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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Une petite ruelle déserte
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Elhiya Ellis
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Elhiya Ellis, Jeu 31 Aoû - 15:26


    Cette ombre bougeait distinctement, pour peu qu’on arrivait à la fixer dans le noir. Cette ombre était vivante et de toute évidence humaine. Cette ombre parlait et assurait qu’elle n’était pas dangereuse. Cette ombre était marrante. Cette ombre avait le discours du monstre carnassier tapis dans le noir. Cette ombre arracha un ricanement moqueur à la gamine.
    Naïveté enfantine, insolence de princesse, des mots sortaient de sa bouche alors qu’elle n’avait lâché la précieuse baguette dans la poche de sa veste. Ses pas ne bougeaient pas, et son regard ne quittait plus l’ombre.


    « N’est-ce pas ce que le loup dit à la brebis avant de la croquer ? »

    Ironique quand tu t’invitait à tous les coin de rue, cela pouvait devenir préjudiciable. Pourtant ironie amie tu étais toujours là peu importait l’heure du jour et de la nuit, peut importait la situation. Ironie, c’était toi qui transportait la gamine vers une curiosité étrange, ce besoin d’avancer dans le noir, de voir si le loup aller la mordre, de découvrir ce qu’il y’avait derrière la fragilité enfantine et les doutes innocent.

    D’un pas, la blonde s’avança lentement, apercevant légèrement les courbes d’un visage féminin, l’ondulation d’un rideau ébène tombant gracieusement sur son épaule, une bague d’argent appelant la lumière, quelques taches sur sa peau d’albatre, l’ombre n’était qu’une femme tout ce qu’il avait de plus normale. Déception.

    La normalité composait avec des taches d’un rouge carmin ? c’en était moins sûr… appréhension, association d’idée, conclusion hative et ses doigts s’enroulaient d’autant plus sur le morceau de bois. Le rouge, semblable au sang dépeignait également des éclaboussures artistiques sur le t-shirt de la jeune femme. Et pourtant, calme et tranquillité habitait le bout de visage visible.

    La gamine grimaça, ce n’était pas un simple loup, mais autre chose à la pale froideur digne d’un serpent venimeux qui la fixait. Fuite salutaire, détournement malicieux ? Non, rien de ces amis ci existaient. Ils avaient dû être enfermés dans le même cachot que la précieuse conscience de l’enfant qui criait muettement qu’il ne fallait pas rester dans les lieux.  Restait la fascination, celle pour le rouge liquide et vermillon, les palpitations de l’angoisse, et le sourire narquois naissant aux creux de ses lèvres. Interet soudain et malsain.

    La bouche entre-ouverte reprit la parole alors que Conscience rageait de n’avoir plus aucun pouvoir, impuissante spectatrice des prémices de déviations de sa maitresse.


    « Vous avez taché votre uniforme de mouton, pourtant je ne vois d’autre brebis que moi dans ce coin… »

    Le regard curieux s’était délié de la jeune inconnue, fouinant hâtivement la présence d’un corps ou d’un blessé, rien, hormis un volet qui avait soudainement claqué, privant la ruelle de la luminosité qui se dégageait du carreau sur lequel il était venu mourir. Dommage, les ombres ne pouvaient grandir dans le noir, les taches rouges avaient perdu de leur éclat, leur intérêt également
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Ambroisie Palel
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Ambroisie Palel, Jeu 31 Aoû - 17:08


Brebis égarée.
Ou peut-être simple déguisement pour mieux te piéger tu n'en savais pas grand chose. En tout cas tu avais aperçu une silhouette s'avançait et en entendant sa voix ça t'aurais étonné que ça soit un grand balaise qui faisait trois fois ton poids et deux fois ta taille.
Un sourire malicieux était né sur tes lèvres et était mort dans la demi seconde suivante pour ne pas inviter la personne à penser que tu étais amicale.

Mordre, s'abreuver. T'avais pas vraiment envie de tout ça.
Ta part d'ombre venait d'être rassasiée, et malgré son penchant pour en demander plus tu maîtrisais.
Hors de question de toucher à la blondinette qui apparaissait maintenant au coin de ton champ de vision.

Au début t'avais pensé qu'elle était folle, on ne s'approche pas en pleine nuit d'une inconnue comme ça.
Finalement elle te rappelait un peu toi quand t'étais plus jeune. Donc conclusion : t'avais affaire à une gamine sûrement. Puis t'avais saisi son regard glissé sur ton tee-shirt, pourtant elle bougeait pas.

A sa place j'aurai pas couru bien loin tu me diras. Mais elle a plutôt l'air intéressée, géniale je suis tombée sur une tordue.
Fallait bien reconnaître, elle avait pas l'expérience que tu avais, son visage transpirait l'appréhension dans un premier temps puis une grimace. Elle ne cachait rien, t'avais l'impression de lire comme dans un livre ouvert.
Comme toi quand t'étais plus jeune alors la ramène pas trop...
Ta conscience refaisait surface, c'était pas encore le moment, tu l'avais pas écouté depuis bien longtemps et c'était pas maintenant que t'allais recommencer.

Elle continuait à t'observer la gamine, à croire que t'étais intéressante à voir, que t'avais un truc de spécial.
Ça faisait un peu bête de foire et ça commençait à te gonfler. Pis elle s'était mis à sourire.
Un sourire plaqué sur son visage surmontée de sa chevelure blonde. T'avais presque envie de la baffer pour ça. Mais t'avais dis que tu resterais calme et rien ne passait à travers tes yeux ou ton visage. T'étais stoïque, un sang froid de vipère, assez ironique vu que t'étais censée être un aiglon.

Et voilà qu'elle se mettait à parler d'uniforme de mouton. Cette fois t'avais plus envie de rire qu'autre chose, pour qui elle se prenait cette gamine ?
Au lieu de dormir elle traînait dehors et elle avait le culot de te déranger dans tes pulsions ténébreuses.
Pis elle arrêtait pas de regarder partout, elle cherchait quoi ? Peut-être le macchabée qui devrait être là vu le sang sur ton tee shirt. Peine perdue pour elle, il devait déjà bien gentiment dormir et t'aimerais bien en faire de même.

Pâle étincelle. Il ne restait pas beaucoup de lumière après que le volet se soit fermé.
La gamine allait peut-être commençait à prendre peur et se barrer ou alors t'allais encore te coltiner un tas de question auxquelles t'avais pas vraiment envie de répondre.
Alors tu t'étais décidé à bouger, t'avais claqué ton talon droit au sol et tu t'étais décalé vers elle en faisant quelques pas, tu lui faisais maintenant face et t'étais toujours aussi tranquille. C'était pas une gamine qui allait te faire quoi que ce soit.
T'attendais une nouvelle réaction de sa part, après tout, c'était amusant de la voir se décomposer puis se redonner bonne figure devant toi. Fallait peut-être lui répondre quand même, alors toujours aussi calmement t'avais pas hésité.

- Brebis, mouton, tout ça c'est bien joli mais je trouve qu'elle avait un certain style ma tenue... Mais elle est tâchée dommage, c'est vrai, mais le jeu en valait la chandelle crois moi.

Droite, toujours droite comme un piquet t'avais replacé une mèche de ta main gauche derrière ton oreille t'avais par contre oublié que ta main gauche avait pris un peu aussi des couleurs carmins à cause de l'autre abruti. Tant pis, une bonne douche en rentrant et ça serait nettoyé même pour ta mèche de cheveux à présent couverte du sang d'un inconnu. Génial quand ça allait sécher.

- Tu dois pas être bien vieille et je suis sûre que tes parents se font du soucis, c'est pas très prudent de traîner seule dans Londres, rentre chez toi tu seras mieux au chaud... Et à vrai j'aimerai moi aussi rentrer, j'ai besoin d'une douche.

Un pas, deux pas dans sa direction, tes talons martelaient le sol, le calme et la tranquillité qu'elle n'avait pas réussi à faire plier.
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Elhiya Ellis
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Elhiya Ellis, Jeu 31 Aoû - 18:38


    Conscience bâillonnée, caprice indolent ou juste interet caché enfin pret a se manifester, la blonde ne bougeait pas. Pourtant le talon claquant sur le pavé l'avait fait sursauter, activant instinctivement son palpitant qui lui intimait qu'il fallait paniquer. Or, la gamine en avait franchement marre d'écouter son cerveau a chaque fois qu"il lui disait d'avoir peut ou de fuir. Marre de devoir rejeter la part d'ombre qui se cachait en elle. Marre d'être une gosse tout simplement.

    Par contre, accepter qu'il puisse lui arriver quelque chose, chercher inconsciemment qu'il lui arrive quelque chose était un départ que son corps ne semblait pas être apte à adopter. Ses yeux s'étaient élargis à l'approche de l'inconnue et son coeur avait raté un battement, trahissant le fragment de crainte qui s'indiquait en elle.

    Oui, vouloir relayer l'enfant en elle n'était pas si simple. Cependant sans scillier, tentant au mieux de réguler sa respiration pour calmer son rythme cardiaque, la fosse avait gardé des yeux plantés sur la jeune femme. Cette dernière avait prit la patole avec un calme déroutant. Peut importait d'ou provenait ce sang sur son visage, aucune trace d'inquiétude se lisait en elle. Tout le contraire de la blonde.

