour sa défense, il offrait aussi une dans le ciel. Bang, un jet rouge perce les nuages, et en boomerang son rebond s’abat sur nous.

Foudre et pluie s’emmêlent doucereusement sous le couvert d’un vent chaleureux, ou du moins, plus que son regard à lui. Car si bien des nuances dansent entre ses opales, la chaleur en est absente. Plutôt un élixir de culpabilité parsemé de ronces de rage, qu’on aurait foutu directement dans le liquide plutôt que les diviser en fines lamelles. Sauf que ça partit en vrille, pour un motif que j’ignore. Il me regardait, directement, sans filtre, et puis là un trip l’a pris. Il m’a saisie par la taille et a commencé à me faire tourner. En temps normal, je l’aurais sans doute giflé sans hésitation, mais pour un motif impossible à saisir, je me suis laissée allée dans son délire.

Il m’a entrainée, un instant, rien qu’un instant, dans son monde. Et ça tournait, pas assez vite, il me fallait plus de mouvement et de tensions en son bras, je voulais le sentir tout prêt de me lâcher, sans y succomber.

A mon tour de danser.
Un sourire qui crie merci.
Reborn en un crachat rougeâtre.
J'enfile la magie.


Les gouttes ruisselaient sur nos visages d’hommes libres, et on rêvait. De quoi je ne sais plus, il y avait l’orage qui grondait, et la foudre qui tombait, et ses bras qui tournaient, et le sourd martèlement de la pluie, et le crissement du blé sous nos pieds, et je n’aurais su dire si j’avais chaud ou froid, mais je savais, au fond de mon être, que j’étais Bien.

Un instant, je voyais au-delà du binaire, du 1 - 0, agir ou se taire. Un instant, je voyais au delà du pouvoir pris ou à prendre. Un instant, je voyais l’orage, le monde. C’était si beau qu’on pouvait s’y laisser embourber. S’y endormir peut-être. Il avait trouvé une faille dans mon système, et ma vigilance un instant tombait. Pas de méfiance en trombe contre tout contact humain. Pas de barrière. La guêpe s’enlisait dans le tableau.

Répondre, il fallait répondre, briser le rêve le temps d’un soupir, avant qu’il nous avale, et que la dangerosité du verre ne se tisse, toute prête à être brisée.
-

Sauf qu’aucun mot ne franchit mes lèvres. Le bug est entier. Je crois que j’ai arrêté de danser. Mon corps se rigidifie. J’éprouve sous la pluie les moindres effleurements d’herbe et de chair et d’eau et je ne sais trop lequel me guide, mais l’instant d’après, je suis en train de lui faire un câlin. Lizzie doit, en quelque langue, rimer avec échec.

Violence, rattrape moi, encore.
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Lizzie Bennet, Dim 16 Oct 2016, 05:31


I'm fucked up, I'm black and blue...
J’ai pas compris quelle folie m’avait saisie. D’où venait ce mouvement si peu naturel ? Qu’était une étreinte ? Ça rimait avec contrainte, ça vous serrait les côtes, vous étouffait ; ça brisait les espaces de sécurité sans offrir le moindre plaisir de chair. Pourquoi l’avais-je fait ? On va dire que j’avais juste le vertige. Ça tournait trop, trop vite, j’étais tombée, et ses bras m’avaient rattrapée. Oui, on va dire ça. C’est plus simple, vous ne trouvez pas ? Plus cohérent, aussi. Donc c’est ce qu’on va retenir. Hochez la tête avec moi. Merci. Malchance, lui n’a accès à cet accord ; trop tacite, peut-être, et le voilà qui opère la réaction la plus normale au monde : il recule, s’écarte, fuit les mouvances déraisonnables d’une tornade torpillée.

Mince. Regard indécis. Il analyse. Il va tirer des conclusions, peut-être les mauvaises, et s’il croyait que j’étais une autre, s’il croyait que j’avais juste désiré le prendre dans mes bras, sans arrière pensée, bordel, on n’était pas tirés d’affaire. Des lueurs contraires se livraient un ping-pong sans merci, et encore et toujours des émotions zigzaguaient d’un oeil à l’autre, trop rapides pour être sondées, trop nombreuses pour être ignorées. Coup de chance, il finit par trancher pour une interprétation plus sensée que le désordre qui semblait s’orchestrer. Il avait cru que je voulais le toucher par simple recherche de la chair d’autrui. C’était déjà plus lizziesque et intéressé ; oui, c’est à ce jeu qu’il fallait jouer.

