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Dans un village semi-sorcier
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Mary Drake
Serdaigle
Serdaigle

Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Mary Drake, Dim 4 Mar - 21:46


Noir - ou blanc
Vase - ou goutte d'eau
être celui qui n'arrive plus à suivre
ou bien celle qui fait déborder
--- et pourquoi pas les deux
Grise
le teint fade et la peau poussière
une couche fine qui s'épaissit encore et encore
une couche de crasses
sale
sale
sale
Les rats affamés rongent la peau des gens
ils dévorent à grands coups de dents
Mes ongles sont des rongeurs
qui creusent
Ils cherchent un peu de chair humaine
sous toutes ces illusions

Guerres chaque secondes ; on aimerait être les gagnants. Pourtant les tendances peuvent se retourner à tout instant. Un jour bleu un autre rouge, nonante années de réussite pour finalement être renversé ; ça vaut-il vraiment la peine d'abattre toutes les épées ? Un souffle mal placé et la pyramide de cartes s'échoue ; des archers ne sachant pas viser et le plus fragile équilibre peut persister. J'suis assise sur un sol avec toi la personne qui préfère le froid de la pierre au bois taillé et pour la première fois depuis que je dors sous mon lit j'sais qu'après je vais pas avoir envie de parler de ton existence aux souris. J'veux pas. J'veux pas qu'un jour elles trouvent plus intéressant à commérer, j'veux pas que ce qu'il se passe soit rapporté. C'est pas parce que c'est toi non, juste que d'habitude je ne fais que regarder sans prendre le risque de l'être ; c'est comme ça au final je choisis pas. Je suis une pnj dans le décor malgré mes airs d'impératrice sur les terrains de Quidditch. D'habitude ma présence est celle de la foule à la différence que je suis comme ces caméras qu'on ne voit pas : bien dissimulée.

Depuis que j'observe j'ai compris à quel point c'était horrible d'être observé.

Et j'sais pas. Qui tu es je veux dire. Si toi aussi t'es là à la base pour regarder, te fondre dans une marre de visages et ne faire partie que de ce corps social pour enfin - oui, enfin - disparaître. Et j'sais encore moins. Si c'est important. Y'a une ombre qui m'a dit qu'on se fichait des tu des je des toi des nous. La seule certitude que j'ai c'est qu'il est important de différencier rats et souris ; le reste n'est qu'une frontière floue que j'arrive pas à distinguer dans le pétrole de mes pensées. C'est poisseux, là-dedans. Un commerçant qui te vend des sourires qui s'avèrent ensuite des couteaux. On sait jamais parce que tout peut se transformer. La magie à ce quelque chose de vicieux qui empêche les certitudes rassurantes de s'établir. Il est bien trop simple avec un tour de baguette d'amadouer de tromper de croire et puis de tomber.

et toi
t'hoches simplement la tête

Preuve que je suis encore visible et entendue ; que je n'étais pas une si discrète espionne des rues ; que l'inexistence n'est pas encore arrivée à son terme ; qu'je peux encore changer de voie. Puis preuve peut-être que tu me remballes pas, que même si oui en effet je suis ici et non ailleurs ça ne veut pas dire que tu vas m'dire de la fermer. Puis tes mots ils sont étranges, un peu comme un poing qui toque sur une porte. Boum boum boum boum. Même fréquence que les battements d'un coeur. Boum boum boum boum il n'y a pas de lumières allumées. On peut faire semblant de dormir et ignorer pourtant le battant de bois s'ouvre.