    Par contre, les mots de la femme lui avait arraché un rictus moqueur, appaisant son incontrôlable crainte formée par son inconscient. Cette.. femme lui parlait de ses parents. Erreurs de tactique, ses... parents étaient indirectement la cause de sa présence ici. Ils avaient cautionner des actes sombres, ou tout du moins fermé les yeux dessus, trouvant normal de faire comme si de rien était. En un soupire, quelques mots amer s'echaperent malgré elle.


    "Ma foi, nul besoin de vous preoccuper de mes parents,  et rentrez donc chez vous, moi je reste dehors, c'est mieux que rester à fermer les yeux."

    Là était la reele source du problème. Faire semblant de ne pas être attiré par ce qu'elle avait trouvé dans son grimoire familiale l'épuisant inconsciemment. Elle avait fait quelques recherches dans les archives de l'école, mais tout ce qu' rlle avait trouvé était insipide. Il manquait quelque chose, quelque chose qu'elle cherchait peut être dans le noir ce soir, quelque de moins terne que ce semblent de discussion.  Quelque chose de vivant.

    Le regard fixe sur la jeune femme, la gamine de bougeait pas, et elle ne bougerai pas. Même si sa tête lui disait qu'il n'était pas bien judicieux de rester la, face à l'impacivite de cette brune  
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Ambroisie Palel
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Ambroisie Palel, Jeu 31 Aoû - 22:06


Crainte et sang froid. Drôle de mélange. Pourtant cette gamine avait un drôle de mélange des deux.
Tu lisais bien sa crainte sur son visage quand tu t'étais approchée, la tension était palpable sur son visage mais elle restait là, elle essayait de se maîtriser.
Ouais, elle essayait, elle te rappelait vraiment toi plus jeune.
Risquer pour ressentir.
Avoir peur pour apprendre.

Se prouver des choses, c'était quelque chose que t'avais essayé de faire avant de comprendre qui t'étais vraiment.
C'était peut-être ce que je faisais cette gosse, se prouver qu'elle pouvait rester debout face à une femme couverte de traces de sang dont elle avait pas la moindre idée de la provenance.
En un regard t'avais commencé à comprendre ce qu'elle faisait là.
En fait t'avais fais exactement la même chose il y a deux ans, t'avais décidé de marcher la nuit pour être au calme et t'étais tombé où il fallait pas, mais toi contrairement à elle t'étais restée dans l'ombre, t'avais pas encore assez de cran.

Je sais pas quel âge elle a mais elle a sûrement plus de cran que toi à son âge.
Pour une fois tu donnais raison à ce qui te servait de conscience. Elle avait du cran, trop de cran presque.

Inquiétude, inquiétude quand tu fais surface... C'était drôle comme en t'approchant simplement t'avais réussi à la faire paniquer, jusqu'à ce qu'elle se met à sourire, encore. Apparemment ses parents la faisaient rire, en tout cas, ce qui semblait rester de ses parents et de leur autorité vu sa réponse.
Mauvais ton, mauvaise réponse. Elle avait du cran mais elle avait à apprendre la gamine.
Et ouais, tu notais tout, sentais tout. C'était un sujet sensible et en plus ça lui tenait à cœur à la blondinette. Encore comme toi il y a quelques années.

Fermer les yeux ? Ouais d'accord, t'avais saisi le problème en quelques secondes. Trahison et mensonge familial, décidément t'étais tombée sur la pire. T'avais presque envie de rire parce que question de fermer les yeux, ta famille devait le faire encore en ce moment face à tes agissements.
Ils te contrôlaient plus, tu n'obéissais plus vraiment.
T'étais toi, t'étais libre.

Libre de quoi ? T'es bloquée dans une ruelle avec une gamine aussi perchée que toi à l'époque la belle affaire...
Fallait avouer que tu commençais à saturer d'être gentille et polie. T'étais tout à fait calme, rien ne pouvait te perturber excepté le fait qu'elle ressemblait beaucoup trop à Ambroisie l'adolescente perturbée. Mais bon, t'intériorisais, tu trouverais bien quelqu'un d'autre à torturer pour te détendre. Les enfoirés t'en trouvent partout, la gamine tu la toucherais pas, c'était prévu comme ça.

Sourire, elle continuait à sourire. Là t'en avais marre, alors t'étais resté calme mais tu t'étais rapproché d'elle.
Démarche sûre, posture droite, rien ne trahissait. A cause de tes talons tu dépassais bien les 1m80 alors tu t'étais penché un peu en avant en penchant la tête de côté pour examiner la blondinette. T'avais décidé de pimenter la soirée.

- Dis voir gamine, je me préoccupe pas de toi, mais de moi. J'aimerai dormir et me doucher je sais pas si t'as remarqué mais je suis pas très propre et t'es là planté devant moi. Tu fais la dure mais t'as encore à apprendre, tes yeux, ton souffle, ta posture, tout en fait indique que tu paniques.

T'avais alors encadré son visage avec ta main gauche pleine de sang séché en posant tes doigts sur ses joues son menton reposant entre ton pouce et ton index. T'étais toujours aussi stoïque même si à l'intérieur ça t'amusait. T'avais hâte de voir sa réaction alors t'avais poussé le bouchon plus loin.

- Tu veux pas fermer les yeux ? A ta guise, mais n'empêche que t'es tombé au mauvais endroit. T'as de la chance, tu me rappelles moi quand j'étais plus jeune alors ton sang ira pas rejoindre celui de l'abruti dont je me suis occupée sur ma tenue. T'avais l'air de chercher un corps, tu m'as cru assez débile pour tuer quelqu'un en plein Londres ? Franchement, t'as vraiment beaucoup à apprendre.

T'avais relâché ses joues doucement, pas de gestes brusques. Tout était sous contrôle, ta voix douce mais pourtant si froide et ta main, rien ne tremblait chez toi en fait.  
Tu t'étais reculé et tu savais que t'allais encore pouvoir t'amuser, elle te ressemblait fallait pas l'oublier.
T'avais plus qu'à attendre. Un geste, une réponse.
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Elhiya Ellis
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Elhiya Ellis, Ven 1 Sep - 15:04


    Son cœur tambourinait dans sa poitrine, alors qu’elle retenait sa respiration pour faire l’effort de lier ses envies à sa stupide raison. Ce n’était pas aisé. Ses pieds voulaient bouger, fuir. Sa main voulait extirper la baguette salvatrice de la sa poche. Sa conscience lui intimer de figer cette femme et de partir sans se retourner. Mais non, l’enfant était déterminée, décidée, elle n’agirait plus en gamine fébrile, plus maintenant. Bêtise ? Surement, mais tant pis.

    Ses prunelles claires ne sillaient pas, se perdant sur le visage de l’inconnue. Son sourire habituellement moqueur se fana lentement à la proximité de la femme. Les taches de sang sur son visage amplifiaient l’ironie de la situation. C’était une prédatrice, et elle une simple potentielle proie. Et pourtant, elle ne tremblait pas, plantant toujours son regard sur son interlocutrice qui s’était penchée au-dessus de sa tête blonde.

    Cette jeune femme était si proche, si sure d’elle, si calme, à la faible lueur du pauvre réverbère et paraissait féline, dangereuse…. Tout ce que la gamine n’était pas... Tout ce qui fascinait secrètement la lassitude de l’enfant... Quelques mots criant de vérité balancés au visage, puis la surprise de quelques doigts enserrant ses joue… malgré un haussement de sourcil surpris, d’un battement de cœur raté, d’un frisson de crainte qui l’avait parcouru, le premier réflexe de la blonde était de donner un coup de menton pour se dégager de la prise. *Mauvaise idée* Pour une fois, stupide Conscience avait fait son role à merveille et l’avait empêché d’effectuant le moindre mouvement, se contentant juste d’adresser un regard glacial à l’inconnue.

    La gosse était bien loin de sa zone de confort, c’était visible. Tout ce qui se passait en elle était très certainement transparent. Mais elle n’était pas aussi ingénue qu’elle pouvait en avoir l’air. C’était bien gentil de la prendre pour une merdeuse perdue dans les rue de Londres, mais elle n’était pas perdue justement. Elle était là de son propre chef, consciente du potentiel danger, réaliste sur le monde qui les entourait. Mais elle n’en tremblerait pas pour autant. Si elle le faisait, comment serait-elle apte à garder la tête haute face à ses protégés ? En faisant l’hypocrite ? Ca ne l’intéressait plus, et peut importait ce que ca pouvait impliquer.

    *Tais toi* premier ordre de Conscience quand elle avait senti les doigts glacés et collants d’essence de vie se défaire d’elle. *Tais toi* Martelais Conscience bien trop heureusement d’avoir été libérée un instant. *tais-toi* Finissait de s’étouffer vaine Conscience alors que la blonde ouvrait et fermait la bouche plusieurs fois pour faire partir la désagréable impression de sentir encore la main de la brune sure elle. De nouveaux mots glissèrent de ses lèvres, ironiques, sarcastiques, trop habitués à ne jamais recevoir de réel écho.  Douce insolence, arrogance d’enfant.


