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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Réveillon à la campagne
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Maxine Andrews
Serpentard
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Re: Réveillon à la campagne

Message par : Maxine Andrews, Ven 11 Sep 2015 - 19:07


En attendant sa réponse, Maxine observa le nouveau des pieds à la tête. Il n'avait pas l'air tellement perturbé par son accueil peu chaleureux, il mit même un point d'honneur à lui répondre d'un ton amical. Il s'agissait bien de son nouveau professeur de cours particuliers et il voulait savoir si elle était bien Maxine. Sans attendre sa réponse il força légèrement le passage pour rentrer dans la maison, ce qu'il avait bien fait de faire, Maxine l'aurait sûrement laissé poireauter dehors pendant encore un bon moment. S'écartant donc de son passage et croisant les bras sur sa poitrine afin de paraître plus imposante qu'elle ne l'était réellement, Maxine répondit à ses deux questions, toujours d'un ton détaché.

"Ouais c'est moi Maxine, et mes parents comme tu peux le constater sont pas là..."

Et oui, surprise ils ne sont pas là, il n'a personne dans cette maison mis à part elle. La jeune fille se demandait si il donnait des cours particuliers depuis longtemps, elle ne pourrait jamais comprendre les gens qui ressentent l'envie de faire apprendre les jeunes, à leur place elle finirait à coup sûr par tuer ses élèves, ce qui ne lui ferrait pas une publicité d'enfer. Décidant de rentrer tout de suite dans le vif du sujet, Maxine se décida à lui demander des explications quand aux cours qu'il allait lui donner, d'une voix légèrement agressive.

"Maintenant que t'es là, tu vas essayer de me faire apprendre quoi ? Ça doit pas être vraiment facile de motiver des jeunes qui n'ont aucune envie d'apprendre !"

Au moins il était prévenu, ce cours allait être difficile pour lui si il voulait vraiment lui faire apprendre quoi que se soit. Fidèle à elle même, ne voulant pas l'aider à se sentir à l'aise, Maxine resta plantée dans le hall d'entrée.
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Harradas Spinner
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Re: Réveillon à la campagne

Message par : Harradas Spinner, Mer 16 Sep 2015 - 0:38


Puis elle lui annonça que c'était bel et bien à elle qu'il aurait à faire durant cette petite heure. Le visage du jeune homme se crispa légèrement. Okay, respire, si ses parents t'ont contacté cela implique qu'elle soit d'accord avec eux non ? Ah, encore mieux, ils n'étaient même pas là. Il commençait à tapoter nerveusement du pied. Il n'avait encore jamais eut d'élève qui ne voulait pas être... Élève en fait. Si ça se trouve elle n'allait même pas le laisser rentrer. Mais qu'est-ce qu'il dirait aux parents de la jeune demoiselle ? Désolé votre fille ne voulait pas ? Désolé je me suis désartibulé en arrivant chez vous... Non fallait quelque chose de plus convainquant. Ou alors tenter de convaincre la jeune fille. Mais aussitôt pensé aussitôt arrivé, lorsqu'il rentra dans la maison, l'attitude de la demoiselle changea légèrement. Malgré ses bras croisés, on aurait dit qu'elle avait l'air plus en confiance. Harradas soupira un bon coup et lui sourit malgré une pique à laquelle il ne s'attendait pas vraiment.

- Et bien, tes parents m'ont parlé d'une remise à niveau générale donc on peux aborder n'importe quel sujet aujourd'hui. Et puis les prochaines fois on changera ! Il détacha son regard du sien et fit quelques pas dans la maison pour arriver jusqu'au salon. Tu sais je penses que t'arriverais à mieux comprendre si on était tous les deux dans la même pièce ! Dit-il, un sourire en coin, face à une Maxine têtue qui était restée dans son Hall d'entrée.

Il s'assit sur un canapé avec un bruit soulagé en posant son sac au sol. Il en sorti le manuel d'enchantements de septième année et commença à le feuilleter légèrement. Il ne savait pas combien de temps il allait devoir attendre pour que la jeune demoiselle daigne bien vouloir l'accompagner durant cette petite heure et il espérait qu'elle n'allait pas remonter dans sa chambre en tapant des pieds.

- Et pour répondre à ta question... Généralement les jeunes avec qui je travail sont plutôt contents d'avoir la possibilité d'augmenter la capacité de leurs pouvoirs. Je ne vois pas pourquoi cela ne te plairait pas ! Termina-t-il le sourire toujours aux lèvres.
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Maxine Andrews
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Re: Réveillon à la campagne

Message par : Maxine Andrews, Ven 18 Sep 2015 - 12:54


Bien évidemment ces parents lui avaient demandé une remise à niveau générale, manière très charmante de lui dire qu'elle était nulle en tout, ou bonne à rien, ce qui revenait bien sûr au même. Par contre le fait qu'il parle d'aborder n'importe quel sujet l'intéressait légèrement peut-être qu'il pourrait... Nan même pas la peine d'y penser, comme si quelqu'un comme lui, qui donne des cours particuliers pouvait s'intéresser à la magie noire. Si elle lui demandait, il la prendrait à coup sûr pour une folle. Pendant qu'elle y réfléchissait, son nouveau prof particulier avait apparemment pris la décision de faire comme chez, elle se retrouvait maintenant debout seule dans le hall d'entrée alors que lui avait pris place confortablement sur un des nombreux canapé du salon. Bon, pour le coup elle se sentait un peu idiote comme ça, alors elle se décida finalement elle aussi à aller prendre place dans le salon, elle s'assit donc sur le fauteuil qui se retrouvait en face du canapé où il avait pris place, les deux séparés seulement par une table basse en verre.

Jetant un coup d'œil à la couverture du livre qu'il avait sorti, Maxine grimaça quand elle s'aperçut qu'il s'agissait du manuel d'enchantement qu'elle avait elle aussi dans sa chambre.  Nan, vraiment les enchantements pas une très bonne idée pour commencer, encore pourquoi pas la Défense contre les Forces du mal, ou bien la Métamorphose, mais par pitié pas les Enchantements. Enfin, pour être honnête, Maxine ne voulait étudier rien de tout ça, et depuis que l'idée lui avait traversé l'esprit, elle ne pouvait s'empêcher d'y penser. Quand il lui dit que les jeunes étaient souvent contents de pouvoir augmenter leurs pouvoirs, la jeune fille ne put s'empêcher d'être d'accord avec lui, qui ne voulait pas devenir plus puissant, même si ce n'était qu'un tout petit peu. Ayant une idée soudaine, elle finit par prendre la parole, une nouvelle fois, mais cette fois-ci avec un ton beaucoup plus poli, presque jovial, bien que son expression restait assez froide.

- Comme il s'agit d'une remise à niveau générale et que nous pouvions aborder n'importe quel sujet aujourd'hui, je peux choisir le premier? S'te plaît?

Peut-être que si elle se montrait gentille et  heureuse d'apprendre, il pourrait lui apprendre ce qu'elle voulait.
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Esteban R. Lefebvre
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Re: Réveillon à la campagne

Message par : Esteban R. Lefebvre, Mer 26 Oct 2016 - 16:06


Flash-back : quelques mois plus tôt : 24 Décembre - Manoir de Günter
Début ici puis ici

Mais où ai-je posé ce saladier ?! - Hum... Chérie, il est sur le plan de travail. -Ah oui merci ! Il me reste telleeeeement de choses à faire ! Le désert, mettre le plat au four, éplucher les pommes de terre, les carottes... ah oui dresser la table... - Tu sais maman, on peut t'aider si tu v- - Ah NON ! Surtout pas ! Avec vos manières de mammouths vous allez tout casser. Pourquoi es-tu si nerveuse Éloïse ? Il ne s'agit que d'un simple et habituel dîner. Enfin, en partie. Avec la magie tout irait plus vite. - CHARLES !! Pas de magie ici tu m'entends. Pour une fois, ne soit pas fainéant. Mais où est passée la louche ? SABRINA ? - Tu l'as paumée quelque part. Dans la chambre peut-être. - Moque-toi petit écureuil. Bon je peux toujours- - Euh maman... - utiliser cette cuillère et- - Chérie ! - Quoi Charles ? Tu ne vois  pas que je suis occupée ? - Retourne-toi maman.