Comme si j'attendais au final
qu'on me voit
que je puisse ouvrir la porte
à quelqu'un
même si ce n'est pas ce que cette personne voulait
même si c'est une mascarade
même si je me fais des films
j'ai ptet juste cette envie
que ce ne soit pas seulement la bête
qui vienne dévaliser

mais un.e autre

Je sais pas qui de nous deux ouvre mais en tous cas sans réellement comprendre tes mains rejoignent les miennes. Matérialité nous ne sommes pas une envolée d'eau impossible à attraper. Nouvel indice Mary t'es pas une illusionnée et mon coeur veut crier le contraire malheureusement Stella a raison je suis toujours humaine et bien que cela soit répugnant ça me permet de ressentir les doigts congelés et d'avoir ce frisson étrange qui en a découlé. Mes yeux papillonnent pour êtres certains de ne pas se tromper. Oui je te vois c'est bizarre de le dire, ça faisait longtemps que ce n'était plus sorti de la même façon. Sentir je sais pas - nez bouché, l'hiver ne se change pas - Et je t'entends. Avaler sa salive devient difficile. Mes doigts se serrent un peu contre le siens, tentative de réchauffer en quelques frottements. Je te vois parce que nous sommes là. Absurdité C'est logique ! Mais pour moi ça ne l'est plus. Il faudrait le dire plus souvent. Qu'on est là. Parce qu'on a tendance à l'oublier un peu trop souvent.
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Chad Taylor
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Chad Taylor, Ven 8 Juin - 19:51




Turn Back The Pendulum

Part.1

PV avec Cara De Lanxorre

Tic. Tac. Tic. Tac.

Ça faisait maintenant plusieurs mois que Chad était sorti du cocon confortable qu’avait constitué Poudlard. Il était assis depuis maintenant une heure et demi sur une chaise inconfortable, dans ce qui devait servir de salle d’attente d’un gigantesque manoir Anglais. Le sorcier avait été prié d’attendre dans cette immense salle où se trouvaient trois chaises droites en bois vernis, le temps que le maître de maison termine ses entretiens. Il ne savait pas combien de temps ça prendrait, mais les minutes s’écoulaient au rythme de l’énorme pendule ancienne qui trônait au centre de la pièce.

Chad avait reçu une lettre – une convocation plus qu’une demande – de son hôte afin de le rejoindre à cette adresse. Lorsqu’il s’était approche de la résidence, il n’en n’avait tout d’abord pas cru ses yeux. Pourquoi un homme qui vivait visiblement dans l’opulence souhaitait s’entretenir avec le Serpentard tout juste diplômé. Ses dons en potions, s’ils étaient avancés, ne lui avaient jamais valu d’être remarqué en dehors de sa classe. Il avait donc passé le portail alors que le soleil commençait à tomber, et la pluie qui tombait à ce moment s’était muée en torrent accompagné d’éclairs. Une soirée glauque à souhait, mais la curiosité du sorcier l’emportait sur le reste, et il restait ainsi, immobile à contempler les ruisseaux couler le long des hautes fenêtres de la pièce qu’un feu de bois réchauffait.

L’Irlandais avait eu tout le temps de retracer son parcours, depuis sa plus tendre enfance, à la perte de sa mère, jusqu’au changement radical apparu chez son père peu après. Les accès de violence qu’il connaissait depuis des années s’étaient alors changés en déferlement immonde d’une ire dont Chad faisait les frais. L’académie avait alors pour lui été un refuge et un havre de paix, même s’il ne s’était jamais vraiment lié d’amitié à qui que ce soit.

Ce manoir, avec ses énormes pierres, son lac et ses hauts arbres le bordant lui faisaient étrangement penser à cet endroit qu’il avait fréquenté pendant sept années. Pourtant, il ressentait comme un malaise, une ambiance lourde qui pesait dans ces murs. A ces pensées, il agrippa d’ailleurs sa baguette, presque machinalement, pour la porter dans sa manche. Un simple coup sec vers l’avant permettrait au sorcier de la faire glisser et de l’attraper facilement. Il continua son observation des alentours et son regard s’arrêta sur une peinture qui le fixait avec un regard mauvais.

« Sais-tu chez qui tu es, mon garçon ? Tu m’as l’air bien jeune pour être ici. »

Le portrait représentait un sorcier grassouillet et trapu, dont le front scintillait à cause de la sueur qu’il tentait vainement d’éponger avec un chiffon. Chad le regarda fixement, et se détourna après quelques secondes. Il n’était pas ici pour discuter avec des souvenirs, quelle que soit leur forme.