    « Et bien,  qu’est-ce qui vous retiens ? Le simple fait que je vous fais penser à vous plus jeune ? Si c’était le cas auriez-vous, à mon âge, cherché rapidement la provenance du sang étalé sur une inconnue ou auriez-vous détalée ? »

    Apprendre. C’était ce que cette femme avait dit. C’était fou le nombre de personne qui estimaient suffisant de dire aux jeunes sorcier qu’il leur fallait apprendre sans jamais dire précisément quoi. Apprendre de leurs erreurs, apprendre passer, apprendre à écouter les anciens, apprendre toujours à être ce qu’on attendait d’eux et non ce qu’il pourrait être d’eux même. Aussi, une fois de plus, Conscience bâillonnait pleurait…

    « Et quel type d’enseignement devrais-je suivre ? celui d’écouter sagement mes parents. Ou celui d’une femme dans une ruelle sombre, trop pressé de se coucher, mais pas assez pour ignorer une môme ? »

    Peut etre bien celui d’apprendre à se taire et d’écouter la petite voix enchainée à son être qui était en train de trembler imperceptiblement en elle… l’effronterie était un signe de jeune soit disant..
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Ambroisie Palel
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Ambroisie Palel, Sam 2 Sep - 18:34


Etre retenue. Par qui ? Par quoi ? Où ?
Autant de questions que de réponses bizarres qui venait dans ton esprit. Elle commençait à te faire vraiment rire cette môme, t'avais une pointe d'énervement mais elle était tellement minime que t'avais pas envie de la faire taire ou de la corriger.
Elle était sarcastique, hautaine presque et ça t'amusait pas mal à vrai.
Tu savais pas bien quel âge elle avait exactement mais elle avait du cran la blondinette, ça te plaisait.
Elle avait pas compris pourtant que si tu restais c'était parce que t'avais envie par parce qu'elle était très intéressante non plus, quand t'en aurais marre tu la laisseras ici à errer.
C'était pas ton soucis, c'était pas ta fille, ta sœur ou quelqu'un qui comptait pour toi.

Une question, une réponse. T'allais lui répondre à la morveuse et sans détour, c'était fou comme elle pouvait être exaspérante mais en même temps très drôle à écouter, elle avait peur mais elle était capable de se gérer, au moins pour faire bonne figure. A son âge t'en aurais pas fait autant.

L'incite pas à te suivre t'es pas vraiment un exemple Palel...
Ah ça non t'étais pas un exemple, la petite fille sage reniée pour ses penchants sombres.
Joviale, et souriante, sombre et rancunière.
Autant d'oppositions, de contradictions, d'antinomies au sein d'une si frêle personne. Ouais, il paraît que t'avais pas la carrure pour te défendre seule. Pourtant qu'est ce que tu savais bien te défendre, t'étais devenue spécialiste, la souffrance c'est plus toi qui la ressentait, c'était les autres.
Ta seule souffrance c'est d'avoir appris à être toi, rien que toi et d'avoir perdu les autres, ceux que t'aimaient, tu leur en voulais pas, il t'avais connu si innocente...

- A ton âge j'étais pas aussi culottée ça c'est sûr et je savais où était la place d'une enfant c'est à dire pas à chercher pourquoi une inconnue était pleine de sang dans une ruelle au milieu de la nuit. Enfin, on m'avait dit que c'était ma place. J'aurai préféré avoir la tienne, ça aurait été différent pour moi sûrement.


Calme, mais moue, une légère moue quand t'avais prononcé cette phrase, lourde de sens. Mais la gamine ne pouvait pas voir, t'étais beaucoup trop fermée, t'avais appris.
Et oui, apprendre, c'est pas que dans les livres c'est bien autre chose.
Quand elle avait parlé pour la seconde fois t'avais esquissé un sourire sarcastique et cynique à souhait. Limite à faire flipper, tu t'étais remis contre un mur cette fois le talon gauche entre les pavés du mur. T'avais toujours ce sourire plaquée aux lèvres, vraiment flippant pour la gamine à ton avis.

Enseignement, tradition familiale. Foutaise, foutaise et encore foutaise. Tes parents ils t'avaient appris oui, mais qu'une partie de ce qu'il fallait savoir, celle que tout le monde apprend, connait.
Pas foutu d'aller plus loin, de pas avoir peur, d'assumer.
T'avais rien à lui enseigner, elle se débrouillait la gamine, c'était pas à toi de faire l'éducation d'une morveuse en pleine crise existentielle.

T'aurais bien aimé que quelqu'un t'aide à l'époque toi alors réfléchis.
T'aurais pas eu la gamine en face de toi t'aurais levé les yeux au ciel vu les débilités que ta conscience prodiguait. T'aurais voulu l'aider, mais t'étais pas bien placé, alors t'avais juste envie de lui répondre, qu'elle comprenne, qu'elle commence à apprendre correctement.

- J'ai rien à t'apprendre gamine, tes parents ils en ont fini avec toi aussi. Tu vois ce que t'as à apprendre ça dépasse tout ça, ça dépasse la plupart des gens. C'est l'école de la vie. Tu vois quelque chose passer à travers mes yeux ? Mon corps ? Rien. C'est ça apprendre, peu importe si t'es coupable, lumineux, sombre. Tu dois maîtriser. C'est la base de tout.

T'avais écarté ta veste en cuir pour afficher plus largement les tâches de sang sur ton haut, ça te mettait un peu en rogne, mais le sujet n'était pas là alors t'avais poursuivi.

- Il y a moins d'une heure j'ai torturé un moldu presque à le voir s'évanouir comme une loque humaine devant moi.
Pourquoi tu vas dire ?
Parce que je l'ai surpris à frapper sa copine jusqu'à ce qu'elle soit par terre. Le mal tu le fais à ceux qui le mérite, c'est la maîtrise. Pouvoir décider quand déchaîner ta part d'ombre, pas faire ça n'importe comment, sinon t'es faible. J'ai appris.
Seule.
Me prend pas pour une débile, si t'es encore là c'est qu'au fond tu la cherches cette ombre, tu sens un manque. Regarde moi, j'ai l'air plus sombre qu'une autre ? Non parce que je contrôle, c'est ça le pouvoir, la puissance, c'est ça que tu cherches ?


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Elhiya Ellis
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Elhiya Ellis, Lun 4 Sep - 11:40


Enfant? Si quelqu'un dans ce monde pouvait arrêter de voir la gamine blonde aux joues rebondit en elle ce serait un miracle. Mais non, ce genre de chose n'existait que dans les bouquins moldus ou dans les histoires qu'on balançait aux gamines pour les faire dormir. En même temps, ca tombait bien, les contes de fées, les "et ils vécurent heureux jusqu'à la fin des temps" n'avait jamais réussi à attendre le moindre de ses espoirs. Ce n'était que des fadaises qu'on essayait de leur faire bouffer, comme cette histoire de place, de case, de choses à dire ou à faire... Stupide règlement apte à ne créer des clones de gentil petit sorcier à la solde du ministère. Alors certes, son corps, ses paroles, ses gestes, les hurlements étouffés de sa conscience n'étaient pas raccordés entre eux, mais cela avait il eu une quelconque importance?

Quand on lui avait refilé un héritage familial bancal, est ce que quelqu'un s'était demandé si c'était la place d'une gamine de 17ans de devoir racheter les conn*erie de ses aïeules? Non, donc, ce n'était pas une inconnue qui n'était même pas capable de torturer quelqu'un sans se parer des couleurs carmines de l'essence de vie de sa victime qui pourrait lui dire ou était sa place. Alors oui, elle était insolente, et après? En quoi cela fait de son existence une position enviable?  Elle se refuser a trembler comme une feuille, à être faible, peut importait le conflit intérieur qu'il lui coutait. Peut importait les conséquences qui lui retomberaient dessus, peu importait tant qu'elle arrivait enfin à ce depaitre de ce coté gamine frêle et innocente qu'on voyait en elle. Que même cette inconnue voyait!

Si l'inconnue  ne lui avait pas adressé un sourire qui donnait froid dans le dos, d'un menton altier, la gamine aurait haussé la tête de défi. Mais il fallait bien avouer que le sang sur sa joue amplifiait les peurs et les larmes de Conscience toujours muselée. Dans sa poche de veste, ses doigts serrées depuis trop longtemps sur la baguette supposées salvatrice commençaient à lui faire mal, à trembler. Abandon non contrôlé, trahison du corps quand la volonté voulait autre chose. Douce ironie..


Par contre, c était bien beau de parler d'enseignement mais de dire qu'en fait il fallait l'obtenir par soit même. bien sur, sinon ca n'aurait pas de valeur, pas le même impact, pas les même répercussion. Même si Conscience la faisait frissonné, un rictus amer avait trouvé la force de venir s'insinuer entre ses lèvres. Un très léger mouvement à la commissures de ses lèvres, si faible, quasi imperceptible, mais très certainement visible à l’œil de son interlocutrice qui en venait avec un discours quasi moralisateur. L'observer, elle voulait qu’elle l'observe? Elle le tableau d’indifférence et de froideur polaire? Voir que c'était la maitrise qui faisait tout? Bien sur, c'était logique, mais elle n'avait que 17ans, était un bouillon d'hormone qu'elle gérait avec un peu de mal, la forçant à se perdre en divers point de désaccord avec sa chère Conscience qui se laissait aller à trop de mièvrerie sentimentale.