Il tendait toutes les cartes, se rapprochant, n’offrant lui de bras embarrassants, juste un regard quelque peu troublant -peut-être parce que je peinais à m’accommoder de ma perte de vue ? c’était, après tout, la première fois que je ne voyais que d’un seul oeil un homme de si près. Oui, possible. Et puis, et puis il y avait ses lèvres contre les miennes, et puta*n ça tournait, bien plus qu’entre ses mains, je sentais un rien me vriller les entrailles, comme le remous d’une vague à laquelle nul ne saurait échapper, qui toujours me happait, une légère pression de lèvres et vlà que j’étais dans tous mes états, mais on s’en fout, non, tant que c’était ce qu’il voulait, tant que nous ouvrions des orages et des sauterelles géantes, tant que le blé rugissait sa recherche de force naturelle, brute, féroce, tant que c’était que l’instant-

why ohwhy oh why ohwhyoh Et puis, et puis ce qui comptait c’était que c’était mieux qu’un câlin, ça avait plus de sens, c’était juste de l’appétence humaine, sans parler du fait qu’il m’avait battue, qu’il était bon-

On s’en foutait, de toute façon, du pourquoi mon visage restait si près du sien, du pourquoi mes lèvres revenaient à la quête des siennes, du pourquoi ça m’entortillait les sens, ça ne changeait rien à mon essence. C’était juste une impulsion, une envie de lui comme une envie de sel ou de sable ou de poils. Poivre, pardon. Pareil. Un truc bestial et c*n, qui se comprenait pas, se faisait, c’est tout. Je voulais juste être sûre que c’est ce qu’il voulait, lui aussi, et me perdais un instant dans son regard troublé, l’y guettant, m’y cherchant. Je croyais, oui, que son désir y répondait, que je n’étais la seule à me laisser guider par les vagues, rose déchue, de sable pétrie, à flotter le long de la rive sans pouvoir m’y poser, sans le vouloir en vrai, n’attendant que le ressac pour être violemment rembarquée dans les flots tumultueux ; je croyais oui, que lui et ses lèvres musquées le voulaient.

Fallait pas faire de mouvement brusque, pas d’étreinte en forme d’étau, non, pas même compresser sa bouche entre mes dents, juste retirer ces foutus vêtements et voir ce qu’il en ferait. S’il prendrait le large ou resterait à quai. Il était rare que désir et pensée soient si intensément mêlés ; je réfléchissais trop, c’était intenable, ça lui donnait presque raison, autant revenir aux moeurs usuelles, se déprendre et- je sais plus trop ce que je disais, je me fiais à sa gorge pour me réapprendre quelques soient les inepties dont je me bassinais.
I want someone with secrets that nobody, nobody, nobody knows

Je démarrais à sa mâchoire, moins saillante et carrée que la mienne, et si charnue, si appétissante, l’embrassais, léchais, mordillais, glissant le long de son muscle sterno-cléido-mastoïdien, m’égarant dans sa clavicule, m’arrêtant, espérant de son regard quelque approbation, disputant mes mains déjà attachées à ses reins, reculant d’un pas preste, coinçant ma chaussure dans une herbe désapprobatrice, et le manque d’équilibre faisant le reste, finis le c*l à terre, gorge renversée, crachant au tonnerre un rire grondant presque aussi fort. Puis, reposant mon oeil valide sur Croupton, lui tendis une main, sans trop savoir si je m’attendais à ce qu’il la saisisse pour m’aider à me relever, ou juste pour l’entrainer dans les herbes affolées.
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Lizzie Bennet, Dim 04 Déc 2016, 04:13


I'm searching for something that I can't reach

couvre moi de tes caresses papillons
je crois que c’est ce que je voulais au départ
mais tes mains n’ont rien de la douceur de celles d’evan
tu es plus brut
plus direct