« Tu oses m’ignorer ? Peuh. Je me demande bien ce qu’Il te veut. Ça m’étonnerait même que tu Le vois. A mon avis, tu ne verras qu’Elle. Comme tout le monde d’ailleurs. Tout le monde ne voit qu’Elle. »

Chad cilla, scrutant un coin d’ombre où il aurait juré de voir une silhouette bouger. Il était de plus en plus mal à l’aise dans cet endroit qui l’oppressait. La lettre lui avait parlé d’un travail, mais il pouvait toujours partir. Après tout, depuis sa sortie de l’École de Sorcellerie, il avait enchaîné les petits travaux, il pouvait tout à fait continuer. Il n’avait pas besoin de « Il ».

L’ancien Serpentard se leva alors, mais ne se déplaça pas vers la porte. Au contraire, il prit sa baguette dissimulée et la tint fermement dans sa paume qu’il dirigea vers le pan de mur plongé dans l’obscurité.

« Lumos… »

Le rayon balaya l’obscurité, dévoilant un spectacle que Chad n’attendait pas. Au mur se trouvaient des dizaines –peut-être des centaines – de pendentifs de toutes sortes. A les voir briller, le sorcier n’avait aucun doute sur leurs propriétés magiques, mais il se demanda tout de même qui pouvait avoir enchanté de si nombreux colliers. De l’or, de l’argent, des émeraudes, rubis gros comme un nez… Le sorcier s’approcha doucement, prenant garde de ne pas faire grincer le parquet qui se trouvait sous ses pieds. Certains devaient valoir une fortune, et s’il arrivait à s’emparer de l’un deux, il pourrait probablement le revendre et rentabiliser le temps qu’il aurait perdu à attendre ici. Après tout, ce n’était pas de sa faute si le propriétaire semblait ne pas daigner lui accorder l’audience qu’il avait lui-même invoqué.

La tête du sorcier pivota pour regarder derrière lui tandis que sa seconde main se tendait vers un magnifique collier ouvragé. Sa forme était composée de quatre goutes qui formaient un losange presque parfait, chacun sertis d’une pierre jaune pâle dans lequel flottait comme un léger nuage d’argent. Le sorcier semblait hypnotisé par le bijou et ses doigts s’avançaient, lentement, irrémédiablement pour commettre l’irréparable. Prit dans son exaction, il n’entendit toutefois par la porte gémir dans son dos.
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Cara De Lanxorre
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Cara De Lanxorre, Dim 10 Juin - 11:17



    Tandis que Chad patientait dans cette pièce spartiate, un conciliabule se tenait juste au dessus de sa tête, dans un salon bien plus confortable. Cara est assise dans un fauteuil en cuir, resplendissant du charme de ses dix-sept ans. Une main sur l’accoudoir, retenant sa tête penchée, elle écoute avec attention l’homme en face d’elle. La jeune femme avait deviné le sujet du jour, bien avant d’arriver. Il était évident qu’il allait lui parler de ce jeune garçon qui avait fait équipe avec elle plusieurs semaines durant, avant de subitement disparaître avec leur stock entier d’amulettes. Elle n’était pas sure de vouloir savoir ce qu’il était advenu de lui, peut-être espérait-elle qu’il soit parvenu à se cacher, se faire oublier. Mais elle savait aussi que c’était impossible, de voler l’homme qui était leur chef sans en subir les conséquences. Et la sentence tombe, entre les dents jaunies de son interlocuteur, ponctué d’un rire grinçant. Cara ferme un instant les yeux, ultime barrière, inutile. Car derrière ses paupières closes, elle ne peut que s’imaginer la scène décrite par son chef. Elle doit serrer les dents, contenir un haut le cœur tandis qu’il l’inonde de détails sur la mort cruelle de son ancien coéquipier. Elle sait que c’est aussi un avertissement pour elle, qu’elle n’a pas complètement gagné sa confiance depuis qu’elle travaille pour lui – quelques mois, tout au plus. Et le message est limpide.

