AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
Page 2 sur 9
Une petite ruelle déserte
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivant
Night Wolfe
Gryffondor
Gryffondor

Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Night Wolfe, Ven 16 Mai 2014 - 1:32


- Et bien... je sais que ça ne poserait pas de problème à mes parents, il faudrait simplement que je leur en parle... Mais sinon, je suis d'accord ! De toute manière... je ne sais pas si je suis prête à quitter cet endroit pour de bon et retourner chez moi pour travailler. Après 7 ans passés ici, j'aurai plus de mal qu'autre chose, et puis je pourrais toujours voir ma famille durant les vacances... Pour être franche, je ne m'attendais pas à ce que tu me demandes ça... et ça me fait plaisir. Et puis au moins, je ne serais pas si loin que ça.

Night n'eu pas le temps de répondre que la belle brune fit un bond et lui attrapa les mains. Elle le tira pour le lever et elle commença à avancer parmis les arbres du parc. Night restais à ses côtés et il remarqua que leurs mains ne s'était toujours pas lachés. il rougis légèrement mais ne lacha pas sa mains pour autant. Tandis qu'il marchais toujours dans la rue, il répondit à ce que lui avais dit la jeune femme un peu plus tôt.

- De toute façons tu fais bien ce que tu veux, il faut savoir être libre dans la vie ! C'est à toi de te prendre en main et de décider si tu veux rester sous la tutelle de papa maman ou si au contraire tu veux devenir quelqu'un et te prendre en main ! en tout cas si jamais tu décide de vivre dans le coin, vient chez moi en attendant de trouver ce que tu veux réellement. Mais à vrai dire moi je ne pensais pas que ça te plairais...

Il se mit à rire et il passa son bras autour de ses hanches, tout en continuant d'avancer dans la rue. Il passais de vant plusieur boutique et cela finit par donner une idée au jeune homme. il se stoppa et retourna l'australienne pour qu'elle lui fasse face.

- Bon maintenant que nous ne squattons plus le banc du parc et vue où nous somme, ça te dirais de faire un peu de shopping ? Je t'invite ! Et puis après on ira se boire un café à une terrasse !

Night avait reprit du poil de la bête et il attendait la réponse de Merit avec une joie non disimulée.


Je suis désolé mon coeur c'est tout pourris, tu peux me foueter si tu veux  :fouet: 
Revenir en haut Aller en bas
Merry K. Harper
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Merry K. Harper, Mer 21 Mai 2014 - 22:43


Après s'être levée du banc entraînant Night avec elle, Merit s'était mise à marcher vers la sortie du parc, se retrouvant alors sous l'ombre des arbres. Sa main dans celle de l'ancien Gryffondor, qui, a son grand étonnement ne l'avait pas lâché, les deux lions marchèrent jusqu'aux ruelles qui les avaient mené ici. Le rouge et or répondit alors à la réplique de la jeune femme.

-De toute façon tu fais bien ce que tu veux, il faut savoir être libre dans la vie ! C'est à toi de te prendre en main et de décider si tu veux rester sous la tutelle de papa maman ou si au contraire du veux devenir quelqu'un et te prendre en main ! En tout cas si jamais tu décides de vivre dans le coin, viens chez moi en attendant de trouver ce que tu veux réellement. Mais à vrai dire moi je ne pensais pas que ça te plairait...

Ne laissant pas le temps à l'australienne de lui répondre, Night se mit à rire et passa son bras autour des hanches de la jeune femme, la faisant sourire. Elle en profita pour se coller un peu plus à lui et continua de marcher entre les boutiques et les passants, tout en lui répondant.

- Et bien pourtant si, ça me plait. Et je pense que je resterais plus longtemps que prévu... si ça ne te dérange pas trop...

Sans lui laisser le temps de rajouter autre chose, le lion attrapa brusquement la Gryffondor par les bras pour la mettre face à lui. La jeune femme le dévisagea un instant le sourire aux lèvres,  fixant son regard avec un sentiment qu'elle peinait à cacher...

-Bon maintenant que nous squattons plus le banc du parc et vue où nous sommes, ça te dirait de faire un peu de shopping ? Je t'invite ! Et puis après on ira se boire un café à une terrasse !

Des étincelles brillèrent dans les yeux de la jeune femme qui adressa un sourire au Gryffondor avant de lui rattraper la main et de l'entrainer vers la première boutique qui l'attirait, manquant presque de renverser une dame qui en sortait les bras remplis de sac.

- Pour une fois que je peux faire du shopping avec quelqu'un d'autre que mes amies, surtout avec toi, je ne peux qu'accepter !  

Sur ces mots, Merit entra en trombe dans la boutique de vêtement qui l'avait attiré, toujours en tirant l'ancien Gryffondor derrière elle. Elle jeta un rapide coût d'œil entre les rayons avant de se diriger vers la nouvelle collection que les vendeurs venaient tout juste d'installer pour la saison.
Revenir en haut Aller en bas
Night Wolfe
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Night Wolfe, Jeu 22 Mai 2014 - 23:10


- Pour une fois que je peux faire du shopping avec quelqu'un d'autre que mes amies, surtout avec toi, je ne peux qu'accepter !

Night n'eu pas le temps de réagir que la belle australienne le traina dans le magasin de vêtement le plus proche. Elle s'arrêta un instant pour réfléchir ce qui laissa le temps à Night de reprendre son souffle, ou pas. De nouveau elle se remit à galoper à travers la boutique pour au final s'arrêter dans les rayons des nouveautées. Cette petite pause permis au jeune homme de pouvoir parler avec elle.

- Pour une fois ? C'est drôle car quand je te vois je me dis que tu dois souvent faire les magasins. Tu sors jamais avec tes copines ? Et puis comment ça surtout avec moi ?

Night fit un large sourire à la demoiselle et fit semblant de regarder dans les rayons. Il sortis un énorme pull à col roulé de couleur orange, idéal pour les soirée d'hiver bien qu'on approchais de l'été et que la couleur le rendais absolument moche.

- Tiens ça serais parfait pour toi, je n'ai plus qu'à te trouver un jogging et une cagoule et tu seras parfaite, non ?

Il reposa cette horreur dans les rayons et retourna à côté de la jeune femmes en ayant pris deux robes d'été qu'il trouvais plutôt jolies bien qu'il lui était difficile de savoir si elles l'étaient vraiment. Après tout c'était un homme pour qui la mode était le cadet de ses soucis et à vrai dire il n'y connaissais absolument rien. Il gardait cependant le sourire et les montra fièrement à la jeune femme en espérant qu'elles lui plaise.