Éloïse reste un moment figée. Premièrement, elle ignore pourquoi ils ont tous une expression étrange sur le visage, mais tous expriment une sorte de... joie ? Deuxièmement, ils se sont redressés et regardent un point derrière elle. De plus, Alexis qui a un sang-froid sans pareil semble déconcerté. Bon.

Elle fait un tour à presque 90° et là son visage se décompose littéralement. Ce qui est comique, mais personne ne rit, trop effaré, consterné, surpris, attentif. Un cri s’échappe de la femme, si aiguë qu'il faillit briser les vitres. Puis en deux trois mouvements, on entend un POUF puis deux corps qui s'écroulent comme un château de cartes.

***

Esteban s'était attendu à tout. Des pleures, des cris de joie, des câlins à lui broyer les os, mais il ne s'était pas attendu à ça. Comme quoi une mère débordante d'amour et hyperactive a la même puissance qu'un boulet de canon. Même avec sa nouvelle carrure, il n'ait pas resté stable sur ses jambes et est... tombé, avec sa mère cramponnée à lui comme un koala.

Mon bébé, mon bébé... oh comme tu as manqué à maman ! Le-dit bébé laisse échapper un son inaudible puis il passe par toutes les couleurs chromatiques et s’arrête finalement au rouge très prononcé. - Maman, j'peux plus respirer. Éloïse se lève prestement, toujours collée à son fils, qui, une fois debout souffle un bon coup, décoiffé mais heureux. Après cette pause bienfaisante, un troupeau de lémuriens se cramponnent ensuite à lui. Les membres de sa famille. Ils parlent tous en même temps.

Mais... mais tu es plus grand que moi maint- - Petite racaille ! Comme si maman savait. - Merlin ! Rory ! Tu es enfin revenu je suis si conten- - Le petit Aigle rentre enfin dans son nid... - Ma famille est enfin au complet. Dis-donc tu aurais pu nous prévenir.Il est confus : serrant chacun d'eux dans ses bras, respirant enfin cette odeur de son enfance, de sa vie qui lui avait tant manquée. C'est là qu'est sa place après tout.

***

Quelle n'est pas sa surprise et sa joie de voir la petite amie de son jumeau, Maryse. Sans hésiter il la prend dans ses bras. La jeune étudiante en médicomagie est surprise par ce geste qu'elle n'espérait plus depuis longtemps. Venant d'Esteban, c'est un réel choc. - Je suis tellement désolé de tout le mal que je t'ai fait. - Je t'ai pardonnée tu sais. Il lui fait un large sourire. Il n'y a pas besoin d’explication. Le fait est qu'il a changé.

Il se souvient parfaitement de son comportement vis-vis de la jeune femme qui à l'époque de leur rencontre n'avait que 12 ans. Il avait peur. Peur de perdre son frère. Peur que cette "pieuvre-collante-et-immonde" -comme il la surnommait autrefois- lui vole tout. Alors, il a décidé de la détester sans réellement la connaitre. Refusant de la saluer, de répondre à ses sourires, de rester dans la même pièce qu'elle, de la maudire chaque jour, il en était même allé à confectionner une poupée vaudou à son effigie qu'il coupait les doigts et les jambes parfois.

Oui sa jalousie était extrême et obsédante.

Cette même jalousie qui a fait, qu'il n'acceptait pas les "amoureux" de Marie. Qu'il détestait que Günter prenne sous son ail des apprentis potionistes. Un miracle qu'il ait accepté Andréas dans sa vie, parce qu'au fond il l'a toujours considéré comme un frère. À présent, qu'est-ce qui a changé ?

Tout. En faisant ce séminaire, ce pèlerinage, peu importe le nom qu'on lui donne, il espérait changer ; retrouver une stabilité mental et renouer avec sa magie. Mais il n'espérait pas renaître, comme un phénix. Voir les choses autrement. Il n'y a pas que du mauvais dans l'être humain, tout n'est pas gris ou noir. Certes, le danger existe partout : celui de perdre sa famille en un claquement de doigt, souffrir, pleurer, agoniser, mourir. Mais accepter de vivre dans la peur c'est tout renier avant même que tout nous soit dérobé.

Un suicide. Alors, il a dit non.
Maintenant, être un Sorcier n'est plus un fardeau. Il a sué pendant "l'Apprentissage". Parfois il pleurait à cause de la pression, de la rage de ne pas réussir, d'avancer de deux pas un jour et de reculer de trois le jour d'après.

La question n'est pas : "Es-tu gentil ou méchant", mais des choix que nous faisons comme il arrive qu'un gentil tue et qu'un méchant donne son or sans état d’âme. Et dire qu'il a su comprendre que cette année. Il fallut trois ans au processus. Avant, il croyait devenir "adulte" en un an et que ce n'est qu'une formalité. Mais ces jours où il abandonnait, où il voulait tout laisser tomber et que son Maître Bouddhiste lui disait qu'il en avait tous les droits ; que personne ne le regretterait mais que cela serait dommage pour lui. Il a compris. Qu'il ne le faisait pas pour sa famille, pour ceux qu'il aime, mais pour lui. C'est ainsi qu'au bout des deux années où il ne faisait qu'apprendre, il a su assimiler à la troisième afin de parvenir à comprendre.

Comprendre tellement de choses. La peur ? Elle n'est plus présente, car elle était différente et montreuse. Maintenant il ne ressent plus  la peur qui déshumanise. Son narcissisme, son hyperactivité, son égoïsme, ses mondes, ses faiblesses rien n'a disparut. Apprendre à les accepter est une libération. C'est une philosophie. Alors, il veut être un Sorcier maintenant. Être Esteban et comme le lui dit son Maître, il n'est pas Silwen et Rory mais c'est eux qui sont lui. La voilà la différence.


***
Quelques heures plus tard.

Wawouh, tu peux devenir une... fille ? - Ne fais pas cette tête Gaby. Ça ne veut pas dire que je suis une fille. Explique patiemment Esteban. Puis devant l'air peu convaincu et un peu effrayé de son frère il rit bruyamment. C'est vrai qu'avec cette apparence il a l'air... comment dire désirable. Hum... il l'est déjà sous son apparence normale. Prendre plus de dix centimètre lui va à merveille et bye bye corps chétif, maintenant il est un homme, plus un adolescent.

Quand tu auras fini de faire ton tour de passe-passe, tu pourras nous dire ce que tu es allé cacher dans ta chambre. Esteban fait un clin d’œil à sa sœur. Il se concentre et un "Crac" résonne puis en une fraction de secondes il retrouve ses cheveux vénitiens, ses yeux vairons, ses multiples taches de rousseurs, sa peau un peu halée et tout le reste. Sabrina est toujours aussi curieuse. C'est vrai qu'il n'a rien laissé paraître de cette chose cachée dans sa chambre".

Plus tard, une fois dans la chambre d'amis qui est officiellement la sienne il regarde cette chose qui rampe librement et viens s'enrouler avec une certaine paresse sur sa jambe. L'étreinte se ressere et armé d'un sourire bienveillant il passe sa main sur les écailles brillantes. - Désolé de t'avoir laissé ici. Hum... j'image que tu ne comprends pas ce que je dis, mais tu dois ressentir des choses non ? Comme Chadd, Lion et Todd.