I don't like them innocent
I don't want no face fresh


squelette déjà tendu
l’innocence de nos sorts
de nos tours
semble disparaître
ou peut-être est-ce l’inverse
peut-être n’avons nous jamais été si enfants
que par ce retour d’une curiosité
instinctive
envie de connaître les moindres centimètres de ta chair
et tu sembles songer de même
un murmure
tu es sûr que c’est ce que tu veux

et tes mains viennent me répondre
tu as l’air oui
déterminé
tu n’es l’écho qui enveloppe
tu es la flèche qui transperce
qui élance et qui embrase
pourtant d’abord je ne réponds
j’apprécie ce que tu m’offres
mon souffle suit les moindres de tes indications
mais mes mains restent plantées dans l’herbe froide
les doutes sortent de la terre
comme des effluves
plantés dans le nez
je ne suis pas sûre de vouloir te toucher
tu sais tu ne me connais
je suis des âmes qui peuvent briser
d’un battement de cuisses
et tu sembles pur au delà de tes manières rapides
je crois que je crains de te blesser
comme je sais que je me suis tuée


My ghost
Where'd you go?
I can't find you in the body sleeping next to me

sans doute faudrait-il se reprendre
me secouer
pour l’heure je n’ai que cet écho

battant
battant
battant

comme une menace à mes tempes
alors j’esquive le croassement de la pensée
me réfugie dans ce que je connais
dans ce que je maîtrise
et merlin que j’aime jouer des mélodies
avec leurs corps et leurs soupirs
elles n’ont des noms ces ombres que je baise
elles sont juste ces vents qui me passant entre les jambes
me maintiennent en vie
alors je clapote sur leurs reins
fais un jeu de leur bassin
pour par leur désir retrouver
ce petit plaisir de domination
qui outre le meurtre est bien le seul
à m’assurer que je suis plus qu’un amas de cendres
oh il faut dire que celui ci n’est pas des moindres
vainqueur quelques heures avant il croit encore avoir des choses à prouver
glisse ses doigts partout où il le peut
où il le veut
où je le veux
et il se cambre dans mes soupirs
s’éloigne pour une expiration
revient à mes lèvres comme un aimant
à moins que ce soit l’inverse
à moins que je sois l’ivresse
éperdue
de lui
de sa chair aux saveurs musquées
toujours nos corps plus à l’étroit
que l’on se brise que l’on se heurte
que l’on s’enflamme une fois de plus
pour quelques souffles quelques caresses
que l’on s’embrase que l’on se brûle
se déchire plus que se désire
parfois j’ai mal quand tu m’effleures
parfois je reviens plus mordue
attisée
ô traître que tu es mon corps
traître dans ce délice des chairs
d’inconnus qui s’apprivoisent nus
dans une lutte de désir
un duel de plaisir
j’ai besoin de toi
besoin de toi comme d’une medecine
d’une drogue à fourrer dans la gorge
t’es ma nouvelle pilule
je te sens gainé et fébrile
tu dois deviner que je le suis autant
lorsque ma langue caresse ton torse
deux cadavres entrelacés
cherchent à s’insuffler des bouts de vie
de leurs lèvres plus acérées que leurs baguettes
ils se trouvent et se cherchent
et se désirent et se déchirent
nos corps retombent comme deux braises
encore emmêlées
entremêlées
souffles qui ralentissent
les cendres s’esquissent
l’orage s’éloigne
les coeurs frémissent
l’arène des chairs
est un jeu éphémère
il doit le rester
alors je reviens planter mes lèvres contre les siennes
le remercie
et traque entre les herbes hautes
les vêtements dont l’on s’est défaits
il ne faudrait s’attarder
il ne faudrait s’attacher
I know I'm gonna leave him
je rejette la gorge
m’abreuve d’un rayon de lune
ris un coup
enfile mon haut
bientôt tombera le rideau


Dernière édition par Lizzie Bennet le Mar 02 Oct 2018, 12:26, édité 1 fois
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Jean Parker, Lun 20 Fév 2017, 14:10


Pv ft. 91



C’est dans ce genre de jours ou l’on sait que l’on fait de nombreuses erreurs, que l’on doit rester là où on est, de ne pas bouger, de rester là à rien faire d’autre qu’espérer, espérer que les choses évoluent. Recevoir une lettre de la sorte, c’était inquiétant. Ce genre de moments les plus inquiétants, quand on a bien fait gaffe à ne jamais laisser de traces, au péril d’heures passées à revenir sur ses erreurs faites. La relisant encore et encore pour comprendre, il fallait comprendre ou est-ce que il avait eu une adresse sur un lieu incartable, c’est comme si il était observé. Par un regard mauvais, malsain, lugubre.

Jean.
Ouais ouais je sais que t’a aucune idée de qui je suis.