Robes:
 
Revenir en haut Aller en bas
Merry K. Harper
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Merry K. Harper, Sam 31 Mai 2014 - 13:13


Une fois dans la première boutique choisie, Merit avait presque couru dans le rayon qui comportait de nouveaux vêtements, tirant derrière elle l'ancien Gryffondor qui avait bien du mal à suivre le rythme de la jeune femme. Tout en regardant un peu partout à la fois, la lionne écouta d'une oreille le rouge et or et tourna la tête vers lui au moment où il lui posait une dernière question.

- Pour une fois ? C'est drôle car quand je te vois je me dis que tu dois souvent faire les magasins. Tu sors jamais avec tes copines ? Et puis comment ça surtout avec moi ?

En guise de réponse, Merit rendit son sourire au Gryffondor, et le regarda s'éloigner dans un rayon... avant de revenir avec un affreux pull orange. En plus avec un col roulé. Tout ce que détestait la jeune femme. Une de ses grandes tantes avait eu le malheur de lui envoyer un pull dans le même genre pour noël... sans rien lui dire, la jeune femme s'était presque empressée de le jeter à la poubelle. Une grimace de dégout s'afficha sur le visage de la jolie brune quand elle repensa à la couleur verte kaki de ce... cadeau, tandis que Night reprenait la parole.

- Tiens ça serais parfait pour toi, je n'ai plus qu'à te trouver un jogging et une cagoule et tu seras parfaite, non ?

-Très peu pour moi !

Les mots de Merit se perdirent dans son éclat de rire. Elle mit quelques secondes à reprendre un minimum de sérieux, et se retourna dans le rayon, laissant le lion aller reposer la chose immonde qu'il avait trouvé. Puis il revint sans tarder avec deux cintres en main. Il montra fièrement ses trouvailles à la jeune femme qui examina attentivement les deux robes. Un sourire se dessina sur ses lèvres et elle s'approcha pour attraper la robe bleue des mains du rouge et or.

- Ca c'est bien mieux que le pull ! T'as des bons goûts finalement !

Merit lui tira la langue comme une gamine l'aurait fait en embêtant une personne proche d'elle et entra dans une cabine d'essayage pour enfiler la robe. Elle en ressortie rapidement et se planta devant Night qui n'avait pas bougé.

- Alors ?
Revenir en haut Aller en bas
Night Wolfe
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Night Wolfe, Mar 3 Juin 2014 - 19:04


Merit était tout simplement joyeuse, partager entre rire et sourire. En un sens elle était semblable à une petite fille dans un immense magasin de jouet et ce côté innoncent voir naif touchait le jeune homme qui pour la première fois depuis longtemps tirais un trait sur ses poroblème et sa vengance. La brune regarda les deux robe en réfléchissant puis elle attrapa la bleu et disparu dans une cabine d'ésseyage. Night se posa alors contre le mur pour l'attendre.

Il ressorti de sa poche une photo qu'il gardait toujours sur lui, dessus était représenter sa mère avec sa soeur et lui, tout les trois riaient, souriaient et était heureux. A cette époque lui aussi croyait le bonheur présent pour toujours, il pensait que cela lui était acqui jusqu'au jour ou on le lui arracha. Mais rien n'ai jamais acqui et désormais il le savait mieux que n'importe qui. Cependant ce n'était plus la tristesse qui l'animais mais la rage et il savait au fond de lui que tôt ou tard il pourrai assouvir sa vengance, il savait que tôt ou tard il pourrait rendre service au monde en éliminant des indésirables. Il vit le rideau de la cabine bouger et s'empressa de remettre la photo dans sa poche, retrouvant son sourire face à la jeune femme qui sortit de la cabine.

- Alors ?

Le jeune homme la regarda de la têt au pied, l'inspecta un peu partout puis lui prit le bras et la fit tourner, soulevant légèrement la robe dans le mouvement. Il l'arreta et lui relacha la main avant de reculer.

- Rien à dire, tu es magnifique dans cette robe elle te vas à merveille ! N'empêche le pull de tout à l'heure était pas mal non plus...

Il se mit à rire tout en lui tirant la langue et prit la main de la jeune femme pour faire de nouveau un tour dans la boutique afin qu'elle choisise ce qu'elle voulait bien qu'au final il était plus prêt à se laisser faire par elle qu'autre chose.
Revenir en haut Aller en bas
Merry K. Harper
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Merry K. Harper, Sam 7 Juin 2014 - 16:06


Après avoir enfilée la robe qu'elle avait prit des mains de Night, Merit s'était empressée de sortir de la cabine pour montrer le résultat à l'ancien Gryffondor.  Ce dernier la regarda de la tête aux pieds, examinant chaque détail, avant de lui attraper le bras et de la faire tourner devant lui, ce qui eut pour effet de soulever légèrement le bas de la robe que la jeune femme portait. Une fois arrêtée, le lion lâcha la main de l'australienne avant de répondre.

- Rien à dire, tu es magnifique dans cette robe, elle te va à merveille ! N'empêche le pull de tout à l'heure était pas mal non plus...

Repensant à l'horreur qu'elle avait vu tout à l'heure, la lionne fit à nouveau une grimace tandis que Night à son tour, lui tirait la langue en rigolant. Il lui attrapa ensuite la main pour faire le tour de la boutique. Les yeux brillants devant tout ce qu'elle avait devant elle,  Merit ne savait plus vraiment où donner de la tête...

Après une bonne demi-heure de choix et d'essayage, les deux rouge et or sortirent de la boutique. Heureuse d'avoir fait autant d'achat, la jeune femme sortie par la porte avec un grand sourire et un sac rempli. Les lions marchèrent quelques minutes en silence,  jusqu'à ce que Merit décide de s'arrêter et de se tourner vers Night.

- Alors on va s'assoir à quelle terrasse ? Je t'aurai bien proposé d'aller au Chaudron Baveur, mais aller à son travail quand on bosse pas... ça le fait pas trop.

Rigolant presque à sa propre phrase, Merit sourit au Gryffondor. Puis, elle s’engagea dans le ruelle pour rejoindre un bar.

[Fin du RP]
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Invité, Jeu 17 Juil 2014 - 3:41


RP avec Merit Sullivan

Une journée dès plus bizarre... Tellement que je n'avais aucune sensation, comme si tous mes sens étaient morts... Comme si le monde s'était écroulé avec l'envie de faire des belles conneries... Dis comme ça, on aurait dit que quelqu'un était mort... Mais même pas, j'avais juste pris connaissance d'une chose, dont je ne voulais rien savoir... Ce qui fait que j'étais entrain de passer une journée complètement pourrie, dictée par mes émotions et mes moeurs. J'avais l'impression que rien ne serait pareil après ça... Et c'était surement le cas, car rien ne pouvait égaler une nouvelle aussi surprenante que celle-là. "Grâce à l'efficacité de nos nouvelles méthodes, on a pu retrouver les agresseurs des noms ci-dessous." Une grande liste de victimes... Un troupeau de quinze personnes groupées devant le nez en l'air, parcourait des yeux les noms qui défilaient. Attendant une sorte de résultat ou je ne sais quoi...