Quel beau spécimen. Esteban n'est pas surpris, il la entendu arriver. - C'est Maître Huy qui me l'a donné. Solah. Elle est très capricieuse je trouve, ça change des autres qui sont surexcités sauf Todd peut-être. Au fait, merci de ne pas avoir dit que je venais. - C'était une surprise, et puis cela me fait fait très plaisir qu'on soit resté en contact. - Voyons parrain, tu sais bien que je t'aime. - Arrêtes tu vas me faire rougir ! Euh... moi aussi. Bon on descend, tu vas faire les présentations. Tu sais je connais justement un ami Fourchelang... Le jeune homme ne peut s'empêcher de sourire.

Il est de retour. Enfin.

Fin.
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Lïnwe Felagünd
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Re: Réveillon à la campagne

Message par : Lïnwe Felagünd, Jeu 3 Nov 2016 - 16:23


Le festin de pierre
— Noël avec un nouvel invité

rp unique


Le 24 décembre, au soir.
Hiver doux hiver
et tes flocons de neige
cristaux sédentaires
qui tanguent jusqu'à la terre
soirée chaleureusement froide
où ne règnent que lumières
néons et artifices dans la nuit noire
le Printemps s'est couché
l’Été avec lui s'est bordé
l'Automne a passé la journée
maintenant que l'Hiver est né
de cette tradition
qui chaque année
fait rêver plus d'un millier d'enfants
d'adultes de moldus et de sorciers
se rassemblant à ce festin
ce festin de pierre
où dansent les lutins
où dorment les grillons
ce festin de pierre
Réveillon.

On entend des cris et des rires mélangés dans la rue. Qui se métamorphose en une plaine blanche et des chœurs d'enfants. Les chants de Noël se dilatent avec le vent frais du soir. Et c'est une rue nappée de paillettes blanches. Les réverbèrent sonnent la fête qui s'annonce. Et les nuages dansent déjà là-haut, en ce milieu de soirée. Merveilles. Lïnwe ne voit que merveilles. Accoudé au rebord de sa fenêtre ouverte. Il regarde ce bonhomme de neige, resplendissant dans le jardin, sourire hagard en ce jour heureux. Il est presque animé. Son bras descend et remonte jusqu'à son nez carotte. C'est le maître de ces lieux à la végétation gelée. Générateur de glace en cette saison assortie.

« C'est bien le seul jour de l'année où tout le monde est joyeux. » commenta sa sœur, en caressant un boursouflet d'un vert émeraude éclatant. Elle est assise sur le lit de son frère, à contempler la boule de poile qui sautille sur sa main. Mais Lïnwe ne perçoit qu'une voix lointaine. Emplie de stalactites et cachée dans les profondeurs des neiges. Il n'a d'yeux et d'oreilles que pour la lune. La lune illuminant la marée noire. Elle porte un bonnet rouge à laine blanche et lui sourit, comme chaque soir depuis des semaines. Elle rêve de lui et il rêve d'elle. Chaque nuit, dans son lit.

« Peut-on ne pas être heureux ce soir ?... » quelques mots lâchés derrière le traîneau. Quelques mots pour froncer les sourcils. Quelques mots qui s'évadent par la fenêtre encore ouverte. Et qui viennent enlacer la lune. Il n'en connaît pas la réponse. Est-ce qu'on peut être heureux pour quelques heures seulement ? Peut-on haïr une fête comme celle-ci ? Lui, n'a qu'une envie, rejoindre la lune. Et-

«... manger la dinde ? » Les deux enfants affamés de naissance se précipitent dans les escaliers. Course poursuite comparable à un duel d'attrapeurs. Qui capturent des poussières de fées. Cette fois-ci, c'est Lïnwe qui parvient à se glisser le premier à table. Il n'y a que cinq chaises. Pour son père, sa mère, son frère, sa sœur et lui-même. Et comme chaque année, aucun autre invité n'est convié puisque aucun autre membre de la famille existe ici. « Et les voisins ? » propose-t-elle à chaque fois. Mais ceux-ci partagent Noël en famille. Ils sont pris, toujours pris. Et ne « tentons pas le coup avec les moldus ». Qui sont eux-mêmes trop bornés pour croire en la magie.

« Bon appétit, mes enfants ! » déclare Taurnil.
Le banquet est ouvert. Et le bonhomme de neige avance.


Le 24 décembre, 23h59.
Tic... tac... tic...

La dinde est succulente.
Le rosé pimpant.
La bûche débordante.
Et les cerises noires bien tentantes.


Tac... tic... tac... tic... tac... tic... tac...


Tic... tac... tic... tac... tic... tac... tic... tac... tic... tac... tic...


Une dernière bouchée et les cloches percent les tympans de la lune. Il est minuit, heure des cadeaux. Ils entendent encore le dernier écho de cette frêle mélodie avant de s'embrasser. L'amour est sans nul doute le pouvoir le plus fort qui existe en ce monde. Et c'est aussi le plus fragile. Il est à la fois notre existence et notre perte.

Les cadeaux.
________
Génial ! Une nouvelle écharpe et un pendentif. Heureusement que Maman est là pour acheter ce qu'il faut...
Oh... Qu'est-ce donc cet étrange réveil ? J'espère que ce n'est pas le même que Tilendir a fait pour Lïnwe...
Et une peluche qui grossit quand on la caresse ! Linou est vraiment adorable. Merci ma famille. Que je vous aime...


________
Qu'ont-ils fait encore comme conneries...
Waho. Un encrier de diamant. Et hum... une cravate ? Sans déconner.
Le livre des étudiants pour les NULS très touchant. J'avais demandé de l'argent...


________
Ouaiiiis. Un kit de bavboules complet. C'est top ça ! Merci p'pa.
Des lunettes spéciales brouillard pour le Quidditch. Et... p'tain c'est quoi ce bordel ?
C'est moi, où ça ressemble à une chaussette qui pue ? Faut qu'Tilendir m'explique le truc. J'ai rien pigé...


On toque à la porte.
Un moment d'échanges. De baisers. De bonheur et de déception aussi. Et trois coups frénétiques à la porte. Des regards perturbés d'abord. C'est le père qui s'y colle, après avoir joué à celui qui baisse les yeux le premier. Lïnwe regarde encore une fois son nouvel équipement de bavboules avant d'être convié par son père.

« Lïnwe ? C'est pour toi. » dit-il en esquissant un sourire. Que fut-ce sa surprise lorsqu'il découvrit, debout là, sur le perron, un petit être tout maigre. Il avait un long nez, deux oreilles pendantes et des yeux globuleux, d'un bleu-violet. Il portait une toge marron et n'avait ni chaussure ni fourrure. Il était bien plus petit qu'Elena et esquissait un grand sourire. Prêt à servir son nouveau maître. Il sautille un peu sur place, comme impatient de trouver son trésor.

« Qui est Lïnwe ? Je cherche Lïnwe. Lïnwe Felagünd. » Il s'exclame d'une petite voix aiguë et tonique. Comme un petit enfant qu'on aurait laissé dans un zoo. Toujours sautillant sur place, le feu aux pieds. Il se tord les mains de jubilation.

« C'est... euh... c'est moi. Je suis Lïnwe Felagünd ! Mais d'où tu v- » iens ? Il n'a pas le temps de finir sa phrase que cette chose répugnée sale lui saute dessus. Le sang-mêlé est complètement paumé. Il ne savait pas qu'un elfe de maison pouvait avoir de l'affection. Son geste était à la fois fascinant et déconcertant.

« Tu peux m'expliquer ce que tu fous là ? » demanda-t-il en essayant de le décoller de sa jambe.

« Maîiiitre. Je suis venu de la part du Monsieur de la Boutique d'Animaux Magiques, sur le Chemin de Traverse. » et lorsqu'il prononce ces mots, un hibou entre par la porte toujours ouverte. Une lettre à son bec. Avant de repartir. C'est le cadeau qu'il avait commandé au Père Noël de la Boutique.