D'une longue, très longue inspiration, les longs cils dorés de la gamine s'étaient abattus un court instant sur son regard bien trop transparents. On lisait en elle comme dans un livre ouvert depuis le debut de l'année scolaire, ca lui était devenu insupportable, même cette femme trouvait ca préjudiciable, c'était un comble. Chacun de ses mots lui parvenait, l'explication du sang sur ses vêtements, la raison de cette punition, et cette allusion. Cette supposition plus que réaliste. Le manque, l'ombre, la noirceur supposée couler dans son sang, les doutes, les craintes qui avaient fait surface, le manque de réponse, l'inconsistance... Autant de chose qu'une gamine de 17ans choyée par ses parents et ses amies n'était pas sensé concevoir.

Alors que cherchait elle réellement? des réponses? Non, celles qu'on lui servaient ne lui plaisait guère, trop empruntes d'hypocrisie... Qu'une âme charitable la guide? Non, suivre les pas de quelqu'un d'autre quelle même n'avait jamais été son fort... Pourquoi était elle sortie par la fenêtre de sa chambre, consciente du danger qui rodait dans les rues de Londres? Les prunelles ternies de ses yeux clairs s'étaient posées sur son interlocutrice, que cherchait elle dans cette ruelle si ce n'était une part d'elle même qu'elle effleurait des doigts, hésitante et apeurée. Conscience ne criait pas aussi fort qu'elle le devait, ni aujourd'hui ni avant. Elle était trop faible, mais pourtant omniprésente, c'était elle qui lui avait refermé les grimoires de recherches sur des sortilèges perdus, c'était elle qui la forçait à rassurer son copain quand il lui disait que rien de tout ceci ne lui disait rien. Conscience ne pouvait etre bâillonnée éternellement, mais elle devait être...... Maitrisée et domptée.

D'un soupire, qui se voulait étonnement salvateur, l'enfant inclina la tête sur le coté, ne lâchant pas les yeux de son interlocutrice dans cette faible luminosité.


"Je comprends, mais la puissance ne m’intéresse pas à l'heure actuelle. Elle est nécessaire, c'est sure, mais avez vous eu besoin de puissance ou de contrôle pour ne pas achever un type qui aurait, a mon sens mérité pire qu'une correction? Est ce la puissance ou la maitrise qui vous empêche de me coller une baffe ou autre chose pour me tenir là? a mon avis, la réponse est toute trouvée."

Le regard de la blonde s'était fait plus froid, plus dur, la prendre pour une enfant était une chose, la prendre pour une demeurée était une autre...

"Je suis peut être qu'une gosse de 17ans parmi d'autres pour vous, par contre, je sais entendre ce qui est dit dans le silence. Pas besoin de me sortir votre baratin. J'ai bien vu qu’être aussi lisible ne peut être que préjudiciable. Maintenant à vous de me dire, en quoi cette partie d'ombre propre a chacun nécessité d'être maitrisée. Pour corriger des abrutis? Vous vous sentez mieux? La petite voix qui a inviter à venger cette femme est fière de vous, ou ce contrôle constant amenuise le gout de la victoire?"

Audacieuse, insolente, effrontée, qu'importait l'adjectif qu'on lui attribuait depuis des années, il ne trouvait que véritable expression dans ces mots ou la gamine devait se taire et redouter le pire. Pourtant Conscience frissonnait seule dans ces moments, prête à balancer un *je te l'avis dit* par la suite et rien d'autre. L'opale toujours fixé à la jeune adulte, la gamine attendait la réaction qui l'enverrai surement voler contre le mur derrière elle, orgueilleuse et fière comme a son accoutumée
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Ambroisie Palel
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Ambroisie Palel, Mar 5 Sep - 18:52


Tout te rappelait à toi.
Toi il y a peu, toi avant d'avoir subi les revers de ton insolence.
T'en avais gardé une trace, pas seulement physique, mais mentale. Elle avait pas l'air débile la gosse, loin de là, mais t'avais réellement envie de la gifler après sa première tirade. Elle se prenait pour qui ? Une héroïne capable de juger ce qui ne pouvait l'être ? Elle voulait pas de puissance, tu voulais bien l'entendre, à son âge elle avait autre chose à désirer, d'ailleurs quel âge elle avait exactement ?

C'était peut-être ce qu'il fallait lui demander avant de lui servir ton discours trop infantilisant...
Pour une fois ta conscience marqué un poing alors tandis que son regard se durcissait sur toi et que t'écoutais la suite de ce qu'elle avait à dire tu l'observais.

Sa vision des choses, sa morale. Il méritait bien plus qu'une correction cette abruti, mais il fallait se contrôler, t'aurais quand même pas voulu qu'on retrouve un moldu mort ou le faire disparaître, tu voulais pas qu'on t'attrape, c'était le jeu du chat et de la souris, tu repoussais les limites toujours.
Par contre elle t'avait posé des questions intéressantes à commencer par celle sur la puissance et la maîtrise.
Pour toi ça allait ensemble, maîtriser te rendez puissante, la puissance avait besoin de maîtrise. Nourrir ses ténèbres c'était difficile, fallait la bonne dose, la bonne quantité, sinon elles grossissaient trop.

Son âge, elle était jeune, plus jeune que toi à l'époque et déjà beaucoup plus consciente que toi de ce qu'il se passait. Elle connaissait sa faiblesse, sa lisibilité, fallait qu'elle arrive à la camoufler. T'avais maintenant compris, elle s'interdisait la faiblesse et pour ça elle était insolente, c'était futé. Mais t'avais compris, bien trop vite à ton goût.

Première émotion sur ton visage, de la satisfaction, un air satisfait, toujours froid et lointain mais un léger sourire, qui c'était perdu bon trop vite sûrement. Il fallait intérioriser. Et vite.


Froideur, colère.
Elle se prenait décidément pour quelqu'un celle-là. La satisfaction passée, tes ténèbres appelaient, appelaient, encore et encore. Pourquoi ? Parce qu'elle n'appréciait pas d'être mis à mal par les paroles d'une petite blondinette qui t'avais déjà demandé pourquoi tu ne lui avais pas collé une baffe plus tôt.
Alors ta posture c'était transformé, tu t'étais remise debout, t'avais le menton fier, le visage encore plus fermé qu'avant, tes yeux pouvaient paraître plus sombres, comme empreints à une bouffée de folie.
Ta victoire n'était pas entachée parce que ta victoire c'était justement de les maîtriser ces ténèbres, mais elle avait trop pousser.
Une porte ouverte, la noirceur, la terreur. T'avais envie qu'elle ait peur.

T'avais dis pas la gamine Palel, tu te souviens ?

Trop tard. Un pas, puis deux et tu étais face à la gamine, tu paraissais encore plus grande depuis ton changement de posture et t'avais saisi ta baguette dans ta poche, mais avant tu te devais d'apporter des réponses, la politesse avant tout. Mais cette réponse était donnée avec un ton froid, glacial et empli d'un je ne sais quoi qui te rendait assez inquiétante.

- J'ai eu besoin de contrôle et tu sais pourquoi ? Parce que la maîtrise amène la puissance mais la puissance a besoin d'être maîtrisée, sinon ça crée des débordements.
Il méritait plus tu as raison, mais si je l'avais tué, ça m'aurait coûté trop d'ennuis pour ce que c'était.
Le jeu du chat et de la souris tu connais ? J'exerce ma magie et je nourris l'ombre qui m'habite en repoussant les limites mais sans jamais me faire prendre.
Et te mettre une baffe j'y ai pensé mais c'est beaucoup moins amusant que ça...


T'avais alors saisi la blonde à la gorge, mais sans appuyer, tu voulais l'effrayer, pas la tuer ni la blesser. T'avais aussi dégainé ta baguette et t'avais posé sa pointe sur le front de la jeune fille, elle voulait une démonstration de force ? T'étais prête à lui donner.

- T'as très justement dis que t'avais 17 ans, redescend sur terre, t'es consciente de ta faiblesse mais faire la maligne ça marche pas avec moi, te cacher ça te sert à rien.
Tu veux savoir pourquoi elle doit être maîtrisée la part d'ombre ? Parce que si je l'écoutais je t'aurai sûrement déjà mise dans un sale état. Est ce que je me sens mieux ? Non, parce qu'elle va vouloir, tout comme pour moi, te bouffer ta part d'ombre te pousser là où tu devrais et où tu voudras pas aller. Tu veux ressembler à un tordu de Mangemort qui massacre des familles entières d'innocents ?
Moi pas.
T'es intelligente, ça se voit je te prends pas pour une gamine.
Mais tu veux que je te montre ? J'ai pas grand chose à faire juste à la lâcher cette part d'ombre, à la laisser parler, tu veux une première leçon ? Là voilà, ne va pas défier ce que t'es pas capable de cerner déjà chez toi.