Les jours s'étaient écoulés, l'été était là, le soleil brillait, mais mon moral n'était pas des moindre... Je me sentais morose, et triste... Comme si on m'avait remué le passé, comme on remue un couteau dans une plaie... Comme si j'étais encore cette gamine de dix-neuf piges qui attendait des réponses avec une impatience à en faire mal au coeur, mais surtout avec le sentiment d'abandon qui me submergeait constamment. J'avais attendu pendant toutes ces années pour qu'après quelqu'un débarque comme une fleur pour m'annoncer, "Miss April Warren", j'ai une très bonne nouvelle à vous annoncer !"
C'était ce Londubat encore... J'avais vraiment envie de lui écraser les burnes à ce moment-là. Mais je m'étais contentée de le fusiller du regard avant de le suivre, avec une certaine curiosité innocente... Je pensais avoir été choisie pour être jurée pour une affaire de mangemorts, mais en fait pas du tout ! Ce n'était pas aussi simple que ça...

A la place on m'avait annoncé que les agresseurs de mon papa s'étaient fait arrêtés, avec une aisance à en faire pâlir David Bowie, devant les deux autres membres de la brigade de l'affaire... Et devant mon père... Le dernier truc dont j'avais envie... Le dernier truc dont je voulais entendre parler, et une des dernières personnes que je voulais recroiser... Je préférerais lécher les pieds de Monroe, plutôt que de croiser le regard d'un être qui m'insupportait. D'un être, dont je ne pouvais sérieusement pas respirer le même air... Rien que de le voir, me faisait mal au coeur... Le pire était quand même son sourire, simple et sans rancune... Comme si tout était effacé... J'avais détourné le regard, et m'étais concentrée sur la chanson "No Way" des Naked And Famous, histoire de me calmer deux secondes... Ca avait marché, jusqu'à qu'il m'effleure... Là par contre, j'avais fondu en larmes, juste après avoir entendu la porte claquer...

Et aujourd'hui, je me retrouvais sur le lit d'Abyss, les cheveux collants de vomis et de sueur. J'avais fait une mauvaise bringue la veille avec cette dernière. En effet, whisky pur feu, vin de sureau, vodka, rosée, et champagne ne faisaient pas bon ménage... La jeune propriétaire avait dû partir au travail un samedi matin la pauvre, décidant d'être responsable pour arrondir ses fins de mois... De son côté elle avait fait beaucoup plus attention, pour après claquer la porte avec énergie le lendemain vers neuf heures du matin... "Enfin, je crois", car j'avoue que je ne m'en souvenais vraiment, mais alors vraiment pas... En tout cas j'étais sûre d'une chose, c'était qu'elle avait du courage! Et que j'avais une bizarre envie de pleurer aussi... Mais ça encore ce n'était pas le plus grave. Effectivement, j'avais vomi dans mon lit en plein sommeil, avant de froisser la lettre que j'avais reçue la veille. Son contenu expliquait brièvement une nouvelle qui n'était pas dès plus agréable, juste un petit peu !

Toute les familles des victimes pensant avoir besoin d'aide étaient la bienvenue à telle adresse... Et c'était aujourd'hui, à deux heures de l'après-midi... Je regardai l'heure, treize heures trente-huit. J'avais de la marge! A quarante un peu moins, et à moins dix, on pouvait carrément dire que j'étais à la bourre. Je me levai brusquement, buvant une potion revigorante, qui était censée assainir mon foie et mes reins lors des lendemains de cuite... J'étais en mode P.A.D! Parée pour le décollage ! je me contentais de mettre un simple débardeur "Fuck Off", et un jean noir taché que très vaguement... Car il avait beau faire chaud, on était quand même en plein Angleterre !
Je récupérai la petite fiche froissée, avant d'enfiler mes bottines à talons compensés. Cela me fit trébucher sur quelques affaires qui traînaient dans la chambre de Miss-Chieuse, mais j'arrivais à marcher droit, et cela était l'important !

Dans un plop caractéristique, je débarquai dans une petite ruelle de Londres, voyageant dans plusieurs d'entre elles afin de chercher un appart moldu au nom totalement bateau... Je n'arrivai même pas à le citer, tellement que c'était ennuyeux à prononcer. Si c'était un simple appartement moldu, c'était tout simplement pour passer incognito. On était tous invités à se fringuer comme les moldus, je ne m'étais pas faite prier deux fois... Un simple Assurdiato était actif d'après le petit papier. Je le gardais sur moi comme si c'était une sorte de Saint-Graal, d'indicateur d'avenir... J'étais à présent arrivée, le numéro correspondait parfaitement. C'était une chance inouïe ! Je pensais ne jamais trouver... Les ruelles étaient un vrai casse-tête de sphynx. Je poussais la porte d'entrée, rentrant dans un petit immeuble immuable. Les murs étaient propres comme un sous-neuf, et une ribambelle de bonne bouffe se trouvait à proximité...

Une vieille dame rabougrie et à la voix chantante nous invitait à nous asseoir. Tous affichaient une tête de déterrée, mais pourtant il y avait de la bouffes ? Qu'est-ce qu'ils voulaient de plus? De toute façon je récupérai quatre petits fours avec un verre de jus de citrouilles, accompagnés d'une serviette pour poser le tout sur mes genoux. Les gens vinrent s'asseoir, l'air triste. Leurs yeux étaient emplis de cernes, et ils semblaient tous "anéantis"... Quelque chose me dit qu'il n'avait pas encore fait leur deuil, et ça, c'était mauvais pour l'ambiance...
- Bonjour tout le monde ! On attend les retardataires, et on pourra commencer. Vous vous présenterez chacun votre tour en donnant votre nom, profession, et pourquoi êtes-vous ici... D'accord ? Bien !
Le dernier mot sonnait particulièrement faux. Son accent guilleret ne m'inspirait pas confiance, mais alors pas du tout...


Dernière édition par April Warren le Ven 25 Juil 2014 - 16:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Merry K. Harper
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Merry K. Harper, Sam 19 Juil 2014 - 23:16


Enfin. Enfin ils avaient retrouvé ceux qui avaient osé tuer ses grands parents sous ses yeux et sous ceux de sa soeur encore toute innocente. La rage qu'elle avait parvenu à garder en elle pendant tout ce temps avait vite refait surface lorsque la jeune femme avait reçu une lettre il y a quelques jours, lui annonçant que l'ont avait enfin retrouvé les criminels dont elle voulait la mort depuis des jours et des jours. Les souvenirs de ce sordide jour à leur tour avaient été ravivés et les larmes avaient de nouveau coulé. Lisant la lettre avec concentration, la jolie brune avait prit en compte, l'invitation à une réunion créée pour soutenir les proches des victimes.