« Tout correspond... Bienvenue à toi, petit elfe ! Au vue de... ta capacité à faire des câlins monstrueux... je vais... t'appeler... j'sais pas encore. T'as pas déjà un nom par hasard ? » ajouta-t-il en fermant la porte.

« Numéro deux-un-un. C'est mon nom ! » s'exclame-t-il tout joyeux. Mais Lïnwe est déçu. Il lui explique que ce n'est pas un nom. Et qu'il lui en faut un autre, un cool. Parce qu'il est cool, comme elfe. Il revient dans le salon et le présente à sa nouvelle famille. Le garçon précise bien sur le fait que l'elfe ne peut se soumettre qu'à lui.


« Viens, petite créature. Je vais te faire visiter la maison. »


Joyeux Noël.
« Joyeux Noël... Grodoudou ? C'est bien Grodoudou. »


|Fin du RP|
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Re: Réveillon à la campagne

Message par : Mangemort 08, Jeu 29 Déc 2016 - 11:54





Ombre...



31 décembre. Il était dans son manoir. L'après-midi déjà bien avancée. Une bouteille de whisky morte. Envie de meurtre. C'était la fin de l'année. Pourtant il était là. Il avait envoyé une lettre. Pas à n'importe qui, non. Une lettre à tout ce qui comptait. Elle. Il ne savait pas pour autant si elle allait y aller. Que faire ? Il regardait ce prospectus échoué sur sa table comme une feuille d'automne au dehors. Il l'avait reçu à Poudlard. Il était convié à une fête. Super... Si elle n'y était pas, ça ne lui disait trop rien d'y aller. Si elle y était...

Pile ou Face.


Il se dirigea vers sa chambre. Deux tenues bien distinctes posées proprement sur son lit. D'un côté un costume magnifiquement repassé. De l'autre une cape usagée récupérer sur un cadavre prête à servir en ce jour spécial. Cape longue boutonnée. Un masque vénitien à côté. Droite ou gauche. Il réfléchissait. Faire un carnage toute la nuit lui faisait envie. Mais pouvoir passer du temps avec elle l'animait aussi.

Hop. Il serait les deux, l'Ombre, et la Lumière. Il revêtit le costume, laissant la cravate de côté. La chemise, pantalon, veste, les chaussures qui allaient avec. Il prit la cape et le masque à la main. Il redescendit dans son salon. Il alla près de la cheminée, récupéra l'invitation qui y trainait. Il la glissa dans une poche intérieure de son costume. Puis il enfila la longue cape par-dessus qu'il ferma de tout son long. Le masque noir comme la mort sur son visage. Le capuchon non rabattu, décidant de laisser ses cheveux au vent. Ses deux baguettes trainaient non loin. Il prit la plus vieille. Dans sa manche. A portée de main. Un regard vers ses amis. Il sortit de chez lui.

Fourchelang incantation. Transplanage. Bye Bye Ecosse.

Richmond, près de Londres. 19h15.

Il était déjà venu visiter dans le coin. Un petit canal, un restaurant bateau dessus. Devant, cet édifice de pierre. Où déjà maints moldus richement habillés se pressaient d'y entrer. Les arbres au devant arboraient encore les guirlandes lumineuses de Noël. Malgré le froid qui officiait, la bonne humeur se lisait sur les visages de tous ces mange Mer**.

Il regardait la scène depuis un arbre nu qui éclairait en tout sens au-dessus de sa tête. Il souffla quelques secondes. C'est parti. Que la fête commence. Il se dirigea d'un pas lent et élégant vers l'entrée aux colonnes de marbre. Des rires de joie, des mots enjoués sortaient de toute part. Certains parlaient d'un feu d'artifice prévu. Il allait leur donner le dernier de leur misérable vie.

Souriant, il fendait les couples et familles heureuses sans les regarder. Secret magique... Plus pour longtemps. Il entra dans l'édifice, prenant cette fois un grand sourire à l'accueil. Redressant son bras droit, informulant un #Impero, on le laissa entrer en le saluant chaleureusement. Signe de tête pour remercier le pingouin. Puis il s'oriente vers ces victuailles trop réjouissantes.

Salle bondée. Lustres pendaient depuis le plafond sur un sol marbré aux motifs losangés noir sur blanc. Une partie de l'aristocratie londonienne se pavanait à celui qui exhiberait le plus d'argent ou de vanité. A vomir. Il restait à l'entrée, observant tout ce petit monde. Il profita d'une coupe de champagne qu'un serveur lui avait gentiment proposé.

Cul sec, avant le bal de la Mort.

Il posa la coupe au sol, se retourna vers l'entrée, sous les colonnes de l'apocalypse. Demi tour, face à cette fête d'excès. Bras tendu, baguette pointée, haine en vision de son sortilège.

- Animales Ignes Exitioses Invocatur a Nigra Magica !

L'effet fut instantané. Une immense salve de feu qui prit la forme de plusieurs têtes de tigres fonça à vive allure au milieu du festin de moldus. Des cris ne tardèrent pas à retentir devant et derrière lui. Des cris nés du Chaos. Il souriait. Pas le temps de s'attarder. Il était attendu.

*CRAC*

Suite ICI
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Shae L. Keats
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Re: Réveillon à la campagne

Message par : Shae L. Keats, Mar 21 Fév 2017 - 12:19


Pv Liskuvo
Merci ♥


frustration.
ongles acérés, qui pénètrent la peau,
superficielle.
une envie
-de rien
d'arrêt.
de survie.

un oiseau.
le corbeau.
sur une branche
à quelques mètres
du banc.
un corbeau.
lui.
celui qui te suit.
partout.
ris
par dessus
ton épaule
à tes dépends.
à chaque geste
son rire
s'enfonce
entre tes os.
comme des ciseaux crantés.
plantés.

fini les jeux d'enfants, les rires.
ils ont peut-être retentit un peu plus tôt dans la journée
mais le square est vide
désormais
la chaleur de la journée
retombe
petit

-petit.
le froid arrive
les ombres aussi
et les ongles
encore
toujours
vont et viennent
sur l'avant-bras.
l'angoisse
monte.
encore un cran.


elles commencent à ramper
les tâches
sur le sol
sur les graviers
comme du sang
-noirci du bile.
elles s'approchent
et tu ne peux rien faire
pour les éviter.
rien. Rien. RIEN.
et ça t'effraie
au plus haut point.
t'as envie de courir
mais t'y arrives pas
tes jambes
ne répondent pas.
corpses à l'arrêt.
désenchanté.
les pieds relevés
ramenés à toi,
pour ne rien laisser traîner.
à porter.
fuite coupée
mais tu ne vas non plus
les aider
à t'atteindre.
qu'elles restent
loin.
très loin.
t'as juste envie au fond
qu'elles te foutent la paix.
qu'elles arrêtent enfin
de s'immiscer par tout où tu vas.

tes mains agrippent ta tête.
les doigts s'emmêlent,
dans les cheveux
tourni
-coter.  
encore
toujours
comme un pantin
de bois
aux fils cassés
qui ne sait même pas
comment encore tenir droit.
et toujours cette envie
forte
insupportable
de disparaître
dans un coin
de tout plaquer.
de tout planter.
pour arrêter de tout
gâcher
de tout
péter.
solution que
tu n'arrives plus à te résoudre
à adopter.
la flaque
immense
et dense
n'est plus qu'à quelques pas
tu ne les as jamais
laissées te toucher
préférant courir
dans les ruelles
que les laisser s'approcher
mais
tu ne peux
plus
bouger.
tu ne peux rien faire d'autre
que la voir
s'avancer.
La main.
Les rires
Les insultes
et les coups.
Des flashs
que tu n'arrives plus
à trier.

les yeux clos.