J’ai un truc à te filer, qui je suis sur fera plaisir à toi et à ton frère.

Trèves de blabla manuscrit inutile, on parlera de vive voix quand on se verra.

Où ? Bonne question. Je t’ai filé l’adresse jointe à ce hibou. Enfin ce n’est pas vraiment une adresse, c’est un lieu tranquille en Angleterre. J’ai pu comprendre que tu savais transplanner non ?

Allez Ciao.

Toni.


Cette lettre était plus troublante que n’importe quoi. Paul était venu vivre avec Jean, la maison Parker avait donc changé de coin, passée de France à Angleterre. Les deux frères avaient été assez choqués par la lettre, mais après une longue séance de négociations, Jean réussit à convaincre son frère d’y aller seul, après tout la lettre lui était destinée. Mais après tout si c’était dangereux, il s’en irait… Ou improviserait, on verra. Après tout ce Toni avait soi-disant quelque chose à leur donner. Cela puait sans doute le traquenard mais bon. Comment cet homme avait il pu savoir tout ça, Jean était discret de nature, hé puis il n'avait parlé de son frère à personne.

Le temps de se préparer, il fallait dessaouler vite fait pour pouvoir aller là-bas. L’ex serpentard avait déjà eu l’occasion de se retrouver dans ce village assez éloigné, certes cela avait été assez bref mais il visualisait à peu près l’endroit. Après avoir fini son verre devant ce feu de cheminée, le sorcier transplanna non loin du point de rendez-vous.

Un corps fatigué, détraqué par l’alcool et les cigarettes, ayant les pupilles meurtries, ensanglantées, les paupières faites de plomb. Des cernes profonds et un teint blafard viennent compléter ce cadre empli de joie, avec en prime une main égratignée par le travail, tenant aux bouts de ces ongles jaunis une cigarette, éternel objet de désir. Dans cette nuit noire, dans cet endroit peu éclairé, un rendez-vous étrange, peut être un coup du sort.

Bon à priori c’était par-là, ou exactement aucune idée, mais ce fameux Toni saurait trouver Jean.

Jean avait troqué ses costumes et chemises habituellement classes contre un vieux sweat à capuche et un bas de survet, faisant tomber les masques de l'illusion, révélant la nature d'un homme fatigué. Il fallait se reprendre, reprendre sa vie en main, l'empêcher de déraper de la sorte. IL faut la rage de vaincre, l'envie de se sortir de ce cercle vicieux qui pourrit la vie. Perdu dans ses pensées, il alla s'affaler sur un banc, jetant sa cigarette qui s'était consumé jusqu'au filtre jaunâtre.

Une voix vint briser ce silence glacial, extirpant Jean à des pensées décousues.
Bonsoir Jean. annonça une silhouette qui s'avança dans la nuit.
C'était sans doute lui le fameux Toni. Se levant pour l'acceuillir, avec la baguette soigneusement rangée dans sa poche, prêt à agir au cas ou.

Bonsoir.
C'est moi qui t'ai envoyé la lettre, voici le présent pour ton frère et toi.
L'homme s'était rapproché, il semblait tout aussi décalé que Jean. Dans des fringues trop grandes pour lui, un corps maigre, presque squelettique, courbé, à presque s'en demander comment il tient encore debout. Il tendait au bout d'une main pâle un sac à dos noir. Attrapant celui-ci, le jeune préféra mettre ses questions de côté, et prit le risque d'ouvrir le sac. Il semblait contenir des papiers administratifs, et une arme de poing moldue.

Qu'est-ce que cela veut dire tout ceci ? Demanda Jean sur un ton le plus impassible possible.

tous ces papiers, parlent d'affaires, parlant d'une entreprise produisant du vin. Tu sais, celle de votre famille.
A quoi cela va nous servir et b*rdel de m*rde t'es qui ?

Quelqu'un qu'il vaut mieux que tu sache de ton côté. sur ce, on aura l'occasion de se revoir. Sur ceux, les parker passez une bonne fin de soirée.