C'est donc comme ça que la jeune femme partie ce matin là, rabattant sa veste sur ses épaules où se trouvait un petit papier où était noté le nom de l'endroit où elle devait se rendre. Le temps n'était pas spécialement mauvais mais un léger vent frais donnait des frissons à Merit qui passait son temps à resserrer sa veste contre elle. Durant de longues minutes qui lui parurent des heures, l'australienne marcha sur les pavés des ruelles jusqu'à arriver dans le quartier où se trouvait le lieu décrit par la lettre. S'avançant lentement dans les rues, la belle australienne chercha des yeux le nom de la bâtisse, évitant les enfants qui couraient. Puis, elle tomba enfin dessus et sans demander quoique ça soit poussa la porte en entrant avec la même allure que d'habitude.

Dans les couloirs, la lionne s'avança en regardant autour d'elle et suivit le chemin indiqué jusqu'à une porte qu'elle franchit. Dans la pièce, des chaises étaient installées, tout comme un buffet de boissons et nourritures en tout genre. Les gens venaient s'assoir, invité par une dame assez âgée, et la jeune femme fit de même, bien qu'elle n'affichait pas la même expression qu'eux. S'asseyant à côté d'une jeune femme brune, elle s'installa confortablement sans dire un seul mot. Puis, celle qui semblait ressembler à une psy prit la parole.

- Bonjour tout le monde ! On attend les retardataires, et on pourra commencer. Vous vous présenterez chacun votre tour en donnant votre nom, profession, et pourquoi être-vous ici... D'accord ? Bien !

Un rire silencieux secoua la jeune femme. Mais qu'est ce qu'elle était venue faire ici au juste ? Elle voulait juste connaître l'identité de ceux qui avaient tué ses grands parents. Rien de plus. En aucun cas elle n'avait besoin d'un psy pour surmonter la mort de ses proches. Son deuil était déjà fait depuis longtemps. Tournant alors la tête vers la jeune femme qui était installée à sa gauche, elle posa une question qui lui brûlait les lèvres, mais qui était sans doute très déplacée.

- Excusez-moi. Est ce qu'ils ont prévu de nous révéler l'identité des criminels ou non ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Invité, Ven 25 Juil 2014 - 18:15


L'ambiance semblait complètement morbide... Cela me rabaissa le moral au plus bas, contente de pouvoir sortir et d'avoir l'occasion de mettre les choses à plat, de tirer un trait sur tout ça, de pouvoir parler et de m'exprimer sans que je paraisse pour une folle qui avait des idées noires... Cette situation était particulièrement insupportable, j'avais besoin d'en terminer avec ça. Entre mon papa qui se la jouait à la Dumbledore. Monsieur comprenait tout, monsieur acceptait. Ce n'était pas grave, ce n'était que la bêtises humaine ! Monsieur pardonnait tout. Connard... De mon côté je sentais que je ne voyais pas plus loin que le bout de mon nez. A vrai dire, je ne tentais même pas j'étais bien assez folle comme ça, tenter de comprendre quoique ce soit c'était une torture mentale. Une douleur, dont je ne voulais pas essayer de l'accepter sans aide. Et cette réunion était là pour ça ! Enfin... A la base, je pensais qu'ils étaient tous comme moi. Paumés sur les bords, et prêt à passer à autre chose ! Mais vu leurs tronches d'enterrement, ça n'avait l'air d'être le cas...

- Excusez-moi. Est-ce qu'ils ont prévu de nous révéler l'identité des criminels ou non ? M'interrogea une jeune fille assise à côté de moi.
Elle m'interrompit dans mes pensées brusquement. Je me tournai vers elle, la regardant d'un oeil indigné malgré moi... "Qu'est-ce que j'en ai à foutre des criminels meuf ?" L'idée de savoir leur identité me révulsait... Cela rendrait la situation beaucoup plus grave, beaucoup plus suffocante. Plus insupportable encore, on saurait à quoi ressemble les visages, on déciderait de les oublier vainement, tout en se persuadant qu'on est libéré d'un poids... Je ne voyais pas en quoi c'était important.
- Je ne sais pas... Je vous conseille de demander à la dame. Elle sait quand se passera la procès. Répondis-je d'un ton morne.
- Bien ! S'exclama soudainement la dame rabougrie. Maintenant que tout le monde est là, on va pouvoir commencer ! On va débuter par vous...

Elle désigna un vieil homme, assis à deux chaises plus loin de la jeune fille.
- Votre nom, profession, et la raison de votre présence ici... Déclara-t-elle, telle une automate.
Le vieux monsieur en question, ne semblait ne pas avoir de dents. Sa peau était toute pendante, tellement que ses paupière cachaient ses petits yeux perçants. Il se mit à parler d'un ton cassé et dur. Racontant que son mari aujourd'hui décédé à cause des criminels en question, s'était fait agressé lors d'une nuit d'hiver, après être laissé pour mort... Tout ça parce que c'était un revendicateur de la situation humiliante des cracmols et blablabla, et blablabla... D'habitude, cela m'aurait rendu attentive et horrifiée. Mais les desseins de la jeune fille assise à côté de moi m'intéressaient beaucoup plus...
- En quoi cela vous apporte de savoir l'identité du groupe d'agresseurs ? Lui demandai-je en me penchant vers elle...


Dernière édition par April Warren le Sam 2 Aoû 2014 - 1:13, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Merry K. Harper
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Merry K. Harper, Jeu 31 Juil 2014 - 18:53


L'événement qu'elle avait tant attendu était finalement arrivé. Les meurtriers, ceux qui avaient tué ses grands parents sous ses yeux étaient enfin arrêtés. C'est dans le but de connaître leur identité que la jeune femme n'avait pas hésité à venir à cette conférence qui avait l'air plus qu'intéressante. C'est après ça que Merit était parti, tôt dans la matinée. Sa soeur était partie il y a quelques jours maintenant, elle n'avait plus à se soucier d'elle, elle était entre de bonnes mains avec leur parents. Irina était bien mieux chez elle plutôt qu'à Londres où elle risquait d'attraper du mal avec ces changements de temps incessants. Merit elle même n'aimait pas ça après tout ce temps.

C'est d'ailleurs avec le mauvais temps que la jeune femme s'était rendue à la conférence. Le trajet n'avait pas duré longtemps et elle était vite entrée dans le bâtiment pour rejoindre la salle où tous le monde devait aller. A l'intérieur, Merit avait vite trouvé une place à côté d'une femme brune. Silencieuse, cette dernière n'avait pas dit un mot et tout comme l'australienne, avait écouté ce que la vieille dame qui s'occupait de la conférence disait. Elle passait son temps à interroger les gens concernant leur nom, leur profession, etc... Super ennuyeux. Et puis, tous le monde pleurait. Enfin presque. Exaspérée et intéressée par autre chose, Merit s'était finalement tournée vers sa voisine de gauche pour lui demander s'ils pourraient connaître le nom des meurtriers.