Une pression de ta main droite, ta baguette sur son front, si elle voulait discuter, elle devrait se calmer.
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Elhiya Ellis
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Elhiya Ellis, Jeu 7 Sep - 14:28


Ho douce effronterie, que ta route pavée était agréable sur l’instant, que ta voix s’élevait si facilement mais pourquoi tremblais-tu alors ? Serais-tu de concert avec Consicence ? Pourtant, elle s’était faite petite celle-ci depuis que la gamine avait mis un pied hors de sa chambre...alors pourquoi son cœur battait si vite quand l’inconnu s’était approchée ? Tendre insolence était incomplète sans maitrise, c’était plus que visible. Pourtant, l’orgueil de l’adolescente ne voulait pas faiblir, encore moins détourner les yeux alors que cognant au fond de sa poitrine, son palpitant s’était manifesté à la vue de la baguette sortie.

Les mots qui dansaient dans le silence de la ruelle avaient beau être balancés avec dureté et froideur, ils ressemblaient à un cours magistral ou seul l’enseignant avait le droit de parole. L’élève regardait, écoutait, observait, la mâchoire serrée et les lèvres collées, immobile, s’entendant devenir petite souricette de nuit. Proie facile et docile dont on pouvait se débarrasser d’un simple mouvement, d’une simple parole. C’était tellement facile de s’en remettre à la vision primaire des choses. Certes elle était plus jeune que la brune perchée sur de hauts talons, mais c’était une baguette que ses doigts enserraient, prête à sortir à la moindre occasion jugée critique.

Etait-ce le sursaut dû à la pression soudaine de sa gorge qui avait tiré le signal d’alarme ou juste la fortement du bois sur son front ? Toujours était-il que son cœur, l’organe traite qui la guidait, redoublait sa danse effrénée, accélérant la respiration de sa propriétaire. Instant de panique, montée d’adrénaline les deux se mêlaient alors que l’azur de ses prunelles se mêlaient à cette de la femme. Consicence lui disait peut-être de fuir, mais autre chose lui intimait de répliquer alors que sa salive glissait avec difficulté dans sa trachée. La pression n’était pas si forte pourtant, mais désagréable pour une première leçon, mais une chose était certaine, elle n’avait jamais eu autant les pieds sur terre que depuis qu’elle s’était perdue dans cette sinistre allée.

Cela faisait plusieurs jours qu’elle était bien trop encrée à une réalité qui lui était inconnue, c’était même surement cette même réalité qui avait appelé ce que cette fille nommait « part d’ombre » ou encore « faire la maligne ». Car d’enfant naïve, la blonde commençait à s’éveiller doucement à la noirceur qui polluait le monde dans lequel elle évoluait. Et si la facon la plus rapide d’accepter de ne plus fermer les yeux était de se retrouvée confrontée à cette femme, la leçon était encore douce. Cette brune ne portait pas un masque sur le visage au moins, et même si sa main semblait se resserrer doucement sur sa gorge elle parlait bien trop pour faire autre chose que la blesser.

Par contre cette morale… Cette façon hypocrite de lui dire qu’elle ne la prenait pas pour une gamine, alors qu’elle toisait glacialement, attendant uniquement de la voir s’effondrer, c’était tout simplement insupportable. Plus que de la menacer d’une baguette sur la tempe, plus que de l’empêcher de respirer correctement… cette comédie était irritante et nourrissait quelque chose de bien désagréable qui grandissait à mesure que les paroles de la femme tombaient en pluie acide sur la jeune fille.

Ses yeux s’étaient plissés, cherchant la lueur qui animait l’inconnu, s’abreuvant de leur indifférence pour calmer le palpitant toujours un peu trop malmené. Complexe manœuvre quand l’air respirable ne parvenait pas entier dans ses poumons. Pourtant ses doigts s’étaient crispés sur le manche de sa baguette, répondant à ce début de colère grandissante, les jonctions de ses doigts lui faisaient mal et en demandaient qu’à sortir de sa poche sous un nom de sortilège craché dans la nuit noire. Mais la blonde n’en fit rien. Cette femme lui parlait de maitrise ? D’incapacité à gérer quoi que ce soit car elle n’avait que 17ans ? Et bien, pour une gosse trop emprise à ses pulsions, elle ne sillait pas…

A la place, la mâchoire toujours serrée, la respiration toujours trop rapide, le regard toujours rivée sur son interlocutrice, Elhiya fini par le lâché un supposé pouffement très léger avant d’arriver à articuler quelque mot


« La vie elle-même est un défi, et pourtant on sait qu’on ne gagnera jamais. Aussi, si vous aviez voulu lâcher sur moi ce démon, vous l’auriez déjà fait, c’est la seule lecon que je retiens pour le moment »

L’adrénaline et la colère semblaient être de bon maitre de marionnette, encore fallait-il réussir à ne pas trop les écouter. D’un, revers de la main, la blonde tapa la baguette de la femme pour l’écarter de l’axe de sa tête, tachant de ne plus rien écouter, ni les battements de son cœur, ni son souffle trop fort, ni cette satanée conscience qui lui criait d’arrêter, tendant la main uniquement à cette animosité soudaine qui la guidait
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Ambroisie Palel
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Ambroisie Palel, Dim 24 Sep - 12:26


Pulsions insoumises et insolence n'étaient pas de très bons amis dans ce genre de situation. La gamine continuait, continuait à déblatérer des paroles pas si fausses mais empreints d'un je ne sais quoi qui te la rendait désagréable à la vue, et encore plus lorsqu'elle avait écarté ta baguette d'un revers de main.

La lueur, la lueur d'une folie ténébreuse fit alors réellement son apparition dans ton regard, une folie presque meurtrière, qui avait besoin d'un assouvissement de ses envies.
Oh mais que vois-tu ? La lumineuse Ambroisie était terré dans un coin, en boule près d'une lumière qui vacillait, jusqu'à s'éteindre, et le monstre était sorti, rodait, attendant que sa proie lui tombe dans la gueule, pour se nourrir, pour se calmer.

Lâcher prise pour mieux retourner au front. Tu avais lâché son cou, à regret. Et pour la première fois t'avais lâché un rire, mais un rire inquiétant, le monstre sortait, commençait à se montrer.

- Tu vois quand tu veux, première leçon acquise. Lis dans les autres comme tu viens de commencer à le faire avec moi. Lis et tu seras en position de force. Cache, cache ta lisibilité et tu ne seras plus que dans une position de force, tu seras forte. Tes larmes cachées deviendront une source de force, tes remords ou regrets également.

Tu avais bougé, un sourire inquiétant au coin des lèvres, à peine perceptible, seul marque que tu étais encore empreinte d'une émotion humaine. Si la folie des ténèbres était humaine, tu aurais été son allégorie. En t'approchant, te baissant vers la blondinette, de ta main libre tu avais écarté ses cheveux de son oreille droite pour lui faire comprendre, pour susurrer comme un secret inavouable d'une partie de ton échec précédent.

- Tu es maligne, très maligne.
J'admire un peu ton courage, ta manière de ne pas flancher, tu maîtrises peut-être plus que ce que je ne pensais. Mais par contre tu as oublié une chose...


En reculant légèrement et d'un coup de baguette vers la portion de son cou découvert préalablement, tu avais craqué, tu avais prononcé ce sort: #Acidileus...

- Le démon n'est jamais bien loin. On est pas en cours ici, rien n'est prévisible, encore les réactions d'une inconnue maîtrisant ses pulsions, en tout cas jusqu'à une certaine limite.

Un jet d'acide pour brûler, une brûlure pour leçon. Tu étais d'un calme implacable, seul tes yeux étaient animés d'une lueur de folie sombre, frénétique. Qu'avait-elle cette fois à répondre ?
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Elhiya Ellis
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Elhiya Ellis, Dim 1 Oct - 18:20


Que l'insolence était rafraîchissante, libératoire. Grâce à elle, la pression sur sa gorge était partie. Mais l'adrénaline et le tambourinement sous sous pull persistaient. Sourds à son désir de contrôle. Car si la main qui la maintenait prisonnière avait fui, un rire des plus déplacés lui avait succédé. Un désagréable frisson avait parcourru la blonde, lui intimant de se préparer à sortir sa baguette d'un instant à l'autre.

Sans un mot, les paroles de l'inconnue lui parvenaient bien trop distinctement pour une personne supposément sur ses gardes. Un nouveau conseil : se nourrir de larmes, de regrets et de remords. Mais nourrir quoi précisément? Cette sensation de vide? Ca n'avait pas de sens pour le moment. Comment remplir un contenant de choses inexistantes? La blondinette n'avait nullement l'impression de contenir en elle ce genre de ressentiments. Elhiya avait haussé un sourcil, trahissant son incompréhension avant de laisser place à un regard circonspect.

Aucun subresaut ne l'avait atteinte à l'approche de la brune. Sa respiration s'était juste coupée du temps qu'elle lui murmure de nouveaux mots. Le souffle dans sa nuque était chaud, désagréable. Les paroles étaient froides, rudes, tranchantes. L'oubli d'un détail important, le rappel de sa naïveté trop présent. La mâchoire serrée la blonde se laissait gagner par la panique, trop peu habituée à ce genre de jeu...