    Et puis, l’homme évoque un remplaçant. C’est à ce moment que Cara apprend la présence du garçon un étage plus bas. Elle sait exactement où il se trouve – elle était passée par là aussi, évidemment. Elle se revoit assise sur cette chaise pendant plus d’une heure, observant avec envie les pendentifs en face d’elle. Oui, elle avait voulu en voler un, tant ils étaient majestueux, imposants. Mais il est plus facile de résister à ce genre de pulsion quand votre famille est immensément riche et que vous pouvez avoir ce genre de bijou en le demandant.
    Ainsi, elle allait de nouveau avoir un partenaire. La jeune femme n’était pas contre cette idée, car malgré une nature solitaire, un homme à ses côtés était toujours un bonus distrayant. Sans s’en rendre compte, elle s’était redressée sur son siège, écoutant avec attention ce que son chef voulait bien lui dire sur cette nouvelle recrue. Serpentard comme elle, Sang Pur – évidemment –, particulièrement doué en potions. Le profil parfait, donc. Elle sait pourquoi il a besoin de ce garçon et de ses dons. Elle sait que l’homme est... agacé par un potentiel client qui refuse d’acheter des amulettes malgré les tentatives insistantes de Cara. Et puis, c’était un bon premier test. Comme une mise à l'essai.

    L’ordre est donné et Cara s’exécute. Laissant son chef là, elle sort de la pièce, tourne jusqu’au grand escalier qu’elle descend d’un étage. Une inspiration devant la porte de la salle d’attente, qu’elle ouvre sans prévenir de son arrivée. La formule de politesse reste alors coincée dans sa gorge, quand la scène qui est en train de se jouer s’offre à elle. Les mains de Chad ne sont plus qu’à quelques centimètres du pendentif convoité. Les images encore vivaces de l’exécution de son ancien partenaire assaillent brutalement Cara, trop troublantes pour ne pas vouloir le revivre, alors elle hurle « NE TOUCHEZ PAS A ÇA ». La scène se fige, silence pesant. La jeune femme fixe l’inconnu en face d’elle, d’un regard paniqué qui devrait être un avertissement suffisant. Puis, s’approchant de lui, elle souffle ; « Ne prenez rien dans ce manoir, rien. Et ne le contrariez pas. Surtout pas. Venez avec moi maintenant ». Le ton est dur, le contact visuel bref. Déjà elle tourne les talons et remonte les escaliers qu’elle venait de descendre,  s’assurant par de brèves oeillades que le jeune homme la suit bien. Une prière silencieuse avant de pousser la porte du salon, et puis pénétrer dans la pièce. « Asseyez-vous là » qu’elle intime au garçon en désignant le fauteuil dans lequel elle avait pris place plus tôt. Elle, elle va se jucher sur l’accoudoir du canapé où se trouve son chef. Elle sent qu’il lui enserre la taille, ne proteste pas. Assis l’un près de l’autre, ils observent le nouveau venu s’installer face à eux. Début de l’entretien d’embauche.
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Chad Taylor, Lun 11 Juin - 2:01




Turn Back The Pendulum

Part.1

PV avec Cara De Lanxorre


La main du sorcier se figea en une seconde, et il réprima un sursaut, se retournant instinctivement vers la voix qui s’était adressé à lui en hurlant. C’était une voix féminine, et Chad en déduit que c’était ce « Elle » dont l’homme grassouillet lui avait parlé quelques minutes auparavant. Il cligna des yeux, revenant peu à peu à la réalité et se ne sachant pas trop si son attrait pour le bijou avait été réel ou provoqué par un quelconque charme. Il se rendit compte que sa baguette était toujours allumée, mesure vaine qui lui rendait impossible le fait de voir son interlocutrice tant la lumière lui vrillait maintenant les yeux après s’être reflétée dans les milliers de facettes des pierres précieuses présentes devant lui.

« Nox…»

Sa voix était rauque, comme s’il n’avait plus parlé depuis des heures, et il se demanda si on pouvait remarquer au son d’une voix à quel point une bouche pouvait être pâteuse. Il plissa ensuite les yeux vers la femme qui s’adressait à lui, lui intimant de ne rien toucher et lui donnant ce qui semblait être des consignes vitales pour l’entretient qui allait suivre. Était-elle apparue à desseins à ce moment exact où ses doigts allaient effleurer le collier ? Était-il surveillé depuis le départ ?