- Je ne sais pas... Je vous conseille de demander à la dame. Elle sait quand se passera la procès.

La jeune femme s'était tournée vers elle pour lui répondre. Légèrement déçu, Merit jeta un oeil à la veille dame qui s'était mise à interroger les gens un par un. En soupirant, elle reporta son attention sur la femme à sa gauche. Quand elle la regardait mieux, elle lui faisait penser à quelqu'un... Après quelques minutes de réflexions, elle se souvint l'avoir vu à Poudlard en temps que professeur. La professeur d'enchantement bien sûr ! Elle avait séché tellement de cours d'enchantement qu'elle ne s'en souvenait même pas. Tant pis, c'était du passé maintenant.

- Votre nom, profession, et la raison de votre présence ici...

Ah, ça serait bientôt à elle. Sérieusement, si elle avait su, elle ne serait pas venue ici, surtout si c'était pour répondre aux questions débiles d'une vieille dame. Un vieille homme à la voix chevrotante lui répondit. Tiens ils iraient bien ensemble ! Surtout vu leur façon de parler. Enfin, il n'y était pour rien le pauvre. Il n'avait plus de dents. Mais il aurait pu se payer un dentier ou se faire pousser des dents avec le sortilège qui donne des grandes dents. C'était mieux que rien ! Il devait manger des soupes... Tous le temps.

- En quoi cela vous apporte de savoir l'identité du groupe d'agresseurs ?

Son ancienne professeur venait de se pencher vers elle, la faisant à moitié sursauter. Jetant un coup d'oeil autour d'elles, Merit réfléchit. Est ce qu'elle devait vraiment lui dire ? Depuis l'attaque de Poudlard, elle se méfiait de tous le monde, même des professeurs... Tous le monde pouvait avoir un lien avec les Mangemorts. Même les personnes les plus gentilles qui soient. Alors qu'elle était en pleine hésitation, la vieille dame arriva vers elle. Elle lui donna son nom et sa profession d'une petite voix, et la laissa interroger sa voisine, avant de répondre à cette dernière..

- Ils ont tué mes grands-parents sous mes yeux et ceux de ma soeur qui n'aurait pas du voir ça à son âge. Je pense que tous le monde a bien le droit de savoir qui a tué l'un de ses proches. Sinon, quel est l'intérêt de venir ici ? Sauf si c'est pour déprimer et suivre une thérapie... Ca ne sert à rien et je n'en ai pas besoin, je suis venue ici seulement pour savoir qui sont les meurtriers.

Merit parlait beaucoup sous le coup de la colère. Elle trouvait cette conférence complètement débile. Répondre à des questions et être suivit par un psy. N'importe quoi. Pourquoi ne leur donnaient-ils pas des noms ? Les gens avaient le droit de savoir. Peut-être que sans le savoir, ils découvriraient qu'ils avaient un lien avec ces personnes, alors qu'ils ne s'en méfiaient pas. Peut-être que Merit connaissait les personnes qui avaient tué ses grands parents... Elle ne pouvait exclure aucune possibilité... Mais la présence de son ancienne professeur l'intriguait aussi...

- Pourquoi êtes-vous ici vous ?


Dernière édition par Merit Sullivan le Sam 16 Aoû 2014 - 13:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Invité, Sam 2 Aoû 2014 - 2:19


- Ils ont tué mes grands-parents sous mes yeux et ceux de ma soeur qui n'aurait pas du voir ça à son âge. Commença la jeune femme d'un ton particulièrement soft pour de telles déclarations. Je pense que tous le monde a bien le droit de savoir qui a tué l'un de ses proches. Sinon, quel est l'intérêt de venir ici ? Sauf si c'est pour déprimer et suivre une thérapie... Ca ne sert à rien et je n'en ai pas besoin, je suis venue ici seulement pour savoir qui sont les meurtriers.
L'estime que j'avais envers cette jeune fille baissa d'un cran... Elle semblait particulièrement masochiste avec sa colère inflammable et son désir de vouloir savoir l'identité de fils de p*tes. Mais quelle importance bord*el ? De toute façon des c*nnards il y en avait plein. Et le recul m'avait fait comprendre qu'il fallait pas seulement regarder une petite bande de criminels, mais le réseau qui allait avec... En gros, voir plus grand. Voir plus loin que le bout de son nez. Et pourtant ce n'était pas le cas de cette petite effrontée qui semblait à deux doigts de balancer sa chaussure sur la vieille dame rabougrie... "La vengeance ne conduit à rien petite insolente." Avais-je envie de lui dire... Mais à la place, je me contentais de la regarder avec des grands yeux d'un air horrifié.
- Pourquoi êtes-vous ici vous ?
- Oh !

Mon expression d'effarée s'effaça lentement, laissant place à un air de parfaite petite vulnérable... Mes sourcils étaient froncés par la tristesse, et une sensation de chaleur monta à mes yeux, signe que mes mirettes allaient s'humidifier d'un instant à l'autre... C'était pour cette raison que j'étais venue ici. Pour pouvoir tourner la page, et d'arrêter de vouloir me confondre en pleurs dès qu'on me posait une question qui rentrait dans le vif du sujet bien douloureux... C'était comme une sorte de couteau dans une plaie, que je n'osais pas toucher de peur de me faire encore plus mal...
- C'est compliqué... Lâchai-je subitement.
Je déglutis dangereusement, me concentrant sur ce que j'allais dire.
- Mon père s'est fait agressé. Il y a plusieurs années maintenant... Le problème c'est que ça fait longtemps que j'ai commencé une "nouvelle vie", mais je n'ai toujours pas tourné la page. Je pensais donc que cette réunion allait m'aider, mais à priori...
Je ne pus finir ma phrase, interrompue par la vieille sorcière qui s'empressa d'interroger la jeune fille, d'un ton impérieux. Lui demandant alors son nom, sa profession, et la raison pour laquelle elle était ici.
- Ce n'est pas gagné...  
Revenir en haut Aller en bas
Merry K. Harper
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Merry K. Harper, Sam 16 Aoû 2014 - 13:36


Pourquoi elle était allée lui raconter ce qui s'était passé avec ses grands parents et sa soeur ? Elle se souvenait encore avoir craché dans le dos de sa prof lorsqu'elle était encore à Poudlard. A vrai dire, elle n'avait jamais apprécié sa façon d'être et son autorité. L'australienne se souvenait encore du premier cours qui avait eut lieu avec elle. Dès qu'un élève ratait son patronus, limite elle le fusillait du regard. Et elle n'avait jamais vu autant de bordel dans un cours. Les élèves ne l'avaient absolument pas respecté... Mais elles étaient dans le même sac apparemment cette fois-ci... Et ça l'intéressait de savoir la raison de sa présence à cette réunion.