Dernière édition par Shae L. Keats le Mar 19 Déc 2017 - 4:00, édité 4 fois
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Re: Réveillon à la campagne

Message par : Liskuvo Kalsi, Sam 25 Fév 2017 - 14:29


PV Leo

La nuit tombe. Petit à petit. Comme un masque que l'on accroche à son visage. Masque de honte, masque de détresse. Lentement, il s'accroche à nous. Il est nous, il ne repartira pas. La nuit me fait cet effet. J'ai l'impression qu'elle est nuit à jamais, l'obscurité monte, la chaleur part. Plus rien n'est visible, tout n'est qu'ombre et illusion, dansant devant nos yeux. Crée par notre vue, par l'ombre qui se réverbère, toujours plus grande, plus forte, plus inquiétante. Contre les murs. Dansant comme volant, toujours là, pour nous faire peur.

J'avance pourtant, dans le parc, inconnu, je ne sais où je suis. J'avance. Comme si ma vie en dépendant, me traînant, à la recherche de l'homme aux milles visages, le masqué non masqué de la nuit. Le seul qui me parle franchement, celui de Cornouailles. Pourquoi il serait ici ? Il ne le sera pas, peut être un de ses amis. Je veux des sensations, je veux vivre. Me cacher, perdu, dans Poudlard. Je ne veux plus, je veux avancer, découvrir. Pouvoir.

Square. C'est le mot qu'on utilise. Je suis dans un square. Seul. Comme je l'ai toujours préféré depuis maintenant quelques moi. Seul. Loin de tout. Loin des autres. Je peux aider. Je peux être aider. Mais jamais je n'ai préféré autre chose qu'être seul.
Sans les bruits.
Seul.
Sans les mouvements superflus.
Seul.
Mais cette fois.
Je veux la compagnie.
De l'homme.
Il me manque.
Je veux le revoir.
Revenir.
Recommencer.
Toujours.
Pour que jamais ne cessent.
Les tambourinements.
De mon cœur.
Devant lui.
Sa force.
Son âme.
Lui.

Un arbre devant moi, un banc. Occupé. Je fronce les sourcils. Pourquoi est-il occupé. Je veux m'avancer. Dégager l'enfant qui est là. Le renvoyer chez lui. Je m'approche. Ce n'est pas un enfant, c'est un homme. Demi homme. Ses jambes ne touchent pas le sol. Il est recroquevillé. Pour le dégager c'est raté, y'a plus qu'à faire le tour. C'est peut être celui que je cherche. Je doute. Sûrement pas. Le non-masqué est trop sûr de lui. Ce n'est pas ça. Ce mort sur le banc. Impossible.

- Monsieur ?

Voix éraillée, soif. Ça fait longtemps que je marche seul. Sans manger ni boire. Je pose la main sur le banc en le contournant. Pour faire face à l'inconnue du jour. Un homme. Jambes contre son torse. Yeux clos. Je m'assois. L'hésitation me gagne, lui parler, le toucher ? Ne rien dire et attendre. Je pourrais tout faire, je ne sais pas. Il est peut être dangereux, un animal, une boule en furie. Finalement, je ne le touche pas. Je m'éclaircit la gorge. Perdu. Il doit être perdu ici, je ne vois pas autre chose, il n'y a que les gens perdus qui s'asseyent sur des bancs quand la nuit monte. Les normaux partent camper, les fous partent tuer, les perdus restent. Toujours, ils errent jusqu'à ne plus pouvoir. Il ne peut plus, je le regarde.

- Vous allez bien ? Vous voulez que je vous ramène chez vous ?

Chez lui, je ne sais pas où c'est. Mais je veux discuter avec lui. Comprendre. Lui parler aussi, de moi, de lui, échanger. Découvrir. Je ne le connais pas. Il ne me connait pas. Je ne demande qu'à en apprendre plus. Les rencontres de Grande-Bretagne ne m'apportent que du bien. Il ne peut pas être mauvais, si déchiré, malmené. C'est un loque. Complètement détruit par quelque chose. Ses bras le montrent, égratignés de partout. Fais par lui. Un autre. Qui sait ? Lui.
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Re: Réveillon à la campagne

Message par : Shae L. Keats, Mar 21 Mar 2017 - 13:48


Rideau.

Sur la campagne environnante, sur le square noctambule, sur l'ombre qui avance là-bas, la main qui s'approche, les ombres inquiétantes des grands pins et leurs branches agitées par le vent.

Rideau.

Le souffle court. Sur les chemins. Respiration paralysée car hyper ventilation de tes poumons. Par manque d'oxygène. Raréfié. Tu t'interroges, toujours, en continues. Tu t'interroges sur tes torts incessants.

i gave all my oxygen
to people that could breath.



Les pensées aussi s'emmêlent à force d'être volontairement engourdie, assommées, abasourdies. Le vie passe, l'âme trépasse.

Life can get you down so I just numb the way it feels
I drown it with a drink and out of date prescription pills


Et toi, l'ombre blanche, tu t'approches. Comme une voix à la radio. Comme un voile maladroitement posé sur un corps. Tu approches.
Et tu m'effraies.

Rideau.

Je sais plus où aller tu sais.
Si je dois partir ou pas. Si je dois te regarder. Tenir. Encore et Toujours. Parce que ça fait vraiment longtemps que j'essaie d'être fort tu sais. J'sais plus bien comment on fait. Et j'aurais vraiment envie que tu m'apprennes. Même si t'es qu'une ombre blanche qui ne rime pas à grand chose. Que tu t'approches. Je ne sais même pas si t'es réel.Mais on va faire comme si.
C'est pas comme si je ne parlais jamais tout seul au fond.
J'ferme les yeux alors que tu franchis les derniers mètres qui nous séparent.

Rideau.
Eveil-The last one.

Monsieur ?

Une goutte d'eau qui explose la surface trop lisse d'une nuit muette. Trouble la tranquillité troublée d'une tempête cent fois répétée. Les yeux s'ouvrent. Les membres reprennent une position normale. Mais les pupilles restent rivées sur le plafond nuageux.
Un monsieur qui me rappelle
que je n'ai plus seize ans.
que
je
vais
en avoir
26
dans quelques jours.

Vague de regrets, et la digue est érigée alors que les mots les percutent avec violence. Je ne t'entends plus. Je ne te comprends plus. Parce que je ne veux pas admettre que tu ais pu avoir raison. A un moment donner. Dégage ombre de vie.
-Reste s'il te plait.


Vous allez bien ? Vous voulez que je vous ramène chez vous ?

Non.
Le rire résonne là bas.
Mes ongles crissent trop fort.
Je veux que tu les fasses taire.
Oublier.
Qu'ils se tuent dans un miroir.
Un murmure.
Je veux que tu partes,
que tu restes
ici
gardien de ce banc.
ta présence les effraie tu sais
reste dans ma tête.
pour cette nuit s'il te plait.
ma dernière chimère
elle m'a laissé au matin.
Dans un lit plein d'embrun que les mains en enfouies
derrière des ombres inquiétante.
Reste.
Et je t'aiderai.

Non
Je veux-


Pause
Hésitation
enfantine de rayon de jouet.
Le bleu ou le rose.

continuer à te rêver.


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Re: Réveillon à la campagne

Message par : Liskuvo Kalsi, Sam 25 Mar 2017 - 9:20


Il ne bouge pas, ne bronche pas. Ma présence paraît superflue. Lui, perdu dans son monde que lui seul connait, est trop loin de moi, qui ne cherche que la présence d'un homme qui n'est pas là. J'ai l'impression d'être le figurant de son monde, il me fait venir pour me poser près d'un banc, parce que ça fait joli et que comme ça il y a une présence dans sa pièce. Quelque chose d'explicite dans tout l'implicite de sa vie.