Peu à peu les fantômes blancs qui dansaient devant ses yeux s’estompèrent, et il put contempler celle qui lui tenait lieu d’interlocutrice. Elle était belle – non, le mot était bien trop en deçà de la réalité. La femme qui se tenait devant lui aurait fait pâlir de jalousie une déesse tant elle incarnait une perfection au-delà des réalités. Un nouveau charme s’emparait du sorcier, encore plus puissant que le précédent, et il se sentit envouté, reconnaissant peu à peu la personne qui se trouvait en face de lui.

« C… Cara ? »

Un prénom, à peine articulé, tandis qu’il se retrouvait devant cette femme qu’il avait toujours admiré, toujours convoité lorsqu’ils fréquentaient l’académie de sorcellerie. Pourtant, elle l’avait vouvoyé avant de repartir de plus belle de son côté, lui intimant l’ordre de la suivre, mais déjà le sorcier était sur ses talons, bien trop curieux de savoir ce que cette femme faisait dans ce manoir perdu.

Le sorcier connaissait trop bien les réalités de la vie pour croire aux coïncidences, et il se demanda si la sorcière était l’instigatrice de sa présence ici. Non, elle ne l’avait jamais remarqué, bien trop prise dans sa relation qui attirait toutes les jalousies et les convoitises de ses congénères. Se reprenant peu à peu, il se rappela que la jeune femme était par ailleurs une sorcière douée et reporta son attention sur la personne qu’il allait semblait-il rencontrer. Qui pouvait se payer le luxe d’employer un telle Vénus, dont on soufflait partout qu’elle avait des origines Vélane. Il accéléra pour combler la distance qui les séparait, tentant peu à peu de reprendre contenance, mais ne sachant pas quoi dire à son guide.

Mal à l’aise, il accepta ensuite avec grâce le fauteuil qui lui était « proposé », ne pouvant détacher son regard de la jeune femme. Ce n’est que lorsqu’elle se jucha aux côté de son employeur que l’Irlandais lui accorda un regard qui lui fit comprendre immédiatement la situation. S’il avait beau atteindre un bon mètre nonante, et être très athlétique, le sorcier se sentait aussi petit et insignifiant qu’une souris dans les pattes d’un chat. L’homme qui se trouvait derrière lui avait tout du parfait prédateur qui ne reculait devant rien ni personne pour son propre plaisir et ses propres objectifs. Le regard de Chad se fit plus dur et il prit sur lui afin de ne plus jeter de coup d’œil à la jeune femme qui le déstabilisait à chaque seconde qu’il sentait son aura envoutante. Fuyant les deux regards, il détailla rapidement la pièce dans laquelle il se trouvait et qui témoignait de l’opulence dans laquelle vivait son propriétaire.

Le sorcier cala son dos dans le fauteuil, ramena son pied sur son genou, et croisa les deux mains, tentant du haut de sa vingtaine d’années d’avoir l’air le plus sûr de lui qu’il le pouvait. Face à un prédateur, les deux seules stratégies viables étaient le bluff ou la fuite. Et puisque cette dernière lui semblait compromise, il n’avait plus vraiment le choix de la tactique à adopter.

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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Cara De Lanxorre, Dim 24 Juin - 12:53



    Le vieux vient d’ouvrir la bouche, mais Cara ne l’écoute pas. Silencieuse, elle fixe l’inconnu en face d’elle. Enfin, justement, pas si inconnu. Si elle ne l’a pas entendu prononcer son nom tout à l’heure, son visage lui dit vaguement quelque chose. Pourtant, elle est presque certaine de ne jamais lui avoir adressé la parole. Ils avaient sans doute dû se croiser dans Poudlard, sans qu’elle ne se donne la peine de le connaître. C’était drôle, comme les élèves de Serpentard finissaient par se retrouver. Comme si un penchant pour les situations louches les liaient d’un fil invisible.  