Il ne fallut qu'une seconde, une seule petite seconde pour prendre conscience que sa defense verbale avait une faille. Une immense faille. Pendant qu'elle la laissait bavasser, un petit bout de chair molle, tendre et douce avait perdu tout semblant de protection. Offert en pâture à l'autre et sa leçon de vie ridicule... trop tard pour un protego.. trop tard pour un désarmement... trop tard tout simplement.

D'un mouvement imperceptible, la jeune femme avait laisser son talon claquer, seul signe de son changement de position, et s'en était suivit la sentence et sa répercussion acide. D'un cri de douleur, Elhiya avait eu le réflexe de porter sa main à son cou, crachant un # Everte Statum pour seule réplique.

Pourquoi juste un sortilège de renversement et rien de plus conséquent? Pourquoi ne pas laisser colère, douleur et rage s'exprimer et reprendre leur droit de vengeance? Contenant au maximum une insulte générée par la douleur, Elhiya regradait froidement son interlocutrice. Mains tremblante, souffle court, plissant les yeux pour ne pas avoir un regard fuyant, la blonde n'était pas capable d'asséner une quelconque attaque, la douleur prenant trop le dessus.

Pourtant, à l'instant présent, elle mourrait d'envie de lui jeter un sortilège de flagrance ou un simple diffindo sur son joli visage de porcelaine. Mais ses gestes étaient hésitants, timides. Blesser volontairement quelqu'un ne faisait pas partie de ses habitudes. Pourtant là, son esprit lui intimait de lever sa baguette une nouvelle fois, de lui rendre la pareil, de ne plus lui permettre de sourire et de prendre une gamine de haut. Mais impossible... prémices faibles de la chute de cette barrière de limites stupides..

D'une grimace tordue, Elhiya tentait de garder contenance tant bien que mal. La douleur lanscinante l'empêchant de prendre la parole correctement


"Visiblement les limites sont faibles chez vous. Ca vaut bien de faire la morale et parler de contrôle.."

N'importe quelle gamine un tant soit peu sensée aurait prit des jambes à son cou. Mais n'importe quelle gamine de ce genre n'aurait juste pas cherché à se balader dans des ruelles sombres la nuit. Mais le bon sens avait filé en même temps que son respect pour sa famille. Si eux avaient été capable de cacher autant d'histoires à la fin tragique, pourquoi devait elle s'embêter à faire tout ce qu'on lui disait de faire? Vu qu'au final ce n'était pas dans son sang


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Ambroisie Palel
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Ambroisie Palel, Dim 15 Oct - 14:23


Dieu qu'il était plaisant de voir enfin une grimace de souffrance sur le visage de la blondinette. Ta première impression était donc la bonne, forte mais avec beaucoup de failles encore.

Tu étais tombée à terre, un sort de renversement ? Vraiment ?
C'était à mourir de rire. Alors en chutant et protégeant ton crâne et ta nuque de ton bras gauche tu avais lâché un rire issu des tréfonds de l'enfer, de ton enfer à toi, ta prison de noirceur.
Qu'il était doux de voir qu'elle était perdue la jeune blonde, en proie à la douleur, à la panique mais aussi à la rage.

Enfin, tu avais réveillé une partie du monstre, elle pensait quoi la blondinette ? Que le vide béant qui semblait sortir de sa poitrine n'avait pas été comblé ? Il était bel et bien comblé, même si tout ceci était encore enfoui sous beaucoup trop d'innocence.
Tu t'étais relevé d'un bon, semblant animée par une force venue d'ailleurs. Tu avais replacé tes cheveux, ta veste et tu semblais toujours aussi froide, sans expression, sans sourire, sans un rire pour secouer ton être cette fois.

Des gestes trop peu sûrs d'eux. C'était ça la faiblesse de la blonde, le manque de confiance et d'audace. Quoi qu'elle avait eu assez d'audace pour rester face à toi et ta folie noire, debout encore, malgré la douleur qui se lisait sur son visage.

Et puis elle avait parlé, avec peine, de morale, de contrôle.
Oh douce enfant, qu'il est facile de juger sans savoir, de juger sans comprendre.
Comprendras-tu un jour ? Oui bien-sûr.
Tu ne voulais plus la blesser, tu voulais l'aider, à s'ouvrir à elle, à se connaître. Elle serait puissante cette gamine avec ton aide, comme Aya avait été ton aide et ton pilier dans l'exercice de ta magie.


Froide mais présente, intransigeante mais essentielle.


- Tu vois cette rage dans ton regard, c'est les prémices de ton monstre à toi, alors vas-y, lâche le ?
Qu'est ce que tu attends ? Lève ta baguette non ?
Non tu ne le feras pas et tu sais pourquoi ? Parce que tu penses que ce monstre n'existe pas, tu te sens vide hein ?
J'étais comme toi il y a encore un an, et crois-moi le vide ce n'est qu'une illusion.


Tu t'étais éloignée d'elle, les bras écartés, prête à recevoir un sort, mais bien-sûr à le parer, tu n'étais pas inconsciente tout de même. Et tu avais penché la tête, fixant la blonde de ton regard froid, dur.

-Tu t'es enfermée dans un cercle d'ignorance, dis merci à ta famille pour ça, comme j'ai remercié la mienne.
Maintenant je ne suis pas là pour te dire quoi faire mais répond à cette question : es-tu prête à voir la réalité, à te libérer et progresser ? Ou préfères-tu rentrer chez toi dormir comme une petite fille sage ?

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Elhiya Ellis
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Elhiya Ellis, Lun 16 Oct - 10:28


Sortilège de soulagement, d’attaque ou de défense, dur de savoir lequel était à privilégier sur le moment. Les yeux rivés sur la brune féline qui s’était relevée d’un bond, zébrés de colère grandissante, la main serrée sur sa baguette ne demandait qu’à prendre la parole, qu’à rendre la pareil derrière le souffle saccadé de la brulure.

Juste une fois,
Une seule,
Juste laisser agir,
Ce petit quelque chose,
Qui criait dans son coin,
Elle l’entendait maintenant,
Gémissant, hurlant, malgré ses brides.

Les doigts enlaçant trop fortement la brindille restaient hésitants, contrits par une retenue stupide, enchainé à ce didacte ridicule de ce qui ne doit pas être fait. Pourtant... c’était bien sa chaire en peine qui réclamait vengeance, qui nourrissait ce vide, qui aveuglait son âme d’enfant. Oui, cette file inconnue avait raison, pourquoi ne faisait-elle pas ce que son esprit lui intimait ? Pourquoi se mordait-elle juste la lèvre inférieure hésitant risiblement ? Pourquoi ? Pour s’empêcher de lui faire mal ? car elle estimait valoir mieux ? car elle avait peur de la blesser ? car ce n’était pas… bien ?

Bêtises irrationnelles,
Timidités enfantines,
Crainte de ne savoir quand s’arrêter,
Peur d’apprécier,
Vide se remplissant
Désagréablement,
Non, salutairement…

Les opales ternies ne pouvaient que regarder l’Autre, la narguer, bras écartés, lui offrant son corps pour cible, pour défouloir, si le courage venait à se mêler à ses pensées confuses. A moins que ce ne soit juste la colère qui décide de prendre le contrôle des choses, empressées, brouillonne, sourde. Guidé par la douleur, les propos défiant de la brune, son regard froid et moqueur, sa manière de dire que c’était la faute de sa naïveté, de sa candeur, sous ses mèches blondes le gout du sang sur sa langue arrivait encore à la contrôler.

Il ne fallait que quelques mots de plus, quelques provocations supplémentaires pour offrir le bois de bois à la volonté criante de vengeance. Mais une interrogation parvint à ses oreilles dans le flot de palabres qui n’avait pour but que de l’exhorter de sortir de ses gongs. Un choix, une proposition, un froncement de sourcils, un souffle acide, une réponse crachée dans un rire amer


« La liberté ? C’est bien le propre de l’illusion, de nous faire croire qu’on est libre. Libre de choisir, libre d’agir, libre de vivre, de respirer, de voir… #Obscuro.. C’est de cette réalité dont vous voulez me parler ?  La petite fille sage dort depuis un moment vous savez… Elle est moins aveugle que vous actuellement… »

Insolence,
Imprudence,
Lassitude,
Agacement,

Tout prenait le dessus, guidé par une colère à peine étouffée qu’elle laisserait parler à condition d’arriver à en tirer un bénéfice. Cette fille trouvait amusant de chercher à pousser les limites de son calme, à la pousser hors de ses retranchements, très bien, mais rien ne la forçait à ne pas jouer avec elle-même si la blonde savait forcement qu’elle ne faisait pas le poids


[suite ici
]


Dernière édition par Elhiya Ellis le Mar 9 Jan - 15:28, édité 1 fois
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Seth McSoul
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Seth McSoul, Lun 4 Déc - 15:44


Voilà, le tout dernier RP de Seth Wink
Je ne suis pas sûr de revenir sur le forum mais en tout cas même si je reviens un jour je pense que je créerai un autre personnage ! Bonne continuation à vous !