Pourquoi faire ça ? Personne ne le sait, lui seul détient les clés de comment tout se passe, et nos mondes sont trop différents. Je ne l'ai jamais vu de ma vie, il est peut-être Irlandais, quelqu'un qui ne vient pas du même endroit, un monde différent, encore un, qui creuse l'écart entre nous deux. Entre le figurant et le héros qui vit de douleurs et de désespoir sans que personne ne le sache. Je ne connais que trop peu la sienne. Il n'est pas normal alors qu'il devrait. Il se sent mis à l'écart. Je ne sais pas. Trop de suppositions pour qu'une seule soit choisie. Et dans ce cas, je le jugerais.

Je ne devrais pas, juste l'accepter comme il est et le laisser là. On m'a rien demandé, je dois faire le figurant, ne pas bouger, sourire et faire autre chose alors que l'action principale se joue à quelques centimètres de moi. La sienne d'action, immobile et silencieuse.

Il paraît tout à coup remarquer ma présence, mon jeu est mauvais alors, j'essaye de capter les mots qu'il prononce alors que mon seul souhait et de ne pas rester ici et de continuer ma propre vie, celle qu'il ne connait pas non plus. Mon monde. L'exact opposé de celui dans lequel il est exposé à moi. La seule chose que nous avons en commun dans ce que je vois, c'est la solitude. Immense dans un parc, alors que les jeunes enfants et les gens comme moi devraient être à jouer, le masque qui tombe à réussi à les faire fuir. Ils n'avaient pas leur place de figurant.

- Non
Je veux-


Je suis suspendu à ses lèvres. Le temps se suspend, étonné par la voix de cet homme qui ne parle pas. Étonné de voir que tout ne peut pas se comprendre de par son attitude, parce que le temps le pensait, le temps joue avec nous comme des poupées de chiffon. Il pense pouvoir tout contrôler. Mais parfois on le contrarie. Et il boude. Se suspendant un instant, laissant nos émotions prendre le contrôle.

continuer à te rêver.

Une boule au ventre. Il est complètement dingue, je ne sais même pas si c'est à moi qu'il parle, je suis trop loin de lui, de son imaginaire de compréhension qu'il a enfoui quelque part. La seule chose que je peux faire c'est encore et toujours me laisser faire, le temps est maintenant revenu. Accompagnant le retour du héros dans son mutisme. Il joue avec moi, me faisant comprendre qu'il faut parler avant qu'il ne soit trop tard. Je n'ose pas toucher le héros, il est trop important pour ça. Je me contente de lui parler, c'est déjà quelque chose. L’atmosphère du parc me rend nerveux, il me souffle à l'oreille de m'enfuir, mais je reste.

- Décrivez moi le rêve, dites moi ce qu'il vous arrive.

J'ai connu plus subtil, mais c'est mon envie. Je veux apprendre. Je veux relier les mondes.
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Re: Réveillon à la campagne

Message par : Shae L. Keats, Ven 28 Avr 2017 - 14:58


For you
Sorry as much as i can be
Love u ♥


Il y eut un grand rire triste
La pendule s'arrêta
Une bête fauve sauvait ses petits.

Rires opaques dans des cadres d'agonie
Autant de nudités tournant en dérision leur pâleur
Tournant en dérision
Les yeux vertueux du phare des naufrages.


Un rire coincé en gorge par trop de gorgées d’élixir d'amertume. Par trop de rêves démolis pour en faire des cauchemars affreux. Que le corps n'ose même plus concevoir. Et pourtant toi, t'as pas l'air assassin. Je n'ai plus vraiment l'habitude de voir des choses positives sortir de ma tête tu sais, mais si tu es là, ça montre que je eux encore le faire. Encore espérer pouvoir être réparé. Arrêter de voir ce qui n'existe pas.
Mais toi,
Je n'arrive même pas à voir si tu es vraiment là.
T'es arrivé comme un messie, en écartant leurs ongles qui me griffaient de toutes parts.
Reste.

Le Rêve -Production psychique survenant pendant le sommeil,
et pouvant être partiellement mémorisée.
Fait de laisser aller librement son imagination ; idée chimérique : Un rêve éveillé.
Représentation, plus ou moins idéale ou chimérique, de ce qu'on veut réaliser, de ce qu'on désire. 


Je veux me souvenir de toi, au matin du frabieux jour. Celui où je périrai sous les coups. Où je triompherai, selon les versions. Je veux me souvenir de toi, et de la façon dont tu les as écartées. En arrivant de nul part. D'un regard. Je n'ai jamais vu ça, mais je veux que tu m'apprennes à faire comme toi. Inconnu du soir, qui s'arrête.
En voyant l'homme assis, démuni.
Héros par le simple fait
De s'être arrêté.

Décrivez moi le rêve, dites moi ce qu'il vous arrive.

Décrire, parler, expliquer, analyser, disséquer l'inconscient, ce qui me fait, qui m'a toujours dominé. longer dedans, pour en extraire la mélasse, la bile noire et l'étaler sur la table. En analyser la composition pour comprendre où est-ce que ça a bien pu merder chez toi. Comment t'as pu sombrer autant. Les flashs des questions que l'ont pourrait te poser. Griffonnées sur une feuille du bout d'un crayon à papier, ou de bois selon le monde intérieur de chacun. Votre enfance. Vos parents. Puis devoir encore toucher la poupée et son insupportable sourire. Pour montrer, expliquer avec des mots qui n'auraient jamais dû être prononcés dans une aussi jeune bouche. Ni dans une aucune autre d'ailleurs. Et devoir continuer, à tracer les marques brûlantes sur le corps de plastique, sans quitter des yeux le sourire électrique et le regard rosé.
Retrouver l’amalgame dans un songe d'une nuit d'été.

Songe - Combinaison, souvent incohérente, d'images qui apparaissent dans l'esprit pendant le sommeil.
Vues de l'esprit, chimères, illusions, vaines imaginations.

-Flashs back imprévus,
Paralysie des sens.
Terreur nocturne.

Et l'envie qui se naît, volonté d'évoquer cette sensation, de vide, de peur, de terreur à l'approche d'une main. D'une intimité certaine. Comme un courant électrique glacé dans l'intégralité de l'épiderme, du corps. Chimère acide, comme une bonbon entré de force dans la gorge. Hallucination, revoir, revivre, et tout recommencer. Parce que je n'oublierai jamais.
C'est gravé à l'encre de ses sens.
Sur mon corps.

Chimère- Projet séduisant, mais irréalisable;
idée vaine qui n'est que le produit de l'imagination;
illusion : Poursuivre des chimères.
 

Les ombres dansantes,
Elles portent le même sourire,
Presque électrique, on pourrait y voir les fils.
Elles dansent partout autour.
Mais ce n'est pas un cauchemar, non, non, non,
Parce que t'es là,
Tu les écartes sans peine,
Par ta simple présence.
Comment tu fais inconnu,
Pour transformer un cauchemar,
En rêve ?
Apprends-moi.
Je veux savoir.


Cauchemar- Rêve pénible avec sensation d'oppression, d'angoisse.
Idée, chose ou personne qui importune ou cause du tourment.
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Re: Réveillon à la campagne

Message par : Liskuvo Kalsi, Lun 8 Mai 2017 - 17:06


La rencontre prend une tournure différente. De spectateur un peu agacé de me rendre compte que ce n'est pas l'homme que je cherche je me transforme en petit être insignifiant qui vit dans le rêve d'un inconnu. Tout pourrait s'arrêter que je voudrais rester là et continuer à vivre le moment présent et observer avec fascination ce que peuvent faire les vicissitudes de la vie à quelqu'un. Jusque là on ne se rend pas compte, on a l'impression que notre vie est la pire mais on ne sait pas ce que peut subir quelqu'un, un rêve peut se transformer en cauchemar en un clin d’œil.