    C’est la pression contre sa hanche qui la sort de ses souvenirs brumeux. Elle déteste, sentir les doigts du vieux contre sa taille, à en bruler sa peau à travers les vêtements, sentiment désagréable de lui appartenir – est-ce qu’il en est autrement ?  Elle reste immobile cependant, consciente de l'emprise, sachant qu'elle n'est pas que physique. Qu'est-ce qu'elle pourrait bien faire ? C'est son patron, elle a dix-sept ans et cette furieuse envie de ne plus dépendre de ses parents - comme tout adolescent à qui l'on donne un soupçon de liberté. Lèvres pincées et posture cambrée, elle jauge le nouveau venu, plisse les yeux dans une vaine tentative de lire à travers lui, décrypter ses pensées.

    Car les mots semblent glisser sur lui – les louanges, d’abord, sur ses dons en potion. C’est la tactique du vieux, endormir ses cibles en les portant aux nues, bercer l’égo, berceuse. Et puis, il lui parle de son offre sans vraiment en parler, juste assez pour faire croire qu’il s’agit d’un banal travail de vendeur, ne pas rentrer dans les détails surtout. Elle le sait, désormais, Cara, de quoi il s’agit. Que ce n’est pas pour rien, qu’il appuie sur les mots convaincre, persuader. Est-ce qu’elle s’en était doutée, quand il lui avait tenu le même discours ? Peut-être que oui, surtout quand il avait parlé du salaire, qu’il évoque maintenant, d’ailleurs. Beaucoup trop conséquent pour qu’il soit la récompense d’un travail honnête. Beaucoup trop tentant, aussi, à fermer les yeux sur les zones d’ombre, acquiescer sans trop creuser.  

    Et enfin, au cas où les autres arguments n’étaient pas suffisants, abattre la carte maitresse. Vous ferez équipe avec Cara. Qui ne le souhaiterait pas, en réalité ? Et elle lui sourit, juste un peu, une esquisse, pas davantage, puisque c’est déjà suffisant. Décroiser et recroiser les jambes sans le quitter du regard, sans abandonner le sourire qui se creuse un peu devant le trouble. Pendant un instant, il n’y a qu’eux deux, accrochés au visage l’un de l’autre, et rien d’autre ne semble plus exister, que le silence et la lumière dorée sur le visage de Cara. Doux ensorcellement que permettent les origines vélanes, dont la jeune femme sait particulièrement bien se servir. Mais déjà, le charme se brise, quand la troisième personne dans la pièce fait brutalement état de sa présence. Question tranchante ; vous acceptez ?  
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Chad Taylor
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Chad Taylor, Mer 4 Juil - 6:40




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Part.1

PV avec Cara De Lanxorre

Tic. Tac. Tic. Tac.

Les yeux de l’Irlandais passaient sans arrêt du vieillard à la beauté qui s’était logée sur ses genoux. S’il souhait se donner une prestance certaine pour ne pas céder à la pression qui régnait dans la pièce, ses coups d’œil incessants ne l’aidaient pas à se concentrer pour y parvenir. Bon sang, ce qu’elle était belle ! Il se souvenait trop bien de l’effet qu’elle avait toujours produit sur lui. Légèrement plus jeune que lui, il n’avait jamais pu que s’imaginer sentir le parfum délicat de ses cheveux.

* Revient sur terre, idiot ! *

Le sorcier cilla comme pour s’extirper d’un rêve profond, et inspira profondément, les lèvres serrées et mordant l’intérieur de sa joue pour tenter de se maintenir sur terre et revint planter son regard dans les yeux du vieux qui lui parlait depuis trop longtemps. Il s’écoutait visiblement parler et cela avait le don d’agacer le rouquin. Après tout, il était présent sur ce fauteuil, et à en juger par le manoir immense qu’il possédait,  il était impossible qu’il se contente des activités légales qu’il était en train de décrire au sorcier. Bien sur, Chad s’en doutait, on ne convoquait pas un sorcier pour lui proposer un emploi.