Sur ces mots, l'homme transplana, ne laissant pas à Jean le temps d'en savoir plus. Celui-ci se rassit sur le banc, laissant échapper un juron. Qu'es-ce que tout cela signifiait ? Bonne question. Tout était de plus en plus bizarre.
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Mangemort 91, Mar 28 Mar 2017, 07:02


I'm a Deatheater boy, in a deatheater world chantonnaient-ils gaiement, masque à la main et air guilleret dans la tête. Il chantonnaient, vacant à des occupations mangemoresques d'une route de campagne où ils avaient passé la nuit. Errant le nez penché dans les astres à la recherche d'une âme en peine à bousculer. La pêche avait été vaine. Ils avaient fini par céder, gardant leur visage de bois pour celui à vif, trop expressif. Ils se sentaient entiers, et c'était réellement une sensation rare. dont ils comptaient bien profiter. Ils continuaient. Chantonnant gaiement, limite si un brin d'herbe n'était pas sur le point de se ficher dans la fente buccale de leur masque afin de faire encore plus chauvin. Mais ils n'iraient pas jusque là. Ils ne savaient plus aller jusque là, et c'était bien ici le noeud du problème.
Ils ne savaient plus lâcher comme avant.
Toujours rattrapés par ces foutus sentiments.

C'est la mère Michel qui a perdu son chat
Qui crie par la fenêtre à qui le lui rendra.


Sauf que le chat, c'était eux qui l'avaient. Malheureux écrasé par leur délicat fessier. Leur doigts continuaient à s'y perdre. Le corps était encore chaud. Peut-être le laisseraient-ils au coin de la rue. Les lèvres se fendaient encore.

Sur l'air du tra dé ri dé ra
Et tra la la la
 

Une forme au loin qui appelait leurs yeux, sur un banc seul. Ils s'avançaient, baguette en main, et mal aux reins. Ils s'approchèrent et s'arrêter. Il leur restait un couplet. Lançant le corps du chat sur l'homme insolent de solitude.

C'est le père Lustucru qui lui a répondu :
Mais non la mère Michel vot' chat n'est pas perdu


Ils s'assirent à côté de l'homme. faisant nerveusement tourner leur morceau d'os entre leurs doigts, sourire amusé, presque canrassier. Presque réfléchi. Ils le connaissaient. Ils lui parlaient.

Pourquoi t'es là toi ? C'est pas très prudent.

La nuit est sombre et pleine de terreurs leur enfant.

 
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Jean Parker, Dim 16 Avr 2017, 18:00


Le froid claquait au bout des doigts du sorcier, créant de la douleur pour ne serait-ce que pour fermer le poing.

Il y avait pire, enfin plus dérangeant que le vent frais qui rendait l'instant tant espéré de solitude difficile, à savoir ces paroles audibles tout à coup. C'était un son continue, comme une harmonie du désespoir venant d'on ne sais pas ou pour pervertir les esprits et briser le calme et le silence nocturne.

En dévisageant la source de la nuisance sonore, le sorcier se mit à tressaillir tout à coup.

Oh non...
Pas
Ce
Soir

C'est mort. Enfin pas de ça se soir quoi...
Lorsque la paix et la tranquillité sont désirées, la guerre se déclare alors.
Jean était sans doute une sorte de pion, simple poupée de chiffon que l'on dirige avec quelques fils invisibles et à défaut de pouvoir la change,r le sorcier avait accepté sa condition.

L'allure et l'accoutrement de l'inconnu en disait long sur qui il semblait-être. Mieux valait il coopérer quoi, comme d'habitude faire ce qu'on lui dit, histoire de peut être, sur un malentendu donner un sens à une vie. Normalement il n'y aurait sans doute pas à risquer trop de problèmes en cet instant précis vu les engagements pris envers eux. C'était sans doute une erreur ça aussi mais bon comme tout le reste alors bon...

Ne sait on jamais.
Venant s'asseoir à côté de lui, l'inconnu demanda


Pourquoi t'es là toi ? C'est pas très prudent.


Pourquoi pas après tout ?
Qu'est-ce que ça peut bien vous faire à tous ? Pourquoi on est éternellement dérangé ou que l'on soit ? Bon bien sur ce n'est pas vraiment ce qu'il allait répondre, car bon en tant que poupée de chiffon, ce n'était sans doute pas une super bonne idée en soi.
Se redressant sur le banc, pour faire un peu plus vivant. C'est difficile en soi quand on a perdu du poids, quand on est pale avec des cernes noires complétées par des yeux dont les filaments sanguins étaient fortement stimulés.

Dans un endroit isolé, en train de me ressourcer tout en étant en quête du temps perdu...

Les temps de l'insouciance, où les rêves avaient encore un sens.

Et vous ? Que faites vous là ?
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