Cependant son expression, ses marques l'avant bras, on dirait une bête dans un piège. Piège dressé par un élément invisible, ce qui est au dessus de nous et qui le restera à jamais, qui nous observe nous battre dans son verre retourné jusqu'à l'épuisement. Nous surveillant de son œil doré le jour, de ses yeux luminescents la nuit. Il s'amuse de notre condition comme on s'amuse de la guêpe qu'on a réussi à prendre sous notre verre. On panique, on s'excite et dans un dernier souffle tout s'inverse. Il est dedans, je suis dedans, mais lui il commence à manquer d'air, à manquer d'instinct de survie.

Les ombres dansantes,
Elles portent le même sourire,
Presque électrique, on pourrait y voir les fils.
Elles dansent partout autour.
Mais ce n'est pas un cauchemar, non, non, non,
Parce que t'es là,
Tu les écartes sans peine,
Par ta simple présence.
Comment tu fais inconnu,
Pour transformer un cauchemar,
En rêve ?
Apprends-moi.
Je veux savoir.


Comme un idiot mon premier réflexe est de me retourner pour voir ses ombres. Mais je ne peux les voir, elles sont les siennes, je peux juste comprendre et chasser par ma simple présence comme il dit. Je ne fait rien, j'observe ce visage perdu et me demande ce que je peux bien faire pour aider. Sûrement rien qu'un peu de temps accordé.

L'ombre, la solitude, c'est ça. Si son ombre est la solitude qui lui sourit, la charognarde de la vie. Elle attend sans cesse en se demandant ce qu'elle fera quand on sera étouffé. Et elle nous sourit, nous amadoue, mais son sourire est diabolique et il ne faut pas s'y fier. Il faut pacifier l'âme et l'esprit pour enfin s'éloigner de cette chose.

J'aimerais faire autre chose qu'être la comme un crétin, mais je pense que si je cours vers une direction hasardeuse ça ne risque que de renforcer l'idée précédente, ne pas bouger paraît être la meilleure solution. J'ai l'impression de jouer à un jeu avec l'invisible, je n'ai aucune idée de ce qu'il se passe dans son monde ni de ce qu'il attend de moi et pourtant tout ça me paraît si réel, les ombres, les fils électriques, la lumière.

Par contre dans mon esprit, mon imaginaire, je suis loin de représenter la lumière, je ne comprends pas ce que je peux bien faire. De tout ce que j'ai fait je ne pense pas avoir beaucoup servi à chasser les peurs et les doutes. Je ne sais quoi lui dire, tout semble mal placé, il n'y a qu'une seule idée qui me vient. Dans la vie y'a une chose qui est au dessus des autres et c'est l'instinct de survie. Cet instinct est alimenté par trois choses qui sont essentielles pour rester en vie, si il n'est pas alimenté il finit peu à peu par se faire avaler par les ombres.

- Il faut garder trois choses monsieur, l'amour, quel qu'il soit, il faut quelqu'un sur qui compter, qui puisse être présent, ensuite il vous faut de l'envie, celle de se battre contre les horreurs qui vous entourent, et enfin il vous faut de l'espoir, c'est le plus important. Les ombres ne s'approchent pas de l'espoir, elles en ont peur, elles ne le connaissent pas, ne vous faites pas avoir par ces choses, espérez.

Même sans avoir les deux autres il suffit parfois d'espérer pour que le monde change, que les yeux voient la lumière au bout du tunnel, que le verre au dessus se soulève un instant pour qu'une bouffée d'air et de vie s'en dégage. Je me redresse alors, levant les bras et haussant la voix.

- Levez vous ! Affrontez les avec moi !

Pas besoin de baguette ou de quoi que ce soit pour ce genre de combats, il se gagne tout seul. Il suffit d'y croire et d'arrêter de se figer dans la peur d'une chose qui n'existe pas, il faut qu'il se réveille et commence à voir le monde qui l'entoure dans son intégralité, pas celui modifié par le voile ombragé de son esprit.
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Re: Réveillon à la campagne

Message par : Shae L. Keats, Jeu 6 Juil 2017 - 15:25


Tu sais, parfois je crois que si j'arrivais à les nommer elles seraient moins impressionantes. Moins violentes. Parce que j'aurais l'impression de les connaître. De les amadouer. J'ai déjà quelques idées, quelques pistes. Mais j'ai peur de les explorer.
De tomber encore,
en trébuchant sur leurs racines.

Tu vois la grande là-bas ? L'infâme ? Celle qui colle. Celle qui pègue. Parce qu'il n'ya pas d'autres mots pour le dire. Je pense que c'est l'angoisse. Elle est toujours dans les parages, comme un corbeau ou un mouton de poussières, elle s'immisce par les bronches. Et elle écrase le thorax.

Ĺa timide, celle qui ne se montre que dans les moments les plus sombres, qui achève la lueur en lz recouvrant.Je pense que c'est la sienne. Celle du premier homme. Celle qui est censée briller, réchauffer et protéger. Celle qui a ouvert la voie,lentement, aux autres. En fissurant la coque de l'âme. Qui a fait baisser la valeur qu'on s'accorde.

Puis il y a les leurs, mêlées. Les mains qui angoissent, que j'ai peur de voir partout,  dans les transport en commun, dans la foule, dans une ruelle le soir. Et les spectres de couleurs, qui se dédoublent dans le miroir. Qu'on entrevoit sans le vouloir. Alors que les sentir proches st dèjà assez lourd.

Les rêves et les souvenirs de bonheur,
reviennent souvent entâchés lorsque l'ont prend la peine de s'y pencher.

Je ne sais pas si tu comprends,
mais ils paraient qu'on a tous nos ombres,
une fois dans notre lit le soir,
sous l'enveloppe rassurante de la couverture sous laquelle on essaie de disparaitre.

Alors j'imagine que toi aussi,
Měme en écartant les miennes,
Tu n'arrives pas à repousser les tiennes.

Il faut garder trois choses monsieur, l'amour, quel qu'il soit, il faut quelqu'un sur qui compter, qui puisse être présent, ensuite il vous faut de l'envie, celle de se battre contre les horreurs qui vous entourent, et enfin il vous faut de l'espoir, c'est le plus important. Les ombres ne s'approchent pas de l'espoir, elles en ont peur, elles ne le connaissent pas, ne vous faites pas avoir par ces choses, espérez.

L'amour. Je crois que j'en ai trop. J'aime les gens. Tous. Sans exceptions. J'arrive à pardonner des choses affreuses, parce que je pars du principe qu'il nous arrive à tous de nous tromper. Mais moi non, mon pardon ne me compte pas. Parce qu'il faudrait s'aimer. Tenir à soi-même pour autoriser les autresà faire de même. Pour enfin comprendre,
Comment on peut compter.

L'envie découle de la première. Il faut trouver des raisons. Des motivations. Qui se cachent dans les repli des draps trempés de sueur après un ultime cauchemar.
Qui se planquent derrière le miroir que l'on contepple avec haine , rage et remords lorsqu'on perd le nord.

Et l'espoir, ultime,
qui ces temps-ci remontre son nez.
Dans ta voix
Pressante.
Je ne te suis pas.
je te regarde.
Je lis dans tes yeux
Cette fougue
Que je cherche encore.
Celle qui répond à la mort
"Pas aujourd'hui".

Merci
de voir
les morts vi-vents.



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Re: Réveillon à la campagne

Message par : Liskuvo Kalsi, Dim 30 Juil 2017 - 19:14


Maintenant je le regarde et j'attends, suspendu au moindre mouvement, attendant que d'un coup il réponde à l'appel et qu'il se dresse, furieux, battant des tambours sur la tête de ses ombres. J'ai beau attendre il ne cherche pas à bouger, pourquoi il ne cherche pas à bouger ? Il ne me suit pas, j'ai l'air bête, idiot même. Tout seul à vouloir combattre son monde invisible, l'entreprise improbable restera impossible au vu de sa réaction. Il paraît réfléchir, peut-être que mes paroles font sens, prennent le chemin de son esprit, ça lui change peut-être les idées, je l'espère, sa situation est horrible.