Lorsque le vieillard commença son monologue, le sorcier fût soulagé de voir qu’il usait visiblement des bases de la manipulation. Appliquer doucement la couche de vernis, polir, puis exhiber. C’était trop facile, trop gros. Quelque chose clochait. Probablement les yeux de la femme qui… C’était impossible, impossible de faire fit de l’ancienne Serpentard qui se tenait sous ses yeux. Il était envouté par elle, et son regard qui ne se détachait pas du sien le troublait bien trop, lui qui avait l’habitude de rester de marbre. Il opta donc pour l’écoute silencieuse, incapable de faire quoi que ce soit d’autre.  Il se sentait comme pris dans une toile d’araignée dont les fils étaient cette femme, et l’araignée… Non l’araignée n’était pas cet homme. Trop vieux. Trop malhabile. C’était un gérant, pas un patron. Si c’était l’araignée, ce n’était que le mâle. Pas la femelle, celle qui tirait les fils.

L’Irlandais cilla de nouveau quand il entendit le salaire proposé. Il n’allait donc pas tenir une simple vitrine, il allait devoir être un membre actif de… Quelque chose. Le vieux tournait autours du pot, et Chad bailla ostensiblement avant de sortir une montre à gousset en argent et de la regarder avec un léger sourire en coin. La jeune femme lui avait dit de ne pas l’énerver, mais à la voir posée sur les genoux du satyre, Chad n’imaginait pas que c’était lui qui pouvait exercer cette pression sur elle. Au pire, il se trompait, que risquait-il ? Il n’aurait qu’à se lever et partir si la situation tournait au vinaigre.

Il releva toutefois les yeux, malgré lui, lorsque le vieux abattit sa carte maîtresse. Au tarot, l’Impératrice. Et lui, le Fou. Il replongea son regard dans celle avec qui il était sensé travailler, et sombra dans un monde où plus rien n’importait. Un léger sourire, et c’en était terminé de lui. Son champ de vision contemplait la déesse qu’elle était, tout en grâce.

La seule chose qui ramena l’Irlandais à la réalité, cette fois, fût une voix tranchante, glacée. Chad ne sût pas depuis combien de temps il était présent dans la pièce, s’il était entré lors d’un des nombreux moments d’inattention du rouquin, ou s’il était là depuis le début, comme une araignée tapie dans l’ombre. Il sursauta légèrement au son de sa voix, mais son regard se détacha de la jeune femme pour se faire plus dur. Il avait eu raison depuis le départ. Il sentait maintenant comme le poids d’une dague invisible coincée sous sa gorge, la faux de la mort qui lui caressait la mâchoire. Il fût parcouru d’un frisson, et tenta –en vain – de garder contenance. Eclaircissant sa voix, il s’adressa, sans le fixer, à l’homme.

« Accepter quoi ? Je n’ai pas vraiment écouté le vieux d’en face. J’ai juste entendu le salaire, qui me semble un peu bas quant aux attentes. D’autant plus qu’avoir presque écouté votre faire-valoir et son ton monocorde mérite tout de même bien une petite augmentation dès de le départ non ? »

Spoiler:
 

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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Cara De Lanxorre, Sam 4 Aoû - 15:27



    Impassible Cara, forcée de ne rien dévoiler, elle qui n’est qu’un simple trophée. Immobile, simplement là pour être observée. Pourtant, il y a cet imperceptible raidissement quand l’homme en face d’elle prend la parole, réponse alourdie d’effronterie. Et ses mots à elle ne peuvent pas passer les lèvres qu’elle mord, impuissante. Il n’a pas compris ce qu’elle lui avait dit, pas compris l’enjeu. De Lanxorre changée en statue, le corps aussi figé que de la pierre, incapable de détacher son regard de l’homme en face pour le porter sur celui  à côté d’elle. Elle sent la main contre sa taille qui desserre l’emprise. Et elle en est persuadée, qu’il va le tuer là, que le contact a été brisé uniquement pour que l’autre récupère sa baguette. Cara baisse les yeux sur ses mains, les aperçoit tremblantes. Et elle ne veut pas, voir l’éclair vert, entendre le corps basculer sur le sol. Alors, elle se concentre sur ses doigts agités, spasmes d’angoisses, intranquillité du corps.