- Oh ! C'est compliqué...

L'expression du visage de Warren s'était subitement changée sous les yeux de l'australienne qui l'avait regardé réfléchir un moment. Elle avait lâché ses derniers mots avant de déglutir bruyamment. Et bien ça ne devait pas être mieux que ce qui était arrivé aux grands parents de la lionne vu le visage de la brune. Elle avait l'air désespérée et vulnérable d'un seul coup. Tout comme Irina, la soeur de Merit lorsqu'elle avait vu ses grands parents morts. Une horreur.

- Mon père s'est fait agressé. Il y a plusieurs années maintenant... Le problème c'est que ça fait longtemps que j'ai commencé une "nouvelle vie", mais je n'ai toujours pas tourné la page. Je pensais donc que cette réunion allait m'aider, mais à priori...

L'autre cruche qui présidait cette réunion les interrompis de nouveau, agaçant fortement Merit qui aurait bien voulu l'étouffer avec son vieux chemiser à fleurs que plus personne ne portait. En aucun cas la lionne n'aurait voulu s'habiller comme ça. Et elle ne le ferait jamais, même quand elle aurait l'âge de ne plus pouvoir marcher seule.

- Ce n'est pas gagné...

Et elle avait raison. Merit était désespéré en voyant l'aspect de cette réunion qui ressemblait plus à un cabinet de psychologie pour dépressifs plutôt qu'à une aide pour remonter la pente et tourner la page. Enfin, ce n'est pas ce qu'attendait l'australienne dans tous les cas. Et ce n'est pas elle qui irait demander à l'autre vieille peau si on pouvait connaître le nom des criminels.

- Vous croyez que les Mangemorts auraient pu faire une chose pareille ? Alors que votre père et mes grands parents étaient innocents ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Invité, Lun 6 Oct 2014 - 23:00


[Comme le dernier post date de plus d'un mois et demi, je lance un RP avec Haplo Mitrium]


La soirée battait son plein, les gens dansaient, se collaient les uns aux autres, l'alcool coulait à flot... en échange d'un flux d'argent tout aussi conséquent : les prix astronomiques ne dérangeaient pas Rurik, il était particulièrement à l'aise dans le monde des moldus quand il s'agissait de sujets économiques et comptables aussi importants que la boisson. Par contre, il ne pouvait pas vraiment espérer faire la conversion en gallions à Gringotts... Les gobelins sauraient facilement trouver la provenance "illégale" de tous ces dollars, euros, roubles ou livres.

A vrai dire, le criminel russe ne profitait pas autant des "récompenses" apportées par tous les risques qu'il prenait lors de ses passages en Russie : il n'était pas adepte des acquisitions matérielles, ne voyait aucun intérêt à posséder toute une flopée de véhicules qu'il n'utiliserait probablement jamais, n'était pas vraiment intéressé par l'achat de "services" de la part de charmantes demoiselles dont le "talent" faisaient s'arrêter les automobilistes pour leurs demander leurs prétentions salariales à chaque coin de rue. Rurik laissait profiter les autres membres de son groupe d'une bonne partie de sa "part" de butin. Ce qu'il gardait lui permettait de vivre plutôt bien... S'installant ça et là dans de simples hôtels tranquilles : la luxure ne l'attirait pas.

Cependant, ce soir-là, il avait eu envie de sortir, de boire et pourquoi pas... rencontrer des gens intéressants, qu'il s'agisse de potentielles victimes ou juste de spectacles ambulants... Oui, le russe aimait observer les gens, c'était un de ses passe-temps favoris. Surtout lorsqu'il ne pouvait pas être observé en retour. Cela n'arriva bien évidemment pas, et il fut assez souvent interpellé par diverses personnes, plus ou moins imbibées d'alcool. De toute la soirée, seul l'un d'entre-eux retint son attention : un homme approchant sûrement de son âge, la trentaine, voire un petite peu plus, qui se contentait de l'observer en retour plutôt que de devoir lui imposer ses histoires ennuyeuses et ses approches maladroites. Tout deux firent donc connaissance de la meilleure manière possible : sans se dire le moindre mot.

La musique et les vagues de foule ne leur convenant plus, Rurik et son inconnu silencieux se rejoignirent à la sortie de l'établissement, un peu plus au calme. Les mots étaient toujours absents, le russe était aux anges : il ne voulait pas faire fuir cet homme avec sa grosse voix et son accent trop prononcé... Peut-être que l'alcool l'avait fait ignorer sa silhouette peu rassurante... Pour le criminel, boire était un moyen de se sentir bien, mais aussi de souffrir : l'espoir s'emparait plus facilement de lui après quelques verres.

S'étant rapprochés, il passa une main dans la nuque du bel inconnu et lui fit lentement redresser la tête, afin de vérifier s'il pouvait conserver cet adjectif, que cela ne soit pas une illusion... Le teint légèrement bronzé, des traits marqués soulignaient ce visage, lui donnant un charme que le russe ne pouvait guère définir, mais qu'il appréciait au plus haut point. Faisant glisser sa main pour sentir la fine barbe qui courait sur ce visage, Rurik sentit alors une main faire de même pour lui, une pression au niveau de sa propre nuque, comme une incitation à se rapprocher. Ce contact réveilla en lui les mauvais instincts : on était trop proche de lui, ce n'était pas prudent !


** Il n'y a aucun danger ici... ** songea-t-il.

Cette affirmation n'était pas vraiment fausse : à part lui, rien n'était susceptible de s'en prendre à lui... Ce coin n'était pas mal-famé, et pour couronner le tout, un poste de police moldu se trouvait à deux pâtés de maison. Ses excuses pour se dérober avaient perdu en intensité.

Il céda, succombant à cet appel si simple qu'était un baiser... Un inconnu rencontré dans un milieu plein de musique et d'alcool, la banalité absolue... Mais pour Rurik, c'était une découverte capitale : le bonheur de mener une vie toute simple lui était apparemment accessible.

Les deux hommes furent interrompu dans cet instant de passion... Quelqu'un venait d'arriver depuis l'une des rues adjacentes, et n'avait vraiment fait attention à eux qu'une fois qu'il était suffisamment proche pour comprendre ce qu'il se passait... Se figeant sûrement de stupeur.


Revenir en haut Aller en bas
Haplo Mitrium
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Haplo Mitrium, Lun 13 Oct 2014 - 21:33


Douleur du coeur. La veuve Cliquot, de la peine dans les yeux. Harel, un rictus hautain aux lèvres. La déception des femmes de sa vie l'accablent... Une main plaintive tendue, l'orphelin sombre, sans fin, dans la nuit, sans fond.