La voix finit par sortir, sa voix, la pensée a tourné et même si il ne m'a pas suivi j'ai l'impression de servir à quelque chose, je rayonne intérieurement, fier de moi, de ce que j'ai bien pu faire par ici. Finalement la recherche n'a pas abouti, mais lui consiste à plus que cette recherche, j'ai trouvé autre chose, de plus consistant, d'étrange certes mais de foncièrement plus humain que l'autre.

- Merci
de voir
les morts vi-vents.


Je les vois, je les entends, je les comprends, ils sont là, invisibles pour les yeux mais visibles pour le reste, ils tournent comme pas possible autour, ne comprenant pas, ils ne veulent toujours pas partir, mais c'est le genre de choses qui ne partira sûrement jamais, coincés dans une situation qui leur est bien trop avantageuse à leur goût, impossible de s'en défaire, je comprends.

Je retourne m'asseoir, un peu gêné de ce que j'ai pu faire, parfois je contrôle pas trop et les idées prennent le dessus, rendant la situation un peu ennuyante à mes yeux, gênante quoi.

- Vous...

Lui, oui, celui qui parle et qui souffre, comment on fait pour continuer à aider ce type à part en restant là et en faisant l'imbécile ? Doit pas y avoir beaucoup d'autres choses à faire, j'aimerai bien lui parler moi, connaître un peu plus sa vie, chasser encore plus les méchants bonhommes qui le suivent, le faire sortir de tout ça, au moins qu'il avance un peu, pas qu'il recule.

- Euh

Je bégaye, il m'impressionne, philosophe, érudit, il aurait peut-être été un bleu à Poudlard, d'ailleurs il en vient si ça se trouve, je ne l'ai jamais vu, du moins je ne peux m'en rappeler, mais il aurait pu apparaître dans ma vie un autre moment, à l'école, les professeurs sont tous un peu fous, il ferait un de plus, rien d'incroyable finalement.

- Je peux savoir quel nom les gens ont l'habitude de vous donner ?
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Re: Réveillon à la campagne

Message par : Shae L. Keats, Ven 27 Oct 2017 - 14:45


J'en ai marre d'avoir tant de gratitude pour les gens Je les hais, je les aime seulement de loin.
Un misanthrope philanthrope.
Pourquoi t'as pas passe ton chemin ?
Y en a tellement d'autres tu sais
Des gens a aider.

J'en ai marre que les gens bien s’arrêtent sur mon cas. Je sais  pas aller bien, je suce les gens jusqu'a la moelle. Je sais pas de quand date le dernier soir ou l’idée de mourir ne m'a pas traversé l'esprit. Alors je fais comme si. Y a juste les lecteurs d’âme que j'arrive plus a duper.Alors je cours dans les bois, dans la nuit. Je cours dans les parcs. Pour respirer.
Pour souffler.
Pour respirer.

Et toi t'es la pourquoi ? Dans le creux de la nuit ? T'as quoi ? Qu'est-ce que tu fuies  ? C'est pas toujours facile de savoir pourquoi on court, mais c'est facile de deviner ou on va. L'issue et toujours la même. A trop courir on oublie de vivre il parait. Mais je trouve plus de valeur a rien. Y en a qui court pour une raison, moi il m'en faudrait juste une pour arrêter.
Et toi t’arrive pas a m'en donner.
Même si t'essaies.

Vous...

Je. Je sais plus trop quoi a quoi ça correspond. Je sais plus qui se cache derrière un Je devenu impersonnel.
Alors ton vous
tu peux le ravaler.

Euh...

Tu ne sais plus quoi dire, je le sais. T’arrive plus a parler. Tu sais plus quoi dire. Plus quoi faire. Mes yeux sont éteints. T'as peur hein. De rien pouvoir faire pour le mec paume du parc. T'as peur de finir comme moi au fond. Je le sais. Mais ce ne sont que les divagations d'un mec bourre.

Je peux savoir quel nom les gens ont l'habitude de vous donner ?

J'ai plu vraiment de nom. Ni d’identité
mais comme une évidence le nom glisse

Shae.

Tu comprendras pas. Je suis fidèle a moi-même ce soir. A l'ancienne vérité. Le corps masculin trop étriqué, qui n'arrive même plus a être un pale reflet de ma réalité. Alors je change pour toi. C'est encore le début mais je féminise le tout. Pour que tu essaies de comprendre, de former et de tout faire.
Pour respirer un peu
Face a Shae
Les ombres s’emmêlent les pieds.

et toi enfant
tu fuis quoi ?
ici ils ne t'attraperont pas.

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Re: Réveillon à la campagne

Message par : Liskuvo Kalsi, Dim 7 Jan 2018 - 15:21


Entre octobre et janvier y'a qu'un seul mois, non ? Désolé :'(

Shae ? C'est un chouette prénom j'imagine, je suis pas très doué pour deviner d'un prénom si il vaut le coup ou non. Pas de nom de famille ? C'est étrange, peut-être que Shae n'est pas son prénom, en fait j'en sais rien, je lui ai demandé quel nom les gens avaient l'habitude de lui donner, je suis pas clair dans mes questions alors je vais pas attendre des autres qu'ils clarifient. Je chuchote lentement son nom, en essayant de détacher les syllabes si c'est possible, m'imprégner du sens au final, on a jamais un nom pour rien, surtout si c'est un surnom, ou sa propre identité. J'ai d'ailleurs jamais réfléchis au sens du mien, mais Shae, ça me parle.

Je regarde l'étrangeté ombragée avec un grand sourire. Ravi d'avoir fait une connaissance aussi bizarre, ça arrive pas tous les jours faut dire, ça se fête les rencontres de ce genre. Je jette un oeil au soleil aussi, savoir si il est content pour nous. Bon ça je ferais peut-être mieux de pas trop lui poser de questions.

- Enchanté, Shae.

Enfant ? Qu'est ce que je fuis ? Oh...ça pose des questions qui fâchent ce soir, mon sourire s'efface le temps de la réflexion, y'en a des choses que je pourrais répondre, des banalités en tout genre, fuir c'est toujours quelque chose de compliqué. Je doute qu'on puisse dire qu'on fuit une seule chose. Sinon on pourrait sûrement l'affronter. Et puis, je suis pas venu par ici pour fuir à la base, je cherche plus qu'autre chose. Ah ce que j'aime pas quand on me pose des questions comme ça.

- Je cherche des gens.

Si je cherche des gens est-ce que je fuis ceux que je connais déjà ? C'est le moment réflexion de comptoir qui vaut pas un sous, commence à me faire peur, je voulais l'aider à aller mieux et j'ai l'impression que ça s'inverse un peu maintenant, ça veut dire que ce que j'ai fait à suffit ? Bon, j'en doute fortement, ma jambe se met à se secouer, d'un accès de stress. Est-ce que je fuis quelqu'un ?

- Vous êtes sûr ? Si j'ai réussi à venir jusqu'ici pourquoi ils pourraient pas venir ?

Je me rends compte en disant ça que je viens de lui dire que je fuyais quelqu'un, je sens mes dents venir contre ma lèvre et serrer aussi fort qu'elles le peuvent. Si je continue comme ça je vais me mettre à pleurer en l'implorant de me sauver, ou quelque chose comme ça. Je veux être fort, dépasser cette masse de peur dans laquelle il était tout à l'heure, pas rester devant. Le déni c'est bien parfois aussi, c'est un des plus grands remèdes de l'humanité, mais avec ses questions, le déni est chassé, c'est bien fâcheux.
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