Seth a 25 ans

Le dernier mot



Aujourd'hui est le jour où je décide de ne plus narrer ma vie. J'ignore si quelqu'un a déjà écouté mon  histoire, d'ailleurs, et c'est peut-être en partie ce qui me fait prendre cette décision. Il fut un temps où les conteurs étaient adulés du peuple et où chaque mot sorti de leur bouche se transformait en légende traversant les siècles et les cultures. Y a-t-il encore aujourd'hui un Homère capable de nous bercer dans nos croyances ? Il doit y en avoir, oui, mais en a-t-on déjà entendu parler ? Certainement pas. Un conteur se doit d'être écouté par un certain public mais le public de nos jours ne souhaite plus être bercé, de peur de ne plus jamais se réveiller – ainsi, le conteur n'a plus lieu d'être. Pourquoi continuer à raconter mon périple si personne ne va s'y intéresser ? J'espérais que ma vie soit assez extravagante pour attirer l'attention, mais elle ressemble tellement à celle des autres qu'en parler ne fait que me confirmer son manque d'intérêt. Ceci sera donc ma dernière lettre à l'égard d'un public, ma dernière confession, mon dernier mot, et je tâcherai d'y concentrer toute ma force. Me voici au sommet d'une montagne, accroché à mes pensées, et j'observe la foule pressée, en bas, qui se déplace sous mes yeux à la vitesse de la lumière.

En bas il y a ma mère Amber, la Rose, enfermée dans la maison où j'ai grandi. Je la vois préparer à manger pour le dîner en attendant le retour de son mari, si effrayée à l'idée de se remettre en question qu'elle préfère se perdre dans son statut désuet de femme au foyer. Et pourtant, elle aime les idées modernes et, quand je lui rends visite, elle ne cesse de me parler de ses droits, de l'égalité, de ce qu'il y a de mieux maintenant par rapport aux humains de son temps. Elle pourrait sortir et rejoindre la foule car elle aime manifester, mais elle a trop peur de ne plus se retrouver, de ne plus savoir ce qu'elle veut. Ma mère n'a jamais vraiment su ce qu'elle voulait depuis qu'elle s'est rendue compte qu'elle n'avait besoin de personne pour la guider, surtout pas de mon père. Et puisque personne ne la force à sortir, elle reste chez elle et trouve qu'elle se porte très bien comme ça. Moi je pourrais la forcer, mais je préfère me bercer seul en haut de cette montagne en essayant en vain de vous raconter ma vie.

En bas il y a mon beau-père Jean-Eugène, le Lotus, qui rentre du travail pour rejoindre ma mère. C'est lui qui l'a sauvée lorsqu'elle ne croyait plus en rien et il a fini par la convaincre de croire en lui. Tous deux sont de bonnes personnes mais leur amour les aliène, si bien que ma mère ne fait confiance qu'en lui alors que lui ne se fait même pas confiance. Mon beau-père non plus ne savait pas ce qu'il voulait autrefois, mais ma mère l'a persuadé de la vouloir elle et il voue désormais sa vie entière au bien-être de leur couple sans jamais penser à ce qu'il recherche, lui, individuellement. J'ignore s'il évite ce qu'il recherche ou s'il ne sait même pas qu'il recherche quelque chose, mais le fait est qu'il a l'air décidé à rester ce qu'il est devenu, aussi superficiel soit-il. Lorsque je l'ai rencontré, je l'ai aimé comme mon père et j'ai vraiment cru en la bonne influence qu'il pouvait avoir sur ma mère. Et pourtant, aujourd'hui, je ne les comprends plus tous les deux.

En bas il y a mon frère Elliot, l'Acacia, qui dîne avec sa femme au restaurant pour fêter sa promotion. Autrefois, il était un jeune homme plein d'ambition qui s'habillait avec élégance et maniait les mots assez intelligemment pour charmer tout son entourage, que ce soit volontaire ou non. C'est lui qui m'a tout appris sur le monde à l'époque où ma mère ne le pouvait pas, et je l'ai ainsi pris comme modèle malgré moi, me fixant comme seul but de devenir l'homme accompli qu'il était. Mais c'est seulement quand il a obtenu tout ce qu'il voulait qu'il a décidé que c'était trop pour lui et en a donné la moitié à une femme qu'il connaissait à peine, Dahlia. Il a plongé dans un amour éperdu qu'il a cru éternel et aujourd'hui, son mariage l'a brisé. Manipulé par une femme qui n'aime que sa dévotion à son égard, il n'est plus que l'ombre de lui-même, présenté davantage par son statut que par sa personnalité. Et moi, je me retrouve sans modèle pour avancer.

En bas il y a ma demi-sœur Ariana, l'Iris dont je n'ai appris l'existence qu'il y a quelques années, car mon père était bien trop lâche pour me donner de ses nouvelles et m'apprendre que j'avais de la famille ailleurs. Aujourd'hui, Iris est plus vieille que l'âge que j'avais quand j'ai commencé à me poser des questions, c'est pour vous dire comme le temps passe vite. Quand je la vois, je me sens vieux et je me dis que je m'interroge depuis trop longtemps sans trouver une seule réponse, et quand je vois qu'elle s'interroge elle aussi, je lui conseille de ne pas en faire trop, car elle risque de devenir comme moi, un homme incertain, un personnage sans histoire qui s'efface alors que sa vie vient à peine de commencer. Ce qui me rassure en revanche, c'est que ma sœur cherche à accumuler les aventures, à vivre des sensations que je n'aurais jamais pensé vivre un jour. Certes, je l'ai déjà essayé moi aussi, mais j'ai l'impression qu'elle le fait particulièrement bien et que, plus tard, elle aura bien plus de choses à raconter que moi.

En bas il y a mon amie Meredith, la Tulipe, qui se réveille à côté de son copain Griffin. Moi qui l'ai aimée pendant tant d'années, j'évite aujourd'hui son regard pour oublier les sombres jours de mon innocence passée. Parfois je me souviens du temps où nous nous chérissions, mais comme elle fait mine de ne pas s'en rappeler de son côté, je l'imite et lui souris. Je ne suis plus pour elle qu'un objet susceptible de remettre ses doutes au goût du jour et la faire fantasmer lorsqu'elle se sent lassée par son quotidien. Que serions-nous devenus tous les deux, enfuis loin du monde et des autres ? Deux amants maudits, qui s'aiment puis se quittent puis s'aiment de nouveau, si passionnés et pourtant si semblables à des personnages de films dont l'âme n'est animée que par les sentiments qu'ils éprouvent l'un pour l'autre. Je crois affirmer à présent qu'elle ne me fait plus fantasmer, que je ne suis plus d'humeur à jouer. Mais ce ne sont là que des mots, pas vrai ? Non seulement je ne sais pas ce que veulent les autres, mais je ne sais pas ce que je veux moi-même.

Et puis en bas, perdu au milieu de la foule, il y a mon père. Je ne saurais même pas le reconnaître parmi tous ces visages inconnus tellement lui-même m'est étranger. Tout ce que je sais de lui, c'est que se perdre dans la foule lui est tout naturel et parfois un peu trop embêtant pour son entourage. Il n'a pas d'identité. Il n'a pas d'histoire. Il n'a pas de visage. Il laisse des traces où il se sent aimé puis lorsqu'il comprend qu'il ne mérite pas cet amour, il disparaît, rencontre une nouvelle famille, et ainsi se répète sa vie dans une boucle qui ne s'arrête jamais. Et pourtant à l'heure où je vous raconte cette histoire, je viens d'apprendre qu'il ne s'agissait pas d'une boucle, mais d'une spirale. La spirale, contrairement à la boucle, s'enfonce dans les profondeurs du néant et s'arrête lorsqu'on ne la voit plus. C'est lorsque que mon père a compris qu'on ne le voyait plus, qu'il était invisible pour le monde et pour lui-même, qu'il a mis fin à sa vie. Il est mort il y a un an désormais, mais les personnes qui ont trouvé son corps ont mis tellement de temps à déterminer qui il pouvait être qu'ils ne nous ont prévenu qu'aujourd'hui. Et alors que j'apprends ceci, je réalise que vous raconter ma vie alors que je n'ai jamais rien vécu d'intéressant ne sert à rien, mais que lui, peut-être, aurait dû nous la raconter lorsqu'il le pouvait.

En bas je vois mon double, celui qui cherche tant à quitter la foule pour ne pas devenir comme mon père. Mais plus il se démène, plus la foule l'emporte. Je l'observe du haut de la montagne et quand il commence à disparaître, je finis par crier son nom. « Tu te souviens ? » lui dis-je. « Tu te souviens de notre insouciance ? Tu te souviens de l'époque où les questions n'étaient pas nécessaires, où regarder le monde autour de nous nous suffisait pour être heureux ? Tu te souviens lorsque, petits, nous passions nos journées assis sur le canapé à écouter nos parents débattre sans rien y comprendre, en ne faisant qu'admirer leur capacité à utiliser de si jolis mots ? Tu te souviens des jeux vidéos moldus auxquels nous jouions avec notre frère, quand ce-dernier débranchait notre manette pour nous faire croire que nous savions jouer et nous maintenir dans une enivrante illusion de toute-puissance ? Tu te souviens des vidéos amusantes que nous envoyions à notre sœur par message avant que les créateurs de ces vidéos soient accusés de viol ou de harcèlement sexuel ? Tu te souviens du temps que nous passions avec notre mère à tirer les cartes divinatoires en espérant qu'elles disent vrai et que notre vie se déroule comme nous le souhaitions ?