Un cri percant retentit, tirant brusquement Haplo de ses songes sinistres. Alarmé et confus, le jeune homme se leva dans un grincement de chaise et gagna prudemment  la fenêtre pour évaluer la situation. Il ne s'agissait que d'un couple d'amoureux qui se chamaillaient dans la rue. Des gloussements parvenaient maintenant dans la pièce froide et lugubre et la pression retombit aussitôt laissant place à une grande lassitude. Combien de temps pouvait-il encore tenir dans ces conditions ? Son visage réfléchi dans la vitre poussièreuse semblait répondre de lui-même... Ses traits étaient tirés par la fatigue et la faim. Haplo s'observa un instant à la lumière d'un Lumos mourant. Ses joues étaient creusées, ses yeux cernés, ses cheveux ébouriffés. Il avait autant de vie en lui qu'un fantôme de Poudlard... Sur cette pensée, il dirigea méchaniquement sa baguette sous son menton, comme il l'aurait fait, enfant, pour distraire son petit frère. Rien. Il n'avait pas même la force d'en sourire.
-Nox.

Haplo remis sa baguette dans sa poche et retourna vers son bureau de fortune. Le fruit de ses recherches gisait là sous la lumière vacillante d'une bougie. Contemplant les ouvrages jaunis avec leurs notes en marge, les dizaines de feuillets et centaines de planches de botanique, le jeune sorcier sentait son coeur se serrer. Voilà déjà trois jours qu'il s'était cloitré dans cet abri de fortune et aucune nouvelle piste en perspective. S'il ne produisait pas de résultats très prochainement, la Guilde pourrait bien se désolidariser de l'herboriste. Et sans les ressources de la société secrète, la promesse d'une expédition outre-mer s'évanouissait, réduisant à néant les efforts et les espoirs du jeune vingtenaire... D'un geste brusque, Haplo rassembla tout son fatras et le fourra pêle-mêle dans son vieux sac-à-dos. Il était plus prudent de changer de squat : Des voisins finiraient bien par remarquer la présence d'un intrus dans les lieus. Après s'être assuré que les amoureux avaient déplacer leurs embrassades dans une autre rue, le sorcier blanc sortit dans la nuit.

Ses pensées, plus que ses pieds, allaient à toute vitesse. Il voulait maudire le jour où il était tombé sur ce traité d'hisoire qui l'avait mis sur la piste des sorcières lapponnes. Si ce n'avait été pour ce livre, il vivrait surement dans l'insousiance des gens de son âge, faisant la fête et jouissant des plaisirs de la chair. Au contraire, il en était réduit à considérer un retour chez sa mère, au fin fond de sa campagne des îles du Nord, où rien ne l'attendait à part la pluie et la perspective d'un travail abrutissant sur le port. C'était injuste ! L'Univers semblait récompenser la futilité de ses congéneres et sanctionner ses nobles ambitions ! Et, Il n'en faisait pas mystère : le jeune homme venait de tomber sur une sortie de club au tournant d'une ruelle. Levant ses yeux taciturnes en direction des sons de brass band, Haplo réalisa qu'il n'était pas seul. Deux hommes enlacés le regardaient de travers. Aucune pudeur, songea le jeune homme alors qu'une boule d'aigreur lui serrait la gorge ! Ou bien était-ce de l'envie ? Chassant cette pensée honteuse, Haplo se remit en marche avec une vigueur renouvellée, lançant un regard mauvais aux deux hommes. Qu'avaient-ils besoin d'étaler leurs vices aux yeux des honnêtes gens ! Quand il songeait que lui avait tout juste de quoi manger deux fois par jour, alors que ces gens là se soulaient toute la nuit de sexe, d'accordéon et d'alcool ! C'était révoltant,  songea-t-il en passant à côté du couple.
- Révoltant.
HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Invité, Sam 18 Oct 2014 - 0:48


Un moment de béatitude intense, comme enveloppé par un nuage de paix, de tranquillité, un voile de joie, même s'il ne s'agissait que d'une brève illusion... Voilà ce que cet inconnu venait de briser. Un monstre empli de rage, de frustration, bien trop longtemps privé de l'espoir de vivre à nouveau, comparé au quotidien morbide du crime... Voilà ce que cet inconnu venait de réveiller.

- Révoltant.

Pardon ? Qu'est-ce qui était révoltant ? Que Rurik puisse trouver quelqu'un qui ne le fuit pas et veuille potentiellement passer plus de temps avec lui ? En effet, cela était révoltant comparé à toutes ces âmes en peine, débordant d'altruisme, de gentillesse et de bonnes intentions qui ne parvenaient pas à apercevoir la moindre étincelle d'amour dans ce monde chaotique.

Mais cet être livide, aux traits tirés, irréel, fantomatique... Hideux... Cette "chose" ne le connaissait pas, ce qui ne voulait dire qu'une chose. Se détachant lentement de celui qui avait su l'apaiser et lui faire entrevoir l'espoir, le russe se tourna vers l'inconnu. Son sang n'avait fait qu'un tour sous l'impulsion de son caractère impulsif et brutal. Il venait de comprendre ce que condamnait cet être par ce comportement et ce ton déplaisant : Rurik n'allait pas le laisser s'en sortir aussi facilement. S'en prendre à ses choix était comme le menacer ou l'insulter directement.

Et face aux insultes, aux menaces et autres nuisances, le criminel ne savait faire qu'une chose... mais au moins il savait bien le faire. En un instant, il eut rattrapé l'homme, sans réfléchir, et le gratifia d'un violent coup de poing, l'envoyant embrasser le mur le plus proche.


« Je vais t'en donner du révoltant » grogna-t-il d'un air qui ne laissait présager rien de bon.

Avant qu'il ne puisse donner un autre coup, une exclamation a demi étouffée le figea sur place, le faisait retomber sur terre. La sensation d'une douche froide s'empara de lui lorsqu'il réalisa ce qu'il venait de faire : sa face la plus sombre, la plus dangereuse et effrayante venait d'être révélée à celui qui avait sans doute placé beaucoup d'estime en lui.

« N-Non, attends, je vais t'expliquer... »

C'était bien trop tard... Le regard plein de passion, d'admiration et d'envie avait fait place à un gouffre de terreur, un reflet que le russe avait bien trop l'habitude de reconnaître chez les gens qu'il croisait. Avant même qu'il ne puisse rajouter quoi que ce soit, l'homme disparut dans la nuit, fuyant cette bien triste réalité. Reportant son attention sur celui qu'il avait cogné, Rurik fut aussitôt envahi par la rage : c'en était trop.

« Toi... à cause de toi... »

Il n'était plus capable de prononcer le moindre mot, seuls ses grognements arrivaient à passer, semblables à ceux d'une horrible bête aveuglée par la rage. D'un coup violent, il arracha le sac de cet inconnu et l'envoya derrière lui, au loin : rien ne devait se mettre en travers de lui et sa cible... Cet homme au teint cadavérique allait payer pour lui avoir fait perdre une parcelle de bonheur... D'ailleurs, il allait probablement le réduire à l'état de cadavre, pour que cela colle bien avec son faciès.