    « Je mets votre insolence sur le compte de votre jeunesse, pour cette fois. Mais n’abusez pas de ma tolérance. C’est le salaire que je viens de vous annoncer, pas un gallion de plus. Vous avez deux minutes pour vous décider. » Les mots claquent, froids. Elle le sait, Cara, que son chef est piqué dans son orgueil. Il doit vraiment vouloir recruter le Serpentard pour se contenir de la sorte. Soulagement invisible, juste les yeux qui se ferment un instant, tandis qu’elle entend des bruissements près d’elle, puis le parquet qui craque sous les pas lourds. La jeune femme relève la tête, suit l’imposante silhouette de son patron qui s’éloigne. Il n’assiste pas au délibéré, les laisse juste tous les deux. Le but est évident, habile utilisation de sa pièce maitresse. Grincement, claquement, la porte se referme et le silence se diffuse.

    C’est comme si l’absence de l’homme brisait le charme qui faisait de Cara une statue silencieuse. Ses mains cherchent ses tempes, les doigts sur les joues, près des lèvres tremblantes, remontent. « Vous jouez à un jeu plus grand que vous. » murmuré, voix hachée de peur. Et le regard fini par l’accrocher lui, les yeux qui se trouvent. Elle glisse de l’accoudoir sans le quitter, ne pas briser le contact, s’avance, le corps incertain de pouvoir supporter l’angoisse. Et elle s’effondre, à genoux devant le fauteuil occupé, les mains qui cherchent les accoudoirs, y loger les mains qui tremblent. Toujours les yeux accrochés, et elle en supplicatrice, à ses pieds ; « Accepte la proposition. Finissons-en. S’il te plait ».
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Artemis Lhow
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Re: Dans un village semi-sorcier

Message par : Artemis Lhow, Ven 2 Nov - 13:52


Chasse à l'étude #02
RP Unique
Un petit boulot comme ils en proposent plein dans les colonnes de la Gazette du Sorcier. Habituellement je n'y prête même pas attention, mais lorsque j'ai vu l'annonce de cette vieille sorcière souhaitant se débarrasser d'un problème situé dans le buffet à vaisselle, je me suis dit que c'était l'occasion ou jamais ! Arrivé en périphérie de Godric's Hollow, je cherche une maison qui pourrait sortir du lot et être celle de ma sorcière en détresse.

Celle-là par exemple, semble tout à fait banale ! Si l'on oublie les trois gnomes qui s'amusent dans le jardin bien entendu. Les moldus passent devant sans sembler y faire attention, aucun doute je suis arrivé à bonne destination. Frappant trois coups secs à la porte, une vieille sorcière au visage aussi froissée que sa robe de chambre m’accueille avec un thé froid et une odeur d'urine de chat. J'veux vomir.

Passant bien vite dans la salle où se trouve le problème, je me concentre quelques instant avant d'ouvrir le buffet à vaisselle duquel s'écoule une mare de sang. Deux cadavres y sont recroquevillés et les fragments d'un masque jonchent le plateau de l'étagère. Refoulant une nausée qui n'a cette fois rien à voir avec l'odeur, je lance un Riddikulus ! transofrmant la scène d'horreur en un bal de lutins coloré et jovial.

Haïko ! le pauvre est réquisitionné pour chacune des captures, mais entre la dernière frayeur offerte et la puanteur de cet endroit il est servi. Un nouvel espace ouvert dans lequel s'engouffre l'épouvantard vaincu et l'elfe repars d'où il vient, la malle en moins.

La vieille femme s'en--tête à m'offrir café, thé ou chocolat en plus du paiement pour l'avoir débarrassé du truc, je repousse tout en bloc, pas envie de finir empoisonné, et me hâte de sortir afin de dégobiller sur un gnome qui s'était trop approché. Plus jamais les annonces de la Gazette...
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 Dans un village semi-sorcier

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