Tu te souviens, dis ? Pourquoi tu ne réponds pas ? Tu ne te souviens plus ? Ou tu as peur de t'en souvenir, tu n'as pas envie de voir à quel point tout était mieux avant, comme tout le monde le répète sans cesse. Tout est toujours mieux avant. C'est bizarre que l'on pense ça alors qu'on ne sait pas ce qui se passera dans le futur, pas vrai ? Qui nous dit que tout ne sera pas mieux après ? Là encore je me pose une question, et une nouvelle apparaîtra bientôt. J'aurais tellement envie d'apaiser mon esprit, de ne plus me tourmenter ainsi sans aucune raison. J'aurais tellement envie de ne plus ressasser ces pensées par écrit, car mon histoire n'avance tellement plus que plus personne n'a envie de connaître la suite. Allez, venons-en au fait. Venons-en au dernier mot. Sautons de cette montagne et voyons où elle nous mènera, quelque part dans un vide où tout sera plus calme.

Allez hop, un bond en avant, et c'est parti. Mon corps s'élance dans le vent frais de l'hiver.
J'ai oublié mon écharpe et mon bonnet. Il ne neige pas, mais il fait très froid.
J'ai d'abord l'impression de m'élever, mais ce n'est qu'une impression.
En réalité, je chute. Je m'enfonce dans un puits sans fond.
D'abord très effrayé, je me sens peu à peu enragé.
Enragé à l'idée de ne jamais rien contrôler.
De ne pas savoir ce qu'il y a au bout.
Mais le temps passe devant moi.
Je finis par me laisser porter.
Mes yeux se décomposent.
Je ne vois plus rien.
Plus les autres.
Plus le ciel.
Plus la vie.
Je sombre.
Adieu.

Dans ma chute, je rencontre le cadavre de mon père, qui peu à peu se dissout et dont l'âme me murmure à l'oreille : « Prends ma place. Prends ma place parmi les gens que l'on oublie, les personnes éphémères. D'un côté il y a le jardin, de l'autre le cimetière. Nous n'appartenons à rien de tout cela. Prends ma place. » Mais je n'en suis pas capable. Il me tient par la main, mais ses os craquent et je m'en défaits avant de remonter à la surface. J'arpente un long tunnel sinueux, puis je me retrouve dans la foule, en bas de la montagne, qui m'engloutit dans son énorme masse grouillante de banalité et de bien-pensance généralisée. Je disparais à mon tour au milieu des autres, éloigné du temps qui passe. Je ne vis plus, je ne fais que dormir bercé dans une illusion de bonheur, entouré d'une rose, d'un lotus, d'un acacia, d'une tulipe… J'observe l'iris au loin, éloigné des autres fleurs, en espérant qu'il parviendra à se démarquer au fil des âges. De mon côté, il est déjà trop tard.

Adieu l'innocence, adieu la pureté.
C'était mon dernier mot.



PS : Je précise que Seth n'est pas mort malgré une pensée très dépressive, il ne fait en réalité que se fondre dans la masse et se perdre dans les méandres d'une vie condamnée à l'ennui et la banalité sur laquelle il n'a aucun contrôle.
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Loredana Sparks, Mer 6 Déc - 19:13


Je suppose qu'il s'agissait d'un rp unique, je me permets de poster. Me mp si ça pose problème !

RP avec 91

Un bruit infernal qui lui donnait la migraine, elle ne pouvait pas rester une minute de plus. Se levant de sa chaise, des sifflements de vieux pervers se firent entendre. Elle leur répondit avec un doigt puis elle se rendit à l'extérieur, espérant de toutes ses forces qu'elle ne tombe pas. Elle perdrait toute crédibilité comme ça.

Elle s'avance dans la nuit,la tête légère et étourdie,elle s'ennuie à mourir dans son dortoir sans vie. Personne pour l'accompagner, même le week-end, impossible de s'amuser. Trop de devoir, trop de révisions. Elle s'en fichait, elle voulait profiter, elle voulait oublier, seul ou accompagnée, ça lui importait peu. Les rues de Londres sont silencieuses, les boutiques closent, le brouhaha des bars encore ouverts, des volets qui se ferment, et les pas de la jeune femme qui résonnent. Elle est seule, elle marche presque de travers et sa vision se trouble. Elle avait pris cette habitude de vider les bouteilles, à 17 ans oui, quand on est seul, sans famille, on cherche la seule issue possible.

Le vent est glaciale, le froid ne cessait de croître, l'hiver se rapprochait à grand pas, les feuilles mortes de l'automne se transformant en glace. La nuit est noire, les étoiles sont cachées par les nombreux nuages, la lumière des lampadaires est l'unique chose qui lui permet de voir. Elle s'engage dans une rue sombre, s'installe sur un mur et se met à penser. Penser est devenue sa seule issue, son seule moyen de se souvenir, à défaut de pouvoir vivre. Qu'était-elle devenue ? En l'espace de quelques mois, elle s'était retrouvée à la rue, Poudlard étant sa seule maison. Des parents sans scrupule, plus personne pour l'épauler, plus personne pour la protéger, plus personne à qui manquer. Elle était livrée à elle-même.

Pourtant, elle n'avait pas pleurer. Pleurer était un mot presque inconnu, une sensation qu'elle ne connaissait pas. Parce qu'elle ne pleurer jamais. Elle préférait oublier, être dans un état second, pouvait se sentir légère, comme si elle était capable de voler sans balais. Telle était ce qu'elle souhaitait. C'était l'unique moyen pour elle de s'évader.
Une cigarette à la main, elle attendait que la nuit passe, dans cette ruelle sombre ou personne à part les chats de gouttière ne pouvaient la voir. Ses membres tremblaient, elle n'y accordait aucune importance.

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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Mangemort 91, Mar 26 Déc - 2:24





Il a froid a l’intérieur de lui ce soir. Il y a quelque chose dans l'air qui le gène. Il ne sait pas si c'est l'odeur de l'alcool ou l'envie qu'il en a. Mais il y a quelque chose qui dérange. Qui démange. Il ne sais pas trop quoi. Il a de nouveau cette impression que les portes de sorties sont gommées. Qu'il se retrouve force de tenir ses os contre lui. Des os vides qui apparaissent dans la nuit, translucides. Il a un peu peur de ce qu'il va trouver a l'angle de la ruelle. Et a celui d’après. D'ordinaire la peur n'a pas sa place sous cette seconde peau, mais depuis quelques jours tout est différent. Il y a du changement. Peut-être grandit-il enfin, peut-être a-t-il maintenant une raison qui le pousse a rentrer chez lui entier. Et il y a dans l'air un mauvais pressentiment ce soir. Quelque chose qui le hérisse de l’échine au bassin.

Il a cette impression de devoir se serrer fortement, de se semer sur l'asphalte. Il ne comprend pas vraiment, mais ça lui arrive parfois, les nuit de grand vent imperceptible. Mais souvent c'est a l'autre que ça arrive. Pas a Quatre-Vingt-Onze. Alors sil ne comprend pas trop mais il avance dans la ville. Il a dit au maître qu'il sortirait. Et une nouvelle lueur avec une lueur de braise dans un coin, près du mur. Ça lui rappelle cette époque ou il rêvait de lui avec un corps en cigarette, qui se consumait dans la nuit. Alors il s'avance doucement et s’arrête a cote d'elle. Il se tâte la face pour vérifier que le masque blanc n'a pas bougé. Pour ne pas avoir d'expression. Puis il observe le visage jeune a cote, et il se dit qu'il la déjà vu quelque part. Mais peu importe. Il a envie de fumer. Un Mangemort ça fume aussi. Alors il se concentre sur sa voisine et modifie peu a peu ses traits et sa taille, suffisamment pour que dans le noirs, quelqu'un les prenne pour des jumelles si il vint a passer.  Et alors il retire son masque, attrape une cigarette dans sa cape et la porte a ses lèvres. Il s’étonne de ce vide qu'il trouve en lui ce soir. Un vide qu'il croyait parti ailleurs, mais qui dormait juste. Il a cette impression de ne plus contrôler son corps, de ne plus avoir de contours, désincarné seulement a moitie.

Alors il tire sur sa cigarette pour noircir ses poumons ce soir, la main toujours proche de la baguette, au cas ou. Il tire deux ou trois fois cache son faux visage derrière un nuage de contenance.  Tu sais qui je suis ? un peu comme une devinette. Comme une énigme énoncée a sa voisine comme a la nuit je suis toutes les facettes du miroir de chacun, mais j'arrive pas a être le mien.  
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Re: Une petite ruelle déserte

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