Un autre coup, bien plus violent que le premier, s'abattit sur sa pauvre victime, qu'il attrapa ensuite et projeta avec force contre un mur de la petite ruelle déserte, attendant ensuite qu'il reprenne ses esprits : pas question de s'acharner sur un tas immobile, il voulait qu'il se relève, qu'il tente quoi que ce soit, l'attaque, la défense ou la fuite : Rurik était même prêt à réagir en une fraction de seconde, comme il l'avait toujours fait, que ce soit face à une baguette magique ou à une arme à feu...

...Quoi qu'il allait arriver, riposte ou entrave à la moindre tentative de fuite... Il n'allait pas le faire à moitié. Peut-être s'était-il emporté un peu trop facilement, mais du coup, aujourd'hui plus que jamais, il était bien décidé à détruire tout ce qui était hostile à ses idéaux, sa façon de vivre, ses choix, ses goûts.


Revenir en haut Aller en bas
Haplo Mitrium
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Haplo Mitrium, Dim 26 Oct 2014 - 14:34


Alors que le botaniste se détournait de la scène,  une douleur aveuglante explosa dans son crâne, le tirant de ses pensées sombres. Pris de vertige, Haplo sentit le sol se dérober sous ses pieds et tituba jusqu'à percuter un obstacle. Rouge. Sa vision lui revenait par acoup: il avait le visage écrasé contre un mur de briques. La souffrance allait et venait par vagues, au rythme des battements de coeur, ne lui laissant entrevoir la situation que par éclairs de lucidité.
- ...t'en donner du révoltant!
Haplo tenta de se tourner vers l'homme qui venait de parler mais la rue tout entière fut prise d'une embardée et le jeune homme dut mettre genou à terre pour ne pas perdre l'équilibre à nouveau. Des bruits de pas s'éloignèrent, comme si quelqu'un partait en courant.
- ...t'expliquer...
La voix fut emportée par un élancement au niveau de la tempe. Néanmoins, la douleur perdait en intensité et Haplo cherchait effectivement des explications, si bien qu'il se força à ouvrir les yeux et lever la tête.

Une silhouette massive se dressait à deux pas de lui. Une aura de violence crue se dégageait de cet homme. Un regard meurtrier dans ses yeux. Son visage déformé par une rage qu'il semblait verbaliser dans les mots qui se formaient sur ses lèvres :
- Toi... à cause de toi...
La terreur saisit aussitôt le jeune homme. Lentement, l'agresseur rejoignit Haplo où il l'avait envoyé, un bras en avant pour se saisir de sa victime impuissante. D'un geste brusque, il arracha la sacoche du jeune homme, laissant celui-ci avec une douleur supplémentaire dans l'épaule. Un cri de protestation naquit entre les lèvres du botaniste lorsque la brute jeta au loin le fruit de ses recherches. Il n'eut cependant pas le temps de donner voix à son indignation puisqu'un violent coup de pied s'écrasa entre ses côtes, le laissant avec la sensation que ses poumons cherchaient à remonter dans sa gorge. Sans lui laisser de répit, son agresseur l'attrapa par le col et le hissa sur ses pieds avant de le cogner contre le mur opposé et de finalement le laisser choir au sol tel un pantin sans fil. Le souffle court, une main en appui contre le mur pour se guider, Haplo rampa difficilement hors de portée.

L'homme l'observait, immobile ; aucune pitié ne transparaissait dans ses yeux. La rage semblait s'être consumée ne laissant derrière elle qu'une froide pulsion destructrice. Peut-être était-il encore plus effrayant ainsi, implacable, insensible... et imprédictible, songea Haplo. Qu'avait-il donc à attendre de la sorte ? Le botaniste était tiraillé entre l'envie de s'enfuir et la peur de susciter un regain de violence chez son bourreau. Ils étaient séparés de moins de dix mètres désormais, mais il ne faisait nul doute que dans l'état où il se trouvait, Haplo se ferait rattraper avant qu'il ait rejoint une rue plus passante. Et, c'était sans compter qu'il devrait alors abandonner son sac contenant le travail de plusieurs années. Haplo se remit sur ses jambes dans une grimace. Son flanc droit le lançait. Se palpant les côtes, le sorcier blanc sentit sous ses doigts un objet rigide. Sa baguette était intacte...! Il glissa lentement sa main dans la poche de sa veste tout en guettant le moindre mouvement de son agresseur.  Celui-ci l'observait toujours dans un silence de mort mais l'aura qui émanait de lui un peu plus tôt montait en puissance à nouveau annonçant la déferlante de violence à venir. Haplo frissonna. Il n'y avait pas d'échappatoire.

Ses doigts serrés sur sa baguette, il lui suffisait d'un Stupefix pour envoyer le Moldu au tapis et prendre sa revanche... Plus que les coups qu'il venait d'essuyer, c'était les ébats impudiques et le bonheur scandaleux de cette vermine qu'il voulait lui faire payer! Et qui plus est, il avait pris le dessus sur lui l'espace d'un instant, lui faisant ressentir une faiblesse honteuse. Haplo avisa tout de fois qu'il serait regrettable d'attirer le regard du Ministère sur lui au vu du contenu de sa sacoche... et qu'un maléfice offensif dans une allée moldue ne passerait pas inaperçu.
- Revigor, psalmodia-t-il fervement à trois reprise, l'extrémité de sa baguette posée contre l'intérieur de sa poche.
Aussitôt, une boule d'énergie  prit forme dans sa poitrine, irradiant par vague chaleur dans ses membres, volonté dans son coeur et clarté dans son esprit. Exit la faim et la fatigue de ces derniers jours d'étude autère. Exit la douleur des coups qu'il avait reçus. Exit le trouble qui l'avait saisi à la vue de cet homme menaçant. Il était temps de rentrer dans la danse ; son partenaire l'attendait. Sortant la main de sa poche avec lenteur, son regard planté sur son adversaire, Haplo fit un pas en avant et se saisit d'une barre de fer posée contre le mur. Elle était creuse mais cela suffirait... songea-t-il en cherchant le point de gravité avant d' affermir sa prise de part et d'autre. Il en serait d'autant plus vif dans son attaque. Sans attendre que son attaquant ne s'équipe lui aussi d'une arme de fortune, Haplo passa à l'offensive. Dans un sifflement aigu, il fendit l'air de sa batte dans un coup d'estoc à hauteur d'épaule. Si le coup serait surement paré, l'attaque ne s'arrêtait pas là. Il avait travaillé cette séquence avec la Nipponne de nombreuses fois. Une inversion du sens de rotation dirigerait l'autre extrémité vers la tête et un coup de pied dans le ventre le ferait reculer pour une prochaine attaque s'il tenait encore debout.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 9

 Une petite ruelle déserte

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.